Revue de presse CLDD 29 11 2012

SOMMAIRE

Lancement du débat sur la transition énergétique, pour une société plus sobre

Ramonville-Saint-Agne. Cent familles parient d’économiser 8% d’énergie

Équinoxe bâtit l’habitat collectif du futur

Rénovation énergétique : comment réduire sa facture de gaz de 40%

Grépiac. Les écoliers réduisent le gaspillage.

Les ruisseaux à sec font la vie dure aux truites.

Deux nouveaux labels pour Ecocert

Hydrosolidarité : il faut apprendre à partager les eaux.

Balma. Chantal Perdigau : Miss bio fait le bonheur des jardinautes

Pollution de l’air : le constat est alarmant

Gaz de schiste: le grand débat

Cazères. Des «Familles à énergie positive».

Agen. En 2014, les usagers de la Garonne seront taxés.

Noël 2012 : dix conseils pour un Noël respectueux de l’environnement

Saint-Geniès-Bellevue. Atelier œnologie.

Le sénateur Pastor défend la voie de l’hydrogène.

Eden Agro dessine le paradis de la revalorisation.

Montastruc-la-Conseillère. Débat sur la nouvelle collecte des ordures

Bientôt des graisses animales dans votre réservoir

 

 

Publié le 29/11/2012 04:00 – Modifié le 29/11/2012 à 11:49

Lancement du débat sur la transition énergétique, pour une société plus sobre

Le débat sur la transition énergétique, vers une société plus sobre et moins dépendante des énergies fossiles et du nucléaire, débute jeudi avec l’objectif ambitieux d’une discussion nationale « sans tabou » sur les besoins et les options de la France à l’horizon 2025 et au delà.

Après la mise en place un peu laborieuse des instances, et notamment du comité de pilotage chargé d’animer le débat et de « cadrer » les grandes thématiques, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Delphine Batho, réunit tout le monde à Paris pour le coup d’envoi.

Va s’engager un travail de plusieurs mois pour produire d’ici l’été des recommandations au gouvernement, en vue de la rédaction d’un projet de loi en juillet.

« Ce débat est un pari. J’accepte de le faire car je crois que tous les participants souhaitent réfléchir ensemble à une société française plus sobre en carbone », a déclaré mercredi Laurence Tubiana, l’une des six « sages » du comité de pilotage.

François Hollande a fait de la transition énergétique un des chantiers prioritaires de son quinquennat. Il a déjà fixé certains objectifs: ramener la part du nucléaire dans la production électrique de 75 à 50% d’ici 2025, fermer la centrale de Fessenheim d’ici fin 2016, développer les renouvelables et toutes les sources d’économie possibles, notamment dans le bâtiment.

Mais le débat doit permettre de se projeter jusqu’en 2025, en accord avec les objectifs de 2050 (diviser par 4 ou 5 les émissions de gaz à effet de serre). Le tout dans un contexte de renchérissement des coûts des énergies fossiles.

Economiste et spécialiste du développement durable, Laurence Tubiana estime qu’une « révolution industrielle se prépare ». « Les deux tiers de notre consommation d’énergie finale sont encore d’origine fossile », rappelle-t-elle alors que la facture énergétique a pesé à hauteur de 60 milliards dans le déficit commercial en 2011.

Contradictoire et pluraliste

Nucléaire, gaz de schiste, montée en puissance des énergies alternatives (éolien, photovoltaïque, biomasse, etc.), décentralisation des centres de production d’énergies, marge d’autonomie des régions, besoins et offres en matière de transports, formes d’habitat, etc.: tous ces sujets seront abordés.

Les discussions vont débuter au sein du Conseil national du débat formé de 112 membres issus de sept collèges (Etat, employeurs, syndicats, ONG de défense de l’environnement, autres associations, élus locaux et parlementaires).

Au côté de ce « parlement », siègeront le comité de pilotage, un comité citoyen et un comité scientifique, chargé de préciser les scénarios disponibles et l’état des connaissances sur les sujets abordés.

A partir de février, des débats seront aussi organisés dans les régions.

Si Delphine Batho a promis un débat « contradictoire » et « pluraliste », elle sait aussi « qu’il y a des avis et des positions parfois diamétralement opposés », ce qui laisse augurer de tout sauf d’un long fleuve tranquille.

Greenpeace et Les Amis de la Terre, mécontents de la composition initiale du comité de pilotage, ont d’ailleurs renoncé à y participer.

La définition des besoins futurs sera le premier des chantiers à ouvrir, avant de mettre à plat les manières d’y répondre (le mix énergétique) et les coûts associés des différents scénarios.

« Il faudra bien préciser les besoins minimum, à confort constant, pour faire fonctionner correctement la société, en les distinguant du désir et du superflu », a prévenu Bruno Rebelle, un autre membre du comité de pilotage.

La Fondation Nicolas Hulot, comme les autres ONG, partage cette approche et souhaite que la sobriété soit la « priorité absolue » du débat.

Publié le 29/11/2012 08:28

Ramonville-Saint-Agne. Cent familles parient d’économiser 8% d’énergie

Elles sont exactement cent à avoir accepté de relever le défi «Familles à énergie positive», lancé par le Sicoval. Cent familles qui pour la plupart ne se connaissaient et qui ont été regroupées géographiquement pr équipes qui vont essayer du 1er décembre 2012 au 30 avril 2013 de réduire d’au moins 8 % leurs dépenses énergétiques. Uniquement en modifiant des gestes de la vie quotidienne (douches ou lieu de bain, éteindre la lumière en sortant d’une pièce, fermer le robinet pendant qu’on se lave les dents etc.) «Il s’agit d’une des premières actions concrètes du Plan Climat du Sicoval qui vise à réduire de 2°O % les émissions à gaz de serre d’ici 2 020», explique Arnaud Laffon, vice – président ; Parmi les volontaires, la plupart semblent déjà très sensibilisés à la nécessité d’économiser. Certains par conviction écologique, d’autres par souci de diminuer leur facture. Le lancement officiel, à Auzeville, chez le président Valette, animé par les clowns au nez rouge «Pour de rire» amis l’accent sur le côté convivial de l’opération. «Peu importe d’où l’on part, l’important c’est de progresser a lancé Laure Barthélémy-Blanc, de l» association Soleval, chargée, avec Jérémy Bernard de suivre l’opération.

Alors, chacun a entré consciencieusement ses consommations de l’an dernier dans l’ordinateur. Et après s’être rencontrées, les familles ont prévu de se retrouver, de discuter, de s’entraider pour atteindre l’objectif fixé. Des «Même pas froid» aux» Cabrols», des «Issus positive» aux «Motif d’apéro», tous ont expliqué leur motivation au micro de Christian Nève avant de participer à un quiz et de recevoir un kit économie positive.

Les voilà partis pour un hiver

d’efforts. En moyenne, les participants (le défi existe ailleurs depuis 2008) économisent 12 % sur leur consommation soit 200 € sur la période. Une bonne raison d’agir (concrètement et efficacement pour l’environnement.

Jean-Paul Rouquier

Publié le 29/11/2012 08:28

Équinoxe bâtit l’habitat collectif du futur

Appartement en bois, consommant moins de 50 kw/m2/an, labellisé BBC, respect de la RT 2012… Ces caractéristiques que ne désavouerait pas un programme immobilier dernier cri de la couronne toulousaine, l’entreprise ariégeoise Equinoxe les applique au logement social !

Implantée sur la zone Delta Sud, la jeune société développe des petits ensembles (jusqu’à R+3) à partir de modules d’habitations. «Nous sommes une jeune entreprise industrielle» insiste Daniel Vado, le chef d’entreprise. Equinoxe habitat a breveté un système constructif bois-béton, permettant la réalisation de petits collectifs. Les logements sont construits avec des murs porteurs en bois. Les revêtements peuvent être au choix du bardage bois ou de l’enduit. On peut ne pas savoir alors que le bâtiment est en bois.

Le secret de ce bâtiment est le montage des modules en atelier. «Les modules sont montés en atelier. Cela va jusqu’au second œuvre et même certaines finitions» détaille Daniel Vado. Equinoxe va démarrer la production de modules qui vont être assemblés pour constituer les bois du Lauragais, un programme de 21 logements sociaux portés par les Chalets.

