Revue de presse CLDD 20 12 2012

SOMMAIRE

Nucléaire: le nouveau surcoût de l’EPR pose la question de sa rentabilité

Les dossiers chauds du grand débat sur l’énergie.

Plus d’arbres, plus de vie.

Midi-Pyrénées veut développer le biogaz.

Préparez-vous à l’entrée en vigueur de la RT2012.

Lapeyrouse-Fossat. Appel à projets : ID Jeunes.

Huile de palme: le cauchemar vert de « l’or rouge ».

Bruguières. On plante champêtre avec «Plant’arbre».

Lapeyrouse-Fossat. Assurément, ce n’est pas le chafouineau malicieux

Bisphénol A : le RES demande une action sur les autres sources de contamination.

Les irréductibles de la bataille de l’eau.

En 2050, la Garonne sera à sec six mois par an.

Enci donne une seconde vie aux bidons.

Gragnague. Label «1 feuille» pour la gestion des espaces verts.

Les enfants qui raffolent de sel boivent plus de boissons sucrées

Montjoie. Le sapin bio, c’est son affaire.

Gaillac. Bio : Philippe Kuhn s’en paie une tranche.

Launaguet. Les cantines se mettent à table.

«Les OGM sont dans 80% de tout ce qu’on mange».

Canal du Midi : platanes abattus, oiseaux perdus.

Comment lutter concrètement contre le gaspillage alimentaire ?

 

Publié le 04/12/2012 17:02

Nucléaire: le nouveau surcoût de l’EPR pose la question de sa rentabilité

En plein débat sur l’énergie, les opposants au nucléaire ont remis en cause mardi la justification économique du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), dont la facture atteindra finalement 8,5 milliards d’euros selon EDF, soit 5 milliards de plus que prévu.

La ministre de l’Ecologie et de l’Energie Delphine Batho a toutefois assuré que le « calendrier d’une ouverture en 2016 sera(it) tenu », comme l’indiquait lundi soir EDF, maître d’oeuvre et futur exploitant de l’EPR.

Evaluée en 2005, au lancement du projet, à 3,3 milliards d’euros, la facture de ce réacteur nucléaire de troisième génération a d’abord été gonflée à 6 milliards en 2011 et est désormais chiffrée à 8,5 milliards par l’électricien.

Nombre d’élus EELV n’ont pas laissé passer l’occasion de brocarder à nouveau un « projet démentiel », dixit José Bové, ou un « tonneau des Danaïdes », selon Noël Mamère, au sujet d’un réacteur que le président de la République François Hollande s’est engagé à mener à son terme.

« Ce que vient d’annoncer EDF, passer à 8 milliards d’euros, signe la fin de Flamanville (…) Il ne faut pas le terminer, parce que si on le termine, on dépensera encore beaucoup d’argent », a réclamé le députe-maire de Bègles.

Pour Greenpeace et France Nature Environnement (FNE, fédération de 3.000 associations), le surcoût annoncé signifie surtout la fin du « mythe » d’une électricité nucléaire moins chère que celle d’origine renouvelable.

Le megawattheure d’électricité qui sortira à partir de 2016 de l’EPR reviendra à « plus de 100 euros », calcule Greenpeace, et « autour de 70 à 90 euros », selon FNE, alors que l’éolien terrestre se situe entre 80 et 85 euros.

« N’en déplaise à certains, ces énergies vont devenir concurrentielles! », se réjoui France Nature Environnement.

« Force est de constater que, parmi les nouvelles technologies disponibles pour rénover le parc de production électrique français, l’éolien terrestre s’affiche chaque jour plus compétitif », relève le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui regroupe 450 industriels.

« Une période historique »

« Nous sommes en train de vivre une période historique, et on approche du seuil de la rentabilité pour certaines énergies renouvelables, je pense en particulier au photovoltaïque », explique à l’AFP Alain Joffre, président du pôle de compétitivité Derbi qui vise à développer les énergies renouvelables dans le bâtiment et l’industrie en Languedoc-Roussillon.

« Dans certaines régions de France on commence à avoir une compétitivité du solaire intégré aux bâtiments », ajoute-t-il.

« Le nucléaire reste l’énergie la moins chère, avec l’hydraulique », répond toutefois la Société française d’énergie nucléaire (Sfen), une association pro-atome qui note que le coût de l’électricité actuellement produite par les 58 réacteurs français « est de l’ordre de 50 euros/MWh ».

Le coût de la production nucléaire va bien augmenter, souligne la Sfen, en raison des améliorations de sûreté demandées après l’accident de Fukushima et la rénovation des réacteurs pour en prolonger la durée de vie au-delà de 40 ans.

Mais « le nucléaire continuera d’être très compétitif », selon l’association.

Mme Batho, sans trancher la question de la rentabilité économique de l’EPR, renvoie les choix énergétiques aux conclusions du débat national sur la transition énergétique lancé jeudi dernier et devant déboucher sur une loi de programmation vers septembre 2013.

Ce débat doit notamment permettre de mettre en oeuvre la promesse gouvernementale de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique française d’ici 2025.

Publié le 30/11/2012 08:27

Les dossiers chauds du grand débat sur l’énergie

Nucléaire

Le nucléaire avait enflammé la primaire citoyenne en octobre 2011 et avait donné lieu à des frictions entre Martine Aubry et François Hollande sur le rythme à adopter pour diminuer la part d’électricité produite par les centrales françaises. L’objectif est d’arriver à une réduction de 75 % à 50 % de cette part à l’horizon 2025. Plus d’un an après, le dossier reste tout aussi sensible pour le Président Hollande et son gouvernement dont les ministres écologistes, s’ils s’astreignent à une logique solidarité gouvernementale, n’en ont pas pour autant abandonné leur volonté d’une sortie très rapide du nucléaire… là où le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a parlé d’une «filière d’avenir» en évoquant le secteur.

Le débat énergétique se tient quelques semaines après l’incendie survenu dans la centrale de Fessenheim, celle-là même que François Hollande s’est engagé à fermer d’ici la fin du quinquennat.

Les travaux demandés par l’Autorité de sûreté nucléaire ne feront pas «obstacle» à cet engagement, avait assuré Delphine Batho. La centrale française la plus ancienne devrait donc fermer ses portes d’ici fin 2016.

Résumé

Le rythme de la diminution de la part de nucléaire reste en débat alors que l’atome permet d’avoir une électricité moins chère.

Gaz de schiste À côté du nucléaire, l’exploitation des gaz et huiles de schiste constitue l’un des dossiers chaud de ce grand débat sur l’énergie. Après une forte mobilisation d’opposants, la France était devenue en juillet 2011 le premier pays à bannir l’usage de la technique controversée de la fracturation hydraulique, susceptible d’entraîner des pollutions du sous-sol, bloquant ainsi de fait l’exploitation de ce gaz prisonnier des roches souterraines. Mais depuis, les industriels du pétrole et du gaz n’ont pas rendu les armes et continuent à plaider régulièrement pour l’autorisation de l’exploration et de l’exploitation des importants gisements de gaz de schiste que recèlerait le sous-sol hexagonal, en mettant en avant les retombées économiques et en relativisant les risques pour l’environnement. Fin août, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déclenché un tollé chez les écologistes en déclarant que la question de l’exploitation des gaz de schiste n’était «pas tranchée.» Lors de sa première conférence de presse, François Hollande a réaffirmé l’interdiction de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste. Mais il a souligné que la recherche continuait «sur d’autres techniques».

La fracturation hydraulique reste interdite. Le débat va porter sur la recherche d’autres techniques moins dangereuses.

