Revue de presse CLDD 12 02 2013

SOMMAIRE

Solaire : le parc installé dépasse le cap des 100 gigawatts dans le monde

Fenouillet. Du miel et des abeilles.

Ondes magnétiques : les Verts voient rouge à l’Assemblée nationale

Déchets ménagers: en 2014 la facture va changer

En Alsace, une station d’épuration carbure au jus de choucroute.

Attac et les zones humides.

Deux ans après Fukushima : quels impacts pour Golfech ?.

Fenouillet. La roselière, nid à moustiques.

L’extraordinaire pouvoir des sangsues.

Verfeil. Lac de La Balerme : la remise en eau a commencé.

Golfech. La centrale nucléaire déclare un événement significatif de sûreté

Les cultures semences sur le grill 12

Extinction des feux la nuit pour bureaux, magasins et façades en France

Le bio en France en 2012 : les 10 chiffres clés.

Figeac. Il raconte sa galère d’éleveur porcin.

Des mesures « d’urgence » pour réduire la place des véhicules polluants

Blagnac. Une vocation maraîchère confirmée.

 

 



Publié le 11/02/2013 18:08

Solaire : le parc installé dépasse le cap des 100 gigawatts dans le monde

(AFP) – Le parc installé de panneaux solaires photovoltaïques dans le monde a dépassé le cap des 100 gigawatts, avec plus de 30 gigawatts raccordés pour la seule année 2012, a annoncé lundi l’Association européenne de l’industrie photovoltaïque (Epia).

« Cette capacité globale à récolter l’énergie du solaire produit autant d’électricité en un an que 16 centrales électriques à charbon ou de réacteurs nucléaires de 1 gigawatt chacun », souligne l’Epia dans un communiqué.

Cet écart s’explique par le fait que les panneaux photovoltaïques produisent de façon intermittente et qu’à puissance égale, leur production électrique annuelle est assez nettement inférieure à des centrales thermiques ou atomiques.

« Personne n’aurait pu prédire il y a dix ans que nous verrions plus de 100 gigawatts de capacité solaire photovoltaïque en 2012 », souligne le président de l’Epia Winfried Hoffmann, cité dans le communiqué.

Malgré les difficultés du secteur, la crise économique et des aides publiques souvent réduites, « nous avons presque réussi à répéter l’année record de 2011 », au cours de laquelle 31 gigawatts avaient été installés, souligne-t-il.

Le solaire se développe de plus en plus en dehors d’Europe, même si le Vieux Continent reste le premier marché.

Sur les 30 gigawatts (GW) installés l’an passé –chiffre encore provisoire selon Epia– 13 gigawatts ont été raccordés en dehors d’Europe (dont Chine 3,5 GW, États-Unis 3,2 GW et Japon 2,5 GW), contre 8 gigawatts en 2011.

En Europe, 17 gigawatts ont été installés (contre 23 GW en 2011), avec sur le podium l’Allemagne (7,6 GW), l’Italie (3,3 GW) et la France (1,2 GW).

Le parc photovoltaïque mondial a permis d’éviter l’émission de 53 millions de tonnes de CO2 l’an dernier, soit ce qu’émettent environ 8,8 millions de Français ou 5,3 millions d’Allemands chaque année.

RelaxNews

Publié le 08/02/2013 03:47 – Modifié le 08/02/2013 à 09:20

Fenouillet. Du miel et des abeilles

Dans le cadre de l’agenda 21 local, Fenouillet veut promouvoir la biodiversité communale. L’objectif est de mettre en place et d’entretenir un rucher, et d’informer les habitants sur le rôle des insectes pollinisateurs sur le maintien de la biodiversité.

L’abeille, la reine de la pollinisation, la clef de voûte de la flore est notre plus grande alliée dans l’équilibre de la nature. L’efficacité de la pollinisation par l’abeille, est sans conteste, nécessaire à la survie des espèces végétales, à la production de cultures légumières et fruitières. Elle participe à prés de 80 % de la pollinisation des espèces végétales, et donc contribue, à la survie, à l’évolution et à la reproduction des plantes.

Les abeilles :

– ont permis la reproduction des espèces végétales, à travers le temps,

– permettent l’explosion de nouvelles variétés dans des environnements où le vent n’est pas un facteur de pollinisation

– augmentent considérablement les chances de fécondation d’une plante par une autre

– favorisent le croisement d’espèces végétales

– contribuent à la sauvegarde de la végétation naturelle, des plantes sauvages, des plantes rares

– sont à la base d’une production optimale de fruits et légumes

– sont utilisées comme alliées pollinisatrices dans l’arboriculture, les cultures maraîchères, cultures fourragères et florales.

Germain Gallo possède une douzaine de ruches. Il produit sa propre consommation de miel, «quand les petits-enfants viennent goûter ils en profitent». Les abeilles sont bien dans son jardin entouré d’acacias, elles butinent d’arbre en arbre de fleur en fleur. Il existe un quota pour les ruchers, mais il y en a très peu à Fenouillet, la ville et ses environs, riches en espaces natures, peuvent accueillir encore un bon nombre de ruchers. La commune s’est engagée dans le maintien d’une agriculture périurbaine. Pour réussir et permettre aux abeilles de s’épanouir le rucher sera confié à un personnel formé. Du miel, des actions pédagogiques et festives en perspective.

 

Publié le 01/02/2013 07:55

Ondes magnétiques : les Verts voient rouge à l’Assemblée nationale

Le groupe Europe écologie – Les Verts commencent à déchanter sur les bancs du Palais Bourbon. «Nous sommes frustrés et déçus de l’élagage massif en commission sur un contenu au départ pourtant assez modéré. Et nous sommes étonnés parce que le sujet figurait en toutes lettres dans l’accord pour les législatives signé avec le PS», a relevé la députée EELV du Val-de-Marne, Laurence Abeille. En effet, les commissions parlementaires ont massivement modifié la proposition de loi déposée par les écologistes.

Mais Fleur Pèlerin, la ministre à l’économie numérique, a justifié cette réorientation en mettant en garde contre des «peurs irrationnelles». Elle a aussi souligné que la nocivité des ondes «n’est pas scientifiquement étayée». Offusquée», la députée européenne écologiste Michèle Rivasi s’est également insurgée qu’on «mette toujours le développement économique avant la santé des gens».

