Revue de presse CLDD 25 03 2013

SOMMAIRE

Les Emirats entrent de plain-pied dans le solaire.

Tarbes. Elle n’est pas tombée dans le panneau… photovoltaïque.

Colomiers. 2 Idea lance son kit d’énergie solaire.

Recharger son portable avec du pipi ou de la lumière, ce sera bientôt possible !

Tournefeuille. Une semaine pour vivre sans pesticides.

Frelon asiatique : c’est le moment de piéger les reines.

Pesticides: les abeilles restent sans protection dans l’UE..

Des écopièges pour capturer les chenilles.

Il était une forêt : Luc Jacquet vous donne rendez-vous le 13 novembre

Des déchets à la base d’une filière.

Traces de médicaments et pesticides dans 10% des eaux en bouteille

Saint-Gaudens. Pesticides :débat à Encausse, film au Régent

UFC-Que Choisir s’inquiète de la teneur en plomb de l’eau potable

Gaz de houille : le combat de José Bové.

Après le schiste, la houille.

Gaz naturel : ce qui change en 2013.

Sa construction a évolué opter pour la maison en paille.

Energie: le bonus malus définitivement adopté par le Parlement

Europe : une Pac plus verte et plus équitable.

Onet-le-Château. José Bové : «Il faut se mobiliser pour une PAC plus juste»

Villefranque. Pierre Lebbe, pionnier du gaz de… chèvre.

40% seulement des déchets municipaux recyclés dans l’UE..

Bio les champignons.

Fumel. Energie : apprendre à fabriquer son éolienne.

Des pesticides dans les pâtes, les céréales et les biscuits.

Pas de problèmes avec les pesticides dans les aliments dans l’UE..

Ramonville-Saint-Agne. Traitement biologique des chenilles processionnaires

 

Publié le 17/03/2013 16:08 – Modifié le 17/03/2013 à 22:15

Les Emirats entrent de plain-pied dans le solaire

Les Emirats arabes unis, riche pays pétrolier du Golfe, sont entrés dimanche de plain-pied dans le secteur de l’énergie solaire avec le démarrage de Shams-1, la plus grande centrale à concentration mise en service au monde.

La centrale, d’une capacité de 100 mégawatts et d’un coût de 600 millions de dollars, peut alimenter en électricité 20.000 foyers. Son parc solaire, formé de longues rangées de capteurs à miroir parabolique, couvre une superficie équivalente à 285 stades de football.

Ce parc est installé en plein désert près de Madinat Zayed, une localité de la Région occidentale, à quelque 120 km au sud-ouest d’Abou Dhabi, capitale de la fédération des Emirats arabes unis, située au coeur d’une des régions les plus ensoleillées et les plus chaudes au monde.

« C’est la plus grande centrale solaire à concentration opérationnelle dans le monde », a déclaré Sultan al-Jaber, patron de Masdar, organisme d’Abou Dhabi, en charge du projet de l’émirat qui ambitionne de tirer 7% de ses besoins en énergie de sources renouvelables.

« Aujourd’hui, Shams-1 est, à toutes les échelles, la plus grande centrale à concentration », a renchéri Santiago Seage, le patron de l’espagnol Abengoa Solar, l’un des trois partenaires du projet.

De nombreuses centrales solaires fonctionnent dans le monde en utilisant la technologie photovoltaïque pour générer de l’électricité. Celles à concentration n’atteignent pas l’ampleur de Shams-1.

Masdar contrôle 60% du projet, lancé en juillet 2010, et les groupes Total (France) et Abengoa Solar se partagent à parité les 40% restants.

Avec le démarrage de Shams-1, Masdar génère 10% de l’énergie solaire à concentration à l’échelle du monde, ont assuré les responsables du projet.

La firme produit aussi l’équivalent de 68% des énergies renouvelables produites dans le Golfe, qui sont à leurs débuts dans cette région.

Les 192 rangées de collecteurs solaires du parc de Shams-1 génèrent une énergie qui évite l’émission de 175.000 tonnes de CO2 par an. C’est comme si on retirait 15.000 voitures de la circulation.

Un dispositif spécial permet de chasser le sable, qui pose un véritable problème dans cette région, de la surface des collecteurs solaires.

Les plus hauts responsables de la fédération ont fait le déplacement pour l’inauguration officielle de la centrale, dont le président, cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, et le Premier ministre et souverain de Dubaï, cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum.

« Les Emirats sont aujourd’hui le premier pays au Moyen-Orient membre de l’Opep qui se lance dans les énergies renouvelables en dépit de ses richesses en hydrocarbures », a souligné le patron de Masdar.

Abou Dhabi, le plus riche des sept membres de la fédération des Emirats, renferme à lui seul des réserves pétrolières de 98,2 milliards de barils, soit 95% de celles du pays. Il a également d’importants dépôts de gaz.

Philippe Boisseau, chef des énergies renouvelables de Total, a déclaré que le projet était le résultat normal du partenariat de sa firme avec Abou Dhabi.

« Nous partageons la même vision en ce qui concerne la diversification des sources d’énergie », a-t-il souligné.

Abou Dhabi se veut la capitale régionale de ces énergies. Après avoir mis en place Masdar, il a accueilli le siège de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena).

« C’est un moment extraordinaire pour nous », a souligné le chef de cette agence, Adnan Amin, qualifiant Shams-1, de « première étape » de la marche d’un pays riche en pétrole vers les énergies renouvelables.

 

Publié le 12/03/2013 03:47 – Modifié le 12/03/2013 à 07:36

Tarbes. Elle n’est pas tombée dans le panneau… photovoltaïque

Une habitante d’Aureilhan témoigne d’une proposition de vente de panneaux photovoltaïques un brin agressive et limite sur le plan de la légalité.

Magali Dell’Omodarme, une habitante d’Aureilhan, veut évoquer son affaire afin d’alerter les gens sur les méthodes de vente, un rien agressive, d’une entreprise de panneaux photovoltaïques installée dans la région lyonnaise.

En premier lieu, il y a un contact téléphonique. Magali Dell’Omodarme se dit intéressée par le projet et prend rendez-vous avec un commercial de l’entreprise pour le 29 novembre. «Il présente son entreprise comme partenaire Bleu Ciel d’EDF. Cela donne confiance. Le coût de l’installation se monte à environ 20.000 €.» Le commercial lui demande de fournir de nombreux documents : plan cadastral, facture EDF, RIB, etc. Magali Dell’Omodarme refuse, dans un premier temps, de lui remettre le RIB. «Il m’explique que c’est pour le virement d’EDF, acheteur de l’électricité, sur mon compte. Je lui remets alors le relevé d’identité bancaire.»

Taux de crédit élevé

Devant l’empressement du commercial à conclure le dossier, Magali Dell’Omodarme lui explique qu’actuellement, déjà en travaux dans sa maison, le projet ne peut se faire avant la rentrée prochaine. Elle ajoute que vu le taux élevé, à 5,5 %, proposé par l’organisme de crédit de l’entreprise, elle passera par sa banque pour obtenir un meilleur prêt.

Le commercial ne se démonte pas pour autant. «Parmi les nombreux formulaires à remplir, il me demande de signer un bon de commande ainsi qu’une demande de prêt.» Elle refuse. «Il me répond que cela n’engage à rien. Je suis chez moi et je peux refuser les panneaux au passage du technicien. Et que le prêt ne sert qu’à constituer le dossier et que je peux de toute façon me rétracter grâce au bordereau de rétractation. Je maintiens mon refus. Il paraît embarrassé et me demande de rajouter tout de même mon nom et la date sur les documents – je m’exécute – et qu’il en parlera à son patron.» Le vendeur repart avec les documents.

Mal à l’aise et inquiète après cette visite, Magali Dell’Omodarme va sur le web et y lit des choses pas très nettes sur les ventes de panneaux photovoltaïques. Le lendemain, elle contacte EDF qui lui indique que ladite entreprise n’est pas un partenaire.

Sur ce, elle se rend au commissariat de Tarbes où on lui conseille de porter plainte s’il y avait des faits nouveaux : prélèvements, etc. Magali Dell’Omodarme saisit la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations qui transmet le dossier à son homologue du Rhône. Elle adresse ensuite une lettre recommandée à l’entreprise lui réclamant le retour des documents fournis et l’informe de son renoncement au projet. Elle écrit ensuite à l’organisme de crédit stipulant son refus de «tout financement de panneaux photovoltaïques», par ladite entreprise.

«Crédit pris en mon nom»

Par courrier du 17 décembre, l’organisme de crédit informe Magali Dell’Omodarme que «l’offre préalable de crédit réalisée le 3 décembre via la société» Lyonnaise de panneaux photovoltaïques, «d’un montant de 19.000 €, est annulée».