Éolien, solaire

Les énergies renouvelables et plus particulièrement les deux principales que sont l’éolien et le photovoltaïque sont nettement moins au cœur de l’actualité. Pourtant, les associations de défense de l’environnement tout comme les industriels du secteur attendent beaucoup du débat énergétique, surtout après les déceptions du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le nouveau cadre tarifaire mis en place par le gouvernement Fillon le 5 mars 2011 avait fortement bousculé un secteur encore jeune et fragile. Le nouveau tarif, inférieur au précédent de 20 % à 60 % et limité aux installations de moins de 100 kW, a clairement réduit le volume des nouveaux projets. Le Syndicat des énergies renouvelables, qui regroupe 550 adhérents, avait vivement appelé à la construction «d’une filière industrielle compétitive.» Côté éolien, l’inquiétude est similaire. Fin août, constatant «un ralentissement inquiétant du nombre de parcs raccordés au réseau électrique» (seuls 215 mégawatts éoliens mis en service durant le premier semestre 2012), le SER en a appelé aux pouvoirs publics pour assurer l’objectif des 23 % d’énergies renouvelables en 2020, voté par le Parlement en 2009.

Résumé

La filière des énergies renouvelables attend beaucoup du débat, pour qu’il redonne du souffle au renouvelable.

Pétrole

La question des énergies fossiles et l’utilisation du pétrole devraient permettre d’aborder les questions des prix des carburants et de la filière électrique pour les véhicules. Le grand débat sur l’énergie coïncide, en effet, avec la fin du dispositif mis en place à la rentrée contre la cherté des prix des carburants à la pompe. Le gouvernement a ainsi annoncé mercredi qu’il allait le retirer progressivement tout en écartant l’idée d’un «chèque carburant». «Cette rustine provisoire n’était pas à la hauteur des dérapages de prix. On revient désormais à la case départ», a déploré le président de l’UFC Que Choisir, Alain Bazot, ajoutant «il serait temps d’avoir un plan pour sortir les consommateurs de leur dépendance au pétrole». Se départir de cette dépendance au pétrole passera par un développement d’une filière automobile propre (hybride ou tout électrique). Le 1er août dernier, le gouvernement a relevé de 5000 à 7000€ le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique. La mesure n’a pas été très efficace, ce type de véhicule restant encore trop cher pour 72 % des Français selon un sondage. Toutefois, cela pourrait changer, Renault envisageant de se lancer dans l’hybride low-cost.

Résumé

Les prix à la pompes pourraient repartir à la hausse. Le lancement de voitures hybrides lowcost devrait faire décoller le marché.

Ph. R

Publié le 14/12/2012 09:54

Plus d’arbres, plus de vie

L’Etablissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA) de Mirande-Riscle participe à l’opération «Plus d’arbres, plus de vie !». Cette opération, lancée par l’Office français de la fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe, offre à ceux qui y participent de jeunes plants d’arbres provenant de pépiniéristes partenaires. Ce projet a tout de suite intéressé l’établissement dont les filières sont proches de la nature et dont les exploitations agricoles offrent des terrains propres à accueillir des plantations d’arbres. Plusieurs classes ont été mobilisées. La classe de 1re bac pro gestion des milieux naturels et forestiers basée sur le site de Riscle était, hier, à Mirande, sur l’exploitation du lycée agricole, pour planter des essences de haie champêtre (obier, céanothes, noisetier, deutzia, charme) en bordure des parcelles où se trouvent les porcs noirs gascons. Plus tard, des baliveaux feuillus seront plantés sur la parcelle devant le lycée agricole où se trouvent les biches qui seront bientôt remplacées par des chevaux. Les élèves de 4e de Mirande planteront des arbres à fleurs qui assureront l’ornement du lycée. Les élèves de bac pro «système à dominante élevage» avaient fait une étude de milieu et avaient découvert les atouts des haies, une alliée incontournable pour une agriculture durable.

Cette action en cours de réalisation sera mise en valeur lors de la journée «portes ouvertes» avec la présentation d’un atelier écriture de poèmes sur le thème de l’arbre dans le cadre d’un projet artistique mené en éducation socioculturelle.

La plantation bénéficiera de la visibilité nationale de l’opération. Et les élèves engagés dans ce projet participeront aux trophées «Plus d’arbres, plus de vie !» qu récompenseront les meilleures plantations d’un point de vue pédagogique.

Publié le 13/12/2012 08:24

Midi-Pyrénées veut développer le biogaz

environnement

L’heure est à la méthanisation. L’hôtel de Région réunit cet après-midi l’ensemble des acteurs de la filière à l’occasion des 1res Rencontres nationales pour le développement du biogaz. À l’heure où s’achève le décevant sommet de Doha, le conseil régional a décidé d’encourager le développement de cette filière en présentant une étude qui «vise à identifier les zones à fort potentiel pour le développement d’unités de méthanisation». Antoine Jacob, président du Club Biogaz de l’Association technique Énergie Environnement (ATEE) interviendra sur la situation de la méthanisation en France. Un seul constat : en Midi-Pyrénées, pour le seul secteur agricole, on compte seulement trois réalisations pour une cinquantaine en France.

Tout reste donc à faire dans un domaine prometteur, comme l’illustrent les trois initiatives qui seront mises en vedette lors de ces rencontres.

Il ne s’agit d’une simple vue de l’esprit. À Mayrac, dans le nord du Lot, la station de méthanisation mise au point par Joël Laverdier, éleveur de porcs et horticulteur, lui permet de chauffer ses serres et sa porcherie grâce à la valorisation de 8 tonnes de déchets alimentaires et de lisier issu de son élevage. Le reste est revendu à EDF pour un montant de 180 000 € par an. «L’installation de la station m’a permis de réduire ma facture énergétique de plus de 70 %», explique Joël Laverdet.

Pour les exploitations agricoles, l’enjeu est clair puisqu’ il s’agit de récupérer ainsi un engrais de haute qualité nutritive et agronomique en se passant d’engrais minéraux de plus en plus coûteux. Un moyen aussi de consolider le revenu agricole et d’être moins dépendant des énergies fossiles. Des filières de ramassage peuvent aussi être crées avec le soutien des collectivités locales et des industries agroalimentaires.

Mais qui sont les fournisseurs de matières premières ? Les grandes surfaces sont des sources de déchets organiques avec les produits périmés, tout comme la restauration collective (hôpitaux, cantines…) et les producteurs. «Tout le travail d’un porteur de projet est d’identifier les filières de déchets organiques et d’organiser une chaîne de collecte sur le lieu de traitement», explique Thierry Gness. Pour le directeur «Territoire et Développement» à GRDF. En 2020, le biométhane pourrait représenter de 1 à 2 % de la consommation française de gaz naturel. On imagine même qu’en 2030, ça pourrait approcher 10 %…»

En attendant, le distributeur de gaz naturel signera aujourd’hui une convention de partenariat relative au biogaz et à la précarité énergétique avec le président de Région Martin Malvy. Un partenariat qui vise donc à développer des solutions alternatives. Ainsi GRDF accompagne-t-il le projet Eden-Agro, une initiative née près de Tarbes qui vise à transformer en méthane un gisement de déchets organiques. Sur le Grand Sud-ouest, c’est la première station qui vise après épuration à injecter du biométhane dans le réseau de gaz naturel.


A Mayrac (46), 1 million de kilowatts par an

Fabriquer du biogaz sur votre exploitation: comment a jailli l’étincelle?

