Revue Presse du 06 11 2013

SOMMAIRE

Boé. Sous le soleil, exactement 

La Métropole va cultiver un champ photovoltaïque.

Montech. Méthanisation: un projet de développement durable.

L’usine de méthanisation servira bientôt «la soupe».

Albi. Les déchets des restaurants pourraient faire du biogaz.

Revel. CLER-Verts: 10 ans de recyclage à Bélesta.

Villeneuve-sur-Lot. L’apiscope : pour découvrir la vie des abeilles

Landes. Le drone va-t-il devenir l’arme fatale contre les frelons asiatiques ?

Écotaxe : les points clés du débat

Lavaur. De jeunes artistes, rois de la «récup».

Ancizan. Expo sur la biodiversité en Midi-Pyrénées

Aussillon. Germiflor : des fertilisants dans le monde entier.

Faites des choix «santé» dans vos achats

Ecocert, un groupe qui ne connaît pas la crise.

Gaz à effet de serre : nouvelle concentration record en 2012.

Le tarif énergie pour les précaires ne sera pas étendu.

Fumel. La pomme bio 100% française.

Bové défend la loi du maraîcher.

Flourens. Les déchets de cantine font du bon compost

Lapeyrouse-Fossat. Chasse au gaspi alimentaire.

Un rayon « zéro gâchis », la bonne idée d’une start-up familiale. 

Boé. Sous le soleil, exactement

La Dépêche du Midi Publié le 18/10/2013 à 07:57 | 5

2,5 hectares de serres photovoltaïques sont apparus à Tayrac. C’est à ce jour unique dans le département. Le groupe Fonroche mène un autre projet, à Boé.

C’est fait. Après trente mois de négociations, de réunions, de bras de fer parfois, un agriculteur, Eric Tovo, à Tayrac, se lance dès le printemps prochain dans la production de variétés de fraises cultivées sous serres avec production d’énergie solaire. Il s’est associé à Fonroche Énergie d’Estillac.

Sur place, deux lots de serres qui s’intègrent au paysage – «c’était ma hantise, explique Éric Tovo – soit 2,5 hectares de surface de production, 5 000 m2 de bâtiment, un lac d’irrigation pour la géothermie et la chaleur, essentielle pour la culture de la gariguette, de la cléry et de la ciflorette. «On doit redevenir compétitifs sur la fraise de saison, c’est quand même incroyable qu’on soit à court de «came» parfois…» De 30 tonnes la production va tripler, Eric Tovo en attend 100.

Un parcours du combattant pour ce jeune agriculteur, 37 ans, qui investit 900 000 € avec participation des conseils régional et général, de l’État (300 000 €). Trois obstacles de taille : l’obtention des autorisations administratives, les tracas rencontrés par la filière industrielle du photovoltaïque, «et le montage financier

[…] Pour une fois, les politiques ont eu un réel impact sur le projet». Impact encore sur l’emploi, six postes créés, «quarante pour trois mois de construction et une quinzaine pendant un semestre.» Impact sur les gains de production. Eric Tovo refait les comptes : l’hectare chauffé c’est entre 10 000 et 15 000 € en gaz à l’année. Avec ce procédé, c’est trois fois moins. «L’enjeu technique était de permettre de résoudre la question de la chaleur sous les serres.» Impact enfin sur les conditions de travail : il entend conserver sa main-d’œuvre «historique» de Pologne pour sa gariguette de coteaux «mais l’enjeu est franco-français aussi. On ne va plus ramasser debout sous des bâches plastiques de 2 mètres.» La production ne commencera pas avant le printemps. Dès vendredi toutefois, inauguration du procédé en lui-même. P.-D.G. du groupe Fonroche, Yann Maus voit dans ce projet en cours d’achèvement comme un moyen pour la filière photovoltaïque de son entreprise «de rester performant» dans un marché en concurrence. Aujourd’hui, sur ce type de marché, Fonroche doit désormais répondre à des appels d’offres en matière de tarifs de cette électricité récupérée sur le site et revendue. «L’opportunité aussi est de créer des emplois dans le milieu agricole. C’est plus intelligent quand même qu’une ferme au sol[…] . Cela reste hallucinant de voir que certains organismes attribuent des aides à l’installation de serres, sauf si elles sont photovoltaïques. C’est un outil de diversification pour l’agriculteur.» St.B.


À Boé aussi

Les serres photovoltaïques d’Eric Tovo sont à ce jour uniques en Lot-et-Garonne mais Fonroche, avec les Cressonnières d’Aquitaine à Boé,et deux autres sociétés, projettent d’installer sur le même mode plus de quatre hectares derrière le complexe sportif Clouché. À elle seule, Fonroche Energie a installé, selon son PDG, 8 % des 1 300 hectares de serres photovoltaïques déjà installées en France.

La Métropole va cultiver un champ photovoltaïque

La Dépêche du Midi Publié le 27/09/2013 à 08:26 | 4

Mille panneaux solaires vont produire de l’énergie propre début 2014 sur un terrain de la Métropole, près de l’usine d’eau de Pech David. Un premier pas pour une démarche écologique.

Du soleil dans l’eau froide. De l’énergie solaire va être produite dans une centrale photovoltaïque située sur deux terrains de l’usine de traitement des eaux potables de Pech David, en concession auprès de Véolia.

«Mille panneaux photovoltaïques de conception classique vont être installés fin décembre sur deux parcelles d’une surface totale de 8 500 m2, qui entreront en service début 2014, les appels d’offres sont en cours», explique Dominique Py, conseillère municipale et communautaire déléguée aux énergies renouvelables.

Premier maillon d’une chaîne énergie verte

«C’est un projet phare, emblématique, poursuit l’élue, qui sera suivi d’autres sur des sites que je ne peux révéler encore, une étude définissant le schéma directeur de développement des énergies renouvelables sur le territoire de la métropole étant en cours».

«Le projet est raisonnable, avec un investissement de 600 000 € pour une production annuelle équivalente à la consommation de 282 habitants, commente Dominique Py, il présente aussi l’avantage d’avoir deux volets avec un millier de panneaux classiques, d’une part, et une seconde partie constituée des in novations les plus récentes sur le marché».

Hier, le conseil communautaire de Toulouse Métropole a approuvé hier la convention signée avec Véolia (concessionnaire de l’usine d’eaux) et avec la régie municipale d’électricité de Toulouse (RMET), qui sera maître d’ouvrage et assurera aussi l’investissement, l’entretien et l’exploitation de la centrale. Par cet accord, la métropole met à disposition de la RMET les parcelles concernées.

«Ces terrains présentent un bon ensoleillement, sans ombres portées, et n’ont aucune valeur agricole», précise Dominique Py.


En 2020, on votera aussi pour la Métropole

Les prochaines élections municipales de mars 2014 seront sans doute les dernières, sur le territoire de la Métropole, où l’on votera pour désigner les conseillers municipaux, parmi lesquels sont délégués les élus communautaires. Le projet de loi sur les métropoles, en discussion devant le Parlement, devrait être adopté fin novembre début décembre. Il prévoit, dans sa version provisoire, l’élection de la moitié des représentants des métropoles au suffrage universel direct (l’autre moitié serait constituée, comme actuellement, de délégués de chaque conseil municipal concerné).