Les écologistes et leur niche parlementaire

En plein débat sur le mariage pour tous, les Verts ont fait braquer les projecteurs sur leur groupe parlementaire. Les écologistes ont en effet profité de leur seule journée de l’année dédiée à l’examen de leurs propositions pour marquer leur différence avec la majorité socialiste. Il s’agit de leur «niche parlementaire». Une prise de position qui fait suite à un positionnement politique pas franchement solidaire du gouvernement sur d’autres dossiers. On se souvient de l’opposition des Verts à la ratification du Traité budgétaire européen alors que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’est battu jusqu’au dernier moment pour obtenir un «vote massif» en faveur du traité. La différence des Verts et leur manque de solidarité avaient mis en porte-à-faux leurs deux ministres Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement) au sein du gouvernement.

Lors de la présentation du plan de compétitivité de Louis Gallois, le sénateur EE-Les Verts Jean-Vincent Placé avait aggravé la crise avec la majorité socialiste en lançant : «Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons au sein du gouvernement».

Publié le 06/02/2013 09:23

Déchets ménagers: en 2014 la facture va changer

Après 1 h 45 de débat, le conseil communautaire du Sicoval a décidé de voter… pour savoir s’il votait en suivant la mise en place de la redevance incitative sur les déchets ménagers. Pour quoi être si pressé ? «Pour ne pas passer à côté d’une subvention possible de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) d’un montant de 450 000 €», expliqua Georges Saleil, président de la commission qui porte le projet. Pour ne pas se faire souffler cette manne bienvenue par Castres ou le Grand Rodez, le Sicoval a donc décidé d’adopter la dite redevance pour 2 014.

Éthique et économie

Cela signifie que les habitants des 36 communes sont désormais regarder et surtout remplir poubelles et containers d’une autre façon.

La raison de ce changement est d’abord éthique, le tri sélectif

participant du développement durable. Mais il est aussi économique. La collecte des ordures, leur traitement coûtent d e plus en plus cher. «Nous avons augmenté la redevance de 3 % cette année. Pour équilibrer le budget, il aurait fallu l’augmenter de 15 %», lance Georges Saleil. Comment économiser ? «D’abord en faisant baisser le tonnage des déchets résiduels», affirme Gérard Bolet. «Alors qu’en France, le tonnage moyen par habitant est de 365 kg par an, celui du Sicovalien a déjà été abaissé à 232 kg. Il faudrait arriver à 160 kg.»

L’exemple vendéen

Pas simple mais tout à fait réalisable comme en a témoigné le Vendéen Claude Durand, pionnier de cette démarche en France dès 1999.

«Chaque foyer possède un container équipé d’une puce. La redevance, uniquement basée sur les ordures ménagères, intègre une part incitative qui prend en compte le poids, la nature et le nombre d’enlèvements des déchets. L’usager est donc encouragé à modifier son comportement, à accroître son geste de tri et de compostage et à diminuer son nombre de présentations de bacs dont il choisit la contenance. Chez nous, ça marche. il n’y a pas plus de décharges sauvages ou d’indélicats qui mettent leur sac dans le conteneur du voisin», ajoute Claude Durand.

Georges Saleil voit plusieurs avantages à la démarche : pas d’investissement à réaliser sur les bennes et sur les bacs (déjà équipés de puces), une gestion moins complexe de la facturation, une optimisation d es collectes. Et dans la quasi-totalité des cas de figure, l’usager débourserait moins de sa poche, récompense de son comportement vertueux.

Reste que le territoire du Sicoval compte plus de résidences collectives (qui seraient dotées de containers enterrés) que celui de Montaigu. Qu’une prise de conscience collective générale est indispensable.

Le Sicoval a fait son choix. Un choix responsable et volontariste qui entre bien dans son programme politique dont l’axe fort est l’Agenda 21 21. Un choix que d’autres collectivités seront elles aussi obligées de faire d’ici 2015, comme l’exige l’article 46 de la loi relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Conclusion : pour une bonne gestion, mieux vaut avoir une poubelle d’avance.

Jean -Paul Rouquier


L’usager doit avoir un comportement responsable…et il y gagnera

Des chiffres

Budget. Sans la redevance incitative, avec des tarifs en hausse de 3 %, le budget serait en déficit de 500 000,00 € en 2 014 et de 2 500 000,00 € en 2 017. Sans la redevance incitative mais avec +15 %, il serait à peine équilibré jusqu’en 2 017. Avec la redevance et +3 %, il sera équilibré dès 2 014.

Selon les levées

Un foyer de trois personnes en pavillon qui paye aujourd’hui 232 € par an, avec un bac gris de 240 l par semaine et une collecte sélective tous les quinze jours

payera 178 € s’il utilise 12 levées par an, 232 € pour 26 levées et 318 € (soit +37 %) s’il choisit une levée poar semaine.

Tests collectifs

Dans une résidence collective, aujourd’hui, un habitant paye 104 € par an. Selon les tests effectués sur cinq résidences, selon qu’il y ait un gardien ou pas, que les bacs soient extérieurs ou enterrés, sa redevance incitative pourrait baisser à 85 € ou même 64€.

…et des mots

Clément et les crevettes : André Clément s’interroge : «En plein été, l’usager ne va-t-il pas avoir tendance à garder son bac chez lui pour limiter le nombre d’enlèvements même s’il a mangé du melon et des crevettes ? Cela pose un problème d’hygiène et de salubrité.»

Confiance. Pierre Yves Schanen dit qu’il n’a pas confiance dans les opérateurs qui sont à l’origine du surcoût des collectes.

Calcul Le même Pierre -Yves Schanen a calculé qu’à 12 000 € par container enterré installé (à raison d ‘un pour 50 habitants), l’investissement pour équiper les 4500 logements collectifs de Ramonville serait de 1,4 million d’euros. «Mais tout ne se fera pas d’un seul coup», lui a répondu Georges Saleil.

Sauvages. Daniel Condat souhaite que le Sicoval prenne à sa charge tous les dépôts sauvages.

Élections : Geoges Saleil : «On en pouvait pas augmenter de 15 % juste avant les élections.» (NDLR : munici pales)

Éthique. Robert Gendre : «Vous n’êtes pas assez avancés pour mettre en avant les économies pourles ménages. Plaidons avan tout pour l’éthique, pour l’aspect environnemental. «

 

Publié le 05/02/2013 08:41 – Modifié le 05/02/2013 à 13:53

En Alsace, une station d’épuration carbure au jus de choucroute

Transformer le jus polluant issu de la fermentation du chou en chaleur et en électricité: cette idée surprenante est devenue réalité dans une nouvelle station d’épuration bâtie près de Krautergersheim (Bas-Rhin), la « capitale » autoproclamée de la choucroute.

