Revue de presse CLDD 01 02 2013

SOMMAIRE

Avignonet-Lauragais. Un site unique en France.

Ondes magnétiques le débat

Disparition des abeilles : l’heure des décisions.

Frelon asiatique : Grèze interpelle Le Foll

Pechbonnieu. Des plantations citoyennes.

Plaisance-du-Touch. Se débarrasser des chenilles processionnaires l’hiver

Hébergement insolite : des journées dans les arbres.

Immobilier : tendance bois.

Monfort. Belle réussite pour Qualisol

Saint-Geniès-Bellevue. Gagner un repas pour 2.

Frelon asiatique nuisible : la victoire du député Folliot

Gaz de schiste : un dossier explosif

Alain Tapiau (Conf’) : «Nous ne voulons pas qu’un seul modèle d’agriculture»

Miradoux. Claire et Laurent, brasseurs de bière bio.

Des parlementaires rouvrent le dossier explosif du gaz de schiste

Extinction des feux la nuit pour bureaux, magasins et façades en France

Muret. Le salon de l’éco-habitat se prépare.

La centrale de nucléaire de Fessenheim fermée fin 2016, réaffirme l’Elysée

Calmont. Contre les aéroports du Sud-Toulousain en réunion.

Bonus/malus énergie: la version corrigée du texte votée à l’Assemblée

Le recyclage des ampoules basse consommation progresse.

La planète a connu sa décennie la plus chaude depuis les premiers relevés

La méthanisation, futur marché des agriculteurs ?.

 

 



Publié le 24/01/2013 09:21

Avignonet-Lauragais. Un site unique en France

Avignonet-Lauragais, (1200 habitants) abrite sur son territoire un projet unique en France et en Europe. Sur un même site, ont été implantées une ferme éolienne de 12,6 mégawatts et une ferme photovoltaïque de 4,5 mégawatts permettant de fournir assez d’électricité pour alimenter les 21 communes du canton de Villefranche-Lauragais, soit 14000 habitants. Ce dispositif attire de nombreux visiteurs, scolaires, touristes ou encore associatifs.

 

Publié le 01/02/2013 03:50

Ondes magnétiques le débat

Quand le principe de précaution se heurte au réalisme économique… Hier, les députés ont examiné jusque tard dans la nuit une proposition de loi des écologistes sur les ondes électromagnétiques, émises principalement par la téléphonie mobile et les réseaux wifi.

Un texte qui a subi un «élagage massif» en commission, selon la députée Europe Ecologie les Verts (EELV) à l’origine de la proposition, Laurence Abeille.

Car si plusieurs études ont évoqué des risques, aucune n’a apporté de preuves tangibles. Ainsi, l’OMS (organisation mondiale de la santé)a rendu un avis en 2011 après enquête, d’où il ressort que «les champs électromagnétiques de radiofréquences» peuvent être classés «comme peut-être cancérogènes pour l’homme».

Pas suffisant pour la ministre de l’Economie Numérique Fleur Pellerin, qui a mis en garde contre «des peurs irrationnelles», et pour qui la nocivité des ondes «n’est pas scientifiquement étayée».

Il faut dire que la téléphonie mobile et internet pèse lourd, à double titre.Économiquement d’abord. Ainsi, le déploiement lancé à la fin 2012 de la 4G représente «un investissement de 3 milliards d’euros sur les cinq prochaines années et des dizaines de milliers d’emplois» selon la ministre.

Mais aussi sociétalement, à une époque où la France compte plus de téléphones portables que d’habitants, où l’accès à internet est synonyme d’aménagement du territoire, et où on surfe plus sur un smartphone à Toulouse que sur une planche Lacanau.

Un dilemme qui pourrait être résumé de façon manichéenne par: le progrès ou la santé?

Parmi les mesures que souhaitaient imposer les députés écologistes, et qu’ont détricotées leurs collègues socialistes, des thèmes sensibles, comme l’interdiction du wifi dans les écoles et les crèches – «on sait que les enfants sont plus sensibles aux ondes» estime Laurence Abeille – l’abaissement des seuils d’émission des antennes-relais, la reconnaissance comme maladie de l’électro-sensibilité – qui toucherait 3 % de la population – ou encore la réalisation d’une étude d’impact impartiale sur la santé humaine et sur l’environnement lors du développement de toute nouvelle application technologique émettant des rayonnements électromagnétiques.

Ce dernier point aurait bloqué le déploiement de la 4G.

En contrepartie, le gouvernement pourrait proposer une campagne de prévention audiovisuelle inspirée des campagnes sur l’alimentation, et éventuellement imposer des «bandeaux sous les publicités pour les terminaux» qui recommanderaient l’utilisation des kits mains libres.

O. A

Publié le 31/01/2013 08:37

Disparition des abeilles : l’heure des décisions

L’assemblée générale du Syndicat des producteurs de miel de France se tient à Samatan, dans le Gers. Au cœur des travaux, la disparition des abeilles alors qu’un plan de développement durable de l’apiculture est annoncé.

Il y a 20 ans, la France produisait 40 000 tonnes de miel. à peu de choses près le tonnage qu’elle consomme aujourd’hui. Mais entretemps sa production est tombée à 18 000 tonnes… et il ne reste plus qu’un million de ruches sur le territoire, pour 41 000 apiculteurs dont 3700 professionnels assurant 80 % du volume total. Bilan des courses ?

La France, premier pays agricole de l’Union Européenne importe désormais 25 000 tonnes de miel. Déficit qui dit la catastrophe écologique en cours et la perte économique l’accompagnant.

L’apiculture, filière oubliée

Car «si l’on peut importer du miel, on ne peut pas importer la pollinisation. L’apiculture a été une filière oubliée (1) qu’il faut aujourd’hui structurer et développer», reconnaît François Gerster, du ministère de l’Agriculture, présentant le premier plan de développement durable de l’apiculture voulu par le ministre Stéphane Le Foll pour «doubler la production».

Devant François Gerster ? Les professionnels du Syndicat des Producteurs de Miel de France (SPMF), réunis en assemblée générale à Samatan, sont d’autant plus attentifs qu’ils tirent la sonnette d’alarme sur les pesticides et la disparition des abeilles depuis… 1981. Mais plutôt que des coupables, «nous voulons des solutions pour l’avenir et ouvrir un large débat», explique Joël Schiro, président du SPMF. Quitte à inviter Jean-Charles Bocquet, directeur de l’Union des Industries de la protection des plantes (UIPP ; «syndicat» des chimiquiers), ou Gérard Vénereau, de la Brigade nationale d’enquête vétérinaire et phytosanitaire, dont les constats dérangent la profession.

Car les pesticides empoisonneurs de butineuses n’expliquent pas tout. «Le phénomène d’effondrement est mondial et ne concerne pas que les zones cultivées, mais la montagne et les garrigues aussi» précise Joël Schiro.

De fait, affaiblissant les ruches, il y a aussi le varroa, cet acarien parasite, la loque américaine, la loque européenne, maladies du couvain comme le SBV, «et peut être un virus ou une pollution atmosphérique qui restent à identifier», souligne le président du SPMF qui plaide aussi pour le retour à des races d’abeilles adaptées à leur territoire. En effet, tout et n’importe quoi a souvent été fait en importations non contrôlées de races étrangères, au nom du rendement ou du remplacement des colonies perdues, ce qui a aussi fragilisé les cheptels.