Pour ce faire, Equinoxe est en train de recruter 12 personnes (1 ingénieur et 11 opérateurs d’assemblage) avec Pôle Emploi. Les premiers modules vont être assemblés dans l’atelier d’un peu plus de 1000 m2 basé à Verniolle. En attendant, Equinoxe réalise une augmentation de capital de 400.000 € avec notamment la plateforme Wiseed, une plateforme de business angel qui propose à tout le monde d’investir dans des jeunes entreprises à fort impact sociétal. Chacun peut investir à partir de 100 €. (www.wiseed.fr)

La Dépêche du Mid

Publié le 27/11/2012 08:49

Rénovation énergétique : comment réduire sa facture de gaz de 40%

La chaudière à condensation au gaz naturel est une solution thermique de référence pour économiser de l’énergie./Photo DDM

GrDF joue un rôle majeur dans le cadre des enjeux de la rénovation énergétique avec ses partenaires Professionnels Gaz naturel (PG). «Le contexte économique actuel et les prix de l’énergie positionnent la chaudière à condensation au gaz naturel comme une solution de référence pour l’amélioration thermique de l’habitat individuel existant. On peut gagner jusqu’à 40 % de consommation en remplaçant une vieille chaudière et gagner jusqu’à 2 étiquettes énergie dans un classement qui va de A à G», explique Bernard Zahner, responsable de secteur sur la Haute-Garonne. Les professionnels du gaz sont ainsi particulièrement actifs dans le contexte actuel et préparent des offres attractives en portant à la connaissance de leurs clients des conditions d’accès aux aides des différentes collectivités locales», ajoute-t-il.

«Nous proposons aujourd’hui une installation au gaz naturel complète avec un coût final pour le client à moins de 1 000 euros sur l’agglomération toulousaine», affirme de son côté Jacques Grand, de l’entreprise Climasoft. L’enjeu principal est de faire connaître ces offres techniques et financières pour que les ménages prennent conscience des possibilités offertes. Ainsi, GrDF est partenaire du conseil régional Midi Pyrénées pour informer sur les possibilités de l’EcoChèque Logement auprès de ses actuels et futurs clients.

Les chantiers de rénovation énergétiques sont aussi générateurs d’emploi. «Il faut compter 18 heures de travail pour convertir au gaz naturel une installation fuel/propane et jusqu’à 50 heures de travail pour convertir un logement tout électrique», souligne Renaud de Sulzer, responsable de l’entreprise Art et Clim.

Publié le 27/11/2012 03:49

Grépiac. Les écoliers réduisent le gaspillage

Dans le cadre de la «semaine européenne de réduction des déchets»,la mairie,avec l’accueil périscolaire, a tenu à sensibiliser les enfants au gaspillage alimentaire.

Les études de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) montrent que chaque français,annuellement,jette à la poubelle,en moyenne,20 kgs d’aliments (7 kgs encore emballés et 13 kgs de restes de repas).Un tiers des aliments produits pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé,représentant par an,pour une famille de quatre personnes,une perte de 400€ jetés à la poubelle.Une étude montre l’importance de cette perte dans les écoles.En extrapolant,en 144 jours de scolarité,trois tonnes cent seraient ainsi jetées à l’école de Grépiac.Pour sensibiliser les enfants à ce problème et leur faire prendre conscience de ce gachis,l’accueil périscolaire a mis en place un programme:à la fin de chaque repas pris à la cantine,les enfants pèsent les aliments non consommés et les restes de pain sont déposés par chacun dans une cheminée en plastique transparent.Les enfants s’impliquent à fond:en une semaine,le poids des déchets alimentaires est passé de 20 à 11 kgs! Et cela en mangeant à leur faim des produits frais cuisinés localement.Cette sensibilisation se poursuivra toute l’année.

Au delà de cette prise de conscience du gaspillage alimentaire,d’autres projets sont proposés aux scolaires de Grépiac toute l’année:recyclage,production de compost (qui sera utilisé dans les espaces verts de l’école),sensibilisation au réemploi,tri sélectif (des poubelles adaptées au tri sélectif sont déposées dans la cour).Et ça marche!On ne voit plus un papier ni un déchet dans la cour!Mais il reste quelques progrès à faire concernant la bonne compréhension du tri sélectif.C’est donc une initiative tout à fait positive de la municipalité qui est en marche.Elle était nécessaire:nos déchets nous submergent.

Publié le 21/11/2012 07:45

Les ruisseaux à sec font la vie dure aux truites

Avec une pluviométrie en dessous de la normale, le niveau des rivières baisse. Des petits ruisseaux sont carrément à sec dans le Quercy Blanc et la Bouriane. Une situation qui perturbe la migration des truites pour pondre en amont.

C’est le régime des basses eaux. Certains cours d’eau frôlent leur niveau d’étiage ; des lacs sont si peu remplis que des opérations sont conduites pour sauver les poissons comme ce fut le cas mercredi dernier sur le lac de Marcenac à Lalbenque. La faute à une pluviométrie digne des mois d’été. Le cumul, mois par mois, traîne un déficit depuis juillet.

Patrick Ruffié, le président de la fédération départementale de pêche et de pisciculture est préoccupé : «L’été de la Saint-Martin fait des heureux, mais la situation sur les petits ruisseaux est inquiétante. Il faut de l’eau ne serait-ce que pour reconstituer les réserves».

Les rivières Lot et Dordogne sont plus basses qu’à l’ordinaire. À Cahors, sous le pont Louis-Philippe, le Lot atteignait hier péniblement la cote de 1m50. «Il y a moins de débit c’est sûr, mais sur le poisson ou la pêche, cela n’a aucune incidence». Patrice Jaubert, le directeur départemental de la fédération de pêche, est moins rassurant quant à l’état des ruisseaux. Les plus petits trinquent en particulier dans les secteurs où la sécheresse a coutume de s’installer durablement en été. Dans le Quercy Blanc et la Bouriane, ce qui n’était que filet d’eau a fini par ne devenir qu’une simple flaque. Le Céou, le Bléou, la Barguelonne du côté de Pern ne s’écoulent plus ou presque plus. Ailleurs, les cours d’eau sont à l’étiage, mais rien de dramatique pour ceux qui irriguent le Ségala ou le Figeacois.

La migration des truites perturbée

Le manque d’eau a comme première conséquence de perturber le cycle de reproduction des truites. «En octobre et novembre, au moment où les eaux sont normalement les plus vives et les plus abondantes, la truite migre pour pondre, explique Patrice Jaubert. Or en cette période, elle a du mal à remonter le cours d’eau et pond plus bas dans des conditions qui ne sont pas aussi bonnes». Cela aura sans doute des répercussions sur la population de truites qui peuplera les rivières lotoises.

Sur les plans d’eau la situation peut être localement problématique. Sur le Lac de Marcenac à Lalbenque (voir l’édition d’hier) confronté à cette période sèche, les techniciens préconiseraient des empoissonnements de soutien équilibrés. Au cas où le lac ne retrouverait pas un niveau correct, le président du club de pêche irait jusqu’à envisager de suspendre la pêche en 2013.

La rivière Lot échappe à cette mauvaise passe. Les cours d’initiation à la pêche organisés par les associations locales auprès des collégiens rencontrent toujours autant de succès. Le poisson est là peut-être plus difficile à attraper avec des eaux aussi claires.

Reste que le département subit pour la deuxième année consécutive un manque d’eau en hiver et la faune piscicole en fait de nouveau les frais. Ce ne sont pas les pluies annoncées aujourd’hui qui amélioreront durablement la situation.


Météo : un déficit un eau depuis l’été

Les mois se suivent et se ressemblent question pluviométrie. Les statistiques de Météo-France Gourdon le confirment. En juillet comme en août, il a plu moitié moins : 30 mm contre 60 mm d’eau habituellement. Le déficit s’est creusé en septembre, 40 mm pour 78 mm en temps normal. En octobre comme l’indique le technicien de Météo-France «on s’est rapproché de la moyenne, 68 mm pour 78 mm». Enfin ce mois-ci, nouvelle détérioration, selon les derniers relevés, la pluviométrie atteint péniblement 31 mm, alors qu’en novembre le niveau est de l’ordre de 72 mm. Le passage pluvieux attendu pour aujourd’hui ne devrait donner que de 2 à 5 mm de plus.

Jean-Michel Fabr

Publié le 29/11/2012 12:29

Deux nouveaux labels pour Ecocert

Ecocert construit un nouveau siège social à L’Isle-Jourdain. / DDM

Depuis l’Isle-Jourdain, Ecocert poursuit sa croissance dans le respect de l’éthique et de l’environnement. L’entreprise a aujourd’hui décidé de s’adresser aux entreprises pour des bilans carbone.

Entreprise éthique et responsable dans le domaine de l’environnement, Ecocert ne cesse, depuis l’Isle-Jourdain, d’ajouter de nouvelles cordes à son arc.

«Nous continuons à nous diversifier en nous voyant comme un organisme certificateur et militant. Face à une urgence écologique de plus en plus forte, nous devons d’apporter de plus en plus d’expertises. Nous nous mettons au service d’une durabilité environnementale et sociale. Nous pensons en effet que la crise économique et la crise écologique sont liées et, bien que je ne sois pas du tout décroissant, je ne crois pas que nous puissions disposer d’une croissance infinie dans un monde fini. Dans ce sens, nous élaborons constamment de nouveaux cahiers des charges pour répondre aux aspirations des acteurs économiques», souligne William Vidal, son PDG.

L’entreprise s’intéresse ainsi aujourd’hui aux espaces de bien-être, les hôtels et spas, et propose, en outre, désormais aux entreprises une certification carbone.

«Nous indiquons ainsi aussi aux professionnels comment réaliser des économies en terme de déplacement ou d’énergie. Nous voulons être nous-même exemplaires dans le domaine. Ainsi, nous avons fait notre bilan carbone et réduit de 5 % nos émissions. Nous compensons en outre intégralement les 4 000 tonnes résiduelles en plantant des arbres.»

Ecocert a déjà développé des cahiers des charges privés pour inciter les acteurs économiques à adopter des pratiques plus responsables pour les cosmétiques écologiques et biologiques en 2002, les parfums d’ambiance écologiques et biologiques en 2005, les détergents écologiques en 2006, les peintures et produits de revêtements écologiques en 2011 et les textiles écologiques et recyclés en 2012.

«75 % de notre activité reste cependant encore centrée autour du bio.» Sa filiale Environnement propose, elle, deux référentiels pour améliorer l’impact environnemental de la gestion des espaces verts écologiques et des golfs écodurables.

Aujourd’hui, Ecocert réalise 45 % de son chiffre d’affaires en dehors de la France. «Nous avons passé les 600 personnes dans le groupe avec 24 filiales dans le monde, dont trois implantées en France : Ecocert, Ecocert Green Life dans le Gers, et Ecocert Environnement à Paris. Notre dernière filiale a été créée en Corée du Sud et nous sommes aujourd’hui présents dans 85 pays. Notre petite PME réalise depuis l’Isle-Jourdain un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros.»

En chiffres

En 2011, Ecocert a certifié plus de 15 000 références de produits cosmétiques écologiques et biologiques pour 1 000 clients issus de 43 pays, ce qui représente 65 % de parts de marché au niveau mondial et 91 % en France.
En 2011, Ecocert a attesté les productions équitables de plus de 100 000 bénéficiaires, à 96 % des petits producteurs, ce qui représente 48 matières premières différentes et plus de 800 références (500 en 2010) issues de 82 filières en provenance de 27 pays de production et distribuées dans 12 pays.
La part de l’alimentaire dans le chiffre d’affaires de la société est de 74 %, des cosmétiques 19 % et du textile 7 %.

Publié le 28/11/2012 09:02

Hydrosolidarité : il faut apprendre à partager les eaux

L’eau appartient à tout le monde mais sa gestion délicate est l’affaire de tous. Ici, -une «pêche de contrôle» organisée dans le Comminges pour évaluer la santé de la Garonne . / Photo archives DDM Jal

«L’eau et l’avenir durable des territoires», un thème complexe évoqué deux jours durant autour de l’Agence de l’eau Adour-Garonne. Enjeu majeur: mieux gérer et partager l’eau.

L’eau est peut-être le bien commun le plus simple et le plus précieux. Mais en parler clairement ne coule pas forcément de source. Un exercice délicat , comme l’a rappelé une intervenante, pour les élus et cadres territoriaux réunis deux jours durant à Diagora-Labège à l’occasion du colloque national sur l’eau et l’avenir durable des territoires. La gestion de l’eau ? Un enjeu majeur, tout le monde l’a compris, mais d’une grande complexité également, tant par ses aspects techniques que par la multiplicité des intervenants sur le terrain.

Qui sera le chef de file ?

Qui gère quoi et comment ? Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée, chargée de la décentralisation, invitée à clore le colloque, a résumé l’esprit du projet de loi actuellement en préparation : «L’hydrosolidarité, c’est le point fort que nous devons partager» explique l’ex élue de l’Aveyron qui s’inspire du terrain : «Il faut une clarification, une simplification : qui est responsable de la gestion de l’eau ? Il ne peut pas y avoir d’autorité d’une collectivité locale sur une autre collectivité. Les établissements publics territoriaux (EPTB) de bassin devront jouer ce rôle de chef de file».

Chaque commune, chaque syndicat, chaque «parlement de l’eau local» pour reprendre l’expression de Martin Malvy, garde ses compétences. Mais s’agissant de la gestion de cours d’eaux qui traversent des territoires fort différents, un pilotage territorial global s’avère nécessaire, estime la ministre.

Certains territoires ont d’ailleurs pris les devants, rappelle Marc Abadie, directeur général de l’agence de l’eau Adour-Garonne : «En Haute-Garonne, le conseil général a impulsé des regroupements. Dans le Lauragais, le Comminges, on s ‘est organisé comme en Ariège, et notre Agence majore les subventions quand il y a ces fédérations». Les fameux EPTB devront encore davantage «organiser cette solidarité autour de l’eau» ajoute-t-il. .

Reste à mieux faire partager les

contraintes et les enjeux aux usa

gers de l’eau, les premiers concernés.

A quoi sert l’Agence ?

Marc Abadie -qui ne pratique pas le robinet d’eau tiède – l’a spontanément évoqué en publichier: «Le citoyen sait-il à quoi sert une Agence de l’eau ? Je crains bien que non». Eh bien, voilà justement l’occasion de le rappeler : «Depuis 1964, les Agences de l’eau financent la dépollution, environ les deux tiers de notre budget de 300 millions d’euros. Le tiers restant est consacré à la protection des milieux aquatiques». Compte tenu des enjeux sur le terrain, tout sauf un long fleuve tranquille.


Aqua viva : un projet étudiant

Les étudiants apportent aussi leur expertise à ceux qui bossent sur le terrain. Sciences-po Toulouse permet ainsi aux étudiants de 5e année de prendre en charge des commandes publiques ou privées. D’où le séminaire ouvert à tous organisé jeudi matin ( 8h 30- 13 heures) autour de deux projets étudiants: Open Lab, consacré au phénomène urbain, et Aqua Viva qui a justement pour objectif une gestion sociale de l’eau autour des Pyrénées.

– Formation : mise en place de partenariats entre universités françaises et espagnoles, formation pour les élus ;

– Recherche : association de laboratoires pluridisciplinaires spécialisés sur l’eau ;

– Sensibilisation : création d’un forum citoyen, mise en place d’une exposition pédagogique itinérante et création d’un site internet ;

– Coopération politique : Echanges régulièrs entre décideurs locaux pour favoriser les bonnes pratiques de gestion des deux côtés des Pyrénées.

Daniel Hourquebi

Publié le 18/11/2012 08:34

Balma. Chantal Perdigau : Miss bio fait le bonheur des jardinautes

Vous rêvez d’un potager mais n’en avez pas, ou, inversement, vous possédez un terrain mais n’avez pas le temps de le cultiver ? Qu’à cela ne tienne, Chantal Perdigau a la réponse à cette situation. Cette Toulousaine de 27 ans propose de faire se rencontrer propriétaires de jardins et jardiniers en herbe sur son site unique en France. Lancé voilà un an, «Savez vous planter chez nous», c’est son nom, est devenu le rendez-vous des jardinautes qui trouvent leur bonheur en quelques clics. Avec plus de 1 600 inscrits en France, mais aussi en Belgique, en Suisse au Luxembourg, et bientôt au Québec, à Madagascar cette création internet made in Balma est pleine de fraîcheur.

Ingénieur INSA, de formation, en Génie des procédés de l’Environnement, Chantal, en créant ce site, a fait d’une pierre deux coups : elle crée un lien social à travers une passion commune et donne un autre sens à sa vie. «Ce n’est pas encore facile d’en vivre, mais aujourd’hui, je fais ce que j’aime», confie-t-elle, «Le résultat est encourageant. Dès le premier jour de la création du site des gens se sont inscrits. Et depuis, ça n’arrête pas ! On réunit des propriétaires qui ont peu de temps à eux ou des retraités qui proposent leurs terrains à d’autres qui rêvent de potagers mais qui vivent souvent en appartement. Et lors de la récolte, il y a le plaisir de partager les légumes. De bons produits cultivés soi-même, en période de crise, sont deux atouts qui s’ajoutent au plaisir initial. Nous répondons aussi à de nombreuses demandes de personnes en attente d’obtention de jardins familiaux, sociaux, municipaux…» Après discussions et accord entre les parties, des contrats type sont remplis pour consigner les circonstances d’utilisation des surfaces cultivées. Le tour et joué. Il ne reste plus qu’à se mettre au boulot !

Les projets germent

La formule séduit. Et le site se développe. En plus des conseils de jardinage, il propose désormais une géolocalisation où apparaissent les différentes annonces. Depuis peu, il héberge également une boutique en ligne. «C’est notre rubrique Chouchoux. Il s’agit d’un espace payant réservé à des particuliers et des entreprises. L’objectif, ici, est de mettre en valeur des spécificités et des professionnels qui sortent parfois de l’ordinaire comme par exemple les taupiers, des sourciers (!) des cultivateurs de figues, de safran, etc. Déjà, un apiculteur s’est inscrit pour trouver un terrain où installer quelques-unes de ses ruches», se félicite Chantal Perdigau.

D’autres projets sont semés et ne demandent qu’à pousser. À terme, par exemple, le site devrait proposer un espace de vente calqué sur la formule du «Bon coin» mais où l’on parlera uniquement jardinage. «J’envisage également aujourd’hui de faire un espace dédié au troc. La formule de l’échange de graines devrait plaire. N’oublions pas que solidarité et partage, sont des valeurs qui me tiennent à cœur. Elles doivent rester notre philosophie», ajoute Chantal.

Comptabiliser les contrats initiés par le site est difficile à ce jour. Mais les quelque 500 visites par jour, et l’affluence des témoignages de jardinautes, confirment un indéniable succès dans tout l’hexagone. À Toulouse, des «jardins urbains» ont ainsi vu le jour. «Sur un terrain de 500 m2 situé dans le quartier Saint-Michel, un propriétaire accueille pas moins de six jardiniers rencontrés sur le site», lance Chantal avec un large sourire. Cette récompense n’est cependant qu’une goutte d’eau dans l’océan des bonnes nouvelles. Cet été, Chantal a été élue Miss Bio, un prix dédié à des espoirs féminins dans le domaine de l’environnement. Mais le plus beau cadeau reste sans doute l’avenir en rose qui se dessine pour la jardinière du web. Fruit d’une récolte très attendue, il est déjà aussi celui d’une reconversion réussie.

http://www.plantezcheznous.com


Miss Bio pour un an

Miss Bio n’est pas un prix de beauté. Il ne récompense pas des mannequins, mais l’engagement de jeunes espoirs féminins dans le domaine de l’environnement ! Parmi sept candidates, les internautes ont pu élire sur le site celle dont le projet d’un mode de vie sain et durable apparaît comme le plus convaincant. Chantal est élue pour un an.

Emmanuel Haillo

 

Publié le 29/11/2012 07:39

Pollution de l’air : le constat est alarmant

Les rencontres Air-Climat -Santé, qui se déroulent à Toulouse font un constat alarmant sur la qualité de l’atmosphère qui nous entoure. Si on connaît les polluants, il est plus difficile d’agir…

Dominique Tilak est directrice de l’observatoire régional de l’Air en Midi-Pyrénées (Oramip). Face à l’augmentation croissante de la pollution de l’air, elle appelle «à une mise en mouvement des citoyens». Interview.

Peut-on dire que l’air que l’on respire se dégrade de plus en plus ?

C’est un constat que font tous les pays européens. Dans l’agglomération toulousaine, nous dépassons déjà le seuil fixé pour l’oxyde d’azote qui est de 40 microgrammes par m3 en moyenne annuelle. On estime à 40 000 le nombre de personnes qui vivent en permanence au-dessus de ce seuil-là. Et pour les particules fines en suspension, le nombre de journées où nous dépassons le seuil de 50 microgrammes est en augmentation. Il y en a eu 24 l’an dernier pour un seuil légal fixé à 35 jours par an.

Quelle est l’origine de ces pollutions ?

Nous connaissons bien les sources de polluants. Pour l’oxyde d’azote, il s’agit de la combustion des carburants automobiles ou des chauffages notamment au gaz. Les particules en suspension sont essentiellement liées au diesel, au chauffage au bois ou au fuel. Il peut y avoir aussi des recombinaisons chimiques liées à la météo et aux températures d »hiver, avec des inversions thermiques. Cette année, nous notons une légère amélioration car il fait moins froid et que les chauffages sont moins sollicités.

Connaît-on l’impact direct de la pollution sur la santé ?

On estime qu’elle est à l’origine de 40 à 42 000 morts prématurées par an en France et qu’elle réduit déjà l’espérance de vie des citadins de quelques mois. L’Institut national de veille sanitaire a mené une étude qui prouve que les décès sont liés à la proximité avec la source de pollution. Par ailleurs, le commissariat général au développement durable estime entre 20 et 30 millions d’euros par an le coût des conséquences sanitaires dans le budget de la santé publique.

Que peut-on faire pour améliorer la qualité de l’air ?

Nous savons sur quoi il faut travailler. C’est un problème complexe qui touche aux transports à l’aménagement du territoire. Il faut agir sur les sources, véhicules, chauffages urbains et arrêter de construire dans les zones les plus pollués, comme dans la proximité des périphériques.

Des villes ont commencé à s’attaquer au problème ?

Oui. Barcelone, notamment, s’efforce de ne plus faire rentrer les bateaux dans son port avec les moteurs, en privilégiant des systèmes électriques pour les derniers kilomètres. De même en centre-ville pour les livraisons. Au Caire, ces sont tous les taxis qui roulent au diesel qui vont être remplacés.

Des amendes sont désormais prévues si les seuils légaux ne sont pas respectés…

La commission européenne estime à 15 millions d’euros l’amende dont devra s’acquitter la France plus des contraintes journalières de centaines de milliers d’euros par jour de dépassement des seuils. C’est une première. Les négociations sont en cours, mais c’est le budget général de l’État qui va payer autant dire le contribuable.

Peut-on vraiment inverser la tendance ?

L’enjeu, c’est une mise en mouvement des citoyens. Si l’on veut préserver notre santé, c’est l’affaire de tout le monde, portée par l’action publique. Il faut tester les solutions qui marchent et orienter ensuite les politiques publiques.


Plan Climat

Le Plan climat de l’agglomération toulousaine s’est fixé un objectif clair à l’horizon 2020 : c’est la règle des «3 fois 20» : 20 % de réduction de nos gaz à effets de serre, 20 % d’amélioration de notre efficacité énergétique et 20 % d’énergies renouvelables en plus dans notre consommation énergétique. Les collectivités locales sont censées donner l’exemple en développant l’usage des véhicules électriques.

La Ville rose ne fait pas encore partie des seize zones françaises menacées de contentieux par la Cour de justice européenne pour dépassements des seuils de pollution légaux. Mais la situation s’aggrave de semaine en semaine.

Recueilli par Gilles-R. Souillés

Publié le 18/11/2012 07:07

Gaz de schiste: le grand débat

Gaz de schiste: le grand débat

Voilà quelques mois, tout le monde y était opposé, mais cette belle unanimité montre des signes de fracture, comme la méthode tant décriée pour extraire et exploiter ce «nouveau» pétrole. Le débat sur le gaz de schiste apparaît moins tranché, moins tabou depuis que des personnalités influentes comme Jacques Attali, Michel Rocard ou François Fillon ont mis les pieds dans le plat en prenant le contre-pied du discours ambiant.

À gauche, Arnaud Montebourg a manifesté son intérêt pour le gaz de schiste, assurant vouloir «réfléchir» à son exploitation. Le ministre délégué Alain Vidalies a plaidé de son côté pour que le gaz de schiste ne soit pas définitivement écarté, ce qui lui valut la réponse instantanée du président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé : «Un revirement du gouvernement serait une violation absolue de l’accord passé entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts…» Chaque jour apporte son lot de nouvelles. C’est maintenant au tour du Sénat de demander une commission d’enquête !

La porte ne semble donc plus inexorablement fermée. Lors de sa conférence de presse, François Hollande a emboîté le pas de Louis Gallois, indiquant que la recherche de solutions alternatives à la très controversée fracturation hydraulique allait continuer, et qu’il prendrait ses «responsabilités» si une nouvelle technique apparaissait.

De son côté, l’Agence internationale de l’énergie a plaidé à son tour pour l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, faisant de la politique énergétique américaine un modèle du genre. Une manière d’inciter l’Europe à suivre l’exemple pour assurer son indépendance énergétique.

Reste, qu’à ce jour, la fracturation hydraulique est le seul moyen pour extraire ce pétrole des sous-sols. Une technique interdite depuis juillet 2011 en raison de ses effets sur l’environnement (risques sur les nappes phréatiques, émanation de méthane…) Et les technologies d’exploration hors fracturation restent à un stade embryonnaire, ce qui n’empêche pas les grands groupes pétroliers de se lancer dans ce nouveau challenge. Vallourec, Imerys ou Solvay ont déjà investi le marché américain.

Dans ce contexte, les opposants au gaz de schiste n’en finissent plus de critiquer les lobbies qui s’exercent en ce moment. L’eurodéputée Corinne Lepage, présidente de CAP21, appelle à un débat sérieux et part en guerre contre la caricature d’une «argumentation absurde» selon elle : l’exploitation du gaz de schiste relancerait la croissance française…

La question du gaz de schiste constitue bien un débat dans le débat sur la transition énergétique, que les «Sages», auront bien du mal à évacuer dès mardi. J.-M.D.


«Restons vigilants !»

Europe-Ecologie les Verts se montre absent dans ce débat où les pro-gaz de schiste multiplient leur prise de position. «Si on ne réagit pas, c’est parce qu’il n’y a pas vraiment de nouveautés. Nous sommes sur d’autres urgences», reconnaît Alexandre Maffre, délégué «campagne-action» au sein du groupe local EELV Toulouse. «Certes, le climat a changé, il y a plus de prises de positions, mais nous ne sommes pas vraiment étonnés. Pour les groupes pétroliers, il y a des sommes colossales en jeu avec, pour eux, de vrais enjeux industriels. Les partisans du gaz de schiste jouent avec l’effet crise, le chômage. ça aide. Mais nous, nous n’avons jamais relâché la garde.»


Michel Rocard: «Nous prenons le risque d’une véritable famine énergétique »

Mardi s’ouvre le débat sur la transition énergétique à l’initiative du gouvernement. Greenpeace a refusé d’y participer au motif qu’on retrouve dans la composition des Sages chargés d’animer ce débat des défenseurs reconnus du nucléaire ?

Ce n’est pas très intelligent. Le plaidoyer pour ou contre a besoin d’une approbation de l’opinion dans un sens ou dans l’autre. Refuser le débat, c’est peut-être avoir peur de ses conclusions. C’est, je crois, un mauvais signe. Pourtant, ce débat est indispensable.

La demande énergétique doublerait d’ici 2 050. En Europe, la dépendance à l’égard des importations atteindrait jusqu’à 90 %. C’est pourquoi plusieurs pays se sont lancés dans la transition énergétique. Pour Delphine Batho, ministre de l’Environnement, la réponse doit être européenne. C’est votre avis ?

La dimension européenne est une dimension importante, mais voilà 30 ans qu’on n’arrive pas à définir une politique énergétique européenne à cause justement du refus du nucléaire par quelques pays, le plus véhément étant l’Autriche. L’Allemagne l’a rejointe depuis quelque temps. Dans ce contexte, il nous faut au moins parvenir à européaniser la poussée des énergies renouvelables. Je suis donc d’accord avec Delphine Batho. Mais la prévision d’augmentation de l’énergie que vous évoquez est liée à l’hypothèse que nous aurons retrouvé la croissance dans un délai assez rapide. J’avoue que je n’y crois pas beaucoup car les moteurs de la croissance, aujourd’hui, sont tous éteints. Le pouvoir d’achat salarial qui fournit de la consommation baisse parce qu’il y a trop de chômage, trop de pauvres et de travailleurs précaires. Par ailleurs, la moitié des pays d’Europe au moins est en stagnation ou en récession, tout comme la Chine et le Brésil sont en stagnation depuis trois ou quatre mois. Il n’est pas sûr du tout que nous ayons une croissance de la demande énergétique au rythme que vous décrivez.

Nous sommes très proches également de ce qu’on a appelé le «pic pétrolier» ?

Oui. Cela signifie qu’à partir de 2017, la planète ne parviendra plus à reproduire chaque année le volume équivalent de pétrole que l’on a connu. Cela va baisser inexorablement. Nous rentrons dans une période de rareté de pétrole. Si la croissance se réaccélère un peu, cela signifie également que les prix vont être vertigineux. Les experts s’attendent à ce qu’on se rapproche des 200 dollars le baril de pétrole. C’est épouvantable. Il faut donc nous tourner vers les énergies non créatrices d’effets de serre. En Europe, l’hydraulique est à peu près saturée car nous avons tout équipé. Il n’y a plus grand-chose à espérer de ce côté-là.

Mais l’éolien et le solaire ne sont pas encore au point ?

C’est bien le problème. Du côté de l’éolien et du solaire, les industries ne sont pas encore au point. Ça coûte 2,5 à 3 fois le prix du kw/h que nous avons avec le fossile ou le nucléaire. Surtout, tant dans l’éolien que dans le solaire, les unités de production sont toutes petites. Il faut des milliers d’éoliennes, des milliards de panneaux solaires pour fournir les milliards de kw/h dont on a besoin. Ce qui veut dire que pendant un certain temps, il faut continuer agressivement et énergiquement la recherche sur le solaire et l’éolien pour les rendre meilleur marché, compétitifs. Mais surtout, il faut pendant tout ce temps poursuivre le nucléaire. À mon avis, on n’a même pas le choix. Allemagne, Italie, Suède et Belgique sont allées tellement vite qu’ils ont décidé de supprimer le nucléaire chez eux. De fait, dans moins d’une dizaine d’années au milieu de l’Europe, cela va entraîner une famine énergétique effroyable. C’est à devenir fou et ils chercheront à importer alors par tous les moyens. La France, elle, s’est rendue capable d’augmenter son énergie nucléaire et d’exporter. Nous avons une filière industrielle stable, puissante, créatrice d’emplois et une possibilité d’exportation énorme que les autres pays n’ont pas. Or, notre commerce extérieur est en déficit ; ça tombe admirablement. Certes, il ne faut pas oublier que le nucléaire peut être dangereux mais, sur 50 ans d’histoire, il a tué quatre à cinq fois moins que le charbon. Il n’y a pas d’énergie non dangereuse et sans problème. Le charbon produit des gaz à effet de serre de manière terrifiante et, en plus, il tue 1 500 à 2 000 personnes par an dans des accidents variés, la plupart en Chine. Ce n’est pas parce qu’ils sont Chinois qu’on peut oublier ces morts et je trouve que l’assassinat implicite des mineurs chinois sur lesquels on compte en renonçant au nucléaire chez nous est scandaleux. Et puis, c’est très dangereux parce que la Chine est un gros pollueur. Si l’industrie du charbon s’accélère, les effets de serre rejailliront sur la planète entière.

Vous avez surpris tout le monde en prenant la défense du gaz de schiste, en comparant la richesse du sous-sol français à ce que le Qatar est au pétrole et au gaz. La France est-elle vraiment «bénie des Dieux» ?

Là encore, on est partis d’une peur mythique qui a certes ses fondements. Mais regardez le gisement de gaz de Lacq exploité à l’époque par fracturation, que je sache, personne n’a mesuré de dégâts écologiques définitifs. Sur le gaz de schiste, je suis en train de me demander si on ne nous raconte pas des histoires. À nous tous seuls, en France nous sommes une espèce de deuxième Moyen-Orient en matière de gaz de schiste. A-t-on le droit de laisser passer cette opportunité en nous renvoyant vers pétrole et charbon ? Je me demande s’il n’y a pas de la naïveté et de l’inconscience dans cette affaire. Je demande non seulement que le débat soit ouvert, mais aussi que la recherche soit poussée sur la réalité et la mesure du danger et les contre-mesures possibles. De toute façon, la fracturation hydraulique n’est pas le seul moyen d’exploitation. S’il en existe d’autres, il faut vite les mettre au point. La France semble trop avantagée par la nature en matière de réserves de gaz de schiste pour que nous laissions passer cette chance.

Nous sommes loin de pouvoir nous passer du nucléaire, dîtes-vous, mais vous restez toujours fermement opposé à la dissuasion nucléaire… ?

Toutes nos opinions publiques ont la peur de l’atome. Pour que cette peur baisse, il faut au moins sortir de ses plus gros dangers. Le fait que quelques pays, et principalement ceux du Conseil de Sécurité, veulent garder leur armement nucléaire est un effet d’empêchement à ce qu’il y ait un consensus international contre les proliférants. Sortir du nucléaire militaire ne pourra se faire que par des négociations internationales qui promettent d’être très longues. Le Conseil de Sécurité ne décidera jamais de mesures contraignantes. Il faudra donc de multiples étapes. L’important est au moins de dessiner des perspectives. Mais sachons tous que le nucléaire militaire tel que nous l’avons ne sert plus à rien. Nous ne dissuadons personne.


Zoom

Concertation autour de la transition énergétique

Le débat promet d’être sans tabou, ouvert, riche, inépuisable, et parfois houleux. En décrétant le principe d’une large concertation sur la transition énergétique, le gouvernement a suscité des controverses inattendues à commencer par Greenpeace qui a vu dans la nomination des cinq membres du comité de pilotage, dont deux éminents représentants des intérêts de l’industrie nucléaire, un «mauvais coup» de trop. Les mêmes regrettent qu’aucune place n’ait été accordée aux représentants des filières des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique ou encore des PME.

La désignation de cinq «Sages» pour animer le débat, parmi lesquels l’ex-patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, et Pascal Colombani qui dirigea le CEA entre 1999 et 2002, a eu tôt fait d’alimenter la critique des antinucléaires. Pourtant, il y avait urgence à organiser cette vaste concertation pour tenter de brûler les étapes en matière d’efficacité énergétique. En sachant que la demande d’énergie ne cessera de croître ces prochaines années et qu’il reste beaucoup à faire dans le domaine de la construction et de la rénovation des bâtiments.

C’est ce mardi que se déroulera la première réunion du débat sur la transition écologique voulue par la ministre de l’environnement Delphine Batho. Il s’agit d’abord de répondre à la promesse de François Hollande de réduire de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production électrique à l’horizon 2 025. Il s’agit aussi de proposer une réforme profonde de la consommation d’énergie basée sur la «sobriété». Ce débat, qui s’appuiera entre autres sur les projections de l’Ademe, institution référrante en la matière, se déroulera en trois étapes. D’abord une phase d’information de novembre à décembre, suivie d’une phase de participation du grand public de janvier à avril 2013, pour se conclure en mai par une phase de synthèse qui devra déboucher sur un projet de loi de programmation en juin 2013.

Dans son rapport 2012, l’Agence internationale de l’énergie se projette en 2 035 en évoquant le bouleversement du système énergétique mondial avec, d’une part, le déclin progressif du nucléaire, et d’autre part, le retour massif du pétrole et du gaz aux États-Unis via, notamment l’exploitation du gaz de schiste.


Grand Sud: deux permis rejetés, un autre abrogé

La question du gaz de schiste revêt un écho particulier dans le Sud-Ouest où les pétroliers n’ont cessé ces dernières années de vouloir déposer des permis d’exploration en prévision d’une exploitation éventuelle. Un long combat s’est amorcé voilà trois ans avec de farouches oppositions, José Bové en tête. Le fort courant pétitionnaire qui s’est peu à peu installé a fait reculer les pouvoirs publics.

En septembre 2012, en ouverture de la Conférence environnementale, François Hollande a rejeté sept demandes de permis. Parmi eux, deux concernaient directement Midi-Pyrénées.

Il s’agit, d’une part, du permis de Beaumont-de-Lomagne qui couvrait une superficie exceptionnelle de10 405 km2 et avait été déposé par BNK France SAS. Cette demande de permis exclusif pour une durée de cinq ans portait sur une partie des départements du Lot-et-Garonne, de la Dordogne, du Lot, du Tarn-et-Garonne, de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées et du Gers. BNK France a jusqu’au 26 novembre pour faire éventuellement appel devant la juridiction administrative compétente. Le recours à la technique de la fracturation hydraulique pour ces investigations pétrolières explique le rejet par le ministère.

L’autre permis, rejeté pour les mêmes motifs, était celui dit de «Cahors» d’une surface totale de 5 710 km2 couvrant une partie de l’Aveyron, la Dordogne, le Lot, le Tarn-et-Garonne et le Tarn. Cette demande était conduite par 3LegsOil & Gaz dont le siège social est dans l’Ile du Man.

Quant au permis dit de «Nant» qui avait été accordé à la société Schuepbach Energy LLC par arrêté du 1er mars 2010, il a été tout simplement abrogé le 12 octobre 2011 par la ministre de l’Ecologie de l’époque Nathalie Koscusko-Morozet.

Etaient aussi dans le collimateur les permis dits de Montelimar et de Villeneuve-de-Berg. Les industriels avaient été tenus de préciser la technique qu’ils allaient utiliser. Pour la première fois dans son histoire minière, la France abrogeait des permis de recherche qu’elle avait pourtant accordés en toute légalité via son administration. Une étape franchie alors pour tenter de désamorcer, à quelques mois de la présidentielle, le dossier explosif du gaz de schiste.

Recueilli par Jean-Marie Decorse

Publié le 17/11/2012 03:47

Cazères. Des «Familles à énergie positive»

Publié le 15/11/2012 03:47

Agen. En 2014, les usagers de la Garonne seront taxés

Une réunion publique est organisée lundi 19 novembre à l’Agropole sur la mise en place d’une redevance visant à financer en partie le coût du soutien d’étiage.

Le financement du soutien d’étiage de la Garonne intégrera, à partir de 2014, une «redevance pour service rendu». Celle-ci sera perçue auprès de tous les usagers utilisant de l’eau issue du fleuve.

La procédure qui permettra d’aboutir à ce nouveau mode de financement répondra à plusieurs étapes : premier trimestre 2013, tenue d’une enquête publique ; deuxième semestre 2013, arrêté préfectoral instaurant la redevance ; 1er janvier 2014, instauration de la redevance ; deuxième semestre 2014, perception du produit de la redevance par le Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (Smeag).

Préalablement à l’enquête publique, une réunion d’information est organisée lundi 19 novembre, à 18 h, à l’auditorium de l’Agropole (Estillac) pour expliquer cette future redevance et recueillir des remarques.

Réalimentations

Depuis l’été 1993, la Garonne bénéficie de réalimentations de soutien d’étiage : il s’agit de maintenir les niveaux d’eau nécessaires, entre juillet et novembre de chaque année, pour éviter les conflits entre les différents usages (industrie, agriculture, navigation, consommation domestique) mais également pour préserver le milieu aquatique.

Selon le Smeag, «le soutien d’étiage a permis de diviser par deux les situations de tension autour de la ressource en eau en périodes estivale et automnale». Le soutien d’étiage contribue à l’équilibre de la Garonne qui a un impact déterminant sur l’économie des territoires traversés. Le fleuve a en effet permis l’implantation d’environ 125 000 hectares irrigués (dont 75 000 dépendent directement du fleuve en étiage), d’un vaste équipement hydroélectrique, de canaux dérivant ses eaux, etc.

Les opérations de soutien d’étiage de la Garonne sont organisées dans le cadre de conventions pluriannuelles de coopération entre le Smeag, responsable des opérations, le préfet coordonnateur du sous-bassin de la Garonne, l’Agence de l’eau Adour-Garonne (AEAG), financeur majoritaire, et les gestionnaires des réserves en eau conventionnées : EDF et l’Institution interdépartementale pour l’aménagement du barrage de Montbel (IIABM).

Les conventions de coopération actuellement en vigueur sont échues à la fin de cette année. De nouveaux accords sont en cours de signature pour la période 2013-2017 ; ils intègrent de nouvelles dispositions de financement qui s’appuient sur l’instauration d’une redevance pour service rendu.

Même coût pour tous

L’ancien dispositif était financé à 95 % par la puissance publique. Le nouveau plan de financement rééquilibre les participations publiques et privées, en fixant toutefois un plafond maximal de 60 % pour la part récupérable via la redevance. Cette nouvelle taxe s’appliquera à tous les usagers individuels, collectifs ou institutionnels qui utilisent de l’eau prélevée dans le fleuve ou dans sa nappe d’accompagnement : agriculture, prélèvement urbain et domestique, industrie (dont l’énergie nucléaire), canaux (Neste, Saint-Martory, canal de Garonne), navigation. Le coût au mètre cube prélevé est le même pour tous les usagers. Selon le territoire concerné par le soutien d’étiage, le montant de la redevance perçue auprès des usagers est proportionnel au service effectivement rendu à la Garonne. Les préleveurs actuellement identifiés se répartissent ainsi : 70 pour l’AEP (agriculture, urbain et domestique), 103 industriels et 1 200 irrigants. Le coût maximum du soutien d’étiage, pour 58 millions de mètres cubes mobilisés, sera de 5 millions d’euros par an. De 2013 à 2017, il sera financé à parité par le produit de la redevance et par des recettes publiques (subventions de l’AEAG et participations des collectivités territoriales)

Dans le cadre de son Plan Climat énergie territorial, le Pays sud toulousain participe pour la première fois au défi «Familles à énergie positive», dont l’objectif est de mobiliser le grand public sur les économies d’énergie que l’on peut réaliser au quotidien,sans affecter le confort. La mission des familles participantes : réduire leur consommation d’énergie d’au moins 8 %, uniquement en modifiant quelques habitudes quotidiennes. Pour cette opération totalement gratuite, la ville de Cazères a été retenue comme bassin de vie au même titre que Rieumes, Auterive, Carbonne et Cintegabelle. Guy Escaich, qui assure la permanence de l’espace info énergie, souhaite mobiliser les familles de Cazères et des communes avoisinantes : «Familles à énergie positive doit se dérouler pendant toute la saison de chauffage du 1er décembre 2012 au 30 avril 2013. Malheureusement, à ce jour, nous manquons ici de familles candidates. C’est dommage car ce défi permet à chacun de se mobiliser de façon concrète, efficace et ludique pour diminuer ses consommations, réduire ses émissions de CO2 et gagner de l’argent en réduisant ses factures d’énergie (soit environ une économie de 200 euros par an). Pour Cazères nous avons besoin de 5 à 10 familles qui seront regroupées dans une équipe pilotée par un capitaine». Une réunion de lancement aura lieu début décembre. Chaque famille recevra alors un guide d’éco-gestes à appliquer pour réaliser des économies sur l’électricité, le fuel, le gaz. L’intérêt est que ces gestes mis en œuvre, seront reproduits et très souvent pérennisés par les membres d’une même famille. Une belle occasion de sensibiliser parents et enfants autour des économies d’énergie. Depuis sa création en 2008, les économies réalisées dans le cadre de ce défi représentent environ 700 000 litres de fuel.

Inscriptions : Guy Escaich au 05 61 97 34 20 ou infoenergie-sudtoulousain@orange.fr

le site : http://www.pays-sud-toulousain.familles-a-energie-positive.fr

Annie Mitault

Publié le 28/11/2012 10:08

Noël 2012 : dix conseils pour un Noël respectueux de l’environnement

Célébrer Noël de manière généreuse et fastueuse, tout en respectant la planète et l’environnement, c’est possible. Pour ce faire, il suffit de mettre en pratique ces dix conseils, prodigués notamment par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Décorations de Noël
En France, la puissance électrique nécessaire aux illuminations de Noël est estimée à 1.300MW, dont les
trois quarts pour les ménages et un quart pour les collectivités. Les guirlandes de Noël sont souvent utilisées en période de pointe, et génèrent ainsi d’importantes émissions de CO2. Pour limiter ce dioxyde de carbone, l’Ademe recommande de préférer des guirlandes LEDs, voire éviter tout ce qui est électrique. Surtout, il convient de faire un inventaire des objets déjà en sa possession avant de passer en magasin. Les plus habiles peuvent aussi fabriquer eux-mêmes leurs suspensions et autres produits décoratifs.

Le choix du sapin
La meilleure solution : le sapin en pot, à replanter dans son jardin. Attention, cette étape doit être effectuée quelques jours après l’achat. Remis en terre, l’arbre de Noël absorbera le CO2 présent dans l’air. Pour les personnes ne possédant pas de jardin, le sapin artificiel ou coupé sont des alternatives intéressantes, à condition de respecter des règles élémentaires. La première : garder son sapin artificiel au moins trois ans pour rentabiliser son achat. Petit bémol : « il est souvent fabriqué à l’autre bout du monde avec des matériaux non-recyclés« , rappelle l’agence de l’environnement. Concernant le sapin coupé, l’acheteur vérifiera toujours sa provenance avant de l’emporter, et préférera des sapins « made in France ».

Quel que soit le type de sapin choisi, il est préférable d’éviter tout flocage. Ce dernier imite la neige mais est produit avec des substances chimiques. Conséquence : il devient impossible de composter le sapin, étape indispensable dans le cas de l’achat d’un sapin coupé.

Les cadeaux
Un bon repérage et une bonne connaissance des labels développement durable permettent d’acheter des cadeaux respectueux de l’environnement (découvrir les écolabels : Ecolabels.fr). Pour les jouets, l’agence de l’environnement oriente les parents vers des produits « robustes« , qui passeront les années. Il est préférable aussi de limiter les jouets nécessitant des piles, ou préférer ceux fonctionnant avec des piles rechargeables. Des présents dématérialisés, à l’image des places de spectacle, des billets de train, etc., sont aussi une bonne alternative.

Une belle table
Il est plus écologique d’éviter la vaisselle jetable, génératrice d’une quantité importante de déchets. La table sera plus élégante avec une vraie vaisselle.

Le repas
Un repas de Noël ou du Nouvel An « vert » privilégie les produits de saison ou locaux. Là encore, pour les aliments, les labels sont une aide précieuse. Pour les poissons, par exemple, le sigle Marine Stewardship Council (MSC) garantit que l’espèce a été pêchée dans le respect du développement durable et de son renouvellement naturel.

Autre commandement important : éviter le gaspillage alimentaire en conservant bien les produits, en cuisinant de « manière astucieuse » (en limitant les portions par exemple) et en achetant malin, particulièrement au niveau des quantités.

Ne pas oublier de distribuer les restes à ses proches après s’être rassasié… un bon conseil pour éviter que les mets restants ne finissent à la poubelle, quelques jours après les fêtes.

Le déplacement
Pour se rendre chez ses amis ou sa famille, l’Ademe conseille les transports en commun ou encore le covoiturage, voire la marche à pied si les distances le permettent. Les automobilistes adopteront aussi une conduite souple, pour pratiquer « l’éco-conduite« , et ainsi économiser du carburant mais aussi réduire leurs émissions de gaz carbonique.

Les activités
Le soir du Réveillon et le jour de Noël, penser à éteindre consoles de jeux, télévisions et ordinateurs. Rien de mieux que de profiter de ces moments en famille pour pratiquer des activités ensemble et redécouvrir, par exemple, les jeux de société ou encore s’amuser avec les enfants et leurs cadeaux déposés au pied du sapin.

Le tri
Pendant les fêtes, le public continuera à effectuer du tri sélectif. Les emballages cadeaux, eux, finiront dans la poubelle classique, car ils ne sont pas recyclables.

Les enfants mis à contribution
Les bons gestes pour la planète s’apprennent dès le plus jeune âge. Les parents doivent associer les plus jeunes à la préparation des fêtes, afin de les sensibiliser au développement durable. Côté cadeaux, les adultes peuvent se tourner vers des jeux éducatifs, à livrer le matin de Noël.

Les lendemains de fête
Une fois la fête terminée, place au nettoyage et au rangement. Les familles penseront aux produits éco-labellisés ou encore faits-maison, très efficaces lorsqu’ils sont à base de bicarbonate de soude, de citron ou de vinaigre blanc. Pour le sapin de Noël végétal, il pourra être emballé dans un « Sac à Sapin » décoratif  d’Handicap International (5¤), 100% biodégradable et 100% compostable. Certaines villes, comme Paris, récupèrent aussi les arbres de Noël pour les composter et s’en servir dans les jardins de la ville. Ikea récupère aussi les arbustes, en échange d’un bon cadeau.

Retrouver les conseils de l’Ademe : mtaterre.fr et ademe.fr

 

Publié le 07/11/2012 03:46

Saint-Geniès-Bellevue. Atelier œnologie

Pour sa sixième année, l’atelier œnologie composante du foyer rural a démarré ses activités tambour battant. Une séance d’initiative pour les nouveaux pratiquants a été organisée au mois de septembre: ils ont pu découvrir les bases de la dégustation œnologique.

Les membres de l’association se retrouvent en deux groupes de 15 à 20 personnes les mercredis et vendredis à 20h.

Les premières séances ont eu lieu mi octobre avec pour thème les vins dit bio.

Communiqué de l’association: il reste des places lors des séances du mercredi, les personnes intéressées peuvent contacter l’association au 0561746000.

 

Publié le 23/11/2012 09:28

Le sénateur Pastor défend la voie de l’hydrogène

Le sénateur (PS) Jean-Marc Pastor poursuit son travail pour promouvoir l’usage de l’hydrogène en France. Son action est menée à travers l’association PHyrénées et le syndicat mixte Trifyl qui valorise les déchets à Labessière-Candeil. Une petite unité de production d’hydrogène à partir de méthane doit voir le jour en juillet 2013. «Ce sera une production modeste pour l’équivalent de dix voitures et trois bus» indique l’élu qui a fait le point sur ses actions à l’École des mines. La création de ce démonstrateur à Labessière a été rendue difficile en raison d’une législation complexe. «Il existe quatre projets en France pour des petites unités. Les règles sont les mêmes que si l’on avait créé une usine produisant de l’hydrogène pour toute le France.»

Jean-Marc Pastor va conduire une mission de huit mois avec le député Laurent Kalinowski. Les deux élus se rendront dans des pays qui ont décidé de faire de l’hydrogène, une alternative. Pour le sénateur, cette source d’énergie (qui peut être produit localement) présente de nombreux atouts face à la raréfaction annoncée du pétrole. L’évolution technologique permet aujourd’hui de concevoir des voitures qui fonctionnent avec une pile à combustible qui transforme l’hydrogène en électricité : «Cela porte l’autonomie des véhicules à 500 kilomètres.» L’élu socialiste souligne aussi l’intérêt économique : «La consommation d’un véhicule avec pile à combustible revient entre 7 et 10 € le litre sachant qu’il faut un litre pour faire 100 kilomètres» assure Jean-Marc Pastor.

L’Allemagne a décidé de s’engager dans cette voie avec l’installation de bornes de livraison sur son territoire. «Début 2014, les constructeurs allemands sortiront des véhicules sur le marché. Le paradoxe, c’est que l’installation des bornes a été confiée à un opérateur français, Air Liquide.» Pour Jean-Marc Pastor, la France se trouve devant un choix politique. «Nous avons 10 ans de retard» regrette l’élu qui entend à l’issue de sa mission en juin 2013, déposer une proposition de loi. «Nous avons la capacité en France à fabriquer des piles à combustible. Si nous n’évoluons pas, notre savoir-faire partira ailleurs. L’hydrogène peut permettre de diminuer la facture pétrolière, de développer les énergies renouvelables et de respecter l’engagement de diminuer la part du nucléaire dans notre production».

 

Publié le 20/11/2012 07:59

Eden Agro dessine le paradis de la revalorisation

Après avoir fait prospérer LIE, Jean-Pierre Laborie va lancer, début 2013, un site de retraitement des produits déclassés de l’industrie agroalimentaire et une centrale de méthanisation. Un projet à 8 millions d’euros.

Sur la route de Rabastens, alors que l’on quitte Vic-en-Bigorre, l’entrepôt n’attire ni les regards ni les curieux. Quelques palettes signifient là une activité pourtant intense. «L’endroit est devenu rapidement trop petit pour notre activité», sourit Jean-Pierre Laborie, le président d’Eden Agro Technologie (EAT), qui jouit d’une expérience dans la revalorisation des déchets suite à l’épopée de LIE Environnement qu’il a depuis cédée. Sans pour autant quitter ni ses principes audacieux ni ce secteur porteur d’emplois et d’idéaux.

À Vic, la petite structure qui embauche cinq personnes du sérail s’est spécialisée dans le retraitement des produits déclassés de l’industrie agroalimentaire (produits laitiers, biscuits, chocolats, venus d’usines du Sud-Ouest).

«Il y a cinq ans, toute cette gâche partait en décharge, narre Jean-Pierre Laborie. Désormais, on en recycle ici 95 %, ne reste que l’emballage. Ainsi, les yaourts sont transformés en soupe pour les cochons, tandis que chocolats et biscuits alimentent les coopératives porcines locales où le produit, riche en protéines, permet de sevrer les porcelets. Tout cela permet de remplacer le soja importé du Brésil. Pourquoi aller chercher ailleurs les solutions que nous avons près de chez nous ? Nous sommes fiers d’avoir apporté ces alternatives aux industriels et aux agriculteurs. Nous avons mis en place une technologie et des petites choses pour faciliter la collecte et le retraitement. Mais c’est encore trop artisanal.»

Et forcément, l’envie de voir plus grand, ailleurs. Mais pas bien loin, sur la zone industrielle de Bordères-sur-l’Echez où se dressera bientôt l’usine de recyclage d’Eden Agro Technologie. Plus qu’un projet, une réalité puisque la première pierre doit être posée dès le début d’année prochaine, suite à un interminable feuilleton administratif, débuté en novembre 2009.

«Tout est ficelé, transparent, mais ce ne fut pas de tout repos pendant trois ans, récapitule Nicolas Doléac, qui s’est chargé du dossier administratif avec François Samalens. Au niveau de la réglementation, on a essuyé les plâtres. Toutes ces études, de l’ICPE au bilan carbone (8.000 tonnes de CO2 consommées en moins), en passant par l’enquête publique ou le contrat d’injection biométhane sur le réseau GRDF (un projet pilote qui permettra d’alimenter en gaz 18 % des foyers de l’agglo) sont une garantie réelle de sécurité.»

Viser les gros producteurs

Car, en plus d’intensifier et d’optimiser la revalorisation des déchets de l’industrie agroalimentaire (de 4.000 t à 15.000 t par an), EAT va développer une centrale de méthanisation qui transformera jusqu’à 30.000 t de déchets en énergies renouvelables. «Nous en collecterons 30 % chez les agriculteurs (lisier, fumier) et 70 % auprès des gros producteurs de déchets alimentaires (collectivités, grande distribution, cantines…). Nous souhaiterions qu’un partenariat public-privé soit initié, tout comme la mise en place d’incitations financières pour trier. On peut donner un coup de main au département en le soulageant de quelques tonnes. Surtout quand on lit que le SMTD va mettre 45 millions dans une usine à Bordères qui ne traitera que 50 % des déchets. Les autres iront en décharge pour un coût faramineux de l’ordre de 150 millions d’euros au final. Il y a des alternatives et nous sommes prêts à aider.»

L’usine de recyclage d’EAT doit ouvrir d’ici un an.


8 millions d’euros d’investissement

Pour retraiter ces produits sur Vic, EAT a déjà investi 500.000€ dans un parc matériel spécifique. En se déplaçant à Bordères, l’investissement sera de près de 8 millions d’€, sur un site de 22.000 m2, derrière le SDIS. La première partie, à gauche, servira à optimiser l’activité actuellement développée sur Vic, à savoir la transformation pour l’alimentation animale de produits déclassés de l’industrie agroalimentaire. Avec cette fois, la possibilité de traiter l’ensemble du produit, y compris l’emballage.

L’autre volet, c’est la centrale de méthanisation (au fond). Elle pourra transformer jusqu’à 30.000 tonnes de déchets qui seront entièrement valorisés, soit en biogaz réinjecté dans le réseau (ou, à terme, dans les véhicules utilisés pour la collecte), soit en épandage sur 1.200 hectares agricoles des digestats, une fois retraités. Un projet solaire est également à l’étude. «Nous souhaitons ainsi valoriser chaque type de déchets organiques générés par l’homme», détaille Jean-Pierre Laborie. Au final, ce projet, qui a reçu des aides du conseil régional, de l’Ademe et du Feder, pourrait créer de 15 à 20 emplois. A.B.

Andy Barréjo

Publié le 15/11/2012 08:28

Montastruc-la-Conseillère. Débat sur la nouvelle collecte des ordures

Joël Bouche, président du Sivom Montastruc-Verfeil et Benoît Trillou continuent leur tour de communes pour expliquer les grands changements de la collecte des ordures. Les usagers avaient déjà reçu une notice explicative mais ils sont surtout venus voir ce qui allait changer pour eux au niveau financier.

Même si le coût de la collecte n’augmente pas, remplacer la taxe basée sur la valeur locative de l’habitation, par une redevance dont une partie est calculée proportionnellement au nombre de personnes vivant au foyer, c’est pour le SIVOM, ainsi que le déclare Joël Bouche «dans un souci d’équité, les ordures ménagères étant produites par les gens et non par les maisons». De 135 € pour une personne à 385 pour quatre personnes et plus. Les murmures et les interventions dans la salle laissent penser que les usagers ont vite fait leur calcul et qu’ils seront nombreux à payer plus cher. Pourtant certains devraient voir leur facture baisser.

La collecte du verre a soulevé aussi bien de questions : le verre se fera en apport volontaire dans des colonnes dont le nombre est augmenté. Comment feront les personnes âgées ou celles qui n’ont pas de véhicule ? Mais Joël Bouche le précise, la collecte en porte à porte coûte six fois plus cher. Et l’objectif du SIVOM est de «maîtriser les coûts».

Enfin, le centre bourg du village, n’est pas compris dans le périmètre de ramassage en porte à porte car de nombreuses habitations n’ont pas la place pour stocker les bacs. Les usagers devront porter leurs déchets dans des zones de regroupement. Ce sera peu pratique pour les familles et très difficile pour les personnes âgées.

D’autres questions ont été abordées, ceux qui n’ont pas pu assister à cette réunion peuvent encore se rendre à Verfeil le 28 novembre, Paulhac le 29 novembre, Garidech le 3 décembre ou Lavalette le 4 décembre, à 20 h 30.

 

Publié le 15/11/2012 18:50

Bientôt des graisses animales dans votre réservoir

Le résumé :

Le groupe Les Mousquetaires, propriétaire d’Intermarché, a présenté au Havre (Seine-Maritime) un projet d’usine de biocarburant, en partenariat avec l’entreprise Saria. Pour la première fois en France, le carburant sera fabriqué avec des graisses animales non comestibles et de l’huile de friture usagée, explique sur son site internet le journal Le Monde.

EcoMotion-France doit entrer en service fin 2013. L’usine de 4 000 mètres carrés devrait produire 75 000 tonnes de biodiesel par an.

Au total, l’installation devrait coûter 40 millions d’euros pour un chiffre d’affaires estimé à 80 millions d’euros. Des usines ont déjà été construites aux États-Unis, en Finlande et en Allemagne où la société Saria possède déjà 3 établissements.

Le concept

Les graisses animales et huiles usagées sont aujourd’hui détruites dans des chaudières industrielles. L’idée de l’entreprise est donc de récupérer les déchets chez les bouchers, les restaurateurs, et dans les abattoirs.

Ces résidus doivent ensuite être transformés en huile par EcoMotion-France dans des sites décentralisés, avant d’être acheminés en camions-citernes jusqu’au Havre pour devenir du biocarburant.

Enfin, le biodiesel sera expédié par bateau vers des dépôts pétroliers où il sera incorporé au gazole à hauteur de 7 % comme le prévoit la réglementation. Il sera alors vendu dans les enseignes du groupe.

Les techniques utilisées ne sont pas nouvelles. Elles sont déjà employées pour les biocarburants à base d’huiles végétale, même si, précise Le Monde, « des traitements spécifiques sont nécessaires« .

Quels intérêts ?

Le principal intérêt de ce biocarburant c’est qu’il n’entre pas en compétition avec les cultures destinées à l’alimentation, comme dans les autres biocarburants. Autre avantage : il devrait rejeter beaucoup moins de CO2 que le carburant classique.

Seulement, précise Le Monde, la quantité de « coproduits convertibles en carburant » s’élèverait à 130 000 tonnes par an, ce qui correspond à 5 % des ressources nécessaires pour produire 2 millions de tonnes de biodiesel, soit la consommation annuelle de la France.

« La filière des graisses animales est intéressante, mais, comme alternative aux carburants fossiles, elle reste relativement marginale », estime Pierre Porot, qui dirige le programme biocarburants à l’IFP Energies nouvelles, dans le journal Le Monde.

Petite interrogation : que feront les automobilistes végétariens ?

 

 

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