Plantée au milieu des champs, la station de traitement des eaux usées du Bassin de l’Ehn est installée depuis un peu plus d’un an dans une zone qui concentre 70% de la production française de choucroute, à une vingtaine de kilomètres au sud de Strasbourg.

Des tracteurs et leurs citernes transvasent dans l’usine flambant neuve le déchet acide que génèrent les choucroutiers locaux, lors notamment de la fermentation des choux coupés en lanières dans des cuves, qui donne la choucroute.

Corrosif et très chargé en composants organiques, ce jus qui polluait autrefois les cours d’eau de la région ne peut pas être traité de la même manière que les eaux usées des 27.000 habitants des 11 communes alentours.

« En période de pointe, les effluents des choucrouteries peuvent représenter l’équivalent des eaux usées de 140.000 habitants » en termes de pollution à traiter, explique Clément Ritter, un porte-parole de la Lyonnaise des Eaux, qui exploite le site.

« On a trouvé des bactéries capables de consommer en quelques heures 90% des composants organiques du jus. Et en plus, elles produisent par méthanisation un biogaz d’une excellente qualité », poursuit-il.

Le procédé biologique se déroule dans un « réacteur », une tour verte dressée derrière les grands bassins d’épuration où sont traitées à ciel ouvert les eaux usées du secteur.

Biogaz

Le biogaz obtenu par la méthanisation est extrait et mélangé à celui que produit par ailleurs la digestion des boues d’épuration du site (matières liquides extraites des eaux usées), via un autre type de bactéries.

Le tout est utilisé sur place pour produire la chaleur nécessaire à plusieurs installations de la station, voire même de l’électricité revendue au réseau EDF.

« Notre principal objectif est d’être autonome en matière de chaleur, mais il nous arrive d’avoir du surplus grâce au biogaz que l’on transforme alors en électricité, quand l’activité choucroutière est au plus haut », explique le directeur du site, Jérôme Fritz.

Au total, le biogaz produit sur un an correspond à la consommation d’énergie de 1.500 personnes.

Selon l’exploitant, qui avait une expérience comparable dans le traitement des effluents d’un brasseur, la station est pionnière dans l’utilisation de cette technique pour traiter le jus de choucroute.

« C’était un pari, pour nous comme pour le constructeur, mais on est satisfaits des premiers résultats », explique Anne Roth-Boucard, directrice du Syndicat intercommunal (Sivom) qui a commandé cette usine pour remplacer deux stations d’épuration devenues obsolètes.

« Récupérer le jus de choucroute des producteurs locaux n’était pas une obligation, mais c’est un choix qu’ont fait les élus », poursuit-elle.

Même si ce jus génère désormais de l’énergie, les choucroutiers n’en restent pas moins facturés pour pouvoir le dépoter dans la nouvelle station.

« On économise sur les frais de transport, parce qu’avant, on devait apporter notre jus jusqu’à la station de Strasbourg », qui le diluait dans l’énorme quantité d’eaux usées qu’elle traite, explique Jean-Luc Meyer, dont l’entreprise est située à deux minutes de tracteur de la nouvelle station.

Mais surtout, « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession », se réjouit ce gérant de la principale choucrouterie de la zone, qui produit plusieurs milliers de m3 de jus par an.

 

Publié le 04/02/2013 08:21

Attac et les zones humides

«Sur les Hautes-Pyrénées, nous sommes la seule association à nous occuper de la ressource en eau depuis près de quinze ans.» Attac prêcherait-il dans un désert ? À l’occasion de la journée mondiale des Zones humides, le 2 février, le collectif est sorti de l’ombre. «Les Hautes-Pyrénées sont un château d’eau important, plaide Michel Sanciaud, animateur de la commission eau d’Attac 65. Ce n’est pas normal que lorsqu’elle quitte le département, l’eau soit bourrée de pesticides, de nitrates…»

Or, les zones humides peuvent jouer le rôle de rempart à cette détérioration de la qualité de l’eau. «Elles ont un rôle important dans la circulation de l’eau et sa disponibilité. Elles servent d’éponge en période d’inondation et restituent leur eau en période de sécheresse.» Ces tourbières, marais, prairies humides et bras morts de cours d’eau abritent également une biodiversité remarquable. Un environnement à protéger, donc. «Récemment, sur la commune d’Esparros, nous avons réussi à en préserver une, menacée par un projet de route vers le gouffre», se félicite Michel Sanciaud. Plusieurs zones humides maillent le territoire bigourdan comme la tourbière du lac de Lourdes, celle de Clarens, le Néouvielle ou le plateau entre Capvern et Avezac. «Une carte des zones humides a été réalisée par l’Institution Adour et les coteaux de Gascogne, mais elle n’a pas encore été publiée. C’est d’autant plus important de les repérer qu’elles protègent en réalité notre ressource en eau. Les gérer durablement représente donc un enjeu vital.»

L’association Attac prévoit d’évoquer la protection des zones humides autour d’une prochaine table ronde sur l’eau prévue pour le printemps, à Sémac.

Si le sujet des zones humides vous intéresse, contactez Michel Sanciaud, au 06.72.97.22.94.

Andy Barréjot

Publié le 12/02/2013 07:50

Deux ans après Fukushima : quels impacts pour Golfech ?

Dans un mois tout juste, cela fera deux ans qu’a eu lieu la catastrophe nucléaire de Fukushima. Après une longue période consacrée, en 2011 et au début de l’année 2012 (voir encadré), à des évaluations complémentaires de sûreté, un audit interne et à l’appréhension des premiers retours d’expérience, le directeur de la centrale nucléaire de Golfech, Olivier Coadebez, a accepté de lever le voile sur les conséquences concrètes de l’accident japonais, en terme d’aménagement et d’organisation, pour le site golféchois. Autant de nouvelles dispositions en matière de sûreté qui prennent en compte des situations extrêmes, quand bien même certaines sont peu réalistes. Voici les domaines concernés par ces nouvelles dispositions : les risques de séisme et d’inondation ; la perte simultanée de la source de refroidissement et des alimentations électriques ; l’organisation de crise.

Trouver de l’eau : des forages vont être réalisés

«Il nous a fallu envisager une situation où, pour le refroidissement de nos installations, on ne pourrait pas disposer de nos ressources en eau, nombreuses. Faire comme si, par exemple, on ne pouvait compter ni sur la Garonne, ni sur le canal d’amenée, c’est-à-dire envisager une sécheresse inconnue jusqu’à aujourd’hui. Il nous faut donc trouver de l’eau ailleurs que dans réserves existantes. C’est pour cela qu’on va sonder une partie du site pour rechercher dans la nappe phréatique de l’eau utilisable en situation extrême. On parle d’appoints en eau ultime et cela va nécessiter d’impressionnants forages.»

Trouver de l’électricité : des diesels d’ultime secours

«Situation identique, il nous a fallu envisager que toutes nos alimentations électriques, même celles de secours, soient inexploitables. Il nous faut donc envisager des groupes électrogènes de secours supplémentaires. Dans un premier temps, des diesels temporaires vont être installés sur les toits des bâtiments auxiliaires du nucléaire. Ils seront ainsi à l’abri des inondations. Ils doivent être capables de supporter de forts vents et la grêle. Ces diesels provisoires seront disposés dans toutes les centrales sur la période 2013-2014. Dans un second temps, des bâtiments spécifiques vont être construits. Ils devront pouvoir résister à des inondations. 58 diesels définitifs, soit autant que de réacteurs en France, doivent être mis en place avant 2018.»

Parer à toute inondation : des talus relevés

«Sur la question des inondations. Il faut savoir qu’avant même les études et audits complémentaires liés à Fukushima, au niveau de la centrale nucléaire de Golfech, dès la construction, c’est la crue décamillésimale, c’est-à-dire celle qui se produit tous les 10 000 ans, qui a été prise en compte. Et même s’il y avait une crue de cette nature, le site nucléaire golféchois resterait non inondable. En dépit de cela, là encore, nous allons nous améliorer avec le relèvement de certains talus.»

Gestion de crise : une force d’intervention créée

«En cas d’accident, pour une gestion de crise urgente il a été décidé de mettre en place une Force d’action rapide du nucléaire (FARN). Quatre bases régionales ont été décidées au niveau national. Celle qui nous concerne, installée à Civaux, a été la première à être développée lors du premier semestre 2012. D’ores et déjà, 40 agents EDF sont consacrés à cette FARN de Civaux, à terme ils seront 80 à partager leur temps entre une activité classique à la centrale et une formation continue et des exercices pour la FARN.

La FARN doit être capable de gréer une colonne de moyens humains et de moyens matériels en moins de 24 heures. Le premier exercice de projection de la FARN de Civaux a eu lieu au mois de décembre dernier à la centrale nucléaire de Saint-Laurent (Loir-et-Cher).»

Par ailleurs, toujours dans ce domaine, les centres locaux de crise pour gérer des événements extrêmes vont évoluer. Ils pourront accueillir, sur plusieurs jours, des équipes complètes d’exploitants et d’experts qui travailleront en lien avec le niveau national d’EDF et les pouvoirs publics.

Un retour d’expérience qui peut évoluer dans le temps

«Dans les dix ans à venir, on va continuer à apprendre des choses sur l’accident de Fukushima. Je pense qu’au niveau du retour d’expérience technique on a fait le tour de ce qu’on devait savoir, c’est davantage en terme d’organisation nécessaire dans ce contexte-là de crise qu’on va continuer à progresser.»


En amont: rapport interne et visite de l’ASN

Comme toutes les centrales du parc nucléaire d’EDF, dans le cadre des évaluations complémentaires de sûreté demandées à l’époque par le premier ministre François Fillon à la suite de l’accident de Fukushima, la centrale nucléaire de Golfech a rédigé un rapport d’expertise technique extrêmement complet.

Ce rapport, première étape dans le cadre des évaluations, a été remis à l’ASN le 15 septembre 2011, comme les 18 autres rapports des centrales françaises. Les premières conclusions de cet exercice ont montré que la centrale de Golfech, comme toutes les centrales nucléaires hexagonales, est robuste et présente un bon niveau de sûreté et de résistance aux différents aléas tels que le séisme, l’inondation, la perte des alimentations en eau et électricité.

En parallèle de ce travail d’expertise réalisé par EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire, avec l’appui de l’IRSN, a mené ses propres inspections sur le site de Golfech du 22 au 25 août 2011 afin de forger sa propre vision de la situation de la centrale. L’ASN a rendu son avis final pour l’ensemble des 19 centrales au premier ministre le 3 janvier 2012. L’avis rendu par l’Autorité de sûreté nucléaire a confirmé le bon niveau de sûreté de la centrale de Golfech.


Le chiffre : 10

milliards d’euros>Investis sur le parc nucléaire français. Au total les dispositions complémentaires qui seront mises en place suite aux évaluations complémentaires de sûreté représenteront un investissement d’environ 10 milliards d’euros pour l’ensemble du parc nucléaire, dont la moitié était déjà prévue dans le cadre des travaux relatifs à la durée de fonctionnement des tranches à partir de l’atteinte des 40 ans d’exploitation.

Propos recueillis par Baptiste Gay

Publié le 09/02/2013 03:48

Fenouillet. La roselière, nid à moustiques

Depuis 2009, la ville réhabilite la «Roselière des Gourgues», une zone humide en voie de disparition, en bord de Garonne. À Fenouillet, on n’oublie pas l’utilité de ces roselières, à la fois patrimoine naturel pour sa richesse biologique et véritable station d’épuration naturelle pour les cours d’eau. De ce fait, la ville protège et valorise son territoire. La municipalité, et la cellule d’assistance technique des zones humides ont ainsi restauré ses deux hectares de roselières sur les 7 restants aujourd’hui en bord de fleuve en région Midi-Pyrénées. Aujourd’hui, de nouveaux travaux sont entrepris pour l’agrandir. La municipalité affirme avoir appliqué les prescriptions de l’Agence régionale de santé (ARS). Les travaux concernant la restauration de la zone humide de la Roselière et du Ricotier ont reçu, le 19 mars 2009, l’accord des autorités préfectorales, de la direction départementale des territoires (DDT) et de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema).

Mais alors pourquoi tant de problèmes décriés depuis la réhabilitation de la roselière ? Depuis 2 ans, les habitants des alentours des Gourgues se plaignent de leurs «conditions de vie devenues désastreuses» : les moustiques ont envahi les lieux au point même de faire partir certains locataires «on ne peut pas mettre le nez dehors sans se faire attaquer par des centaines de moustiques».

Mais quid des propriétaires ? Installés pour la plupart depuis plus de 40 ans, ils sont obligés de subir. M. et Mme Costamagna se battent avec leurs voisins contre ce grand projet ; pétitions, lettres, plaintes… La mairie explique l’invasion des moustiques par la conjonction d’un printemps pluvieux et de fortes chaleurs, mais ils ont beau multiplier les opérations de démoustication, rien n’y fait. Les habitants du quartier sont persuadés que cette prolifération est due à l’augmentation des eaux stagnantes accentuées par la Roselière.

La roselière est certes un succès écologique magnifique, mais à quel prix ?

 

Publié le 08/02/2013 08:30

L’extraordinaire pouvoir des sangsues

Efficaces dans le traitement des phlébites, tendinites, de la goutte et des greffes, les sangsues pourrait bientôt être utilisées pour soulager l’arthrose et trouver diverses applications dans l’industrie cosmétique. Une ancienne championne olympique leur donne leurs lettres de noblesse.

Quel rapport existe-t-il entre l’escrime et le dernier élevage français de sangsues ? Brigitte Latrille. Cett Bordelaise, championne du monde et triple médaillée olympique de fleuret (dont une médaille d’or à Moscou en 1980), spécialiste des langues slaves et ancienne hôtesse de l’air vient de fêter ses vingt ans à la pointe… de l’élevage de sangsues médicinales !

Sa société, Ricarimpex, dont le siège est à Eysines (Gironde), dispose même depuis près de 10 ans du précieux certificat d’agrément «dispositif médical» de la FDA (Food and drug administration des États-Unis), grâce un système unique de traçabilité de ces animaux aux incroyables qualités.

À l’heure de la reconversion, l’idée lui a été soufflée par son père, le professeur Jacques Latrille, ancien président de l’Université de médecine de Bordeaux et conseiller au début des années 80 du ministre de la santé, Jack Ralite.

«À l’époque, les sangsues tombaient un peu en désuétude, mais mon père avait senti un certain frémissement pour la chirurgie plastique. Il m’a donc conseillé d’acheter le dernier élevage français, à Audenge, sur le Bassin d’Arcachon» raconte-t-elle. Aujourd’hui, ses ventes qui dépassent 110 000 Hirudo medicinalis par an, dont les trois quarts à l’export. Son distributeur américain en achète à lui seul au moins 6 000 par an, principalement pour des services de microchirurgie. Un distributeur coréen en commande un millier par mois et de nombreux hôpitaux français, dont les Toulousains Rangueil et Purpan, se fournissent régulièrement auprès d’elle.

Les particuliers en demandent

Une tendance apparaît: «Nous recevons de plus en plus de demandes de particuliers, de médecins et de naturopathes, surtout de puis la parution du livre du Dr Dominique Kaehler Schweizer, «Thérapie par les sangsues» remarque-t-elle.

«Les sangsues s’avèrent efficaces pour de nombreux problèmes : phlébites, tendinites, goutte… Les produits actifs proviennent tous de leur extraordinaire salive, riche d’une vingtaine d’enzymes aux vertus anticoagulantes, anti-inflammatoires, anesthésiantes ou encore immuno-modulatrices» explique l’ancienne escrimeuse. Rien de tel qu’une douzaine de sangsues pour assurer le succès d’une greffe de doigt, ou deux ou trois d’entre elles apposées entre une demi-heure et trois-quarts d’heure pour régler une arthrose récalcitrante du genou !

Brigitte Latrille a cependant dû abandonner certains projets en cours de route, notamment autour de la chirurgie cardio-vasculaire. Elle travaille actuellement avec le professeur Michel Salzet, de l’Université de Lille pour créer des mini-patchs enduits de salive de sangsue pour traiter l’arthrose. On devrait aussi revoir bientôt des cosmétiques utilisant les étonnantes vertus des sangsues. Plus que jamais, ces animaux venus du fond des âges, espèce aujourd’hui en voie de disparition, appartiennent à la pharmacopée du XXIe siècle.


De la tourbe pour les cocons

Brigitte Latrille élève ses sangsues dans la nature, mais aussi en laboratoire. Elle a même aménagé spécialement les berges de ses bassins d’Audenge en Gironde pour que les sangsues y trouvent la tourbe nécessaire pour y enfouir leurs cocons. Elle a installé des panneaux solaires pour alimenter en autonomie la moto-pompe qui régule le niveau d’eau des bassins, à partir d’un puits. À la saison venue, il faut creuser la tourbe pour recueillir les précieux bébés ! La médaillée olympique dispose également de bassins à Pouydesseaux dans les Landes. Et elle fait aussi de la reproduction in vitro et de l’élevage en bidons dans son laboratoire d’Eysines, dans l’agglomération bordelaise.

Pierre Sauvey

Publié le 08/02/2013 03:49

Verfeil. Lac de La Balerme : la remise en eau a commencé

Après la grande période de sécheresse que la région a connue pendant près de deux ans, les 37 hectares du lac de La Balerme étaient devenus une grande prairie. La contribution du lac à l’irrigation du ruisseau le Girou avait achevé de l’assécher.

Or, les fortes pluies auxquelles Verfeil est soumise depuis un mois ont commencé sa remise en eau.

À ce jour, le lac est loin d’avoir retrouvé ses 1,4 million de mètres cubes d’eau. Mais, à ce rythme, et une fois le lac empoissonné, les pêcheurs et promeneurs pourront peut-être bientôt profiter à nouveau du cadre idyllique de La Balerme, aux confins du territoire verfeillois.

 

Publié le 08/02/2013 03:48 – Modifié le 08/02/2013 à 07:58

Golfech. La centrale nucléaire déclare un événement significatif de sûreté

Hier en milieu de matinée, la centrale nucléaire de Golfech nous a contacté pour faire part de la déclaration d’un événement significatif de sûreté de niveau 1 (l’échelle INES comprend 7 niveaux) auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire. Cet événement, qui s’est déroulé dans la partie non nucléaire du site et qui est resté sans conséquence pour l’environnement, concernait l’indisponibilité d’un système d’évacuation de vapeur du circuit secondaire de l’unité de production N°1.

Voici la déclaration du CNPE de Golfech: «Situé dans la partie non nucléaire d’une unité de production, le circuit secondaire est chargé d’amener à la turbine la vapeur produite par les générateurs de vapeur. La turbine entraîne ainsi l’alternateur qui produit l’électricité. Après son passage dans la turbine, la vapeur repasse à l’état liquide dans le condenseur ; cette eau est ensuite renvoyée vers les générateurs de vapeur pour un nouveau cycle. Le circuit secondaire est équipé d’un système de sécurité permettant si nécessaire d’évacuer la vapeur d’eau sous pression, soit vers le condenseur, soit vers l’extérieur. Le 19 janvier 2013, lors d’une intervention de maintenance, les équipes de la centrale ont constaté un mauvais réglage sur un des quatre robinets du système d’évacuation de vapeur vers l’extérieur, entraînant son indisponibilité. Après analyse de l’événement, les équipes ont remis en conformité le réglage du robinet. Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel et l’environnement. Compte tenu du délai de détection de l’indisponibilité de ce matériel, la centrale a déclaré cet événement à l’Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 1 de l’échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires, qui compte sept niveaux.»

B.G

Publié le 08/02/2013 03:49 – Modifié le 08/02/2013 à 09:06

Les cultures semences sur le grill

Troisième département de France en termes de production de cultures semences sur plus de 6 000 ha, l’Aude veut doper ses performances. En fait d’Aude, c’est la Maison de la semence et de la diversification végétale audoise (MDSDVA) qui compte développer la filière. La Maison, qui représente 280 agriculteurs multiplicateurs, agglomère trois syndicats (AGPM maïs semences, ANAMSO semences oléagineuses et la FNAMS pour les potagères). «Pourquoi développer ? En 2007, le cours de la tonne de blé était de 475€. 128 € l’année suivante ! Pour faire face au yo-yo des grandes cultures, il faut sécuriser le revenu des producteurs. Les cultures semences offrent des débouchés intéressants par le biais de la contractualisation avec les établissements semenciers. C’est une garantie», explique Jean-Pierre Alaux, le président de la MDSDVA. Lundi dernier, il a eu tout le loisir de militer pour cette stratégie, dans le cadre d’une première rencontre technico-économique animée par la chambre d’agriculture à Pexiora. Entre autres buts de l’opération : «Faire la promotion des contrats», avec les semenciers à l’instar de Monsanto, via la coopérative Arterris.

Main tendue à Monsanto

La main ainsi tendue au géant américain, roi des glyphosates et des OGM, qui a des velléités d’extension sur son site trébéen, fait tousser Jean-Jacques Mathieu. Le céréalier de blé dur bio et membre de la Confédération paysanne, venu assister à la réunion, a préféré écourter son temps de présence. «Multiplier les semences industrielles sous contrat dans l’Aude, c’est une catastrophe ! C’est la culture la plus polluante qui soit», peste-t-il. Et de dénoncer le recours massif aux pesticides pour faire pousser les variétés hybrides. Et qui dit pesticides, dit pollution de l’eau. «Mais nous n’en utilisons pas plus qu’en agriculture conventionnelle !», jure de son côté Jean-Pierre Alaux, avant de plaider pour «les efforts de réduction des intrants depuis vingt ans». Un effet de manche pour la Conf’. Au-delà, c’est aussi l’impact social de cette politique qui préoccupe Jean-Jacques Mathieu : la castreuse mécanique et/ou le recours au castrage chimique pour le maïs semences laminent l’emploi saisonnier. «Plutôt que d’engraisser les grosses firmes, il y a une alternative : il faut refaire de la sélection collective à partir de nos variétés locales», défend-il.


Le chiffre : 6 600

Le chiffre du week-end > Hectares. C’est la surface agricole utilisée dans l’Aude pour les cultures de semences maïs, potagères et oléagineuses.

 

Publié le 30/01/2013 09:06 – Modifié le 30/01/2013 à 16:43

Extinction des feux la nuit pour bureaux, magasins et façades en France

Bureaux, magasins ou encore façades de monuments devront être plongés dans le noir la nuit à partir du 1er juillet, une mesure de sobriété largement consensuelle à laquelle échapperont toutefois quelques zones touristiques dans Paris, Lyon, Marseille et 38 autres communes.

L’arrêté publié mercredi au Journal Officiel, préparé par l’ancien exécutif et dont le cap avait été confirmé en novembre par la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, pose plusieurs règles nouvelles.

Côté façades, toutes les illuminations de bâtiments non résidentiels devront cesser au plus tard à une heure du matin: « monuments, mairies, gares, tout ce qui n’est pas résidentiel », a confirmé à l’AFP le ministère de l’Ecologie.

Les hôtels et tout ce qui relève de l’éclairage public (lampadaires, éclairage des routes, etc.) ne sont pas concernés.

Les vitrines de magasins devront elles aussi être éteintes à 1 heure ou « une heure après la fin de l’occupation de ces locaux » si celle-ci est plus tardive.

Enfin, les éclairages intérieurs des « locaux à usage professionnel » –bureaux par exemple– devront eux aussi être éteints au maximum une heure après la fin de l’occupation, le contrôle revenant à la mairie dans la plupart des cas.

Le ministère prévoit néanmoins des dérogations accordées par le préfet pour la veille des jours fériés, les illuminations de Noël, lors d’événements nocturnes locaux mais surtout « dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente ».

Quarante-et-une communes diverses et variées sont concernées par ces exceptions, parmi lesquelles « la ville Lumière » avec sept zones (Champs-Elysées, Butte Montmartre, rue de Rivoli, Place des Vosges…), mais aussi le centre touristique de Marseille ou de Nice, le Vieux Lyon, Chartres…

Pas de « grand soir »

La fin de ces éclairages, souvent symboles criants de gaspillage d’électricité, doit selon le ministère permettre de réduire la consommation française de près de 2 térawattheures (Twh) par an, ce qui correspond aux besoins de 750.000 foyers.

Les mesures doivent également permettre de réduire les impacts environnementaux (migration ou reproduction des animaux par exemple), voire sur les cycles humains du sommeil.

« Les orientations générales du texte vont dans le bon sens », se sont réjouis l’ANPCEN-Préservons la Nuit et France Nature Environnement dans un communiqué, appelant néanmoins à la vigilance sur les exceptions.

Mais ce black-out nocturne n’est pas non plus le grand soir de la « transition énergétique » voulue par le gouvernement. Ramenée à la consommation de courant en France l’an passé (490 térawattheures), cette économie potentielle est plus limitée, avec 0,4% du total.

Et certains jugent surestimée l’économie permise par les mesures.

Le Syndicat de l’Eclairage, qui regroupe une cinquantaine d’entreprises de matériel électrique comme Legrand, a indiqué à l’AFP que, selon ses calculs, la baisse de consommation ne serait que de 0,5 Twh, soit quatre fois moins que ce qu’avance le gouvernement et à peine 0,1% de la consommation française.

Tout en « saluant » l’arrêté, la déléguée générale du syndicat, Elise Bourmeau, l’a jugé « toujours incomplet », appelant le gouvernement à « aller plus loin » en concrétisant des promesses formulées le mois dernier visant à favoriser les équipements électriques permettant d’économiser l’énergie.

Selon la fédération, l’éclairage tertiaire (bureaux, usines, hôpitaux…) représente au total (jour et nuit) 37 twh, qu’il serait possible de réduire de 45%. L’éclairage public en France représente lui entre 5 et 7 Twh de consommation, selon la même source.

Publié le 11/02/2013 20:40

Le bio en France en 2012 : les 10 chiffres clés

L’agence Bio a publié début février 2013 un panorama du bio en France en 2012. D’ailleurs, il faudrait dire de « la » bio, car c’est le diminutif de « l’agriculture biologique ».

 

1. La production

 

Plus d’1 million d’hectares cultivés en bio, dont 850 000 certifiés (+22%) et le reste en conversion

24 400 exploitations, soit un doublement en 5 ans

L’emploi en exploitation agricole biologique représente 57 000 emplois équivalents temps pleins (UTA)

Une exploitation bio génère en moyenne 60% d’emploi de plus qu’une exploitation conventionnelle

 

2. Répartition

 

Les 4 régions du Sud de la France, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et PACA, rassemblent plus de la moitié des producteurs bio français ; et les 2/3 si on y ajoute Bretagne et Pays de la Loire

En pourcentage de la surface agricole utile, sont la région PACA (10,6%) et le département de la Drôme (13,3%) sont les plus bio de France (chiffres 2011)

La part des produits bio importés est tombée sous la barre des 30%

 

3. Marché

 

Le marché alimentaire bio a dépassé 4 milliards d’EUR, dont 1,8 milliard en grande surface

64% des Français ont consommé bio en 2012 ; 8% des Français sont des consommateurs bio-quotidiens, 15% sont des bio-hebdos, 20% des bio-mensuels (en tout 43% des français consomment donc bio au moins une fois par mois) et 21 de bio-occasionnels

N°1 dans le panier des consommateurs bio : les fruits & légumes, puis les œufs.

 

 

Publié le 07/02/2013 08:19

Figeac. Il raconte sa galère d’éleveur porcin

Il était agriculteur et veut aujourd’hui témoigner1 de l’engrenage infernal qui l’a conduit devant les tribunaux. Un éleveur passionné qui a intégré un Gaec porcin, en 2003. C’est par des fournisseurs de l’exploitation qu’il a découvert les difficultés financières de l’entreprise. Refusant de cautionner cette dégringolade, il a décidé de se retirer. Il a dû faire face aux banques devant les tribunaux. Installé sur le Figeacois, ce père de famille veut aujourd’hui parler «pour tous les collègues dépendants des banques, des subventions, qui font confiance à nos institutions agricoles, parce qu’ils n’ont pas d’autres choix ou par crainte de tout perdre».

Pourquoi livrez-vous aujourd’hui votre histoire ?

Parce qu’il y a les élections à la chambre d’agriculture et j’ai le sentiment qu’on promet monts et merveilles aux agriculteurs. Aujourd’hui, je travaille en indépendant, je ne suis tributaire ni de subventions, ni d’aide. Alors je veux que les gens sachent : les marges sont tellement restreintes qu’il faut toujours produire plus pour s’en sortir, et s’endetter aussi. Car les agriculteurs touchent le prix qu’on veut bien leur donner pour leurs bêtes.

Que s’est-il passé dans votre exploitation porcine ?

En 2003, j’ai pris des parts dans un Gaec dans lequel j’avais été salarié. Un dossier d’installation a été monté avec la chambre d’agriculture et la commission départementale des exploitations agricoles en a validé la viabilité. Les banques ont suivi. Je m’occupais de la maternité porcine jusqu’au jour où des fournisseurs m’ont signalé des impayés. Pourtant, j’étais persuadé d’avoir investi dans une exploitation saine, avec l’aval de la chambre. Mais fin 2006, j’ai constaté les difficultés et j’ai refusé de signer le bilan du Gaec. En juin 2007, suite à une réunion, avec le centre de gestion, on m’a fait comprendre que jamais je n’aurai dû investir dans cette ferme.

Vous n’aviez pas contrôlé la situation comptable ?

Une étude prévisionnelle avait été réalisée avec une estimation et mon dossier d’installation avait été validé, alors j’ai fait confiance. D’autant plus qu’un des associés rachetait avec moi, pour moitié, les parts disponibles et à la même valeur.

Face aux impayés, que s’est-il passé ?

Un huissier est venu, puis les organismes financiers m’ont mis au tribunal. Une expertise comptable a été demandée. L’expert aux comptes a estimé que les actes de cession à titre onéreux rédigés par la chambre ne permettaient pas de déterminer la valeur des parts à l’époque, ne figurant ni l’actif ni le passif de l’entreprise. Pire, en 2003, ce Gaec avait déjà du passif, pourtant on a cautionné mon installation. J’ai tout perdu. Mon histoire c’est celle de bien d’autres agriculteurs qu’on a incité à s’installer parce que ce métier disparaît. Mais, tant qu’une exploitation n’est pas autonome en eau, en fourrage et en céréales, elle n’est pas viable. C’est tout !

1. Pour ses enfants, cet agriculteur a souhaité garder son anonymat.

«Nous n’installons quasiment plus en porcs»

La Dépêche du Midi a contacté Jean-Claude Coudon, directeur adjoint de la chambre d’agriculture du Lot. «Dans ce Gaec, la dégradation a été rapide, conduisant au rachat du site par un groupe de producteurs. Son histoire regrettable nous a inspirés malgré tout. Nous avons renforcé la partie analyse et gestion des exploitations, avec deux jours de formations obligatoires, qui peuvent être complétés par d’autres volontaires et entrent dans le cadre d’un parcours personnalisé mis en place en 2011. Mais l’installation reste un choix individuel, d’ordre économique privé. Il existe aussi un seuil d’acceptabilité à l’installation, mais ce dossier était plutôt rassurant avec un accompagnement de l’agriculteur retraité. Il y a eu un enchaînement qui a conduit à la dégradation.»

Il indique que «lorsqu’il y a un accord de gré à gré dans la cession ou le rachat des parts, nous nous contentons de rédiger la procédure, nous n’avons pas à intervenir sur les montants fixés entre les associés».