Mais «il faut aller plus loin dans la recherche, sanctuariser deux régions sans pesticides durant trois ans pour comprendre le phénomène global de disparition», estime Joël Schiro dont le syndicat attend maintenant «des décisions politiques indispensables».

Le ministre Stéphane Le Foll annoncera bientôt 115 actions afin de créer et professionnaliser enfin une véritable filière apicole, «car l’apiculteur est un agriculteur» lance François Gerster. Mais la demande du SPMF risque de ne pas en faire partie.

(1) Aussi incroyable que ce la puisse paraître, l’abeille a jusqu’ici été ignorée de tous les programmes génétiques et elle n’est pas inscrite au code rural quand bien même elle est vitale pour les cultures et pèse encore 134 M€ de chiffre d’affaire avec ses ruches. Mis à part dans certains établissements de Midi-Pyrénées, elle n’a d’ailleursjamais fait l’objet d’un enseignement dans la filière agricole. Le futur plan visera aussi à corriger cette anomalie.


Axel Decourtye, chercheur à l’ACTA, UMT PrADE (Protection des abeilles dans l’environnement)

Pesticides : danger, même à faible dose

Vous avez mis en évidence que même à très faible dose, un insecticide provoque la disparition des butineuses. Pouvez-vous préciser ?

Depuis plus de 30 ans, les apiculteurs supposent que de faibles doses d’insecticides utilisés sur les cultures entraînent une disparition de leurs butineuses par le fait que les abeilles ne retournent pas à la ruche. Mais on n’avait pas de mesures objectives de ce phénomène. Les scientifiques se sont emparés du sujet et après un développement technologique pour suivre les butineuses dans leur environnement grâce à une «puce», on a établi en 2012 qu’un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, utilisé notamment sur les graines dans l’agriculture, pouvait même à faible dose et sans entraîner la mort des abeilles, perturber leur retour à la ruche. C’est ce qui provoque alors leur disparition.

Votre étude fait bouger les lignes puisqu’aujourd’hui, l’Agence Européenne de sécurité des aliments, l’EFSA, remet en cause sur le fond les procédés d’évaluation des produits phytosanitaires, non ?

Nos travaux ainsi que les travaux d’autres collègues sur les bourdons montrent que l’on a besoin de nouvelles procédures pour évaluer le danger des insecticides sur les abeilles et l’agence européenne a effectivement émis un rapport en ce sens.

Mais des voix s’élèvent aussi pour dire que les pesticides n’expliquent pas tout quant à la disparition des abeilles. Votre constat ?

Le déclin des abeilles est plus compliqué que le seul effet des insecticides. En effet, les abeilles sont soumises à d’autres pressions que les pesticides comme des pathologies virales, bactériennes, parasitaires ou l’irrégularité de la ressource alimentaire dans le milieu. Il y a donc un consensus maintenant dans la communauté scientifique pour dire que ces différents facteurs de pressions affecteraient les populations d’abeilles et déclencheraient le déclin. Mais on cherche encore à identifier la séquence de ces pressions et comment elles s’exercent pour comprendre le déclin des abeilles dans sa globalité.

Loque, varroa, nouvelles espèces mises en culture non nourrissantes pour l’abeille… En d’autres termes, si l’abeille est déjà fragile, elle est encore plus vulnérable aux pesticides ?

Exactement. Comme tout organisme l’abeille va voir ses défenses naturelles qui vont diminuer si elle est malade, si elle est mal nourrie et des travaux scientifiques le montrent. C’est ce contexte qui entraîne des problèmes. Le plan de développement durable d’une filière apicole va dans le bon sens, notamment pour reconstituer des cheptels d’abeilles résistantes, grâce aux souches originelles, et développer les ressources florales.

recueilli par P.C.


zoom

Le scandale des miels chinois…

Comme tout le monde, Joël Schiro va au restaurant, de temps en temps. Et commande un dessert. Fromage blanc au miel, ce jour-là, à Paris. Mais apiculteur curieux, il prélève un échantillon et le donne à analyser. Les résultats du laboratoire sont sans équivoque… Sauce à base de glucose, «les pollens présents n’ont pas de rapport avec les arômes», bref c’est du sirop sucré déguisé en miel. De la contrefaçon. «Vue la demande mondiale, le marché du miel est un marché hautement spéculatif où certains font fortune en vendant des sirops aromatisés», rappelle le président du SPMF. Et le problème majeur demeure les «miels» chinois, souvent fermentés ou adultérés, qui, après un coup d’arrêt en 2002, reviennent sur le marché européen, via l’Espagne et la Belgique. Des miels qui pèseraient 50 000 des 150 000 tonnes importées par an en Europe et iront fournir les rayons «premiers prix» ou, le plus souvent, l’industrie. Le consommateur français peut cependant se rassurer : le miel de bouche en magasin reste de qualité, pour l’essentiel, le faux miel «chinois» étant surtout d’usage industriel. Un bon repère : le prix et l’origine locale (photo). Au-dessus de 8€ le kilo en rayon, vous êtes quasiment sûr d’avoir du vrai miel..

Pierre Challier

Publié le 19/01/2013 10:10

Frelon asiatique : Grèze interpelle Le Foll

Au début du mois d’octobre, les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie ont décidé de classer le frelon asiatique parmi les nuisibles. «Pourtant, le dioxyde de soufre, solution la moins nocive identifiée aujourd’hui par les apiculteurs pour lutter contre ce fléau, n’est pas autorisé» observe Catherine Grèze, députée européenne (Europe Ecologie-Les Verts) de Haute-Garonne, qui a saisi la Commission européenne. En réponse, la Commission européenne propose à la France d’autoriser ponctuellement ce produit. Avec Marie-Claude Noël, élue à la communauté urbaine de Bordeaux, l’eurodéputée écologiste vient d’interpeller dans un courrier le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Pour Catherine Grèze, «la possibilité de stopper l’hécatombe provoquée par le frelon asiatique est aujourd’hui clairement entre les mains du Gouvernement. Sa responsabilité est lourde : au vu de sa vitesse de propagation, ce nuisible risque rapidement de devenir un problème européen. Si nous continuons à chercher en parallèle des solutions alternatives, il y a urgence à agir ! Et le dioxyde de soufre est la meilleure option pouvant répondre à cette urgence.»

«Les nids de frelons asiatiques envahissent peu à peu notre territoire, ajoute Marie-Claude Noël. Saisie par le groupement de défense sanitaire des abeilles, je lance un appel à l’aide au Ministre de l’Agriculture, afin qu’il donne aux professionnels tous les moyens d’agir le plus sainement possible contre ce fléau, en utilisant le dioxyde de soufre. Les nids primaires se constituent dès le mois de février, il est donc capital d’agir dès maintenant !»

 

Publié le 31/01/2013 03:47

Pechbonnieu. Des plantations citoyennes

Soucieux de restaurer le paysage et de préserver l’environnement pour le mieux vivre de tous, la commission Environnement de la municipalité étudie depuis plusieurs mois le projet d’aménager certains espaces verts sur la commune qui, à ce jour, sont exclusivement enherbés. C’est en collaboration avec l’association Arbres et paysages d’Autan, reconnue par la Région Midi-Pyrénées pour ses conseils et son accompagnement des collectivités et des particuliers sur l’aménagement des espaces verts et le choix des essences, que les membres de la commission, tout en tenant compte du lien existant entre patrimoines bâtis et arborés, ont choisi d’ornementer trois sites : les abords des écoles, du gymnase et le quartier des Caudayrous. L’aménagement de ces espaces visent différents objectifs qu’ils soient esthétiques, sanitaires ou biologiques. Cette nouvelle végétation, outre le fait d’embellir la commune, contribue à améliorer la qualité de l’air, à amortir le bruit, à offrir des espaces de loisirs et de détente et à sauvegarder la biodiversité par l’aménagement de couloirs pour les espèces naturelles. Dans sa démarche et par ses actions, la commission souhaite sensibiliser et impliquer chacun dans la prise en compte de son environnement. C’est ainsi que les enfants des écoles ont activement participé aux plantations proches du groupe scolaire tout comme les résidents du centre Ernest Boué sur le site des Caudayrous ; une démarche essentielle pour le devenir de notre paysage quotidien.

 

Publié le 24/01/2013 09:24

Plaisance-du-Touch. Se débarrasser des chenilles processionnaires l’hiver

Les chenilles processionnaires, reconnaissables par leur progression à la queue leu leu, sont dangereuses pour les hommes et les animaux.

Leurs poils urticants peuvent provoquer des réactions allergiques et de graves lésions aux bronches et aux yeux. Les larves, installées dans les arbres à aiguilles, bien protégées par leurs cocons blancs et soyeux, se développent jusqu’à atteindre leur maturité.

Sur une période qui peut aller de février à mai elles quitteront le nid pour s’enfouir dans un sol meuble, où chaque chenille se transformera en chrysalide. Le mois de janvier est donc la bonne période pour détruire ces nids.

D’une part, avec un échenilloir, le plus simple est de couper la branche qui porte le nid, en ayant pris soins de se protéger (chapeau, gants, lunettes, manches longues). Une fois à terre le nid doit être brûlé, la soie du nid étant un bon protecteur, il faut s’assurer que toutes les chenilles sont détruites. Le nid peut, aussi, être mis dans un sac bien fermé, lui-même dans un autre sac également fermé, jeté avec les déchets ménagers il sera incinéré.

D’autre part, les coucous et les mésanges supportent les poils urticants, ils peuvent percer les cocons et manger les chenilles, installer des nichoirs et favoriser les venues des mésanges peut aider à se défaire de ces chenilles qui ont peu d’ennemis naturels.

Mais la «lutte» doit être collective, comme le rappelle l’arrêté municipal du 23 mars 2010, les propriétaires de végétaux sur lesquels sont installés des nids sont tenus de faire procéder à leur destruction sur la période du 15 septembre au 15 mars.

C. C

Publié le 13/01/2013 09:08

Hébergement insolite : des journées dans les arbres

La cabane d’Anaïs et Bruno Rochas, perchée dans la campagne lauragaise à Caragoudes, sera la cinquième du département. Un hébergement insolite que le couple lance dans trois semaines.

Du haut de ses quinze mètres, le cèdre centenaire de la propriété familiale entame une seconde vie. Depuis quatre mois, ses larges branches accueillent une cabane, perchée à six mètres, et une terrasse panoramique, suspendue six mètres plus haut. Un nid d’amour dans la campagne lauragaise, à 25 km de Toulouse, imaginé par Bruno et Anaïs Rochas, deux trentenaires toulousains spécialisés dans les massages et le bien-être. «On ne voulait pas d’un petit cabinet en ville où on aurait massé des gens à la chaîne. On voulait un lieu insolite pour se ressourcer. On a cherché pendant deux ans» confie Anaïs Rochas. Et puis un décès, une succession et Bruno récupère une partie de la maison de l’arrière-grand-mère.

Pendant un an, le couple défriche, débroussaille, démolit et assainit sa partie de la propriété qui date du tout début du XIXe siècle. La grange de 120 m2 sera leur maison, les 70 m2 de l’écurie accueilleront les salles de massage, à la fin du printemps si tout va bien. Anaïs s’est formée à l’art du massage au cours de voyages en Inde et Thaïlande. Bruno, fils d’une professeur de yoga, est plus spécialisé dans le travail sur les énergies, le pouls.

La cabane de 14 m2, construite par une entreprise basée en Dordogne, est déjà opérationnelle. Anaïs et Bruno y ont passé leur nuit de noces, en septembre dernier, après la célébration du mariage sous le chêne voisin. «On a invité la famille, les amis, les ouvriers du chantier à y séjourner. On voulait des critiques, il n’y en a pas eu…» sourient les propriétaires.

Prévue pour une ouverture début février, la cabane a déjà séduit. Tous les week-ends de février sont complets, la nuit de la Saint Valentin déjà réservée, et face à l’insistance de clients qui avaient repéré le site sur internet (3 500 visites en trois mois), Anaïs et Bruno ont accueilli un couple pour la nuit du 31 décembre 2012.

Bâtie autour de l’arbre pour se fondre dans l’environnement, la cabane reste une cabane. Pas de douche mais un bain finlandais au pied de l’arbre, une petite réserve d’eau, des toilettes sèches, un convecteur électrique pour les nuits fraîches et un petit-déjeuner maison hissé à la corde. Le hublot qui donne sur la campagne est orienté à l’ouest pour profiter du coucher de soleil. «On ne voulait pas d’un produit de luxe, plutôt un nid pour deux» expliquent les propriétaires qui ont investi près de 40 000 € dans la construction. Le vent, les orages n’ébranlent pas leur enthousiasme. «On ne peut pas tout prévoir dans la vie, cet arbre n’a pas bougé depuis plus de 100 ans alors… On espère être là nous aussi pour longtemps»

Cabanes, yourtes et tipis

Depuis trois ans, la Haute-Garonne propose une offre d’hébergements insolites. De la péniche à la cabane en passant par la roulotte, le tipi ou la yourte, quinze adresses jouent l’originalité.

«L’attrait pour les hébergements insolites a connu son pic il y a trois ans. Aujourd’hui, c’est devenu plus courant, ça fait presque partie du paysage mais ça marche, les gens savent que ça existe» confie Nathalie Lacomme, chargée de la promotion au comité départemental de la Haute-Garonne.

Pour une nuit dans les arbres, à partir de 125€, quatre lieux : Esprit cabane à Caragoudes, les robinsonades, cabanes des lutins et des elfes à Saint-Christaud (à 4 km de Cazères), canopy’s treat la cabane perchée dans le parc du château de Merville, la cabane dans le parc de loisirs d’accrobranche Tépacap à Rieumes.

Emmanuelle Rey

Publié le 31/01/2013 08:30

Du 02/02/2013 au 03/02/2013

Immobilier : tendance bois

Construire, aménager, rénover, isoler, se chauffer… Tant de sujets qui préoccupent les futurs propriétaires de maisons.

Les visiteurs pourront trouver des réponses à leurs questions au salon «du Côté de la Maison» qui s’ouvre vendredi, jusqu’à dimanche soir, au Parc des Expositions de Toulouse. Les quatre-vingts exposants présents conseilleront tous ceux qui ont comme projet de construire ou de rénover leur maison. «Ce salon traite principalement l’habitat durable et l’écologie. Les stands seront tenus par des professionnels concernés par le développement durable», explique l’un des organisateurs.

Des conférences auront lieu sur différents thèmes tels que la rénovation de son logement, la construction en paille, le Feng Shui et le chauffage pour bien choisir son équipement en fonction de ses besoins. Il y aura, en plus des stands et des conférences, une exposition de «la Maison de l’Architecture» présentant quinze nouveaux projets de constructions en bois réalisés par des architectes dans la région Midi-Pyrénées. Cette exposition permettra de découvrir et de comprendre les différentes techniques utilisées pour construire en bois ainsi que les avantages liés à l’utilisation de ce matériau très en vogue en ce moment.

«Le bois a une consonance écologique même si à la construction il est environ dix fois plus cher qu’un autre matériau. Il minimise les risques d’allergies et de prolifération des acariens. Le bois est aussi économique car les économies d’énergies peuvent aller jusqu’à 80 % en raison de la grande performance thermique du bois», explique les organisateurs.


Le salon pratique

Hall 4 du Parc des Expositions de Toulouse, de 10 heures à 21h30 le vendredi et de 10heures à 18heures le samedi et le dimanche.

L’entrée est à 7 € et 5 €. Elle est gratuite pour les moins de 12 ans. Accès : Métro ligne B station Palais de Justice. Vélo Toulouse : stations 68, 69, 70, 71. http://www.salonducotedelamaison.com

Anais Royer-Adno

Publié le 23/01/2013 08:05

Monfort. Belle réussite pour Qualisol

Le plus important centre de stockage de céréales biologiques de France est Gersois. A Monfort exactement, où la nouvelle construction a nécessité un investissement de 6 millions pour compléter le premier silo bio construit en 2004.Sur ce site, la totalité du stockage représente 33 000 tonnes.

La récolte 2012-2013 sera d’environ 17000 tonnes. Blé, épeautre, avoine, orge, maïs, tournesol, soja alimentation humaine, soja alimentation animale, mais aussi du lin, des lentilles, des pois chiches, etc.

Qualisol transforme une partie de ces céréales en farines biologiques prêtes à l’emploi et des légumes secs sous la marque «Monbio», garantie Sud-Ouest, certifiée Ecocert, commercialisée dans les magasins spécialisés ou les centres commerciaux de la région.

A Monfort, route de Mauvezin, cette diversification agricole de la coopérative Qualisol a développé cette branche porteuse d’avenir, dans le cadre du développement durable du bassin de vie sous la direction compétente et passionnée de Gérard Mamprin.

Ce responsable du site gersois a su convaincre des agriculteurs adhérents de se lancer dans la filière biologique avec un succès qui mérite des éloges et fait honneur à une communauté de communes et à un «pays» qui allie la qualité de la vie et l’innovation économique.

 

Publié le 22/01/2013 03:46

Saint-Geniès-Bellevue. Gagner un repas pour 2

Coteau 21 continue à agir pour une société durable dans la communauté des coteaux Bellevue et des alentours. Cette association vous propose donc de participer à un grand concours gourmand.

Avec l’expérience des repas des fêtes de fin d’année, le jeu consiste à décrire un menu et les recettes d’un repas festif pour 6 personnes, le tout avec le plus de produits locaux achetés à des producteurs locaux. Le gagnant pourra aller manger dans un très bon restaurant toulousain avec la personne de son choix.

Envoyez vos menus à http://www.coteaux21.org ou au 0 629 934 236 avant le 29 janvier

 

Publié le 16/01/2013 08:15 – Modifié le 16/01/2013 à 10:25

Frelon asiatique nuisible : la victoire du député Folliot

Depuis plus de trois ans, Philippe Folliot se bat pour que le frelon asiatique soit placé en espèce nuisible.

Conscient que celui-constitue une véritable menace pour la biodiversité, la sécurité des personnes et qu’il fragilise considérablement le secteur apicole, le député du Tarn avait déposé en novembre 2011 une proposition de loi réclamant la mise en place de moyens efficaces pour lutter contre la prolifération de cet insecte. En novembre 2012, Philippe Folliot, soutenu par de nombreux députés, a redéposé cette proposition de loi afin d’alerter le gouvernement sur l’importance d’endiguer ce fléau, en réclamant un classement dans la catégorie des «espèces nuisibles», au sens du code rural, du frelon asiatique. Après avoir alerté à plusieurs reprises Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’énergie, mais aussi Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, au cours du deuxième semestre 2012, ceux-ci annoncent le classement du frelon asiatique comme espèce envahissante au titre du code de l’environnement et nuisible au titre du code rural et de la pêche maritime. Les arrêtés de classement, pris prochainement, permettront l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de lutte obligatoire au niveau national, mais surtout au niveau départemental. Ce dont les apiculteurs du Tarn ont bien besoin.

Publié le 01/02/2013 03:47

Gaz de schiste : un dossier explosif

L’eau polluée. Les paysages défigurés. Le sous-sol massacré… Les téléspectateurs qui ont regardé Arte mardi soir ont pu se faire ou se parfaire une petite idée de ce que donne l’exploitation des gaz de schistes, par la fracturation hydraulique en Pologne ou en Pennsylvanie, aux USA.

Mais existe-t-il une alternative à cette redoutable fracturation hydraulique ? C’est ce que veut savoir l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques, l’Opecst. Composé d’élus des deux chambres, Sénat et Assemblée, il vient de donner le coup d’envoi à un rapport sur la manière dont on pourrait exploiter ce précieux gaz, sans défigurer la nature. Devant la très forte mobilisation d’oppositions locales, notamment pour la région dans le Lot et l’Aveyron, la fracturation hydraulique est interdite en France depuis 2011.Mais on parle aujourd’hui d’autres solutions, comme la fracturation au propane…

Il faut dire que le gaz de schiste suscite d’énormes appétits. S’il est vrai que les reportages réalisés aux États-Unis présentent des résultats écologiquement apocalyptiques, le gaz de schiste est aussi une manne énergétique inespérée. Ainsi, les dollars pleuvent sur les petits fermiers de Pennsylvanie qui jusqu’alors, avaient le nez dans la précarité.

Grâce à ces réserves de schiste, les États-Unis devraient devenir autosuffisants en pétrole et en gaz d’ici 2035. Ils devraient même dépasser la Russie dans la production de gaz d’ici 2015 et l’Arabie saoudite dans celle de pétrole d’ici 2017, selon l’Agence internationale de l’énergie. Bingo !

La France est riche…

Voilà qui fait donc rêver, et pas que les pétroliers, dans notre Hexagone. D’autant que d’après les premières estimations, notre pays dispose de fabuleuses réserves.

L’interdiction de la fracturation hydraulique a été confirmée par le gouvernement Ayrault, mais personne n’aurait vraiment envie de cracher sur une mine énergétique gigantesque, avec les emplois que cela induirait dans un pays frappé de plein fouet par le chômage et les fermetures d’usine. Ce gaz gonfle aussi de nombreux espoirs.

Dominique Delpiroux

Publié le 31/01/2013 08:16

Alain Tapiau (Conf’) : «Nous ne voulons pas qu’un seul modèle d’agriculture»

Entretien avec Alain Tapiau, leader de la liste «Une équipe pour tous» de la Confédération paysanne, à quelques jours de la clôture du scrutin pour les élections chambre d’agriculture.

De quoi souffre actuellement l’agriculture de Haute-Garonne ?

Un manque de soutien à l’élevage pour alléger les charges, améliorer la valeur ajoutée, soutenir l’emploi ; un manque de projets de réserves en matière de stockage de l’eau, d’une coordination et d’une complémentarité entre tous les acteurs ; un manque de dialogue et de concertation avec les collectivités locales et les divers acteurs pour une harmonisation et une optimisation des structures de développement ; manque de soutien à toutes les productions pour adapter l’offre à l’approvisionnement de l’agglomération toulousaine avec toute la diversité des réseaux de commercialisation.

À quelques jours de la clôture du scrutin, quels enseignements tirez-vous de votre campagne électorale ?

Nous avons pu constater et éprouvé la solidité de notre équipe, la volonté et le dynamisme qui l’anime. Les thèmes que nous avons abordés ont répondu aux préoccupations des agriculteurs. Nous sentons un élan pour un vrai changement dans notre département.

Pourquoi voter pour la liste de la Confédération paysanne ?

Cette liste d’ouverture a la volonté de travailler pour une chambre d’agriculture au service de tous les agriculteurs.

Nous avons rassemblé le plus largement possible. Tous ses membres sont, soit à titre professionnel, soit dans leur vie sociale, en charge de responsabilités.

Nous ne voulons pas d’un développement sur un seul modèle d’agriculture mais nous voulons encourager la diversité des approches.

Pour nous les mots forts de cette campagne sont : éthique, solidarité, intérêt général, proximité, au service de tous les paysans. Ce ne sont pas des slogans vide de sens mais des convictions profondes que chacun d’entre s’efforce de faire vivre au quotidien.

Propos recueillis par Jean Pierre Roland

 

Publié le 29/01/2013 03:46

Miradoux. Claire et Laurent, brasseurs de bière bio

Claire Brasseur et Laurent Salmon, deux jeunes Lillois de 27 et 30 ans, ont choisi le village de Miradoux afin de venir s’installer et proposer leur activité artisanale : la fabrication de bière bio. Claire a fait des études d’histoire de l’art et Laurent des études en sports.

Le goût et la passion de la bière ont réuni ces deux amis. Proches de la Belgique, ils ont pu se former aux différentes techniques de fabrication auprès de brasseurs du nord de la France. Ils viennent de trouver un local assez vaste pour entreposer leurs volumineuses cuves de fermentation et ont lancé leur production. Claire explique qu’ils font venir l’indispensable malt d’Allemagne et espèrent, plus tard, sensibiliser quelques céréaliers du Gers à cette indispensable et belle culture. Ils produisent des bières aux saveurs différentes et joliment colorées : blondes, rousses, ambrées, blanches et noires, brassées à l’ancienne avec un fourquet en bois d’où le nom qu’ils ont choisi pour baptiser leur entreprise : «La Brasserie du vaillant fourquet». Toutes leurs bières sont artisanales et issues de l’agriculture biologique. Laurent, gardant quelques secrets, explique la fabrication de la bière : de l’eau, du malt qui est en général de l’orge germée et caramélisée donnant des degrés différents de saveurs et de couleurs, le houblon provoquant le degré d’amertume de la bière, des levures permettant la fermentation de l’alcool, et le glucose. La bière est ensuite stockée dans des cuves de garde pendant 3 semaines à une température de 20° avant d’être mise en bouteilles. Claire, afin de faire connaître leur production, est présente sur les marchés d’Auch, d’Agen et commercialise ces bières auprès des boutiques et restaurateurs de Lectoure et Fleurance. Le village compte désormais deux jeunes gens déterminés et passionnés par leur métier qui se feront un plaisir de vous raconter la bière… leurs bières.

Publié le 31/01/2013 12:21 – Modifié le 31/01/2013 à 17:08

Des parlementaires rouvrent le dossier explosif du gaz de schiste

Des parlementaires ont rouvert jeudi le dossier explosif du gaz de schiste en donnant le coup d’envoi à un rapport qui vise à évaluer les techniques d’extraction alternatives à la très controversée fracturation hydraulique, bannie depuis 2011 en France.

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), qui regroupe des élus des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) et de tous bords, a approuvé à l’unanimité une étude de faisabilité rédigée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP), donnant ainsi le feu vert au lancement d’un tel rapport, qui devrait être publié cet automne.

Cette étude préalable, que l’AFP s’est procurée, souligne que la fracturation hydraulique, technique d’extraction du gaz de schiste interdite en France depuis juillet 2011, est « une technique ancienne qui évolue aujourd’hui rapidement sous l’effet de considérations environnementales de plus en plus partagées ».

En outre, une alternative, la fracturation au propane, est déjà opérationnelle et « mériterait un plus ample examen », tandis que « d’autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d’aboutir à des applications d’ici une dizaine d’années », souligne encore ce pré-rapport.

« Nous voulons voir si nous pouvons utiliser des ressources de gaz ou de pétrole de schiste en France, si elles existent, mais pour cela il faut que la recherche se poursuive et que nous ayons des techniques qui permettent de fouiller le sous-sol de façon acceptable », a expliqué à l’AFP Jean-Claude Lenoir.

Cette technologie, très controversée en raison des risques qu’elle fait peser sur l’environnement, et notamment sur les nappes phréatiques, a été interdite en 2011 sous l’ancienne majorité de droite. Le gouvernement Ayrault a réaffirmé cette interdiction, mais le président François Hollande a indiqué fin 2012 qu’il « prendrait ses responsabilités » si des techniques respectueuses de l’environnement émergeaient.

« Bras d’honneur »

Des auditions auront lieu dans les mois prochains, suivis de déplacements à l’étranger. Un rapport d’étape sera remis au printemps, avant le rapport final attendu à l’automne. « Nous sommes ouverts à entendre toutes les personnes qui le souhaitent notamment des opérateurs, des ONG, des gens qui sont contre », a assuré à l’AFP le sénateur UMP.

Aussitôt, les opposants au gaz de schiste ont dénoncé cette initiative, qu’ils jugent en totale contradiction avec la « transition énergétique » prôné par le gouvernement, et qui consiste à rendre la France moins dépendante du nucléaire et des énergies fossiles.

Ils ont reçu le soutien de la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, qui lors d’un déplacement à Grenoble a déclaré: « l’enjeu de la transition énergétique (…) ce n’est pas d’aller chercher de nouveaux hydrocarbures, et je pense notamment aux gaz de schiste ».

Le député écologiste Denis Baupin, membre de l’Opecst mais qui était absent pour le vote, a dénoncé un « double mauvais signal », contraire à la lutte contre le réchauffement climatique et qui donne l’impression « de contourner les engagements pris et l’opinion publique (majoritairement hostile aux gaz de schiste) sous la pression du seul Medef ».

De même, Anne Valette, chargée de campagne Climat pour Greenpeace France, a jugé « aberrant de se lancer aujourd’hui dans l’exploitation d’une nouvelle ressource fossile », et ce quelle que soit la technique utiliser, y voyant un « bras d’honneur à tous les processus de lutte contre le dérèglement climatique ».

Des critiques récusées par M. Lenoir, selon qui, même dans le cadre de la transition énergétique, « on peut avancer quer le gaz continuera d’être une composante des ressources énergétiques de la France ». « Et si on en a chez nous, il vaut mieux l’exploiter plutôt que l’acheter à l’étranger », argumente-t-il.

 

Publié le 30/01/2013 09:06 – Modifié le 30/01/2013 à 16:43

Extinction des feux la nuit pour bureaux, magasins et façades en France

Bureaux, magasins ou encore façades de monuments devront être plongés dans le noir la nuit à partir du 1er juillet, une mesure de sobriété largement consensuelle à laquelle échapperont toutefois quelques zones touristiques dans Paris, Lyon, Marseille et 38 autres communes.

L’arrêté publié mercredi au Journal Officiel, préparé par l’ancien exécutif et dont le cap avait été confirmé en novembre par la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, pose plusieurs règles nouvelles.

Côté façades, toutes les illuminations de bâtiments non résidentiels devront cesser au plus tard à une heure du matin: « monuments, mairies, gares, tout ce qui n’est pas résidentiel », a confirmé à l’AFP le ministère de l’Ecologie.

Les hôtels et tout ce qui relève de l’éclairage public (lampadaires, éclairage des routes, etc.) ne sont pas concernés.

Les vitrines de magasins devront elles aussi être éteintes à 1 heure ou « une heure après la fin de l’occupation de ces locaux » si celle-ci est plus tardive.

Enfin, les éclairages intérieurs des « locaux à usage professionnel » –bureaux par exemple– devront eux aussi être éteints au maximum une heure après la fin de l’occupation, le contrôle revenant à la mairie dans la plupart des cas.

Le ministère prévoit néanmoins des dérogations accordées par le préfet pour la veille des jours fériés, les illuminations de Noël, lors d’événements nocturnes locaux mais surtout « dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente ».

Quarante-et-une communes diverses et variées sont concernées par ces exceptions, parmi lesquelles « la ville Lumière » avec sept zones (Champs-Elysées, Butte Montmartre, rue de Rivoli, Place des Vosges…), mais aussi le centre touristique de Marseille ou de Nice, le Vieux Lyon, Chartres…

Pas de « grand soir »

La fin de ces éclairages, souvent symboles criants de gaspillage d’électricité, doit selon le ministère permettre de réduire la consommation française de près de 2 térawattheures (Twh) par an, ce qui correspond aux besoins de 750.000 foyers.

Les mesures doivent également permettre de réduire les impacts environnementaux (migration ou reproduction des animaux par exemple), voire sur les cycles humains du sommeil.

« Les orientations générales du texte vont dans le bon sens », se sont réjouis l’ANPCEN-Préservons la Nuit et France Nature Environnement dans un communiqué, appelant néanmoins à la vigilance sur les exceptions.

Mais ce black-out nocturne n’est pas non plus le grand soir de la « transition énergétique » voulue par le gouvernement. Ramenée à la consommation de courant en France l’an passé (490 térawattheures), cette économie potentielle est plus limitée, avec 0,4% du total.

Et certains jugent surestimée l’économie permise par les mesures.

Le Syndicat de l’Eclairage, qui regroupe une cinquantaine d’entreprises de matériel électrique comme Legrand, a indiqué à l’AFP que, selon ses calculs, la baisse de consommation ne serait que de 0,5 Twh, soit quatre fois moins que ce qu’avance le gouvernement et à peine 0,1% de la consommation française.

Tout en « saluant » l’arrêté, la déléguée générale du syndicat, Elise Bourmeau, l’a jugé « toujours incomplet », appelant le gouvernement à « aller plus loin » en concrétisant des promesses formulées le mois dernier visant à favoriser les équipements électriques permettant d’économiser l’énergie.

Selon la fédération, l’éclairage tertiaire (bureaux, usines, hôpitaux…) représente au total (jour et nuit) 37 twh, qu’il serait possible de réduire de 45%. L’éclairage public en France représente lui entre 5 et 7 Twh de consommation, selon la même source.

Publié le 29/01/2013 09:49

Du 16/02/2013 au 17/02/2013

Muret. Le salon de l’éco-habitat se prépare

En cette période de mutation, d’évolution des modes de vie et d’un contexte économique difficile, la conception de notre lieu de vie prend toute son importance : créer un habitat qui respecte son environnement, s’adapter aux nouvelles normes énergétiques, faire le choix de matériaux sains.

Durant 2 jours, invités par l’association Lefeperle, des professionnels de la rénovation et de l’aménagement de l’habitat, de la protection de l’environnement seront à l’écoute et proposeront des solutions pour réduire la facture énergétique, apporter des savoir-faire pour améliorer le logement, et des conseils pour trouver la solution énergétique la mieux adaptée.

Si le discours sur les énergies renouvelables devient inaudible auprès des instances concernées, il n’en va pas de même pour nos concitoyens. 9 Français sur 10 sont favorables au développement des énergies renouvelables. D’ici à 2020, la France devra avoir au moins doublé la part des énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie. Le «paquet Energie-Climat» adopté par l’Union Européenne en 2008 l’y oblige. Pour la France, cela signifie qu’il faut passer de 10,5 % (en 2007) à 23 % en 2020. C’est écologiquement indispensable, technologiquement possible et économiquement rentable. Contact : http://salon.energies.muret.free.fr. Muret, les 16 et 17 février, salle Alizé. Entrée libre.

 

Publié le 25/01/2013 17:03

La centrale de nucléaire de Fessenheim fermée fin 2016, réaffirme l’Elysée

L’Elysée a réaffirmé ce vendredi sa volonté de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, « fin 2016, début 2017 » mais « normalement fin 2016 ». La présidence réagissait à un document du ministère de l’Ecologie évoqué par Le Monde semblant plaider pour une poursuite de l’activité.

« C’est un engagement que nous avons pris », a-t-on souligné de même source, en marge d’une visite du chef de l’Etat à Lille pour la clôture d’un congrès des oeuvres et organismes sanitaires et sociaux. Plus tôt dans la journée, Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie et de l’energie, avait indiqué que quatre ans pour fermer Fessenheim était un « délai tenable ».

La fermeture de la doyenne des centrales françaises se concrétisera par « une disposition législative » dans la loi de programmation pour la transition énergétique attendue courant 2013, a-t-elle ajouté. Elle s’inscrit, pour le gouvernement, dans l’objectif de réduire la part du nucléaire dans la production électrique française promise par François Hollande. Quatre ans, « c’est un délai tenable », a assuré la ministre, alors que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pour sa part estimé le 15 janvier que la mise à l’arrêt de l’installation nécessiterait « environ 5 ans » en raison de la lourdeur des procédure.

De son côté, l’association trinationale de protection du nucléaire (ATPN), un collectif de communes et d’associations françaises, suisses et allemandes, a pointé « l’incohérence » du gouvernement sur la fermeture de la centrale alsacienne. Cette association demande depuis plusieurs années devant les tribunaux une fermeture de l’installation. Déboutée en première instance le 9 mars 2011 par le tribunal administratif de Strasbourg, elle a fait appel de cette décision devant la cour administrative d’appel de Nancy.

L’ATPN « ne comprend pas » que le ministère de l’ecologie, dans un document juridique transmis en octobre à la cour, écarte l’existence de « risques graves menaçant la sûreté de la centrale ». Son président, Jürg Stöcklin, s’étonne par ailleurs que ce « mémoire » ne mentionne pas la décision gouvernementale de stopper la centrale d’ici la fin 2016. « Le mémoire d’octobre est en réponse à des associations qui demandent une mise à l’arrêt de Fessenheim pour des raisons de sûreté (…), mais il n’y a que l’ASN qui peut se prononcer sur cette question-là », a fait valoir la ministre de l’Ecologie.

« Les choses sont cohérentes par rapport à l’organisation française de la sûreté en matière nucléaire », a-t-elle ajouté, estimant que ce mémoire de défense ne remettait pas en question la décision gouvernementale. Pour la députée européenne Corinne Lepage, avocate de l’ATPN, l’attitude du gouvernement n’est au contraire « pas d’une très grande clarté ». Si la justification de la fermeture de Fessenheim est la politique énergétique et non la sûreté nucléaire, « pourquoi fermer cette centrale plutôt qu’une autre s’il n’y a pas de problèmes de sécurité? », s’est-elle interrogée. « Je ne mets pas en doute le faite que le président de la République veuille fermer Fessenheim, par contre je suis inquiète sur la capacité du gouvernement à monter un dossier qui permette juridiquement de le faire », a-t-elle ajouté, s’alarmant aussi du montant des indemnités qui devront éventuellement être versées à l’exploitant EDF.

 

Publié le 21/01/2013 09:17

Calmont. Contre les aéroports du Sud-Toulousain en réunion

L’Association Contre les Aéroports du Sud-Toulousain (ACAST) tiendra son assemblée générale le vendredi 25 janvier prochain, à 20h30, au centre d’action culturelle de Mazères, rue de l’Hôtel de Ville.

Cette association a été créée en 2003 à Saverdun pour démontrer l’inutilité d’un nouvel aéroport international dans la région Midi-Pyrénées, aéroport dont l’implantation était projetée plus particulièrement dans la région toulousaine, l’un des sites envisagés se situant dans la plaine de la Basse-Ariège, entre Calmont et Saverdun. Bien que le projet semble avoir été écarté pour l’instant, les responsables de l’association ne démobilisent pas et restent vigilants. A l’ordre du jour figurent d’abord les rapports moral et financier. Ensuite le point sera fait sur le contenu du schéma de cohérence territoriale (Scot) de la Vallée de l’Ariège avec une intervention de Louis Marette, maire de Mazères et président de la Commission n°5 du Scot agriculture, environnement, rivières, énergies renouvelables.

Après l’élection du nouveau conseil d’administration seront abordées les questions diverses. Le verre de l’amitié sera partagé à la fin de l’assemblée.

P.M

Publié le 18/01/2013 05:49 – Modifié le 18/01/2013 à 08:21

Bonus/malus énergie: la version corrigée du texte votée à l’Assemblée

La version revue et corrigée du texte sur le bonus/malus énergie, qui connaît depuis septembre un parcours parlementaire chaotique et qui suscite une forte hostilité des communistes et de l’opposition, a été votée dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le Front de Gauche, qui avait voté contre l’ensemble du texte en première lecture, s’est abstenu cette fois-ci.

Cette proposition de loi, dite « Brottes », du nom de son auteur le député François Brottes, également président de la commission des Affaires économiques, a connu un parcours difficile. Le texte a même un temps disparu des radars de l’Assemblée et du Sénat, amenant à s’interroger sur son réel avenir, de surcroît alors qu’il était examiné selon la procédure d’urgence.

La philosophie du texte est de faire payer un bonus/malus sur la facture d’énergie pour favoriser la sobriété énergétique, « première phase » de la transition énergétique. Il étend aussi les tarifs sociaux de l’énergie à 4 millions de foyers et applique à tous la trêve hivernale.

Le retard pris par le texte a d’ailleurs conduit le gouvernement à prendre un décret sur l’extension des tarifs sociaux juste avant Noël.

L’arrivée d’amendements pour assouplir la réglementation de l’éolien, un peu tardive comme souvent pour les amendements gouvernementaux, avait aussi provoqué, début octobre, le départ de l’hémicycle en pleine nuit des députés de l’UMP, centristes et du Front de Gauche.

Ces mesures ont encore animé les débats entre quatre et cinq heures du matin. « Attendues » par la filière pour la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, elles vont « développer une véritable guerre dans les territoires » pour le président des députés Front de Gauche André Chassaigne. L’UMP a aussi fortement protesté.

« Cessez d’agiter des peurs sur le développement des éoliennes! », leur a rétorqué l’écologiste Denis Baupin, qui a accusé les opposants de ne pas avoir les mêmes préventions vis-à-vis des poteaux électriques.

L’UMP qualifie depuis le départ ce texte d' »usine à gaz » très complexe à mettre en oeuvre. Il faut en effet définir un volume d’énergie (avec quels critères?) à partir duquel définir le bonus et le malus, décider qui procède à ce calcul, qui collecte les données, quelles sont les exceptions…

Transmis au Sénat, où la majorité de gauche est très courte, la proposition s’était heurtée à l’hostilité des sénateurs communistes et a donc été rejetée fin octobre.

Après ce rejet tonitruant, sur un texte qui n’était pas censé poser problème initialement, se sont enchaînées des réunions de concertations avec le ministère de l’Ecologie pour plancher de nouveau sur le dispositif. Le Conseil d’Etat a également été sollicité pour avis.

Puis le texte, largement remanié, a finalement été remis au programme de l’Assemblée.

La ministre de l’Ecologie, Delphine Batho a estimé jeudi que les « changements significatifs » apportés permettent de répondre aux « inquiétudes », notamment quant au risque d' »effet pervers » pour les personnes en précarité résidant « dans des passoires énergétiques ».

L’entrée en vigueur sera progressive, a expliqué M. Brottes: « 2013, les textes réglementaires, 2014 la collecte des données, 2015 on informe les citoyens » avant l’entrée en vigueur réelle en 2016, 2015 étant « une année blanche ».

« 75% des consommateurs seront gagnants, alors que seuls 25% d’entre eux verront leur facture énergétique augmenter », selon lui.

La définition du volume de base sera désormais faite sur le fondement du niveau consommé par le quart des foyers les plus sobres. La composition du foyer, la localisation géographique et le mode de chauffage seront toujours pris en compte.

En dépit de ces changements, l’UMP juge toujours que « la copie reste très mauvaise » et les communistes se disent « dubitatifs » sur un volet bonus/malus.

Les résidences secondaires seront concernées, mais avec un volume de base fixé à la moitié de la consommation annuelle d’une personne seule et seront seulement assujetties au malus.

 

Publié le 16/01/2013 20:08

Le recyclage des ampoules basse consommation progresse

(AFP) – Avec 4.270 tonnes collectées en 2012, soit quelque 35 millions d’ampoules usagées, le recyclage des néons, lampes à économies d’énergie et lampes LED progresse toujours en France, a indiqué mercredi Récylum, l’éco-organisme chargé de gérer la filière.

 

Ces ampoules sont recyclées pour le verre, les métaux (cuivre, aluminium) et les poudres fluorescentes des lampes fluocompactes contenant des minerais recherchés, les terres rares, utilisés en technologie de pointe (éoliennes, batteries de voitures électriques, ordinateurs).

« On a collecté 4.270 tonnes de lampes usagées en 2012, soit une progression de 6% des tonnages. Dans beaucoup de pays, ils sont plutôt en baisse, ce qui montre que le geste de tri entre de plus en plus dans les habitudes des Français », se félicite le directeur général de Récylum, Hervé Grimaud.

Cela représente 36% des lampes considérées comme arrivant en fin de vie en 2012 (11.800 tonnes), soit un taux de collecte similaire à celui des piles usagées (36% en 2011 selon les données de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Au total, 96% du poids des lampes usagées ainsi collectées est recyclé, explique Récylum, le reliquat étant constitué de plastiques mélangés, de colles et autres matières non réutilisables.

Quelque 19.000 points de collecte sont accessibles au public, dont 16.000 en magasins et 3.000 en déchetterie, rappelle l’éco-organisme qui collecte les ampoules depuis 2007.

Les ampoules à filament, progressivement retirées de la vente depuis 2009 en raison de leur mauvais rendement énergétique, ont été définitivement bannies des rayons fin 2012. Selon une estimation du cabinet Gfk, elles ne représentaient plus que 10% du chiffre d’affaires des ampoules grand public en France.

Le marché est désormais dominé par les halogènes (46%), qui ne se recyclent pas, devant les lampes à économie d’énergie (36%) et les lampes à diodes électroluminescentes (ou LED, 8%) selon cette étude de Gfk publiée fin 2011.

 

Publié le 15/01/2013 20:32 – Modifié le 16/01/2013 à 07:15

La planète a connu sa décennie la plus chaude depuis les premiers relevés

La planète a connu sa décennie la plus chaude depuis le début des relevés de températures en 1880, signe que le globe continue à se réchauffer sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, ont indiqué mardi des climatologues américains.

A l’exception de 1998, les neuf années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2000 avec 2010 qui détient le record, suivi de près par 2005. Et la température moyenne mondiale a grimpé d’environ 0,8 degré depuis 1880.

« La température d’une année n’est pas en soi significative mais ce qui compte c’est le fait que la dernière décennie a été plus chaude que la précédente et que cette dernière a été plus chaude que celle d’avant », relève Gavin Schmidt, un climatologue de la Nasa.

« La planète se réchauffe et la raison est que nous continuons à émettre de plus en plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmopshère », a-t-il ajouté.

L’année 2012 a été la neuvième la plus chaude avec 14,6 degrés Celsius de moyenne, soit 0,6 degré de plus qu’au milieu du 20e siècle, selon les derniers chiffres de l’Institut Goddard pour les études spatiales (GISS) de la Nasa.

Selon des données légèrement différentes publiées parallèlement mardi, l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), classe 2012 au 10e rang pour l’année la plus chaude avec une température moyenne de 14,47 degrés, 0,57 degré au-dessus de la moyenne du 20é siècle (13,9 degrés).

La NOAA souligne aussi que 2012 a marqué la 36e année consécutive avec une température mondiale au-dessus de la moyenne du XXe siècle.

Le CO2 qui piège la chaleur du soleil et affecte dans une large mesure le climat terrestre se produit naturellement mais est aussi émis par la combustion d’énergie fossile qui ne cesse d’augmenter depuis des décennies, précise la Nasa.

En 1880, la concentration de CO2 dans l’atmosphère était environ de 285 parties par million (ppm) en volume. En 1960, elle atteignait 315 ppm, selon les mesures de (NOAA). Aujourd’hui, cette concentration dépasse 390 ppm.

« Vagues de chaleur saisonnières extrêmes »

Si 2012 a été une année relativement chaude sur l’ensemble du globe, elle a été la plus torride jamais enregistrée aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) depuis 1880, avait annoncé la NOAA la semaine dernière.

« Les températures élevées aux Etats-Unis durant l’été 2012 sont le signe d’une nouvelle tendance de vagues de chaleur saisonnières extrêmes, plus chaudes que durant les étés les plus chauds au milieu du 20e siècle », a relevé James Hansen, directeur du GISS.

Il a aussi rejeté l’affirmation de certains climato-sceptiques selon lesquels il n’y a pas eu quasiment de réchauffement de la planète depuis 16 ans.

« Ils prennent comme référence 1998 quand l’intensité d’El Nino (un courant chaud du Pacifique, ndlr) a été la plus forte du siècle et entraîné un bond de la température du globe », qui ont été ensuite plus basses, a expliqué James Hansen lors d’une conférence de presse téléphonique. Mais a-t-il ajouté « c’est clair que les récentes décennies ont été plus chaudes » et que cette tendance va se poursuivre.

« Nous constatons que les océans se réchauffent ce qui montre que la planète connaît un déséquilibre thermique en absorbant plus d’énergie qu’elle n’en libère », a expliqué le scientifique. « Nous pouvons de ce fait prédire que la prochaine décennie sera plus chaude que la précédente ».

Selon un rapport de 240 experts publié vendredi par le gouvernement américains, la montée de la température moyenne pourrait dépasser cinq degrés d’ici 2100 sans une réduction des émissions de CO2 après 2050.

 

Publié le 15/01/2013 09:24

La méthanisation, futur marché des agriculteurs ?

«Développer une filière méthanisation territoriale sur le Pays des Portes de Gascogne» : c’est l’enjeu développé à Gimont hier. Un procédé qui trouve un écho dans un département agricole.

Et si on recyclait lisiers, fumiers et déchets agricoles ? Grâce à la dégradation de la matière organique en absence d’oxygène, la méthanisation produit un biogaz. À l’initiative de la région Midi-Pyrénées et du Pays de Portes de Gascogne, cette filière a été présentée à des élus locaux, des industriels et des agriculteurs, hier, à Gimont.

Solagro, l’association spécialisée dans les études sur les énergies renouvelables, a ciblé les zones à fort potentiel, dont les cantons de Gimont et de Fleurance font partie pour le Pays des Portes de Gascogne. Sur Auch, l’usine Biogaz, qui démarrera bientôt sa production d’électricité et de chaleur renouvelables, sert d’exemple. «Des projets de méthanisation à la ferme voient également le jour», indique Julie Fleuriault, chargée de mission Grenelle à Pays Portes de Gascogne. C’est notamment le cas de la GAEC Pargas à La Romieu, une exploitation en bovins lait. Encore au stade de construction, cette unité de méthanisation sera dédiée à la valorisation énergétique de déchets divers (fumiers, céréales, melons…). Elle permettra de subvenir aux besoins énergétiques du site sous forme de chaleur (séchage des fourrages, chauffage des logements, de la salle de traite et du digesteur) et le surplus d’électricité sera revendu à EDF. Au total, 10 000 tonnes de déchets organiques seront traités par an. Une unité de méthanisation sèche est aussi en prévision sur Aubiet. La chambre d’agriculture accompagne ces initiatives de méthanisation, tout comme la région qui a mis en place un dispositif d’aides financières.

Quels débouchés ?

«Pour qu’un projet de méthanisation fonctionne, il faut qu’il y ait un gisement de matières premières pérenne, des débouchés en énergie, et que le digestat soit réutilisable par les agriculteurs», prévient Julie Fleuriault. Après la présentation, des ateliers ont rassemblé la trentaine de participants. Dans celui sur l’énergie, le débat bat son plein. «Il faut trouver des utilisateurs de biogaz sur le long terme, comme les hôpitaux.Les collectivités devraient investir dans la méthanisation», assure Pierre Mares, céréalier à Fleurance. «Le problème est alors la proximité de ces usines d’un hôpital. Et en période de récession, il peut exiger des tarifs très bas», renchérit son voisin. «Moi je chercherais plutôt un privé», indique Yves Andrieu, éleveur à Ligardes. L’incertitude sur les débouchés est de mise autour de la tablée. Jérémie Priarollo, responsable d’études et de projets énergies à Solagro, rassure les participants. «C’est une matière désodorisée, dont la production n’entraînera aucune nuisance olfactive, ni sonore». Conforté par toutes ces informations, le maire de Cologne, Guy Durtaut estime que «la méthanisation est une bonne chose, mais difficile à mettre en place».

Convaincu, Jérémie Priarollo rappelle qu’«il y a encore trop de déchets mal valorisés.»

repères

Le chiffre : 150 000

tonnes > de déchets recyclables sur le Pays Portes de Gascogne par an. Cela comprend le fumier, le lisier et les co-produits (par exemple les déchets des coopératives céréalières ou ceux des agriculteurs éleveurs). «Un fort potentiel», selon le bureau d’étude Solagro.

«La production de biogaz dans les exploitations agricoles permet de diversifier le revenu des agriculteurs et de participer au développement économique des territoires ruraux.»

Henri-Bernard Cartier, président de la Chambre d’Agriculture du Gers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :