Revue de presse CLDD 02 03 2013

SOMMAIRE

Aquitaine. Des pesticides dans les cheveux des vignerons.

Saint-Lys. Homaïa constructeur de maison passive.

Foix. Les agriculteurs veulent conserver des terres arables.

Les ondes sont-elles dangereuses pour la santé ?.

Labège. Une nouvelle arme contre les frelons asiatiques.

Launac. Antennes : l’inquiétude de deux associations.

Densité, parking, arbres : les avis divergent

Fontenilles. La Gascogne toulousaine a célébré la journée mondiale des zones humides.

Labège. Les insectes : une alternative à la viande.

Balma. L’APCVEB : bras armé environnemental de l’Agenda 21.

Les Toulousains serrent le robinet

Launaguet. Fête de la Nature : on prépare la seconde édition.

Notre régime alimentaire nous rendrait de plus en plus cons.

Bien choisir une ampoule fluocompacte : les conseils de 60 Millions de consommateurs.

Le groupe Bolloré met en vente sa Bluecar après le succès d’Autolib’

L’avion renifleur filme nos gaspillages.

Graulhet. La «deuche» carbure au bio.

Electricité : la moitié des Français compte faire des économies grâce au compteur Linky.

Circuits courts: privilégier les producteurs.

Le diesel, « un problème de santé publique », selon Delphine Batho

Zones vulnérables : le recours des agriculteurs.

Le petit éolien au service de l’agriculture.

Les tarifs de l’électricité vont grimper de 30% en 5 ans, réaffirme la CRE

Vallée de l’Orbiel : un poison nommé arsenic.

Carcassonne. Trop de pesticides dans le fleuve Aude.

 

Publié le 20/02/2013 08:10

Aquitaine. Des pesticides dans les cheveux des vignerons

Il va sûrement beaucoup être question d’Apache dans les allées du Salon de l’Agriculture qui débute ce week-end. Car cet «Apache» révèle une réalité désagréable : la présence de pesticides dans les cheveux d’ouvriers viticoles et de riverains de vignes du Médoc.

Apache signifie en effet : Analyse de pesticides agricoles dans les cheveux. Il s’agit d’une étude révélée hier par l’association Générations Futures, et réalisée par le laboratoire Kudzu Science, à l’initiative de Marie-Lys Bibeyran.

Cette habitante de Listrac-Médoc a perdu son frère, ouvrier viticole, d’un cancer des voies biliaires qu’elle cherche à faire reconnaître comme maladie professionnelle.

Entre mi-octobre et mi-novembre 2012, les mèches de cheveux d’un échantillon de 25 personnes ont été prélevées et analysés. Cet échantillon était constitué de 15 salariés viticoles du Médoc, 5 riverains de vignes et 5 témoins vivants loin de vignes.

Les résultats de l’enquête sont formels : Tous les salariés viticoles testés ont des résidus de pesticides dans leurs cheveux, ils en ont plus que les riverains, qui en ont eux-mêmes davantage que les personnes vivant loin des vignes.

Il y a même 11 fois plus de résidus de pesticides en moyenne chez les salariés agricoles que chez les non professionnels habitant loin des vignes (6,6 pesticides en moyenne contre 0,6), et 5 fois plus chez les simples riverains que chez les non riverains (3 pesticides contre 0,6). Générations Futures note également que «plus de 45 % des molécules retrouvées sont classées cancérigènes en Europe» et «plus de 36 % sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens».

Marie-Lys Bibeyran préconise de «durcir les règles régissant les délais de réentrée dans une parcelle traitée» et plus radicalement «d’interdire les pesticides sur lesquels planent les soupçons de cancérogénicité». Nadine Lauverjat, chargée de mission à Générations Futures, demande aussi «que les perturbateurs endocriniens soient exclus d’utilisation».

La France reste le 1er pays européen utilisateur de pesticides et le 3e au monde.

Publié le 18/02/2013 03:47 – Modifié le 18/02/2013 à 09:17

Saint-Lys. Homaïa constructeur de maison passive

Sur la ZAC du Boutet, Fabien Lhuillier dirigeant associé de Mecosun a créé la société Homaïa, spécialisée dans la construction de maison indidividuelle dite «passive» ou «sans chauffage». Rencontre avec l’équipe composée de jeunes salariés.

Mecosun, déjà bien installée sur la ZAC, est spécialisée depuis 2008 sur les panneaux solaires à visée industrielle et agricole. Pourquoi avoir créé Homaïa ?

Nous subissons depuis un an de grosses pertes liées à la filière du photovoltaïque. De 27 salariés à Mécosun, nous sommes passés à 8 salariés. Homaïa est une manière pour nous de rebondir en se servant des compétences, 4 personnes qualifiées que nous avons pu préserver et sur un savoir-faire maitrisé : les économies d’énergie. Ainsi Homaïa a déjà construit 7 maisons passives en Midi-Pyrénées et 2013 s’annonce prometteur. C’est pourquoi pour stocker nos matériaux de construction, des panneaux de planches de bois d’épicéa notamment, nous avons acquis deux nouveaux lots sur la ZAC du Boutet.

Pourriez-vous définir le concept de maison passive ?

Tout le monde trouve ses dépenses de chauffage trop onéreuses. Comment faire pour réduire sa facture. Une solution la maison écoresponsable que nous construisons nous mêmes avec une isolation par l’extérieur du sol au plafond et des menuiseries en double vitrage. Bioclimatique, la maison récupère la chaleur du soleil, du sous sol, avec un puits provençal et récupérateur d’eau. Homaïa équipe la toiture de panneaux photovoltaïques connectés au réseau ERDF. Un logement économe avec moins de 15 kWh/m2 par an pour le chauffage et moins de 120 Wh/m2 par an d’énergie primaire.

Etes- vous présents sur tous les salons de l’habitat ?

Oui le plus possible. L’équipe composée d’une dessinatrice projeteuse, d’un commercial et d’une responsable marketing était au salon de l’habitat à Toulouse. Ils iront au salon de l’immobilier prochainement. Et puis nous organisons des portes ouvertes chez nos clients dans leur maison passive comme à Tournefeuille notamment. Avec Jorge Anjos, gérant d’Homaïa, notre pari sur l’avenir, c’est la démocratisation de la maison passive ouverte aux avantages fiscaux.

Homaïa. 7 avenue Marconi ZAC du Boutet. http://www.homaïa. fr

Publié le 16/02/2013 06:56

Foix. Les agriculteurs veulent conserver des terres arables

Hier, le futur président de la chambre d’agriculture, François Toulis a fait le point sur les différents dossiers des six prochaines années.

Pour son dernier mandat, François Toulis ne manque pas de projets. Lors des prochaines élections, il sera atteint par la limite d’âge. Pour ses six prochaines années à la chambre d’agriculture, à la tête de laquelle il devrait être réélu le 20 février prochain, le président veut mettre l’accent sur la gestion du foncier. La chambre veut ainsi jouer un rôle dans l’établissement du schéma de cohérence territorial (Scot). Car pour les agriculteurs, il y a beaucoup trop de zones urbanisables. C’est l’agriculture qui risque de se retrouver sacrifiée par cette course aux lotissements et autres zones d’activité. Et le président de citer l’exemple de la zone artisanale de Manses, créée sur de «bonnes terres et toujours vide».

Autre point important, la chambre veut réhabiliter les zones de carrières. Des pourparlers sont en cours avec les entreprises de la basse Ariège. «C’est très positif. Elles sont prêtes à reboucher un tiers de leur surface. Et cela sans que cela ne bloque leur activité», souligne le président.

François Toulis dénonce également les centrales photovoltaïques qui poussent sur les terres arables. Autant, il encourage les panneaux sur les toits, autant il est «malade» de voir de telles structures se monter en Ariège. «Il faut mettre des panneaux sur les bâtiments. C’est écologique. Cela fait un complément de revenu et ça aide les agriculteurs ou les artisans à payer leur outil de travail», souligne-t-il.

La plateforme d’approvisionnement en produits locaux est aussi au centre des préoccupations de la chambre. Lancée il y a un an, elle est très loin de faire le chiffre d’affaires fixé dans les objectifs. Pour janvier 2013, il est de seulement 18 000€. (voir encadré).

Le président et son équipe veulent développer une marque «Ariège». «Les produits ariégeois jouissent d’une notoriété régionale. S’il y avait déjà des identifiants sur le département, les acheteurs locaux pourraient faire travailler notre pays», explique le président. La chambre travaille actuellement à sa mise en œuvre.

Bien sûr, François Toulis a évoqué les prédateurs. «Il y a des éleveurs qui préfèrent abandonner. C’est dramatique», se désespère-t-il. Or, avec les semences en basse Ariège, l’élevage d’estive fait partie des fleurons de l’agriculture ariégeoise. La chambre va donc mettre en place un DPU estive pour essayer de maintenir cette activité.

Un drive fermier

Un drive fermier pour relancer la plateforme d’approvisionnement en produits locaux. Voilà l’idée de la chambre d’agriculture. Si François Toulis est heureux d’avoir été réélu, quand il évoque la plateforme, le visage est plus grave. Le président ne comprend pas qu’en Ariège, on ne privilégie pas les produits locaux. Tournée vers les établissements scolaires et les maisons de retraite, la plateforme peine à trouver des clients. À part Pamiers, peu jouent le jeu même si tout le monde trouve l’idée formidable. «Il faut un déclic citoyen». En plus, les clients achètent en priorité des fruits, des légumes et des produits laitiers, mais pas de viande.

La chambre veut donc essayer de diversifier les clients avec le drive. On commande sur internet et on va chercher son panier à la plateforme. Un système en vogue actuellement.

Publié le 27/02/2013 08:14

Les ondes sont-elles dangereuses pour la santé ?

DONNÉES SCIENTIFIQUES

Concernant les ondes électromagnétiques et leurs effets sur la santé humaine, difficile de s’y retrouver tant les avis divergent. Une vaste étude réalisée sur 18 ans au Danemark, menée auprès de 360 000 personnes abonnées à un téléphone portable, affirme que «l’usage prolongé du mobile n’augmente pas le risque de cancer du cerveau». À noter que cette étude n’a pas tenu compte des abonnés à titre professionnel et de la durée quotidienne d’utilisation.

À l’inverse, le 31 mai 2011, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut-être cancérogènes pour l’homme (Groupe 2B), sur la base d’un risque accru de gliome, un type de cancer très virulent du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil.

«Étant donné les implications de cette classification et de ces résultats pour la santé publique, il est crucial que des recherches supplémentaires soient menées sur l’utilisation intensive à long terme des téléphones portables», a déclaré le directeur du CIRC, Christopher Wild.

UN RISQUE ACCRU POUR LES ADOS ?

Aujourd’hui, à 10 ans, un enfant sur quatre possède un téléphone portable, huit sur dix à l’adolescence. Et, d’après une enquête de l’Association santé environnement France (Asef), menée auprès de 600 élèves de 14 à 20 ans, 75 % d’entre eux déclarent dormir avec le téléphone allumé sous l’oreiller ou sur la table de chevet. «Pas question de rater un texto» témoignent la plupart. D’où le fil à la patte. Et, quand on leur parle risque sanitaire, 58 % répondent avoir entendu dire qu’il ne fallait pas garder son téléphone sur soi, 44 % qu’il ne fallait pas dormir avec, et à peine 15 % connaissent l’intérêt du kit main libre. Or le CIRC a observé une augmentation du risque de cancer quand les enfants sont exposés à de grandes quantités d’ondes électromagnétiques, leur rayonnement semblant retenir les métaux lourds dans les cellules et empêcher leur élimination.

QUE DIT LA LOI ?

Rien en France, la toute dernière proposition de loi déposée par la députée écologiste Laurence Abeille a été renvoyée en commission des affaires économiques le 31 janvier dernier par l’Assemblée nationale. En clair : jetée aux oubliettes. Un renvoi qualifié «d’inadmissible» par François de Rugy, le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée. Pour Laurence Abeille réagissant aux propos de la ministre déléguée à l’Économie numérique, Fleur Pèlerin qui estime que la nocivité des ondes «n’est pas scientifiquement prouvée», le gouvernement a signifié «qu’il ne veut pas légiférer dans ce domaine, malgré les mises en gardes de la communauté scientifique».

SAVOIR SE SERVIR DE SON MOBILE

Les précautions à prendre ? La plupart des ados les connaissent notamment grâce aux conventions organisées dans les collèges sur les dangers de l’usage abusif du portable. On y conseille d’éviter de tenir le téléphone à trop courte distance du corps (cerveau, parties génitales) ; privilégier le mode haut-parleur, le kit piéton ou les oreillettes ; privilégier les SMS et réduire le nombre et la durée des appels en espaçant chacun d’entre eux d’au moins une heure.

Publié le 26/02/2013 03:51 – Modifié le 26/02/2013 à 08:06

Labège. Une nouvelle arme contre les frelons asiatiques

L’innovation se cache même dans les dispositifs les plus inattendus.

Avec la belle saison printanière qui ne tardera pas à pointer le bout de son nez, nous allons aussi être à nouveau confronté à la nouvelle menace qui pèse sur nous et les autres populations d’insecte, à savoir les fameux frelons asiatiques.

En effet, c’est aujourd’hui qu’il faut penser à mettre au point un plan de lutte efficace contre cette nuisance atrocement persistante. À Labège, la solution existe et a même été couronnée très récemment par la profession lors du dernier salon de l’innovation le 31 janvier au salon Diagora lors du grand concours de l’innovation.

Cette clé indispensable est détenue par l’entreprise SiConsult, elle est spécialisée dans la conception de système basé sur les technologies électroniques et logiciels embarqués. En partenariat avec la société SRE2B, spécialiste des insectes pollinisateurs et le lycée Monteil, Christian Lubat a mis au point l’Occitina, un piège qui élimine les frelons grâce à un système d’électrification et le tout en préservant la biodiversité et en épargnant les autres espèces (abeilles, mouches, guêpes,…).

Le jeune entrepreneur insiste sur la nécessité de «prendre les devants en matière de lutte contre cet insecte particulièrement virulent pouvant constituer une source de danger à l’égard des populations fragiles, notamment aux abords des écoles ou maisons de retraite». Déjà des communautés de communes de la région et même d’ailleurs se montrent intéressées, compte tenu de la responsabilité des maires en matière de protection des administrés.

Soyons sur que le succès sera au rendez-vous afin de réguler efficacement cette espèce extrêmement offensive qui met en danger les autres espèces et constitue aussi une menace non négligeable pour l’homme.

Pour en savoir plus : 06.12.49.00.35 www.siconsult.fr

Publié le 19/02/2013 03:45 – Modifié le 19/02/2013 à 09:47

Launac. Antennes : l’inquiétude de deux associations

Les collectifs d’Aussonne et de Launac représentés par M. et Mme Durand, (Association Antenne 31) et Mlle Cabot (Association Robin des Toits) ont rencontré MadameFrançoise Imbert, députée de la 5ème circonscription. «Nos questionnements concernent l’exposition croissante du public aux champs électromagnétiques issus des technologies de communication sans fil et le développement de la 4G. Nous lui avons remis un document élaboré par Antenne 31 : «Impact sur le vivant des rayonnements électromagnétiques» ainsi que la synthèse de 25 questionnaires portant sur les installations d’antennes relais en Haute-Garonne» indiquent les membres des associations.

Trop proche de l’école ?

Le projet de loi Abeille relatif à l’application «du principe de précaution défini par la Charte de l’environnement aux risques résultant des ondes électromagnétiques» a été renvoyé en commission. «François Brottes, président de la commission du développement durable, veut avancer et légiférer», a certifié Françoise Imbert. L’association Robin des toits vient d’y suspendre sa participation, en précisant que la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho à «l’intention de proposer un projet de loi en juin qui pourrait être bien plus favorable aux opérateurs, plutôt qu’à la santé publique».

Les collectifs veulent sensibiliser la députée aux points essentiels de cette proposition de loi, l’abaissement de l’exposition du public à 0,6 V/m, les effets athermiques, la typologie des scandales sanitaires.

Ils ont aussi évoqué les cas particuliers de Launac et d’Aussonne où le choix des différentes implantations est remis en question, notamment celle placée à proximité de l’école de Launac, trop proche des habitations.

Publié le 25/02/2013 09:00

Densité, parking, arbres : les avis divergent

65 réunions de concertation, 5 000 personnes déplacées, plus de 1 000 requêtes d’associations, partenaires ou particuliers enregistrées durant les deux mois de l’enquête publique terminée le 4 janvier (après 15 jours de prolongation), «les Toulousains ont largement participé à l’élaboration du nouveau PLU (plan local d’urbanisme) de Toulouse», selon Daniel Benyahia.

Pour l’adjoint au maire de Toulouse, chargé de l’urbanisme : «Ce travail de concertation préalable est reconnu par la commission d’enquête, ainsi que notre volonté pédagogique».

Selon l’élu, la commission d’enquête souligne, dans son rapport, «la volonté de structurer et maîtriser le développement de la ville» : «La densification ne semble pas exagérée, et cohérente globalement avec le SCOT (schéma de cohérence territoriale) notamment», souligne le rapport d’enquête, selon l’élu toulousain. La commission d’enquête reconnaît aussi l’intérêt des 17 OAP (orientations d’aménagement et de programmes) qui définissent des règles spécifiques à 17 quartiers de la Ville rose, tout en soulignant : «Elles doivent recueillir l’adhésion des habitants».

«Deux ou trois OAP seront certainement à rediscuter, suite aux réserves de la commission», concède Daniel Benyahia, qui ne précise pas lesquelles : «On n’a pas encore eu le temps d’analyser les réserves au fond». Les OAP de l’Oasis (près de l’avenue de Muret), de Lapujade ou de la Salade, qui ont donné lieu à des négociations «chaudes» avec les habitants pourraient être ces OAP qui posent problème, selon Jean-Jacques Fournier, président de l’Union des Comités de Quartier.

«Aucune réserve ne porte sur les orientations générales du PLU», affirme Daniel Benyahia. Mais pour Jean-Jacques Fournier, «si la concertation a bien été abondante, les associations et les riverains ont découvert bien des choses désagréables à la fin». Le militant associatif s’inquiète du trop faible nombre de places de parking prévu dans les nouvelles constructions, du déclassement de nombreux espaces verts et d’une densification, certes pas critiquable sur le fond, mais qui risque de faire changer de nature de nombreux quartiers toulousains si elle est mal appliquée».

Ph. E

Publié le 21/02/2013 03:49

Fontenilles. La Gascogne toulousaine a célébré la journée mondiale des zones

humides

A l’occasion de la journée mondiale annuelle des zones humides, début février, la communauté de communes (CCGT) a organisé, pour la 2e année consécutive, une manifestation à destination des élus locaux.

L’année 2013 a été proclamée «année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau» par les Nations Unies. C’est pourquoi le thème choisi cette année par la communauté de communes était : «Les zones humides protègent notre eau».

Un succès pour cette journée rassemblant plusieurs intervenants avec : Julien Riou (Parcourir) qui a présenté la cartographie de la trame verte et bleue sur le territoire de la Gascogne toulousaine et les enjeux liés à sa préservation et à sa restauration ; M.Scharffe, de l’agence de l’eau Adour-Garonne, a salué une amélioration de la qualité de l’eau de la Save, avec une tendance à la baisse des substances chimiques. Il a toutefois insisté sur l’émergence de problématiques nouvelles comme l’apparition de molécules chimiques due en particulier aux médicaments et au lessivage des zones industrielles. Un film sur les multiples services rendus par l’arbre, notamment dans la lutte contre la pollution des eaux, d’où l’urgence à le protéger, était ensuite diffusé, édifiant et à méditer : ainsi, un arbre de 100 ans, par une journée ensoleillée, stocke 18 kg de CO2, ce qui lui permet d’évaporer 400 L d’eau et de produire 13 kg d’oxygène et 12 kg de sucres. Si cet arbre est abattu, il faudra planter 2 000 jeunes arbres pour compenser entièrement sa disparition.

Vincent Gobert, de l’association des agriculteurs d’Auradé, présentait un projet de replantation d’arbres en bordure des cours d’eau dont les enjeux sont multiples : rétention des polluants, freinage de l’érosion des berges, création d’habitats où la faune auxiliaire utile en lutte biologique peut s’installer, valorisation du bois, etc.… Puis, Claire Lemouzy (ADASEA) a conclu par la présentation d’un possible plan de gestion global à l’échelle des 400 ha de zones humides situés en bordure de la Save à L’Isle-Jourdain. Enfin, la CCGT remerciait les chasseurs pour leur implication, les élus du territoire présents et l’ensemble des intervenants. En savoir plus : http://www.ccgascognetoulousaine.com

Publié le 02/03/2013 03:49 – Modifié le 02/03/2013 à 09:36

Labège. Les insectes : une alternative à la viande

Micronutris est une jeune entreprise locale très innovante dans le secteur de l’agroalimentaire qui a récemment reçu le prix «coup de cœur du jury» lors du salon Midinnov du 31 janvier dernier à Diagora Labège.

Dans le contexte actuel de tromperie sur la viande dans les plats préparés vendus en grande distribution qui touche l’ensemble de l’Union Européenne, l’innovation consistant à proposer aux consommateurs une autre forme de protéines basée sur les insectes tombe à point nommé

Comme le souligne son promoteur, Cédric Auriol : «le grillon et le ténébrion constituent des denrées à envisager pour notre alimentation future.»

Une barre énergétique aux insectes

Dans un contexte économique difficile et des problématiques de développement durables de plus en plus prégnantes dans nos sociétés, cette alternative à la viande pourrait représenter une issue afin de nourrir convenablement et à moindre coût une population de 9 milliards d’humains en 2050.

Actuellement, l’entreprise anticipe la tendance et dispose d’ors et déjà près de Labège de la plus grande unité de production d’insecte destinés à l’alimentation humaine en Europe, avec 650 m2 de surface d’exploitation.

Elle étudie la commercialisation d’une barre énergétique avec l’aide d’un concepteur culinaire.

L’objectif de Cédric est d’être référencé dans les réseaux de distribution spécialisés sur un positionnement haut de gamme. À terme, il s’agit bien sur de toucher un plus large public.

Gageons que le récent scandale des plats préparés à base de viande enrichit le débat sur nos modes de consommation pas assez varié, favorisant ainsi des solutions peut-être plus efficace.

Publié le 24/02/2013 03:48 – Modifié le 24/02/2013 à 08:43

Balma. L’APCVEB : bras armé environnemental de l’Agenda 21

«Avant, on pensait à la nature et la biodiversité après le reste. Maintenant, on y pense en amont. C’est un changement fondamental». Cette phrase, prononcée par Christine Barbier, adjointe au maire en charge du développement durable, résume à elle seule l’action de l’Association de protection du cadre de vie et de l’environnement balmanais (APCVEB). Pour traiter un sujet aussi vaste, l’association opère une approche collective. «C’est un travail contributif qui sert d’abord à accueillir les observations de tout un chacun», explique Renaud Laurette, président de l’APCVEB.

Pour quoi faire ?

L’APCVEB est un outil de réflexion dédié à la commission Agenda 21. Loin d’être un gadget, cette commission intervient sur tous les chantiers municipaux qui ont trait au développement de la commune. Bras armé environnemental de l’Agenda 21 balmanais, l’APCVEB participe notamment à diverses enquêtes publiques.

L’intérêt de cette structure associative est qu’elle est ouverte à tous. Ainsi, une base de données est constituée à partir des photos, enregistrements et remarques apportées par les contributeurs. Ces informations sont classées et analysées afin d’être exploitées à toutes fins utiles. «Nous organisons aussi des expositions, des rencontres pédagogiques, des observations de plantes rares…», précise Renaud Laurette, avant d’ajouter : «on travaille sur des choses pratiques et concrètes».

Pour s’en rendre compte, il suffit de pousser la porte du local associatif de l’avenue Pierre-Coupeau à l’occasion d’une rencontre que l’APCVEB organise régulièrement le samedi matin. La parole libérée des participants à ces réunions offre un porte-voix inédit aux habitants, qui peuvent ainsi prendre part concrètement à l’avenir de leur cadre de vie.

Un site internet animé par l’Agenda 21 en coordination avec L’APCVEB offre un accès aisé à la base de données : biodiv.balma.free.fr.

Prochaine rencontre de l’APCVEB, samedi 16 mars de 10 heures à midi dans les locaux associatifs de l’avenue Pierre-Coupeau, Balma.

Publié le 22/02/2013 08:42

Les Toulousains serrent le robinet

Les Toulousains sont plus nombreux chaque année. Une évolution qui devrait augmenter la consommation en eau potable de la ville… Au contraire, les habitants ont pris de bonnes habitudes et la consommation en eau potable diminue.

Si le prix de l’eau à Toulouse était parmi les plus élevés de France il y a quelques années, ce n’est plus le cas depuis 2010 et l’accord passé entre la municipalité et Veolia pour diminuer le prix de l’eau potable de 25 %. La facture d’eau a donc diminué, mais les Toulousains n’ont pas attendu 2 010 pour réaliser des économies. Le constat est simple : d’un côté la population augmente, mais de l’autre la consommation d’eau potable diminue. Un paradoxe expliqué par Christophe Xerri, chargé de mission à l’Agence Régionale du développement Durable en Midi-Pyrénées (ARDD) : «Il y a eu une prise de conscience après la canicule de 2003. Les gens se sont rendu compte de la rareté de la ressource et ont changé leurs habitudes de consommation. Et depuis que la crise est arrivée, on fait plus attention à ce que l’on consomme». Michel Cazor, directeur du centre Veolia Toulouse Midi-Pyrénées continue dans ce sens : «En 2011, Veolia a distribué 35 560 00m3 d’eau à Toulouse alors qu’en 2007 le chiffre était autour de 37 millions. On enregistre une baisse d’environ 1,5 % par an et ça a continué en 2012».

Des outils «hydro-économes»

Depuis 2003, on parle de «consommer mieux pour consommer moins» sur la ville de Toulouse, et plus généralement en Midi-Pyrénées. Des petits gestes qui n’étaient pas forcément naturels il y a encore quelques années sont devenus une habitude aujourd’hui : prendre une douche plutôt qu’un bain, éteindre le robinet lorsque l’on se brosse les dents… En plus de ces nouveaux réflexes, on trouve désormais dans les foyers des outils «hydroéconomes». Leur principe est simple, réduire la consommation d’eau en la mélangeant avec de l’air et ainsi garder le même débit. Un système peu coûteux qui se traduit par des douchettes pour pommeaux de douches et des mousseurs à fixer sur les robinets. Selon une étude menée par l’ARDD, il est possible de réduire de 16 % le volume d’eau consommé sur un logement en un an avec ces produits que l’on trouve aux alentours de 20€ dans le commerce.


Le chiffre : 0,8

%> du budget. La part de l’eau dans le budget d’un ménage Français est en moyenne de 0,8 %. Une somme infime comparée aux télécommunications (smartphones, connections internet…) ou à la nourriture. Dans ces 0,8 %, un ménage utilise en moyenne 5 à 8 litres d’eau par jour pour cuisiner et entre 60 à 80 litres pour se doucher.


Les bons réflexes du quotidien

Pour alléger sa facture d’eau et préserver l’environnement, plusieurs gestes simples peuvent être réalisés au quotidien. Prendre une douche plutôt qu’un bain, ne pas laisser couler l’eau lorsqu’on se brosse les dents, que l’on se lave les mains ou que l’on fait vaisselle. Privilégier une machine à laver pleine plutôt que plusieurs utilisations en «demi-charge». Si vous partez plus de trois jours, pensez à couper le robinet d’alimentation générale. Pour rincer votre voiture il est préférable d’utiliser un seau d’eau plutôt que le tuyau d’arrosage.

Julien Auguy

Publié le 20/02/2013 03:48 – Modifié le 20/02/2013 à 10:06

Launaguet. Fête de la Nature : on prépare la seconde édition

L’autre vendredi, dans le cadre des préparatifs de la 2e édition de la fête de la Nature prévue début juin prochain, les intervenants de la précédente et 1re édition étaient invités à la mairie par Michel Rougé, 1er adjoint chargé de l’Environnement et du Développement durable. Tous ont répondu présents à ce «brainstorming» dédié à l’environnement. Ainsi, l’accrobranche, activité qui s’était taillée un franc succès, sera réeditée. Divers jeux autour de l’arbre, ainsi qu’une tyrolienne (un moyen de transport dans les airs sur filin) pour enfants sont également envisagés. Les apiculteurs launaguétois, sous l’égide Monsieur Patate, présenteront ruche-tronc et ruche en plexiglas. On pourra peut-être voir des moutons se promener dans le parc et pousser la balade avec l’assoc’Connaître et Protéger la Nature jusqu’à la mare des fourragères, qui abrite la fritillaire pintade, plante rare et protégée. Les plus chanceux apercevront-ils enfin l’énigmatique chaffouineau sauvage ? Toujours est-il qu’on a aussi parlé d’un concours d’épouvantails et de fleurs issues de bouteilles en plastique. Bref, pour fêter la nature, à Launaguet, on abat le pétrole, mais on a les idées !

Publié le 20/02/2013 15:35

Notre régime alimentaire nous rendrait de plus en plus cons

Selon un article du site américain Natural Society, l’homme occidental deviendrait de plus en plus stupide à cause de son régime alimentaire. Plus bête, mais aussi plus émotionnellement instable.

Pour le démontrer, l’article s’appuie sur plusieurs études scientifiques. Notamment, celle du généticien Gerald Crabtree, de l’université de Stanford.

Selon lui, nos capacités émotionnelles et cognitives dépendent de nos gènes. Une mutation de l’un de ces gènes peut avoir une influence négative sur l’intelligence ou la stabilité émotionnelle. Au cours de l’histoire, les gènes de l’homme auraient ainsi muté, le rendent de moins en moins perspicace :

« Si un citoyen lambda de la Grèce Antique empruntait la machine à remonter le temps pour atterrir dans notre époque, il ferait probablement partie des esprits les plus brillants de la planète, serait doté d’une excellente mémoire, d’une imagination débordante et d’une clairvoyance de tous les instants. Mais pas seulement… Il ferait également preuve d’une stabilité émotionnelle exemplaire ».

Mais il faut maintenant comprendre pourquoi ces gènes ont muté au fil du temps. La réponse est peut-être dans l’évolution de nos habitudes alimentaires, croit savoir Natural Society.

1. Le fluorure présent dans les réserves d’eau de la planète nous abrutirait

Le fluorure, de plus en plus abondant dans les réserve d’eau de la planète réduirait le quotient intellectuel (QI).

Une étude publiée dans le Environmental Health Perspectives,  le journal de l’Institut national américain des sciences de la santé environnementale, parle ainsi de « possibles effets défavorables du fluorure sur le neurodéveloppement des enfants « .

Pour le président de l’association NYSCOF (coalition de l’état de New York opposée au fluorure), « Cela n’a pas de sens de continuer à exposer nos enfants à la fluoration (…). Même si cela réduit les caries, est-ce que la santé des dents est plus importante que la santé du cerveau ?  (…) ».

2. Les pesticides présents dans la nourriture

Une autre étude, publiée dans un rapport de la National Academy of Sciences, montre que les pesticides, présents dans les denrées alimentaires, modifient durablement la structure globale du cerveau, diminuant les fonctions cognitives.

Les chercheurs mettent particulièrement en cause le pesticide connu sous le nom barbare de chlorpyriphos-éthyl, responsable d’ « d’importantes anomalies ». En outre, l’impact négatif se vérifierait même à de faibles niveau d’exposition aux pesticides.

La responsable en chef de l’étude, Virginia Rauph, résume : « l’exposition toxique peut avoir des effets d’une grande portée sur le développement du cerveau et le fonctionnement comportemental« .

3. La nourriture industrielle et le fructose présent dans les sodas

Une expérience menée par des chercheurs britanniques sur 14 000 enfants établit un lien entre la nourriture industrielle et la baisse du Q.I. Les scientifiques ont découvert que si les enfants étaient soumis à un régime alimentaire industriel dès l’âge de trois ans, le déclin de leur QI commencerait dans les cinq prochaines années.

Au contraire, « les enfants avec un régime alimentaire naturel comprenant des fruits et des légumes ont augmenté leur QI après l’âge de trois ans ».

Un ingrédient de la nourriture industrielle est particulièrement mis en cause par les études. Le fructose, ou plus exactement le sirop de maïs à haute teneur de fructose, de plus en plus utilisé en tant que substitut du sucre. Il est présent dans les boissons gazeuses, mais aussi les céréales, confitures, bonbons

Des chercheurs de UCLA (université de Californie, Los Angeles) ont ainsi constaté que le fructose pouvait endommager les fonctions d’apprentissage et de mémoire du cerveau, pour des consommateurs du monde entier.

En fait, l’étude va même jusqu’à dire que le sirop de maïs à haute teneur de fructose peut vous rendre « stupide »  ! À bon entendeur….

Publié le 01/03/2013 11:08

Bien choisir une ampoule fluocompacte : les conseils de 60 Millions de consommateurs

Depuis le 1er janvier, les traditionnelles ampoules à incandescence ont – théoriquement – disparu des rayons. Désormais, les lampes les plus vendues sont les fluocompactes. On en trouve à baïonnette ou à vis, en forme de globe, de spirale ou de flamme… Mais il ne suffit pas de choisir le culot et la forme, l’essentiel est ailleurs. Pour ne pas risquer les déconvenues, il faut prendre le temps de bien étudier quatre éléments fondamentaux : la puissance lumineuses, la couleur de la lumière, la rapidité d’allumage et la durée de vie. Pas de panique, tout est écrit sur l’emballage. On a juste besoin d’un petit décodeur…

Concernant la puissance lumineuse, il faut oublier les watts et penser en lumens (lm). Ne cherchez pas à savoir combien une lampe consomme, mais combien elle éclaire: une fluocompacte de 400 à 500 lm équivaut à une ampoule classique de 40 W. Comptez environ 750 lm pour remplacer une 60 W, et 1 400 lm pour remplacer une 100 W.

La couleur est un autre critère majeur. Qui n’a jamais pesté contre la lumière trop blanche, blafarde, d’une ampoule basse conso ? Pourtant, il existe aujourd’hui des ampoules diffusant une lumière beaucoup plus chaleureuse, pour les chambres ou les pièces à vivre. La température de couleur s’exprime en kelvins (K). Plus elle est élevée, plus la lumière est blanche. À 2 700 ou 3 000 K, vous aurez l’ambiance d’une incandescente. À 5 000 ou 6 000 K, la lumière est plus proche de la lumière du soleil au zénith, mais plus froide. Vous opterez plutôt pour cette température dans la cuisine ou la salle de bain.

La rapidité d’allumage compte également. L’étiquette indique en combien de temps la lampe va atteindre 60 % de son flux lumineux maximal. Certains modèles mettent moins de cinq secondes pour atteindre cette performance, d’autres près de deux minutes.

La durée de vie, elle aussi mentionnée sur l’emballage, est très variable d’une lampe à l’autre, de 6 000 et 15 000 heures. Attention, la longévité dépend aussi beaucoup du nombre d’allumages possibles. Ne placez pas une lampe ne supportant que 6 000 allumages dans un couloir, des toilettes ou toute autre pièce de passage où l’allumage et l’extinction sont fréquents.

Optez de préférence pour une lampe fluocompacte supportant un très grand nombre d’allumages. Certaines en promettent jusqu’à 1 million ! Vous pouvez aussi préférer une lampe halogène « éco », que certains marchands appellent désormais « ampoule standard ». Elle consomme plus d’énergie, mais est moins chère à l’achat (moins de 2 ¤, contre 4 à 10 ¤ pour les fluocompactes) et s’allumera immédiatement.

Attention enfin à certains usages spécifiques, comme les variateurs et les minuteries. Là encore, l’emballage doit mentionner si lampe est adaptée à de tels usages.

Alors, maintenant, vous y voyez plus clair ?

Chaque mois, le magazine 60 millions de consommateurs livre ses conseils à Relaxnews, pour aborder les problématiques du quotidien et y apporter des solutions.

Publié le 21/02/2013 10:24 – Modifié le 21/02/2013 à 15:54

Le groupe Bolloré met en vente sa Bluecar après le succès d’Autolib’

Testée à grande échelle depuis dix-huit mois grâce au système d’autopartage Autolib’ en région parisienne, la voiture électrique Bluecar du groupe Bolloré est désormais disponible à la vente dans toute la France.

La Bluecar, utilisée pour Autolib’, « est un succès commercial mais aussi un succès technologique », a déclaré Vincent Bolloré, PDG du groupe, lors d’une conférence de presse. « Ces dizaines de millions de kilomètres que nous avons réalisés, nous permettent de mettre la voiture en vente », a-t-il annoncé.

La citadine à quatre places –une version société à deux places devrait être disponible à la fin de l’année– et deux portes est vendue 12.000 euros après le bonus écologique. La location de la batterie 100% recyclable coûte 80 euros par mois, pour un kilométrage illimité et un remplacement au bout de 400.000 kilomètres.

L’abonnement mensuel pour recharger sur les bornes du groupe est de 15 euros, « soit dix fois moins cher au kilomètre que l’essence ». Une borne de charge, la Bluebox, peut être installée à domicile (995 euros) et un câble de recharge à brancher sur une prise classique est également disponible (700 euros).

« Ce sera exactement la même voiture qu’Autolib’, avec quelques différences », a relevé M. Bolloré, soulignant que « pour la première fois, la Bluecar sera bleue », contre un « aluminium gris brossé » pour les 1.750 voitures en libre-service à Paris.

Autre caractéristique: elle dispose d’un mode de transmission « sport », qui a été neutralisé pour le modèle en libre-service.

Le véhicule, conçu avec le célèbre designer automobile italien Pininfarina, revendique une autonomie de 250 km en ville et 150 km au-delà, avec une vitesse limitée électroniquement à 110 km/h et une accélération de 0 à 60 km en 6,3 secondes.

Objectif : vendre 2.000 voiures par an

« En cycle urbain, l’autonomie est entre 50% et le double de la capacité des voitures électriques qui sont aujourd’hui sur le marché », a assuré Vincent Bolloré.

L’objectif du groupe est de vendre 2.000 exemplaires en année pleine, y compris par le biais de la location longue durée (LDD) lancée l’automne dernier pour les particuliers et les entreprises, a indiqué M. Bolloré.

Ce service de LDD de 3 à 20 mois offre une formule de base à 300 euros par mois, et une formule tout compris à 500 euros par mois (location, recharge, assurance, assistance en Ile-de-France), qui concerne déjà 250 véhicules.

En 2012, près de 6.000 véhicules électriques neufs ont été immatriculés en France, dont, selon Bolloré, un tiers sont des Autolib’.

La Bluecar est d’ores et déjà disponible à la vente en région parisienne ainsi que dans onze villes françaises. Il s’agit de « points de vente et de réparation ».

Interrogé sur une éventuelle reprise du véhicule, M. Bolloré s’est livré depuis l’estrade où il se trouvait à une négociation avec ses directeurs assis dans la salle avec la presse, pour décider de proposer ce service et en fixer le montant.

Ce sera « 3.000 euros » par véhicule, a fini par trancher le patron du groupe qui a investi jusqu’à présent 1,8 milliard d’euros pour l’ensemble du projet (18 ans de recherche et développement de la batterie et projet Autolib’).

En ce qui concerne Autolib’, le groupe va quasiment tripler le nombre de bornes en région parisienne et a l’intention de lancer ce service avant la fin de l’année à Lyon, avant Bordeaux et d’autres grandes villes.

A ce jour, Autolib’ a enregistré près de 1,3 million de locations, pour environ 12 millions de kilomètres parcourus. Il compte 63.000 abonnés, dont 25.000 premium (à l’année), et 1.750 véhicules.

Le service sera à l’équilibre avec 60.000 abonnés premium, ce qui devrait être atteint au premier semestre 2014, avec trois ans d’avance.

Publié le 21/02/2013 08:13 – Modifié le 21/02/2013 à 10:08

L’avion renifleur filme nos gaspillages

Dans le cadre du plan climat énergie territorial, un avion a survolé pendant deux nuits les 36 communes du Sicoval, au sud-est de Toulouse, pour traquer le gaspillage énergétique.

Les insomniaques ont peut-être, en tirant l’oreille, entendu un ronronnement nocturne au-dessus de leur tête. Rien à voir avec le débarquement de quelques martiens. Lors des deux dernières nuits, c’est un avion très curieux qui a sillonné le ciel des 36 communes du Sicoval, au sud-est de l’agglomération toulousaine.

Sa mission : filmer avec une caméra thermique, les pertes de chaleur provenant des habitations et dispersés dans l’atmosphère. «Cette thermographie permet de visualiser clairement si les isolations des maisons sont performantes ou non, explique François-Régis Valette le président du syndicat intercommunal. C’est une première à cette échelle». L’expérience couvre 70 000 hectares et près de 29 000 habitants pour la bonne cause : la lutte contre le réchauffement climatique en pistant les rejets de gaz à effet de serre. L’objectif étant ensuite d’encourager la baisse de la consommation d’énergie. «Si on détecte une mauvaise isolation, on lancera une étude approfondie au cas par cas pour envisager des travaux, souligne François-Régis Valette. Un dispositif, auquel participent, entre autres, l’État, la région et la communauté urbaine, a été monté dans le cadre de la charte contre la précarité énergétique pour subventionner les travaux de mise aux normes chez les particuliers». Évidemment ce ne sera pas une obligation pour les propriétaires, juste un encouragement. «Le problème et l’enjeu à terme, ce sera la réhabilitation de l’habitat ancien, qui n’a pas été construit aux nouvelles normes basse consommation».

Les données récoltées, une fois traitées seront présentées aux habitants du Sicoval les 11 et 12 octobre prochains, à Diagora Labège. Même si tous n’engageront pas une rénovation de leur isolation, le survol de l’avion renifleur livrera quelques informations intéressantes sur l’état thermique de leur maison, en les sensibilisant à la maîtrise de l’énergie et en les encourageant, donc, à réduire leur consommation. Déjà un bon début pour sauver la planète.

Sous l’œil de la caméra infrarouge

La technique mise en œuvre pour traquer les déperditions d’énergie est celle de la caméra infrarouge, qui enregistre les variations de températures en les transformant en couleurs. C’est un Cessna bimoteur avec deux membres d’équipage, muni d’une trappe spéciale pour fixer la caméra, qui a été utilisé pendant ces deux nuits d’observation. «Nous avons volé environ six heures au total entre 21 heures et 3 heures du matin, les nuits d’hiver étant les plus propices à ce genre d’opération, à condition de ne pas avoir de nuages ou de brouillard, explique Nicolas Van der Nabeele, le pilote. Nous volons à environ 3 500 pieds, soit 1 200 mètres d’altitude, à 300 km/h. Nous nous guidons par GPS et faisons des allers-retours sur l’ensemble de la zone visée qui est découpée en tranches de 410 mètres de large. Comme si nous labourions un champ. Les données enregistrées seront ensuite traitées et analysées». L’avion, qu’on devrait revoir dans le ciel de Toulouse, a bénéficié d’une autorisation spéciale de la préfecture.

Le chiffre : 3 500

pieds > Altitude. Le Cessna chargé des opérations de repérage thermique vole à 1 200 mètres et doit bénéficier de conditions météorologiques favorables. La zone est quadrillée par GPS et l’avion fait des allers-retours pour «photographier» le secteur.

GILLES-R. SOUILLÉS

Publié le 15/02/2013 03:48 – Modifié le 15/02/2013 à 09:07

Graulhet. La «deuche» carbure au bio

Une 2 CV qui carbure au biométhane ou une seconde jeunesse pour la plus emblématique des voitures. Pour faire le plein, son conducteur a choisi Trifyl. Mercredi, en début d’après-midi, le bolide datant de 1975 a fait étape au Pôle des énergies renouvelables de Trifyl, à Labessière-Candeil.

Quoi d’exceptionnel ? Et bien cette Deuche, bientôt quadra, est équipée d’une motorisation au gaz naturel, et donc elle peut aussi rouler au biométhane carburant.

Elle devient ainsi le symbole des nouveaux modes de transport respectueux de l’environnement. Son conducteur, Pierre Denis Fargen, est entrepreneur à Saint-Girons (Ariège) et propriétaire d’une station-service qui distribue notamment du GNV (Gaz Naturel Véhicule). Il a décidé d’adapter le moteur d’une 2 CV à la carburation au CH4, autrement dit le gaz naturel ou le biométhane. Un sacré clin d’œil pour une voiture que l’on croyait garer dans les musées de l’automobile au rayon des antiquités. Ce véhicule mythique, devenu symbole de l’innovation, sera exposé la semaine prochaine à l’occasion du Salon Expobigaz qui se tient du 18 au 22 février à Lyon.

Un plein, du potentiel

À Trifyl, les déchets ménagers résiduels (ceux de la poubelle noire) sont valorisés dans le bioréacteur en biogaz ; ce dernier est utilisé soit sous forme de chaleur, soit en électricité réinjectée dans le réseau EDF, soit en biométhane carburant qui permet de faire rouler des véhicules de la flotte Trifyl. Le biométhane carburant, par son procédé de fabrication, est le meilleur carburant en matière de réduction des émissions de CO2, avec une diminution jusqu’à 97 % comparé au diesel. Tout cela n’est pas encore assez connu du grand public, et le gaz naturel pour les véhicules est parfois victime d’une image négative. En ouvrant ses portes et ses «vannes» à ce véhicule d’un nouveau genre, Trifyl entend donner un retentissement plus large à ce périple, afin que soit reconnu le biométhane comme carburant 100 % renouvelable et que les pouvoirs publics prennent conscience de son potentiel.

Publié le 12/02/2013 12:08

Electricité : la moitié des Français compte faire des économies grâce au compteur

Linky

51% de Français considèrent que l’installation de Linky, le nouveau compteur intelligent capable d’informer sur la consommation électrique d’un foyer, leur permettra de faire des économies, révèle un sondage de l’institut CSA publié par le médiateur national de l’énergie et l’Institut national de la consommation ce mardi 12 février.

Plus de deux ans après le début des premiers tests du compteur Linky, seuls 31% des consommateurs disent avoir entendu parler de ce nouveau système communicant, qui permet d’évaluer la consommation électrique d’un foyer.

Malgré les controverses qu’a suscité le coût de son installation, les Français sont nombreux, soit 61%, à approuver son déploiement, considérant que Linky permettra de mieux protéger l’environnement. Aussi, 51% estiment qu’ils réaliseront des économies.

Outre l’aspect économique, les consommateurs sont 41% à être intéressés par un historique de leur consommation consultable sur internet tandis que 45% souhaiteraient recevoir une alerte consommation dès le dépassement d’un niveau librement fixé.

Ce sondage a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1.029 personnes interrogées en décembre 2012.

Publié le 01/03/2013 07:57

Circuits courts: privilégier les producteurs

Renée Zehner est l’une des chevilles ouvrières des circuits courts qui regroupent une cinquantaine de consommateurs du côté de Ramonville-Lagardelle-sur Lèze. Des «locavores» comme on dit aujourd’hui. «Les choses se sont mises en place petit à petit, par acquointance, par réseau, par le bouche à oreille…» Ici, une rencontre avec un producteur sur le marché, là un échange avec d’autres consommateurs… «Ce qui nous a grandement facilité la tâche pour organiser ces circuits courts, c’est internet; on a établi des mailing lists. Cela demande aussi de l’organisation et de la logistique pour les producteurs, comme investir dans des chambres froides par exemple…»

Aujourd’hui, quasiment tout le contenu de leurs assiettes est produit dans des champs et élevages voisins «et ce n’est pas tellement plus cher !». «Pour les volailles, un paysan producteur du coin nous envoie par mail, une liste de produits disponibles et selon les demandes, il fait l’abattage et livre chez un particulier. On touche le poulet à 8,60€ le kg. Pour l’agneau – élevé en plein champ- on a passé un accord avec un producteur en Ariège qui nous livre agneau entier, demi ou tranché; quelque soit le morceau, tout est à 13€ le kg.

Pour le bœuf et le veau, c’est une productrice du Tarn qui nous signale quand elle se prépare à abattre, elle prend les commandes et vient nous livrer à Ramonville. Les œufs , eux, viennent d’Ariège une fois tous les quinze jours et pour le pain, on s’est organisés en Amap ( association pour le maintien d’une agriculture paysanne): on s’engage à acheter une fois par semaine une certaine quantité de pain ( 4,5€ le kg) à un paysan- boulanger de Carla-Bayle ( Ariège) qui cultive lui-même son blé, et on paye d’avance. Idem pour les pommes qu’on achète en Amap du côté de Cintegabelle, et même pour le poisson : nous achetons nos truites, entières ou en filets dans une pisciculture bio des Pyrénées; Une personne passe commande et le producteur qui travaille avec des poissonneries à Toulouse, vient nous livrer en passant à Lagardelle. Pour les légumes, on fonctionne également en AMAP : mon mari est producteur à Lagardelle ; au départ, il livrait le restaurant nature «Le Pré vert» à Ramonville et maintenant il fournit aussi les adhérents de l’Amap : chaque semaine, selon une règle tacite, on fait un panier avec huit légumes différents et deux légumes nouveaux. Enfin pour les agrumes, on est en contact avec un petit producteur espagnol qui nous envoie avocats et oranges et qui a organisé auprès de ses collègues producteurs, une collecte de produits andalous , citrons, pamplemousses … Cela représente plusieurs tonnes et c’est un camion qui vient nous livrer régulièrement des agrumes à la saveur incomparable ! Tout est question d’opportunité en fait. C’est un système pour des gens qui réfléchissent. Le principe qui nous guide est toujours de favoriserune agriculture à taille humaine, de proximité, de qualité et dont on suit aisément la traçabilité; Souvent d’ailleurs, il ya une visite organisée sur les lieux de production. Les agriculteurs aiment bien avoir un retour sur leurs produits…»

M.-C.S

Publié le 01/03/2013 14:01

Le diesel, « un problème de santé publique », selon Delphine Batho

Le diesel est « un problème de santé publique sur lequel on ne peut plus fermer les yeux », a affirmé ce vendredi Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, au Salon de l’agriculture. La Cour des comptes, qui a rendu un rapport sur le sujet, est très critique à l’égard de la fiscalité favorable dont bénéficie ce carburant, classé « cancérogène certain » par l’Organisation mondiale de la santé en juin 2012.

Les moteurs fonctionnant avec ce type de carburant émettent des particules fines et du dioxyde d’azote, responsables de maladies respiratoires et cardio-vasculaires. « Il y a des réflexions en cours, un travail fait dans la concertation avec les associations de consommateurs, les entreprises, les syndicats pour voir comment la fiscalité des carburants devra évoluer à l’avenir », a rappelé la ministre. Selon la Cour des comptes, les pertes fiscales dues à la fiscalité avantageuse appliquée au diesel sont évaluées à 6,9 milliards d’euros.

60% du parc automobile français

« Cette évolution devra nécessairement être progressive mais elle devra aussi comporter une dimension de justice sociale pour que les gens en milieu rural ou en grande banlieue ne soient pas défavorisés par l’évolution de la fiscalité sur le diesel », a souligné Delphine Batho, dans les allées du salon. Le parc automobile français est composé de 60% de véhicules diesel.

Dans son rapport, la Cour des comptes s’attaque également au financement de la transition énergétique qu’elle juge insuffisant. « La question du financement est l’un des grands sujets de ce débat national » sur la transition énergétique, a réagi la ministre. « Nous sommes dans une période, dans les années à venir, où les investissements nécessaires dans les moyens de production, dans les réseaux de transport de l’énergie vont être considérables », a-t-elle poursuivi. « La façon de les financer est l’un des enjeux essentiels du débat actuel », a conclu Delphine Batho.

Publié le 28/02/2013 08:17

Zones vulnérables : le recours des agriculteurs

Ce matin, le président de la Fédération Midi-Pyrénées des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA), Hervé Peloffi, va déposer un recours au tribunal administratif de Toulouse pour demander l’annulation de l’arrêté de délimitation des zones vulnérables.

Sur le bassin Adour-Garonne, qui compte 26 départements, 490 nouvelles communes ont été récemment classées en zones vulnérables aux nitrates par arrêté du préfet de la Région Midi-Pyrénées, coordonnateur du bassin. La dernière carte, qui datait de 2007, avait été établie à une époque où les seuils de tolérance aux teneurs en nitrates étaient plus élevés qu’aujourd’hui. Mais depuis la Commission européenne a engagé un contentieux contre la France pour insuffisance de désignation des zones vulnérables où les eaux sont polluées ou susceptibles de l’être par les nitrates d’origine agricole.

Selon Hervé Peloffi, le nouveau zonage repose sur des arguments scientifiques insuffisamment fondés». «Quand les pollutions sont fondées, on ne discute pas. Mais là, en l’espèce, les critères choisis sont plus que discutables. Par exemple, ils ne prennent pas en compte les dysfonctionnements de nombreuses stations d’épuration. D’ailleurs, au cours des négociations avec l’administration en 2012, la carte a reculé de 28 %» affirme-t-il. Derrière ce zonage se profilent aussi de nouvelles contraintes, discutées au niveau national dans le cadre des programmes d’actions à mettre en place en septembre prochain afin de diminuer la teneur en nitrates des sols. «Elles risquent de fragiliser financièrement encore plus les exploitations. On va notamment demander aux éleveurs de mettre leur lisier en stockage. Il va falloir investir au moment où les difficultés s’accumulent» ajoute Hervé Peloffi, pour qui certaines dispositions ne sont pas adaptées à la réalité agronomique des territoires. La FRSEA entend bien se battre pour que les agriculteurs ne soient pas «les grands perdants» de l’affaire.

S. B

Publié le 22/02/2013 03:49 – Modifié le 22/02/2013 à 09:20

Le petit éolien au service de l’agriculture

L’Association Française des Professionnels du Petit Éolien a organisé la seconde édition de son Colloque national dernièrement à Toulouse devant quelque 150 personnes. Un consensus est apparu : il est urgent de donner un véritable statut au petit éolien en France, comme c’est déjà le cas en Grande-Bretagne ou en Italie, pour répondre de façon satisfaisante à une demande sociale forte. L’Ademe a notamment annoncé sa décision de conforter le Site Expérimental Petit Eolien National (SEPEN), dans l’Aude, en l’accompagnant vers la certification d’aérogénérateurs. Une labellisation des installateurs est également envisagée. La mise en place d’une réglementation et d’une politique de soutien adaptées devrait permettre rapidement l’installation d’un millier d’aérogénérateurs par an dans les zones rurales ventées. Des partenariats entre le monde agricole et les fabricants français pourraient ainsi favoriser la création d’emplois et apporter une source de revenus pour les agriculteurs.

Publié le 18/02/2013 16:08

Les tarifs de l’électricité vont grimper de 30% en 5 ans, réaffirme la CRE

(AFP) – La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a confirmé lundi sa prévision d’une hausse de l’électricité, tablant sur une progression de 30% des tarifs réglementés d’EDF de 2012 à 2017, notamment à cause de l’essor des énergies renouvelables et des investissements dans les réseaux.

La CRE, qui avait déjà dit tabler il y a un an sur une augmentation de 30% des prix du courant de début 2012 à fin 2016, a présenté ses projections actualisées pour la période allant de mi-2012 à mi-2017 dans un rapport publié lundi, aboutissant strictement aux mêmes conclusions.

En effet, elle y explique s’attendre à une hausse moyenne de 30,1% des factures d’électricité pour les clients au tarif dit bleu, le tarif réglementé réservé aux particuliers proposé par EDF et une poignée de fournisseurs historiques locaux.

Cette forte hausse « sera due pour plus du tiers à l’augmentation de la CSPE (taxe qui finance entre autres l’énergie solaire et éolienne, ndlr), laquelle s’explique pour l’essentiel par le développement des énergies renouvelables », prévient la CRE dans son rapport.

Le gouvernement s’est engagé le mois dernier à résorber d’ici à 5 ans une ardoise de près de 5 milliards d’euros liée à l’essor des énergies renouvelables, qui s’était accumulée depuis plusieurs années dans les comptes d’EDF, via des augmentations progressives de la CSPE. La CRE a basé ses calculs sur l’hypothèse d’une hausse de la CSPE qui resterait plafonnée à 3 euros par an, comme c’est actuellement le cas.
En outre, la CRE anticipe une inflation de 2% par an, un prix de marché de l’électricité supérieur d’un point à l’inflation, et une hausse équivalente à l’inflation de l’Arenh (mécanisme qui oblige EDF à revendre à ses concurrents un quart de sa production d’électricité nucléaire, à un prix régulé), dont les règles d’évolution doivent être revues cette année.

Outre la CSPE et la hausse du prix de gros de l’électricité détaillées ci-dessus, la CRE anticipe aussi des hausses bien supérieures à l’inflation du tarif d’accès au réseau électrique (ou Turpe), en se basant sur les niveaux demandés par les gestionnaires de réseaux RTE et ERDF, engagés dans de lourds programmes de renouvellement et de développement des lignes électriques.

La semaine dernière, EDF avait de nouveau défendu des hausses de tarifs « raisonnées », tenant compte des problèmes de pouvoir d’achat et de compétitivité, pour couvrir ses énormes investissements maintenus à 12 milliards d’euros cette année.

Publié le 01/03/2013 08:49

Vallée de l’Orbiel : un poison nommé arsenic

«On constate qu’avec l’augmentation du débit

[Ndlr : celui de l’Orbiel] , l’arsenic est dilué». Voilà ce que l’on pouvait lire le 12 février dernier dans un communiqué de la préfecture. Ce jour-là, les services de l’État entendaient mettre un terme à la polémique (avérée ou non) sur le taux d’arsenic charrié par la rivière. Le 11 janvier, des riverains avaient constaté que du béal du Sindilla s’écoulaient un fluide rougeâtre, preuve d’un phénomène d’oxydation de particules ferreuses par l’arsenic. Les prélèvements réalisés le 29 janvier par le BRGM n’ont donc rien révélé «d’exceptionnel», puisque selon les analyses effectuées l’eau du béal ne contenait par plus de 21 microgrammes d’arsenic par litre sur un échantillon d’eau brute. Visiblement excédé par le fait que des voix discordantes s’élèvent mettant en doute les résultats des services de l’État, Éric Freysselinard a, dès le 14 février, indiqué en aparté d’une conférence de presse sur le thème des rythmes scolaires, qu’il «ne communiquerait plus sur ce sujet». Dont acte. L’arsenic (dont personne ne met en doute l’existence dans la vallée) «disparaîtrait» donc miraculeusement aux abords de Conques. Il existe pourtant d’autres données qui confirment que le poison ne s’arrête pas en si bon chemin. Ainsi le système d’information sur l’eau (SIE) du bassin Rhône-Méditerranée permet d’avoir une approche bien différente du phénomène, en contradiction complète avec le discours officiel. Ce SIE compile toutes les données des services de l’État et autres organismes publics. On y retrouve ainsi la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), l’ONEMA’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques). Sans oublier le BRGM, le ministère de la Santé ou encore l’IFREMER. Rattaché au plan national au système national d’information sur l’eau, le SIE Rhône-Méditerranée fournit donc des données très officielles. Ces différents services s’appuient sur plus de 10 000 stations de contrôles réparties sur l’ensemble des cours d’eau français comme l’Orbiel ou l’Aude. À intervalles réguliers, des prélèvements permettent d’établir un diagnostic de la qualité des eaux. Tout est passé au crible. De la température de l’eau, à sa teneur en oxygène, aux pesticides et autres polluants qui s’y trouvent. Dans l’Orbiel, l’arsenic est présent et dans des quantités bien supérieures aux normes. On est loin du discours officiel.

Ce que disent réellement les relevés

Le SIE Rhône-Méditerranée a une mémoire d’éléphant. Son site Internet compile des centaines de données.

Ainsi la station hydrographique de Villalier installée sur le pont de la RD 620 et qui enjambe l’Orbiel montre que l’arsenic voyage. Entre 2010 et 2011 (*), pas moins de dix mesures ont été réalisées sur l’eau et les sédiments. Rien que pour l’arsenic, les huit prélèvements aqueux ont tous révélé des taux supérieurs à 10 microgrammes par litre, le seuil de potabilité. Le plus fort taux en arsenic a été de 40 microgrammes par litre, le 10 juillet 2010. Le plus «faible» de 19,7 microgrammes le 18 janvier 2010. Et que dire des quantités retrouvées dans les sédiments. Les deux mesures en date du 15 juin 2010 et 19 juillet 2011, donnent 226,1 mg d’arsenic par kilo et 64,94 mg. Si l’on remonte plus loin dans le temps (entre 2000 et 2009), la teneur en arsenic n’a jamais été inférieure à 28 microgrammes (13 décembre 2007).

(*) Les données 2012 ne sont pas encore actualisées.

Pourquoi la station de Villalier ?

Pourquoi avons-nous choisi la station hydrographique Y1410500 de Villalier ? Pour deux raisons : Il existe une station à Conques-sur-Orbiel, mais les données ne sont pas disponibles, ce qui n’est pas le cas de la station de Villalier. La seconde raison de notre choix est que cette station est située en aval de Conques et que selon le discours officiel, le débit de l’Orbiel est tel qu’il «dilue» l’arsenic, on n’en retrouverait donc pas dans les mêmes quantités à Conques-sur-Orbiel qu’à quelques kilomètres de là. La preuve est faite que l’arsenic est charrié par l’Orbiel et que ses composants viennent aussi contaminer les sédiments. Sédiments eux-mêmes transportés par l’Aude jusqu’à son embouchure.

Le chiffre : 21

Pour les services de l’État, l’arsenic présent dans la vallée de l’Orbiel ne présente pas de teneur exceptionnelle. Pourtant le poison arrive massivement dans l’Aude.

microgrammes>Par litre. C’est la teneur d’arsenic, selon les prélèvements réalisés par le BRGM, contenue dans le bal du Sindilla, le 29 janvier denier. Un seuil jugé comme normal car issu d’une échantillon d’eau non filtrée.

L’expert

André Picot, toxicochimiste : «Le citoyen continue à s’intoxiquer»

Le professeur André Picot, directeur de recherches honoraire au CNRS, est «toxicochimiste». C ‘est à dire qu’il tente de comprendre pourquoi les produits chimiques peuvent être toxiques.Il est l’auteur de nombreux ouvrages scientifiques sur la prévention des risqueschimiques.

Quelle est votre analyse du risque chimique sur l’ancien site minier et aurifère de Salsigne ?

«J’ai perdu le contact avec ce bassin minier où ma première visite remonte à au moins 30 ans en arrière en compagnie du professeur Henry Pezerat, spécialiste de la pollution à l’amiante, qui est malheureusement décédé . Je me souviens que nous avions été scandalisés de constater les conditions de travail lamentables des ouvriers mineurs. La dispersion des poussières arséniées peut entrainer une contamination directe des travailleurs mais aussi de l’environnement par l’eau, puis le sol et ceci sur de longues distances. J’avais été très choqué car j’étais issu de la chimie pharmaceutique, une industrie plutôt responsable qui n’a pas cette désinvolture».

Les prélèvements dans la rivière Orbiel et le fleuve Aude montrent une grande résilience de l’arsenic. Comment l’expliquez-vous ?

«L’arsenic est un élément minéral, qui se rapproche du soufre, entre métaux et non métaux. C’est un produit chimique qui existe sous différentes formes selon l’environnement dans lequel il se trouve : des arséniures, des arsenites… Lorsqu’il est rejeté dans l’eau, l’arsenic peut être facilement assimilé par les végétaux et ensuite par l’homme et les animaux. Le plus bel exemple et le plus malheureux de cette adaptation au milieu est au Bangladesh où des populations souffrent entre autres de cancers de la peau provoqués par la consommation et le contact avec une eau ayant une teneur trop élevée en arsenic, provenant de la déforestation des pentes de l’Himalaya».

Quel bilan faites-vous de la mine abandonnée de Salsigne ?

«Ces anciennes mines posent un vrai problème de contamination de tous les milieux. Dans le Midi, le plomb dans les Cévennes, l’arsenic dans la Montagne Noire restent très préoccupants. Le gouvernement actuel va retoquer le code minier qui date de Napoléon 1er. C’est bien mais nul ne sait qui paiera la facture de la dépollution. Les exploitants de ces bassins miniers sont en général partis sans autres formes de procès. La pollution reste, et ce n’est pas les collectivités locales et territoriales qui paieront la dépollution. Par contre le citoyen continuera à s’intoxiquer».

Recueilli par Christian Aniort

et ailleurs…

Que se passe-t-il à Trèbes, Pomas ou Axat ?

Une autre station hydrographique est intéressante. Elle est située à Trèbes, à la confluence de l’Orbiel et de l’Aude. Les différentes mesures depuis les années 2010 montrent que l’Aude joue son rôle de «machine à laver». Les teneurs en arsenic dans l’eau y sont détectables mais dans des proportions «acceptables». Les teneurs varient entre à 0,8 microgramme pour la plus basse à 5,4 microgrammes par litre pour la plus haute. Les relevés dont nous faisons référence ont été réalisés entre les années 2000 et 2011.

Nous avons également été piocher les données de la station de Pomas, loin de l’Orbiel et bien en amont de son point de confluence avec l’Aude. Pas besoin d’être sorti de polytechnique ou de l’ENA pour comprendre que l’Orbiel est bien l’un des affluents de l’Aude catalyseur de l’arsenic jusque dans le fleuve éponyme. Quatre relevés réalisés en 2010 et 2011 à Pomas montrent des teneurs ne dépassant jamais le microgramme. Que faut-il en conclure ?

L’ Aude et son débit, comme le disent les voix officielles, fait baisser les teneurs d’arsenic en deçà du seuil sanitaire acceptable.

La preuve est faite également en regardant de près les teneurs d’arsenic relevées à la station d’Axat, où l’Aude charrie aussi ce produit. Entre 2000 et 2010, huit prélèvements indique des teneurs variant entre 0,9 microgramme (janvier 2010) et 5 microgrammes (juillet 2007).

En tout état de cause, il n’y aurait pas lieu de s’alarmer. En effet il n’existe aucune norme pour l’eau destinée à l’irrigation. Dans son dernier communiqué la préfecture évoque une valeur «restrictive» fixée à 100 microgrammes par litre… pour les eaux souterraines. Or le syndicat chargé de l’irrigation dans le secteur puisse l’or blanc à partir du canal de Vic.

Bruno Huet

Publié le 17/02/2013 03:48

Carcassonne. Trop de pesticides dans le fleuve Aude

«Ces dernières années, plusieurs analyses réalisées sur les eaux brutes de la prise de Maquens ont révélé des concentrations en pesticides dépassant les normes de qualité». Certes, une fois passée par l’usine de Maquens et ses filtres à charbon, l’eau devient potable, mais pour combien de temps encore ? L’Aude dont dépendent plus de 63 000 habitants du Carcassonnais au quotidien charrie des molécules invisibles et inodores mais dont la concentration ne cesse d’augmenter. Au-delà d’un seuil fixé à 2 micro-grammes par litre avant traitement, l’eau est considérée comme impropre à la consommation. Les eaux de surface aspirées par la station de pompage de Maquens n’ont pas encore atteint ces sommets, mais certaines molécules sont présentes à 0,5 micro-gramme par litre.

En charge de la gestion de l’eau, Carcassonne Agglo organise ce lundi, à partir de 17h30, une réunion publique. «L’enjeu est crucial, estime Nicolas Sanmartin, ingénieur au sein de la collectivité. A terme, il s’agit de déterminer un périmètre autour du captage de Maquens et d’entreprendre, dans un second temps, un véritable travail pédagogique afin de réduire les épandages de pesticides».

Et dans l’univers du pesticide, le monde agricole n’est pas le seul responsable de sa présence dans les cours d’eau. Du jardinier d’un jour, aux services techniques d’une ville en passant par les travaux de désherbage aux abords d’une voie ferrée, les molécules chimiques sont partout. Parfois à faible dose, parfois à des concentrations plus élevées.

Les analyses de l’eau brute (autrement dit celle prélevée dans l’Aude avant son passage à la station de traitement) ont également révélé la présence de produits interdits à la vente.

Ainsi, une molécule comme la Simazine a été interdite dès 2003 en France et depuis 2007 par l’Union Européenne. Au total près de huit produits phytosanitaires sont présents dans le fleuve, alors qu’ils ne sont plus en vente. Pour Nicolas Sanmartin, il n’y a que deux explications plausibles. «Un : ces produits ont été achetés ailleurs qu’en France et sont utilisés ou bien on peut aussi penser qu’il y a encore quelques stocks. Deux : la présence de ces agents est liée la rémanescence de la molécule», autrement dit sa durée de vie. Lorsque le bassin versant de l’Aude est lessivé par les pluies, ces pesticides sont immédiatement dirigés vers le fleuve. «Nous ne sommes pas encore au seuil fatidique des 2 microgrammes par litre, conclut Nicolas Sanmartin, mais si l’on ne fait rien maintenant, il sera trop tard…»

63 000 personnes dépendent au quotidien de l’usine de traitement de Maquens pour leur alimentation en eau potable. Mais la présence de pesticides dans l’Aude devient de plus en plus préoccupante.

Le chiffre : 63 000

personnes>Concernées. C’est le nombre de personnes qui dépendent de l’usine de traitement


la phrase

«Nous retrouvons la présence de certaines de ces molécules dans le lac de taure où est installée la prise de secours.»

Nicolas Sanmartin, ingénieur eaux et milieux aquatiques.

B.H

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