Ce nouveau statut sera accordé, hors Paris, Lyon et Marseille, aux communautés de Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Nice, Grenoble, Lille, Rennes, Nantes, Rouen, Brest et Strasbourg. «L’état reconnaît enfin le fait urbain», a souligné Pierre Cohen, devant le conseil communautaire qui tenait hier débat sur ce projet. Les métropoles se verront attribuer de nouvelles compétences (pôles de compétitivité, tourisme, enseignement supérieur et recherche, gares métropolitaines, mobilité, aires d’accueil des gens du voyage, réseaux de chaleur ou froid et plan climat énergie, prévention des inondations, logement, etc.). L’état pourra transférer de grands équipements ou infrastructures et le Département ou la Région, certaines compétences.

Parmi les critiques, Georges Beyney, maire de L’Union, a estimé hier : «C’est la mort annoncée des départements et des communes». Une inquiétude pour les petites communes, partagée par Pierre Lacaze (PC) à gauche, comme par Paul Chollet à droite, tandis que Moudenc regrettait la «complexification» et qu’Antoine Maurice (Verts) déplorait l’oubli des citoyens par cette réforme. Ph. E.


200 000 € pour la biomasse

Toujours dans le domaine des énergies vertes, le conseil communautaire de Toulouse Métropole a voté hier l’attribution d’une aide de 200 000 € destiné à l’INRA, dans le but de lui permettre d’acquérir les équipements scientifiques et techniques destionés au développement de son démonstratuer TWB (Toulouse White Biotechnology). TWB se positionne comme un centre d’excellence international dans la transformation du carbone d’origine agricole, dans le but de passer à une économie fondée sur la biomasse.

la Métropole a aussi accordé 6 000 € d’aide à chacun des forums de l’emploi de Colomiers et Saint-Orens. Par ailleurs, l’enquête publique sur la réalisation du futur Parc des Expositions d’Aussonne va être lancée prochainement, la Métropole ayant approuvé le dossier


Le chiffre : 282

habitants > la production annuelle. La centrale photovoltaïque produira 342 MWH par an, soit l’équivalent de la consommation de 282 habitants. Pas si mal pour un investissement de 600 000 € qui évitera l’émission de 165 tonnes de CO2 par an. Pour au minimum 25 ans.

«Les énergies renouvelables sur la Métropole produisent l’équivalent de l’éclairage public toulousain».

Dominique Py, conseiller municipal et communautaire délégué aux énergies renouvelables

Philippe Emery

Montech. Méthanisation: un projet de développement durable

La Dépêche du Midi Publié le 01/11/2013 à 03:51Un projet de construction d’une usine de méthanisation sur le site de Borde-Basse a été présenté lors d’une réunion publique.

Ce projet, porté par une société privée, Ferteris, sur un domaine privé, celui d’Europlant, a été discuté lors du conseil municipal d’octobre 2011 et que l’étude avait été adoptée par 22 voix pour et 7 abstentions, donc aucun vote contre.

Lors de cette réunion d’information qui précède l’enquête publique qui se déroule du 28 octobre au 29 novembre, Martin Hanrot, après avoir décliné le process de la méthanisation tout en rappelant les directives du Grenelle de l’environnement, a répondu aux questions de l’assistance. Assistaient à cette réunion: Jacques Moignard, maire de Montech; Jean-Claude Raynal, maire de Montbartier; Alfred Marty, maire de Monbéqui; Denis Lopez, maire de Lacourt-St-Pierre; Jean-François Fernandez, maire de Finhan, et Dominique Sardeing-Rodriguez, conseiller général du canton de Montech. Les élus restent, bien entendu, vigilants sur cette réalisation et veillent au respect du cahier des charges et des procédures, dans le respect de la ligne gouvernementale et des directives régionales.

Dans ce projet, la société Europlant s’est rapprochée de la coopérative agricole Arterris qui compte 20 000 adhérents sur 9 départements, pour étudier la faisabilité d’une unité de méthanisation sur son terrain, route de Montbartier. Cette unité alimentera, en toute sécurité, les serres de l’entreprise implantée depuis plus de 30 ans sur le site. Elle alimentera également un générateur qui fournira, en électricité, l’équivalant de la consommation de 4 500 foyers.

Une enquête publique diligentée par la préfecture. Cette unité étant classée ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement) par la préfecture, une enquête d’utilité publique est ouverte et le commissaire-enquêteur sera présent en mairie de Montech, le mercredi 6 novembre de 14 h à 17 h, le samedi 23 novembre de 9 h à 12 h et le vendredi 29 novembre de 14 h à 17 h et à Finhan, le samedi 16 novembre de 9 h à 12 h.

L’usine de méthanisation servira bientôt «la soupe»

La Dépêche du Midi Publié le 26/10/2013 à 03:52 | 1Lancée en octobre 2012 et après la visite du président de Région Martin Malvy en juin dernier, l’usine de méthanisation tient ses délais. Une montée en charge progressive du moteur est en cours pour obtenir un biogaz de qualité. Vincent Hoste, le directeur régional de SEDE Environnent, l’entreprise chargée de l’exploitation du site, détaille : «Depuis le 1er août, nous incorporons progressivement 50 00 tonnes de produits organiques, allant du fumier aux céréales, en passant par les déchets alimentaires. Naskeo[le constructeur de l’usine, NDLR] nous donne la recette à suivre. Entre nous, on l’appelle plutôt la soupe.» Et quand cette «soupe» est avalée par le digesteur de l’installation, elle est transformée en méthane. «Les premières semaines, il est tout à fait normal que le biogaz produit ne soit pas de bonne qualité. On le brûle donc avec une torchère, une sorte de gros briquet, qui nous permet de le traiter. D’ici à trois semaines, on commencera à l’injecter sur le réseau. Pour un pic d’activités prévu dans le courant du premier trimestre 2014», explique Marc Dauzet, responsable du projet pour Naskeo.

Albi. Les déchets des restaurants pourraient faire du biogaz

La Dépêche du Midi Publié le 12/10/2013 à 08:07 | 3Basé au lycée Fonlabour, un comité de pilotage s’est créé pour voir s’il est possible de produire du méthane à partir des déchets de la restauration dans l’agglomération d’Albi.Le but est de créer une usine à gaz, mais personne ne s’en plaindra. Épluchures ou rab de frites provenant des restaurants de l’Albigeois seront peut-être un jour transformés en méthane. «On pourrait même l’injecter directement dans le réseau de gaz de ville, faisant d’un déchet une énergie renouvelable», anticipe Gérard Poujade, maire du Séquestre et conseiller régional très investi dans le développement de la méthanisation.