«Ce document signale bien et confirme qu’un crédit a été pris en mon nom. Il y a donc bien faux et usage de faux», écrit-elle à la direction départementale de la protection des populations du Rhône. Elle a demandé le double des documents à l’organisme de crédit. On lui rétorque qu’une fois le contrat annulé, les documents étaient détruits.

«Il s’agit juste d’une demande d’étude de prêt. L’offre de prêt n’a pas été souscrite», nous indique un responsable de l’entreprise lyonnaise. Puis, visiblement agacé par notre coup de fil, il précise que «le dossier est annulé. Nous n’avons pas de cliente à ce nom-là».

Joints par nos soins, les services de l’état nous ont également indiqué que «L’entreprise avait annulé son dossier» et que Magali Dell’Omodarme n’avait plus aucun souci à se faire. La direction départementale de la protection des populations du Rhône va lui adresser un courrier en ce sens.

Thierry Jouve

Publié le 09/03/2013 03:45 – Modifié le 09/03/2013 à 09:11

Colomiers. 2 Idea lance son kit d’énergie solaire

L’idée paraît toute simple : un petit panneau photovoltaïque étanche, un boîtier avec une batterie, trois ampoules d’éclairage à LED et une dizaine d’embouts connecteurs pour téléphones et appareils électroniques. Et hop, le tour est joué, la «génération connectée» dispose désormais de son générateur photovoltaïque. Elle peut entreprendre son raid en montagne ou sa virée en bateau avec son coffret, qui pèse moins d’1,5 kg, sans craindre de passer à côté d’un tweet où d’une actualité facebook. «Il s’agit d’un utilitaire qui vient compléter notre gamme de produits sur le principe de l’innovation solaire», précise Lionel Bataille, qui dirige l’entreprise basée route de Bayonne. «Nous avons aussi mis au point un convertisseur qui permet d’utiliser le surplus d’énergie des panneaux solaires pour recharger les appareils électroniques», poursuit-il. Les applications ? Disposer d’énergie dans les sites isolés, dans les camping-cars, en bateau… Des produits solaires éco-responsables

La PME s’est lancée en 2005 sur le principe de la fabrication d’énergie, par le solaire direct chaque fois que c’est possible, là où il n’existe pas d’alimentation électrique réseau.

Un marché international

Elle a ainsi conçu et fabriqué des réfrigérateurs, congélateurs, ou encore des bio climatiseurs, en utilisant le froid solaire, avec ou sans batterie.

Son marché ? Outre les sites isolés, au niveau national, c’est essentiellement sur les pays du continent africain qu’elle a trouvé ses débouchés, en partenariat avec des réseaux de revendeurs locaux.

«À l’instar des solutions de réfrigération ou congélation, le kit d’énergie solaire répond aussi à des besoins en Afrique», explique le dirigeant. «Le téléphone portable y a connu un succès immense, notamment parce que les réseaux de télécommunications filaires sont peu développés. Mais ceux qui n’ont pas accès en continu au réseau électrique se trouvent confrontés à des difficultés de chargement».

Ces premiers kits solaires, vendus autour de 100 euros, sont ainsi parvenus aux utilisateurs de portables dans les Comores. Le Burkina Faso s’est également montré intéressé. En France, le marché commence à émerger.

V. R

Publié le 28/02/2013 17:45

Recharger son portable avec du pipi ou de la lumière, ce sera bientôt possible !

Une bonne nouvelle pour les familles qui partent en week-end randonnée dans les Pyrénées : les envies pressantes des enfants ne seront plus un problème mais une solution ! Si papa n’a plus de batterie sur son portable mais doit contacter le camping où passer la nuit, il sera inutile de chercher une prise électrique.

Les enfants pourront se donner à coeur joie et faire pipi dans le chargeur Power Treck de papa. Hop, le portable est rechargé.Bon, si l’odeur d’urine vous incommode, vous pouvez vous contenter d’un peu d’eau.

Ce chargeur, lit-on dans Libération, est équipé d’une cartouche à hydrogène qui réagira chimiquement et dégagera de l’énergie, donc de l’électricité, transmise au smartphone via un câble USB.

Commercialisé par une start-up américaine, Power Treck s’achète à 199 euros, la recharge à 1,99 euros. L’armée américaine est déjà intéressée.

Et pourquoi pas se contenter de l’énergie solaire ? Plus simple, et moins cher

Et si pour une fois, la technologie française était meilleure ? SunPartner group, une petite société du sud de la France a mis au point un brevet nommé Wysips, pour What You See Is Photovoltaïc Surface.

Avec Wysips, exit le gros chargeur, place au film photovoltaïque, intégré sous l’écran du smartphone (au moment même de sa fabrication), nous indique Europe 1.

Pas besoin de chargeur donc, il suffira de placer votre portable sous le soleil, ou devant une lampe ! Une exposition de 10 minutes au soleil assurerait ainsi une à deux minutes d’appel en termes d’autonomie. Quelques instants de « bronzage » pour votre smartphone permettraient aussi d’écouter de la musique de manière illimitée, ajoute Metro.

En outre, il s’agit d’une solution plus économique que celle du Power Treck  : le film photovoltaïque ne dépasserait pas 1 euro.

Francis Robcis, vice-président de Wysips, espère commercialiser les premiers smartphones à recharge solaire d’ici fin 2013.

 

Publié le 21/03/2013 03:52 – Modifié le 21/03/2013 à 09:12

Tournefeuille. Une semaine pour vivre sans pesticides

Hier, jour du printemps, a débuté la 8e édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Jusqu’au 30 mars, de nombreux événements sont programmés : conférences-débats, ateliers, stands d’information, animations pédagogiques, etc. Ils ont pour objectifs d’informer sur les risques des pesticides de synthèse, de promouvoir les alternatives et mobiliser un public de plus en plus large pour un avenir sans pesticides. «Toutes ces actions citoyennes démontrent que les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides sont désormais inacceptables et que les alternatives aux traitements chimiques existent et qu’elles sont viables», explique le collectif T-Cap.

Découvrir la nature sauvage à Tournefeuille

Samedi 23 mars, de 14 heures à 17 heures, dans le quartier de la résidence d’Oc (allée des Sports), sera organisé grand jeu de piste sur la pollinisation, «Pollinisons en ville». Différents stands et jeux vous feront découvrir, les insectes pollinisateurs, les plantes mellifères, la nature sauvage à Tournefeuille, une activité ludique pour les familles. Vous pourrez installer des nichoirs à oiseaux, des refuges à insectes, faire des plantations, reconnaître les différentes abeilles, papillons et autres insectes pollinisateurs. Un stand de la mairie décrira la gestion différenciée mise en place sur Tournefeuille, des démonstrations de désherbage thermique et de broyage auront le matin et l’après-midi.

Dimanche 24 mars à 10 h 15, petit déjeuner à Utopia Tournefeuille, suivi du film «Des abeilles et des hommes» et d’un débat avec Olivier Fernandez (président des apiculteurs de Midi-Pyrénées) et Muriel Bourges (présidente de l’association Tourn’abeille). Avant la projection de ce film, une surprise vous attend. Lundi 25 mars, à 20 h 30 au Phare, soirée-débat sur le «Rôle des insectes dans la pollinisation», avec Laurent Pelozuelo, de l’OPIE (Office pour les insectes et leur environnement).

Et toute la semaine, jeu du hérisson dans les écoles et les centres de loisirs.

Contact: 0 632 320 700, http ://tcap.over-blog.com.

 

Publié le 20/03/2013 08:00 – Modifié le 20/03/2013 à 10:49

Frelon asiatique : c’est le moment de piéger les reines

Pour Michel Bétaille, le président du groupement de défense des abeilles, c’est la bonne période pour piéger les reines dans les nids de frelons asiatiques, avant que les colonies se forment.

Le fléau encore endormi ne va pas tarder à se manifester. L’hiver a anesthésié le frelon asiatique, les apiculteurs ont pu souffler un peu. Mais dans quelques semaines, le degré d’infestation du département étant ce qu’il est, cela risque de repartir de plus belle avec des hécatombes à redouter à la porte des ruches.

Pour l’heure, l’urgence est de piéger les reines avant qu’elles ne forment de nouveaux contingents de guerriers. «C’est la bonne période, fait remarquer Michel Bétaille, le président du Groupement de défense sanitaire des abeilles. On a jusqu’à la mi-mai pour les neutraliser avant que les fondatrices ne sortent de leur refuge d’hiver.»

Chaque reine piégée, c’est un nid mort-né. L’année dernière, même si le nombre de nids répertoriés a légèrement baissé, le Lot est resté un territoire de chasse privilégié pour le frelon asiatique. Du nord au sud du département, l’insecte a colonisé allègrement les cimes des arbres et les auvents.

«Nous ne connaissons pas précisément le schéma du taux d’infestation, mais on peut estimer qu’il y a eu entre 2 000 et 3 000 nids dans le Lot.» D’après le président du GDA, l’invasion a été plus ou moins forte selon les secteurs géographiques : le territoire du Cadurcien aurait été moins touché que le Figeacois ou la partie nord-ouest du département.

Mortalité des abeilles en hausse

Les dégâts du frelon conjugués à une météo difficile provoquent des débuts de saison compliqués dans les ruchers. La mortalité des abeilles est en hausse. «Par endroits, la situation est catastrophique, affirme Michel Bétaille. Jeudi, j’étais à Cabrerets. Sur 32 ruches, 29 étaient mortes !»

Est-ce la faute du frelon carnassier, de la pollution, les deux ensemble ? C’est la grande inquiétude des 690 apiculteurs recensés dans le département. Le fait de savoir que les deux tiers du pays sont infestés et que, dans le Sud-Est, le gros frelon jaune et noir se livre à des festins d’abeilles, ne rassure pas des producteurs locaux sur le qui-vive.

350 apiculteurs adhèrent au GDA et au Syndicat des apiculteurs présidé par Guy Delpuech.


L’attrape-frelon

Pas besoin de dépenser beaucoup pour neutraliser les reines. Michel Bétaille recommande d’utiliser une simple bouteille plastique dont on aura retourné le goulot pour éviter que l’insecte remonte. «Vous versez dans le fond 10 cl de bière et 1 ou 2 gouttes de grenadine pour sucrer le liquide. Il suffit ensuite de suspendre la bouteille sous un auvent, à l’abri de la pluie. On peut percer des trous de 5,5 mm pour que les petits insectes s’échappent. Vider la bouteille, mais ne jamais la rincer.»

Jean-Michel Fabre

Publié le 15/03/2013 17:00 – Modifié le 15/03/2013 à 17:25

Pesticides: les abeilles restent sans protection dans l’UE

Une coalition d’intérêts divergents au sein de l’Union européenne a empêché vendredi la constitution d’une majorité pour interdire pendant deux ans plusieurs pesticides mortels pour les abeilles, a-t-on appris de sources européennes.

La Commission européenne a expliqué dans un communiqué que le vote organisé au sein d’un comité d’experts « n’a pas permis de dégager une majorité qualifiée en faveur ou contre sa proposition ».

Selon un décompte obtenu par l’AFP, treize Etats ont voté pour l’interdiction de ces pesticides, dont la France, l’Italie, l’Espagne et la Pologne, neuf ont voté contre (République Tchèque, Slovaquie, Roumanie, Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie) et cinq se sont abstenus, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Les abstentions de ces deux pays qui comptent chacun 29 voix ont empêché que la majorité penche dans un sens ou l’autre.

La Commission a indiqué qu’elle maintenait sa proposition car elle n’a pas été rejetée. Elle lui a apporté quelques modifications pour tenir compte de plusieurs demandes et elle peut la soumettre une nouvelle fois au comité d’experts, avec l’espoir que les pressions de l’opinion publique incitent les abstentionnistes à adopter une position plus tranchée.

« Tous les Etats jurent leur attachement à la protection des abeilles mais dès qu’il s’agit d’agir ils trouvent toujours des objections », a déploré une source proche du dossier.

La Commission européenne propose de suspendre pendant deux ans l’utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton.

La Commission s’est fondée sur un avis très négatif rendu par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA).

Les trois néonicotinoïdes incriminés – clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame – sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR.

« Aujourd’hui, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont cédé à la pression de l’industrie et refusé d’interdire les pesticides nuisibles aux abeilles », a déploré l’organisation non gouvernementale Avaaz, qui avait organisé jeudi un rassemblement à Bruxelles pour soutenir la proposition de la Commission.

« La Commission ne doit pas baisser les bras, car les multinationales comme Bayer et Syngenta vont continuer leurs lobbying intensif pour empêcher l’interdiction de leurs pesticides », a pour sa part plaidé Marco Contiero de Greenpeace.

« Nous sommes heureux que les Etats membres de l’UE aient rejeté la proposition de la Commission européenne par trop politique », s’est en effet félicité Syngenta dans un communiqué.

« Restreindre l’utilisation de cette technologie de protection des cultures tout à fait vitale n’améliorera en rien la santé des abeilles », a soutenu son directeur général John Atkin, qui considère que l’avis rendu par l’EFSA est « une analyse hâtive et hautement théorique »

La division d’agrochimie de Bayer a également salué l’absence de majorité sur l’interdiction de ces pesticides.

« L’absence de majorité est clairement une confirmation qu’il n’existe pas d’arguments convaincants contre la poursuite de l’utilisation de produits à base de néonicotinoïdes », a estimé le groupe, qui voit dans les résultats du vote une « chance de parvenir à une solution juste et équitable ».

« L’expérience montre que les effets sur les abeilles » des insecticides qui contiennent des néonicotinoïdes « sont insignifiants quand les produits sont mis en oeuvre de manière responsable et réglementaire », a ajouté Bayer CropScience.

 

Publié le 21/03/2013 03:47

Des écopièges pour capturer les chenilles

Depuis déjà plusieurs jours, vous avez pu constater qu’autour des pins parasols du village, le service des espaces verts a mis en place des pièges pour capturer un maximum de chenilles processionnaires lors de leur descente des arbres pour rejoindre le sol pour l’enfouissement. L’an dernier, première année expérimentale de ces ecopièges sur la commune, le résultat obtenu n’avait pas été à la hauteur des attentes car ces pièges avaient été placés un peu tard dans la saison. Ce nouvel essai a débuté beaucoup plus tôt. La meilleure période pour l’installation est de janvier à février jusqu’à fin mars maximum. C’est un piège ingénieux et simple, respectueux de l’environnement car il n’utilise aucun insecticide. Il se fixe sur le tronc du pin, le plus haut possible et se compose de trois parties : une collerette, un tuyau et un sac. Il peut être réutilisé d’une année sur l’autre en vidant et en changeant la terre contenue dans le sac collecteur en juin. Ce système ralenti voire stoppe le processus de ces chenilles qui envahissent de plus en plus nos régions. Encore quelques jours pour agir sur les risques sanitaires importants chez l’homme (problèmes cutanés, respiratoires et oculaires) mais aussi chez les animaux !

 

Publié le 21/03/2013 08:46

Il était une forêt : Luc Jacquet vous donne rendez-vous le 13 novembre

Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux.

Il était une forêt est le nouveau pari de Luc Jacquet, heureux réalisateur de La Marche de l’empereur et Le Renard et l’enfant, qui sortira dans les salles françaises le 13 novembre prochain. Ce réalisateur qui nous a habitués à porter son regard sensible sur une nature en mutation a fait de sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé un film patrimoine sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, sanctuaires de la biodiversité planétaire. Il s’agira d’une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – joue un rôle essentiel.

Le premier visuel dévoilé ci-dessus vous donne un aperçu de l’immensité de ce qui vous attend dans les salles obscures en novembre prochain.

Mais si vous souhaitez vous impliquer davantage dans ce projet, on vous propose de visiter le site de Wild Touch.

 

Publié le 11/03/2013 03:47 – Modifié le 11/03/2013 à 09:11

Des déchets à la base d’une filière

Que deviennent les déchets issus de l’élagage des arbres le bord des routes ? S’il y a quelques années ils étaient simplement brûlés sur place, ces résidus sont aujourd’hui à l’origine d’une filière qui alimente les chaudières des industriels et des particuliers. «Chaque année le volume que nous récoltons se compte en centaines de tonnes» explique Arnaud Bonafous, gérant de la société Agri sud-ouest à Graulhet. Passionné de machines agricoles anciennes et diplômes en poche, il a créé sa société en 2005, s’adressant aux collectivités comme aux particuliers et professionnels. N’étant pas issu du milieu agricole, Arnaus Bonafous a commencé en louant ses services pour les travaux d’élagages. Aujourd’hui il travaille avec plusieurs conseils généraux et son entreprise compte une dizaine de salariés et des saisonniers, notamment pour les moissons ou le fauchage du bord des routes. Elle propose d’ailleurs ses services en Midi-Pyrénées, du Languedoc-Roussillon Aquitaine. «Il semblerait aujourd’hui impensable de brûler ses déchets issus de l’élagage ou de l’abattage alors qu’ils peuvent trouve rune nouvelle vie» souligne Arnaud Bonafous. Rassemblés à Lasgaraïsse, ils sont broyés en plaquette sur place. Une entreprise spécialisée se charge de les sécher et de les conditionner pour un usage domestique ou industriel. Cette matière première d’origine locale, est bien moins onéreuse que le fioul alimentant traditionnellement les chaudières.

J-C C

Publié le 25/03/2013 08:02 – Modifié le 25/03/2013 à 08:43

Traces de médicaments et pesticides dans 10% des eaux en bouteille

Des traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, ont été décelés dans environ 10% des eaux en bouteille, sans toutefois remettre en cause leur potabilité, révèle lundi une étude de 60 millions de consommateurs et de la Fondation France Libertés.

« A court terme, il n’y a absolument aucun problème de qualité. Ces eaux sont parfaitement buvables », insiste le rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, Thomas Laurenceau, interrogé par l’AFP. « On est dans l’ordre de l’ultra-trace, du millième de micron, c’est vraiment minuscule », a-t-il précisé.

L’enquête « ne met absolument pas en cause l’honnêteté des embouteilleurs », mais interroge la contamination de l’environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. « Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale », résume M. Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à « la remise à plat des normes de qualité » prenant en compte les nouveaux polluants.

L’analyse a porté sur 47 bouteilles d’eau, trois bonbonnes d’eau, et une dizaine d’échantillons d’eau du robinet prélevés dans trois départements.

Sur les bouteilles d’eau étudiées — portant sur l’ensemble du marché –, 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

« La grande surprise », écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l’abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline).

La teneur est « infime » mais c’est « suffisant pour qu’on s’interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales », souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l’analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de « faux positifs ».

« La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d’en expliquer l’origine », écrit 60 millions de consommateurs. « L’affaire est suffisamment sérieuse pour qu’on lance des analyses à plus grande échelle », estime M. Laurenceau.

Potentiels effets cocktail

Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l’Hepar, pour le premier, et dans la Saint Armand pour le second.

Par ailleurs, des traces d’Atrazine et d’Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre), et la Cristaline (Louise).

« Ce qu’on en retire, ce n’est pas de dire que telle marque est plus risquée qu’une autre. Il n’y a pas les bons et les mauvais. Sur l’ensemble des marques, il y a un problème », poursuit M. Laurenceau. « Les embouteilleurs sont extrêmement prudents mais ça interpelle de voir qu’il peut y avoir (des micropolluants), même si c’est infinitésimal, qui ne devraient pas être là ».

Et l’eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges).

Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l’Obio, et de Bisphénol A, d’Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne.

« Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail », souligne 60 millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l’Opération transparence sur l’eau, ont publié en mars une carte de la qualité de l’eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

 

Publié le 24/03/2013 03:49

Saint-Gaudens. Pesticides :débat à Encausse, film au Régent

Le collectif «objectif zéro pesticide en Comminges», qui regroupe les associations ATTAC Comminges, Carline, Nature Comminges, Terre et Humanisme, Vivre en Comminges, ERABLES, les Champs du possible et la SCOP Bio Comminges, à l’occasion de la semaine des alternatives aux pesticides qui se déroule actuellement, se mobilise pour la 4e année.

Depuis le printemps 2009, ce collectif s’est donné pour objectif d’informer le grand public et les décideurs (élus et commerçants) sur les effets alarmants de ces substances chimiques et de proposer des actions d’information sur les alternatives. Il veille aussi aux utilisations illégales de ces produits (non-respect de la loi sur l’eau).

Le collectif communique : «Des progrès ont eu lieu en 2012 : il n’y a pas eu d’épandages sur la nationale 125 et les pratiques sur les départementales et de la part de certaines communes se sont également améliorées, ce qui nous encourage à poursuivre notre effort d’information».

Cette année il propose deux événements : aujourd’hui un buffet débat à Encausse les Thermes «Comment faire sans pesticides» à partir de 11 h 30 puis la projection de «Cultivons la terre» à 14 h 30.

Le mercredi 27 mars, au cinéma le Régent à Saint Gaudens, la projection du film «Les moissons du futur» de MM.Robin, qui sera suivie d’un débat avec Valérie Vaneste, et Antony Guyochet (Terre et Humanisme -agro écologie).

 

Publié le 22/03/2013 20:08

UFC-Que Choisir s’inquiète de la teneur en plomb de l’eau potable

(AFP) – La France prend du retard pour éradiquer les canalisations d’eau potable en plomb dans le parc immobilier privé, malgré le risque sanitaire, a averti vendredi l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.

« Si le programme d’éradication sur le réseau public avance bien, notamment du fait des aides publiques, il n’en va pas de même pour le parc privé », c’est à dire essentiellement à l’intérieur des immeubles, dénonce l’UFC dans un communiqué, qui « en appelle aux pouvoirs publics ».

Une directive européenne impose une division par plus de deux (de 25 microgrammes par litre d’eau à 10 microgrammes) de la teneur maximale en plomb de l’eau potable d’ici fin 2013, en raison des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé face aux risques pour les femmes enceintes et les jeunes enfants (retards intellectuels, notamment).

Or, en raison de l’usage massif du plomb pour les canalisations jusque dans les années 50 et son interdiction en 1960, il y aurait entre 2 et 3 millions de logements d’immeubles collectifs privés nécessitant des travaux de mises aux normes, soit 10 à 15% des logements en France, selon l’UFC.

Selon l’association, le coût des travaux de rénovation peut être estimé à environ 1.000 euros par logement. Mais l’UFC déplore que les aides accordées aux particuliers ne soient qu’une « goutte d’eau » par rapport aux fonds débloqués par les agences régionales de l’eau pour éradiquer le plomb des réseaux publics de l’eau.

« Comment admettre l’attitude quasi schizophrénique des pouvoirs publics prompts à imposer des normes, mais peu enclins à oeuvrer à leur mise en place rapide et sereine dans le parc privé alors qu’il semble exister un réel enjeu sanitaire? », s’émeut-elle.

L’UFC indique avoir saisi l’autorité sanitaire Anses pour déterminer les risques d’une consommation d’eau contenant plus de 10 microgrammes de plomb par litre, et demande aussi au gouvernement un audit dans les écoles et les crèches et aux agences de l’eau de mieux financer les aides aux particuliers.

map/fpo/jld

 

Publié le 21/03/2013 08:00

Gaz de houille : le combat de José Bové

Député européen Europe Écologie Les Verts (EELV), José Bové demande que la demande de permis d’exploration de gaz de houille par la société Hexagon Gaz sur les départements du Lot, de la Corrèze et de la Dordogne soit rejetée. Il s’explique.

Pourquoi vous opposez-vous à ce permis ?

Pour deux raisons principales. D’abord, ni les élus, ni les associations n’ont été informés de l’instruction de ce dossier. Ensuite, il existe des incertitudes sur la profondeur des recherches, mais aussi et surtout sur les techniques d’exploration utilisées par Hexagon Gaz. Ces techniques, puits horizontaux ou multilatéraux, sont peu connues et n’ont pas fait la preuve de leur innocuité environnementale. Tant que nous n’aurons pas d’expertises sur les risques environnementaux, tant qu’il n’y aura pas de concertation avec tous les acteurs, il est évident que ce projet ne peut pas être appliqué. Une fois de plus, on est dans une logique qui va à l’encontre du débat sur la transition énergétique. À la suite de notre lettre ouverte, j’ai d’ailleurs reçu, hier, un courrier de Delphine Batho, la ministre de l’écologie.

Que vous dit-elle ?

Pour l’essentiel, elle écrit que la législation actuelle ne permet pas d’engager de façon cohérente le débat avec l’ensemble des intéressés. Elle dit aussi clairement qu’elle demande d’avoir un dossier complet sur les techniques d’extraction du gaz de houille, un puissant gaz à effet de serre. La profondeur de forage (entre 750 et 1 000 mètres) annoncée par l’entreprise ne peut que nourrir les inquiétudes quant à l’impact de l’activité sur les eaux souterraines notamment.

Que pensez-vous des déclarations du ministre du Redressement productif qui plaide pour l’exploitation du gaz de houille, un gaz «made in France» ?

Cette position, me semble-t-il, n’a pas beaucoup de sens. On ne peut pas faire n’importe quoi sous prétexte du Made in France.

Quels sont les enjeux de la réforme du code minier ?

Delphine Batho, dans son courrier, écrit que cette réforme va considérablement améliorer les procédures de délivrance des titres miniers et l’information des citoyens sur les territoires concernés. Les procédures actuelles n’étaient pas conformes à la charte de l’environnement. L’enjeu de la réforme du code minier, qui date de Mathusalem et ne respecte d’ailleurs pas les réglementations européennes, c’est de l’adosser à la charte de l’environnement. À l’époque de la mise en œuvre de ce code, la question de l’environnement ou la consultation des citoyens ne se posait pas. C’était l’État qui décidait, point barre. Les expertises et les combats qu’on a menés conduisent à ce que l’on rentre dans un état de droit un peu plus cohérent. Après, se pose la question de la finalité ? Faut-il extraire ou pas, avec quelles techniques, pour quels impacts sur l’environnement. C’est un autre débat.

Recueillis par S.B

Publié le 19/03/2013 07:43

Après le schiste, la houille

Une demande de permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux sur une partie du Lot, de la Corrèze et de la Dordogne vient d’être jugée recevable sur la forme. L’exploitation du gaz de houille et non de schiste pourrait à terme être possible.

C’est un petit coup de grisou pour le causse de Martel. Dans un avis publié au Journal officiel du 26 février dernier, la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de l’Aquitaine (Dreal) a jugé recevable sur la forme la demande de la société pétrolière Hexagon Gaz basée à Singapour pour rechercher du gaz non pas de schiste mais de houille sur une partie du Lot, de la Corrèze et de la Dordogne. Ce permis dit «de Brive» englobe les communes du Sarladais, le sud de Brive et le causse de Martel dans le Nord du Lot soit une zone de 1 777 km2. Contrairement aux techniques employées pour extraire le gaz de schiste, l’exploitation du gaz de houille ne nécessite pas l’utilisation du procédé de fracture hydraulique de la roche. Un préalable qui rassure Jean-Claude Requier, sénateur du Lot et maire de Martel, qui avait saisi dès l’été dernier la ministre de l’Ecologie sur le sujet. «Je suis hostile à la fracturation hydraulique mais je suis pour trouver un autre processus d’extraction qui ne soit pas dommageable à l’environnement», explique l’élu. «Toute demande de permis d’exploration ou d’exploitation actuellement en cours d’instruction par les services de l’État, telle la demande concernant le permis dit de Brive, sera rejetée si elle concerne, même sans le mentionner explicitement, l’utilisation de la fracturation hydraulique et les gaz et huiles de schiste», lui avait répondu, en novembre, la ministre Delphine Batho. D’ores et déjà, les militants écologistes se mobilisent. Comme du côté de Brive, le collectif lotois contre le gaz de schiste s’organise et prévoit de réunir ses troupes. «Nous sommes en grande vigilance. Depuis le rejet du permis de Cahors, nous sommes en alerte», annonce l’un des membres actifs du mouvement, Antoine Soto pour qui «il faut tourner la page et laisser définitivement les énergies fossiles de côté. Si des investissements sont à faire, il faut les consacrer aux énergies renouvelables».


Première étape d’une longue procédure

La recevabilité de la demande de permis de recherche ouvre la concurrence sur le territoire concerné, pour une durée de 90 jours. La Dreal examine le fond (programme de travaux, capacités techniques…) et consulte les services administratifs locaux pour établir la liste des différentes contraintes qui peuvent affecter les travaux d’exploration. Après ces consultations, la procédure locale s’achève avec le rapport de la Dreal et l’avis du ou des préfets concernés. La procédure d’instruction peut durer entre un an et un an et demi.

Audrey Lecomte avec notre correspondant Robert Vayssi

Gaz naturel : ce qui change en 2013

Depuis janvier 2013, les consommations d’énergie doivent être plus de deux fois inférieures à celles des maisons existantes. La construction est différente. Mais c’est aussi l’utilisation des sources d’énergie qui est modifiée. Le gaz naturel associé aux énergies renouvelables apporte des solutions simples et opérationnelles pour répondre à ces nouvelles exigences.

Entretien avec Alain Puig, Conseiller collectivités territoriales GrDF Ariège, pour comprendre ce qui a changé pour les consommateurs.

En quoi consiste cette nouvelle Réglementation Thermique ?

Cette réglementation thermique dite RT 2 012 définie les nouvelles règles de construction des maisons neuves. Elle vise à limiter les consommations énergétiques de ces bâtiments. La maison est d’abord construite de manière différente. Il faut prendre en compte l’orientation du bâtiment, les apports solaires, l’éclairage naturel. Le niveau d’isolation est également amélioré.

Il y a une limite à ne pas dépasser pour la consommation d’énergie au mètre carré. Cette valeur est modulée en fonction du type de bâtiment, de la zone climatique, de l’altitude et de la taille des logements. En Ariège, la valeur est fixée à environ 50 kWh/m2/an en moyenne.

Enfin le confort d’été se fait sans recours à un système de refroidissement, des surfaces minimales de baies vitrées sont imposées et nous trouvons la présence d’énergies renouvelables en appoint des systèmes énergétiques actuels,

Que peut apporter le gaz naturel dans ce nouveau contexte ?

Le Gaz Naturel est une énergie disponible à proximité immédiate des besoins qui permet d’atteindre aisément les niveaux de performance de la RT2012. Les techniques mises œuvre sont classiques, éprouvées dans les maisons existantes et facilement associables avec les énergies renouvelables. Par exemple les capteurs solaires thermiques produisent gratuitement l’eau chaude sanitaire et le gaz naturel prend automatiquement le relais en cas d’insuffisance d’ensoleillement. Dans ce nouveau contexte d’efficience énergétique, le gaz naturel apporte ainsi des solutions économiques et environnementales pertinentes pour construire depuis janvier 2 013.

Beaucoup de chantiers de voirie sont réalisés actuellement, quelles sont les actions menées par GrDF pour diminuer leur impact sur l’espace public ?

Dans le cadre de sa politique de développement durable, GrDF renforce la performance environnementale de ses chantiers. L’objectif est de réduire leur impact sur l’environnement et de satisfaire les riverains et la collectivité territoriale. C’est dans ce contexte que les équipes de GrDF accompagnent les travaux de voirie réalisés par la ville de Foix : rue Fouychet, rue des Grands Ducs et rue Phoebus. 120 mètres de canalisation et 18 branchements anciens seront renouvelés en polyéthylène. Ces travaux de renouvellement à l’initiative de GrDF permettront de limiter les risques d’accrochage des canalisations lors des travaux de réfection de voirie lancés par la commune avant l’été

 

Publié le 13/03/2013 17:36

Sa construction a évolué opter pour la maison en paille

Saine, écologique et peu coûteuse, la maison en paille, encore marginale en France, séduit chaque année de plus en plus de personnes désireuses de construire leur logement. Grâce aux chantiers participatifs, la conception de l’habitat se fait même solidaire.

Comme le bois, la paille a la côte désormais pour la construction des maisons. Même si le marché est encore très peu développé en France, de l’ordre de 1 à 5 % du parc des résidences, il gagne en volume chaque année, et serait même en pleine explosion actuellement (+ 50 % par an).

Cet engouement s’explique d’après ses promoteurs par la qualité du matériau utilisé. La paille est un élément sain et local.

Bilan carbone excellent

«Le bilan carbone d’une construction paille est très bon puisqu’on utilise la matière première venant des champs de blé de la région. Il nous est déjà arrivé de construire une maison en paille avec les ressources d’un champ voisin», détaillent Mathieu Audet et Alexandre Fraysse de Flexagone.

De plus, la botte de paille est saine et garantie sans produit chimique.

«Dans le processus de construction, on utilise non seulement de la paille, mais également du bois et de la terre. Ces matériaux assurent une isolation sans commune mesure avec les constructions traditionnelles.

On réalise ainsi des économies substantielles en matière de chauffage car la maison se régule elle-même pour l’humidité et la chaleur.

Toutefois, l’une des difficultés que peuvent rencontrer les auto constructeurs est une certaine frilosité de la part des assurances et des banques à soutenir ce type de projet.»

Un coût de 1000 à 1400 euros du m2

Le prix de revient au m2 d’une maison en paille est de 1000 à 1400 euros du m2. Le coût d’une telle construction oscille donc en moyenne entre 60 000 et 100 000 euros.

Pour la conception d’une maison en paille, le particulier peut soit opter pour un constructeur, soit choisir de le faire seul en tant qu’auto-constructeur.

Avant de se lancer dans l’aventure, les personnes qui souhaitent opter pour l’auto-construction sont conviées à des chantiers participatifs où elles découvrent le travail de la paille puis sont accompagnées, si elles le désirent par des formateurs.

«La main-d’œuvre étant bien souvent le facteur le plus coûteux dans la construction d’une maison, elles économisent ainsi un poste important de dépense. Cependant, la visée des chantiers participatifs n’est pas uniquement de réduire le coût de la construction mais elle est également d’introduire une dimension sociale.

Les chantiers participatifs suscitent des rencontres et des échanges équitables. Les bénévoles peuvent se former gratuitement aux techniques de construction et, parallèlement, le coup de pouce des bénévoles permet aux auto constructeurs de lancer l’élaboration de leur maison.»Pour la dimension économique, comme le rappelle l’Espace Info Énergie, le coût de la matière première est faible de 1 à 2 € par ballot environ.

«Le coût global d’une maison en paille dépendra donc de plusieurs facteurs : choix du système constructif er coût de la main-d’œuvre».

De leur côté, Mathieu Audet et Alexandre Fraysse recommandent aux gens dans la phase de lancement et de réflexion de se faire aider.

La paille ne craint ni les rongeurs, ni les termites

Quant aux idées reçues sur le matériau paille, les deux constructeurs les réfutent. «Des tests prouvent que les parois isolées en paille et protégées par un enduit terre ont une capacité de résistance au feu au moins équivalente voire supérieure à une maison en parpaings. Les souris ne nichent pas dans les bottes de paille, car il n’y trouvent pas de nourriture et car les bottes de pailles comprimées et enduites sont difficiles à creuser.» Dans le même ordre d’idée, les termites ne peuvent pas s’attaquer à la paille trop dure. Quant à la durée de vie des constructions, aux États-Unis des maisons en paille datant de la fin du XIX° siècle sont toujours occupées et en excellent état.

Pour en savoir plus sur les maisons en paille : http://flexagone.wix.com/maisonpaille ou le réseau français de la construction en paille (http://www.compaillons.eu/)

Bon à savoir

Selon l’Espace Info Énergie, qui reprend les données du Réseau Français de la Construction en Paille, pour une maison de 100 m², il faut compter environ 500 petites bottes de paille, soit la production d’environ 2 hectares de blé. Quant à la ressource, la France n’en manque pas, puisque si tous les logements avaient été construits en paille en 2005, seulement 15 % de la production de paille de blé tendre aurait été utilisée.

 

Publié le 12/03/2013 01:36 – Modifié le 12/03/2013 à 07:39

Energie: le bonus malus définitivement adopté par le Parlement

Le Parlement a adopté définitivement lundi soir par un ultime vote de l’Assemblée nationale et après un parcours long et chaotique, la proposition de loi PS instaurant un bonus-malus sur la facture d’énergie, qui a rencontré l’hostilité des communistes, notamment au Sénat.

Les députés ont examiné le texte en soirée, signé du président de la commission des Affaires économiques François Brottes (PS), pour statuer définitivement, comme l’a souhaité le gouvernement qui le soutient. L’UMP et l’UDI (Union des démocrates et indépendants) ont voté contre, de même que le Front de Gauche.

Ce texte instaure un bonus-malus sur la facture d’énergie, à compter de 2016, afin de favoriser la sobriété énergétique. Il a été largement revu par rapport à la version initiale déposée en septembre.

Son premier passage à l’Assemblée avait été marqué par le départ fracassant en pleine nuit des députés de l’opposition et communistes, mécontents de voir arriver des amendements gouvernementaux sur l’éolien. Sans compter que le Front de gauche estime depuis le début qu’il y a atteinte au principe de péréquation tarifaire issu du Conseil national de la résistance. Quant à l’opposition, elle ne cesse de critiquer une « usine à gaz ».

Ces critiques ont été réitérées une dernière fois lundi soir. « On a l’impression qu’on avance comme des apprentis sorciers, au doigt mouillé », a critiqué Laure de la Raudière (UMP). « Un texte qui n’a pas été préparé » et source d' »injustice », a renchéri Daniel Fasquelle (UMP).

Au Sénat, le texte avait été carrément rejeté en première lecture.

Puis, il a même un temps disparu des radars du Parlement, amenant à s’interroger sur son devenir, avant d’être remis au programme de l’Assemblée dans une version largement remaniée.

Le bonus-malus est calculé en fonction d’un volume de base défini à partir du niveau consommé par le quart des foyers les plus sobres. La composition du foyer, la localisation géographique et le mode de chauffage sont toujours pris en compte.

Les résidences secondaires seront concernées, mais avec un volume de base fixé à la moitié de la consommation annuelle d’une personne seule et seront seulement assujetties au malus.

Les députés du Front de gauche (communistes et Parti de gauche) s’étaient abstenus en nouvelle lecture en janvier après avoir voté contre la première fois.

« Au final, il y aura la satisfaction de l’avoir voté (le bonus malus, ndlr), mais je ne suis pas certain qu’il y aura une application », a lancé, sceptique, André Chassaigne, président des députés Front de Gauche.

Coeur de la loi, ce bonus malus avait d’ailleurs été supprimé par le Sénat en deuxième lecture.

Le texte prévoit aussi l’élargissement des tarifs sociaux de l’énergie à 4 millions de foyers et applique à tous la trêve hivernale. Le retard pris avait d’ailleurs conduit le gouvernement à signer un décret sur l’extension des tarifs sociaux juste avant Noël.

La ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, s’est dite « fière » lundi soir que ce texte « étende le bénéfice des tarifs sociaux de l’énergie alors qu’explose dans notre pays le scandale de la précarité énergétique », évoquant un « gain de 200 euros » par foyer pour le gaz et « 90 euros pour l’électricité ».

M. Chassaigne s’est de nouveau emporté, de concert avec l’UMP, sur les dispositions concernant l’éolien: « erreur colossale et faute contre la démocratie locale », a-t-il accusé.

Le Sénat avait adopté contre l’avis du gouvernement un amendement PS prévoyant la constitution de parcs d’au moins trois éoliennes pour bénéficier de l’obligation d’achat de l’électricité produite par EDF. L’UMP et le FG ont défendu sans succès un tel amendement, mécontents de la suppression de la règle dite des cinq mâts. La version adoptée par les députés ouvre la possibilité d’implantation d’une seule éolienne.

Ce texte prévoit aussi l’expérimentation d’une tarification progressive des tarifs de l’eau.

 

Publié le 14/03/2013 03:47

Europe : une Pac plus verte et plus équitable

Une Politique agricole commune (PAC) plus écologique (le verdissement) et plus équitable, via un plafonnement des aides. C’est ce qui a été convenu, hier, par le Parlement européen qui n’a toutefois pas voté le budget de l’UE. Les eurodéputés ont voté en faveur du conditionnement de 30 % des aides directes aux agriculteurs, premier poste de dépenses de la PAC, au respect de normes environnementales, comme la diversification des cultures ou le maintien de pâturages permanents. Ils ont toutefois prévu des exceptions pour les petites exploitations, en assouplissant les mesures préconisées par la Commission européenne dans sa proposition de réforme présentée en octobre 2011 et censée entrer en vigueur en 2014. Sans la PAC, que deviendrait l’agriculture? Créée en 1957 et mise en place à partir de 1962, la PAC avait, au départ, l’objectif de nourrir les Européens après la Seconde guerre mondiale. Désormais, nous sommes 400 millions. Elle demeure le principal poste de dépense de l’Union européenne, malgré une baisse prévue de 12 % de son enveloppe pour la période qui s’ouvre 2014-2020, à 373,2 milliards d’euros. Le monde agricole, dans son ensemble, reconnaît le caractère indispensable de la Politique agricole commune. «Nous avons plus que jamais besoin d’une PAC forte, européenne et d’un budget à la hauteur pour conjuguer au futur et durablement», remarquait récemment Guy Vasseur, président des chambres d’agriculture. «Sur le revenu agricole régional de 900 millions d’euros, 870 millions d’euros proviennent de l’Europe, c’est dire la nécessité de la PAC dont le rééquilibrage n’est pas toujours suffisant», déplore Vincent Labarthe, vice-président du Conseil régional chargé de l’Agriculture.

 

Publié le 22/03/2013 08:05 – Modifié le 22/03/2013 à 08:34

Onet-le-Château. José Bové : «Il faut se mobiliser pour une PAC plus juste»

«Je suis venue car je ne comprends rien à la PAC». Bonne pioche pour cette castonétoise, c’était justement le but de la venue des députés José Bové et Eric Andrieu hier soir à la Baleine. Un peu plus tôt, ce dernier a rencontré les organisations agricoles locales. Tous deux étaient invités par la commission agricole de la fédération du parti socialiste pour présenter les enjeux de la future politique agricole commune et ses conséquences sur l’agriculture. La semaine dernière, la PAC a été votée au parlement européen et en début de semaine ce sont les ministres européens de l’agriculture qui se sont prononcés. Et à ce sujet, pour José Bové, les discussions sont plutôt mal amorcées. «Par rapport à l’ambition de départ, on ne va pas dans le sens du verdissement et du plafonnement des aides qui reste à 300 000€ pour les plus gros exploitants alors que nous avions proposé un plafonnement à 100 000 €», déplore le député Vert du Larzac. Eric Andrieu se veut moins pessimiste. «Le verre est à moitié plein. Il est encore possible d’avoir une PAC ambitieuse et le fameux verdissement connaît des avancées», pointe l’eurodéputé socialiste de l’Aude. Sur le plan protéines aussi, les deux hommes sont divisés. Eric Andrieu se félicite de sa réintroduction. «Sauf qu’on ne sait pas l’appliquer et que cela demeure très monoculture. Ce sont encore les grandes exploitations céréalières qui vont tirer leur épingle du jeu», poursuit José Bové. Il appelle les citoyens et les représentants agricoles à se mobiliser pour une réforme plus juste. En attendant, reste encore le trilogue, c’est-à-dire des réunions entre les trois parties -Conseil des ministres de l’agriculture, Commission et Parlement- pour arriver à un accord d’ici juin. Après ce sera autour de l’Etat français de statuer sur l’application à l’échelle nationale.

C.C

Publié le 16/03/2013 08:04

Villefranque. Pierre Lebbe, pionnier du gaz de… chèvre

Fin mars, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll annoncera un grand plan en faveur de la méthanisation. Pionnier en France, Pierre Lebbe utilise depuis plus de 10 ans l’énergie produite par le fumier de ses chèvres. Reportage.

La fourche attaque le tas de fumier frais. Puis le tracteur recule pour déposer sa charge dans un long couloir de béton à demi enterré, dégageant un panache de fumée sous le froid soleil de cette fin d’hiver. «Eh oui, le fumier chauffe tout seul, en deux jours, il est déjà à 60 °C» précise Pierre Lebbe tandis que son neveu Paul-Émile répète la manœuvre.

Mi-mars… c’est l’époque à laquelle l’agriculteur relance sa production de gaz. La méthanisation ? Installé à Villefranque dans les Hautes-Pyrénées, Pierre Lebbe en est en effet l’un des pionniers en France, depuis plus de 10 ans, déjà.

Cent trente chèvres qui lui donnent 90 000 litres de lait à l’année, mais aussi une brasserie produisant 120 hectolitres d’une bière bio de derrière les fagots… Depuis 1981 qu’il est installé, Pierre Lebbe a toujours pensé écologie, recyclage et autonomie. «Les chèvres consomment aussi les déchets de houblon, d’orge et de levure de la brasserie puis transforment leur paille en fumier et pour continuer cette boucle vertueuse, je me suis dit que j’allais me servir du fumier pour produire du gaz naturel, qui lui, serait utilisé pour fabriquer la bière et sécher le malt» résume-t-il.

C’était en 2001… «J’ai alors retrouvé les travaux sur la méthanisation qu’avaient faits Isman et Ducellier en Algérie, à la fin des années 30 et je m’en suis inspiré pour faire ma propre installation».

Pour faire simple : déposé dans sa fosse, le fumier est chargé en humidité par le recyclage des eaux de la machine à traire et des lactosérums de la fromagerie. Couvert d’une bâche, il fermente et produit alors du gaz puis le gaz brûle dans un moteur à pistons qui fait tourner un générateur d’électricité. Une décennie que ça fonctionne bien, chez Pierre Lebbe, qui a donc eu le temps d’étudier en profondeur son sujet.

Voix posée, argumentaire basé sur ses propres observations mais aussi solidement documenté… Pierre Lebbe dresse alors le bilan. Côté avantages ? «Avec 500 tonnes de fumier à l’année, de mars à novembre, mon installation produit l’équivalent de 10 000 litres de fioul, soit 80 litres par chèvre, pour un investissement de 40.000 € il y a plus de 10 ans. Mais l’autre avantage majeur, c’est que je récupère 40 % d’azote en plus dans le fumier après fermentation. à l’heure de la directive «nitrates», c’est remarquable pour la récupération et la conservation de l’azote naturel et une piste d’avenir contre les engrais chimiques.»

L’urgence, c’est l’épuration

Côté inconvénients ? «Ce système s’arrête en hiver, car le froid bloque la fermentation. Il faut 20 °C minimum pour lancer le processus et trois semaines avant d’obtenir un rendement correct avec un gaz chargé à au moins 54 % de méthane. Car le gros problème à résoudre, c’est l’épuration du gaz. Séparer le gaz carbonique du méthane pour obtenir un meilleur rendement moteur, c’est ça l’urgence», explique-t-il… préoccupé qu’en Europe, «la technologie allemande soit en train de prendre le marché». Car «traitant surtout le lisier, puisqu’il a été décrété arbitrairement que le fumier n’était pas rentable, les Allemands pallient ce manque de rendement du méthane chargé en CO2 en surdimensionnant des moteurs qu’ils vendent très cher alors qu’ils gaspillent plus de gaz», estime-t-il.

Le modèle allemand est-il adapté à la France ? Là aussi, la question pourrait donc se poser…


La Région mobilisée

Passer de 90 à 1 000 unités de méthanisation en France, notamment pour fournir un revenu de complément aux éleveurs : c’est le principal objectif du plan «énergie méthanisation autonomie azote» que présentera Stéphane Le Foll, à la fin du mois. La Région, elle, est déjà mobilisée. Dans le cadre de son plan «Midi-Pyrénées Énergies 2011-2020» doté de 300 M€, elle a ainsi lancé un dispositif «Biogaz 2011-2014», afin d’identifier et de soutenir des projets durables et de qualité. On recense à ce jour 71 initiatives sur notre territoire comprenant des projets en phase d’étude, de développement, ou en cours de construction, 17 unités étant en fonctionnement. Quinze unités ont été soutenues par la Région Midi-Pyrénées pour un montant de 2,3 millions d’euros.

Pierre Challier

Publié le 19/03/2013 16:08

40% seulement des déchets municipaux recyclés dans l’UE

(AFP) – L’Europe « gâche des volumes importants de ressources précieuses » en ne recyclant que près de 40% de ses déchets municipaux, avec des disparités fortes entre les meilleurs élèves que sont l’Autriche et l’Allemagne, et la Bulgarie, bonne dernière, alerte mardi l’Agence européenne pour l’Environnement (EAA).

En 2010, 39% des déchets municipaux (principalement ceux des ménages) ont été recyclés (ou compostés) dans l’Europe des 27, soit une progression de 13% entre 2001 et 2010.

Avec un taux de 35% (18% de recyclage du verre, plastique, etc., et 17% de compostage), la France se classe au 10e rang, juste derrière l’Irlande et l’Italie, avec une progression de 9% du poids des déchets recyclés depuis 2001.

« Bien que dans certains pays le taux de recyclage ait augmenté à un rythme élevé, l’Europe continue de gâcher des volumes importants de ressources précieuses en les envoyant à la décharge et de nombreux pays risquent de ne pas atteindre les objectifs de recyclage auxquels la législation les contraint », souligne l’EAA dans un rapport.

Cinq pays avaient déjà atteint en 2010 l’objectif de l’Union européenne d’un taux de recyclage de 50% d’ici 2020: l’Autriche (63%), l’Allemagne (62%), la Belgique (58%), les Pays-Bas et la Suisse (51%), pays comptabilisé dans les statistiques de l’EAA.

« La plupart des autres pays devront faire des efforts de grande ampleur pour atteindre également cet objectif à date prévue », poursuit l’EAA, citant la Roumanie et la Bulgarie dont le taux de recyclage s’élevait en 2010 respectivement à 1% et 0%. « Pour atteindre l’objectif chiffré à l’horizon 2020, ces pays doivent augmenter leur taux de recyclage de plus de 4% chaque année au cours de la prochaine décennie, ce qu’aucun autre pays n’est parvenu à réaliser entre 2001 et 2010 ».

L’EAA salue les progrès importants réalisés dans certains pays comme le Royaume-Uni où la part de déchets municipaux recyclés est passée de 12 à 39% entre 2001 et 2010 ou encore l’Irlande (11 à 35%).

L’Agence européenne met en avant l’utilité de certains instruments pour améliorer la performance en matière de recyclage: l’interdiction de mise en décharge des déchets biodégradables, l’obligation d’assurer la collecte sélective des déchets municipaux, des taxes sur la mise en décharge et sur l’incinération, ou encore des frais de collecte des déchets.

Selon les dernières statistiques officielles européennes Eurostat parues début mars, qui utilisent un mode de calcul un peu différent de l’EAA, le taux de recyclage des déchets municipaux s’établissait à 40% en 2011, soit une progression de 27% depuis 2001.

Publié le 10/03/2013 03:48 – Modifié le 10/03/2013 à 10:03

Bio les champignons

L’Esat de Madiran cultive aussi bien le secret que les champignons. Ce centre d’aide au travail pour les personnes en situation de handicap avait déjà une activité agricole. Mais il y a quatre ans il s’est lancé dans un incroyable projet : être la première ferme de France à produire des champignons bio. «Il fallait trouver une activité adaptée à une quinzaine de nos résidents (Ndlr : sur un effectif total de 80) qui ne sont pas autorisés médicalement à travailler à l’extérieur, explique Gabriel Gaudebert directeur de l’Esat de Madiran. Autrefois, la région de Madiran produisait des champignons. Nous avons acquis un bâtiment de 1700 m2 où l’on préparait le compost pour la culture des champignons.» L’établissement n’a pas hésité à faire appel à des technologies de pointe qui n’existent pas encore en France. Il a fait venir des Pays-Bas par camion réfrigéré un compost spécial pour sa champignonnière. «Pour faire des champignons bio, il faut utiliser un compost naturel sans engrais et proscrire les produits chimiques» précise Gabriel Gaudebert. Et le projet qui a mûri durant quatre ans s’est concrétisé le 7 novembre 2012, date de la première récolte. «Nous produisons 700 kilos de champignons par semaine et les travailleurs handicapés livrent eux-mêmes leur production aux magasins bio et commerces de proximité de Tarbes, Pau et Auch. La région toulousaine est notre prochain objectif. Nous n’en sommes qu’à un tiers de notre capacité de production mais ma priorité c’est avant tout de faire du travail adapté aux personnes en situation de handicap» explique Gabriel Gaudebert.

Le projet qui a coûté 1,7 million d’€ a attiré l’attention de nombreux financeurs. Tenez-vous bien : l’État lui a porté un tel intérêt qu’il l’a inscrit au Grand emprunt. «Nous allons servir de site expérimental en France» précise le directeur de l’Esat de Madiran. À l’occasion du salon de l’agriculture, la Mutualité sociale agricole partenaire de long cours de l’Esat lui a remis deux chèques d’un montant total de 47.000 €. «C’est un projet magnifique que nous avons souhaité soutenir financièrement au-delà du symbole. Comme le vin, les champignons bio de Madiran seront désormais connus dans toute la France» se réjouit Gilbert Pérès.

Cyrille Marqué

Publié le 05/03/2013 03:47

Fumel. Energie : apprendre à fabriquer son éolienne

L’énergie éolienne est souvent méconnue des particuliers alors qu’elle permet d’accéder à son autonomie énergétique avec un investissement qui reste accessible. Pour la découvrir, l’association Tripalium organise en mars prochain à Blanquefort-sur-Briolance un stage de formation d’auto-constuction d’une petite éolienne de type Piggott.

Le principe de fonctionnement de cette association est simple : vous participez à un premier stage de formation payant qui allie aspects théoriques et pratiques puisqu’il se déroule chez un adhérent à l’occasion de la construction de son éolienne. Puis vous organisez vous-même chez vous un stage autour de la réalisation de votre propre éolienne, en bénéficiant de l’encadrement d’un formateur et de l’aide des participants. Pas besoin d’être fin bricoleur ou d’avoir des outils hypersophistiqués et dans toute la mesure du possible, ce sont des matériaux de recyclage qui sont utilisés. Sur le plan technique, le système fonctionne avec une turbine à axe horizontal, trois pales en bois, un alternateur discoïde plat à aimants permanents. En fonction de ses besoins, il est possible de choisir entre plusieurs tailles d’éoliennes (de 1,2 à 4,2 m de diamètre) sachant que pour la machine elle-même, il faut prévoir un budget entre 350 et 1 200 € de fournitures et pour une installation complète, entre 1 500 et 8 000 €.

Pratique : stage du 25 au 30 mars à Blanquefort-sur-Briolance. Participation aux frais 220 € (déjeuners compris) avec possibilité d’hébergement sur place. Contact : Claire Lappe au 06 41 67 05 24 ou sur claire.lappe@orange.fr.

 

Publié le 20/03/2013 12:46

Des pesticides dans les pâtes, les céréales et les biscuits

Après les scandales des viandes, voici celui des pesticides. Selon une étude menée par l’association Générations Futures publiée ce mercredi, des traces d’insecticides ont été détectés dans des produits alimentaires à base de blé comme les biscuits, les céréales, les pâtes, le pain de mie ou les brioches.

L’association a fait tester douze produits achetés en grande surface et le résultat est sans appel : les pesticides sont présents dans 75% d’entre eux. Et si leur taux ne dépasse pas la limite autorisé, leur composition est en revanche néfaste pour le système endocrinien.

Dans les produits ménagers aussi

Ces insecticides se déposeraient sur le blé stockés dans des silos traités contre les champignons. « Il est urgent d’agir dès aujourd’hui pour réduire au maximum l’exposition du public à ces substances perturbateurs endocriniens », estime l’association qui s’inquiète des conséquences de la présence de pesticides dans les produits de consommation. En effet, les fœtus et les enfants sont plus vulnérables face à ces perturbateurs endocriniens.

L’étude démontre également que certains produits ménagers comme les lotions anti-poux ou les traitements pour le jardin, contiennent ces pesticides.

 

Publié le 12/03/2013 18:08

Pas de problèmes avec les pesticides dans les aliments dans l’UE

(AFP) – Quasiment tous les aliments consommés dans l’UE sont sous le seuil du maxima autorisé de pesticides, a annoncé mardi l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Les résidus de produits chimiques détectés dans les aliments ne présentent « pas de risque à long terme » pour la santé des consommateurs, a indiqué l’EFSA dans un rapport.

Les contrôles menés en 2010 dans les 27 pays membres de l’UE ont porté sur 500 types différents d’aliments, dont des aliments issus de l’agriculture biologique, qui ont été soumis à des tests de détection à 982 pesticides.

Le rapport, mis en ligne sur le site internet de l’EFSA, indique que les limites maximales de résidus étaient respectées pour 98,4% des échantillons analysés et que les aliments qui ont présenté les plus forts dépassements étaient l’avoine, les laitues, les fraises et les pêches.

Deux programmes de contrôle sont pris en compte: un programme national conçu par chaque pays et un programme coordonné par l’UE, qui exige que tous les organismes nationaux effectuent des activités de contrôle identiques.

Chaque année, le programme coordonné par l’UE consiste à analyser un échantillonnage différent de récoltes et de produits d’origine animale, considérés comme les composants principaux de l’alimentation en Europe, sur une période de trois ans.

En 2010, les 12 produits sélectionnés étaient les pommes, les choux pommés, les poireaux, les laitues, le lait, les pêches, les poires, le seigle, l’avoine, les fraises, la viande de porc et les tomates.
L’EFSA a conclu qu’il n’existait pas de risque à long terme pour la santé des consommateurs en relation avec les résidus de pesticides présents dans leur alimentation.

 

Publié le 07/03/2013 03:50 – Modifié le 07/03/2013 à 08:40

Ramonville-Saint-Agne. Traitement biologique des chenilles processionnaires

Ramonville-Saint-Agne. Traitement biologique des chenilles processionnaires : pensez y déjà

Responsables des effets dévastateurs sur les pins et les cèdres, les chenilles processionnaires sont aussi à l’origine de graves problèmes d’allergie et de respiration sur l’homme et les animaux. La lutte par produit chimique étant à proscrire en zone urbaine, les services municipaux font appel chaque année en septembre/octobre à un prestataire spécialisé pour le traitement biologique des arbres du domaine public. Mais cette action ne peut être efficace que si les particuliers font de même. Les méthodes de lutte prophylactique, biologique et mécanique permettent la régulation de cet insecte et limitent localement ses populations si elles sont effectuées au moment opportun : le piégeage par phéromone (fin juin à mi-septembre) empêche la reproduction des papillons. L’éco-piège installé à 2 m du sol (de décembre à mai), empêche les chenilles de descendre au sol et les collecte pour les détruire à un stade où elles ne sont plus urticantes. La lutte biologique (de septembre à novembre), par la pulvérisation d’un bio pesticide. Les nichoirs à mésange qui sont les principaux prédateurs naturels des chenilles processionnaires. La lutte mécanique (de novembre à avril) par échenillage consiste à couper les nids et brûler les cocons.

Pour toute information complémentaire : secteur Entretien du Patrimoine, 20 rue des Frères Lumière, Tél. : 05 61 75 21 26.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :