Coteaux 21: Objectif « Zéro déchet vert »

L’association Coteaux 21 de St Geniès a lancé une série d’ateliers jardinage.

Le thème des ateliers de l’automne était « comment atteindre le zéro déchet vert » tout en améliorant son jardin.

Je suis allé participer au 2° atelier, un dimanche matin dans le jardin d’un particulier: l’objectif était de l’aider à préparer son futur potager, bottes et Kway de rigueur!

Animé par Eric Peyrucain autour de Raymond Grabriel qui pratique l’éco-jardinage depuis quelques années, l’atelier regroupe une douzaine de personnes, toutes à la recherche de nouvelles méthodes de jardinage en phase avec leurs convictions éco-citoyennes.

Lors du 1° atelier, Raymond avait fait découvrir au groupe une méthode de jardinage basée sur le mulching:

– récupération des déchets verts broyés, feuilles, pailles, etc

– utilisation pour couvrir les sols: destruction des mauvaises herbes, activation de l’activité biologique à la surface du sol, préservation de l’humidité

– au printemps, il n’est pas nécessaire de désherber, bêcher ou labourer: le sol s’est ameubli naturellement grâce aux petites bêtes.  On écarte le mulching et on plante directement dans un sol naturellement préparé et enrichi.

Le détail de cette méthode est largement documenté ici « Le guide du nouveau  jardinage » de Dominique Soltner; j’en ai un exemple que je peux prêter.

Pour revenir à nos déchets verts:

– notre jardin peut « absorber » facilement la majorité de nos déchets verts si on s’y prend bien

– s’équiper d’un broyeur à végétaux pour réduire les branchages de nos tailles d’arbres ou de haies (moins de 200€)

– déposer les broyas aux pieds des arbres, des haies, couvrir la terre non plantée (pour empêcher les mauvaises herbes)

– composter pour fertiliser

– utiliser les tontes, les broyas et les feuilles d’automne comme mulching (voir méthode Soltner): pour les feuilles on peut aussi les broyer avec un aspirateur/soufleur/broyeur (moins de 200€).

–  en théorie, on doit vraiment pouvoir réduire les déchets verts que l’on met en sac, 2 fois par mois, pour le SITROM.

On économisera en bêchage, désherbage (et désherbant), ensachage, achat de compost/engrais/terreaux et notre taxe d’enlèvement des ordures devrait aussi baisser  à terme.

Et puis c’est le cycle normal de la nature: les arbres produisent des feuilles qui retombent à leur pied pour enrichir la terre et permettre à l’arbre de se nourrir.

Pourquoi enlever les feuilles, les mettre en sac et payer pour qu’on nous les prenne? Puis pourquoi aller acheter de l’engrais et de l’eau pour nourrir l’arbre à grand frais? Tout ça à cause du gazon: maudit gazon qui n’aime pas les feuilles et qui pousse sans cesse, produit des déchets verts qu’on met en sac; maudit gazon qu’on nourrit d’engrais, qu’on arrose et que l’on tond toutes semaines pour qu’il pousse encore plus sous tous les climats. Le gazon est une invention de l’homme alors que la nature avait prévu des prairies fleuries, colorées et animées de papillons et d’abeilles: et qui reviennent tous les ans toutes seules.

Donc en 2011: on réduit nos déchets verts et on fleurit nos gazons!

Si le thème du jardinage vous intéresse, que vous avez des expériences à partager, m’en parler pour une mise en commun, voire faire des ateliers.

Bonne année à tous! Qu’elle soit verte et pas que dans vos jardins!

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Usage des pesticides par les jardiniers amateurs : moins c’est mieux

Selon l’étude JARDIVERT lancée par le Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM), 76% des Français qui possèdent un jardin jardinent, ce qui représente environ 17 millions d’amateurs et autant de pollueurs potentiels. En effet, le million d’hectares de jardins français reçoit chaque année 5.000 tonnes d’herbicides, fongicides et autres insecticides. Au final, l’ensemble des zones non agricoles comme les jardins, les espaces verts mais aussi les abords des infrastructures et les espaces naturels non exploités représentent environ 5% du tonnage de substances actives phytopharmaceutiques commercialisées chaque année.
Si cette forme d’utilisation est relativement faible par rapport aux usages agricoles, elle est tout aussi susceptible de polluer les eaux de surfaces et souterraines via le ruissellement. Elle est donc également concernée par le plan Ecophyto 2018 qui vise à réduire de 50%  »si possible » l’usage des pesticides d’ici 2018.

Lire la suite ici… (source: Actu-environnement.com du 6 avril 2010)

Les municipalités se préparent à la Semaine sans pesticides

Organisée par l’ACAP (Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides), la cinquième édition de la Semaine sans pesticides se tiendra du 20 au 30 mars. Pendant 10 jours, associations, jardineries, agriculteurs et collectivités vont organiser des actions variées pour sensibiliser tous les publics sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides. L’objectif de cette Semaine est de promouvoir des solutions alternatives aux pesticides, tant en exploitation agricole que dans un jardin privé. A ce jour, plus de 300 manifestations sont recensées en France et une centaine en Europe mais aussi en Côte d’Ivoire, en Tunisie ou en Nouvelle- Calédonie, selon l’ACAP.

Plusieurs collectivités se mobilisent pour cette édition parmi lesquelles les Villes de Strasbourg et Paris. Ainsi à partir du 17 mars et pendant un mois, l’opération de sensibilisation  »Nature(s), Nature », sera organisée par la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), autour de la biodiversité et du développement durable. La Ville et la CUS se sont engagées à ne plus employer de pesticides pour l’entretien des espaces publiques. Des projections, expositions et ateliers seront également organisés à Paris. En partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), l’Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides et Espaces (ACPE) – en cette Année internationale de la Biodiversité – la mairie de Paris entend sensibiliser à l’impact de  »l’usage des pesticides sur certaines espèces vivantes et leurs milieux (pollution de l’air et des eaux, appauvrissement des sols, contamination de la faune, etc.) ». A l’instar de Strasbourg, Orléans et plusieurs autres collectivités locales, la ville s’est engagée dans une démarche  »Zéro pesticide ».

Avec 76.000 tonnes de substances actives par an, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 3e mondial.