L’idée est née voilà douze ans d’une rencontre avec Pierre Labeyrie, directeur d’Aria-Energie. Après avoir visité mon exploitation, il a conduit une première étude de réalisation de station de méthanisation à partir du lisier de porc. Mais ce projet ne se révélait pas rentable parce que ce lisier génère peu de méthane, mais aussi parce que le prix de rachat d’électricité était peu élevé. En 2001, le conseil régional a commandé une étude via l’Agence régionale pour l’environnement pour la réalisation d’installations de biogaz dans cinq élevages de porcs de Midi-Pyrénées. Nous nous sommes intégrés à cette étude dont l’instruction a duré trois ans, pour parvenir à la conclusion que le lisier de porc ne suffisait pas. Il fallait y adjoindre d’autres ressources, soit du fumier, soit des déchets agroalimentaires. Nous avons donc rebâti un projet à partir d’un apport de 1 000 tonnes de déchets collectés dans notre secteur.

Quel type de matières organiques est utilisé?

Dans un méthaniseur, il faut nécessairement entrer des matières organiques, sauf du bois. Il s’agit de sucres issus de l’industrie confiturière et de graisses provenant de la restauration. Nous avons dû donner de l’ampleur au projet initial que les constructeurs d’installations jugeaient trop petites. A cette époque, la France était partisane de créer de grosses structures , mais il existait très peu de constructeurs locaux. Tout au plus s’agissait-il de succursales allemandes en pointe dans ce domaine. On a donc repensé le projet pour parvenir à la version finale capable de digérer les 3000 tonnes de lisier produits sur l’exploitation, mais aussi 5 000 tonnes de déchets agroalimentaires.

Mais les fournisseurs de déchets ne sont pas légions?

Pour remplir ce cahier des charges, nous avons cherché des collecteurs susceptibles de s’engager, mais aucun n’a voulu signer de contrats. En 2007, face à cet écueil, le Gaec que j’avais créé avec mes deux frères a préféré se retirer du projet. Je me suis donc retrouvé seul. J’ai monté une nouvelle société baptisée «Le Garrit Energie environnement». Mais nous étions en 2008, au début de la crise. Aucune banque n’a voulu suivre. Très heureusement, en 2010, la Caisse d’Epargne a accepté de relever le pari, tout comme j’ai pu m’appuyer sur le collecteur de déchets «SEDE-Environnement», filiale de Veolia. La situation se débloquait.

Quel est le coût global du projet ?

Il s’élève à 1M€, subventionné à 47% par l’Europe ( 37%), la Région (5%) et l’Ademe (5%). En février 2011, débutaient les travaux pour une mise en service en avril 2012. L’installation produit 135 kw/h, soit l’équivalent de la consommation de 200 ménages. En récupérant la chaleur sur le circuit de refroidissement du moteur cogénération, je réduis . de 75% les énergies fossiles utilisées sur l’exploitation.Je produis 1 million de kilowatts par an à raison de 18 cts le kilowatt.

Comment fonctionne le système?

Le principe est d’introduire dans un digesteur toutes les matières organiques. Dans ce digesteur, les bactéries vont transformer les matières organiques en biogaz. Dans ce biogaz, il y a 70% de méthane. Celui-ci est consommé dans un groupe électrogène qui, à son tour, entraîne une turbine capable de produire de l’électricité intégralement revendue à EDF. De plus, je récupère une partie de la chaleur sur le circuit de refroidissement du moteur qui, elle, est directement consommée par le Gaec.

Recueilli par J.-M.D.


zoom

Rencontres nationales à Toulouse

Dans le cadre de son plan «Midi-Pyrénées Énergies 2011-2020» doté de 300 M€, la Région Midi-Pyrénées a lancé un dispositif «Biogaz 2011-2014», pour identifier et soutenir des projets durables et de qualité autour de la méthanisation.

Ces premières «Rencontres nationales pour le développement du biogaz», seront l’occasion de présenter des réalisations locales, celle de Joël Laverdet, gérant de la société Le Garrit Energie Environnement à Mayrac (46), de Joël Boyer, président de SAS Boyer à Moissac (82), et de Marc Bauzet pour l’unité de méthanisation biogaz du Grand Auch (32). D’autres unités françaises, feront part de leurs expériences lors d’une table ronde en présence de l’ADEME, des Chambres d’Agriculture et de Commerce.

Jean-Marie Decorse

Publié le 13/12/2012 10:08 – Modifié le 13/12/2012 à 16:21

Préparez-vous à l’entrée en vigueur de la RT2012

De tous les secteurs économiques, celui du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France (42,5 % de l’énergie finale totale) et génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics ont mis en place des réglementation thermiques. Grâce à celle de 1974, la consommation énergétique des constructions neuves a été divisée par deux. Le Grenelle Environnement a prévu de la diviser à nouveau par trois grâce à une nouvelle réglementation thermique : la RT 2012.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, le plafond de 50kWhep par mètre carré et par an, qui était la valeur moyenne du label « bâtiments basse consommation » (BBC) devient la référence dans la construction neuve. La RT2012 (déjà en vigueur pour certains bâtiments) va être obligatoire pour tous les permis de construire déposés à partir du 1er janvier 2013 pour tous les bâtiments neufs à usage d’habitation (maisons individuelles, logements collectifs, etc.).

Si vous avez un projet immobilier, il vous faudra ainsi obtenir une attestation obligatoire, réalisée par un bureau d’études et validée par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. Sans cette attestation, il n’y aura pas de délivrance de permis de construire.

Une seconde attestation, toujours émise par les services du ministère, sera remise à l’achèvement des travaux. Cette attestation valide la conformité de la maison à la RT2012.

Les experts de Geoxia, qui sont à vos côtés pour mener à bien votre projet immobilier, s’occupent en partenariat avec un grand bureau d’études de toutes ces nouvelles démarches imposées par la nouvelle réglementation. A noter que Maison Familiale, Maison Phénix ou Maison Castor ont obtenu un agrément stipulant que toutes leurs maisons sont conformes à la réglementation Thermique 2012

Publié le 12/12/2012 03:46

Lapeyrouse-Fossat. Appel à projets : ID Jeunes

Dans l’objectif de valoriser l’esprit d’initiatives des jeunes Lapeyrousiennes et Lapeyrousiens, le conseil municipal a décidé de lancer un appel à projets : ID Jeunes. Il sera ouvert aux jeunes résidant sur la commune et âgés de 15 ans à 25 ans.

Le descriptif de l’appel à projets est en cours de rédaction. On peut d’ores et déjà dire que les initiatives devront porter sur des projets ayant trait au développement durable et solidaire et qu’ils pourront concerner des sujets culturels, sportifs locaux ou plus globaux. Une réunion d’informations se tiendra à la mairie lundi 17 décembre à 18 h 30.

Publié le 07/12/2012 06:15 – Modifié le 07/12/2012 à 12:56

Huile de palme: le cauchemar vert de « l’or rouge »

Paysage lunaire au milieu de l’immensité verte, une bande entièrement pelée traverse la jungle, piquée de milliers de jeunes pousses à l’avenir en or: rouge celui-là, comme le fruit du palmier à huile. En Indonésie, l’équivalent de six terrains de football de forêt primaire disparaît chaque minute.

« Km 16 « : le lieu n’a pas encore de nom, comme un Far West qui attend la colonisation. Il ne devra pas patienter longtemps car, le long du majestueux fleuve Barito, au beau milieu de l’île de Bornéo, la ruée vers l’or a déjà commencé: le vacarme des tronçonneuses a fait fuir les oiseaux tropicaux, les bulldozers ont creusé des chemins de brousse et des paillotes ont commencé à offrir eau et cigarettes aux employés de la compagnie des forêts.

On abat, on arrache, on brûle, pour faire place aux palmiers à huile. Et avec la jungle, aux arbres gigantesques perdus dans la brume, disparaissent les singes, panthères et autres ours.

Les forêts de palmiers sont trop pauvres pour permettre la subsistance des animaux et la plupart meurent de faim.

« On voit de moins en moins d’orangs-outans », confirme un ouvrier au visage ridé par le soleil, prenant une pause à l’ombre d’une bicoque construite dans le creux d’un chemin de brousse.

« Nous assistons à une compétition entre les orangs-outans et l’huile de palme », explique Sri Suci Utami Atmoko, primatologue à l’Université nationale de Jakarta. Il ne reste qu’entre 50.000 et 60.000 orangs-outans à l’état sauvage sur la planète, dont 80% en Indonésie.

La situation est encore plus grave pour les gibbons, reconnaissables à leur tête souvent auréolée de blanc. « Ils sont encore plus menacés que les orangs-outans », souligne Aurélien Brulé, un Français qui vit dans la jungle depuis 15 ans pour la défense des animaux. « Si un gibbon perd sa forêt, il ne peut aller se réfugier dans une autre car les gibbons sont territoriaux : il se ferait tuer », explique celui qui se fait appeler « Chanee ». « Il existe 100.000 gibbons à Bornéo. Mais dans 15-20 ans, il n’y aura plus de populations viables », ajoute le fondateur de l’association de défense des animaux Kalaweit.

Un palmier à huile produit après trois ans et pour une vingtaine d’années. Poule aux oeufs d’or, il ne nécessite quasiment aucun entretien et il ne faut qu’un homme pour récolter huit hectares.

Les cours de l’huile de palme ont triplé ces dix dernières années, alimentant la croissance supérieure à 6% l’an de l’Indonésie, premier producteur mondial.

Et la fièvre ne semble pas prête de retomber, en dépit des critiques sur l’impact écologique et la santé humaine, à l’origine d’un projet d’amendement en France, finalement rejeté, qui visait à lourdement taxer l’huile de palme.

En Indonésie, la surface plantée en palmiers a été multipliée par près de 27 en une vingtaine d’années, pour atteindre 7,32 millions d’hectares en 2009, selon des chiffres officiels. Et la croissance va s’accélérer, le pays ayant pour ambition d’augmenter de plus de 60% sa production d’huile de palme d’ici à 2020.

Pour les écologistes, ce développement se fait au détriment de la forêt. L’Indonésie et son voisin la Malaisie, qui monopolisent 85% de la production d’huile de palme dans le monde, ont perdu plus de 11 millions d’hectares de forêts entre 2000 et 2010, soit la taille du Danemark, selon une étude publiée dans la revue spécialisée « Global Change Biology ».

La richesse dans le sang

La moitié des forêts indonésiennes ont ainsi disparu en cinquante ans, souvent au détriment des populations indigènes.

AMAN, une association les représentant, chiffre à « environ deux cents » les « conflits territoriaux avec les sociétés d’huile de palme » en Indonésie. Et il ne s’agit « que de la pointe de l’iceberg », l’Etat ne repertoriant pas les populations autochtones, estime son secrétaire général, Abdon Nababa.

« L’huile de palme apporte la richesse à l’Indonésie mais dans le sang », résume Wirendro Sumargo, responsable de campagne chez Greenpeace à Jakarta.

Sous la pression internationale, l’Indonésie a adopté l’an dernier un moratoire sur tout permis d’exploitation de forêts primaires ou de tourbières. Mais c’est « purement cosmétique », dénonce Abetnego Tarigan, directeur de l’organisation écologiste Walhi.

Ainsi, dans la forêt protégée de Tripa, sur l’île de Sumatra (nord-ouest), où vivent des espèces menacées comme les tigres et rhinocéros, « cinq concessions de palmiers à huile sont coupables de pratiques illégales », accuse Deddy Ratih, de « Friends of the Earth ».

Derom Bangun, président du Conseil indonésien de l’huile de palme, qui regroupe la profession, reconnaît que tout n’est pas parfait. « Mais le gouvernement a pris des mesures pour régler les problèmes. Notre objectif est que l’ensemble de l’industrie respecte la réglementation », assure-t-il.

Pour améliorer l’image de la profession, un label « durable » a été créé sous l’appellation RSPO (Table ronde pour une huile de palme durable, qui réunit des ONG et des plantations notamment). Le label « certifie » qu’aucune forêt primaire n’a été détruite, autorisant cependant les plantations dans les zones « critiques », c’est-à-dire où la forêt primaire a déjà pratiquement disparu.

« Mais c’est le gouverneur qui décide des zones critiques. J’ai vu des forêts dites critiques avec des arbres gigantesques et magnifiques. Le label RSPO n’a rien de green », tempête Chanee.

Le World Wildlife Fund, un des membres de la RSPO, admet que « l’allocation de plantations continue à empiéter sur la forêt primaire ». « Nous encourageons le gouvernement à y prêter attention », déclare Irwan Gunawan, un responsable du Fonds en Indonésie.

Publié le 18/12/2012 03:50

Bruguières. On plante champêtre avec «Plant’arbre»

Cette année encore, 16 000 arbres et arbustes seront plantés dans la Haute-Garonne grâce aux conseils de l’association «Arbres et Paysages d’Autan». Près de 120 personnes et communes aux quatre coins du département ont choisi la plantation de haies champêtres. Après une formation sur les techniques et conseils de plantation, la livraison des plants s’est déroulée sur 3 sites du département dont Bruguières. C’est grâce à l’aide de nombreux bénévoles que cette journée fut un réel succès Depuis plus de 15 ans, l’association a pour objectif de promouvoir le rôle de l’arbre et des haies champêtres dans la sauvegarde et la restauration du paysage pour le mieux vivre de tous. Elle accompagne les particuliers, les professionnels et les collectivités du département dans leur projet de plantation et d’aménagement. Le programme «Plant’arbre», soutenu par le Conseil Régional Midi-Pyrénées propose une aide technique et financière à la plantation d’arbres et d’arbustes champêtres. Cette année, c’est aussi grâce au soutien de l’Agence de l’eau Adour-Garonne dans le cadre du Plan d’Actions Territorial Hers mort/Girou que plus de 3 000 arbres seront plantés dans 7 communes pour améliorer la qualité des eaux et lutter contre les phénomènes d’érosion des sols.

Le programme de plantation se poursuit jusqu’à fin janvier. Si vous avez un projet, contactez l’association : Arbres et Paysages d’Autan. 20 route de Ticaille 31450 – Ayguesvives. Tél : 05 34 66 42 13. Courriel : apa31@free.fr

Site internet : arbresetpaysagesdautan.fr

Publié le 14/12/2012 10:06

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Lapeyrouse-Fossat. Assurément, ce n’est pas le chafouineau malicieux

C’est une drôle de bête, croisée en bordure de la route de Castelmourou. Elle est taciturne, concentrée sur l’herbe qu’elle mange ou l’eau qu’elle boit dans les flaques, à croire que le genre humain, n’est pas sa tasse de thé ! Elle tient tout à la fois du phacochère et du sanglier, mélange singulier qui intrigue. Bonne promenade monsieur l’intrigant mais est-ce bien raisonnable, le long d’une route passante ? Veuillez, s’il vous plait détourner votre chemin vers les prés et les bois avoisinants. Ne vous et ne nous mettez pas en danger sur la route ! A propos, êtes vous adopté ? Qui se porte garant de vous et vous protège ?

Publié le 14/12/2012 13:08

Bisphénol A : le RES demande une action sur les autres sources de contamination

Le Réseau environnement santé (RES), qui réclame depuis de nombreuses années l’interdiction du bisphénol A (BPA), se félicite du vote des sénateurs, interdisant son usage dans les contenants alimentaires, mais regrette le « délai supplémentaire » accordé « aux industriels pour s’adapter« . Le réseau estime désormais qu’il faut agir sur les autres sources de contamination.

« Malgré [les] limites [de la loi], c’est un signal fort qui est envoyé aux industriels pour que la question des perturbateurs endocriniens soit prise au sérieux et que leur substitution soit recherchée de façon systématique« , salue Yannick Vicaire, chargé de mission du RES.

Le Réseau environnement santé affirme cependant que les autres sources de contamination au BPA doivent également faire l’objet d’une action, notamment en ce qui concerne le revêtement des canalisations d’eau, les ciments dentaires et les dispositifs médicaux.

Le Sénat a adopté, jeudi 13 décembre, la proposition de loi visant à interdire le bisphénol A dans l’ensemble des contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans dès 2013, et à tous les autres dès le 1er janvier 2015.

RelaxNews

Publié le 13/12/2012 08:31

Les irréductibles de la bataille de l’eau

L’association Eau Secours 31 se bat toujours pour une gestion publique de la distribution. En pointant quand même des progrès sur le prix au m3, notamment à Toulouse.

Un service public de l’eau au bénéfice de tous les usagers : c’est le combat que mènent depuis de longues années les militants de l’association Eau Secours 31 dans l’agglomération toulousaine, où les situations restent très contrastées du point de vue de la gestion et des prix. Entre concessions au privé, régies municipales, syndicats mixtes, il est difficile de s’y retrouver. «Il y a une différence énorme d’une commune à l’autre, note Anne Bouzinac la présidente de l’association. L’augmentation moyenne du prix de l’eau est de 4,3 % pour 2012, avec une mention spéciale pour Saint-Orens, dont le prix a augmenté de 8 %. Au 1er janvier, le prix unitaire du m3 d’eau potable varie de 1,38€ TTC à Colomiers Cornebarrieu, Pibrac et Tournefeuille, des villes gérées en régies directes, à 2,03€ pour Bruguières, Drémil-Lafage et Saint-Jory». Un argument de poids pour les tenants de la remunicipalisation de l’eau. À Toulouse, la hausse de 4 % enregistrée cette année, est liée à l’augmentation de la redevance pour la lutte contre la pollution. Mais depuis 2010, la facture avait baissé de 25 %. L’association pointe encore les progrès à faire sur les parts fixes des factures «qui favorisent les gros consommateurs» et les enjeux de l’assainissement. «Le taux de renouvellement du réseau de distribution est trop faible, expliqué Anne Bouzinac. Il y a plus de choses à revoir sur l’assainissement que sur l’eau parce que c’est une charge toujours plus lourde sur les factures». Quant à la qualité, qui reste très bonne au robinet, la question du traitement reste posée. «À Toulouse, la floculation se fait avec du sel d’aluminium dont les taux acceptés sont trop élevés», remarque l’association qui milite pour un traitement au sel de fer, comme en région parisienne.

Mais la grosse affaire, c’est le retour à une gestion municipale de l’eau. À Saint-Orens, ce sera effectif en janvier prochain, et les militants d’Eau Secours 31ont déjà dans le viseur les cas de Blagnac et Toulouse. «En 2015, tous les contrats de délégation de service public seront caducs, précise Lucien Sanchez. Si le concessionnaire, comme Véolia à Toulouse, a amorti ses investissements, on peut alors basculer vers la régie directe». Sans oublier que les élections municipales sont en 2014. Une échéance lors de laquelle l’association a bien l’intention de se faire entendre.


Le chiffre : 4,3 %

hausse > Prix de l’eau. C’est l’augmentation moyenne des factures dans les communes de l’agglomération de Toulouse Métropole. Avec un record à 8 % à Saint-Orens.

Gilles-R. Souillés

Publié le 13/12/2012 07:36

En 2050, la Garonne sera à sec six mois par an

L’Agence de l’eau Adour-Garonne propose ce soir une conférence sur l’avenir de la Garonne en 2050 avec le réchauffement climatique. Des scientifiques prévoient 20 à 40 % de volume d’eau en moins et des bouleversements de la biodiversité aquatique.

L’eau de la Garonne coulera-t-elle toujours sous le pont Neuf en 2050 ? Certains spécialistes prévoient des conséquences dramatiques sur le fleuve et les territoires qu’il irrigue si l’on ne parvient pas à ralentir le réchauffement climatique. L’Agence Adour Garonne propose une conférence sur le sujet. Le point avec Françoise Goulard, experte prospective et recherche à l’Agence de l’eau.

Existe-t-il des études sérieuses sur l’avenir de la Garonne dans 40 ou 50 ans ?

Oui, nous avons plusieurs études et pas mal de projets scientifiques régionaux qui intègrent des simulations climatiques. Météo France a également créé un portail, DRIAS, sur les climats du futur. Les spécialistes concluent tous à de grands changements à prévoir avec le réchauffement climatique. À l’échelle du Grand Sud Ouest, les températures augmenteraient de 0,5° à 3,5° en moyenne, les étés seraient caniculaires, type été 2003, et il y aurait moins de neige l’hiver. Cela mettrait Toulouse, en fourchette haute, au niveau des températures d’Alger, Tunis ou Lisbonne, la mer en moins…

La Garonne serait à sec l’été comme cela arrive de manière assez exceptionnelle ?

Oui en 2 050 le fleuve sera quasi à sec chaque été. On estime une perte de -20 à -40 % de volume d’eau dans la Garonne aux alentours de Toulouse, avec des périodes d’étiages sévères qui dureront de mai à décembre, au lieu de juin à septembre actuellement.

Quelles seraient les conséquences pour la région ?

Elles seront multiples. En ce qui concerne la Garonne directement, l’eau sera plus chaude, donc certaines espèces emblématiques migratoires comme le saumon disparaîtront. Par contre on peut imaginer la colonisation d’espèces exotiques. Il y aura prolifération d’algues et les végétaux des berges, comme les peupliers n’auront plus assez d’eau. On peut s’attendre à un changement profond des paysages avec des territoires ruraux entiers dans le Gers, le Tarn, l’Aveyron, le Lot qui se transformeront en pampa comme en Argentine. Cela nous interroge sur l’aménagement du territoire, le modèle agricole irrigué, la consommation d’eau par habitant etc.

Face à ce scénario catastrophe y a-t-il des moyens d’action ?

Il y en a, c’est pourquoi il est indispensable de porter à la connaissance de tous, décideurs et grand public des diagnostics climatiques et des impacts quantifiés sur l’eau et l’environnement. 2 050 cela paraît loin, mais c’est aujourd’hui qu’il faut définir des stratégies à l’échelle du grand Sud-Ouest pour les mettre en œuvre dans notre schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux 2015-2021. Pour réaliser des investissements structurels de type barrage par exemple il faut plus d’une génération.


Conférence ce soir

«La Garonne du futur, les futurs de la Garonne, quels scénarios pour 2050 ?»… La conférence publique est proposée à l’Agence de l’eau Adour-Garonne en partenariat avec le Muséum qui présente une exposition sur l’eau. à 18 h 30 ce jeudi 13 décembre, 90 rue du Férétra. Entrée libre.

Recueilli par Sylvie Roux

Publié le 12/12/2012 09:39

Enci donne une seconde vie aux bidons

Sept ans après la fermeture de l’entreprise Renov’Embal qui les employait, Julien Pibernat a embauché Yannick Françès pour créer la sienne avec son épouse Emilie, dans le même secteur d’activité. «Un secteur d’avenir car l’heure est à la revalorisation des matières et au recyclage. C’est même indispensable pour assurer un futur», explique Julien Pibernat qui a ouvert Enci (entreprise de nettoyage de cuves industrielles) l’été dernier en lieu et place des transports Crozes, rue de l’Artisanat, à deux pas de la station d’épuration. «Sa capacité à s’adapter à notre demande a été primordiale. Sans eux, sans leur volonté d’élargir leur rayon d’action, nous n’aurions pas pu y arriver. D’entrée, nous avons signé une convention avec la Régie des eaux qui a mis à notre disposition un matériel qui échantillonne nos rejets tous les demi-mètre-cubes».

Enci, comme six autres entreprises du même genre en France, est donc spécialiste dans la collecte, le lavage et la remise sur les circuits de conteneurs de 1 000 litres comme de fûts de 30 à 220 litres, en plastique ou métal, souillés mais non toxiques.

«Ils proviennent surtout de la grosse industrie, du chimique, du bio, de l’alimentaire, du pharmaceutique, de l’industriel. Chacun est lavé et est recyclé pour une deuxième vie dans son secteur. Nous avons aujourd’hui des capacités de lavage de 60 cuves par jour. Celles qui sont usagées ou détériorées passent au pilon puis repartent dans la filière de la revalorisation des matières». L’objectif annoncé de l’entreprise graulhétoise est de réduire l’impact environnemental des emballages sur son territoire.

G.D

Publié le 12/12/2012 03:48

Gragnague. Label «1 feuille» pour la gestion des espaces verts

Gragnague s’est vue décerner le label «1 feuille», entrant ainsi dans le club des 400 communes françaises labellisées par la fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredec). Cette distinction couronne ainsi les efforts accomplis par les 3 agents des services techniques depuis 2 ans dans la gestion des espaces verts.

Par la signature du niveau 1 de la charte, la collectivité s’est engagée à réduire les sources de contamination des eaux en adoptant une gestion plus naturelle des espaces limitant ainsi les risques phytosanitaires pour les agents, les habitants et l’environnement.

-Amélioration des pratiques de désherbage : étalonnage, mise en place d’un biobac qui recueille les fonds de cuve et eaux de rinçage du matériel, utilisation de méthodes alternatives comme le paillage autour des arbres et massifs et le désherbeur thermique sur le boulodrome

-Mise en conformité des locaux de stockage, et des équipements de protection individuelle

-Formation des agents

Mardi dernier, au Sicoval, 5 collectivités ont reçu ces distinctions : label 3 feuilles (zéro phyto) pour le Sicoval, Avignonet-Lauragais et Lacroix-Falgarde, 1 feuille pour Gragnague et Labège.

Publié le 11/12/2012 21:08

Les enfants qui raffolent de sel boivent plus de boissons sucrées

Pour réduire l’obésité infantile, une étude australienne préconise de réduire la consommation de sel chez les plus jeunes.

Cette étude, parue le 10 décembre dans la revue Pediatrics, montre que la consommation de sel est étroitement liée à celle de sucre chez certains enfants.

Les enfants qui boivent plus qu’une portion par jour de boisson sucrée risquent plus de souffrir de surpoids ou d’obésité, et ce à 26%.

Pour mener cette étude, les chercheurs de l’Université de Deakin ont suivi plus de 4.200 jeunes Australiens âgés de deux à seize ans. Les garçons étudiés (entre 12 et 16 ans) buvaient en moyenne deux canettes de soda par jour (soit 650 ml), et les filles du même âge buvaient environ 414 ml.

Les chercheurs ont montré que les enfants les plus accros aux boissons sucrées (sodas, jus, boissons énergétiques) consommaient 6,5 grammes de sel par jour, contre 5,8 grammes pour les enfants buvant de l’eau.

Pour les parents désireux de surveiller la consommation de sel de leurs enfants, voici la liste des apports maximum conseillés par jour selon le National Health Service britannique. Certaines étiquettes appellent parfois le sel chlorure de sodium. Pour calculer le taux de sel présent dans le sodium, l’équation est simple : sel = sodium x 2,5.

De 1 à 3 ans : 2g de sel/jour (0,8g de sodium)
De 4 à 6 ans : 3g de sel/jour (1,2g de sodium)
De 7 à 10 ans : 5g de sel/jour (2g de sodium)
Au-delà de 11 ans : 6g de sel/jour  (2,4g de sodium)

Publié le 17/12/2012 08:18

Montjoie. Le sapin bio, c’est son affaire

Michel Vuillier occupe un créneau très particulier : il produit des sapins de Noël «bio» sans engrais ni pesticides. Dans quelques années à peine sa forêt de résineux comptera un million d’arbres. De quoi couvrir les besoins de toute la région.

Michel Vuillier en cette période de Noël fait le bonheur de milliers d’enfants. Eh oui ! Il est producteur de sapins de Noël. Un producteur unique en son genre par la taille de son exploitation et aussi parce que ce sont des arbres «bio», cultivés dans le respect de la terre nourricière couserannaise, à Montjoie très exactement. En 2009 il avait planté plus de 300 000 sapins, cette année il en est à 550 000. Il pourra mettre 5 000 arbres sur le marché.

Son objectif est d’atteindre le million d’arbres dans trois ans ce qui permettrait de mettre sur le marché entre 80 000 et 90 000 unités. Pour comprendre ces chiffres, il faut tenir compte du temps de croissance des arbres variable suivant l’espèce. Les petits épicéas sont commercialisables en quatre ans. Pour les Nordmann qui ont l’avantage de ne pas perdre leurs aiguilles, il faut compter huit à neuf ans. C’est d’ailleurs cette espèce qui a le vent en poupe auprès des consommateurs, même si elle est plus chère à l’achat. Bien entendu les sapins ne sont pas coupés à la veille de Noël et l’on ne coupe que ce qui a été commandé. «Le gros boum pour nous, c’était il y a une quinzaine de jours. Maintenant on affine les commandes, on coupe encore un peu. Par exemple un petit volume est parti récemment pour Nice où des gens ont été très sensibilisés au «bio». Une grande partie de la production part vers Toulouse et plusieurs communes de la région s’intéressent à notre approche «bio».

Cette année les arbres ont été bien hydratés par la pluie, ils devraient bien tenir pendant les fêtes. Le seul inconvénient a été pour les coupeurs qui ont été trempés du matin jusqu’au soir !» Les arbres sont sélectionnés en août. On leur pose une étiquette de couleur suivant leur taille et leur catégorie. À la coupe, les branches basses sont aussitôt éliminées et le pied taillé de sorte qu’il puisse rentrer dans un pied de sapin standard. Enfin le sapin est passé dans un cône d’emballage ; à la sortie il est protégé par un filet. Les branches ne s’abîmeront pas et cela prend moins de place pour le transport. Là où l’on pourrait stocker 100 sapins sans filet, on en met le double. «La tendance est de plus en plus aux sapins de grande taille, 5 à 6 mètres de haut. On travaille sur cette demande venant des collectivités. On en a envoyé 40 à Saint-Gaudens. Mais les particuliers aussi veulent des sapins plus haut (jusqu’à 3,50 m). Ce sont des gens qui ont un jardin et des projets de décoration. Il n’y a qu’à voir ces concours d’illuminations de maisons avec des guirlandes pour comprendre.»

Jean Martinez

Publié le 14/12/2012 07:50

Gaillac. Bio : Philippe Kuhn s’en paie une tranche

Avec ses boucles de pâtre grec et sa démarche relax, Philippe Kuhn pourrait être le logo ou l’icône de Noctambio.

L’intellectuel a pris les chemins de traverse et s’est installé il y a un an à Vaour, haut-lieu de la bio attitude. Il élève une trentaine de cochons noirs gascons, sur un mode d’exploitation original. «J’ai 2,5 ha de vignes, pour faire du raisin de table et un peu de vin naturel, et une dizaine d’hectares de céréales, pour nourrir mes cochons. Mais ces terres sont à 48 km de Vaour, dans le Tarn-et-Garonne».

Un partenariat de locations

Philippe surmonte ces distances et maîtrise toute la chaîne : il est à la fois naisseur, engraisseur, et transformateur. Sa spécialité : les salaisons et la conserve, puisqu’il cuit aussi des pâtés de tête, de campagne et des jambonneaux. Les cochons noirs de Philippe Kuhn vivent jusqu’à quatorze mois, et font des semi-marathons sur le causse de Vaour, en plein air.

Ils sont nourris de céréales et du petit-lait venu du Gaec «Les Amis». Philippe a loué un parcours auprès de Coline et Léonore, deux autres productrices bio de fromages de chèvre et de vache. Chacun a la responsabilité d’un troupeau.

Philippe Kuhn est généralissime du secteur «cochon». Il vient tous les mardis soirs à Gaillac pour Noctambio, écoule ses produits dans quelques boutiques bio de Toulouse et de Montauban et dans des bars à vin, où son jambon, qui sort d’un affinage de 18 à deux ans, et sa copa de six mois attirent les connaisseurs.

D’un rouge profond, avec ce goût de noisette si caractéristique qu’on retrouve chez les grands Iberico et autres Pata Negra, le jambon des gascons polymusclés de Vaour a su fidéliser une clientèle gaillacoise qui ne veut plus en connaître d’autre.

Philippe Kuhn viendra tout l’hiver au Griffoul. La meilleure saison pour les salaisons.

Publié le 08/12/2012 11:50

Launaguet. Les cantines se mettent à table

Lors du dernier conseil municipal, les élus ont voté à l’unanimité l’attribution du marché de fournitures des denrées alimentaires pour la restauration municipale pour 2013. La restauration municipale, à Launaguet, ce ne sont pas moins de 700 à 750 repas quotidiens, répartis entre les cantines des groupes scolaires de la commune et le portage des repas. Les denrées sont reparties par lot, 14 en l’occurrence, allant des produits de la mer aux produits laitiers bio, par exemple. Toute aussi importante, la notion de qualité, ainsi, l’agneau qui atterrira dans les assiettes descantines viendra de l’Aveyron, et les frites qui l’accompagneront de… Saint Jory ! Le Grenelle de l’environnement ambitionnait d’ailleurs de porter à 25% la part de produits bio dans les cantines. Objectif quasiment atteint pour Launaguet avec 20% ! Enfin, le personnel municipal paie de sa personne, Aline Foltran, maire adjointe aux finances (photo), ayant gouté divers produits afin de s’assurer de leur qualité.

Publié le 03/12/2012 08:23

 «Les OGM sont dans 80% de tout ce qu’on mange»

Pionnier de Canal +, le réalisateur Jean-Paul Jaud a filmé les expériences du Pr Seralini sur les rats nourris aux aliments OGM. Depuis vendredi dans notre région, il participe aux projections de «Tous cobayes», suivies de débats passionnés. Histoire d’un tournage top secret.

Les images choc de rats déformés par des kystes après avoir ingurgité du maïs OGM autorisé (le NK603), c’est lui. Jean-Paul Jaud, qui signe «Tous cobayes ?» sorti il y a deux mois, prolonge son cri d’alarme.

Pourquoi ce film ?

À la fin du tournage de mon film précédent, «Severn», le Pr Seralini est venu me confier qu’il avait commencé une expérience sur les OGM qui dépassait tout ce qu’on imaginait et il me proposait de la filmer. En raison du secret, c’était un projet pas simple à mettre sur pied, je suis allé voir Rodolphe Belmer, patron de Canal +, je lui ai dit j’ai une bombe sur les OGM, mais je ne peux pas en dire plus, il a réfléchi une minute et m’a donné son accord…

L’intérêt de l’étude ?

Vous avez vu les images ? ! L’intérêt, c’est qu’elle était menée sur la durée de vie des rats, deux ans, et non trois mois pour les études précédentes.

La polémique, sur la fiabilité de l’étude ?

On s’y attendait de la part des industriels, mais pas du tout venant de la presse. L’agence européenne a rejeté définitivement les conclusions de l’étude alors que la Russie et l’Inde ont engagé un moratoire sur le NK603 : cherchez quels sont les pays qui appliquent le principe de précaution !

Et si aujourd’hui on ne veut pas manger du NK603 ?

Achetez du bio ou des produits en biodynamie, parce que 80 % des volailles, porc, vaches et autres sont nourris avec, on en retrouve donc partout, dans les viandes, les laitages, les œufs, les plats préparés, les gâteaux… Or OGM, cela veut dire pesticides, soit qu’ils en fabriquent un, soit qu’ils en tolèrent un, dans tous les cas on s’empoisonne.

«Tous cobayes ?» raconte aussi Fukushima ?

La catastrophe continue : le Japon a multiplié par 20 le taux de radioactivité admissible, et en un an, les cas de problèmes de thyroïde chez les enfants ont augmenté de 35 %. Cela vous semble loin ? Les nuages se déplacent, je vous conseille de porter un chapeau quand il pleut…


Un débat qui dérange ?

Après Decazeville vendredi et Espalion, samedi et Revel hier, «Tous cobayes?», le film est projeté en présence du réalisateur Jean-Paul Jaud dans la région: ce lundi au Cinéma-théâtre de Caussade (21h), mardi 4 au Quercy à Cahors (20h30), mercredi 5 au Royal de Rodez (20h30) et jeudi 6 au centre culturel de Saverdun (20h30). Dans cette dernière ville, le débat pose problème, la mairie refusant qu’il ait lieu dans la salle de projection après le film. Il pourrait avoir lieu dans une autre salle, ce qui indigne le réalisateur : «Tous mes films suscitent des débats, mais c’est bien la première fois qu’on interdit qu’il se déroule dans la salle de cinéma!».

Propos recueillis par Pierre Mathieu

Publié le 17/12/2012 08:11

Canal du Midi : platanes abattus, oiseaux perdus

L’abattage des platanes victimes du chancre le long du canal bouleverse le gîte et le couvert des oiseaux et des chauves-souris. L’abattage est suspendu jusqu’à la mi-février pour protéger les chiroptères qui hibernent.

Deux cents millions d’euros pour l’abattage et la replantation des 42 000 platanes victimes du chancre coloré le long du canal du Midi ? Le compte est incomplet. Il y a cet autre coût, inestimable, auquel l’État devra faire face : l’impact sur la faune et la flore. Dans les 20 ans à venir, quelque 150 km de linéaire boisé auront disparu. Les arbres seront remplacés par d’autres essences. Mais avant que les frondaisons s’épanouissent à nouveau, l’habitat naturel de la faune aura été anéanti. Et les oiseaux et autres chauve-souris menacés d’un sacré coup de plomb dans l’aile si rien n’est prévu pour limiter la casse.

Les naturalistes, la LPO 11 et 34 ainsi que le groupe chiroptères Languedoc-Roussillon ont donné l’alerte, il y a un an et demi, au sein d’un comité d’experts. Extraite de la liste des préconisations, la toute première application se vérifie cet hiver : jusqu’à la mi-février, VNF suspend le tronçonnage des arbres. Histoire de ne pas troubler l’hibernation des chauves-souris.

Pas chouette pour le rollier

Les platanes, arbres creux par excellence, fournissent le gîte et le couvert à des espèces cavernicoles «pour lesquelles nous nourrissons les plus grandes inquiétudes», s’alarme Francis Morlon, le directeur de la LPO audoise. À commencer par le rollier d’Europe au plumage bleu turquoise et roux. Rare et protégée, cette superbe espèce migratoire vit dans le pourtour méditerranéen et dans les pays de l’Est. Le volatile rallie l’Afrique subsaharienne fin août pour s’y tenir au chaud. En Languedoc-Roussillon, le joli volatile a ses petites habitudes dans les trous des platanes où il niche, couve de mai à juillet et débusque ses rations journalières d’insectes pour se sustenter. «S’il y a abattage pendant l’hiver, c’est sans risque pour le rollier mais ce n’est pas le cas pour deux chouettes très présentes dans notre région, également protégées et menacées : la chevêche et la hulotte», poursuit l’ornithologue.

Itou pour la chauve-souris. Outre la perte de son toit hivernal, l’inéluctable fin des platanes signe aussi de gros problèmes d’orientation et de ravitaillement pour le chiroptère. Toutes les pipistrelles ne sont pas équipées d’un sonar : certaines se repèrent et se déplacent à l’aide des rangées arborées. À ce titre, les platanes du canal sont une autoroute. Avec des aires de repos, de chasse et de transit à la pelle ! Cinq à six espèces hibernent sur les bords de l’ouvrage de Riquet.

«Nous avons bien conscience que l’abattage est incontournable mais il faut limiter les nuisances car c’est toute une population qui sera mise à mal», poursuit Francis Morlon. Systématiser l’installation de nichoirs en attendant la replantation et la repousse effective des arbres : c’est là l’une des recommandations de la LPO. «Pour les oiseaux, les niches de remplacement ça marche mais pour les chauves-souris, la tâche est plus ardue».


Une expertise sur l’impact du tronçonnage menée en 2013

Expertiser l’impact sur la flore et la faune désorientées et fragilisées par le plan d’abattage des platanes : la demande des naturalistes et des scientifiques, réunis en comité, se concrétise. «Nous ne disposons que de très peu d’éléments et tous épars sur la vie floristique et faunistique du canal. Un diagnostic va être lancé. Cet état des lieux permettra de mesurer l’impact et d’apporter des réponses précises pour préserver les espèces», indique Jacques Noisette, porte-parole de VNF. L’appel à candidature sera lancé en janvier. L’étude durera un an.

Quant au tronçonnage des arbres malades, il restera effectif le temps de l’enquête. Mais la programmation des chantiers est décalée dans le temps. L’arrêt jusqu’à la mi-février vise à protéger les chiroptères qui hibernent. La reprise des opérations sera à nouveau suspendue à la mi-avril puis reconduite à l’automne. Ainsi, cette parenthèse printanière et estivale respectera les espèces cavernicoles au moment de la reproduction, de la couvée et de l’éclosion des œufs.

Voies navigables de France a budgétisé une enveloppe de 7 millions d’euros pour l’abattage et la replantation en 2013. La région Languedoc-Roussillon a annoncé de son côté participer à hauteur de 30 millions d’euros sur cinq ans au relookage forcé des berges. Avec une condition sine qua non : le conseil régional exige un «vrai plan qui tienne compte des enjeux touristiques et économiques et pas seulement des platanes», résume l’entourage de Christian Bourquin.


trois pistes

Imaginer des plantations supplémentaires à proximité du canal, l’aménagement des combles des particuliers : ce sont là deux pistes pour la protection des chauves-souris afin qu’elles puissent se rabattre sur d’autres zones de vie. Une troisième: «Les départements seraient bien inspirés d’arrêter d’abattre les platanes le long des routes. Ces rangées d’arbres à proximité du canal jouent aussi un rôle prépondérant», souligne Francis Morlon.

C. S.-B

Publié le 06/12/2012 21:08

Comment lutter concrètement contre le gaspillage alimentaire ?

(AFP) – Et si avec les fruits invendus, on faisait des confitures ? Et si une camionnette venait récupérer chez nous les aliments qu’on ne consommera pas pour les donner aux associations ? Le gouvernement a présenté jeudi des initiatives concrètes de lutte contre le gaspillage.

Ces « opérations pilotes » sont autant de pistes pour atteindre l’objectif du gouvernement de diviser par deux le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Elles pourront donc se généraliser.

Car aujourd’hui, les Français jettent en moyenne 20 kilos de nourriture par an, dont 7 kilos de produits encore sous emballage. Un comportement qui pèse sur le portefeuille des ménages puisqu’il représente une dépense inutile de 400 euros par an.

Pour améliorer les choses, il faut du « concret » et mobiliser tous les acteurs de la chaîne alimentaire : « de l’étable à la table« , insiste le ministre délégué à l’Agroalimentaire Guillaume Garot, qui présentait jeudi ce laboratoire à idées.

Deux femmes girondines ont par exemple créé une entreprise pour récupérer les fruits non consommables. Elles ont font des confitures, sous la marque « 5 ».

« Ca permet de récupérer le résidu du résidu« , souligne Alain Seugé, président de la Fédération française des banques alimentaires, car sur 1.210 tonnes de fruits et légumes récupérés par la banque alimentaire dans la région de Bordeaux, 200 tonnes étaient jetées car trop abîmées.

Autre idée : organiser la collecte des denrées directement chez l’habitant. C’est ce que vont expérimenter les producteurs Légumes de France, avec l’agglomération de Tours, en 2013.

Une camionnette, un peu à la manière des vendeurs de glace qui passent avec un micro dans les rues, sera dépêchée pour récupérer des aliments prêts à être jetés afin de les redistribuer aux associations.

Deux morceaux de pain par élève

Le réseau des épiceries solidaires (Andes) s’est lui lancé dans la collecte des invendus des marchés de gros. A Rungis, l’Andes a mis en place Le Potager de Marianne qui récupère des invendus et les revend 30 centimes le kilo aux associations.

De la marchandise « neuve » est aussi achetée et est revendue 70 centimes le kilo. Ce « potager » de récup donne de plus du travail à temps partiel à 20 personnes éloignées de l’emploi.

A côté de ces initiatives solidaires, des poids lourds de l’alimentaire planchent aussi sur la question, à l’image de Monoprix.

L’enseigne va proposer dès l’année prochaine davantage de promotions sur les produits qui arrivent en fin de période de consommation. Elle organisera également des promotions différées: j’achète trois pour le prix de deux mais je récupère mon dernier lot plus tard afin qu’il ne périme pas sur mes étagères.

La fondation Monoprix finance également des camions réfrigérés ou des glacières, souligne Hubert Hemard, directeur marketing.

C’est une des revendications des associations car sans moyens, elles ne peuvent organiser la collecte.

La restauration collective s’engage également. Ainsi les collèges de Dordogne mettent en place du compostage dans les établissements afin de sensibiliser les élèves sur le recyclage.

Deux morceaux de pain seulement sont par ailleurs attribués aux collégiens. S’ils en veulent un autre, ils demandent mais ainsi, on évite de jeter les 10 morceaux de pain qu’ils auraient pris sur leur plateau sinon, explique Jean-Pierre Saint-Amand, vice-président du Conseil général.

Autant d’initiatives qui pourront essaimer si elles sont jugées suffisamment efficaces. Le gouvernement se laisse jusqu’à avril pour les évaluer, avant la signature d’un pacte national anti-gaspillage, en juin.

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