Revue de presse CLDD 27 04 2013

SOMMAIRE

Dimanche, l’impossible procès de la centrale de Golfech.

Il cultive et recycle les déchets.

La révolution électrique en marche.

Tournefeuille. Une aide pour créer son potager

Fronton. Jean-Michel, le miel et les frelons.

« En vie, aux frontières du design »: des organismes vivants pour fabriquer demain.

Pesticides : le ras-le-bol des apiculteurs.

Tendance au naturel durable.

Trèbes. Les anti-OGM s’invitent chez Monsanto.

Tournefeuille. Il photographie les insectes menacés.

Colomiers. Course écologique en pleine ville.

Fronton. La ville dit adieu à toutes ses paperasses.

La station d’épuration de Conques-Villalier équipée de géotubes

Halte au gaspillage alimentaire.

Découvrir la ferme aux algues à Gayan.

Penne-d’Agenais. C. Frégard, productrice de plantes aromatiques

Saint-Geniès-Bellevue. Transition énergétique : débat constructif

Salviac. La méthanisation ou créer du biogaz avec du lisier

Carbios invente le plastique qui s’auto-dévore.

Environnement : petit précis sur 5 écolabels pour consommer responsable

Villemur-sur-Tarn. Un repas 100% local par semaine à la cantine

Le ministre Stéphane Le Foll et la céréalière sans labours.

Depuis 100 ans, ils volent au secours des oiseaux.

 

Dimanche, l’impossible procès de la centrale de Golfech

Publié le 20/04/2013 à 03:47

Le collectif Transition énergétique 47 et l’association Stop Golfech organisent, dimanche 28 avril, un rassemblement festif devant la centrale nucléaire, et sur la place du village.

Par cette action pacifique, les associations antinucléaires entendent marteler leur message essentiel : non à l’énergie nucléaire, et oui à la fermeture du site EDF de Tarn-et-Garonne.

«Nous appelons à la création de territoires à énergies positives, souligne Monique Guittenit, l’une des organisatrices. Nous défendons le solaire thermique, le photovoltaïque ou encore la biomasse. Autant d’énergies propres et créatrices d’emplois.»

Tout débutera dimanche par un pique-nique, dès 12 h 30. Des artistes créeront une sculpture à partir de vieux radiateurs (les donateurs sont les bienvenus). «Il s’agit par-là de condamner tout le gaspillage lié au chauffage électrique, qui représente en France la production de dix réacteurs nucléaires, qui coûte beaucoup à notre pays puisque en cas de surconsommation, il faut acheter de l’électricité à l’étranger. EDF a rendu dépendants ses consommateurs…»

À 16 heures, sur la place du village de Golfech, la compagnie Brut de béton interprétera la pièce «L’Impossible Procès». Avec humour, on jugera l’accusé du jour : l’énergie nucléaire. Les spectateurs pourront ensuite intervenir dans ce procès fictif, en qualité de témoins.

Dimanche 28 avril de 12 h 30 à 17 h 30 à Golfech (82), participation libre.

Il cultive et recycle les déchets

Publié le 13/04/2013 à 03:47, Mis à jour le 13/04/2013 à 09:07

Gérard Sanchez est le prototype de l’agriculteur moderne. Responsable d’une exploitation de 300 hectares, le céréalier de Leboulin a reçu le trophée régional CerFrance 2013 de l’économie de proximité. Une distinction récompensant la diversification des activités et la contribution au développement local. Car le Gersois ne se contente plus de cultiver des céréales. Depuis 2006, il gère avec son fils et son neveu plusieurs autres composantes : récupération des boues d’épuration d’Auch et des déchets verts pour du compostage, valorisation de gravats provenant des professionnels du bâtiment et de la déchetterie. Une idée obtenue par la force des choses, reconnaît le principal intéressé. «Je suis agriculteur depuis les années 1970. Et en l’espace de quelques mois, on s’est retrouvé à cinq sur l’exploitation. C’était beaucoup trop». Profitant de la récupération des boues et d’une carrière située à 50 mètres, l’agriculteur se lance dans l’aventure. Avec succès. Chaque déchet récolté est recyclé. Les boues sont utilisées sur sa propre exploitation ou par d’autres agriculteurs du département. Une fois compostés, les déchets verts partent en direction des parcs et jardineries locaux. Les gravats, eux non plus, n’échappent pas à la règle. «On en a revendu dernièrement pour empierrer un bâtiment photovoltaïque. Mais ça nous sert plus souvent pour des chemins ruraux ou des cours de ferme.»

Et pour éviter tout enchevêtrement, les tâches sont bien définies. Le fils gère le compostage, le neveu la partie agriculture et Gérard Sanchez supervise l’ensemble. Seul inconvénient pour l’agriculteur du XXIe siècle , gérer les appels d’offres mais aussi conserver et maintenir les emplois. Un travail fastidieux. «Il nous faudrait presque une sixième personne pour ne pas avoir de souci.»

Jérémy Mouffo

 

La révolution électrique en marche

Publié le 11/04/2013 à 08:18

Un important projet de recherche et de développement, baptisé «So Grid», sera lancé aujourd’hui à Toulouse dans le cadre de l’ouverture du forum Futurapolis.

Nom de code : So Grid. Ce terme anglo saxon désigne l’une des nombreuses clefs d’un formidable défi technologique et industriel lancé, à l’échelle européenne et en France, dans le cadre de la transition énergétique. Il s’agit d’un projet de recherche et développement dont l’objectif est de contribuer à rendre plus «intelligent» le réseau électrique. Il sera dévoilé, aujourd’hui, à Toulouse, par un consortium d’entreprises et d’universités françaises chargées de sa conception et de sa mise en œuvre.

Un projet piloté depuis Toulouse

L’expérimentation, qui sera pilotée depuis Toulouse, va consister, en substance, à faire circuler dans les réseaux électriques, aux côtés des traditionnels électrons, des données informatiques. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont mises à profit pour rendre le réseau électrique plus interactif et efficace.

«Cela suppose de créer des composants électroniques, des algorithmes, de nouveaux équipements interconnectés afin de mieux maîtriser la distribution de l’électricité, notamment lors des pics de consommation, de dialoguer entre le consommateur et les gestionnaires des réseaux et d’intégrer les flux énergétiques issus des énergies renouvelables» explique un spécialiste.

So Grid, cette mini-révolution technologique, outre le fait qu’elle pourrait, à terme, dynamiser la filière industrielle, s’inscrit dans un champ de recherche beaucoup plus vaste, celui des «Smart Grid*». Les enjeux sont colossaux, les défis considérables.

L’institut Montaigne, un cercle de réflexion sur les questions de société, évalue les besoins financiers pour adapter les réseaux électriques entre 22 et 25 milliards d’euros d’ici 2020 en France.

Des défis liés à la transition énergétique

Le réseau électrique du futur devra notamment répondre aux défis de la transition énergétique : intégrer les énergies renouvelables (EnR) dont la part en France dans la consommation finale d’énergie devra être portée à 23 % d’ici 2020 ; piloter les nouveaux usages des consommateurs dans un contexte ou le prix de l’électricité va irrémédiablement augmenter alors que la demande est en constante augmentation.

