Revue de presse CLDD 10 01 2013

SOMMAIRE

Integrasol, une entreprise sous le soleil

Relance du photovoltaïque : plein soleil sur le Grand Sud.

L’astuce : sauvons les abeilles avant le printemps.

Le bonheur de Patricia est dans le pré.

Carmaux. «Sol et Eau en Ségala» lance l’opération BRF.

La France a « valorisé » plus de 60% de ses déchets en 2010.

Des pélargoniums pour lutter contre les métaux lourds.

La hausse de 2,4% des tarifs du gaz et la nouvelle formule publiées au JO

FDSEA: le cri d’alarme du président départemental

Les nitrates font débat

Monsanto veut investir 50 millions d’euros à Trèbes.

Ours : la France doit s’expliquer

Des insectes au menu du réveillon.

LGV : le spectre du deuxième aéroport

Pollution de l’air : des politiques plus radicales s’imposent, selon le BEH

Limoux. Un concept bio climatique en cours de réalisation.

Balma. Avec le sirop au safran, «Fleur d’épice» prend son envol

Revel. Une nouvelle entreprise bio en 2013.

Gérard Bapt: «Sur le bisphénol, l’Europe doit suivre notre exemple»

Espaces verts : le «zéro phyto» gagne du terrain.

«Les OGM sont dans 80% de tout ce qu’on mange».

Publié le 10/01/2013 09:15

Integrasol, une entreprise sous le soleil

La classe de 3e prépa-pro du lycée Irénée-Cros de Pamiers a remporté dans la catégorie lycée le concours «Raconte-moi l’entreprise» organisé par le MEDEF, le Rectorat de Toulouse, l’Association des Régions presse enseignement jeunesse, l’école de Journalisme de Toulouse et «La Dépêche du Midi» pour un reportage consacré à l’entreprise Integrasol.

L’entreprise Intégrasol, qui allie technologie et créativité a ouvert ses portes à notre classe de 3e prépa-pro du lycée Irénée Cros. Fondée en 2008 par messieurs Canet et Delpeyrou, Intégrasol – pour intégration solaire – est spécialisée dans la construction de structures pour panneaux photovoltaïques. Intégrasol est établie à La Bastide de Bousignac dans les bâtiments d’une ancienne usine textile. «Nous sommes surpris par l’immensité des lieux. Au sol, des énormes rouleaux de tôle d’acier : à quoi servent-ils ?»

C’est la matière première de l’entreprise. La tôle est placée dans des machines à commandes numériques. Les techniciens alimentent la plieuse numérique.

Cette machine unique en France par sa taille et sa capacité avale le morceau de tôle et l’expulse à son extrémité, transformé et plié pour devenir un bac d’intégration de panneau solaire, le «bacsun» produit phare de l’entreprise. «Nos regards sont fascinés par les possibilités de la technologie. La mécanique, tout d’un coup, révèle sa créativité. Les vastes hangars plutôt vides et gris deviennent lumineux. Les machines s’activent : déroulent, plient, découpent ; autour, les hommes s’affairent pour les alimenter et récupérer le produit.»

La cité de Carcassonne en lumière

Enfin, le directeur commande la mise en route de la poinçonneuse numérique Q3.

Sur l’écran de contrôle, des points lumineux s’affichent. Rapidement, avec une précision chirurgicale, la tôle est percée, découpée, trouée. Placée devant une source de lumière, elle nous dévoile la silhouette de la cité de Carcassonne.

La poinçonneuse Q3 permet donc la fabrication d’enseignes lumineuses originales. Il s’agit de leur dernière innovation.

Pour la troisième Pré-pro, la force de cette entreprise, c’est sa créativité et sa capacité à se diversifie

Publié le 08/01/2013 08:45

 

Relance du photovoltaïque : plein soleil sur le Grand Sud

marché chinois. /DDM Mickaël Odier, DG de Tenesol-Toulouse. / DDM

française mise à mal depuis deux ans. Pour Delphine Batho, il faut opposer un «patriotisme écologique» à la concurrence asiatique.

Le gouvernement va relancer l’énergie solaire, domaine dans lequel la France excellait avant que le moratoire de décembre 2010, les décrets successifs et la concurrence étrangère ne viennent briser cet élan. La ministre de l’Écologie, Delphine Batho, a présenté hier un ensemble de mesures pour réhabiliter une énergie photovoltaïque jusqu’alors très dynamique. Entre 2010 et 2011, la France n’avait-elle pas marqué son avance par rapport aux objectifs du Grenelle ?

Chargée de lancer la «transition énergétique», la ministre s’est fixé deux objectifs : accroître la capacité de la filière en doublant pour 2013 les volumes à atteindre, mais, surtout, promouvoir une industrie durable «made in Europe» face à une concurrence asiatique très contestée. Delphine Batho, partisane du «patriotisme écologique», veut favoriser une bonification de 10 % sur le tarif de rachat pour les modules issus de l’UE.

Si le parc photovoltaïque raccordé au réseau ERDF a fait un bond extraordinaire de 2009 à septembre 2012, passant de 200 à 3 300 MW, ce secteur commence à s’essouffler. Le marché du photovoltaïque s’était développé grâce à la mise en place des nouveaux tarifs d’achat de l’électricité, grâce aussi à la création d’un crédit d’impôt développement durable, mesure fiscale permettant à un particulier d’obtenir une réduction d’impôt équivalent à 50 % du prix du matériel hors pose.

Mais ces effets d’aubaine ne pouvaient durer. L’Inspection générale des finances avait mis en évidence les incohérences des réglementations, des tarifs de rachat et le cumul d’avantages fiscaux trop attractifs. Bref, un ensemble de projets photovoltaïques d’une rentabilité jugée excessive pour des résultats contestables en terme de réduction d’émissions de CO2 et de création d’emplois.

Reste que les décrets successifs et la concurrence asiatique menaçaient de porter un coup fatal à un secteur qui a perdu 14 500 emplois en deux ans. Midi-Pyrénées, Aquitaine et Languedoc-Roussillon figurent parmi les zones les plus productives. Notre région, avec 36 centrales supérieures à 800 MW, représente à elle seule 11 % de la production nationale.


Mickaël Odier, DG de Tenesol – Toulouse

«Il nous fallait sortir de deux années de crise aiguë»

Le groupe Tenesol (Toulouse) est fabricant de panneaux solaires. L’entreprise vient de changer d’actionnaire, s’est intégrée au groupe Sunpower, dont l’actionnaire majoritaire est Total.

Comment accueillez-vous les déclarations de la ministre Delphine Batho ?

L’annonce faite par la ministre est une bonne nouvelle qu’on attendait depuis un moment. Reste à savoir à partir de quand pourra être appliqué le décret bonifiant le tarif de rachat de l’électricité pour les modules photovoltaïques fabriqués en Europe. Cette bonification sera de l’ordre de 5 à 10 %, le facteur faisant varier ce pourcentage étant relié à la quantité de matières fabriquées en Europe. Nous, professionnels, entendons nous battre pour une bonification à 7,5 % pour la partie module et à 10 % pour la partie module + cellule.

Quel est l’état du marché du photovoltaïque en ce moment ?

Il y a eu deux effets dévastateurs ces vingt-quatre derniers mois. Le premier, c’est la concurrence étrangère. Aujourd’hui, 80 % du marché des modules sont issus de la fabrication asiatique. Le décret Batho va venir compenser en partie la différence de valeur ajoutée entre les Asiatiques et les Européens. Le deuxième élément réducteur a été le système des appels d’offre qui, non seulement est «capé» en puissance installée par an, mais est complètement régi par une procédure d’appels qui induit des lenteurs administratives et de décisions très importantes. Malheureusement, je crains que le système d’appels d’offre reste très lourd.

On peut y ajouter le manque de visibilité sur les tarifs de rachat ?

Oui, car ils changent tous les trimestres face à des projets qui, eux, nécessitent plusieurs mois de montage. Cet effet de régulation extrêmement séquencé a rendu le marché incertain avec des clients qui n’ont plus de visibilité et perdent confiance au fil du temps.

Le moratoire de 2010 et la baisse des subventions ont-ils cassé l’élan qu’avait connu la Région ?

On a vu beaucoup de bureaux d’études fermer. Sur le territoire, il reste une quinzaine de fabricants de panneaux solaires dont nous faisons partie. Nous sommes aujourd’hui le deuxième plus gros fabricant au national. Pour beaucoup, la situation a été dramatique. Au sein de Tenesol, entre 2010 et 2012, on a dû baisser la fabrication de 70 %, sans parler de l’impact sur l’emploi puisqu’on a réduit nos effectifs de moitié. L’impact de cette crise a donc été violentissime.


Les mesures annoncées

– Le gouvernement va doubler les volumes cibles pour le photovoltaïque, à 1.000 mégawatts supplémentaires en 2013.

– La Commission de Régulation de l’Energie est saisie d’un nouveau projet d’appel d’offres pour des grands parcs photovoltaïques d’un total de 400 mégawatts, soit environ un quart d’un gros réacteur nucléaire type EPR. La moitié concernera des projets «innovants» (solaire à concentration ou avec suivi du soleil), l’autre moitié à des centrales type ombrières de parkings et en toiture. Un deuxième appel d’offres sera lancé également en 2013.

– L’autre mesure principale du plan gouvernemental consiste à bonifier de 5 à 10% les tarifs auxquels EDF rachète l’électricité en France lorsque cellules et/ou les panneaux sont «made in Europe».

Ces «mesures d’urgence», promises par l’exécutif en septembre, étaient attendues par une filière française à la peine depuis environ deux ans du fait de la forte concurrence des panneaux chinois et de tarifs bonifiés de rachat très fortement abaissés depuis fin 2010.

Recueilli par J.-M Decorse

Publié le 10/01/2013 03:50

L’astuce : sauvons les abeilles avant le printemps

Chaque reine piégée : un nid à frelons en moins !/Photo DDM, J.B.

Afin d’essayer d’éliminer les nids de frelons asiatiques, de fin février-début mars, confectionnez vous-mêmes votre piège pour attraper les reines, et ainsi sauver les abeilles. Pour cela : prenez une bouteille en plastique vide (1,25 litre, 1,5 l, 2 l), coupée au tiers supérieur et dont la partie haute sera placée à l’envers (et fixée par deux agrafes) pour faire entonnoir. Pour permettre à nos petits insectes non ciblés de s’échapper, faites des petits trous (environ 5 mm) avec un bout de fil de fer chauffé. Au fond de cette bouteille, versez de la bière et de la grenadine. Ce piège peut être suspendu à un arbre, de préférence au soleil, à une hauteur de 1,50 m ou 2 m (pour une bonne surveillance). Il peut également être placé sur un balcon. Un bon moyen en perspective afin d’évider les spectaculaires sphères à frelons !

 

Publié le 09/01/2013 15:10

Le bonheur de Patricia est dans le pré

Nous l’avons vue du bus, au milieu d’un champ de fleurs, scruter notre arrivée. C’était Patricia Lariguet qui nous attendait pour une découverte de son entreprise.

Elle nous a chaleureusement accueillis, accompagnée de Blanchette et Caramel, ses deux chiens, dans sa petite entreprise de cosmétiques bio à base de plantes médicinales et aromatiques. Patricia Lariguet, docteur en biologie, a tout quitté pour ouvrir son entreprise artisanale “Caméline”. Depuis deux ans elle cherche, développe, et cultive ses plantes pour proposer des produits naturels et écologiques.

“L’énergie est épuisable, protéger et conserver la terre est primordiale pour nous et nos générations futures” affirme-t-elle.

Elle recycle les matières premières, l’eau de pluie ou la bouse de ses vaches comme engrais. Avec ses petites mains, toute son énergie et sa persévérance, elle a réalisé son rêve : pouvoir vivre de sa passion. Elle cultive la lavande, le calendula, la mauve, l’origan, et bien sûr la caméline, dans son petit potager très fleuri et bien entretenu.

Dans sa maison-labo, grâce à son alambic ramené du Niger, elle extrait les huiles essentielles (hydrolat) de ses diverses plantes qui se sont nourrit d’une terre enrichie grâce au fumier des vaches qu’elle élève. L’hydrolat sera mélangé avec de l’huile ou de la cire d’abeille. Afin de créer des crèmes et des huiles.

Patricia est une vraie passionnée. Elle habite en pleine campagne, au cœur de Latrape où il n’y a ni Internet ni télé. Pour cette ancienne chercheuse, c’est un «véritable retour aux sources».

Les fondus de la nature! – 3e DP3 – Collège André Abbal – Carbonne

 

Publié le 26/11/2012 08:43

Carmaux. «Sol et Eau en Ségala» lance l’opération BRF

à l’initiative de l’association Sol et Eau en Ségala*, agriculteurs, élus et représentants d’associations de défense de l’environnement se sont retrouvés sur un terrain agricole appartenant au GAEC del Claous, proche du plan d’eau de la Roucarié, pour la mise en œuvre de la technique BRF (Bois raméal fragmenté). Sur une parcelle, des tonnages différents de BRF ont été éparpillés sur des bandes de terrain d’égales largeurs pour rendre aux sols leur capacité biologique. Konrad Schreiber, agronome, membre de L’IAD (Institut de l’Agriculture Durable), qui a le vécu d’expériences BRF déjà engagées, a répondu aux questions. «La technique BRF ne présente que des avantages. Elle limite l’érosion des sols et donc diminue l’impact de l’agriculture sur l’eau destinée à la boisson, réduit le besoin en fertilisants grâce à la remise en route de l’activité biologique des sols, le besoin en herbicide pour juguler la présence des adventices, restaure la biodiversité et donc l’équilibre faune-flore». Le partenariat passé avec Trifyl permet de bénéficier gratuitement, à titre expérimental, du BRF pour les agriculteurs volontaires membres de Sol et Eau en Ségala (actuellement 10).

L’association va acquérir du matériel permettant des analyses mensuelles. Les résultats seront diffusés aux organismes gestionnaires de l’eau. Des actions de formation vont être organisées pour les agriculteurs désireux de s’inscrire dans une démarche d’agriculture de conservation.

*Créée par des agriculteurs du nord du Tarn, elle est présidée par Jérôme Rivière, d’Almayrac

E.-J.Cathala

Publié le 07/01/2013 15:08

La France a « valorisé » plus de 60% de ses déchets en 2010

(AFP) – La France a produit 355 millions de tonnes de déchets en 2010, dont plus de 60% ont été « valorisées », c’est-à-dire recyclées ou incinérées avec récupération d’énergie, indique le Commissariat général au développement durable dans un bilan daté de janvier.

 

La quantité des déchets produits par les ménages et les industries a augmenté de 2,9% par rapport à 2008.

Avec 5,5 tonnes de déchets par habitant, la France se situe aussi un peu au-dessus de la moyenne européenne qui est de 5.

Environ 70% des déchets sont dits « minéraux » et proviennent pour la plus grande partie du secteur de la construction.

Tous déchets confondus, 64% ont été « valorisés » par le biais du recyclage ou incinération avec récupération d’énergie pour chauffer des logements ou produire de l’électricité, soit un niveau équivalent à 2008.

« A noter, une forte hausse entre 2008 et 2010 du tri et du compostage, avec deux millions de tonnes supplémentaires », souligne le Commissariat général au développement durable.

RelaxNews

Publié le 03/01/2013 08:10

Des pélargoniums pour lutter contre les métaux lourds

La ville de Graulhet va servir de support à une expérience unique en France, le projet «Deplassmetaux». Celui-ci consiste à utiliser les plantes, en l’occurrence des proches cousins des géraniums, pour dépolluer les sols contenant des métaux lourds.

Proposé par la société Valgo en partenariat avec le laboratoire Ecolab de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Toulouse et l’Institut national polytechnique de Toulouse, le laboratoire LCA de l’Institut national polytechnique de Toulouse, le bureau d’étude EGEH et soutenu par la mairie, ce projet a répondu à l’appel à projet national «Eco industrie 2012». Quatorze projets on été retenus par le ministère du redressement productif et le ministère de l’environnement et de l’énergie qui seront financés par le Ministère du redressement productif, l’ADEME et OSEO. Le montant de ce projet de recherche est de 570000 euros, financé à 75% par l’ADEME.

La ville participe à hauteur de 30000 euros

La ville participe techniquement à ce projet à hauteur de 30000 euros. Concrètement, le service espaces verts participera au montage de la plate-forme expérimentale et à son entretien. Les végétaux seront plantés dans un «bac» de 100 m² isolés du sol par une bâche remplie de terre polluée collectée suite aux différents travaux de dépollution effectués par la ville. In situ, les plants de pélargonium vont, au moyen de leurs racines, capter les métaux lourds contenus dans la terre et les stocker dans les parties aériennes (feuilles et tiges). Ces végétaux seront ensuite récoltés et traitées. C’est une méthode non-agressive et innovante d’extraction des polluants des sols. Les scientifiques espèrent, par cette expérimentation, valider le dispositif déjà testé en laboratoire. Les Graulhétois pourront découvrir cette expérimentation à partir du deuxième semestre 2013. Elle sera mise en place pour une durée de trente six mois. Une plate-forme pédagogique sera également créée dans le quartier Saint Jean. Elle permettra à tous de découvrir les fameuses plantes et d’obtenir de nombreuses informations sur ce procédé de dépollution.

 

Publié le 28/12/2012 14:08

La hausse de 2,4% des tarifs du gaz et la nouvelle formule publiées au JO

(AFP) – La nouvelle formule de calcul des tarifs réglementés du gaz de GDF Suez, qui entraîne une hausse de 2,4% des prix au 1er janvier, est parue vendredi au Journal Officiel.

 

Cette nouvelle formule, dévoilée par la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Delphine Batho le 10 décembre, vise à modérer les prix pour le consommateur en donnant davantage de place aux contrats à court terme, moins liés aux cours du pétrole.

Selon l’arrêté daté du 21 décembre publié au JO, l’indexation sur ces contrats d’achat de gaz naturel souvent dits « spot », passe à 35,6%. Ils étaient d’environ 26% dans la précédente formule.

L’évolution de cette formule, qui doit couvrir la totalité des coûts d’approvisionnement de GDF Suez, est dans l’immédiat favorable au consommateur: l’ancienne formule aurait entraîné une hausse d’environ 3 à 3,5%, selon Mme Batho. La hausse est d’ailleurs entièrement due à des rattrapages, l’évolution pour le seul quatrième trimestre étant une baisse de 1,1% des tarifs.

Le gendarme du secteur, la Commission de Régulation de l’Energie, a émis un avis favorable à cet arrêté, dans un avis du 20 décembre.

Mais la réforme gouvernementale des tarifs réglementés est encore incomplète: selon le projet annoncé, la formule de calcul pourra être révisée tous les ans au 1er juillet pour l’adapter à la situation du marché du gaz.

Les tarifs seront eux modifiés tous les mois, et non plus chaque trimestre, une mesure censée éviter des variations trop brusques. Ces mesures supplémentaires sont attendues dans un décret en janvier, selon le ministère de l’Energie.

Les tarifs réglementés de GDF Suez, qui se distinguent des prix dits de marché offerts par l’opérateur historique et ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni…), représentent 85% des clients particuliers français.

Ils ont considérablement augmenté ces dernières années, avec des hausses de 76% depuis 2005 et de 8% en 2012, rendant le dossier très polémique pour les gouvernements successifs.

 

Publié le 26/12/2012 08:29

FDSEA: le cri d’alarme du président départemental

Yvon Parayre, président de la FDSEA 31, s’adresse à ses concitoyens. / Photo DDM-NSA

Yvon Parayre, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA 31) de Haute-Garonne a écrit une lettre ouverte dont voici quelques extraits : «Le 7 décembre, vous avez croisé les agriculteurs dans les rues de Toulouse (…) Nous sommes venus pour deux raisons, la directive européenne dite «Nitrates» et l’eau. L’Europe a adopté en 1991 une directive«nitrates» pour lutter contre la pollution des eaux par les nitrates qui peuvent avoir des conséquences sur la potabilité des ressources et perturber l’équilibre biologique des milieux (…) La profession agricole est favorable à la réduction de la pollution des eaux par les nitrates. Ce que nous refusons c’est de payer pour une pollution pour laquelle il est clairement avéré que notre responsabilité ne peut être engagée. Il y a des zones où la pollution des eaux est liée uniquement à l’industrie et / ou à une mauvaise gestion des eaux usées par les collectivités. (…)Nous exigeons que les pouvoirs publics prennent en compte les réalités naturelles et agronomiques locales. (…) (Pour l’eau) chaque année, la population de notre département augmente de près de 20 000 habitants, les besoins en eau augmentent d’un million de litres par an. Depuis plus de dix ans, aucune réserve en eau n’a été créée. L’irrigation vous permet de manger à des prix décents».

 

Publié le 08/01/2013 08:48

Les nitrates font débat

Au terme d’un long processus de concertation, Henri-Michel Comet, préfet coordonnateur du bassin Adour-Garonne, a arrêté le 31 décembre la nouvelle délimitation de la zone vulnérable aux pollutions par les nitrates d’origine agricole pour les départements du bassin. Dans le Gers, cette révision aboutit à une surface de zonage stable.

En effet, en septembre 2012, une première proposition de zonage avait été basée sur le retrait de 49 communes et l’ajout de 73 autres pour atteindre un total de 339 communes gersoises proposées au classement. Après une nouvelle série de discussions avec les services régionaux, le retrait de 26 communes supplémentaires situées en amont de la Baïse a été décidé (au sud de Saint-Jean-Poutge).

La délimitation retenue pour l’ensemble du Gers se traduit par la stabilité des surfaces classées en zone vulnérable et par la diminution du nombre d’élevages concernés, démontrant ainsi la prise en compte de cet enjeu pour l’économie agricole du Gers. Des mesures financières permettront l’accompagnement des exploitations nouvellement classées, notamment par le biais du Plan de Modernisation des Bâtiments d’Elevage (PMBE). Pour les élevages déjà classés, des possibilités de financements sont en cours de négociation à l’échelon national.

Ce matin à Sempesserre

L’évolution de la directive Nitrates et de la réglementation phytosanitaire, avec les conséquences pour les productions de semences, seront également au cœur de l’AG du Syndicat des agriculteurs multiplicateurs de semences, aujourd’hui, à Sempesserre à 9 heures.

La carte du zonage serabientôt e sur le site «L’État dans le Gers».

 

Publié le 03/01/2013 08:34

Monsanto veut investir 50 millions d’euros à Trèbes

D’ici quelques mois, le site de Monsanto à Trèbes devrait devenir l’in des plus importants en France. La multinationale a décidé d’agrandir son unité de production de semences.

La multinationale américaine Monsanto s’apprête à investir près de 55 millions d’euros sur son site de Trèbes, l’un de ses sites français de fabrication de semences. «La décision de Monsanto (*) d’agrandir son site plutôt que d’investir en Roumanie ou en Ukraine, explique Jean-Paul Ferrif, adjoint au maire de Trèbes, est allée très vite». À la fin du mois d’août, Monsanto s’est en effet rapproché de la mairie expliquant sa volonté d’augmenter sa capacité de production de semences commerciales. Un mois plus tard, le semencier américain a opté pour le site audois au détriment des pays de l’Est. «Des pays, explique Pierre Montiel, président du syndicat audois des semenciers, qui manquent de fiabilité dans leurs productions». Monsanto a donc opté pour la sécurité de son approvisionnement en matière première, même si le coût est plus élevé. Depuis, les commerciaux du semencier américain ne sont pas en reste et commencent à faire des ronds de jambe aux agriculteurs du coin. «Il y a un besoin important en semences au niveau européen, note Pierre Montiel, et donc de surfaces agricoles à trouver». Ce que confirme un cadre d’Arterris, la coopérative chaurienne. «Tous les semenciers cherchent des producteurs, de Monsanto à Syngenta. Rien qu’en France, il y a plus de 68 000 ha de terres agricoles dédiés à la production de semences commerciales». Les besoins de Monsanto pour alimenter le site de Trèbes varient entre 2 000 et 3 800 hectares. De quoi attiser les convoitises. Car le maïs destiné à la production de semence, est indexé sur le prix de marché du maïs de consommation. Une manne pour les agriculteurs. «L’hectare de maïs de semence s’est vendu l’an dernier à plus de 4 300 €», rappelle Pierre Montiel. C’est 1 000 à 1 200 € de plus que la production d’un hectare de maïs destiné à la consommation.

Les défenseurs de l’agriculture bio verront probablement cet investissement d’un autre œil. En effet, l’on ignore si la multinationale entend produire des semences de base ou des semences de maïs hybride (**).

Selon Jean-Paul Ferrif, Monsanto aurait l’intention de mener son projet tambour battant si les autorisations administratives ne se heurtent à aucun obstacle. «Les premiers investissements, précise l’élu de Trèbes, devraient être opérationnels pour la récolte de l’automne 2013».

(*)Personne, tant au siège de Monsanto en région lyonnaise que sur le site de Trèbes n’a souhaité répondre à nos questions.

(**) Dans l’Aude, près de 2000 ha sont consacrés à la production de semences dont 1 100 pour les hybrides.


Le chiffre : 2 000

hectares>De surface. Monsanto est à la recherche de terres agricoles dans le département afin de produire ses semences commerciales. Au cours du marché actuel, un hectare de maïs destiné à la semence rapporte jusqu’à 4 300 € contre 2500 € pour du maïs de consommation.

«Nous soutenons le projet de Monsanto. Celui-ci est créateur de richesses et d’emplois, contrairement à ceux qui recyclent les richesses locales».

Jean-Paul Ferrif, adjoint au maire de Trèbes.


15M€ pour l’agriculture

Disposant d’une importante réserve foncière à Trèbes, Monsanto devrait construire dès cette année une première ligne de production, permettant de réceptionner les récoltes destinées aux semences et de traiter celles-ci jusqu’à leur commercialisation sur tout le marché europeén.

La multinationale devra construire des silos, des tours de séchage, des chaînes de tri, des lignes de conditionnement et de traitement des semences. Enfin, des lignes d’ensachage et de stockage. Cet investissement devrait générer jusqu’à 15 millions d’euros de revenus supplémentaires à l’agriculture audoise.

Bruno Huet

Publié le 29/12/2012 09:48

Ours : la France doit s’expliquer

La Commission européenne vient de lancer une procédure d’infraction contre la France. Une démarche qui fait suite aux plaintes des associations environnementales qui lui demandent de respecter la directive «Habitat». Selon ces associations, si on ne réintroduit pas rapidement des ours, l’espèce court un grand danger.

Une fois de plus, il est question de l’ours et de sa survie dans les ministères français. L’équipe de Delphine Batho, au ministère de l’Écologie, est en train de plancher sur la demande d’explications de l’Europe concernant l’ours des Pyrénées. Un dossier épineux en diable. Car, depuis une bonne vingtaine d’années, la question de l’ours met le feu aux vallées pyrénéennes.

D’un côté, les éleveurs se plaignent régulièrement des dégâts causés par le plantigrade sur les brebis dans les estives, et rêvent de voir l’ours cantonné dans quelque réserve étanche.

De l’autre, les associations de protection de la nature (Férus, Cap Ours, Pays de l’Ours, etc. ) réclament depuis des années de nouvelles réintroductions. Faute de quoi, expliquent-elles, la survie de l’espèce est menacée. Ces associations ont envoyé de nombreuses plaintes à Bruxelles, s’appuyant sur la directive «Habitat» que la France a signée et qui fait obligation aux pays membres de protéger les espèces menacées sur son territoire.

Cette fois, l’Europe a bien enregistré la plainte. Le 21 novembre dernier, le collège des commissaires européens, dans le cadre d’une procédure d’infraction, a envoyé une lettre de mise en demeure à la France.

Si le gouvernement ne répond pas, ou propose des réponses qui ne satisfont pas Bruxelles, elle encourt des poursuites devant la cour de justice européenne. Des amendes qui peuvent être salées. Et plus globalement, cet énorme robinet à subventions qu’est l’Europe, notamment à travers de nombreuses aides pour l’agriculture et le développement rural dans la région, pourrait bien se refermer…

Mais que faire lorsqu’on hérite d’un dossier aussi brûlant ? Depuis les dernières réintroductions en 2007, tous les ministres de l’écologie ont fait du surplace et se sont empressés de ne surtout rien décider. Ils ont consulté, sondé, organisé des rencontres et des réunions. Des rapports qui n’ont débouché sur rien.

Voilà donc une patate bigrement chaude pour le gouvernement Ayrault, pris entre le marteau des défenseurs de l’ours, et l’enclume des éleveurs toujours aussi remontés.

Il reste donc un mois à la France pour présenter ses explications. Avec un œil sur les échéances électorales qui se profilent dès 2014… Voilà qui ressemble à un sacré casse-tête.


Une vingtaine de spécimens

Cette procédure que vient de lancer la commission européenne vous satisfait ?

Jusqu’à maintenant, l’Europe n’avait fait que des recommandations, sans contraintes. Là, à présent, si la France ne donne pas des explications ou ne prend pas des engagements qui conviennent à la commission, la France pourra être traduite devant la cour européenne de justice. Mais ce qui est important pour nous, c’est que dans tous les cas de figures, elle aura pour obligation finale de restaurer la population d’ours. Il y aura peut-être des amendes, des pénalités de retard, cela peut se chiffrer d’ailleurs en milliers ou millions d’euros, mais surtout, il y aura toujours cette obligation de restaurer cette espèce. Il y a aussi le risque pour la France de voir le blocage de tous les crédits européens. Et là c’est colossal : les crédits pour les infrastructures, le tourisme, l’agriculture… On a l’impression que cette fois, la Commission en a assez des promesses de la France et veut avancer.

Quelles sont les nouvelles que vous avez du nouveau gouvernement concernant sa politique vis-à-vis de l’ours ?

Rien ! Aucune nouvelle, aucune prise de position… Mais les mesures existantes, qui concernent l’accompagnement (l’aide au gardiennage, l’équipe de suivi ours, les chiens d’accompagnement, etc. ) ont été reconduites. Les 14 et 15 septembre derniers, il y a eu la conférence intergouvernementale sur l’environnement et la biodiversité, une sorte de mini Grenelle de l’environnement. Il a été dit que la France devait se montrer «exemplaire» en matière de biodiversité. À notre avis, l’ours est concerné au premier chef !

Pourquoi souhaitez-vous des réintroductions ?

La population telle qu’elle est n’est pas viable. Tous les oursons descendent plus ou moins de quatre adultes : un seul mâle, Pyros, et trois femelles Hvala, Giva et Melba. Sarousse ne s’est jamais reproduite, quant à Franska et Palouma, elles sont mortes avant d’avoir pu se reproduire. Leur réintroduction n’a servi à rien pour la reproduction. C’est bien trop peu d’un point de vue génétique. Il faudrait renforcer le noyau occidental, où il n’y a que deux mâles, Néré et Cannelitto, et le noyau central avec des mâles ou des femelles. Pour bien faire, il faudrait réintroduire dix-sept ours pour que la population soit définitivement viable. Pas d’un seul coup, bien sûr; sur plusieurs années. Mais c’est ce qui serait souhaitable.

Que pensez-vous de cette décision européenne de lancer une procédure d’infraction contre la France ?

Il ne faut pas faire dire à l’Europe ce qu’elle ne dit pas ! On en est pour l’instant à la demande d’explication. La directive «Habitat» indique que les États étudient l’opportunité de réintroduire des animaux. Il n’est nulle part fait mention d’une obligation quelconque. En revanche, il est précisé qu’il faut une consultation du public concerné. Je m’interroge d’ailleurs sur la démarche de cette plainte contre l’État français… par des associations qui touchent de l’argent de l’État français ! Je note donc que Marco Cipriani, de la Commission européenne, en septembre 2011 précise que la biodiversité «c’est l’objectif ultime de la directive Habitat». La directive ne fixe aucune limite pour atteindre cet objectif. C’est à la France de décider quand on doit atteindre les résultats, en fonction des aspects économiques, sociaux, culturels, et des caractéristiques régionales et locales. On est là, dans l’article 2 de cette directive.

Quelles sont les conclusions que vous en tirez ?

Il n’y a pas d’acceptation sociale autour de la réintroduction. La directive indique bien que dans ces cas-là, il doit y avoir une consultation du public et cette consultation a été négative. Une enquête a été menée sur la chaîne des Pyrénées entre le 27 septembre 2010 et le 4 février 2011. Sur 138 communes consultées on a noté 91,30 % d’avis défavorables, dans les Pyrénées-Atlantiques. Plus tard, un sondage Ifop a été réalisé au niveau national. Quand on pose la question aux montagnards, ils sont 60 % à dire leur opposition à la réintroduction de l’ours, même si cela devait éviter sa disparition. Et le département de l’Ariège est à 71 % d’opposants.

Que demandez-vous par rapport à l’ours ?

Sa présence est insupportable dans un système déjà fragilisé. On parle beaucoup de Mittal, mais l’ours est un prédateur, comme Mittal est un prédateur. Alors, les ours sont là et on ne va pas les enlever. En revanche, nous demandons à réfléchir sur un système de cantonnement où ils ne nous embêteraient plus et ou on ne les embêterait plus.

* Association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées

On compte actuellement une vingtaine d’ours sur le massif des Pyrénées, répartis sur deux foyers, au lieu de trois autrefois. Le noyau oriental a disparu. On n’a plus aucune trace de l’ours Boutxy : certaines rumeurs l’ont donné comme ayant été abattu par des chasseurs ariégeois… Rien n’est établi, mais son absence, elle, est claire. De même que celle de Kouky, fils de Giva et Pyros né en 1997 dont on est sans nouvelle depuis une dizaine d’années. Balou qui s’y trouvait est revenu vers le noyau central qui compte déjà une vingtaine de bêtes. Il pourrait peut-être prendre la place de mâle dominant qu’occupait Pyros jusqu’à présent.

C’est justement là un des points qui préoccupe les défenseurs de l’ours. Il y a certes eu beaucoup de naissances ces dernières années (une demi-douzaine d’oursons), mais le seul et unique géniteur de ces spécimens est Pyros, ce qui induit une grande pauvreté génétique. Balou pourrait apporter un peu de sang neuf. Mais les associations réclament plusieurs réintroductions pour ce noyau. Sur le côté occidental où il y avait trois mâles, on n’en compte plus désormais que deux. Aspe Ouest, fils de Cannelle et Papillon, dernier ours de souche pyrénéenne, que l’on appelait aussi parfois «cul-pelé» est mort à 12 ans, probablement en 2010. On pense qu’il a peut-être succombé à la maladie qui lui faisait perdre ses poils de l’arrière-train. Les défenseurs de l’ours proposent qu’une femelle soit réintroduite dans ce noyau.


sur le terrain

Comment les plantigrades sont-ils localisés ?

S’il vous arrive en montagne de respirer tout à coup une forte odeur de térébenthine, c’est que vous êtes sur le territoire de l’ours !

Explications : cela fait déjà plusieurs années que les plantigrades des Pyrénées n’ont plus d’émetteurs ou d’appareils électroniques permettant de les localiser. Mais on a malgré tout une très bonne idée des endroits où ils se trouvent grâce à un suivi très méticuleux de l’équipe de suivi de l’ours, des techniciens de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Les ours adorent l’odeur de la térébenthine. Aussi, les techniciens ont disposé sur des endroits stratégiques des pièges odorants. Les ours sont alors filmés par des systèmes de caméras automatiques. Ou bien ils laissent leurs poils sur des barbelés astucieusement disposés à proximité de ces pièges. Ou alors, ils posent la patte dans des «revoirs», des endroits spécialement aménagés pour recevoir les empreintes des mammifères. Pour allécher ces grosses bêtes, on utilise aussi des vieux sacs remplis de sang de bœuf ou de sardine : ah, il faut être un ours pour aimer ça !

Sur les 6 000 kilomètres carrés que constitue le domaine des ours dans les Pyrénées, les équipes du suivi de l’ours ont récolté en 2010 environ un millier «d’indices de présence» : crottes, poils, empreintes, griffures et… prédations.

Depuis quelques années, ces indices sont analysés par un laboratoire de génétique spécialisé de Grenoble. Cela permet de déterminer, à partir des éléments organiques, l’ADN des auteurs de ces traces. Et, comme dans la série «Les Experts», cet ADN parle et raconte même une bonne partie de la vie des ours. On peut savoir qui est où et surtout, on peut établir les parentèles et les descendances dans cette petite famille.

Les techniciens ne voient que très rarement l’ours… mais ils ont presque tous les jours des témoignages de leur présence. Les Pyrénées ? Un immense «loft» pour ours !


Les ministres se suivent mais les dossiers avancent peu…

Corinne Lepage :

Les premières réintroductions d’ours dans les Pyrénées ont eu lieu en 1996 et c’était l’avocate Corinne Lepage qui était alors ministre de l’Environnement. On a donc lâché le 16 mai 1996 Ziva à Melles, dans la Haute-Garonne. Le 6 juin, c’était au tour de Mellba de découvrir les Pyrénées. C’est pratiquement un an plus tard, le 2 mai 1997, que le premier mâle Pyros sera réintroduit, toujours à Melles.

Dominique Voynet prendra la suite au ministère de l’écologie, cette fois avec Lionel Jospin comme Premier ministre. Les dégâts des ours ont suscité la colère des éleveurs, et la ministre déclarera qu’elle ne voulait ni un retrait de l’ours, ni nouvelle réintroduction.

C’est ensuite au tour d’Yves Cochet de prendre les rênes du ministère de l’écologie. On ne l’a guère vu sur le dossier ours. Au retour de la droite au pouvoir, c’est Roselyne Bachelot qui prend le dossier.

Avec des pincettes du reste, puisque très vite, elle affirme à Oloron-Sainte-Marie qu’avec ce lâcher de trois ours, «un pacte de confiance avait été rompu entre les différents acteurs qui ont en charge le développement durable de ces vallées». Elle déclarait souhaiter désormais «travailler dans la concertation et la transparence, afin d’aboutir si possible à la réconciliation autour de la présence de l’ours». Rien ne se passe. Les choses vont nettement changer avec l’arrivée au ministère de l’écologie de Serge Lepeltier. Il annonce que selon lui, c’est une quinzaine d’ours qu’il faut réintroduire. Pas vraiment de quoi réjouir les éleveurs. Mais la ministre qui va piloter les réintroductions les plus nombreuses sera Nelly Olin. Sous sa houlette, ce sont cinq plantigrades slovènes qui vont rejoindre les Pyrénées : dès le mois d’avril 2006, Palouma est lâchée dans un lieu gardé secret. Franska débarque en avril 2006, Hvala, en mai 2006, Sarousse en août 2006 et enfin le mâle Balou. Le moins qu’on puisse en dire, c’est que ces réintroductions sont assez mal passées chez les éleveurs. Avant le premier lâcher, le 1er avril, une violente manifestation s’était déroulée à Arbas, dont le maire, François Arcangelis, est favorable à la réintroduction.

Cette mobilisation des anti ours a été suffisamment forte depuis pour littéralement vitrifier le dossier.

Puis Nathalie Kosciusko Morizet est venue à Toulouse et a lancé une concertation. C’est Chantal Jouanno qui lui a succédé et qui a recueilli les fruits de cette concertation. Mais ces deux ministres se sont empressées de ne surtout rien décider ni rien entreprendre.

Du reste, depuis le mois de mai et l’élection de François Hollande, c’est le silence radio le plus total du côté de Delphine Batho sur le dossier de l’ours. On indiquait simplement à son cabinet qu’on étudiait la plainte de l’Europe et qu’on travaillait à sa réponse.

Dossier Dominique Delpiroux

 

Publié le 27/12/2012 07:55

Des insectes au menu du réveillon

Cédric Auriol, fondateur de Micronutris, une société unique au monde./Photo DDM, Michel Labonne

Basée à Saint-Orens, Micronutris propose des insectes comestibles, produits spécialement pour l’alimentation humaine. Un concept aussi gourmand qu’innovant …

«Nous avons acheté des vers de farine, des grillons et des criquets vivants en Allemagne. Désormais, nous les élevons ici à Toulouse», explique Cédric Auriol, gérant et fondateur de la société Micronutris de Saint-Orens. Car les insectes comestibles seront dans toutes les assiettes de demain… Installés dans leur bac de croissance, les grillons mettront deux mois à atteindre leur taille adulte, mais pour l’heure, les bébés sont choyés. Entre la lumière chauffante et l’alimentation issue de l’agriculture biologique tout est prévu pour assurer leur bien être. «Tout au long de leur phase de croissance, les insectes sont essentiellement nourris de farine de blé ou d’herbes fraîches pour les criquets. Arrivés à maturité ils sont simplement déshydratés», indique Jérémy Defrize, responsable de la production. Une fois prêts, ces insectes comestibles peuvent être cuisinés de multiples façons avec l’imagination pour seule limite.

Des qualités nutritionnelles pour un environnement sain

En 2050 nous avons prévu d’être environ neuf milliards d’habitants sur la planète. Les surfaces agricoles n’étant pas extensibles il faudra trouver une solution pour nourrir chaque individu. Les insectes, au même titre que les OGM et la fabrication de viande de synthèse en sont une. Les insectes représentent quant à eux une solution naturelle. «Le taux de protéine sur les insectes peut atteindre 75 % sur extrait sec. Les grillons et les criquets contiennent seulement 2,2 % de matières grasses», souligne Cédric Auriol. En plus d’être bon pour notre santé, ils sont bons pour l’environnement. Contrairement aux élevages de viande traditionnelle, les insectes comestibles rejettent moins de gaz à effet de serre, d’ammoniac et consomment beaucoup moins d’eau. Micronutris propose depuis peu des chocolats aux grillons et vers de farine élaborés par le chocolatier Guy Roux. D’ici quelques mois, les barres de céréales nutritionnelles fabriquées à base de farine d’insectes, devraient faire leur apparition dans nos supermarchés ! En attendant, si vous voulez épater vos invités le soir du réveillon, n’hésitez pas à craquer pour ces petites bêtes savoureuses et croustillantes ! Sarah Hadj-Youcef


Le chiffre : 10

KILOS> de végétaux sont nécessaires pour produire neuf kilos d’insectes contre seulement un kilo de viande.

«Le jour viendra où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande».

Arnold van Huis, entomologiste


Au menu du réveillon

Pour épater vos convives le soir du nouvel an, rien de plus original qu’un plat à base d’insectes.

Apéro : Grillons sautés à l’ail et aux fines herbes. Saupoudrés d’un peu de curry c’est un vrai régal.

Petite salade d’insectes et chèvres chauds : Un pain de campagne, 2 fromages de chèvre, 100 g d’insectes, une salade verte, 2 tomates, basilic. Frits dans de l’huile d’olive, les insectes sont à croquer et se marient très bien avec cette salade gourmande.

Pour le dessert, les grillons déshydratés peuvent apporter une touche de noisette à votre crumble aux pommes.

A offrir, la boite de chocolat est le cadeau idéal pour en mettre plein la vue.

Possibilité de commander vos insectes déshydratés et vos chocolats, livraison sous 5 jours :http ://mangeons-des-insectes.com

 

Publié le 10/01/2013 09:07

LGV : le spectre du deuxième aéroport

Évoquant la lenteur du dossier de la ligne à grande vitesse, Pierre Izard a dit redouter hier que le débat sur un nouvel aéroport de la région toulousaine ne refasse surface. «Le LGV patine actuellement. Or si on ne fait pas la liaison à grande vitesse Paris-Bordeaux-Toulouse en trois heures, la question d’un nouvel aéroport va de nouveau se poser, en particulier pour le Frontonnais.» Si ce scénario catastrophe devait se réaliser, Pierre Izard redoute une situation comparable à celle de Notre-Dame-des-Landes.

La construction d’un deuxième aéroport dans la région toulousaine avait suscité une forte opposition au début des années 2000, en particulier dans le Nord-Est de l’agglomération toulousaine où les habitants s’étaient massivement mobilisés.

Avec l’arrivée attendue du TGV, cette idée passe aujourd’hui pour enterrée.

Mais la prolongation jusqu’à Toulouse de la future LGV Tours-Bordeaux, dont les travaux ont commencé en 2012, est à présent remise en question par le gouvernement au nom du réalisme budgétaire.

Une mission composée de parlementaires et de personnalités qualifiées a été chargée d’opérer le tri dans toute une série de grands projets de liaisons ferroviaires, routières et fluviales issus du Grenelle de l’environnement sous la présidence Sarkozy. Le gouvernement juge le coût évalué des investissements (245 milliards d’euros sur 25 ans) insoutenable pour l’État et les collectivités.

Avant la remise à plat de ces grands projets, le premier coup de pioche de Bordeaux-Toulouse était prévu en 2017 pour une mise en service vers 2020.

 

Publié le 08/01/2013 11:08

Pollution de l’air : des politiques plus radicales s’imposent, selon le BEH

(AFP) – Les preuves sur les effets de la pollution de l’air sur la santé s’accumulent et des politiques « plus radicales » s’imposent, y compris dans les villes d’Europe où les niveaux de cette pollution sont relativement bas, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

 

Les preuves des effets nocifs de la pollution atmosphérique sur la santé se sont multipliées ces dix dernières années, souligne Michal Krzyzanowski, du Centre européen de l’environnement et de la santé de l’OMS dans un éditorial de la revue dédiée à ce fléau urbain.

Il y invite à passer à des « approches politiques plus radicales et globales » afin de « réduire davantage l’exposition de la population, même lorsque les normes sont respectées ».

L’étude Aphekom (résultats de 2011) a ainsi démontré l’ampleur des effets sur la santé publique des niveaux actuels de pollution dans 25 villes européennes (dont 9 françaises). « Près de deux ans d’espérance de vie pourraient être gagnés dans les villes les plus polluées d’Europe si la pollution pouvait être ramenée aux niveaux préconisés dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air », souligne M. Krzyzanowski.

« Cela représente près d’un tiers de l’écart d’espérance de vie observé entre les États membres de l’Union européenne », ajoute-t-il.

« Près de 15% du gain d’espérance de vie aux États-Unis entre 1980 et 2000 ont été attribués à l’amélioration de la qualité de l’air », poursuit-il.

La « relation de cause à effet » entre l’exposition aux particules fines (PM2,5), la morbidité (maladie) et la mortalité cardiovasculaires a été souligné par l’American Heart Association.

Et en février 2012, les gaz d’échappement des moteurs diesel – émetteurs de particules fines – ont été classés parmi les cancérogènes certains pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC/OMS), basé à Lyon.

Une réduction du risque pour la santé, apparue peu après la diminution des niveaux de pollution atmosphérique, a été enregistrée dans plusieurs études, à des concentrations de particules fines relativement faibles.

L’étude la plus récente et la plus vaste à ce jour, réalisée auprès de 2,1 millions de Canadiens adultes, a confirmé le lien observé entre morbidité, mortalité et niveau d’exposition, « mais à des niveaux de particules fines nettement inférieurs à ceux observés dans la plupart des villes européennes », remarque l’éditorial.

 

Publié le 10/01/2013 03:51

Limoux. Un concept bio climatique en cours de réalisation

Nous avons consacré, tout dernièrement, en lieu et place, un article consacré à la «mystérieuse» construction en cours sur les hauts de Flassian, sous le bois de Sicard… pas si mystérieuse que cela en vérité,le concepteur et propriétaire,nous éclaire avec quelques précisions.

«Il s’agit en fait d’un concept très surprenant et très intéressant de maison bioclimatique imaginée par son concepteur. Grâce à la clairvoyance de la municipalité, qui a su y voir ce que sera l’habitat de demain, ce projet a pu démarrer. La construction se fait en privilégiant les ressources locales : entreprises limouxines, fournisseur de bois de Quillan. De jeunes auto-entrepreneurs, tout droit sortis de Batipole, ont saisi la chance qui leur est donnée d’acquérir de l’expérience sur un chantier peu commun.

Dépassant les normes actuelles, cette habitation sera à énergie positive. Avec un toit végétalisé, elle s’incorporera parfaitement dans le paysage d’autant plus que ses formes rondes rappelleront bien le petit vallon où elle se situe. Loin de faire jaser et d’après le nombre de demande d’information que reçoit le constructeur, tant par des particuliers que des enseignants, ce projet prouve le dynamisme de la région. Aussi intéressant qu’il soit le lieu est actuellement un chantier qu’il est toujours dangereux d’approcher comme tous les autres chantiers.»

 

Publié le 06/01/2013 08:37

Balma. Avec le sirop au safran, «Fleur d’épice» prend son envol

Lancée juste après l’été, la production de safran de Myriam Salmon, à Beaupuy, lui permet aujourd’hui d’envisager l’avenir. Passé le long travail de cueillette suivi de la coupe des stigmates, la productrice développe son activité de jour en jour avec son entreprise au joli nom de «Fleur d’épice». Tout dernièrement, elle a lancé un nouveau produit, le sirop de safran, qu’elle vend tous les samedis matins sur le marché de Saint-Jean. Le doux breuvage côtoie le safran pur qui séduit lui aussi de plus en plus de clients. «J’y suis avec une amie qui produit et vend des magrets, des foies gras de canards. Et comme le safran s’accorde à merveille avec ses bonnes choses, on propose aux gens de découvrir ces délicieux mélanges. J’ai eu beaucoup de commandes de la part d’amis et de voisins, ainsi que d’une personne qui utilise le safran pour ses vertus médicinales, apaisantes», confie la productrice. En parallèle, le site internet est lui aussi en constante progression. «À terme, on pourra commander en ligne, trouver de bonnes recettes safranées et des conseils utiles et aussi le fameux sirop», explique-t-elle

Fruit d’une lente infusion de safran pur et de la cuisson du sucre de canne, le sirop de safran est un produit artisanal. Il réjouit l’œil de sa couleur solaire et festive, envoûte le nez de son arôme chaud de miel fruité, séduit l’esprit lorsque la saveur safranée apparaît en fin de bouche, tout en douceur. Il s’accorde idéalement avec un vin blanc fruité ou un champagne brut, en kir. «Il s’apprécie aussi sur un filet sur un chèvre chaud en salade, sur un magret grillé ou un médaillon de foie gras, nappé sur des crêpes ou une glace à la vanille, ou tout simplement pour sucrer un thé…» explique Myriam.

Les idées elles aussi se multiplient. Et les projets ne manquent pas. Myriam Salmon confie vouloir préparer pour début janvier, «une gelée d’orange safranée bio et une gelée de pomme safranée, elle aussi, bio. Les derniers tests de façon et de goût sont en cours. Si les amateurs sont conquis, il y aura une gelée ou confiture pour chaque saison. Et je pourrai ensuite élargir la gamme des produits avec de la fleur de sel (Camargue ou Guérande) au safran, du vinaigre de cidre au safran, du miel au safran… toujours tout biologique».

Emmanuel Haillot

Publié le 09/01/2013 08:20

Revel. Une nouvelle entreprise bio en 2013

Les élus de la commune et ceux de la Communauté de communes entouraient le sénateur maire Alain Chatillon, à la salle Claude-Nougaro, lundi soir./

Le sénateur maire, Alain Chatillon, présentait ses vœux pour 2013, à la population venue nombreuse à la salle Claude-Nougaro. Il annonçait notamment l’installation d’une grosse entreprise allemande à Revel, cette année.

Avec encore plus de monde que l’an passé, le sénateur maire, Alain Chatillon, présentait ses vœux à la population, au nom de la municipalité et de la Communauté de communes qu’il préside. Comme en 2012, il revenait à nouveau sur ces maux qui selon lui rongent notre société : «le pessimisme». L’an dernier il évoquait ce sondage classant la France dans les tout premiers rangs mondiaux de la déprime mais cette année, c’est sur l’optimisme et l’espoir qu’il fondait ses propos.

«Notre priorité est et reste l’emploi, avec un taux d’un emploi pour 2, 6 habitants sur notre territoire ; l’un des tout meilleurs taux de Midi-Pyrénées», rappelait-il. «Pour cela j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Alors qu’on ne parle que de ces entreprises françaises qui quittent l’Hexagone pour s’installer à l’étranger ; chez nous ce sera l’inverse puisque d’ici la fin de ce mois de janvier, les dirigeants d’une grosse entreprise allemande seront à Revel pour installer leur unité de production de produits bio pour le sud de l’Europe, au sein de la Bio Vallée Lauragais, sur un terrain de deux hectares».

En effet, ce spécialiste des produits de soin et de protection pour la maison et le jardin était passé à Revel, en 2011, pour étudier la faisabilité d’une implantation à la zone industrielle pour son usine de fabrication mais aussi pour un laboratoire de recherche. Cette entreprise leader dans son activité, produit des engrais organiques à base de matières premières renouvelables, des produits phytosanitaires et divers insecticides ménagers bio.

«Restons ouverts aux évolutions de nos sociétés»

Alain Chatillon poursuivait son allocution, toujours sur une note optimiste, en souhaitant que 2 013 soit une belle année de relance économique. «Nos sociétés ont connu des changements au fil des siècles. La première révolution, au temps de Socrate, fut la transmission du savoir de l’oral à l’écrit. La deuxième révolution fut celle de la naissance de l’imprimerie. Aujourd’hui nous vivons une troisième révolution avec l’internet et les téléphones mobiles. Toutes ces évolutions ont suscité de la peur mais au contraire, nous devons rester ouverts aux évolutions de nos sociétés et aux autres». Cette peur aussi des nouvelles puissances mondiales qui pour Alain Chatillon sont au contraire des opportunités. «Dans 15 ans, la Chine sera la première puissance économique, alors que l’Afrique représentera 20 % de la population mondiale. Une Afrique francophone qui représente un énorme potentiel pour l’économie française», expliquait-il, en félicitant et en encourageant les entreprises locales qui se développent à travers ces nouveaux marchés.

«Je félicite aussi tout le travail de nos entrepreneurs, commerçants et artisans qui font vivre notre cité mais aussi le monde associatif ainsi que tous ceux qui s’impliquent au service de la commune et de l’intercommunalité, pour que le bien vivre chez nous, en milieu rural, soit une réalité». Une ruralité que le sénateur maire entend continuer à défendre à Paris, au Sénat. «On veut modifier les élections cantonales en créant de nouveaux territoires. Je m’y opposerais car je veux une France équilibrée».


La phrase

«Ce n’est pas une crise que nous vivons mais un changement de monde… et ce pessimisme ambiant que nous voyons n’est pas en adéquation avec cet optimisme si cher à Victor-Hugo». Alain Chatillon, faisant référence au philosophe Michel Serres

Émile Gaubert

Publié le 28/12/2012 08:49

Gérard Bapt: «Sur le bisphénol, l’Europe doit suivre notre exemple»

En juin 2009 Saint-Jean était précurseur pour l’interdiction des biberons contenant du bisphénol. Le débat a-t-il avancé depuis ?

Effectivement la commune, soutenue par quelques autres voisines dont Montastruc et Pechnonnieu, a pris une décision tout à fait prophétique à l’époque. Par la suite, ma proposition de loi concernant les biberons a été adoptée par le Parlement, interdiction reprise par la Communauté européenne qui a étendu l’interdiction à toute l’Europe en 2011. Nous passons à une nouvelle étape nécessaire avec ma seconde proposition de loi étendue à tous les contenants alimentaires.

Lesquels sont-ils concernés ?

Tous les contenants en plastique ! C’est déjà le cas pour les bouteilles d’eau minérale que, sans obligation, les firmes garantissent déjà sans bisphénol. Cela pose plus de problèmes avec les boîtes de conserves qui sont enduites d’une fine couche de plastique pour protéger de l’oxydation la partie métallique. Il s’agit de la résine époxy pour laquelle se pose le problème du développement de substituts répondant à tous les usages. La difficulté est maximum pour les denrées acides.

Quand cette interdiction entrera-t-elle en vigueur ?

Pour la petite enfance, dès la promulgation de la loi en janvier 2013. Pour l’ensemble des contenants alimentaires au 1er janvier 2015, afin de laisser le temps à l’industrie d’adapter ses choix de production. Mais certaines vont profiter d’un réel bénéfice commercial en étant d’ores et déjà prêtes s’assurer une meilleure protection du consommateur. Dès maintenant, il doit être conseillé aux femmes enceintes d’éviter les conserves et les contenants comportant encore du bisphénol. Dans la grande distribution, certains ont déjà commencé à mettre sur le marché des produits emballés dans des boites en carton sans bisphénol, y compris pour des denrées relativement acides comme la sauce tomate.

En aurez-vous bientôt fini avec le bisphénol ?

Non parce qu’il faut l’interdire sur l’espace européen (comme pour les biberons) comme d’autres perturbateurs endocriniens d’ailleurs, dont on soupçonne de plus en plus la responsabilité dans l’épiderme des maladies chroniques comme le diabète ou les cancers hormonaux dépendants : notamment les phtalates et les pesticides.

A quelques jours des fêtes de fin d’année, les sapins de Noël commencent à maculer la ville de leur forme squelettique. Des sapins qui, la ville le rappelle, ne doivent pas se jeter n’importe comment sur la voie publique. «Le particulier est invité à appeler l’Office de la Tranquillité, (3101), 24 heures avant de déposer leur sapin sur la chaussée, relève Alexandre Marciel, adjoint chargé de la propreté. Les sapins ramassés sont ensuite amenés à la composterie de Ginestous où une seconde vie les attend, puisqu’ils seront transformés en compost». Cette opération concerne environ cent sapins par jour. Autre filière plus classique : «Le public peut amener lui-même son sapin à l’une des sept déchetteries, reprend l’élu. Ces sapins seront ensuite transportés à la composterie».

Une filière test vient d’ailleurs d’être mise en place avec l’implantation de dix points de regroupement sur l’hypercentre : Héracles, boulevard de Lascrosses, place du Salin, place de la Daurade et Roquelaine, Amidonniers et allées de Barcelone.

«Évidemment, souligne l’élu, il y a toujours le public incivique qui jette son sapin sur la chaussée, oubliant le 3101. Nos services pallient à ce manque et viennent ramasser les sapins».

À la déchetterie de Ginestous, dans un balai incessant de tractopelles, 17 000 tonnes de déchets verts sont stockées et maturent : 6 000 tonnes seront transformées en compost. Sur ce chiffre, 1 200 tonnes seront acquises par des particuliers venus chercher en libre-service du compost. Le reste ira nourrir les jardins municipaux et les espaces verts des entreprises privées.

Silvana Grasso

Publié le 08/12/2012 11:27

Espaces verts : le «zéro phyto» gagne du terrain

Le zéro phyto, c’est-à-dire l’arrêt de l’utilisation de tout produit phytosanitaire pour traiter les espaces verts est encore bien loin d’être entré dans les mœurs des collectivités locales. «Seulement 400 communes sur plus de 36 000 se sont lancées dans le processus», explique Jean- Paul Dalies, président de la Fredec (Fédération régionale de lute contre les organismes nuisibles), venu remettre les labels à l’Astel. Dans le Sud-est toulousain, il semble que la prise de conscience soit plus rapide qu’ailleurs. Et André Clément, vice-président du Sicoval, se plaît à noter que la communauté d’agglomération est la première de Midi-Pyrénées» à avoir franchi le cap. Et tous les employés du service espaces ne t verts de Benoît Colotto n’étaient pas peu fiers, dans leurs tenues fluo, d’être associés à la remise du label «3 feuilles», le plus élevé, attribué à l’unanimité du jury. André Clément lance d’ailleurs un appel aux «autres communes» pour qu’elles se joignent au Sicoval.

Virtuoses du rotofil

Avignonet -Lauragais, dispose selon son maire, Jean -François Pagès, de «virtuoses du rotofil» pour entretenir ses espaces verts, souvent en pente. «La Fredec nous a poussés à l’excellence, poursuit le maire, recevant lui aussi le label 3 feuilles. À Lacroix-Falgarde, le maire Christophe Laverty n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Sans passer par les cases une et deux feuilles, sa commune a réussi d’emblée son

examen de passage : utilisation de désherbeur thermique à flamme, paillage, semis de prairie fleurie, techniques d’aménagement marquent la volonté municipale de ne plus traiter chimiquement. À Labège, on va plus lentement. Pascale Bernard, conseillère municipale chargée de l’environnement, a fait visiter le lac aux participants, le matin même. «Ce qui me préoccupe aussi, c’est la santé de nos agents municipaux», déclare-t-elle. Une feuille pour Labège, en attendant mieux, ainsi que pour Gragnague et ses trois sympathiques employés.

Jean-Paul Dalies a conclu en rappelant la volonté de son organisme à vocation sanitaire d’accompagner les professionnels agricoles dans la surveillance des cultures et la gestion de leurs interventions.

Dans le Sud-Est toulousain, plus il y aura de communes ayant choisi de signer la charte

d’entretien des services publics, plus sera réduit (ou supprimé) l’usage des pesticides. Et plus il fera bon vivre.

Jean-Paul Rouquie

Publié le 03/12/2012 08:23

 «Les OGM sont dans 80% de tout ce qu’on mange»

Pionnier de Canal +, le réalisateur Jean-Paul Jaud a filmé les expériences du Pr Seralini sur les rats nourris aux aliments OGM. Depuis vendredi dans notre région, il participe aux projections de «Tous cobayes», suivies de débats passionnés. Histoire d’un tournage top secret.

Les images choc de rats déformés par des kystes après avoir ingurgité du maïs OGM autorisé (le NK603), c’est lui. Jean-Paul Jaud, qui signe «Tous cobayes ?» sorti il y a deux mois, prolonge son cri d’alarme.

Pourquoi ce film ?

À la fin du tournage de mon film précédent, «Severn», le Pr Seralini est venu me confier qu’il avait commencé une expérience sur les OGM qui dépassait tout ce qu’on imaginait et il me proposait de la filmer. En raison du secret, c’était un projet pas simple à mettre sur pied, je suis allé voir Rodolphe Belmer, patron de Canal +, je lui ai dit j’ai une bombe sur les OGM, mais je ne peux pas en dire plus, il a réfléchi une minute et m’a donné son accord…

L’intérêt de l’étude ?

Vous avez vu les images ? ! L’intérêt, c’est qu’elle était menée sur la durée de vie des rats, deux ans, et non trois mois pour les études précédentes.

La polémique, sur la fiabilité de l’étude ?

On s’y attendait de la part des industriels, mais pas du tout venant de la presse. L’agence européenne a rejeté définitivement les conclusions de l’étude alors que la Russie et l’Inde ont engagé un moratoire sur le NK603 : cherchez quels sont les pays qui appliquent le principe de précaution !

Et si aujourd’hui on ne veut pas manger du NK603 ?

Achetez du bio ou des produits en biodynamie, parce que 80 % des volailles, porc, vaches et autres sont nourris avec, on en retrouve donc partout, dans les viandes, les laitages, les œufs, les plats préparés, les gâteaux… Or OGM, cela veut dire pesticides, soit qu’ils en fabriquent un, soit qu’ils en tolèrent un, dans tous les cas on s’empoisonne.

«Tous cobayes ?» raconte aussi Fukushima ?

La catastrophe continue : le Japon a multiplié par 20 le taux de radioactivité admissible, et en un an, les cas de problèmes de thyroïde chez les enfants ont augmenté de 35 %. Cela vous semble loin ? Les nuages se déplacent, je vous conseille de porter un chapeau quand il pleut…


Un débat qui dérange ?

Après Decazeville vendredi et Espalion, samedi et Revel hier, «Tous cobayes?», le film est projeté en présence du réalisateur Jean-Paul Jaud dans la région: ce lundi au Cinéma-théâtre de Caussade (21h), mardi 4 au Quercy à Cahors (20h30), mercredi 5 au Royal de Rodez (20h30) et jeudi 6 au centre culturel de Saverdun (20h30). Dans cette dernière ville, le débat pose problème, la mairie refusant qu’il ait lieu dans la salle de projection après le film. Il pourrait avoir lieu dans une autre salle, ce qui indigne le réalisateur : «Tous mes films suscitent des débats, mais c’est bien la première fois qu’on interdit qu’il se déroule dans la salle de cinéma!».

Propos recueillis par Pierre Mathieu

 

 

 

 

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