Pour ce représentant de la chambre d’agriculture, en quinze ans, la situation des exploitations porcines s’est considérablement dégradée sur le Lot. Et ce secteur est très dépendant du marché et des charges. «Nous n’installons quasiment plus en porcs. Dans le Ségala-Cantal, ils ne sont plus que deux, contre trente il y a dix ans. Ici, nous sommes éloignés des zones céréalières et des zones de production, on cumule les handicaps», dit-il.

Propos recueillis par Laëtitia Bertoni.

 

Publié le 06/02/2013 19:35 – Modifié le 06/02/2013 à 23:14

Des mesures « d’urgence » pour réduire la place des véhicules polluants

Le gouvernement, confronté à la menace de lourdes amendes européennes en raison de la mauvaise qualité de l’air, a présenté mercredi une série de mesures « d’urgence », dont l’une vise à bannir des routes les véhicules les plus polluants lors des pics de pollution.

« La France ne respecte pas la réglementation communautaire » en matière de qualité de l’air, a rappelé la ministre de l’Ecologie, à l’issue d’une réunion du Comité interministériel sur la qualité de l’air où a été adopté ce « plan d’urgence » en 38 points.

Cible du gouvernement: les « 6 millions de véhicules anciens » qui contribuent à « environ 30% des émissions de particules des véhicules particuliers et 20% des émissions d’oxydes d’azote ».

Le plan d’urgence présenté évoque aussi la possibilité de réduire la vitesse sur « certains axes à forte fréquentation », comme sur le périphérique parisien.

La mairie de Paris, qui souhaite réduire la vitesse de 80 à 70 km/h sur cet axe, a salué dans un communiqué une annonce qui va « dans le bon sens ».

Sur la question ultra-sensible d’une hausse des taxes sur le diesel, classé comme cancérogène certain par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la ministre a renvoyé le sujet aux conclusions du comité pour la fiscalité écologique mis en place fin 2012. « Cette idée fait son chemin », a-t-elle reconnu, tout en rappelant que le « débat » n’était pas tranché.

42.000 décès

Une étude va être lancée pour permettre une « identification » des véhicules les plus « vertueux », globalement les plus récents, qui seront autorisés en cas de pic de pollution, a dit Mme Batho.

« Ce n’est pas le retour de la pastille verte », a-t-elle assuré, en référence au système lancé en 1998 par le gouvernement Jospin mais rapidement abandonné. « Il y a aujourd’hui des techniques plus modernes », a-t-elle ajouté, citant la possibilité de badges ou de systèmes électroniques.

La modalité de la circulation restreinte « dépendra des plans de protection de l’atmosphère » mis en place localement dans chaque agglomération, mais « au minimum, ce sera lorsqu’il y a des mesures de restriction » liées à des pics de pollution, selon la ministre.

Elle a confirmé en parallèle l’enterrement du projet de zones d’actions prioritaires pour l’air (Zapa), c’est-à-dire des zones excluant les véhicules les plus polluants, initiées par le précédent gouvernement en 2011.

Parmi les autres mesures figurent l’incitation au covoiturage, le développement des véhicules électriques en ville, mais aussi des initiatives pour réduire les émissions industrielles.

Selon les données officielles, 12 millions de Français ont vécu en 2011 dans des zones où la pollution aux particules fines, émises par nos voitures mais aussi par le chauffage au bois, l’industrie et l’agriculture, excède les normes européennes.

Les particules les plus fines, qui en ville proviennent majoritairement des pots d’échappements, seraient à l’origine de 42.000 morts prématurées chaque année en France.

Les dépassements récurrents dans une quinzaine d’agglomérations des valeurs limites européennes pourraient prochainement valoir à la France, visée par un recours devant la Cour de Justice de l’Union Européenne, de lourdes sanctions financières.

France Nature Environnement (FNE) a qualifié d' »anecdotique » la mesure visant à restreindre la circulation aux véhicules « vertueux » aux seuls pics de pollution. « Une mesure plus efficace serait de réserver l’accès aux centre-villes aux véhicules les moins polluants à l’année, comme cela se fait à Berlin », selon son porte-parole Benoît Hartmann.

L’association 40 millions d’automobilistes met, elle, en garde contre tout « clivage social », les véhicules les plus polluants appartenant aux plus modestes. L’association plaide pour « une politique d’incitation au renouvellement des véhicules par le biais d’une prime à l’achat d’une auto d’occasion plus récente et moins polluante ».

 

Blagnac. Une vocation maraîchère confirmée

Le site est bien connu des promeneurs, à pied ou en vélo. «On entend par zone des Quinze Sols, l’espace en bord de Garonne, compris entre la digue retour des Saoulous et la première terrasse de Garonne côté Naudin, d’une superficie de 139 ha», précise Pascal Boureau, adjoint en charge de l’environnement et du cadre de vie. Un territoire dont la vocation agricole est essentiellement dédiée au maraîchage, avec quelques cultures céréalières (maïs et orge), qu’une dizaine d’agriculteurs, propriétaires ou non, maintiennent.

«L’équipe municipale a la volonté de pérenniser et valoriser cette agriculture maraîchère, poursuit l’élu, un choix priorisé en partenariat avec la chambre d’agriculture et la Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural), afin de veiller à conserver leur vocation aux terres lors des mutations». Et à les racheter si nécessaire, comme 10 ha l’ont déjà été, pour servir d’échange, avec l’aide de la CDAF (commission d’aménagement foncier) du conseil général, pour regrouper des exploitations. «D’autant que dans le cadre de la politique de la métropole, les agriculteurs actuels sont associés, pour déployer aux Quinze Sols un volet du développement de l’agriculture péri urbaine».

Nouveaux équipements

L’autorisation de construire quelques équipements de type serres va être donnée, et la création de nouveaux débouchés encouragée. «La régie centrale de restauration a déjà permis l’écoulement de pommes de terre, choux fleurs, citrouilles et jusqu’à 7 000 salades en 2012». Un accompagnement comprenant l’évolution des pratiques vers une agriculture raisonnée, intégrant de nouveaux débouchés et de nouveaux acteurs, comme l’Arche en Pays Toulousain. Le site va bénéficier d’aménagements paysagers, de plantations arborées, et la signalétique et ses accès vont être améliorés, «en convergence avec le projet de Grand Parc Garonne porté par Toulouse Metropole, et en assurant la jonction avec les espaces loisirs de part et d’autre de ce territoire».

 

 

Pour ceux qui s

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :