Revue de presse CLDD 29 05 2013

SOMMAIRE

La Bastide-de-Lordat. Une maison solaire à voir

Tayrac. Des serres pour une place au soleil

De la bassine à la brosse à dents cognitive, le plastique a de beaux jours devant lui

Bessières. Il prépare le musée aux abeilles du parc Kélonis.

Abeilles: trois pesticides interdits dans l’UE à compter du 1er décembre

Alimentation: 10% du miel commercialisé en France est frauduleux

Castres. Incroyables comestibles pour manger «gratos».

Les apiculteurs fuient l’avancée du soja OGM en Argentine.

Les frelons asiatiques sont «partout».

Et voilà Athena……

Pas de poissons à partir de samedi si on ne pêchait qu’en Europe

La première pétition franco-espagnole pour l’ours dans les Pyrénées

Almayrac. Stéphane Le Foll chez l’éco-agriculteur

Climat : comment s’adapter ?.

Midi-Pyrénées. La filière bio se prépare à passer à la vitesse supérieure

Trèbes. Les anti-OGM ne veulent pas de «Monsantox».

Auzeville-Tolosane. Moins de pesticides dans nos assiettes ?

Verfeil. Moins de pesticides dans les Fermes Dephy.

Limiter l’usage des produits phytosanitaires.

Bruxelles recule sur l’étiquetage de l’huile d’olive.

Castelginest. La grande «faite» de la nature se prépare.

Sur les routes départementales, les herbes hautes gênent-elles la visibilité ?

Bessières. Une serre tropicale pour héberger les tortues.

La Bastide-de-Lordat. Une maison solaire à voir

Publié le 17/05/2013 à 03:50, Mis à jour le 17/05/2013 à 08:42

A l’occasion de la sixième édition des journées européennes du Solaire, qui ont lieu jusqu’au 18 mai, Gilles Lauvray, passionné d’énergie renouvelable, ouvre les portes de sa maison solaire, demain, de 15 heures à 17 heures.

Les curieux pourront la visiter et le maître des lieux propose un diaporama pour mieux comprendre le fonctionnement de sa maison : panneaux solaires thermiques pour le chauffage et l’eau sanitaire, panneaux photovoltaïques… Gilles Lauvray fait découvrir sa maison type plusieurs fois dans l’année à des associations, des entreprises ou des particuliers lors de différentes manifestations. A voir, et peut-être serait-il intéressant de s’en inspirer : à 17,49 € de facture d’électricité par mois, ça fait réfléchir…

Tayrac. Des serres pour une place au soleil

Publié le 13/05/2013 à 07:43 | 1

À Tayrac, Eric Tovo se bat depuis deux ans pour faire reconnaître un projet unique de serres photovoltaïques (énergie solaire) pour sa production de fraises. Il attend des réponses, du conseil régional par exemple.

Tout jardinier amateur sait qu’il faut du soleil pour la pousse. Le soleil, Éric Tovo veut le kidnapper pour un projet, unique, de serres avec panneaux photovoltaïques. Unique dans le Sud-ouest et si novateur que ce jeune agriculteur de Tayrac continue de frapper à toutes les portes pour boucler son idée sur le papier.

«Pour moi» explique-t-il «la compétitivité n’est pas liée à une baisse du coût de la main-d’œuvre mais à des améliorations technologiques.» Avec cette certitude comme bâton de pèlerin, ce fils et petit-fils d’agriculteurs a entrepris sa longue marche, depuis deux ans et avec des nids de poule sur le chemin.

Un «cobaye»

Le 5 avril, la route est apparue un peu plus droite et en meilleur état. A l’issue d’une réunion avec les deux groupes industriels (Fonroche et Giordano Industrie de Lyon) qui marchent avec lui, il dit ne manquer désormais que de la fée conseil régional qui pourrait se pencher au-dessus du berceau de son nouveau-né.

Le projet ? 14 hectares à deux pas de ses serres de fraises de plein champs actuels, dont 2,5 ha de hors sol sous trois serres, et 7,5 ha de vignes en collaboration avec la coopérative Terres du Sud. Production deux mégawatts, Fonroche livre les bâtiments clés en main et récupère l’énergie. Giordano Industrie, spécialisée dans la géothermie, s’occupe de la température sous les serres et pour le stockage en froid à partir du lac d’irrigation de l’exploitation.

«Aujourd’hui, je produis vingt-cinq tonnes de fraises. Avec ces serres alimentées par l’énergie solaire, je peux en produire cent. Mais, au-delà de l’intérêt particulier pour mon exploitation, c’est un projet de filière. Le plastique c’est peut-être fantastique, mais c’est fini

[…] Pour le coup, je veux bien servir de cobaye !»

800 000 €

Pour Éric Tovo, «c’est vraiment une réponse aux difficultés d’approvisionnement structurelles de la fraise de saison, mais aussi à l’environnement.» Pour faire court, fini le gaz Propane. Éric Tovo emploie une dizaine de salariés en moyenne. «Avec ce nouveau concept, je multiplie par trois la main d’œuvre.»

Pour l’instant dans les cartons avant l’arrivée du matériel à la fin du mois, ces serres photovoltaïques dernier cri sont bâties sur la même idée que les bâtiments des Cressonnières d’Aquitaine à Boé. Exit les toiles plastiques, bonjour les parois rigides avec les panneaux sur le toit. L’écueil reste le coût d’investissement, 800 000 € sur le devis initial. «Les banques disent banco à condition que la région suive sous une forme ou sous une autre.» Son idée de base n’est, il l’avoue, pas subventionnable en l’état.

Une «image»

L’emploi, l’environnement, la compétitivité. Éric Tovo voit un triple impact à son idée. Il en ajoute un quatrième. «Le Pays de Serres est un peu isolé. Ce type de projet peut être une bonne image d’innovation. Marmande a toujours été pionnier. Pourquoi pas nous ?» dit encore Éric Tovo, sans doute un peu aveuglé par le soleil.

Aveuglé peut-être, mais voyant clair quand même dans les enjeux politiques. Le canton de Beauville est dans la circonscription de Villeneuve. «Et Cahuzac semblait intéressé par le dossier…»

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Stéphane Bersauter

De la bassine à la brosse à dents cognitive, le plastique a de beaux jours devant lui

(AFP) – Brosses à dents, t-shirts, chaussures, bouteilles, fauteuils, téléphones, voitures, ordinateurs, avions, prothèses… Depuis son invention au début du 20e siècle, le plastique a révolutionné notre quotidien. Mais que se passera-t-il demain, si les ressources fossiles dont il est issu disparaissent ?

Le plastique n’a pas dit son dernier mot, disent scientifiques, industriels et professionnels du design, interrogés par l’AFP.

Selon Plastics Europe, l’association des producteurs européens de matières plastiques, 280 millions de tonnes de plastique ont été produites en 2011 dans le monde grâce à 4% de la production de pétrole dont il reste issu à 99,5%.

L’emballage truste plus de 39% de la demande globale, suivi du BTP (20,5%), de l’automobile (8,3%) et des équipements électriques et électroniques (5,4%).

Le directeur général de Plastics Europe, Michel Loubry, pense que le plastique « va encore plus pénétrer nos vies, car il va se substituer à des matières premières trop gourmandes en énergie et trop utilisatrices de ressources fossiles ».

« Plus on utilisera le plastique, plus on économisera le pétrole qu’aujourd’hui on brûle à 87% pour produire de l’énergie », explique-t-il. À preuve le Boeing 787 et l’ Airbus 350, « composés à 50% de matériaux plastiques qui allègent considérablement leur poids et donc leur consommation de kérosène ».

« Rapporté à son cycle de vie, poursuit M. Loubry, l’impact du plastique sur l’environnement demeure minime. Demain, il produira ou conduira l’électricité, il sera luminescent, chargé de nanotubes de carbone, de nanotechnologies, on aura des cellules photovoltaïques 100% plastiques », s’enthousiasme-t-il.

Spécialiste des polymères électroniques à l’Université de Bordeaux, le professeur Georges Hadziioannou renchérit: « on ne l’utilisera pas seulement pour sa tenue mécanique, mais pour ses facultés intelligentes, cognitives. Vous aurez une brosse à dents qui vous dira d’aller chez le dentiste ou une voiture qui s’arrêtera si vous vous endormez au volant « .

« Les plastiques de demain composeront des textiles +intelligents+, des fibres synthétiques qui s’adapteront aux conditions de l’environnement », pronostique Julien Payen, responsable des projets au pôle de compétitivité UP-Tex au Ceti (centre européen des textiles innovants). Il cite nombre de fibres déjà intégrées dans des vêtements « double-peau » s’adaptant au froid comme au chaud.

Comment y croire, lorsque les principaux organismes internationaux estiment les réserves en pétrole à 50 ans et que certains défenseurs de l’environnement parlent de 20 ou 30 ans ?

« Plastique vert »

Et comment lutter contre les méfaits d’un produit devenu aussi « symbole de surconsommation et de pollution à grande échelle », s’interroge l’Autrichien Werner Boote, petit-fils d’un industriel du plastique, qui en a fait un film, « Planète Plastique » (2009).

Dans ce documentaire, M. Boote ne s’intéresse pas seulement aux emballages qui finissent dans l’estomac de cachalots, aux décharges à ciel ouvert et au « septième continent », accumulation permanente de déchets plastiques qui s’agglutinent en vortex géant dans les océans. Il affirme, études à l’appui, que le plastique a imprégné jusqu’à nos organismes, « menacés d’empoisonnement ».

« On sort d’une époque d’hyperconsommation, mais on ne va pas revenir à Néandertal ! », s’insurge Gérard Laizé, patron du VIA, l’organisme français de soutien à l’innovation du design intérieur.

« Quand on nous dit qu’il n’y aura plus de pétrole d’ici quelques décennies (…) c’est sans compter sur les découvertes à venir, le recyclage, les solutions alternatives. Demain, votre clavier d’ordinateur ne sera ni en bois, ni en granit, mais issu du maïs ou de nouveaux matériaux découverts au fond de l’océan ».

« D’ici un siècle ou deux, le plastique sera issu de matières +biosourcées+, du soja, du maïs, des forêts, tout comme les Indiens d’Amérique utilisaient l’hévéa pour faire leurs bottes », prédit le Pr Hadziioannou.

Nombre d’industriels fabriquent déjà des plastiques à base de plantes. De nouvelles fibres à base d’acide polylactique le rendent « biodégradable » et des Américains ont trouvé le moyen de transformer le vieux plastique en pétrole brut.

Et le recyclage s’est développé, surtout en Europe du Nord, même s’il reste inégal et coûteux.

À la tête de Global Bioenergies, Marc Delcourt croit aux alternatives issues de la biologie industrielle. Sa PME française est la première au monde à avoir produit de l’isobutène d’origine végétale pour fabriquer du plastique grâce à un procédé révolutionnaire: du sucre – issu de mélasse de canne à sucre ou de betteraves et bientôt peut-être de déchets alimentaires ou de bois – « digéré » par des bactéries génétiquement modifiées.

Terres arables

Entrée en bourse en 2011, la PME veut devenir le « microsoft de la bioindustrie » en fabriquant du plastique vert.

« Nos procédés, exploités à grande échelle, seraient déjà rentables », assure M. Delcourt.

« L’avenir du plastique dépendra certainement des bilans environnementaux de ses concurrents. Il gagnera peut-être contre le métal, mais perdra contre les produits biosourcés. Peut-être qu’on jettera moins aussi », ajoute le jeune patron.

Une vision très éloignée de celle du designer Philippe Starck pour qui « on est clairement dans l’impasse ».

« Pour les pays pauvres, la simple bassine c’est le premier confort et on ne peut même pas imaginer ce qui arrivera aux nécessiteux quand le plastique aura disparu, car à, ce moment-là, il sera encore moins question d’utiliser du bois avec les clairs effets du réchauffement et de la désertification », estime-t-il.

Le designer s’insurge contre le recyclage, « énorme manoeuvre du capitalisme pour pouvoir continuer à produire et à faire consommer», mais aussi contre « les bioplastiques, », produits au détriment de terres arables qui pourraient être cultivées pour nourrir la planète. Et de prédire de « grandes famines mondiales même dans les pays nantis » dès 2020.

« Faux », dit Marc Delcourt : « si on remplaçait tous les plastiques dans le monde par des bioplastiques, ça ne prendrait pas plus de 3% environ des terres arables, soit plus ou moins l’équivalent de ce qui est utilisé aujourd’hui pour le coton ». Ce sont les biocarburants qui nécessiteraient « plusieurs planètes ».

Après avoir bâti son empire en imaginant des objets en plastique, Starck s’intéresse aujourd’hui à un biopolymère révolutionnaire à base d’algues, entièrement biodégradable, et aux résidus de poussière pour fabriquer lampes et chaises.

Bessières. Il prépare le musée aux abeilles du parc Kélonis

Publié le 29/05/2013 à 03:47, Mis à jour le 29/05/2013 à 12:02

Lparc à tortues Kelonis compte un nouveau résident. Après avoir parcouru le monde dans le cadre de ses activités professionnelles, Nicolas Got-Bria, ancien entrepreneur, s’est passionné pour les abeilles. Il vient de poser ses valises sur ce site pour son plaisir mais surtout pour travailler avec ses quelque 3 400 000 protégées que comptent ses 170 ruches. Nicolas envisage en effet la production d’essaims pour d’autres apiculteurs, la création d’une miellerie et l’ouverture d’un musée des abeilles. Un changement dans la vie du jeune homme : «Je ne pensais pas un seul instant que ma reconversion professionnelle se fasse dans un domaine qui m’apporte autant». Tous les jours de la semaine, Nicolas surveille ses ruchers, élève de nouvelles reines, récolte le miel et gère les éventuelles attaques du frelon asiatique, grand prédateur d’abeilles. Cette activité est intense de mars à septembre et se ralentit pendant la période hivernale.

Des abeilles ambassadrices

Les créateurs de l’espace Kelonis, Etienne Despouy et Jérôme Maran, et les partenaires du projet, la mairie de Bessières et la société Cemex, sont très heureux de cette nouvelle collaboration : «L’objectif de l’espace Kelonis est de sensibiliser le public sur la nécessité de préserver notre environnement et l’abeille est l’ambassadrice la plus emblématique de notre démarche».

Les activités humaines font peser de réelles menaces sur l’existence même des abeilles, principalement à cause de l’utilisation massive de produits phytosanitaires. Les chercheurs et les apiculteurs sont inquiets à la fois pour la survie même des abeilles mais aussi pour l’ensemble de la filière apicole qui compte en France plus de 60 000 apiculteurs dont 1 000 professionnels. Nicolas prend toujours le temps de raconter une anecdote sur la vie de ses abeilles. Si vous le croisez un jour dans une prairie le dos courbé au-dessus de l’une de ses ruches, n’essayez pas de l’énerver, car pour lui «avoir les abeilles» est synonyme de plénitude.

Abeilles: trois pesticides interdits dans l’UE à compter du 1er décembre

Publié le 24/05/2013 à 11:59, Mis à jour le 24/05/2013 à 12:25

La Commission européenne a confirmé vendredi sa décision de restreindre pendant deux ans à compter du 1er décembre l’utilisation de trois pesticides mortels pour les abeilles.

« Les restrictions entreront en vigueur le 1er décembre 2013 et seront réexaminées au plus tard dans un délai de deux ans. Elles visent des pesticides utilisés dans le traitement de végétaux, dont les céréales, attirant les abeilles et les pollinisateurs », a indiqué la Commission dans un communiqué.

Ces restrictions s’appliquent à l’utilisation de trois néonicotinoïdes (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame) pour le traitement des semences, l’application au sol (en granulés) et le traitement foliaire des végétaux, y compris les céréales (à l’exception des céréales d’hiver), qui attirent les abeilles.

Les trois néonicotinoides incriminés sont présents dans des pesticides commercialisés par les groupes Bayer et Syngenta, qui ont exercé de fortes pressions pour éviter l’interdiction.

Les utilisations autorisées restantes seront réservées aux professionnels. Les exceptions seront limitées à la possibilité de traiter les cultures attrayantes pour les abeilles sous serre, ainsi que dans des champs en plein air après la floraison uniquement, a précisé la Commission

Les pesticides ont été définis comme l’un des différents facteurs pouvant être responsables de la baisse du nombre d’abeilles.

Les Etats membres vont devoir retirer ou modifier les autorisations existantes pour se conformer aux restrictions de l’UE d’ici le 30 septembre 2013. Ils pourront autoriser l’utilisation des stocks existants jusqu’au 30 novembre au plus tard, a indiqué la Commission, qui précise que « les autorités nationales sont responsables du respect des restrictions ».

La décision de la Commission a été soutenue par quinze pays, dont la France et l’Allemagne, lors d’un vote fin avril. Huit, dont le Royaume-Uni, l’Italie et la Hongrie, ont voté contre et quatre, dont l’Irlande, présidente en exercice de l’UE, se sont abstenus.

« Le mois passé, j’ai promis, face aux nombreux risques relevés dans l’avis scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour garantir la protection de notre population d’abeilles », a expliqué Tonio Borg, commissaire en charge de la Santé et des Consommateurs, dans un communiqué.

« Cette promesse est tenue par l’adoption de la mesure d’aujourd’hui, qui marque un nouveau jalon important vers la garantie d’un avenir plus sain pour nos abeilles, car celles-ci ont deux rôles importants à jouer : ce sont non seulement des productrices de miel mais surtout des pollinisatrices. Environ 80 % de la pollinisation résulte de l’activité des abeilles, et ce processus est naturel et gratuit », a-t-il rappelé.

Outre les pesticides, les autres facteurs à risque pour les abeilles sont des parasites, d’autres pathogènes, le manque de médicaments vétérinaires ou parfois leur utilisation abusive, la gestion de l’apiculture et des facteurs environnementaux tels que le manque d’habitats et de nourriture ainsi que le changement climatique.

Alimentation: 10% du miel commercialisé en France est frauduleux

Publié le 18/05/2013 à 10:58, Mis à jour le 23/05/2013 à 18:56 | 6

Faux étiquetage, trafic sur l’origine, ajouts de sirop de sucre: environ 10% du miel contrôlé et commercialisé en France est frauduleux, selon le Centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam), seul laboratoire français indépendant de contrôle du miel.

« La grande majorité des miels concernés sont les produits très bon marché vendus en grandes surfaces. Jusqu’à 10% des échantillons qui nous sont envoyés chaque année pour analyses sont douteux », déclare Paul Schweitzer, directeur du Cetam et spécialiste des pollens.

A l’origine de la fraude, du miel importé de Chine, mais aussi d’Europe de l’Est, ré-étiqueté entre autres « origine France », à son entrée sur le territoire.

« Les miels qui ont subi des adultérations et de qualité douteuse viennent essentiellement d’Asie, de Chine en particulier. Le phénomène concerne aussi les miels d’acacia de Hongrie, Bulgarie, Roumanie ou encore de Pologne », précise le porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), Henri Clément.

La Chine, 1er producteur mondial

Avec 300.000 tonnes produites par an, la Chine est aujourd’hui le premier producteur de miel au monde.

Selon l’Unaf, la hausse des importations de miel, encouragée par une baisse forcée de la production hexagonale, en grande partie due à l’utilisation d’insecticides entraînant la mort de plus de 300.000 colonies d’abeilles par an, favorise la fraude.

« En 15 ans, la production de miel en France a été divisée par deux, notamment à cause des pesticides, tandis que les importations, elles, ont été multipliées par trois », souligne Henri Clément.

En 1995, la France produisait 33.000 tonnes de miel par an contre 16.000 en 2012, et elle importait 7.000 tonnes contre 26.000 tonnes l’année dernière.

« L’Allemagne est +la plaque tournante+ du miel. Certains produits chinois arrivent par le port de Hambourg, qui centralise le négoce du miel, et en repartent étiquetés français ou espagnols ! » regrette Henri Clément.

Pour les spécialistes, la supercherie est détectable grâce aux traces de pollens présents dans le miel.

« Ce pot par exemple est étiqueté +origine UE+, or on y trouve des traces de pollen de théier: ce produit a donc très certainement été produit en Asie », affirme Paul Schweitzer, après analyse pollinique au microscope.

Du sirop de sucre à la place du miel

La fraude ne concerne pas seulement l’origine du miel, mais aussi sa composition. Selon les analystes du Cetam, certains produits vendus comme du miel sont en fait fabriqués grâce des ajouts de sirop de sucre.

« La législation limite la quantité de sucre dans le miel, mais elle se base sur la quantité de saccharose contenu dans le produit alors qu’aujourd’hui, la plupart des sucres sont composés de maltose », explique Paul Schweitzer.

Un décret de 2003 prévoit en effet qu’un miel commercialisé ne doit pas contenir plus de 5% de saccharose, glucose ou fructose, du sucre naturel tiré de la canne à sucre ou de la betterave. Or, cette mesure ne limite pas les quantités de sucres industriels, fabriqués à base d’amidon de céréales et principalement du maïs (maltose).

« Au kilo, le miel peut être vendu entre 1,50 euros et jusqu’à 10 euros, selon que c’est du miel toutes fleurs ou du miel par exemple d’oranger. Cela peut donc devenir très avantageux de transformer son origine ou d’en remplacer une partie par un mélange d’eau et de sucre », conclut Paul Schweitzer.

Selon l’Unaf, les Français consomment en moyenne 40.000 tonnes de miel par an, soit 600 grammes par an et par habitant, plus que la production annuelle des apiculteurs français.

Le Centre d’études techniques apicoles de Moselle, conventionné par FranceAgriMer (ministère de l’Agriculture), analyse environ 3.000 types de miels différents par an.

Castres. Incroyables comestibles pour manger «gratos»

Publié le 18/05/2013 à 06:50 | 6

Les Incroyables comestibles essaiment désormais à Castres. Ce mouvement né en Angleterre consiste à planter des légumes partout en ville pour les partager avec tout le monde.

Un groupe de castrais a décidé à son tour de se lancer dans l’expérience des jardins partagés. Ils ont donc intégré le mouvement Incroyables comestibles qui affiche d’ores et déjà quatre autres initiatives d’un genre identique dans le Tarn : Graulhet, Albi, Lautrec, Monestié.

«La méthode est si simple que les enfants peuvent le faire, et d’ailleurs ils aiment le faire : on plante partout où c’est possible, on arrose et on partage. Chacun peut cueillir gratuitement un légume planté ou recueillir des semences pour planter à son tour, indique Jean-François Barrioulet. De proche en proche, d’autres personnes viennent se joindre à vous et démultiplient l’action à leur tour. On appelle ce type d’action la «pollinisation», comme les abeilles, de fleurs en fleurs…»

Distribution de semences

Une première rencontre entre les personnes intéressées a eu lieu fin avril. «Ce groupe s’inscrivait dans la démarche dite Colibri, impulsée par l’Alsacien Alain Duez, ajoute Jean-François. Une démarche de citoyens pour une société plus humaine et plus respectueuse de la Terre, notre mère nourricière.»

Puis, début mai, le groupe Colibri de l’Autan a donné un premier rendez-vous à Lagarrigue sous les chapiteaux de la Guinguette du printemps. Là, les Incroyables comestibles castrais ont informé… mais surtout distribué, gratuitement, des centaines de semences et de plants de tomates, de concombres, de fleurs comestibles, accompagnés de petits panonceaux «Nourritures à partager. Servez-vous librement, c’est gratuit» ! Panneaux à disposer devant les futures plantations. «Plus on sème, plus on récolte, plus on partage, sourit Valérie Lacan. On passe alors d’un système de la pénurie à une situation d’abondance.» Et d’annoncer fièrement : «Une crèche a trouvé l’idée sympa, tout comme une résidence de seniors. Des gens nous ont d’ores et déjà contactés pour nous proposer des bouts de jardin non exploités.» Et Jean-François d’ajouter : «Un dimanche par mois, les «jardiniers» d’Incroyables comestibles pourraient s’y retrouver… Bien sûr, tout reste à faire, à inventer. Mais, les actions collectives pour vivre autrement sont en marche.»


Né en Angleterre en 2008

Le mouvement des Incroyables comestibles est parti d’un petit village en Angleterre. Baptisé «Incredible Edible» en anglais, il a germé en 2008 dans la tête de Pam Warhurst ; cette femme d’affaire de Todmorden (dans le Yorkshire) a décidé d’utiliser les espaces urbains laissés vacants pour y planter fruits et légumes de saison, à disposition de tous. Aujourd’hui, on compte 70 bacs à légumes à partager partout dans la commune. Il y en même devant la caserne des pompiers, l’hôpital, la station ferroviaire et le commissariat de police avec des pancartes indiquant «Food To Share» : en français, «Nourriture à partager». Les cours de récréation des collèges sont transformés en jardins potagers par les élèves. Les légumes, cuisinés par le chef, sont ensuite servis à la cantine.

S.B

Les apiculteurs fuient l’avancée du soja OGM en Argentine

Publié le 13/05/2013 à 07:20, Mis à jour le 13/05/2013 à 17:51

Plusieurs familles de petits producteurs de miel ont dû se déplacer vers le centre de l’Argentine face à la « marée verte » du soja transgénique qui détruit les fleurs, les arbres et les plantes privant les abeilles de toute alimentation.

« J’ai dû suivre la musique », plaisante Angel Dovico, apiculteur passionné et robuste quinquagénaire d’origine italienne, qui a trouvé refuge dans le cadre bucolique d’une île isolée, près du village d’Ubicuy, à 140 km de Buenos Aires, avec sa femme est ses deux enfants.

« La transhumance (des ruches, ndlr) a toujours existé. Mais aujourd’hui, elle est exacerbée par le soja. La fumigation des champs est si toxique que la flore ne pousse plus, ni le long des clôtures, ni sur les bas-côtés des routes », alerte la biologiste argentine Laura Gurini.

Dans les Iles Lechiguanas, une zone protégée rappelant des paysages du delta du Mississippi, le silence n’est brisé que par le cri des oiseaux et le moteur des embarcations.

La multiplication des cultures de soja « a dispersé les apiculteurs vers les côtes et les montagnes », souffle Angel Dovico, en sortant les ruches de sa barque, pour les installer dans une clairière au milieu d’un sous-bois.

L’associé d’Angel Dovico, Fernando Hins, un ingénieur chimiste qui s’est tourné vers les abeilles, s’inquiète de voir « de moins en moins d’apiculteurs » dans deux provinces de la Pampa, celles de Buenos Aires et Santa Fe.

« Ils nous ont mis dehors. Ici, il n’y a ni pollution, ni produits chimiques agricoles », assure l’ingénieur.

Combat inégal

Selon Laura Gurini, chercheuse de l’Institut national technologique agronomique (INTA), « les déménagements forcés de nombreux apiculteurs ont fait baisser la production de miel » en Argentine, deuxième exportateur mondial de miel derrière la Chine, de 120.000 tonnes en 2004 à 70.000 en 2012.

Dans la Pampa, les grandes plaines fertiles du centre de l’Argentine, les cultures du soja sont passées de 12 à 20 millions d’hectares au cours des dix dernières années. Aujourd’hui, 10% de l’Argentine est recouvert de soja, l’équivalent de la moitié du territoire français.

Angel Dovico vend son miel jusqu’en Algérie, surtout avant le ramadan, car il est utilisé pour confectionner diverses pâtisseries.

L’apiculteur sait que le miel ne pèse que 200 millions de dollars (en 2012) dans l’économie argentine alors que l’export du soja a bondi de 7,5 à 25 milliards de dollars au cours de la dernière décennie, selon l’OMC.

Le président de la Chambre des apiculteurs Roberto Imberti souligne que 80% des producteurs de miel ont moins de 200 ruches et ne peuvent pas vivre de l’apiculture. « Le soja en a fait partir beaucoup. Combien? Personne ne le sait. Il y en avait 30.000 il y a dix ans et il n’y en a plus que 24.000 », estime-t-il.

« La fumigation détruit tout, pas une marguerite ne pousse, pas même un trèfle, impossible de faire du miel. Chaque ruche produisait avant de 70 à 80 kilos et aujourd’hui, affirme-t-il, on fait la fête si on en tire 25 kilos ».

Impossible cependant de mettre tout sur le dos du soja, d’autres facteurs comme l’augmentation des coûts de production, l’alternance de pluies diluviennes et de périodes de sécheresse a compliqué la tâche des agriculteurs.

Les agriculteurs admettent que le soja et les abeilles ne font pas bon ménage. Mais ils mettent en avant que le soja est le moteur de l’économie argentine et que si le pays latino-américain est sorti de la crise économique, il le doit en grande partie à cette culture.

Les frelons asiatiques sont «partout»

Publié le 03/05/2013 à 03:48 | 1

Ennemi numéro un des apiculteurs, le frelon asiatique commence à sortir de l’hivernage. Bien qu’inoffensif en ce début de mois de mai, il doit revenir aux affaires d’ici quelques jours. Avec le retour des frelons fsiatiques les abeilles sont de nouveau confrontées à leur prédateur. «Pour le moment la pression n’est pas très forte pour les abeilles, car ils sortent de l’hivernage, ils construisent leur nid. Dans un mois, le frelon viendra prélever des abeilles parce qu’elles ont des protéines qui sont nécessaires à leur prolifération», explique Christian Pech, président du syndicat d’apiculture méridionale. Comme l’insecte asiatique chasse les abeilles, ces dernières récupèrent moins de pollen et connaissent beaucoup plus de difficultés pour survivre. «Avec l’Aquitaine, notre région est la plus touchée par la prolifération des frelons. Le danger c’est qu’il s’acclimate bien et s’installe un peu partout», s’inquiète encore Christian. Au départ, les frelons asiatiques avaient surtout des nids en hauteur, entre les feuilles des arbres, mais comme ils s’acclimatent, on les trouve désormais n’importe où. Faut-il pour autant craindre pour la santé des Toulousains ? «Même si une piqûre de frelon asiatique peut être mortelle en cas de réaction allergique, ces insectes ne sont pas agressifs envers l’homme, sauf si on s’approche trop de leur nid» conclut Christian.

R.B

Et voilà Athena…

Publié le 29/05/2013 à 03:47

«Athéna» est nom donné à une petite chouette jadis très commune dans nos campagnes qui est beaucoup plus rare de nos jours, victime de ce qu’il est convenu d’appeler «l’artificialisation croissante des paysages». À tel point qu’un Plan national d’actions a été lancé en sa faveur par le ministère en charge de l’Écologie.

Vénérée dans la Grèce antique (elle était la compagne d’Athéna, fille de Zeus et déesse des sciences de l’intelligence et de la sagesse), cette petite chouette demeure le symbole du bocage de manière générale et des prairies plantées de saules têtards en particulier. Un symbole vivant à l’image particulièrement positive ayant oublié, de nos jours, Athéna, pour se rapprocher du genre humain troquant les arbres creux pour des trous ménagés dans les murs de dépendances plus ou moins bien entretenues, une loge de pic ou quelques nichoirs disposés à son attention par des esprits attachés à sa préservation. «La chevêche d’Athéna voit ses effectifs chuter de manière plus ou moins importante selon les milieux, la nature de l’occupation des sols ou la gestion de l’espace rural. Inutile de compenser l’absence de refuges ou de sites de reproduction par la mise en place de nichoirs artificiels si les proies dont se nourrit ce prédateur ne sont pas suffisantes pour nourrir un couple ainsi que ses poussins». Pour Nicolas Pinczon du Sel, restaurer les noyaux de population de chevêche d’Athéna doit impérativement passer par une action sur les milieux, les pratiques agricoles ou la gestion des sols.

Gérer autrement

C’est toute l’ambition du Plan national d’actions lancé par le ministère et adopté par les Vignerons de la cave de Buzet qui ont choisi cet oiseau comme l’un des vecteurs de leur nouvelle politique en faveur d’une viticulture durable. «Nous avons une responsabilité, celle de préserver la nature, note Fabrice Sempé, viticulteur de Buzet. J’aime ma terre et ce qui vit grâce à elle. J’ai ainsi appris à protéger tous ceux, faune et flore, qui vivent sur mon territoire». La chevêche d’Athéna a déjà fait sa réapparition dans le domaine de Gueyze, où une demi-douzaine de nichoirs ont été mis en place sur fond de modification des modes de gestion du vignoble. «Nous sommes sûrs d’avoir au moins un individu encore présent au sein du domaine puisqu’une observation a été réalisée en décembre puis une autre en février par les ouvriers agricoles du domaine de Gueyze. Les chouettes que nous avons lâchées se sont donc bien adaptées à leur nouvel environnement.». Sébastien Labails, le responsable du pôle «vignes» à la cave, s’est investi pleinement dans ce projet et ne manque pas de souligner la pertinence des choix mis en œuvre. Cave qui vient de se voir remettre, avec la Sepanlog, le prix de la biodiversité lors des récents Trophées du mécénat nature.

Le Petit Bleu

Pas de poissons à partir de samedi si on ne pêchait qu’en Europe

Publié le 17/05/2013 à 12:58, Mis à jour le 17/05/2013 à 17:56

Si les Français ne consommaient que les poissons pêchés dans les eaux européennes, ils auraient mangé les derniers de l’année dès ce vendredi, selon une étude d’ONG pointant notre « dépendance » accrue aux produits pêchés ailleurs dans le monde pour satisfaire une consommation en hausse.

Chaque année depuis 2011, la New economics foundation (Nef) et Ocean2012, une alliance d’ONG, calculent, pour chaque pays de l’Union européenne, le jour à partir duquel il devient dépendant des importations et de la pêche menée hors des eaux européennes. Une façon pour ces organisations d’alerter sur le niveau de consommation « insoutenable » de l’Europe au regard de l’état de ses réserves de poissons.

Ce « jour de dépendance », purement symbolique, est fixé en faisant le rapport entre la production d’un pays (captures des bateaux de ce pays dans les eaux européennes et aquaculture) et sa consommation.

La France dépendrait ainsi de poissons pêchés hors des eaux européennes pour assurer 62% de sa consommation de poissons. Traduit en jours pour 2013, la France aurait ainsi « virtuellement » consommé les poissons capturés en Europe par les bateaux français dès ce vendredi et commence à dépendre de pêche plus lointaine à partir de samedi, selon les associations.

Ce jour était intervenu le 21 mai en 2012, le 13 juin en 2011 et en septembre en 1990: signe que la « dépendance » de la France s’accroît année après année, à la fois en raison d’une augmentation de la consommation et d’un épuisement des réserves, selon le rapport.

A l’échelle de l’Europe des 27, la dépendance commencera le 8 juillet, ce qui signifie que quasiment un poisson sur deux consommé dans l’UE est pêché hors des eaux communautaires.

Consommation doublée en dix ans

Pour le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), ce « jour de dépendance » est une « imposture » car il donne l’impression que « les pêcheurs font n’importe quoi ».

La part de plus en plus importante de produits non européens sur les étals français s’explique moins par la surexploitation et l’épuisement des réserves que par une hausse continue de la consommation de produits de la mer des Français, affirme à l’AFP son directeur général Hubert Carré.

« En dix ans, on a quasiment doublé la consommation », passée de 17 à 34 kg environ par an et par personne, fait-il valoir. La pêche française couvre 15% de la consommation du pays, et 50% si on écarte la consommation de deux produits phare importés, le saumon (Norvège et Ecosse) et les crevettes (Madagascar et Asie), assure-t-il.

La consommation moyenne de poissons en Europe est de 22,1 kg par an et par personne, contre 18,4 kg à l’échelle mondiale, soulignent les ONG. Seuls deux pays européens ont maintenu un niveau stable entre 1961 et 2005 — Portugal et Royaume Uni — mais « tous les autres ont accru leur consommation », ajoutent-elles.

« Environ les deux-tiers des stocks de poissons européens sont surexploités, ce qui signifie qu’ils fournissent beaucoup moins de poissons que si on leur permettait de se restaurer », selon leur rapport. Les eaux européennes peuvent « fournir à long terme des poissons et des emplois, mais seulement si ces ressources de pêche sont gérées de façon durable », ajoute le document.

La réforme de la pêche actuellement discutée au niveau européen pour « verdir » cette activité « est une occasion majeure pour restaurer ces stocks et réduire notre dépendance aux poissons non européens », indique à l’AFP Aniol Esteban, responsable environnement à la Nef et principal auteur du rapport.

La première pétition franco-espagnole pour l’ours dans les Pyrénées

Publié le 16/05/2013 à 11:12, Mis à jour le 16/05/2013 à 15:11 | 8

29 associations se sont mobilisées pour demander le renforcement et la protection de la population de l’ours dans les Pyrénées en lançant une pétition, selon France3 Midi-Pyrénées.

La première pétition franco-espagnole est ouverte sur le site du Pays de l’Ours. À l’initiative de cela, 19 associations françaises et 10 espagnoles qui demandent le renforcement de la population d’ours dans la chaîne des Pyrénées.

Actuellement, les Pyrénées françaises et espagnoles recensent 22 ours, un chiffre insuffisant pour permettre le maintien durable de cette espèce. Les associations indiquent qu’aucun «des deux noyaux constituant la population actuelle n’est viable. Celui des Pyrénées Centrales reste insuffisant, malgré les derniers lâchers. Quant à celui des Pyrénées Occidentales, composé seulement de deux mâles, il est au bord de l’extinction, alors qu’il couvre la moitié de l’aire de répartition pyrénéenne».

«une action forte et durable»

Elles demandent donc aux deux gouvernements «une action forte et durable pour la restauration dans les Pyrénées d’une population viable d’ours, via des plans de conservation et de restauration de l’espèce concertés et harmonisée».

La pétition sera envoyée au Président de la République français, au Premier ministre espagnol et aux Présidents des gouvernements régionaux de Navarre, Aragon et Catalogne.

Retrouvez notre dossier sur les ours des Pyrénées.

Almayrac. Stéphane Le Foll chez l’éco-agriculteur

Publié le 13/04/2013 à 03:50, Mis à jour le 13/04/2013 à 06:45 | 1

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a salué hier à Almayrac le rôle de l’association Sol et eau en Ségala et de son président, Jérôme Rivière, qui font de l’agro-écologie.

Saluant «des pionniers», Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a découvert vendredi à Almayrac une expérience d’agro-écologie. Ce projet est impulsé par Jérôme Rivière, président de Sol et eau en Ségala. Créée en 2012, cette association regroupe plus de trente agriculteurs qui développent des méthodes culturales respectueuses de l’environnement : pas de labour, semis directs et terres recouvertes au repos de bois raméal fragmenté (BRF). Cette matière provenant des déchets verts est fournie par le syndicat Trifyl, partie prenante du projet, qui a reçu également la visite du ministre Le Foll à Labessière-Candeil. Sous la houlette de Jean-Marc Pastor, président de Trifyl et sénateur du Tarn, une convention de trois ans a été signée pour la fourniture de BRF à Sol et eau. L’aventure a fait un grand pas le 17 novembre 2011 lors d’une journée chez Delpoux à Tanus avec Konrad Schreiber, ingénieur agronome membre de l’Institut de l’agriculture durable. Le ministre et sa suite ont visité une parcelle expérimentale qui a reçu à l’automne une couche de BRF, qui nourrit les vers de terre et active la vie microbienne du sol. Après un passage de herse étrille, Jérôme Rivière a semé un blé puis du trèfle qui prendra le relais après la moisson. «Le trèfle lèvera car il sera à son tour à la lumière», a expliqué en expert le ministre à l’assemblée. Cet exemple montre à ses yeux «qu’on peut concilier agriculture et écologie. C’est pourquoi je suis venu.»

Économies et productivité

D’après Jérôme Rivière, les premiers résultats sont probants, conjuguant économies et productivité. Dans une zone vulnérable aux nitrates, c’est aussi moins d’azote qui part à la rivière et dans le barrage tout proche de la Roucarié. Président de l’association Cegaïa de défense de l’environnement, Max Maignal ne s’y est pas trompé. Il joue depuis le départ un rôle moteur au sein de Sol et eau en Ségala.

Alain-Marc Delbouys

Climat : comment s’adapter ?

Publié le 28/05/2013 à 03:46

Voilà des années que les météorologues font tourner leurs modèles mathématiques pour tenter de dessiner notre avenir climatique. Et il n’est pas brillant si on en croit les scénarios qu’ont bâtis les experts, en particulier ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui rassemble climatologues, démographes ou sociologues… Mais il ne suffit pas de dresser le constat de ce qui nous attend à l’échelon mondial, il faut aussi, cette fois à une échelle plus territoriale, définir des modes d’adaptation au changement climatique. Et cette recherche de solutions passe dans le Grand Sud par une coopération active entre les deux versants pyrénéens.

Midi-Pyrénées et la région espagnole de Navarre ont décidé de réfléchir ensemble à la destinée environnementale du massif dont on sait qu’il sera fortement impacté par les évolutions attendues du climat. Le recul des glaciers en est le baromètre constamment observé au niveau national. Martin Malvy, président de région, et José Javier Esparza pour la partie aragonaise, ouvriront ce matin un séminaire à l’hôtel de région sur le thème : «Acteurs des Pyrénées : comment préparer votre adaptation au changement climatique ?» Des travaux placés sous l’égide de la Communauté de travail des Pyrénées, dont le «grand témoin» est l’explorateur (et tarnais) Jean-Louis Étienne. Sera présentée à cette occasion une étude pilotée par la Région et l’Observatoire pyrénéen du changement climatique (OPCC), le même qui rendait public en 2012 un volumineux rapport baptisé «Schéma régional Climat-Air-Energie de Midi-Pyrénées» Cet état des lieux a visiblement inspiré l’étude présentée ce mardi, qui n’oublie aucun secteur appelé à être fortement influencé par l’évolution du climat : le tourisme, l’élevage, les forêts, la biodiversité, les industries, ou encore la ressource en eau.

Cette enquête exhaustive relève du diagnostic par secteur, mais elle propose aussi des pistes d’adaptation à ce changement, ainsi qu’une «boîte à outils» pour reprendre un thème d’actualité. Voici donc un catalogue de nos forces et faiblesses. Dans le domaine de la pollution par exemple : certes, nous n’avons plus d’industries polluantes en Midi-Pyrénées, mais sait-on qu’ici, les émissions de CO2 liées au transport augmentent deux fois plus vite que dans le reste de l’Hexagone en raison du nombre croissant de véhicules (540 voitures pour 1 000 habitants) et du poids de nos déplacements périurbains ? 90 % de ces émissions polluantes sont produits par la route. À chacun ses défauts.

J.-M.D

Midi-Pyrénées. La filière bio se prépare à passer à la vitesse supérieure

Publié le 29/05/2013 à 09:14

Le ministre Stéphane Le Foll présente aujourd’hui son «Ambition 2017» pour la filière bio. Les mesures sont attendues en Midi-Pyrénées, première région de France en surfaces biologiques cultivées.

Êtes-vous «bio-quotidien», «bio-hebdo» ou bio-occasionnel» ? Quels que soient les cas de figure cités, si vous avez opté dans votre alimentation pour des produits de saison, exempts de pesticides et pourquoi pas vendus en circuit court, vous faites partie des 64 % de Français ayant consommé bio en 2012.

D’évidence, la filière est dynamique. Mais sa petitesse (4 % des surfaces cultivées en France) et le manque de coordination pour se développer, produire moins cher, transformer plus, etc., agissent toujours comme un handicap. D’où un premier plan 2007-2012 qui avait pour objectif d’arriver à 6 % des surfaces cultivées en bio. Puis «Ambition 2017», un second plan voulu par Stéphane le Foll qui sera présenté aujourd’hui à Paris.

En Midi-Pyrénées, où la surface en hectares surpasse toutes les autres régions de France, on se félicite des options retenues par le ministre. «Stéphane Le Foll est en phase avec les besoins du marché», explique Anne Glandières, chargée de mission pour le bio à la chambre d’agriculture de Midi-Pyrénées. «Il veut doubler le nombre d’agriculteurs, sans forcément donner un objectif en surfaces à atteindre» précise-t-elle.

Ainsi le plan Le Foll tient-il compte de la nécessité de la production bio de coller au marché. «Pour 2014 les laiteries nous redemandent des producteurs de lait bio parce que la filière se développe, alors qu’il y a deux ans nous étions en surproduction».

Autre exemple de déséquilibre sur les marchés de plein-vent du Gers où l’on observe «une saturation dans le maraîchage».

Pour la filière bio, la cohérence de production et des besoins du marché reste donc déterminante pour sa réussite.

Mais pour répondre à la demande des Français de plus en plus nombreux à réclamer du bio français près de chez eux, un autre challenge est à relever . Il s’agit de la mise en place de «missions d’appui pour le terrain» pour augmenter les productions en luttant mieux contre les parasites, les pucerons et autres bébêtes indésirables pour les fruits ou les protéagineux de la région.

«Il nous faut lever les verrous techniques» explique Mme Glandières qui parie sur des collaborations plus étroites entre agriculteurs, universitaires et chercheurs toulousains. «Toutes les réponses que l’on pourra trouver pour le bio profiteront au reste de l’agriculture. Nous sommes le laboratoire de l’innovation de l’agriculture» résume-t-elle. Et l’Europe qui va lancer ses programmes d’échange agri-recherche confirme que le bio est en mesure d’apporter des réponses à l’agriculture moderne.

En Midi-Pyrénées , on s’est déjà attelé à la tâche. Dans pas mal de lycées agricoles les fermes ont été converties au bio. Et trois stations d’expérimentation sont au travail à Auch pour les grandes cultures, à Montauban pour l’arboriculture et le raisin de table et dans le Sud Aveyron à côté de Saint-Affrique pour l’élevage. Dans le Grand Sud, le bio est une économie qui veut passer à la vitesse supérieure.


Témoignage : Laurent Paul, exploitant du «Petit grain bio» à Montclar Lauragais (31)

«Du champ à l’assiette»

Pourquoi avoir choisi de vous convertir au bio ?

J’ai pris ma décision en 2010. Je voulais produire différemment et respecter l’environnement, mais aussi valoriser mes produits. Je recherchais une concurrence plus locale qu’en conventionnel. À une trentaine de km de Toulouse, notre atout est la proximité avec les grandes villes très friandes de bio.

Quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Dans l’agriculture conventionnelle, il y a très peu de moyens techniques pour connaître le bio. Il faut donc beaucoup chercher de son côté et chez d’autres agriculteurs. Ensuite, il faut créer une rotation dans les cultures et, le plus difficile, maîtriser le salissement des parcelles. Dans la partie transformation, nous découvrons d’autres métiers, plus encore avec la vente en direct. Il faut donc gérer le commercial, la technique et la réglementation qui s’ajoutent au métier et impliquent beaucoup de responsabilités sur lesquelles nous n’étions pas vraiment au courant.

Vous êtes exploitant de grande surface et transformateur. Pouvez-vous nous expliquer ?

Je fais du plein champ avec du blé, des pois, des lentilles, des pois chiches, du sarrasin, du soja, des tournesols. Toutes les parcelles sont ensuite récoltées, stockées et triées directement à la ferme avant d’être transformées et proposées dans des écoles et restaurants.

Recueilli par Marline Blain

Trèbes. Les anti-OGM ne veulent pas de «Monsantox»

Publié le 26/05/2013 à 07:30 | 7

Environ cent vingt militants anti-OGM ont manifesté, hier, à Trèbes. De l’Hérault, de la Haute-Garonne, de l’Aude, ces femmes, ces hommes et quelques enfants, adhérents du collectif des Faucheurs Volontaires, de la Confédération Paysanne, de Greenpeace, ont défilé pacifiquement depuis le parking d’une surface commerciale dans le centre de la commune jusqu’au panneau d’entrée de la ville sur la route départementale 6113, avant de rejoindre, en fin de matinée, l’entrée de l’usine Monsanto.

Quelques jours après une action plus musclée, au lever du jour, qui avait vu plusieurs d’entre eux participer à une intrusion sur le site industriel de traitement de semences céréalières, cette manifestation était inscrite dans une journée internationale contre Monsanto. «Ni dans les champs, ni dans les assiettes, nous ne voulons pas des OGM», ont scandé ces militants d’une «agriculture propre». Grimés, costumés, emmenés par un des leurs ceint d’une écharpe tricolore, ils ont rebaptisé Trèbes «Monsantox». Une action symbolique visant à dénoncer la connivence de la municipalité trébéenne avec les intérêts de l’industriel américain.

Contre l’extension du site

«Monsanto : les meilleurs produits s’appellent Bénéfice» était inscrit sur une banderole brandie comme un trophée de guerre, une prise de la Confédération Paysanne qui renvoie aux messages du semencier à la fin des années 1990. Des riverains opposés à l’extension du site industriel s’étaient joints au cortège. Lesquels ont déposé un référé contre le permis de construire qui sera instruit par le tribunal administratif, à Montpellier, le mardi 4 juin. Si les forces de l’ordre attendaient de pied ferme ces anti-OGM quelques jours plus tôt, ce regroupement a été libre de ses mouvements d’un bout à l’autre de la matinée.

A Toulouse, environ deux cent personnes se sont rassemblées place Saint-Etienne, près de la préfecture, appelant au principe de précaution alimentaire et exigeant une alimentation sans OGM ni pesticides.


Les réponses de Monsanto

Matthieu Beaulaton et Yann Fichet, responsables de Monsanto, ont voulu répondre aux accusations des militants anti-OGM

La banderole «Non aux OGM» vous a fait réagir, pourquoi ?

Monsanto ne récolte aucune semence génétiquement modifiées dans l’Aude, ni sur le territoire français où la culture d’OGM est interdite. En décembre 2012 nous avons cessé d’utiliser le site de Trèbes comme plateforme de transit de semences qui étaient destinées à l’Espagne, ces transports étaient légaux et déclarés auprès des autorités compétentes.

Vous persistez à dire que l’usine de Trèbes produit des semences conventionnelles ?

Quand on parle de production de semences à l’échelle mondiale, la France s’impose d’elle-même. Le département de l’Aude est connu pour être un des premiers producteurs de semences de qualité. Ce territoire est en mesure de répondre aux besoins en France et en Europe, c’est la raison qui nous a poussés à choisir Trèbes

Recueilli par C.A

Auzeville-Tolosane. Moins de pesticides dans nos assiettes ?

Publié le 26/05/2013 à 03:47, Mis à jour le 26/05/2013 à 09:00 | 6

Une matinée porte ouverte avait lieu ce mercredi sur l’exploitation du lycée agricole, en présence de Monsieur Patrick Mignon, proviseur du lycée, et deux représentants, ainsi que co organisateurs, de la chambre d’agriculture de haute Garonne, le Président et Melle Olivia Chevallet, Responsable pôle végétal et entreprise.

Cette matinée, qui se prolongeait dans l’après-midi à Verfeil, permettait de confondre les résultats de test «grandeur nature» des techniques permettant de réduire l’utilisation des produits éco-phyto ou produits phytosanitaires (communément appelés pesticides), tout en maintenant une agriculture économiquement performante, et d’en évaluer la faisabilité et la reproductibilité.

Selon Olivia Chevallet, «ces exploitations sont des lieux privilégiés de démonstration, de formations et d’échanges. Ces produits ont entre autre, un impact sur la santé des agriculteurs et celles des consommateurs.

Pour cela les agriculteurs sont bien placés pour être force de proposition sur des méthodes futures de réduction des pesticides. Des techniques permettant de réduire la pratique chimique tout en augmentant les pratiques mécaniques.» Autrement dit choisir des semences adaptées, semer plus tard, allonger les cycles de rotation des cultures ou augmenter la rotation et la variété des cultures de céréales.

Des Solutions alternatives qui nécessitent des remaniements importants au sein de l’ensemble de la filière. Et monsieur Yvon Parayre rappelle que «la profession peut paraître réfractaire à ce type d’expérimentation, car le monde agricole souffre de contraintes administratives et environnementales. Il est cependant nécessaire de mettre en place des fermes qui apportent des solutions pour l’environnement.

Malgré le climat actuel très humide, des cultures par conséquent en souffrance (porteuse de maladie) et des passages dans les champs moins aisés, onze fermes sur le Lauragais, ont décidé de rejoindre ce réseau.»

C.P.

Verfeil. Moins de pesticides dans les Fermes Dephy

Publié le 25/05/2013 à 03:49

Mercredi, la Chambre d’agriculture de Haute-Garonne organisait une journée portes ouvertes sur le réseau Ecophyto. Animée par Aymeric Desarnauts, la manifestation a mis en avant les outils développés afin de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, notamment les pesticides, dans la filaire agricole française. Ainsi, depuis 2008, à l’initiative du ministère de l’Agriculture, les acteurs du plan Ecophyto ont créé le Certiphyto pour valider les compétences des éleveurs et cultivateurs impliqués. A ce jour, 200 000 professionnels du secteur ont acquis leur Certiphyto. Les exploitations agricoles qui suivent cette démarche sont appelées les Fermes Dephy.

Après une présentation du plan Ecophyto et la visite des installations du lycée agricole de la Cité des sciences vertes de Castanet-Tolosan, les participants à la journée portes ouvertes de mercredi se sont rendus à Verfeil dans le centre culturel En Solomiac, où ils ont profité d’un buffet de produits locaux. Puis, l’après-midi fut largement consacrée à la visite de l’exploitation de Jean-Christophe Lapasse, agriculteur verfeillois. Les retours d’expériences mutualisés des fermes Dephy, telles que celle de Jean-Christophe Lapasse, améliorent sans cesse le rendement des exploitations Ecophyto.

Car, outre le caractère écoresponsable de la démarche, l’aspect économique n’est pas négligé. Ainsi, par une réflexion accrue sur la rotation des cultures, le recours au désherbage mécanique, ou encore le choix de variétés peu sensibles aux maladies, les rendements affichés par l’exploitation de Jean-Christophe Lapasse autorisent des marges économiquement viables. De fait, la dynamique du plan Ecophyto convertit de plus en plus de professionnels aux atouts d’une agriculture dont sont issus des produits de qualité, tout en optimisant l’empreinte écologique de la filière.


Le chiffre : 99

hectares>cultivés. La superficie de l’exploitation de Jean-Christophe Lapasse s’étend sur 99 hectares, dont 22 sont consacrés à l’agriculture biologique.

Limiter l’usage des produits phytosanitaires

Le réseau FERMEcophyto vise à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, tout en maintenant un niveau de production élevé, tant en qualité qu’en quantité.

La journée nationale des coopératives FERMEcophyto s’est déroulée hier.

Cette opération est organisée par le réseau In Vivo Agro et pilotée par le ministère chargé de l’agriculture. Hier, 140 agriculteurs du groupe Val de Gascogne se sont rassemblés, à Leboulin, dans l’exploitation de Vincent Blagny. Ils ont échangé sur les nouvelles techniques et ont évoqué diverses pistes d’amélioration permettant de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires tout en conservant une production quantitative et qualitative.

Réflexion globale sur les pratiques agricoles et leurs impacts

«L’intérêt est à la fois économique et écologique. Nous devons apprendre à utiliser ces produits uniquement lorsque c’est nécessaire. Il existe de nombreuses techniques alternatives comme le binage, l’allongement des rotations ou encore l’agriculture de précision qui permettent de préserver l’environnement et de pérenniser les exploitations. Nous avons des solutions, c’est à nous de les utiliser», explique Vincent Blagny, membre du groupe FERMEcophyto.

Après une réunion plénière, les agriculteurs ont participé à cinq ateliers sur la biodiversité et les aménagements paysagers, le désherbage mécanique, la gestion des pollutions ponctuelles, l’agronomie et enfin sur l’agriculture de précision et les outils d’aide à la décision.

La coopérative Val de Gascogne compte 5.000 adhérents, douze d’entre eux font partie du réseau DEPHY. Au total, huit fermes sont situées dans le Gers et quatre dans le département de la Haute-Garonne. Elles se sont toutes engagées dans une démarche de réduction de l’usage des pesticides. Tout en améliorant la compétitivité de leur exploitation, elles maintiennent une production de qualité et tentent de réduire l’impact des pratiques agricoles sur la qualité de l’eau, de l’air et de la biodiversité.

La journée s’est terminée autour d’un repas convivial, sublimé par les produits régionaux et les vins de terroir. L’ensemble des agriculteurs participants pourra retrouver sur le site internet d’InVivo les témoignages, les actions qui ont été réalisés et obtenir les résultats qui ont été établis, hier. «Cette manifestation est importante. Elle permet de mettre en exergue le travail de chacun et de découvrir de nouvelles techniques», conclut satisfait Patrick Desangles, directeur général adjoint de Val de Gascogne.


le chiffre

Le chiffre : 1900

Fermes DEPHY > En France. Les exploitations du réseau DEPHY adoptent des systèmes de culture plus économes en produits phytosanitaires, tout en continuant à assurer une production qualitative et quantitative. Elles sont aussi des lieux d’échange et de formation. La coopérative Val de Gascogne compte douze fermes appartenant à ce réseau, huit d’entre elles sont situées dans le Gers et quatre dans le département de la Haute-Garonne.

Lucie Poulvélari

Bruxelles recule sur l’étiquetage de l’huile d’olive

Publié le 23/05/2013 à 15:18

(AFP) – La Commission européenne a été contrainte vendredi de retirer ses propositions visant à mieux informer les consommateurs sur l’origine et la qualité de l’huile d’olive en raison du blocage de plusieurs pays du nord.

« J’ai décidé de retirer la proposition de réglementation, car elle n’a pas obtenu un soutien suffisant lors d’un vote (des États membres) la semaine dernière », a annoncé le commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos.

« Quinze États l’ont soutenue, mais cela n’a pas suffi à former une majorité qualifiée » , a-t-il expliqué. Un front de pays conduit par l’Allemagne a bloqué la proposition de réglementation pour éviter de gêner le secteur de la restauration.

Dacian Ciolos a annoncé son intention de présenter « une nouvelle proposition » qui tienne compte de toutes les positions, des pays producteurs et des pays consommateurs, mais il n’a pas précisé quand. « Si je le savais, ce serait déjà fait », a-t-il lancé visiblement contrarié. « Je travaille pour l’intérêt général », a-t-il ajouté

Les mesures du projet retiré devaient entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Elles imposaient un étiquetage devant indiquer « de façon plus visible et lisible la dénomination du produit et son origine ». Mais la mesure la plus contestée était un système de protection pour empêcher la réutilisation des bouteilles d’huile d’olive dans les restaurants après épuisement du contenu mentionné sur l’étiquette. Une mesure destinée à éviter la tromperie des clients.

Bruxelles avait présenté en juin 2012 un plan d’action qui entend venir en aide aux producteurs d’huile d’olive de l’Union européenne, confrontés à des prix très bas, en essayant de renforcer leur compétitivité et leur image de marque, tout en informant mieux les consommateurs.

D’autres dispositions prévoient une augmentation des contrôles sur la qualité de l’huile d’olive dès 2014, ainsi qu’un renforcement des sanctions en cas de fraude.

L’UE est le premier producteur, consommateur et exportateur d’huile d’olive au monde.

Castelginest. La grande «faite» de la nature se prépare

Publié le 16/05/2013 à 03:47, Mis à jour le 16/05/2013 à 09:22

Le 29/09/2013

Retenez la date du 29 septembre. C’est celle choisie pour la première journée de sensibilisation à l’écologie qui se tiendra à la salle polyvalente. Les organisateurs voulaient nommer leur action «Castel en vert et pour tous» Mais le mot vert ayant une connotation un peu trop politique à leurs yeux, ils l’ont rebaptisée «La faite de la nature, nos enfants nous remercierons».

Faite, un néologisme de faire (agir) et fête. La seconde partie du nom fait référence au film «Nos enfants nous accuserons», de Jean-Paul Jaud, qui sera d’ailleurs présent an tant que parrain de la manifestation. C’est en assistant à la projection du film «Tous cobayes», du même réalisateur, que Florence Vignau a eu l’idée de ce gigantesque projet. «J’ai reçu un véritable uppercut. J’ai pris alors conscience de la nécessité de protéger mes enfants des dérives du consumérisme», explique-t-elle. Elle n’a eu aucun mal à convaincre une poignée de jeunes parents qui, l’été dernier, avaient mené à ses côtés une âpre lutte contre l’épandage aérien de pesticides. Leur pétition avait alors permis de suspendre l’arrêté préfectoral de début juillet autorisant ces traitements.

«Être écolo n’est pas rasoir»

«Nous souhaitons que cette journée du 29 septembre soit une grande fête, pour prouver qu’être écolo n’est pas rasoir» scandent les organisateurs. Tous ceux que l’écologie intéresse découvriront sur place des conférences, des ateliers pratiques, des stands de produits écolos. Les mômes seront bichonnés avec Fredo auteur d’un spectacle pour enfants, Ludimonde et ses jeux surdimensionnés. Un concours de dessin sera organisé dans les écoles de Castelginest. Côté musique, la batucada de Blocodaqui servira de fil vert entre les divers points d’intérêt. On parle aussi d’un concert avec les Bombes de Bal.

Une fête pour changer les choses car comme le dit si bien Jean-Paul Jaud «c’est la première fois que dans l’histoire de l’homme, on hypothèque ce que l’on va laisser à nos enfants.»

Toutes les idées, les bénévoles et les soutiens financiers sont les bienvenus pour mener à bien cette action que Florence souhaiterait pérenniser

Contact : Florence Vignau – Tél. : 06 16 45 60 68 – florencevignau.sophro@neuf.fr

Sur les routes départementales, les herbes hautes gênent-elles la visibilité ?

Publié le 27/05/2013 à 03:49, Mis à jour le 27/05/2013 à 10:34 | 20

Depuis lundi 13 mai, en bordure des routes départementales, c’est aussi la grande coupe de printemps. Depuis deux ans, le conseil général a choisi de favoriser la biodiversité en laissant la nature se développer près des axes routiers. «Avant, on coupait à ras. Désormais, on laisse 15 centimètres, en agissant le plus tard possible dans l’année, tant que ça ne gêne pas la visibilité», explique Gregory Mayeur, directeur de la voirie au conseil général de la Haute-Garonne. Le but : laisser se développer la flore, notamment des espèces rares, qui sont ensuite étudiées par le conservatoire botanique.

Concrètement, dans certains endroits, il peut y avoir une hauteur de 50 centimètres, jusqu’en juin. Le fauchage est réalisé en trois étapes (mi-mai, mi-juin et septembre). «Les zones sont bien repérées, dans des endroits où cela ne pose pas de problème de visibilité», assure-t-il. Le conseil général a aussi fait haro sur les produits phytosanitaires sur les îlots et ronds-points. «Nous sommes passés de 6 000 litres à 55 litres par an», s’enthousiasme Grégory Mayeur. La conséquence de cette politique est là : l’herbe est haute. Et malgré les précautions, parfois trop. Certains automobilistes ont remarqué la dangerosité de routes, de ronds-points, de virages. «À Fontenilles, jusqu’à récemment, il y avait des herbes hautes au niveau de la sortie de la rocade, en allant dans le village. C’était gênant dans un virage dangereux. Il n’y avait vraiment pas de visibilité, donc au lieu de le passer à 70 je le passais à 40 km/h», note Pauline, une jeune conductrice de 20 ans. «J’ai remarqué une gêne, mais ça n’a pas encore créé d’incident particulier», note Claudine Ladevèze, directrice de l’Automobile Club du Midi.

Cette hauteur des herbes a été aussi identifiée par Bernard Ladeveze, responsable régional de la Prévention routière. Mais, pour lui, le danger n’est pas prouvé. Au contraire. «Quand l’herbe est haute, on peut manquer de visibilité mais les conducteurs ont donc tendance à ralentir. Car il faut savoir que plus l’horizon est dégagé plus les gens accélèrent. Dans 70 % des cas, les accidents mortels ont lieu quand la route est bien droite et par beau temps. Et si le secret pour lever le pied, était finalement de laisser les herbes hautes pousser ?

Paul Carcenac

Bessières. Une serre tropicale pour héberger les tortues

Publié le 19/05/2013 à 03:48, Mis à jour le 19/05/2013 à 08:52

Il y a sept ans, nul ne croyait à cette aventure jugée farfelue voire, pour certains, totalement folle. Mais la passion a eu raison des incrédules.

Aujourd’hui, Kelonis n’est plus un projet mais une belle réalité. A Bessières, à quelques encablures de la forêt de Buzet, sur 40 hectares, le futur parc à tortues se construit de jour en jour. Sûrement, mais lentement, à l’image des reptiles qu’il abritera bientôt, ce site unique est déjà devenu le lieu privilégié de la faune et la flore ici préservée par le maître des lieux, Jérôme Maran. Ce dernier y consacre simplement… toute sa vie. Et il espère maintenant ouvrir son monde au public à la fin de l’année prochaine. Cette ouverture sera cependant soumise à autorisation préfectorale après examen de l’enquête publique en cours actuellement. Cette décision pourrait arriver avant l’automne. Chose faite, Kelonis pourra alors proposer son lot de découvertes en pleine nature mais également en immersion totale dans le monde secret des tortues.

Onze bassins

En attendant, Jérome Maran trace sa route porté par sa passion mais aussi un lot de bonnes nouvelles comme celle-ci, toute fraîche : la ville de Bessières vient tout juste de lui accorder le permis de construire pour la future serre tropicale. Le futur bâtiment de verre a été imaginé par le cabinet d’architectes toulousain Empreintes. D’une surface de 1 200 m2, il sera conçu pour assurer les meilleures conditions de vie aux quelque 300 tortues sur les 1 600 actuellement hébergées dans le Lauragais par l’association le Refuge des Tortues. Diverses espèces seront visibles, géantes, des Galapagos, des Seychelles… toutes pourront être observées dans le plus grand respect.

Onze bassins ont été construits à cet effet où divers continents seront représentés pour associer le bonheur de ces «dames» à une vraie démarche pédagogique. Les écoles pourront par exemple découvrir ce monde merveilleux que des bassins en coupe dévoileront au fil des pas. «C’est tout simplement génial ! Certes, tout ceci peut sembler pharaonique aux yeux de certains, mais qu’importe. Grâce à mon ami Étienne Despouys, patron d’Americafer, à la ville de Bessières, à la société Cemex et de nombreuses personnalités politiques, nous avons déjà pu avancer sur ce magnifique projet. Et nous venons d’acquérir 12 hectares supplémentaires dédiés à la biodiversité. Ce parc où les visiteurs pourront observer les cygnes, oies, canards, hérons, grues grenouilles, la diversité de la flore aussi est aujourd’hui bien avancé. Nous pouvons maintenant nous attaquer à la serre… !», confie le passionné.

Mais un bonheur n’arrive jamais seul. Déjà labelisé refuge LPO (Ligue Protectrice des animaux), Kelonis vient également de signer une convention avec l’emblématique association Nature Midi-Pyrénées. Ses membres lui apporteront leur expertise et un savoir-faire utile pour gérer au mieux cet espace grandiose qui suscite de plus en plus la curiosité.

Kélonis, un projet fou ? Dans un sens, oui. Mais aussi et surtout un vrai paradis vert aux portes de Toulouse, où la nature nous rappellera combien il est important pour notre espèce de préserver toutes celles qui nous entourent.

Emmanuel Haillo

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