Étude commandée

Un comité de pilotage existe, avec pour ambition de produire du biogaz à partir des rebuts des restaurants de la communauté d’agglomération de l’Albigeois, tant collectifs que privés. Gérard Poujade représente au sein du comité de pilotage le conseil régional pour les lycées. Le conseil général y figure pour les collèges et l’agglo pour les écoles. Les chambres consulaires (des métiers, CCI et d’agriculture) en font partie au titre du privé, ainsi que le lycée agricole Fonlabour, dont la plate-forme technologique est en pointe pour les énergies renouvelables. C’est à Fonlabour que se tiennent les réunions. Lors de la dernière, le 23 septembre, le comité a demandé à la Sem 81 de trouver un prestataire capable d’effectuer une étude de faisabilité. «Il faut y aller tranquillement, pas après pas, et d’abord établir un diagnostic, pour déterminer les quantités susceptibles d’aller dans le digesteur, la nature de ce qui pourrait également y rentrer, comme les invendus fermentescibles des grandes surfaces et certains déchets verts. Le biogaz, c’est comme une recette de cuisine. Il faut voir ensuite si on peut mettre en place une collecte dédiée. Il ne faut avoir à parcourir trop de kilomètres. Tous les dossiers d’énergie renouvelable sont au long cours. Il leur faut entre trois et cinq ans pour voir le jour. Cela prendra du temps.» Pour Gérard Poujade, «même si ce n’est pas révolutionnaire, cet exemple d’économie circulaire serait sympa. Cela devient aussi progressivement une obligation réglementaire pour la restauration. On s’y prépare. Si les 99 projets de biogaz en cours en Midi-Pyrénées aboutissent, cela représentera 8 % du gaz consommé dans la région. Ce n’est pas un petit enjeu.»


«Bonne idée» pour le Pascadou

«Faire du biogaz à partir des déchets des restaurants, c’est une bonne idée pour la planète, qui en a bien besoin», approuve Thomas Liégeois. Le jeune patron du Pascadou, restaurant aveyronnais ouvert il y a deux ans 52, rue Emile-Grand en face du marché couvert d’Albi est ouvert au projet lancé par le comité de pilotage. «Je n’ai aucune notion des quantités que ça représente, sûrement pas les 10 tonnes par an à partir desquelles les restos seront soumis à l’obligation de traitement. Nous avons beaucoup d’épluchures, car nous travaillons surtout des produits frais. Il y a aussi les retours d’assiette», évalue le chef. Pour ce Ruthénois devenu Albigeois, «la mise en place sera toutefois compliquée. Il faudrait des collectes tous les jours ou des containers. Nous n’avons pas le droit de garder ces déchets en cuisine, et je ne vais pas acheter une chambre froide pour ça. Pour l’instant tout part à la poubelle, sauf les culs de salades récupérés par un salarié pour ses cochons d’Inde. Mais il n’en a que deux !»

Alain-Marc Delbouys

Revel. CLER-Verts: 10 ans de recyclage à Bélesta

La Dépêche du Midi Publié le 12/09/2013 à 03:48, Mis à jour le 12/09/2013 à 09:26

10 ans auparavant, deux agriculteurs du Lauragais: Gérard Lanta et Jean-Luc Dalozzo, se lançaient dans un projet ambitieux de reconversion. Ils ne décidaient pas de démarrer une production à grande échelle de céréales OGM, bien au contraire. Ils misaient tout simplement sur l’économie verte et la protection de l’environnement. Dix ans après, leur entreprise, CLER Verts, installée à Bélesta-Lauragais, au sein de la Bio Vallée, est devenue une des premières entreprises de Midi-Pyrénées en pointe sur le recyclage des déchets et la fabrication de compost pour les particuliers et les agriculteurs.

PME indépendante, CLER-Verts a débuté son activité par le compostage des végétaux et le recyclage du bois. Aujourd’hui spécialiste du compostage des déchets organiques les plus insolites (plumes, crèmes glacées ou rebut de la grande distribution) et de tous types de bois (souches, arbres et arbustes, bois traités), elle a aussi développé une activité de service pour broyer et cribler tous types de matériaux. Cet ensemble d’activité représentait plus de 1,5 million € de chiffre d’affaires en 2010. Cette entreprise innovante poursuit son développement en diversifiant son offre et en investissant pour le recyclage de tous types de déchets organiques. La capacité totale de compostage du site est portée à 18 700 tonnes pour produire ainsi 6 000 tonnes de compost. L’aménagement d’une nouvelle plateforme multifilière a débuté en 2010 et est en cours d’achèvement. Elle mobilisera 9 millions € d’investissement. Aujourd’hui CLER-Verts a aussi recruté et compte près de 16 salariés.

Ce mardi, CLER-Verts fêtait ses 10 ans en inaugurant une partie des installations du compostage des déchets organiques.

«Notre site de Bélesta voit ses infrastructures de recyclage se compléter en accueillant une plateforme de recyclage des bois, une unité de séchage des résidus agroalimentaires, une unité de déconditionnement de déchets organiques, une unité de fabrication de compost dédié à l’agriculture biologique et une unité de méthanisation en cours de construction et qui sera opérationnelle d’ici le deuxième semestre de 2014 pour produire de l’énergie électricité et chaleur», explique Jean-Luc Dalozzo. «Avant, ces déchets organiques partaient à l’incinérateur ou étaient stockés. Aujourd’hui ils sont valorisés dans le cadre de l’économie circulaire et s’inscrivent dans un contexte réglementaire nouveau qui renforce les obligations de recyclage et taxe les pratiques les moins vertueuses». CLER-Verts joue à fond la carte écologique en limitant l’impact environnemental. «On récupère les déchets 50 km autour de notre site et on les distribue aux agriculteurs installés 15 km à la ronde».


2 millions d’€ pour du compost bio

«Ces nouvelles infrastructures, pour lesquelles nous avons fait travailler des entreprises de notre territoire, vont doter Midi Pyrénées de la première plateforme multifilière en France regroupant toutes les techniques de valorisation des déchets organiques sur un même site et ainsi répondre à l’ensemble des objectifs du Grenelle de l’environnement», explique le directeur de développement, Jean-Luc DaLozzo. Déjà près de 2 millions d’€ ont été investis, avec le soutien de l’Agence de l’environnement et d’économie d’énergie (Ademe). La plateforme de recyclage de bois pourra traiter jusqu’à 30 000 tonnes de déchets par an. Ces transformations vont permettre de préparer des matériaux pour les chaudières biomasse collectives et pour les usines. L’unité de méthanisation, (5 millions d’€ d’investissement), elle, permettra de recycler près de 11 000 tonnes de déchets organiques (restauration, grande distribution) qui aujourd’hui sont majoritairement incinérés ou mis en décharge. Actuellement, CLER-Verts récupère, par an, près de 200 tonnes de déchets dans 21 Mac Do de la région et 2000 tonnes de produits invendus dans les enseignes de la grande distribution et 100 tonnes dans les restaurants scolaires; des chiffres en progression constante. L’investissement dans un «biodéconditionneur» (notre photo), unique en Midi-Pyrénées, permet de trier la matière solide, qui part en compost et liquide qui alimentera l’unité de méthanisation. Cette plateforme multifilière permettra de produire 4 930 Mwh électriques, 5 340 Mwh thermiques et 7 000 tonnes de fertilisant (digestat) pour l’agriculture biologique.

Emile Gaubert

Villeneuve-sur-Lot. L’apiscope : pour découvrir la vie des abeilles

La Dépêche du Midi Publié le 04/11/2013

Les ressources des abeilles sont insoupçonnées : outre la pollinisation, elles sont aussi des vecteurs d’éducation dans le collège de Casseneuil.

Le premier congrès des apiculteurs s’est déroulé il y a un an à Agen : de nombreuses rencontres s’y sont faites, des idées y ont été lancées et c’est maintenant que le public en voit le résultat : 3 apiscopes viennent d’être installés dans 3 établissements du département, à Bon-Encontre, au Mas-d’Agenais et à Casseneuil, un partenariat entre l’Éducation nationale, le conseil général et les syndicats apicoles du Lot-et-Garonne. Mais tout cela serait impossible sans Jean-Pierre Martin, concepteur de l’apiscope à l’IUT de Bourges : «Lorsque nous avons créé l’apiscope, c’était pour mettre à disposition des enseignants un outil pédagogique. Mais nous ne nous étions pas rendu compte du potentiel et des attentes de cette ruche pédagogique. À l’heure actuelle, il y a 32 apiscopes installés en France, et nous sommes en contact avec de nombreux autres pays». Le principe peut sembler simple : une ruche verticale, entourée de 2 panneaux de verre, à l’intérieur, des cadres afin que les abeilles installent leurs alvéoles, un tube à travers le mur qui sert de porte, et en deux ou trois mois, la reine entourée de ses ouvrières crée une colonie que les élèves peuvent observer à loisir. À Casseneuil, l’apiscope est installé dans le CDI depuis cet été et ce malgré une certaine mortalité dans les semaines qui ont suivi l’installation, et de l’avis des spécialistes présents sur place, (les représentants des 3 syndicats apicoles du département), «c’est une ruche en bonne santé. Les abeilles ont suffisamment de nectar pour passer l’hiver dans de bonnes conditions, la nurserie est bien remplie, elles se sont bien adaptées». Les apiculteurs sont d’ailleurs enchantés de cette initiative, car quoi de mieux pour protéger les abeilles que de bien les connaître et, qui sait, susciter des vocations chez ces jeunes.


Couvrir de nombreux domaines

Outre l’aspect préservation et étude de s abeilles, enseignants et concepteurs de l’apiscope se sont rendu compte que cet outil couvrait quasiment tous les domaines de l’éducation : l’écologie bien évidemment, les mathématiques, la physique, mais aussi le français, l’histoire, la géographie. «Tous les ans, nous lançons des défis aux élèves» explique Jean-Pierre Martin. Et cette année, le défi est de taille, : il s’agit de mesurer la vitesse de vol des abeilles dans leur milieu naturel. À vos calculatrices.

Frédéric Pascaud

Landes. Le drone va-t-il devenir l’arme fatale contre les frelons

asiatiques ?

La Dépêche du Midi  Publié le 28/10/2013 à 08:03 | 18
Des Landais ont mis au point un drone redoutable, équipé d’une sorte de lance qui injecte un insecticide directement à l’intérieur des nids de frelons asiatiques.Les frelons asiatiques ont un nouveau prédateur ailé et motorisé! «Je l’ai dénommé Joker, car pour moi, ce drone est la carte de la dernière chance pour détruire les nids de frelons asiatiques inaccessibles» sourit Etienne Roumailhac, chasseur de guêpes et frelons installé à Toulouzette, dans les Landes. Il est le co-inventeur de ce drone spécialisé, nouvelle arme redoutable contre l’espèce invasive ennemie des abeilles.«Nous avons commencé à travailler sur ce drone en 2011, à la demande d’Etienne Roumailhac» confie le Dacquois Alexandre Cabrit, un des pionniers du projet. L’appareil à six hélices est équipé de moteurs puissants, d’un GPS, d’un altimètre, d’une cartouche de poudre insecticide et d’air sous pression. Il possède aussi une sorte de «trompe» ou de «seringue» métallique pouvant mesurer jusqu’à 2 mètres. C’est elle qui va «piquer», ou plutôt perforer le nid, pour permettre d’injecter l’insecticide à l’intérieur.«Cela présente de très nombreux avantages, notamment en termes de sécurité et de limitation de la pollution» souligne Etienne Roumailhac. «Il est impératif de supprimer tous les nids qui sont repérés si l’on veut pouvoir venir à bout de cette espèce désormais classée nuisible de niveau 2» affirme-t-il. Il recommande également d’étaler le plus possible la période de destruction, jusqu’à fin décembre. «Grâce à une bonne campagne d’éradication l’an dernier, nous avons eu une baisse très significative, avec 50% de demandes d’intervention en moins cette année. Nous arrivons donc à faire reculer l’espèce, mais nous avons aussi eu l’aide efficace des quatre mois de pluie du printemps» remarque-t-il.

Un nouvel appareil qui suit les frelons jusqu’au nid

Pour rendre la lutte encore plus efficace, Etienne Roumailhac et Alexandre Cabritont mis au point un nouveau drone capable cette fois de suivre les frelons pour localiser leur nid et donc favoriser une éradication exhaustive. Une fois totalement opérationnels et homologués, ces drones issus du programme aquitain «wadudu» (du nom swahili d’un petit insecte volant), pourront être commercialisés, sous conditions très strictes. «Il y en aura probablement un par région ou département, peut-être sous la responsabilité d’un organisme public» envisage Etienne Roumailhac.


Quatre morts en 10 ans

Depuis la découverte de son implantation en France, à Agen en 2004, le Vespa velutina nigrithorax fait régulièrement parler de lui, mais plus pour la mortalité accélérée des abeilles que pour sa dangerosité pour l’homme. Ce frelon, plus petit que son cousin européen, est à l’origine de la mort, en août 2011, d’un père de famille de 38 ans. L’homme s’était fait piquer à la main à Toulouse. Deux mois plus tôt, le premier décès imputable au frelon asiatique avait été répertorié en Gironde: une quinquagénaire piquée à plusieurs reprises dans sa maison.

En octobre de la même année, un homme de 56 ans est mort après avoir été piqué, selon ses dires, par un frelon asiatique à Blanquefort, près de Bordeaux.

Puis en novembre 2012, un homme de 54 ans a succombé à plusieurs piqûres alors qu’il taillait sa haie, près de Cholet, dans le Maine-et-Loire.

Pierre Sauvey

Écotaxe : les points clés du débat

La Dépêche du Midi Publié le 06/11/2013 à 07:57

Pourquoi cette taxe ? Qui doit la payer ?

C’est le 21 octobre 2008 qu’est née l’écotaxe tant décriée. La loi Grenelle 1 qui portait création de ce nouvel impôt a été à l’époque adoptée par 526 voix de députés alors que seules quatre parlementaires ont voté contre (21 abstentions). Mais la genèse de cette fiscalité verte remonte à 1993, date à laquelle la Commission européenne émet une série de directives baptisées «Eurovignette» qui permet aux états de lever un nouvel impôt afin de financer l’entretien des routes.

En France, c’est réellement en juin 2005, que le Premier ministre, Dominique de Villepin enclenche le processus en décidant de privatiser les autoroutes. Il prive du coup l’état d’une manne considérable (les dividendes des sociétés d’autoroutes).

Le but est donc de trouver une nouvelle ressource, l’écotaxe, pour compenser le manque à gagner. Elle est définitivement adoptée en 2008. Mais les camions qui roulent en France sont déjà taxés sur le réseau des autoroutes à péage. L’écotaxe ne concernera donc que les grands axes routiers gratuits : les nationales et certaines départementales, afin d’éviter un report du trafic sur le réseau secondaire.

Doivent payer cette taxe tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes qui empruntent les 15 000 km du réseau taxé. Si les transporteurs routiers français ont une obligation d’équipement sur tous leurs véhicules, les étrangers ne doivent s’équiper que s’ils empruntent le réseau taxé. «La porte ouverte à une fraude massive» estime l’OTRE. Le syndicat de transporteurs a d’ailleurs déposé un référé devant le Conseil d’état pour rupture du principe d’égalité de traitement devant l’impôt entre les transporteurs français et les transporteurs étrangers. Décision attendue le 8 ou le 12 novembre.

Combien coûte un portique ? Combien rapporte-t-il ?

Pour lever cette taxe, il a fallu installer des équipements très lourds : 176 portiques de contrôle aux points stratégiques du réseau.

Chaque portique coûte entre 500 000 € et un million d’euros pièce. Les transporteurs ont aussi dû installer un demi-million de boîtiers dans leurs camions en versant une caution égale à deux mois d’écotaxe.

Toute cette architecture est aussi soutenue par une puissante infrastructure informatique et de télécommunications. L’état table sur une recette brute (avant paiement de la redevance à la société Ecomouv) d’1,15 milliard par an soit environ une recette moyenne de 6,8 millions d’euros par portique. Le montant payé par le transporteur dépend de la taille du véhicule : la facture va de 8,8 centimes par kilomètre pour les plus petits poids lourds, à 15,4 centimes pour les plus de quatre essieux. Pour l’instant le déploiement des portiques et de l’infrastructure informatique a nécessité un investissement compris entre 800 M€ et un milliard d’euros.

Qui a signé le contrat avec la société privée italienne Ecomouv ?

C’est un contrat de 5 000 pages qu’a signé Autostrade, le chef de file d’un consortium qui rassemble plusieurs industriels (Thalès, Géodis-SNCF, SFR et Steria) au sein d’une société commune : Ecomouv. L’Italien détient 70 % de l’ensemble.

Cette société a été choisie suite à un appel d’offres qui avait été annulé par le tribunal administratif suite à un recours de la Sanef avant d’être définitivement confirmé en juillet 2011 par l’instance suprême : le Conseil d’État. Le contrat liant l’état à Ecomouv est signé en octobre 2011 par Nathalie Kosciusko-Morizet alors ministre du Développement durable, le Premier ministre François Fillon et Valérie Pécresse au Budget.

Pourquoi le gouvernement Ayrault applique cette taxe du gouvernement Fillon ?

Le décret d’application de l’écotaxe a été signé le 6 mai 2012, jour du second tour de la présidentielle par Thierry Mariani alors ministre des Transports. Votée à la quasi-unanimité en 2008, gauche et droite réunies, cette taxe s’imposait au gouvernement Ayrault qui arrivait aux responsabilités. D’autant qu’elle donne un gage aux alliés écologistes sur la volonté de la majorité socialiste de favoriser le ferroutage au détriment du transport routier.

Autre raison qui pousse l’état à appliquer cette mesure : une clause de dédit d’un milliard dont 800 millions d’euros payables immédiatement est prévue dans le contrat en cas de non-exécution. Par ailleurs, durant toute la suspension annoncée par Jean-Marc Ayrault, l’État doit payer 50 millions d’euros par mois pour les frais de fonctionnement. Christian Estrosi, député maire de Nice a aussi lancé : «Le gouvernement Ayrault n’a pas eu de mal dès son arrivée en 2012 à annuler la loi sur les heures supplémentaires défiscalisées qui concernait neuf millions de salariés. Le même empressement aurait pu permettre d’annuler la loi sur l’écotaxe».

Le mouvement de contestation peut-il prendre de l’ampleur ?

On ne parle même plus de risque de contagion mais de contagion tout court. Dans le prolongement de la colère bretonne, le climat de protestation ne cesse de prendre de l’ampleur. Au total, onze bornes et quatre portiques destinés au contrôle de la collecte de l’écotaxe ont été détruits en France. Lundi soir, une borne écotaxe a été incendiée dans les Landes. Ce nouvel incident fait craindre aux autorités une contagion à d’autres régions. Par ailleurs, le syndicat de routiers OTRE organisera un rassemblement dans chaque région le samedi 16 novembre au pied d’un portique écotaxe. En Midi-Pyrénées, le rassemblement aura lieu au péage écotaxe de Coufouleux entre Albi et Toulouse.

Comment en sortir ?

Deux possibilités s’offrent au gouvernement. Supprimer la taxe ou la «suspendre» pour la renégocier.

> Par la suppression définitive de l’écotaxe comme le demandent les contestataires. Mais cela a un coût.

C’est une voie difficile car elle reviendrait à remettre en cause le vote de la représentation nationale, le Parlement, qui a voté l’écotaxe à une très large majorité. Par ailleurs, une abrogation déclencherait le paiement d’indemnités à Ecoumouv’qui provoquerait sans nul doute un nouveau scandale dans l’opinion. Par ailleurs, la suppression de l’écotaxe donnerait encore l’image d’un gouvernement qui recule devant les difficultés.

> Par l’aménagement de l’écotaxe comme le propose le gouvernement. Mais cela implique une négociation qui sera délicate.

Qu’elle que soit la solution retenue par le gouvernement, la sortie de crise sera difficile. Hier, Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie, a encore plaidé par un aménagement de la taxe afin de la rendre «acceptable» auprès de la population confirmant à terme l’entrée en vigueur du dispositif. C’est pourtant le même ministre qui avait dénoncé le «ras-le-bol fiscal des Français».

Et d’aménagement ni les Bretons, ni les transporteurs routiers n’en veulent : tous militent pour un abandon pur et simple et sont soutenus par l’opinion. Un sondage Ifop a en effet montré que 73 % des Français ne sont pas favorables à l’entrée en vigueur de l’écotaxe. Des aménagements avaient un temps été envisagés pour la Bretagne mais face à la contagion de la protestation, le périmètre pourrait être élargi. Concrètement, la Bretagne qui bénéfice déjà d’un rabais de 50 % sur le montant de l’écotaxe à payer (Midi-Pyrénées et Aquitaine bénéficient d’une ristourne de 30 %) en raison de l’éloignement de l’espace européen pourrait voir son bonus amplifié. Des mesures spécifiques pour l’agriculture ont également été formulées par Stéphane le Foll, le ministre de l’Agriculture.

Gil Bousquet

Lavaur. De jeunes artistes, rois de la «récup»

La Dépêche du Midi Publié le 05/11/2013

Du 05/11/2013 au 10/11/2013

 «Faire du beau avec du vieux», disait le célèbre sculpteur César. Cette démarche artistique, les enfants du centre de loisirs des Clauzades l’ont adopté.Tout au long de l’année, ils ont travaillé autour du thème du développement durable avec recyclages et réutilisation d’objets divers et variés. La surconsommation et le gaspillage, deux plaies de notre société, sont utilisées à travers la création d’œuvres. Des objets ayant déjà servi, usagers et bons à jeter à la poubelle, sont détournés de leur usage initial pour prendre forme et vie. Le «Récup’Art», c’est l’art du recyclage ou plutôt de l’art par le recyclage. «J’ai reçu un mail du centre de loisirs de Lavaur en 2012, me demandant si les jeunes pouvaient s’inspirer de mon travail pour réaliser des œuvres à partir de canettes. Bien entendu, j’ai donné mon accord. De nombreuses écoles en France et à l’étranger s’inspirent de ma démarche pour initier leurs élèves à l’art contemporain», explique Didier Triglia. Autodidacte, Triglia est né à Perpignan (Pyrénées Orientales) en 1966. «Didier présente une peinture joyeuse, ludique et éclatante de couleurs. Une série de sympathiques cyclopes côtoie d’étranges personnages, créatures cornues, grands yeux espiègles ou rieurs, à mi-chemin entre animal et humain. En jardinier poète, Triglia sème, égrenne ses idées. En perpétuelle évolution, son style ne cesse de s’affirmer. D’une inventivité de plus en plus fouillée, il semble avoir amorcé un virage vers une nouvelle destinée». Sa présentation sur son blog «triglia.free.fr» à inciter les jeunes à vouloir marcher dans les pas de cet artiste. Et le résultat est étonnant. Pendant l’année de création, ils ont échangé avec l’artiste, sans jamais le rencontrer. Vous pouvez découvrir l’exposition intitulée «têtes de canettes» à l’office du tourisme, Tour des Rondes, jusqu’au dimanche 10 novembre, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

Richard Bornia

Ancizan. Expo sur la biodiversité en Midi-Pyrénées

La Dépêche du Midi            Publié le 04/11/2013 à 03:49

Jusqu’au 1er février 2014, le centre culturel d’Ancizan accueille une exposition de l’Agence régionale du développement durable, Arpe.Intitulée «La biodiversité en Midi-Pyrénées, un autre regard», cette manifestation vous fera redécouvrir la richesse, la beauté et l’utilité de la biodiversité. Cette exposition souhaite vous inspirer un mélange d’étonnement, d’admiration, de profond respect et de responsabilité à l’égard de l’environnement naturel et de ses multiples composantes.

D’une grande esthétique, elle présente des visuels étonnants, zoomant du plus petit animal jusqu’à la magnificence incontestée des paysages régionaux.

À découvrir à Ancizan.

G.L

Aussillon. Germiflor : des fertilisants dans le monde entier

La Dépêche du Midi            Publié le 31/10/2013

Depuis 1885, les Ets Lautier Germiflor fabriquent et commercialisent des fertilisants organiques et organo-minéraux utilisables en agriculture biologique ou en conventionnel Aussillon-Mazamet. La 5e génération arrive et l’entreprise se tourne vers l’export avec Marie Barthès, fille de Jacques Barthès le patron, qui nous explique son développement.

Présentez-nous Germiflor.

Les Ets Lautier Germiflor est la passion d’une même famille depuis 1885. Nous sommes la plus vieille entreprise familiale en ligne directe de France. 4 générations et la 5e qui arrive ! Basée sur Aussillon-Mazamet, nous fabriquons des Amendements, des Fertilisants Organiques et Organo-Minéraux utilisables en Agriculture Biologique ou en Conventionnel. Aujourd’hui nous fabriquons 30 000 tonnes de produits pour le marché français hors Export dont 80% ont l’agrément Agriculture Biologique. Notre point fort est de travailler avec une base végétale et biologique que nous compostons pendant 6 mois minimum et qui sert de base à toutes nos fabrications. Nous sommes des diététiciens du sol, nous travaillons avec l’analyse de sol du client, son Ph, son type de culture, et nous créons le produit qu’il convient afin d’apporter les éléments nécessaires que le sol et la plante ont besoins dans le respect du développement durable.

Vos clients se situent en France et à l’étranger, comment organisez-vous l’export?

Nos clients se situent sur toute la France, avec un secteur d’activité assez large (la viticulture, le maraichage, l’arboriculture, l’horticulture, les espaces verts et les jardineries). Nous avons décidé de travailler à l’exportation car nous avons une activité très saisonnière (8 mois de l’année) et nous souhaitions, sans délaisser le marché français bien entendu, lisser nos productions sur 12 mois en trouvant des pays qui avaient besoin de Fertilisants pendant nos périodes creuses. Aujourd’hui, nous travaillons sur les DOM- TOM, l’Europe, l’Afrique du Nord, l’Asie et l’Amérique Latine. Le retour, est très positif car nous répondons à leurs problématiques au cas par cas. Et tout est fabriqué ici, car on aime notre pays mazamétain !

Quels sont les chiffres clés de l’entreprise?

C’est un site de 6 hectares en bordure du Thoré aux Vacants à Aussillon. Germiflor c’est 8, 5 millions d’€ de chiffre d’affaires dont 10% à l’Export en 2012. Il y a 36 salariés à temps complet toute l’année dont beaucoup sont là depuis très longtemps certains même de père en fils ! Germiflor c’est un peu une grande famille.

Votre unité de production s’agrandit?

En principe le bâtiment devrait être opérationnel en fin d’année. Nous avons agrandi notre entreprise car nous manquions de place pour travailler en toute sécurité. Ce bâtiment de contrôle analytique des produits entrants et sortants nous permettra de mieux lisser nos productions et d’être plus performants.

G.L

Faites des choix «santé» dans vos achats

La Dépêche du Midi            Publié le 30/10/2013

Un colloque environnement-santé aujourd’hui à Toulouse ! Sujet sensible et qui mérite assurément autre chose que des a priori et des anathèmes d’autant que de très nombreux gestes au quotidien du citoyen consommateur impliquent une prise de conscience des risques (ou pas…) encourus. Manger, téléphone, soigner sa peau. Mais justement à qui se fier ? Très concrètement, le Conseil permanent régional des associations de l’environnement (Coprae) a choisi une posture réaliste à destination du grand public invité à ce colloque : «Nous souhaitons tous vivre plus longtemps en bonne santé en diminuant l’impact négatif de l’environnement. Mais nous sommes perdus car submergés par les campagnes de communication et les arguments marketing». Tel grand pollueur ne fait-il pas de la com écolo pour enfumer le chaland ? «Cela s’appelle le gren washing, le lavage vert», relève David Laborie, chargé de mission Développement durable au Coprae. Que faire ? «Avec ce colloque, nous donnons des pistes pour vous permettre d’agir au quotidien en réalisant des choix éclairés lors de vos achats ou en modifiant certaines de vos habitudes», précise Davide Laborie. Des experts interviendront et répondront aux questions du public «pour une information rationnelle, supprimer des peurs, en conforter d’autres» souligne-t-il Au menu, la téléphonie mobile, les toxiques dans l’assiette et dans les cosmétiques, le bruit et ses conséquences, le bisphénol A dans l’alimentation. Sans tabou et sans langue de coton faut-il le préciser ? Oui, bien sûr et David Laborie le souligne dans une jolie formule : «On n’a pas peur d’être clair !»

(1) Salle du sénéchal 17 rue de Rémusat de 9 à 18 heures. Tout public. Entrée gratuite.

D.H

Ecocert, un groupe qui ne connaît pas la crise

La Dépêche du Midi            Publié le 29/10/2013 à 09:07

Le groupe Ecocert vient de lancer, la semaine dernière, son nouveau label «En cuisine», le tout premier cahier des charges français dédié à la restauration collective bio, «pour une cantine plus bio, plus locale, plus saine et plus durable», confient les dirigeants. Une étape de plus pour le leader européen de la certification des produits biologiques qui poursuit son développement et compte aujourd’hui près de 700 collaborateurs dans le monde. Quelques jours auparavant, il inaugurait son nouveau siège, un bâtiment écologique à énergie positive unique en Europe. C’est devant une centaine d’invités que William Vidal, président du groupe, a rappelé l’engagement de l’entreprise en faveur de la protection de l’environnement, soulignant le caractère exceptionnel de ce bâtiment : «Cet édifice, hors des normes habituelles, nous le voulions novateur, permettant bien-être et confort à ses occupants. Nous voulions un espace de travail entièrement écologique, intégré au paysage, utilisant des matériaux régionaux, mettant en œuvre les savoir-faire traditionnels des artisans locaux et bannissant les énergies fossiles. Nous sommes allés au bout de nos convictions et le résultat dépasse notre espérance». Baptisé E +, l’édifice est l’un des plus hauts et plus grands bâtiments en paille d’Europe, avec une surface totale de plus de 2.000 m² répartie sur 4 niveaux pour une capacité d’accueil de 140 personnes. Ecocert a sollicité uniquement des entreprises régionales dont quatre lisloises. «Le budget consacré à la construction de ce bâtiment est équivalent aux constructions traditionnelles et l’énergie nécessaire à son fonctionnement est divisée par deux. Nous avons fait ici la démonstration qu’il est possible, dès maintenant, de construire local, écologique et économique», a ajouté William Vidal. A noter que le projet a bénéficié du soutien du conseil régional Midi-Pyrénées, de l’Ademe et du Feder.


Le bâtiment

400 tonnes de bois pour la charpente et les menuiseries, 800 bottes de paille locale et certifiée bio pour l’isolation extérieure, des enduits en terre pour les murs, du chanvre pour l’isolation des cloisons intérieures, de la fibre de bois pour l’isolation phonique et des peintures écologiques.

 

Gaz à effet de serre : nouvelle concentration record en 2012

La Dépêche du Midi            Publié le 06/11/2013

La concentration de gaz à effet de serre a de nouveau augmenté l’an dernier dans le monde, franchissant de nouveaux records, a déploré ce mercredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Les dernières analyes montrent « que les fractions molaires du dioxyde de carbone (CO2), du méthane(CH4) et du protoxyde d’azote (N20) ont atteint de nouveaux pics en 2012 », écrit l’agence onusienne dans son bulletin sur les gaz à effet de serre publié à Genève.
Selon l’OMM, « le forçage radiatif de l’atmosphère par les gaz à effet de serre, qui induit un réchauffement climatique, a augmenté de 32% » entre 1990 et 2012, en raison du CO2 et d’autres gaz qui retiennent la chaleur. Le forçage radiatif est la capacité à conserver l’énergie du Soleil au niveau de la Terre ou à la renvoyer dans l’espace. Un forçage radiatif positif indique un réchauffement de l’atmosphère, s’il est négatif cela va dans le sens d’un refroidissement. Lors de la précédente étude, concernant 2011, ce différentiel était de 30%.

Des conséquences catastrophiques

Selon Michel Jaraud, Secrétaire général de l’OMM, si le monde continue sur cette voie, « la température moyenne du globe à la fin du siècle pourrait dépasser de 4,6 degrés ce qu’elle était avant l’ère industrielle (NDLR, en 1750), et même plus dans certaines régions, les conséquences seraient catastrophiques ».

Le dioxyde de carbone est le principal responsable du réchauffement climatique. En 2012, la concentration dans l’air de ce gaz a augmenté de 2,2 ppm (parties par million), contre « seulement » 2 ppm en 2011. La hausse moyenne durant ces 10 dernières années était de 2,02 ppm, et les chiffre de 2012 montrent une « accélération de la tendance ».
Le CO2 trouve son origine dans la combustion des matières fossiles (gaz, pétrole…) ou le déboisement. C’est un gaz qui « demeure dans l’atmosphère pendant des centaines voire des milliers d’années », relève l’OMM, qui ajoute que « la plupart des aspects du changement climatique persisteront pendant des siècles même si les émissions de CO2 cessaient sur le champ ».

 

Le tarif énergie pour les précaires ne sera pas étendu

La Dépêche du Midi            Publié le 01/11/2013

L’extension des tarifs sociaux de l’énergie à quatre millions de bénéficiaires sera vraisemblement impossible à réaliser pour l’hiver prochain, comme l’avait pourtant promis le gouvernement.

Cette perspective peu réjouissante alors que le froid commence à s’installer en France, intervient en même temps que l’annonce d’une augmentation du prix du gaz de 0,6 au 1er novembre.

Le système des aides, dont le versement à EDF d’environ 20 millions d’euros par an, en plus du remboursement total des tarifs sociaux, est jugé inadapté.

Votée dans l’urgence à la sortie de l’hiver dernier, la loi Brottes avait élargi les tarifs sociaux de 1,3 à 4 millions de foyers, soit à l’ensemble des Français touchés par le phénomène de la précarité énergétique. Mais depuis rien n’a bougé, et l’application de la loi est suspendue à la publication d’un décret qui ne devrait pas intervenir avant… fin novembre.

De plus, le montant de l’aide, environ 90 € par foyer et par an, n’a pas été revalorisé.

En 2012, la facture globale d’énergie des Français a atteint un record, à 3.200 € par ménage, une hausse de 200 € par rapport à l’année précédente.

Les tarifs de l’électricité auront augmenté de 5% en 2013 et 2014, en plus d’autres hausses comme celle du fioul. Dans les 12 prochains mois, les prix auront augmenté de plus de 10% et, sans hausse, les aides auront donc proportionnellement diminué.

 

Fumel. La pomme bio 100% française

La Dépêche du Midi Publié le 06/11/2013 à 03:51

Dans le petit monde de l’agriculture biologique, Juliet est une star et une exception. C’est la seule pomme bio 100 % française. Marque déposée, elle ne peut être produite qu’en France, suivant un cahier des charges strict et par les agriculteurs membres des Amis de Juliet, soit 116 actuellement sur tout le territoire, couvrant quelque 216 ha. Le premier verger planté, c’est celui de Benoît Escande à Saint-Vite dans les années 1990. Aujourd’hui, l’agriculteur du Fumélois produit environ 450 t sur les quelque 5000 de la production nationale de pommes Juliet. «70 % de notre production est destinée au marché français, dont les deux tiers dans les magasins bio spécialisés, implantés dans les grandes villes. Les 30 % restants vont à l’export». Sucrée, douce et fruitée, juliet permet à l’Association des arboriculteurs qui la cultive de diversifier leurs débouchés et de proposer sous sa propre marque, Juliet, des jus de pommes, des compotes (produites à Marmande par Lucien Georgelin).

 

Bové défend la loi du maraîcher

La Dépêche du Midi            Publié le 26/10/2013

Le député européen José Bové (EELV) était hier soir à Toulouse pour soutenir la liste Europe Ecologie-Les Verts conduite par Antoine Maurice et Michèle Bleuse pour les prochaines élections municipales. Depuis l’épicerie paysanne du Recantou, les écologistes ont proposé la création d’une «ceinture maraîchère» autour de Toulouse pour développer les filières de circuit court. «Pour nous, la question de l’agriculture et de l’alimentation est au cœur de la campagne des municipales. Il existe encore dans l’agglomération 25 % de territoires agricoles qu’il faut préserver et sur lesquelles nous devons réinstaller l’agriculture de proximité» explique Antoine Maurice qui souhaite actionner le levier du rachat de foncier.

Le paysan du Larzac défend le maraîchage : «Ce n’est pas simplement de la bouffe à bobo mais de la nourriture saine et équilibrée. Il n’est pas non plus question de faire vivre Toulouse en autarcie mais d’entretenir un réseau d’agriculteurs en lien avec la commune. C’est par exemple fournir toute une cantine en aliments bio. A Paris, Jean Tibéri y arrive dans son arrondissement pour 27 écoles. Alors, si Tibéri y arrive, Toulouse peut y arriver».

Le bio dans les cantines de Toulouse représente aujourd’hui 25 % du budget. «Notre objectif, c’est d’atteindre progressivement 50 %» précise Antoine Maurice, qui plaide pour «remettre des cuisiniers dans les écoles» et la création de plusieurs cuisines centrales «pour permettre l’utilisation de légumes frais».

José Bové suggère par ailleurs d’attribuer en priorité les paniers maraîchers communaux aux plus défavorisés par le biais de l’aide sociale.

Sébastien Marti

 

Flourens. Les déchets de cantine font du bon compost

La Dépêche du Midi            Publié le 19/09/2013

Pourquoi jeter quand on peut valoriser ? dans le cadre de l’Agenda 21, la commune a souhaité mettre en place le compostage des déchets à la cantine. L’objectif est simple : au lieu d’être jetés, les restes de repas sont valorisés et transformés en engrais verts. On diminue ainsi la quantité de déchets jetés chaque jour, tout en produisant du compost. Pour cela, deux composteurs ont été installés derrière la cantine au printemps dernier. Après chaque service, les enfants, aidés par les animateurs, trient les produits organiques pouvant être compostés. Ceux-ci sont ensuite versés dans le composteur par des enfants de CM2.

Faire du compost n’est pas toujours chose facile, et encore moins dans le cas du compostage collectif, quand les quantités de déchets sont importantes. La difficulté est encore plus grande lorsqu’il s’agit de restes de repas, c’est-à-dire de produits cuisinés (souvent cuits, avec de la sauce…). Il est alors nécessaire de compenser par des apports réguliers de matières sèches (résidus de tonte, broyats, etc.), mission réalisée par les agents des services techniques.

Ainsi, le compostage a demandé une grande implication de la part des enfants, des animateurs et des services techniques : il a fallu modifier certaines habitudes et suivre de près le processus de compostage. Mais tout ce travail a porté ses fruits : le tas de déchets que les enfants ont quitté fin juin s’est transformé en bon compost, prêt à être répandus sur jardins et espaces verts. Ces résultats sont très satisfaisants et promettent un bel avenir à cette action. Trois nouveaux composteurs seront d’ailleurs installés prochainement.

Enfants, animateurs et agents des espaces verts peuvent se féliciter pour ce premier succès, auquel ils ont tous contribué.

 

Lapeyrouse-Fossat. Chasse au gaspi alimentaire

La Dépêche du Midi            Publié le 22/10/2013

La journée nationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire, qui s’est déroulée mardi 15 octobre, a été l’occasion pour l’école de Lapeyrouse-Fossat de s’inscrire dans ce projet auprès du ministère de l’Agriculture. Les écoliers ont pu ainsi être sensibilisés au gaspillage.

Les parents d’élèves de la commune, touchés par ce sujet, ont avec les enseignants, les animateurs ALAE et le personnel communal rattaché au restaurant scolaire pu mener des actions de sensibilisation en classe et en cantine.

Lors de cette journée de sensibilisation, en cantine élémentaire, une pesée des déchets a été organisée afin de mesurer les restes des assiettes et de prendre conscience des quantités jetées. La pesée était organisée par catégorie d’aliment. Puis les résultats des déchets sur 142 enfants ont été donnés : poids total des déchets : 28,3 kg, soit 31 % du plateau est parti à la poubelle, ce qui représente l’équivalent de 45 repas jetés sur ce service.

Selon le sondage mené auprès des enfants en fin de service, plusieurs raisons ont émergé : «quantités trop importantes», «je suis pressé» pour compléter cette première édition d’autres actions de sensibilisation anti gaspille seront menées en cours d’année par les parents d’élèves.

 

Un rayon « zéro gâchis », la bonne idée d’une start-up familiale

La Dépêche du Midi            Publié le 16/10/2013

(AFP) – Deux jeunes frères ont créé « zéro-gâchis », un site qui référence gratuitement les produits presque périmés dans les grandes surfaces avec une carotte pour le consommateur: des réductions pouvant aller jusqu’à 70%.

Paul-Adrien et Christophe Menez étaient place de la République mercredi pour la première journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. A moins de 25 ans, ces deux Bretons ont quitté les bancs de leurs écoles de commerce et d’ingénieur pour se lancer dans la lutte (qu’ils espèrent néanmoins lucrative) anti-gaspi.

Leur idée: référencer chaque matin sur le site zero-gachis.com une liste de produits démarqués dans leurs supermarchés partenaires car ils s’approchent de leur date limite de consommation.

Le service est gratuit pour l’internaute. C’est le supermarché qui paie: il paie le service rendu de référencement et la mise en place d’un rayon « zéro-gâchis » bien visible et qui rassemble tous les produits bradés.

750.000 tonnes jetées par an

La grande distribution y a intérêt, insistent les deux entrepreneurs en herbe. Car jeter est coûte cher : environ 1 euro pour 10 kg et la grande distribution jette quelque 750.000 tonnes de produits frais invendus par an !

Et le résultat est payant puisque les six premiers supermarchés ayant souscrit au service ont sauvé 151 tonnes de marchandise en un an, assurent ses promoteurs.

« Les consommateurs sont demandeurs de solutions pour faire des économies mais les industriels et les distributeurs sont à la traîne », insiste Xavier Terlet spécialiste de l’innovation dans le secteur agroalimentaire et à la tête du cabinet XTC.

« Il y a encore des problèmes de dosages, d’emballage pour conserver plus longtemps des produits, de gestion des restes », poursuit Xavier Terlet. Pour lui, une initiative comme « zéro gâchis » peut permettre de faire bouger les lignes car, dans ce cas là, c’est le consommateur qui impose ses choix de consommation dans le magasin, et non l’inverse.

« Zéro gâchis » vient par ailleurs de nouer un partenariat avec l’association « Aux goûts du jour » qui anime des ateliers de sensibilisation au gaspillage. Le but est de pouvoir mettre en place ce type d’ateliers dans les grandes surfaces partenaires de la start-up.

Un Français jette en moyenne 20 kg de nourriture par an, dont 7 kg encore sous emballage, soit une dépense inutile de 400 euros par an et par ménage.

« Jeter une baguette de pain revient à vider une baignoire d’eau », illustre Emmeline Verriest, directrice de l’association.

La plupart des enseignes de la grande distribution ont signé le pacte national anti-gaspi, lancé par le gouvernement en juin et qui vise à réduire de moitié le gaspillage d’ici 2025. Néanmoins toutes les enseignes et tous les industriels n’ont pas le même engagement sur le sujet.

Pour France Nature Environnement, association de défense de l’environnement et signataire du pacte gouvernemental, il est important de veiller « à ce que les engagements des signataires soient aussi dirigés vers l’amont (distribution, transformation, production) et non uniquement vers l’aval (consommateurs) », insiste-t-elle dans un communiqué publié mercredi.

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