En Midi-Pyrénées, où le schéma régional climat air énergie prévoit d’ici 2020 une augmentation des EnR de 3000 mégawatts, la consommation d’électricité a progressé de 6,4 % depuis six ans. Qu’en sera-t-il demain avec la hausse probable du parc des véhicules électriques qui permettrait de réduire la dépendance au pétrole ? Comment intégrer l’énergie produite par les particuliers, les entreprises grâce notamment aux panneaux photovoltaïques ? Comment répondre rapidement aux exigences de consommateurs de mieux en mieux informés ?

Stocker l’électricité, une réalité

Déjà, des expérimentations sont conduites pour stocker l’électricité. «Un particulier qui produit de l’électricité, via le soleil ou le vent, pourrait stocker dans des batteries une partie de cette énergie excédentaire plutôt que de la renvoyer sur le réseau. Cette énergie pourrait servir éventuellement à lisser les pics de consommation, voire à alimenter la voiture électrique et donc à réaliser des économies» imagine ce spécialiste des questions liées à l’énergie.

La mise en œuvre prochaine des compteurs intelligents Linky, qui devraient équiper 35 millions de consommateurs, et, à une moindre échelle, le lancement à Toulouse de So Grid, participent de cette évolution vers la création de réseaux intelligents, et très sécurisés, qui permettront des économies, limiteront les pannes, et relieront des millions de citoyens.

(*) : Réseau de distribution d’électricité «intelligent»

Le lancement du projet So Grid a lieu aujourd’hui à 15 h 45 au centre des congrès Pierre Baudis à Toulouse en présence de Michèle Bellon, présidente du directoire d’ERDF, de Thierry Tingaud, PDG de STMicroelectronics France, de Pierre Cohen, maire de Toulouse et de François Moisan, directeur stratégie et recherche de l’Ademe.

SB

Tournefeuille. Une aide pour créer son potager

Publié le 26/04/2013 à 03:49, Mis à jour le 26/04/2013 à 08:53

Débuter un potager peut être une alternative à la crise économique.

Un potager de 60 m2 peut nourrir une famille de quatre personnes durant plusieurs mois.

L’Association des Jardiniers de France, l’association des Jardiniers de Tournefeuille et l’association Potageons œuvrent pour les jardiniers débutants. Rencontre avec Emmanuelle Boisseleau. Elle accompagne, comme de nombreux intervenants, des groupes sur le terrain durant une demi-journée pour expliquer les techniques de bases du potager.

Quelles techniques simples donnez-vous pendant ces formations ?

Savoir à quelle profondeur planter tel légume, connaître la bonne distance à laisser entre les rangs, comprendre comment agencer au mieux sa parcelle pour que le potager permette un maximum de rendement… Un peu de théorie, beaucoup de pratique et le jardinier est prêt pour expérimenter chez lui toutes les joies d’une activité réputée pour avoir des vertus anti-stress et amincissantes auquel s’ajoute le plaisir de savourer une production saine sans passer par la case supermarché…

Qui vient vous voir ?

Comme Laurence, mère au foyer, tout le monde peut participer aux ateliers pratiques pour se faire la main sur de petites parcelles de quelques mètres… L’utilisation de la Grelinette pour ne plus avoir à retourner le sol, l’apprentissage du «nœud magique» pour tuteurer les tomates avec facilité, la connaissance des plantes utiles pour éloigner les pucerons… Elle peut ensuite refaire facilement ce qu’elle a appris avec rapidité dans son jardin. Réduire les maladies des plantes, c’est aussi très important confie Emmanuelle pour ne plus utiliser de pesticides et fongicides dans son jardin et attirer les abeilles qui fécondent en grande partie notre potager. Il est donc nécessaire de fortifier notre jardin. Les feuilles de consoudes au pied les aubergines, c’est une idée par exemple, à essayer et les résultats sont garantis. Autre truc, les feuilles de tanaisie. Elles tiennent les altises à distance des choux et des radis…

Est-ce que le paillage est important ?

Oui mais pas n’importe quand… pour cela rendez-vous aux jardins familiaux

Fronton. Jean-Michel, le miel et les frelons

Publié le 26/04/2013 à 03:47, Mis à jour le 26/04/2013 à 08:48

L’année 2012 a connu l’implantation de plusieurs nids de frelons asiatiques à Fronton et dans les communes alentours. On a pu les déceler d’ailleurs tout cet hiver à travers les branchages dévêtus de feuilles de nombreux arbres. Pour limiter la prolifération de ces insectes dangereux, jusqu’au début mai, c’est le moment de piéger les reines fondatrices des colonies de frelons asiatiques.

«Des pièges assez simples peuvent être réalisés à partir de bouteilles en plastique vide coupées au tiers supérieur et dont la partie haute sera placée à l’envers de sorte de faire un entonnoir», explique Jean-Michel Hubert, passionné d’abeilles depuis sa plus tendre enfance, qui s’est lancé voilà cinq ans dans l’élevage et la production de miel route de Fabas. «Puis vous fixez les deux parties avec du ruban adhésif large et il suffit ensuite de percer quelques trous avec un bout de fer chauffé pour permettre aux petits insectes de s’échapper. Au fond de la bouteille, verser un verre de bière brune et du sirop de grenadine. Les pièges seront pendus à un arbre, de préférence au soleil, à une hauteur de 1,50 m à 2 mètres.»

Effet garanti : dame frelon raffole de ce cocktail. D’autres pièges en vente en jardinerie sont tout aussi efficaces. Certains sont percés en dessous et permettent à l’insecte de rentrer en vol stationnaire ce que fait difficilement l’abeille sur ce style de piège. Ces derniers ont la préférence de Jean-Michel Hubert.

L’apiculteur produit du miel d’acacia destiné aux tartines du matin ou à l’accompagnement de fromage de chèvre, miel toutes fleurs, plus fort, idéal pour cuisiner, du miel de printemps issu des arbres fruitiers en fleurs et aux aubépines ainsi qu’un miel de tournesol d’un jaune brillant idéal pour tartiner car très crémeux.

Alors pour préserver au mieux la fidèle tartine du petit-déjeuner, pensez à piéger le frelon avant la mi-mai.

« En vie, aux frontières du design »: des organismes vivants pour fabriquer demain

Publié le 25/04/2013 à 16:32, Mis à jour le 25/04/2013 à 18:11

Faire pousser ses chaussures, son blouson ou sa maison grâce à des organismes vivants pourrait bien devenir une simple habitude, tout comme imprimer des algues pour se nourrir ou avoir recours à des abeilles pour fabriquer de la vaisselle.

C’est ce que montre une exposition intitulée « En Vie, aux frontières du design », conçue avec l’université des arts Saint Martins de Londres, qui s’ouvre vendredi à la l’Espace Fondation EDF à Paris.

S’appuyant sur les dernières innovations de la biologie synthétique et des nouvelles technologies du design, elle propose, à travers une série de prototypes, installations et machines, de découvrir le travail de designers et chercheurs internationaux qui utilisent des matériaux vivants pour produire tout ce dont nous avons besoin pour vivre au quotidien.

Des champignons, des bactéries, des abeilles ou des plantes fabriquent ainsi chaises, vêtements, nourriture, énergie et les maisons poussent grâce à la technique ancestrale arboricole de la greffe en respectant l’environnement et la planète.

« Ce mouvement a démarré il y a environ trois ans et entraîne des modes de production très nouveaux qui ont un impact énorme sur le design et l’architecture, qu’il s’agisse d’habitat, de mobilier, de design culinaire, de textile, de mode, d’énergie », explique Carole Collet, commissaire et maître de conférence en textiles du futur à l’université de Saint Martins à Londres.

Décliné en cinq parties, le parcours, poétique et pédagogique, entraîne le visiteur dans l’univers de designers « plagiaires », « nouveaux artisans », « bio-hackers », « nouveaux alchimistes » ou « agents provocateurs ».

Une immense « suspension » du Canadien Philip Beesley, comprenant des milliers de composants légers équipés de microprocesseurs qui imitent cristaux et plumes, réagit aux mouvements tel un organisme vivant.

Les textiles intelligents de la Britannique Elaine Ng Yan Ling imitent les écailles de pommes de pin s’ouvrant et se refermant avec les changements de température et le taux d’humidité, et une structure architecturale croît comme une plante en réagissant aux phototropisme (réaction à la lumière), géotropisme (réaction à la gravité) ou thigmotropisme (réaction au toucher).

« Peaux murales »

Le Français Emile de Visscher fait pousser des perles avec une nacre issue d’un composite de verre plongé dans différents bains de céramique, d’eau et de plastique soluble.

Des Américains imaginent des « peaux murales » qui imitent le comportement des cellules de la peau avec une consommation d’énergie minimale.

Un « bioprinter » (Marin Sawa) permet de cultiver et d’imprimer des micro-algues comestibles à usage domestique et des bactéries « digèrent » de la cellulose pour fabriquer des textiles dont sont issus chaussures et blousons (Suzanne Lee).

Tomas Libertiny défie la production de masse en utilisant 60.000 abeilles pour fabriquer un vase, l’Américain Philip Ross s’intéresse à des champignons qui transforment la sciure de bois en concrétions pour fabriquer chaises et briques. D’autres inventent un habitat qui pousse à volonté à partir d’arbres greffés ou de l’énergie produite avec de la mousse de sous-bois.

La réflexion va très loin avec des projets basés sur « la reprogrammation du vivant » et l’association de la chimie ou de la biologie avec la robotique et les nanotechnologies pour créer des organismes hybrides comme les drones agricoles du futur.

Des agents chimiques sous forme de gouttelettes pourraient permettre de recréer un récif mi-synthétique, mi-naturel actif, pour sauver Venise menacée d’effondrement par l’érosion.

Une dernière partie consacrée à « l’écologie high tech » interroge l’éthique, comme la fusion de matériel génétique humain avec le génome du cactus, des microrobots alimentés par des poussières domestiques qui s’occupent de nos corps ou encore le « rétrécissement » des êtres humains afin d’économiser les ressources de la planète.

(« En Vie » , Espace Fondation EDF, 6 rue Récamier 75007 Paris- du 26 avril au 1er septembre, entrée gratuite).

© 2013 AF

Pesticides : le ras-le-bol des apiculteurs

Publié le 19/04/2013 à 08:39 | 1

Des apiculteurs ont investi, hier, les locaux de la DRAAF à Toulouse pour revendiquer une utilisation mesurée des pesticides qui «tuent nos abeilles».

«La terre, l’eau, l’air, tout y passe ! Plus rien n’échappe à la contamination chimique : les abeilles en crèvent, à quand le tour des humains ?» Ainsi débute le manifeste de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP) dont une poignée de membres, en coopération avec la Confédération paysanne, ont hier après-midi investi les locaux de la Direction régionale de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt de Midi-Pyrénées (DRAAF) à Toulouse. Ils y sont restés une heure et demi, histoire de «faire une piqûre de rappel» au gouvernement. Ces apiculteurs en colère, issus de plusieurs départements de la région, sont venus déposer en main propre leurs revendications, «dans l’espoir que le document remonte jusqu’à Paris»,explique Denis Sapène. Responsable de cette action-éclair hier à la DRAAF, cet apiculteur en Haute-Garonne est à lui seul un cas d’école en matière de mortalité des abeilles à cause des néonicotinoïdes, ces insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes et les tuent. «Dans une ruche, vous avez, l’hiver, jusqu’à 20 000 abeilles. L’été, ça peut monter à 60 000 abeilles. J’ai déjà perdu plus de 50 % de mon cheptel à cause de ces pesticides qu’on trouve partout. J’avais 450 ruches, la moitié a disparu», déplore l’apiculteur.

Les professionnels regrettent surtout la non prise en compte d’une circulaire européenne.

Mais les abeilles meurent aussi dans le monde à cause de ce qu’on appelle «le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles». Aux États-Unis, près de 25 % du cheptel a disparu durant l’hiver 2006-2007. De nombreux pays européens sont touchés depuis le début des années 2000. Les pesticides sont directement visés. «En 2008, le gouvernement italien a suspendu l’utilisation pour les enrobages de semences des produits phytosanitaires contenant les substances actives imidaclopride, clothianidine, thiamétoxam et fipronil, afin de protéger les abeilles», insiste la Fédération.

Gérald Camier

Tendance au naturel durable

La tendance est au jardin naturel. C’est ce que tend à développer Nicolas le jardinier, comme d’autres jardiniers indépendants. «Nous proposons des plantes vivaces, qui donnent une allure un peu sauvage, naturel au jardin comme les delphiniums par exemple». Ce qui fleurit beaucoup est sollicité pour attirer les abeilles et autres insectes butineurs, ce qui permet aussi aux oiseaux de se nourrir. Le jardin devient écolo. «Je suis toujours étonné lorsque je vais chez des jardiniers amateurs, de voir autant de produits dans leur pharmacie du jardin. Ici, je n’en ai que trois ou quatre que j’emploie avec parcimonie», poursuit Nicolas le jardinier.

Les valeurs sûres restent les géraniums, les bégonias et notamment le «dragon» parce qu’il «pousse vite, en abondance et demande peu d’eau. Ce sont des souhaits qui se généralisent auprès des clients».

Trèbes. Les anti-OGM s’invitent chez Monsanto

Publié le 16/04/2013 à 07:48 | 3

Une cinquantaine de militants anti-OGM et autant de gendarmes : «l’inspection» de la Conf’ et des Faucheurs volontaires à Monsanto à Trèbes a viré hier en manif et délégation.

Du parking de l’ancien restaurant routier trébéen au site de production semencière de Monsanto, il faut compter 400 mètres. Et emprunter une petite route qui s’enfonce dans la zone. Une petite route qu’ont sillonnée, dès potron-minet ce lundi, une cinquantaine de militants anti- OGM issus des rangs de la Confédération paysanne et des Faucheurs volontaires. But de la manœuvre : s’introduire dans l’usine et procéder à «un contrôle citoyen». En janvier 2012, les mêmes avaient réussi à passer et avaient dégotté des sacs de maïs transgénique MON 810 dont la culture est interdite, depuis, en France. Mais cette fois-ci, en face, l’impressionnant dispositif militaire déployé les en a empêchés. La marée bleue d’une cinquantaine de gendarmes dont un maître-chien et son berger allemand ne leur ont pas permis d’aller plus loin que le terrain qui jouxte l’usine. Dans la haie, un coup de pince dans le grillage, et hop… Quelques individus rentrent. Les militaires font barrage, refoulent les autres. Ceux-ci trouveront une brèche un peu plus loin. Propriété de Monsanto, la parcelle grillagée est en cours de viabilisation. Le géant agrochimique américain veut étendre là son activité trébéenne.

Il est 7 heures. Et ça fuse verbalement : «Moi je m’étonne qu’autant de forces de l’ordre soient dépêchées pour garder un site privé. C’est une honte !». «Qu’ont-ils à cacher ?». «Laisse-nous rentrer !». «On veut voir la direction». Une poignée de manifestants grimpent sur un toit, tendent des banderoles, bombent le mur. De l’autre côté, c’est la cour de l’usine. «Ne sautez pas !», ordonnent les pandores. La mâchoire carrée du chien sagement assis au pied de son maître a de quoi faire réfléchir… Ils resteront perchés sur le toit, tout au long de la matinée. Deux ou trois tentent de déborder les militaires. L’un est rattrapé manu militari après une brève course-poursuite. Une bonne heure plus tard, la directrice du site et le responsable du chantier d’extension font leur apparition. Fraîchement arrivée – elle est en poste depuis quinze jours – la directrice botte en touche avec force sourires. Michel David, responsable départemental de la Confédération paysanne et son collègue céréalier Jean-Jacques Mathieu lui expliquent les intentions du groupe. Lui parlent des sacs OGM trouvés l’hiver 2012 ainsi que du pesticide (interdit) Poncho qui empoisonne par milliers les abeilles. La direction finit par entendre raison : à 11 heures, une délégation de quatre militants rentre sur le site.


De l’amiante a l’air libre

Une militante qui faisait partie de la délégation a été emmenée au poste par les gendarmes en raison de son stylo équipé d’une mini-caméra et pour avoir bombé une caméra de vidéo-surveillance. Elle est ressortie libre. Elle n’a pas été placée en garde à vue, «malgré la destruction de la caméra», a expliqué aux militants le chef d’escadron Marie-France Sauvagnac. Histoire de ramener la «gravité» de ces faits à «un niveau relatif», l’apiculteur Daniel Bouix a entraîné aussitôt la militaire au coin du chantier, là où des sacs d’amiante éventrés sont entreposés, à l’air libre.


Le chiffre : 66

silos > de 125 t chacun. Ces silos supplémentaires sont au menu de l’extension de l’usine trébéenne. Le permis de construire a été délivré. Quant à l’autorisation de production, elle est à l’étude. La DREAL instruit le dossier.

Céline Samperez-Bedos

 

Tournefeuille. Il photographie les insectes menacés

Publié le 12/04/2013 à 03:48, Mis à jour le 12/04/2013 à 09:02

Ghislain Guillaud, Tournefeuillais à la retraite depuis six ans, expose ses photographies jusqu’au 30 avril à la maison de quartier de la Paderne (face à la maison de l’emploi). Employé municipal aux services techniques depuis 1972, sa passion c’est la photo. Rencontre.

Dans le cadre de la semaine de développement durable, vous prenez une position d’observateur face au déclin de certaines espèces, notamment des insectes ?

J’observe beaucoup depuis les années 1970 notre environnement. Ici, à Tournefeuille, nous étions entourés de champs. J’ai pu voir évoluer la nature autour de moi et j’aime faire partager mes découvertes. Je suis maintenant un passionné d’entomologie et de botanique, ce qui explique ma position au cours de cette exposition. Le déclin des abeilles solitaires ou des hannetons, par exemple, très utiles dans nos jardins m’émeut car nous avons besoin d’eux dans nos cultures pour maintenir la biodiversité.

Comment avez-vous appris la photographie ?

En lisant. Je n’ai pas Internet mais des livres très intéressants que j’ai exposés dans la vitrine de l’exposition. Les magazines «Image et Nature» m’inspirent et me font progresser techniquement. Je travaille avec des fonds flous… les gouttes d’eau sur les plantes m’inspirent… il faut beaucoup de patience pour être photographe et c’est très enrichissant.

Avez-vous songé à participer à un club photo ?

Il n’en existe pas à Tournefeuille mais s’il s’en crée un, je pourrais volontiers aider les participants.

«Nos amis à 6 et 8 pattes», exposition de photographies de Ghislain Guillaud jusqu’au 30 avril à la maison de quartier de la Paderne. Entrée libre.

Recueilli par S. V

 

Colomiers. Course écologique en pleine ville

Publié le 25/04/2013 à 03:46, Mis à jour le 25/04/2013 à 08:51

Une centaine de véhicules et des participants venus de toute la France mais aussi du Maroc, de Hongrie, d’Espagne et de Suisse seront à Colomiers du 9 au 11 mai. La seule condition pour participer à cette course écologique est d’utiliser des énergies thermiques, électriques, solaire, hydrogène ou hybride.

500 personnes sont attendues sur les terrains de sport et sur la place de l’hôtel de ville. Le circuit empruntera le boulevard Emile-Calvet sur 1,2 km et quinze tours seront à réaliser pour parcourir 18 km.

La mairie de Colomiers, représentée par Karine Traval-Michelet, adjointe chargée de l’application de l’agenda 21, vient de signer une convention avec AD3E (Association pour le développement d’épreuves éducatives sur l’éco- mobilité) et son président, Jean-Paul Chassaing. Les élèves de terminale STI2D du lycée Victor-Hugo, créateurs du prototype «La légendaire» ont présenté leur création, à cette occasion. Il participeront au challenge «Edu’Eco» qui s’invite à cette course écologique à la moindre consommation.

«Une centaine de véhicules écologiques, conçus et réalisés par des étudiants relèveront le défi de la consommation de carburants et de l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement», explique l’adjointe au maire Karine Traval-Michelet. «Ce challenge rentre dans le cadre de nos actions de l’agenda 21, projet de développement durable conçu à l’échelle de la commune». Les cinq lycéens, Arnaud, Julie, Antoine, Grégoire et Nessim ont conçu leur véhicule électrique. «Si l’on transforme la consommation en litre d’essence, cela revient à un litre d’essence pour 4000 km». Le ministre de l’Education nationale soutient ce projet et le recteur de l’académie de Toulouse sera présent le samedi 11 mai à la remise des prix. «Depuis 4 ans cette course à l’innovation pour une mobilité durable se passait sur le circuit de Nogaro dans le Gers, en 2013, c’est Colomiers qui a été choisie, car c’est une ville qui a toutes les infrastructures pour un tel challenge», soulignait le président, Jean-Paul Chassaing, ancien inspecteur de l’éducation nationale .

S. B

Fronton. La ville dit adieu à toutes ses paperasses

Publié le 23/04/2013 à 03:47, Mis à jour le 23/04/2013 à 08:57

10 millions de pages A4. C’est le nombre de feuilles papier que brassent tous les ans pour leurs recettes et leurs dépenses les collectivités de la Haute-Garonne. A l’heure du développement durable, mais également des économies, les chiffres font désordre. Mais bonne nouvelle, il est en voie de régression. Voire de disparition. Cela, via une technique qui lentement prend son envol : la dématérialisation de toutes ces pièces justificatives. Certaines communes ont déjà progressivement emboîté le pas, telles que Castelginest ou Montberon, mais à Fronton, on a carrément fait le grand bond avec une dématérialisation globale. C’est une première dans le département, saluée, hier, en mairie, par l’ensemble des acteurs de cette mini-révolution, avec en tête, Marie-Hélène Champagnac, maire, et Hervé Le Floc’h-Louboutin, directeur régional des Finances publiques, et du Département.

12 000 feuilles en moins

Sécurité, délais de paiement et consultations plus rapides… la transition du «print» vers le «net» permettra à la ville de faire l’économie de 12 000 feuilles A4. A ce jour, les payes, emprunts, mais également le paiement des produits locaux sont gérés ainsi. «Il y a un gain de temps inéluctable et une belle économie réalisée. Nous sommes très fiers de franchir ce pas. Cela prouve bien le dynamisme de Fronton», s’est félicité Marie-Hélène Champagnac. De son côté, le directeur des Finances publiques a salué «le travail fait avec cette ville mais aussi toutes les autres. Il s’agit de basculer dans un autre monde mais cela se passe bien». Et de parler lui aussi d’économie réalisée en citant les «32 millions de feuilles A4 qui sont utilisées chaque année en Midi-Pyrénées et qu’il ne sera plus nécessaire d’acheter». Adieu la paperasse, donc, et les montagnes de dossiers à multiples exemplaires (enfin !), place à la gestion sur logiciel. Pour cela, les agents se sont vus équiper d’un deuxième écran (issu de la écup !) qui complète le leur et élimine les tonnes de chemises et feuilles.

Mais si la dématérialistion concerne surtout les collectivités, à Fronton, elle permet déjà également aux administrés de régler ainsi la cantine. Un début. Car dans peu de temps, «ce sera pareil pour l’eau, le portage des repas, ou encore l’assainissement», ajoute-t-on à la mairie. D’autres communes comme L’Union, Saint-Alban, selon la direction des Finances publiques, devraient adhérer, avant l’été, à cette formule. La métropole passera après. Mais plus que Fronton, ici précurseur, c’est tout le nord du département qui montre une nouvelle fois sa volonté de ne plus être à la traîne en quoique ce soit. Et encore moins en terme d’écoresponsabilité, registre dans lequel une longueur d’avance a même été prise.


Le chiffre : 5 500

Euros > Investis par la ville. C’est le coût moyen annoncé pour basculer vers la dématérialisation totale. Cette somme est dépensée dans un copieur scanner, la formation, paramétrages, etc.

Emmanuel Haillot

La station d’épuration de Conques-Villalier équipée de géotubes

Publié le 17/04/2013 à 03:48

Lyonnaise des eaux, qui a pour mission de mettre en place des moyens de traitement toujours plus écologiques et innovants, a présenté le nouvel équipement mis en place à la station d’épuration de Villalier a l’occasion de la Semaine du développement durable. Il s’appelle le géotube et est une installation de stockage et de séchage. C’est un procédé de déshydratation des boues par filtration qui restent piégées tandis que l’eau est récupérée et envoyée dans les bassins de traitement de la station. Une fois le géotube rempli, il sèche plusieurs mois jusqu’à atteindre un taux de siccité de 14 %. Il suffit alors de le déchirer et d’en extraire les boues déshydratées qui sont ensuite évacuées vers un centre de compostage agréé. Ce système possède des avantages non négligeables comme l’évacuation des boues tous les six mois, la limitation des rotations de camions, un bon bilan de rejet en carbone et une diminution conséquente des odeurs.

Halte au gaspillage alimentaire

Publié le 16/04/2013 à 03:47, Mis à jour le 16/04/2013 à 09:13

Il y a quelques jours,, les clientes et clients du marché plein vent ont été surpris d’être accueillis par un garde champêtre sorti des livres d’histoire et de découvrir un stand inhabituel très peu achalandé. Attirés par les sourires charmeurs des pseudos vendeuses, ils ont pu être sensibilisés à un fléau quotidien, le gaspillage alimentaire.

Organisée par le Sicoval, dans le cadre de la semaine du développement durable, cette information prodiguée avec tact a permis une prise de conscience sur les gabegies alimentaires quotidiennes.

Chaque année, entre 20 et 40 kg de produits consommables sont jetés, parfois encore emballés. Un geste quasi banal, lors de chaque nettoyage du réfrigérateur familial qui a de lourdes conséquences pécuniaires, mais aussi morales. Dépliants, carnet de courses et même recettes de cuisine des restes ont été distribués ainsi que quelques rappels à l’ordre par le débonnaire représentant de l’ordre.

Par cette action, le Sicoval confirme l’adage des cuisiniers : l’art de la cuisine est d’accommoder les restes, mais avec un but humanitaire et financier.

Découvrir la ferme aux algues à Gayan

Publié le 27/04/2013 à 06:39

C’est pour l’édition 2013 De ferme en ferme, ce week-end, que Charlie Montardon, président du Civam 65, a invité Fabienne Vrech à faire découvrir une culture innovante, celle de la spiruline.

Fabienne est la seule à produire l’algue dans les Hautes-Pyrénées. Elle explique ce qu’est «son trésor».

Une petite plante vert-bleu qui apparaît comme un véritable trésor. Fabienne a vécu six ans en Afrique et a vu des peuples souffrant de malnutrition. Une lecture scientifique sur la plante la décide à entreprendre la production à Gayan et pour ce faire elle suit une formation à Hyères.

L’or vert

Fabienne fait examiner la plante au microscope qui forme une petite spirale comme les pâtes torsadées, d’où son nom spiruline. Elle a besoin de lumière et de chaleur.

Lorsqu’on entre dans la serre de culture, la chaleur monte à la gorge et aux yeux, les 30 ou 35° nécessaires surprennent. Elle est à surveiller car à 40°, elle meurt. Sa culture se fait dans des bassins d’eau chaude, avec des pompes qui agitent l’eau. La plante se reproduit par scission. Elle se double toutes les 8 heures dans les pays chauds, ici il lui faut 2 à 3 jours. Elle contient 60 à 70 % de protéines.

Récolte et préparation

Elle est contrôlée chimiquement. Fabienne possède 3 bassins, 240 m2 environ pour une production de 150 kg de spiruline, variété éthiopienne.

La première opération est le tamisage puis on l’emballe dans un tissu fin pour faire un pain mou. Ensuite, c’est le pressage, moment délicat, il ne faut pas la casser. On extrait une sorte de pâton que l’on place dans un poussoir pour en faire des spaghettis, c’est l’extrudage. Les filaments passent dans l’étuve à 40° jusqu’au séchage final qui dure de 8 à 9 heures. Puis on froisse l’algue, on la craque pour qu’elle devienne un petit vermicelle mis en sachet. Son goût ? Subtil, un peu spécial. Une petite plante à découvrir ces samedi 27 et dimanche 28 avril avec De ferme en ferme, en Béarn et Bigorre.

Se renseigner : 06.35.95.16.85.

Comment la manger ?

Remarques et conseils de Fabienne :

«Pour obtenir un kilo de spiruline, il faut 3.000 l d’eau. Pas un gros besoin, bien moins que pour d’autres plantes.»

«Pour la manger, la prendre crue, ajoutée dans les plats. Il faut éviter la chaleur de cuisson qui lui enlève ses bienfaits.»

«Avec une cuillère à soupe de spiruline, on traite la malnutrition d’un enfant et au bout d’un mois, il est remis sur pied.»

Janine Nogue

 

Penne-d’Agenais. C. Frégard, productrice de plantes aromatiques

Clémence Frégard exerce un métier qui sort de l’ordinaire : elle vend des plantes et des aromates. En fait, une passion qui s’est transformée en profession : elle est productrice de plantes aromatiques et médicinales à «Pied-Bas», sur la commune de Penne-d’Agenais. Avec en poche une formation en production et transformation des plantes à parfum aromatiques et médicinales obtenue à Nyons, dans la Drôme – une des seules écoles de France pour devenir herboriste – elle a démarré sur une surface de 4000 m2 cette production en agriculture biologique et dont la récolte se fait uniquement «à la main». Clémence cultive en tout une trentaine de variétés de plantes, certaines un peu oubliées, mais qui toutes possèdent des vertus thérapeutiques. Certes, elle travaille consciencieusement sa parcelle de terre mais elle aime aussi partir à la recherche des plantes qui poussent «à l’état sauvage» sur les talus, dans les champs, les bois et les coteaux qui entourent la ferme familiale. Clémence transforme ses récoltes et sa production. Après leur cueillette, origan, mélisse, thym, romarin, calendulas, bleuet, bourrache, citronnelle, l’agastache anisé, centaurée, etc., sont séchées pour faire des tisanes, ou distillées afin d’obtenir des eaux florales, des sels aromatisés, des huiles essentielles. Avec certaines, elle élabore des sirops : mauve, mélange de menthes (bergamotée, poivrée, menthe verte, etc.). Clémence aime faire découvrir sa passion des plantes et leur utilisation dans divers domaines : culinaires, médicinales, tinctoriales. «Le Lot-et-Garonne de Ferme en Ferme», Clémence y participera les 27 et 28 avril ; sa ferme porte le n° 45 ; elle vous y attendra pour vous faire «découvrir la culture des plantes aromatiques. Du séchage à la distillation, les parfums vous émerveilleront».

Saint-Geniès-Bellevue. Transition énergétique : débat constructif

Publié le 24/04/2013 à 03:51

Le débat sur la transition énergétique qui s’est déroulé à Saint-Geniès a permis de démontrer qu’en faisant des économies d’énergies, on faisait des économies financières immédiates – ce qui, en ces temps de crise, est plutôt bien. D’excellentes idées ont été générées, certaines d’entre elles peuvent être mises en place dès aujourd’hui : réapprendre et se donner le temps de cuisiner les produits locaux et de saison, redécouvrir le goût, faire son potager. Lors des déplacements, mettre en place une collaboration entre particuliers. Pour les habitations, participer au concours des familles à énergie positive et mieux connaître ses consommations, adapter son jardin pour avoir plus d’ombre.

D’autres idées ont mis en lumière des actions collectivités/entreprises/état qui pourraient faciliter la transition énergétique : indiquer la part de travail français local sur le produit ; imposer une obligation de résultats aux déplacements urbains ou d’entreprise avec impact financier si les résultats ne sont pas atteints ; créer un point info énergie pour l’habitat.

Toutes ces idées ont été remontées au niveau régional et national avec une synthèse régionale le 18 juin à l’hôtel de région.

Salviac. La méthanisation ou créer du biogaz avec du lisier

Publié le 26/04/2013 à 03:47

Midi-Pyrénées et le Pays bourian ont organisé une journée d’échanges sur les possibilités de créer une filière méthanisation sur le Pays bourian, vendredi 19 avril. La maire Madeleine Blanc a indiqué que le choix de sa commune était justifié par sa sensibilité aux problèmes environnementaux. Le maire des Arques, Germain Bladié, a exposé l’étude du conseil régional, du pays et de la chambre d’agriculture sur le «mix énergétique», s’appuyant sur les richesses du territoire, et susceptible de faire réaliser des économies aux éleveurs ovins et porcins et aux acteurs de la filière gras.

Les maires et agriculteurs présents ont très vite compris, grâce à un diaporama parfaitement commenté, que les choses n’étaient pas simples. Projets personnels ou territoriaux devront prendre en compte quatre éléments incontournables : s’assurer la sécurisation des gisements de matières organiques dans le temps (élevages, stations d’épuration, déchets industriels agroalimentaire et ménagers), déterminer le ou les meilleurs sites d’implantation, anticiper la gestion du digestat (engrais résidus résultant de la méthanisation) et surtout valoriser l’énergie produite. Dans une région qui n’a pas de réseau de gaz, faut-il stocker et transporter la production en bombonnes ? Faut-il créer des activités annexes (séchage de céréales, production de granulés) pour utiliser le biogaz sur place ? Faut-il transformer en énergie électrique ? Les réponses fournies par les unités déjà implantées en Midi-Pyrénées méritent d’être examinées. Mais savoir que la durée d’instruction de tels dossiers varie de quatre à dix ans va-t-elle encourager les candidats ? Le Pays Bourian prépare sa feuille de route pour les aider.

Carbios invente le plastique qui s’auto-dévore

Publié le 23/04/2013 à 08:16

La plateforme Toulouse White Biotechnology vient de signer un contrat de 7 M€ avec la start-up Carbios et l’Inra pour mettre au point des plastiques biodégradables à l’infini.

C’est à Toulouse que sera mis au point le nouveau procédé de la société de biotechnologies Carbios pourtant basée à Clermont Ferrand. La start-up vient en effet de signer avec l’Inra et la plateforme Toulouse White Biotechnology (TWB) un accord de partenariat stratégique de sept millions d’euros. L’objectif est de mener à bien le projet de recherche Thanaplast afin notamment de recycler les plastiques de manière infinie. «Grâce à nos recherches nous sommes capables de mettre en place une biodégradation programmée des plastiques en incluant des enzymes dans le plastique pour qu’il s’autodétruise dans les trois mois» explique Jean-Claude Lumaret, directeur général de Carbios.

Application immédiate : la dégradation des films plastiques utilisés en agriculture pour le paillage des champs par exemple. Par ailleurs, le broyât de polymères qui en ressort a des propriétés bien plus élevées que les plastiques recyclés habituellement. «Ainsi une bouteille d’eau minérale recyclée, grâce à un micro-organisme qu’on introduit nous permet d’obtenir un matériau plastique de la même qualité que la bouteille d’origine» poursuit le patron de Carbios. Du coup, la valeur marchande du résidu plastique augmente rendant rentable le processus de recyclage.

Faire appel aux équipes toulousaines

Lancé en juillet 2012, Carbios dispose d’un budget de 22 M€ dont sept millions décrochés auprès d’Oséo essentiellement sous forme d’avances remboursables et de subventions. Cette tranche servira au financement du partenariat stratégique signé à Toulouse. Afin de développer ce procédé et l’amener jusqu’à un stade industriel d’ici quatre à cinq ans, Carbios s’est en effet rapprochée de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de la plateforme TWB. Seront ainsi combinées les expertises des trois partenaires. «Nous mettons à disposition de Carbios sept plateaux techniques. Nous sommes un accélérateur pour cette start up puisque nous lui évitons de recruter des biologistes, des ingénieurs en biochimie… TWB met toutes ses compétences à sa disposition pour déboucher plus rapidement sur un procédé industrialisable permettant de générer du chiffre d’affaires» explique Pierre Monsan, directeur fondateur de TWB. L’impact économique à Toulouse sera immédiat puisque sur cinq ans soixante chercheurs seront embauchés. «Ensuite, nous passerons à une phase pré-industrielle avec la fabrication d’un démonstrateur et j’espère que cela se fera à Toulouse» se projette Pierre Monsan. Ce partenariat, le premier de cette envergure pour TWB, est un signal très fort envoyé en Europe sur la compétence toulousaine en matière de biotechnologies. Pierre Monsan s’apprête d’ailleurs à créer un réseau européen avec ses homologues. Il existe trois plateformes comparables à TWB en Allemagne, une aux Pays-Bas, en Belgique et en Finlande. «En France, seule TWB était capable de répondre à nos besoins. Sans ça, Carbios aurait dû aller aux États-Unis ou en Autriche» précise Jean-Claude Lumaret.

Signe de l’importance du partenariat, c’est François Houllier, le PDG de l’Inra qui est venu signer ce partenariat stratégique.

Gil Bousquet

Environnement : petit précis sur 5 écolabels pour consommer responsable

Publié le 17/04/2013 à 15:37

Lundi 22 avril, toute la planète célèbrera la Journée mondiale de la Terre. Un événement qui ambitionne de sensibiliser les Hommes au respect de la nature. En France, plusieurs écolabels permettent aux consommateurs de faire un geste pour l’environnement dans leur quotidien. Le point sur les 5 marqueurs à connaître pour contribuer à la préservation de la terre.

 

Selon l’Afnor, le spécialiste de la normalisation, 49 catégories de produits ou de services sont susceptibles d’être écolabellisés. Ces marqueurs permettent aux consommateurs de distinguer les articles respectueux de l’environnement. Ils ne sont attribués qu’à ceux qui garantissent une réduction de leur impact sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie.

La marque NF Environnement

Pour identifier un produit responsable, les consommateurs peuvent repérer ce logo, délivré par Afnor Certification. Inutile de chercher ce marqueur sur les produits alimentaires. Il ne peut être imprimé que sur les articles d’ameublement, d’appareils électriques, de bricolage, de jardinage, d’habillement, de produits d’hygiène, entre autres.

L’Écolabel européen

À l’échelle européenne, il existe aussi un écolabel, qui garantit la réduction d’impact sur l’environnement durant le cycle de vie d’un produit. Cet écolabel prend en compte aussi la fabrication, la distribution, le recyclage, l’élimination après usage pour attribuer ce marqueur.

Au-delà des écolabels, au sens strict du terme, il existe d’autres marqueurs permettant d’identifier des produits respectueux de l’environnement. Au rayon alimentaire, l’agriculture biologique est une bonne piste.

Le logo AB

C’est le marqueur le plus connu des Français, en matière d’agriculture biologique. Il est présent sur tous les produits alimentaires, pouvant se revendiquer de ce type de procédé pour produire, cultiver ou fabriquer. À noter qu’un article présentant ce label doit contenir au minimum 95% d’ingrédients issus de l’agriculture bio. Ce dernier doit aussi répondre aux différents critères sévères d’un cahier des charges exigeant. Un organisme agréé par les pouvoirs publics se charge de vérifier si l’environnement a bel et bien été respecté à chaque stade de production.

Le logo bio européen

Il est obligatoire sur tous les produits alimentaires bio préemballés dans l’Union européenne. Ceux-ci doivent répondre à un cahier des charges précis pour en bénéficier. Ils peuvent juxtaposer chacun des logos bio, européen et AB, sur l’étiquette.

L’étiquette « énergie »

Lorsque les consommateurs achètent de l’électroménager ou des ampoules par exemple, ils ont pris l’habitude de remarquer ce graphique, qui alterne les bandes colorées. Celui-ci est apposé sur les produits liés à l’énergie. Il permet de repérer les appareils énergivores et ceux plus respectueux de l’environnement. Il suffit d’identifier la classe A+++ pour ces derniers. Des lettres, de A à G, répartissent chacun des appareils commercialisés. Ces labels ont même été étendus aux automobiles et leurs pneus.

Villemur-sur-Tarn. Un repas 100% local par semaine à la cantine

Publié le 16/04/2013 à 03:51, Mis à jour le 16/04/2013 à 09:11

Jeudi 4 avril, bien installés devant leur déjeuner dans les locaux de la cantine municipale de l’école Michelet de Villemur, les enfants ont reçu la visite du maire de la commune Jean Claude Boudet, accompagné du président du Pays Tolosan Didier Cujives, Véronique Foulquier vice présidente de l’association «Produit sur son 31 «et Jean Claude Amiel adjoint au maire, en charge du dossier jeunesse et affaire scolaire.

Cette visite entre dans le cadre de l’opération «Cantine sur son 31», initiée par le Pays Tolosan, dans le cadre de sa politique de soutien à l’agriculture locale. Le but étant de coordonner le lancement d’une action en faveur du développement des «circuits courts» pour l’approvisionnement des cantines des écoles communales.

Des produits locaux de qualité

Le développement des «circuits courts» signifie la promotion d’une agriculture de proximité, bénéfique pour le développement de l’économie locale, et écologiquement plus responsable grâce à la réduction des distances de transport qu’elle induit. C’est aussi l’occasion d’aider à structurer une filière d’approvisionnement locale.

Des contacts ont ainsi été pris avec l’association «Produit sur son 31» (émanation de la chambre d’agriculture), par Didier Cujives, président du Pays Tolosan, et Jean-Claude Boudet, président de la commission «économie et agriculture» du Pays. L’association, créée et approvisionnée par des agriculteurs Haut-Garonnais, diffuse des produits locaux et de qualité aux clients professionnels du département : commerces de proximité, magasins de produits fermiers, restaurations collectives… L’opération «Cantines sur leur 31» a démarré progressivement en décembre 2012. C’est désormais un repas par semaine qui est servi dans les cantines scolaires de Bouloc, Villemur-sur-Tarn et Larra. Ainsi, du mois d’avril au mois de juin, tous les jeudis, les enfants se voient proposer un repas 100 % Haute-Garonne. Ce choix en faveur du «mieux manger» n’aura pas de répercussions sur le prix de la cantine.

Une réflexion sur un approvisionnement encore plus régulier, est engagée pour la rentrée de septembre 2013.

Le ministre Stéphane Le Foll et la céréalière sans labours

Publié le 16/04/2013 à 03:50, Mis à jour le 16/04/2013 à 09:27

Vingt-huit ans et à la tête d’une exploitation de cent hectares. Ce n’est pas seulement parce qu’elle est une jeune femme que Sarah Singla donne une autre image, souriante, de l’agriculture. «Je ne sais pas labourer», dit cette céréalière de Canet-de-Salars, près du lac de Pareloup. La jeune agricultrice est une adepte «du semis direct avec couvert végétal», technique que son père Philippe fut un des premiers en France à pratiquer il y a 30 ans – à l’époque, Sarah n’était pas encore née. La démonstration qu’il est possible de concilier avec bonheur «agriculture et écologie». C’est Stéphane Le Foll qui l’a dit hier à Almayrac. Le ministre de l’Agriculture a visité une autre exploitation, celle de Jérôme Rivière dans le Ségala tarnais, autre partisan de «l’agro-écologie». L’Aveyronnaise Sarah Singla était là et a évoqué devant le ministre son expérience. «Le principe, c’est de remplacer le métal de la charrue par le végétal. On ne retourne jamais la terre, on l’aère avec des plantes racinaires. On ne la laisse jamais à nu et on établit une rotation des cultures», décrit cette «passionnée de céréales». Un procédé qui évite aussi l’érosion des sols et la pollution des eaux, car moins gourmand en engrais et donc moins coûteux. «Le plus difficile, ce n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes. On maintient la rentabilité économique, tout en préservant l’environnement», souligne Sarah Singla, fondatrice de Clé de sol, association comptant 50 membres – «car le sol est la clé». Le ministre Stéphane Le Foll y voit «une troisième voie prometteuse pour l’agriculture».

Alain-Marc Delbouy

Depuis 100 ans, ils volent au secours des oiseaux

Publié le 14/04/2013 à 07:37

«Quand j’étais gamin, je me faisais botter le train si je fermais la porte de l’écurie au printemps. C’était le moment où les hirondelles venaient y faire leur nid, se souvient Thierry Rutkowki, 64 ans, coprésident de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) de l’Aude. Aujourd’hui, nous accueillons mal ces oiseaux, nos batiments sont aseptisés, crépis, sans niches… Les piafs ont du plus en plus de difficultés à trouver un endroit où nicher.» Conséquence : l’effectif des hirondelles rustiques a diminué de 26 % au cours de ces vingt dernières années et celui des hirondelles de fenêtres de 21 %.

Si le printemps marque le retour des oiseaux dans nos jardins, force est de constater qu’ils sont de moins en moins nombreux. «Dans le Grand Sud, seize espèces ont disparu depuis un siècle, précise Thierry Rutkowski. Il s’agit de la sarcelle marbrée vue en Camargue pour la dernière fois à la fin du XIXe, de l’erismature à tête blanche

qui vivait en Corse jusque dans les années 60. Mais aussi du lagopède des saules, du pélican frisé, du pygargue à queue blanche, de l’aigle pomarin, de l’aigle ibérique, du faucon d’Eléonore, du faucon lanier, de la grue cendrée, de l’outarde barbue, du pluvier guignard, de l’engoulevent à collier roux, de l’agrobate roux et du traquet rieur.»

Tous ont déserté nos territoires. «Mais ce ne sont pas des espèces éteintes. Certaines ont des foyers de vie dans d’autres régions d’Europe ou du monde. En fonction des programmes de protection engagés, on peut même avoir la bonne surprise de les voir revenir. La dynamique peut être inversée positivement.» Chouette alors !

L’homme, grand prédateur

La cause de la disparition de ces seize espèces ? «Elles sont diverses mais toujours d’origine anthropique, ajoute le naturaliste Rutkowki. Il s’agit de la modification des milieux, des pratiques agraires en milieu agricole avec notamment le problème des pesticides, des piégeage et des abus de chasse même si c’est moins le cas aujourd’hui.»

Des abus qui ne datent pas d’hier et qui ont amené les amoureux de la nature à se mobiliser dès le début du XXe siècle. «La LPO est née d’ailleurs avec les macareux qui étaient voués à être détruits par une chasse intensive», explique Allain Bougrain-Dubourg, son président actuel (lire ci-dessus).

Safaris aux calculots

Petit retour en arrière. Nous sommes en 1912. Profitant du développement des chemins de fer dans l’Ouest de la France, des Parisiens organisent des safaris en Bretagne, sur l’archipel des Sept Îles, pour abattre les «calculots» (nom donné au macareux-moine). En deux ans, la population de macareux passe de 20 000 à 2 000 oiseaux. Une poignée de naturalistes décide alors de réagir. Elle réussit à faire interdire la chasse sur l’archipel où sera créée la première réserve ornithologique de France. Suite à ce combat, la Ligue française de protection des oiseaux voit le jour, elle sera rebaptisée par la suite LPO.

Un siècle plus tard, la LPO reste la première association de protection de la nature, dédiée à la biodiversité, en France. Elle compte 45 000 adhérents, 5 000 bénévoles actifs et 450 salariés.

Thierry Rutkowki est des leurs. Né à en Franché-Comté, il a été sensibilisé dès son plus jeune âge au milieu naturel. Géographe, puis forestier, il est venu «aux oiseaux par le charme de leur chant. Un inventaire d’oiseaux se fait à 80 % à l’oreille», précise-t-il. Aujourd’hui, il œuvre au sein de la LPO de l’Aude. «Ce département se trouve à l’intersection des influences méditerranéenne, alpine et atlantique. On a le maximum de biodiversité. C’est fabuleux ! Sur un cycle annuel, on a entre 350 et 380 espèces observables, sur les 500 existantes en France», dit-il. Thierry Rutkowki s’implique dans la connaissance, la protection et l’éducation à l’environnement des oiseaux. «Si on veut changer les pratiques, il faut éduquer dès le plus jeune âge. C’est l’une de mes passions.»

Sophie Vigroux

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :