Revue de presse CLDD 05 11 2012

SOMMAIRE

Zoran, exterminateur de frelons asiatiques.

Castres. Les «pro-autoroute» plaident au ministère.

Des systèmes solaires thermiques «made in Bérat».

Adour-Garonne. Des efforts redoublés pour économiser l’eau.

Lapeyrouse-Fossat. CE1-CE2 à l’école de l’arbre.

Energie : dur pour les familles.

Villefranche-de-Rouergue. «Guide du réemploi» pour consommateur responsable.

La bio audoise est bonne élève.

Paulhac, première commune chauffée tout au bois.

Un parpaing révolutionnaire.

L’Isle-Jourdain. Le président de l’Ademe à Ecocert

Bessières. Les serres high-tech feront pousser 4000 t de légumes par an

Carcassonne. OGM: il y en a un rayon chez Leclerc.

Le Port. Un site d’exception au centre de l’Ariège.

Ces Toulousains qui veulent relancer le transport fluvial dans la région

 

 

Publié le 05/11/2012 08:33

Zoran, exterminateur de frelons asiatiques

Zoran s’est fait en Ariège une spécialité dans la traque du frelon asiatique qui décime les abeilles. Il a réalisé depuis le printemps, une quarantaine d’interventions.

Zoran Kovacevic est la terreur des frelons asiatiques. Ce pompier «privé» (il travaille à Airbus), par ailleurs pompier volontaire au centre de secours de Pamiers, occupe son temps libre à l’extermination des frelons asiatiques. Il est presque inutile de dire combien cet insecte migrateur est un fléau pour nos apiculteurs : «Il se nourrit de fruits, mais aussi de toutes sortes d’insectes. Et parmi ces derniers, les abeilles ! D’où les destructions d’essaims que déplorent aujourd’hui nos apiculteurs !» Des apiculteurs Ariégeois qui ne savent plus à quel saint se vouer depuis que ce péril jaune d’un nouveau genre s’est abattu sur nos ruches : «C’est une catastrophe. Dans certains cas, 50 % de nos colonies ont été décimées !» déplore Christophe, apiculteur à Montaut. On serait tenté de dire : rassurez-vous voilà Zoran. Mais notre homme ne joue pas au héros. Il prête son concours et fait pour le mieux. C’est un peu par la bande, à travers son boulot de pompiers qu’il a été sensibilisé à cette affaire. Aujourd’hui, son second travail c’est traque les nids dans le département.

Dernièrement à Mazères, Saint-Jean du Falga

Dernièrement, il était à Mazères à l’école maternelle où une colonie de ces tristes sires volants avait élu domicile. Ou également à saint-Jean du Falga, où quatre visites ont été nécessaires auprès de nids identifiés. Depuis le début 2012, il a effectué une quarantaine d’interventions, une soixantaine l’année précédente. «Cette année l’hiver a été rigoureux, les reines ont fait des nids plus tardivement, à partir de juillet !» explique Zoran. Le problème c’est que cet hiver froid a incité les reines à hiberner dans des endroits chauds : maisons, cabanons, appentis, bref près des lieux de vie des humains. «Et elles n’ont pas cherché à se développer ailleurs. C’est donc dans les zones urbaines qu’on les trouve actuellement, alors qu’elles nidifient plutôt dans les arbres !» précise notre chasseur de frelons. Le souci c’est qu’à cinq mètres, ces bestioles peuvent être agressives, surtout si elles ressentent le moindre stress. «Le mieux c’est de mettre en place des pièges, pour tuer les reines dès le printemps, lorsqu’elles sortent d’hibernation et qu’elles ont faim. Comme ça, elles ne peuvent pas proliférer !» (voir encadré). Un nid varie entre 100 et 2 000 individus. Tout dépend si on l’attaque en début ou en fin de saison. L’Ariège est «moyennement» atteinte par le frelon asiatique. En tout cas, maintenant cet agresseur doit compter avec Zoran !

Renseignements : Zoran Kovacevic 09 81 49 85 10


Faire un piège

Faire un piège à frelon est assez simple: prenez une bouteille en plastique, coupez le haut, placez-le à l’envers dans le reste de la bouteille et remplissez de bière brune, d’un verre de vin blanc, d’un trait de sirop. Suspendez le piège à un arbre entre 1,50 et 2 mètres et attendez la reine….

J.-Ph.

 

Publié le 31/10/2012 08:54

Castres. Les «pro-autoroute» plaident au ministère

Le comité de soutien au projet autoroutier, sous l’égide de la CCI du Tarn, a été reçu hier soir pendant deux heures par le cabinet du ministre des transports. Il a plaidé d’une voix unanime pour la poursuite des études.

Impulsé par la chambre de commerce du Tarn et de nombreux élus sud-tarnais, le groupe de soutien au projet d’autoroute concédée entre Castres et Toulouse était reçu hier soir au cabinet du ministre des transports Frédéric Cuvillier (1). Deux heures d’échanges au cours desquelles les «pro-autoroute» n’ont pas désarmé afin de demander à l’Etat de continuer le processus d’études vers une enquête publique et jusqu’à l’appel d’offres aux concessionnaires. Peu de choses ont filtré pour l’instant concernant les indications qu’ont pu apporter les conseillers du ministre sur ce dossier. Le comité de soutien devrait de son côté très prochainement produire un communiqué commun. «Je me félicite simplement du fait que tout le monde ait parlé d’une seule et même voix» a indiqué hier soir Philippe Folliot à la sortie de la réunion.

Le projet d’autoroute Castres-Toulouse reste donc inscrit dans la liste des grands projets d’infrastructures de transport qui doivent être examinés et hiérarchisés par une commission ad hoc désignée il y a quelques jours par le ministre Cuvillier. Cette commission a pour mission, dans un délai de six mois, de donner un avis sur les priorités et les projets qui seront retenus et soutenus par l’Etat dans les prochaines années. C’est devant cette commission maintenant que le comité de soutien à l’autoroute concédée devra fournir les bons arguments, notamment financiers, pour convaincre. Une véritable course contre la montre.

1- Etaient présents à la rencontre quatre parlementaires tarnais, la sénatrice Jacqueline Alquier, le sénateur Pastor, les députés Valax et Folliot, Pascal Bugis (président de l’agglo), Michel Dhomps (CCI du Tarn), Louis Cazals (conseiller général) et Bernard Raynaud (conseiller régional).

La voix de J.-Louis Chauzy

Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique et social Midi-Pyrénées défend le projet autoroutier. «Il y a eu sur ce projet depuis près de 30 ans suffisamment de débats, de concertations et de promesses non tenues pour ne pas en rajouter. Il est urgent pour l’Etat de finaliser les études de mettre à l’enquête publique ce projet et procéder à l’appel d’offre de concessionnaires. La députée du Tarn Linda Gourjade a le droit bien sûr de penser différemment et de le dire, mais en octobre 2012 nous connaissons tous l’état des finances publiques et l’incapacité durable de l’Etat à assumer les investissements nécessaires pour la modernisation des routes nationales qui sont de sa compétence. Il n’y aura pas de nouveaux programmes de modernisation des itinéraires routiers. Dénoncer le projet de concession sans être capable d’annoncer le financement exact de l’alternative par le Conseil Général et le Conseil Régional dont nous connaissons déjà la réponse, c’est encore faire reculer le Sud-Tarn. Brillante stratégie ! Aujourd’hui le choix est entre la concession ou ne rien faire. Castres- Mazamet participe largement à l’équilibre métropolitain, il ne peut rester à l’écart de l’accessibilité sauf à vouloir renforcer la création d’emplois dans la métropole toulousaine.»

Castres. Martin Malvy : «Ne pas polémiquer»

Réagissant aux propos de Pascal Bugis repris hier dans nos colonnes, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a déclaré : «Je n’ai en aucune manière l’intention de répondre aux propos de M. Bugis. Mais Castrais et Tarnais doivent s’interroger. Pourquoi sommes-nous arrivés à régler le problème du désenclavement de Rodez ou d’Auch en direction de Toulouse malgré la lenteur de la mise en œuvre des chantiers provoquée par les retards d’engagement de l’Etat. Parce que les maires de ces villes et leurs parlementaires se sont mobilisés. Ils ont défendu quand il était temps de le faire les projets qui les concernaient et que nous avons appuyés et co-financés. Je regrette – je l’avais dit – que la même mobilisation n’ait pas eu lieu pour Castres quand c’était le moment, c’est-à-dire quand les décisions se prenaient au niveau national. J’ai toujours considéré que la ville et son bassin devaient être vus comme l’équivalent d’un chef lieu de département. Castres doit être désenclavée. Et l’itinéraire est d’intérêt national. Au moment où le gouvernement Fillon arrêtait le Programme de Modernisation des Itinéraires Routiers, le PDMI, en 2008, il est regrettable que l’itinéraire Castres-Toulouse n’ait pas été retenu. Mais je n’y suis pour rien. Par contre, pour reconstruire le réseau ferré de Mazamet à Toulouse, pour doubler les voies entre Toulouse et St-Sulpice afin de sauver le réseau, pour faire passer de 68 à 84 le nombre de dessertes quotidiennes, la Région a pris ses responsabilités. Quant à connaître le pourquoi d’un coût de billet SNCF supérieur entre Castres, Albi et Toulouse je rappelle simplement au maire de Castres qu’en France comme ailleurs, les tarifs SNCF sont au kilomètre. Enfn je trouve particulièrement désagréable les allusions aux relations que nous pouvons avoir avec les Laboratoires Pierre Fabre et son président à qui j’ai toujours affirmé mon intention de soutenir l’amélioration des communications entre Castres et Toulouse. En choisissant de plaider pour la solution autoroutière M. Bugis a-t-il choisi le bon créneau ? Je l’ignore. L’avenir le dira. Cherche-t-il aujourd’hui, après 17 ans de présidence de la République de Droite – et alors que la situation budgétaire de la France et des collectivités locales était meilleure – à faire porter sur d’autres la responsabilité d’une défense insuffisante d’un projet qui demeure parfaitement légitime ? Je ne suis pas loin, ni de le croire, ni de le déplorer. Castres doit être désenclavée par une amélioration de l’itinéraire routier. Mais ce n’est pas davantage aujourd’hui qu’hier que la polémique fera progresser le dossier».

J.-M.G

 

Publié le 31/10/2012 08:41

Des systèmes solaires thermiques «made in Bérat»

Depuis 15 jours la société Héliofrance, fabricant de systèmes solaires thermiques et d’équipements associés, est installée sur Bérat. Sa particularité : une production bérataise et de nombreux fournisseurs locaux. Frédéric Mykieta, gérant et directeur technique d’Héliofrance nous explique sa démarche.

Pourquoi s’installer à Bérat ?

Nous avons réalisé nos prototypes sur Muret mais nous nous savions à l’étroit pour une production industrielle. Nous avons saisi l’opportunité de nous installer dans ces locaux sur environ 4 000 m2, dans lesquels nous accueillons l’ensemble de nos outils de production.

Vous travaillez avec plusieurs fournisseurs locaux. Dans quel but ?

Nous pourrions nous fournir plus loin mais ça na pas de sens. Nous avons fait le choix de concevoir et de fabriquer sur place, et nous privilégions la proximité des approvisionnements. Les profils viennent d’Albi, la peinture des cadres est réalisée sur Auterive, les pièces plastiques viennent de Muret, et la plupart de nos autres composants viennent d’usines françaises ou limitrophes. Nous privilégions l’embauche locale : l’un de nos collaborateurs habite Rieumes, les autres viennent de Poucharramet, de Labastidette ou encore de Muret. Ils sont tous à moins de 10 minutes de l’établissement. C’est une volonté de notre part que de privilégier les circuits courts, de toute nature.

Qu’en est-il de vos coûts de production ?

Au final ça ne change rien car nous sommes à la fois très bien placés en qualité mais aussi en prix.

Quelles perspectives donnez-vous à votre entreprise ?

Les agréments qui permettent à nos clients de bénéficier d’aides institutionnelles (crédit d’impôt, aide locale,…) nous permet maintenant de nous lancer dans une production de série. Nous commercialisons déjà des systèmes. Si nous savons déjà fourni nos propres capteurs, nos propres ballons et nos stations de transferts, à terme nous produirons l’ensemble des matériels. Ce qui devrait générer de l’embauche. Pour l’heure nous avons 4 salariés. À terme nous serons sans doute une vingtaine. Le solaire thermique, c’est 75 % des besoins annuels en eau chaude sanitaire et jusqu’à 50 % des besoins de chauffage. Nous sommes prêts. En proposant une solution performante et durable, fabriquée en France, nous encourageons les clients à choisir des produits locaux.

http://www.heliofrance.com

Réaction du maire Paul-Marie Blanc

Pourquoi soutenir l’installation d’Héliofrance ?

Heliofrance est une de ces entreprises qui créent de l’emploi et qu’il faut mettre en lumière. Leur production de chauffe-eau solaire est aussi l’occasion de rappeler que la Communauté des Communes du Savès, dans le cadre de sa politique de développement durable, propose une aide plafonnée à 500 € en plus des subventions déjà existantes.

Et la marinière dans tout ça ?

Qu’on l’approuve ou non, l’initiative du ministre du redressement productif a le mérite de sensibiliser nos concitoyens sur le «made in France» et d’avoir créé un buzz médiatique. Je m’inscris pleinement dans cette démarche car nous avons la responsabilité en tant qu’élus de faire connaître nos productions locales. Je trouve que la marinière en est un joli symbole. Tout simplement.

Ne craignez-vous pas les critiques ?

Nous avons un taux de chômage record dans notre pays. Voilà le problème. Ce qui m’intéresse c’est de faire en sorte que nous puissions proposer du travail aux habitants de notre territoire. Le reste n’a pas d’importance.

Recueilli par Cécile Bousquet

 

Publié le 31/10/2012 07:47

Adour-Garonne. Des efforts redoublés pour économiser l’eau

Adour-Garonne a dévoilé hier son 10e programme d’investissements pour la période 2013-2018. La priorité reste la préservation de la ressource en eau qu’il nous faut à tout prix économiser.

1,9 milliard d’euros, c’est ce que pèse le 10e programme d’intervention lancé pour la sauvegarde de l’eau par l’agence de bassin Adour-Garonne. Hier, a été livré le détail de ce programme qui s’étalera sur la période 2013-2018 et sera piloté par Franck Soulacroup, directeur adjoint. Les actions engagées tiennent compte des grandes orientations nationales mais aussi des spécificités hydrographiques de ce bassin qui représente le cinquième du territoire national, soit 26 départements avec leurs 7 millions d’habitants répartis dans six régions.

Un constat s’impose, c’est la persistance de crises qui affecte notre grande région. Le déséquilibre entre la demande en eau (les prélèvements) et la ressource disponible se traduit par un déficit de 220 millions de mètres cubes. Un phénomène qui concerne quasiment tous les fleuves. Les pénuries menacent donc l’eau potable du Sud-Ouest et ce constat ne peut que s’aggraver avec le changement climatique. «On achète chaque année 50 millions de m3 à EDF. En plein été chaque journée représente une dépense de 70 000 €. Lorsqu’on lâche 15 m3/seconde dans la Garonne, c’est presque 1 € qui passe dans le fleuve», insiste Marc Abadie, le directeur de l’agence.

L’accentuation de la durée et de l’intensité des sécheresses à l’horizon 2050, la certitude que la Garonne devrait perdre à cette échéance entre 20 et 40 % de son débit estival, fixent les priorités du nouveau programme. Adour-Garonne veut changer de braquet en misant à terme sur une économie d’eau de 40 millions de m3 dans l’ensemble du bassin, l’équivalent de ce que consomme l’agglomération toulousaine. Ce pari passe par une modification des pratiques agricoles, par une reconquête des zones humides, par la mise en conformité des réseaux individuels d’assainissement, par la réalisation de barrages et de réserves de substitution pour moins solliciter les rivières en plein été. «Nous avons pris le taureau par les cornes. et expliqué notre démarche auprès des conseils généraux. L’agence va entreprendre des études pour des sites alternatifs aux grands barrages», indique Marc Abadie.

Autre objectif et non des moindres, la préservation des milieux aquatiques et la prévention des inondations. . Un budget de 180M€ y sera consacré, en hausse de 75 % !

Le non au «Tout-tuyau»

C’est un nouveau combat, un changement de philosophie. Adour-Garonne défend plus que jamais l’assainissement individuel en habitat dispersé au motif que le tout-à-l’égout, longtemps plébiscité par les maires ruraux, atteint aujourd’hui des coûts prohibitifs. Les petites stations d’épuration sont passées de mode. L’agence de bassin, qui dit non au tout-tuyau», veut accélérer le recours à l’assainissement non collectif et doubler son programme d’aides avec 120 M€ consacrés à la réhabilitation de 20 000 réseaux individuels non conformes.

L’aide de l’agence interviendra sous la forme de subventions versées aux SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) qui conseillent les collectivités. La réglementation européenne impose aux propriétaires une mise aux normes de leurs installations, répondant ainsi à un double souci d’économiser l’eau et deréduire les pollutions diffuses. La loi sur l’Eau de janvier 1992 a rendu obligatoire le contrôle des réseaux autonomes. Mais le coût de ces mises aux normes est difficilement supportable par les propriétaires.

Les subventions d’Adour-Garonne arrivent à point nommé.

Contribution plus forte pour les agriculteurs

Le directeur d’Adour-Garonne, Marc Abadie, en fait son credo : «l’eau qui est un bien commun ne peut être gratuite». Tous les utilisateurs l’apprennent à leurs dépens, surtout les agriculteurs. Dans la répartition du produit des redevances perçues par l’agence, la redevance payée par les agriculteurs est passée de 2,7 % au cours du 9e programme à 7,5 % dans le nouveau programme qui court jusqu’à fin 2018. «Il ne s’agit pas de mettre en place une fiscalité punitive mais d’essayer de faire avancer les choses», justifie Marc Abadie. La tendance est plutôt nouvelle et l’ensemble des agences de l’eau s’y est mis. Les agriculteurs sont de gros consommateurs et ils contribuent peu à préserver la ressource en eau. De toute façon, la redevance imposée aux industriels, aux énergéticiens et au monde agricole est la seule manne dont disposent les agences de bassin pour accompagner leurs programmes d’investissements.

«Nous pensons que les pratiques agricoles peuvent changer et qu’il faut favoriser une rotation des cultures», explique encore Adour-Garonne qui s’est engagée dans de nouveaux partenariats avec les Coop agricoles comme Euralis ou MaÏsadour. L’objectif : faire entrer la culture du chanvre dans les habitudes agricoles pour parvenir à une meilleure maîtrise des dépenses en eau. Autrement dit, faire reculer les territoires dévolus au maïs pour introduire une plante «durable» dont on connaît les vertus environnementales et les propriétés en matière d’isolation thermique pour les combles des habitations. «Il y a là un marché, de véritables débouchés économiques. Tout le monde est gagnant», préconise Marc Abadie.

Si les pollutions engendrées par les rejets domestiques et industriels dans les rivières sont presque maîtrisées (à part les résidus médicamenteux), il n’en est pas de même pour l’agriculture. L’utilisation d’engrais et de pesticides a forcément un impact sur le ruissellement et l’infiltration de ces pollutions chimiques dans les cours d’eau et nappes phréatiques.

Sur le budget global de 1,9 milliard d’euros, 90 millions sont consacrés à la lutte contre les pollutions agricoles, soit une hausse de 11 % par rapport au programme précédent.

Particuliers et collectivités sont aussi concernés par les aides de l’agence à la généralisation du «zéro-phyto» pour les pratiques des particuliers et l’entretien des espaces publics. Une campagne de sensibilisation a été conduite en direction de 68 collectivités.

Le chiffre : 1,9

milliard> Programme 2013-2018. C’est le montant que l’agence Adour-Garonne consacre sur cette période à la gestion de l’eau. Soit une augmentation de 24% des capacités d’interventions de l’agence.

J.-M.D

 

Publié le 31/10/2012 03:46

Lapeyrouse-Fossat. CE1-CE2 à l’école de l’arbre

Les enfants des classes de CE1 de Mme Combe et de CE1/CE2 de Mme Valenza du groupe scolaire Georges-Brassens ont passé une journée de classe particulière. Véronique, animatrice de l’association «Arbres et paysages d’Autan», est venue leur parler des arbres. Comment vivent les arbres ? Quels sont les arbres que l’on rencontre dans notre région ? Autant de questions qui ont trouvé réponses et fait comprendre aux enfants l’importance de la place de l’arbre pour l’être humain. Après des échanges fructueux en classe, une application sur le terrain était toute naturelle. Pas besoin d’aller très loin : en contrebas de l’école, sur les bords du ruisseau de Bénas les arbres sont typiques de notre région. Reconnaissance des arbres par leurs feuilles et par leurs fruits, utilisation du vocabulaire appris en classe, jeux en équipe autour des feuilles ont permis aux enfants de parfaire leur connaissance et de prendre conscience de toute la valeur de l’arbre. Cette première approche sera complétée en classe avec notamment la réalisation d’un herbier.

Cette journée a pu être réalisée grâce à l’initiative et financement du CLDD (Conseil Local du Développement Durable) de Lapeyrouse- Fossat (http ://cldd.wordpress.com).

Si vous souhaitez vous aussi en savoir plus sur les arbres de pays, faire des plantations chez vous avec ces arbres, vous pouvez contacter l’association «Arbres et paysages d’Autan» qui aide les particuliers dans leur choix. Contact : http://www.arbresetpaysagesdautan.fr

La Dépêche du Midi

 

Publié le 30/10/2012 03:47

Energie : dur pour les familles

L’Observatoire régional de l’énergie en Midi-Pyrénées (Oremip) a engagé des études précises sur ce que coûtent les factures d’énergie dans le budget d’une famille.Dès 2007, des simulations ont permis de déterminer que 13 % des ménages, soit 165000 foyers, étaient en état de précarité énergétique avec des dépenses de chauffage supérieure à 10 % du revenu moyen disponible. Et on considère que 200000 foyers sont en état de précarité ou pourraient l’être avec une facture énergétique comprise entre 7 et 10 % de leur budget familial !

Sans surprise, note la même étude, il existe une forte corrélation entre la précarité énergétique et le revenu disponible.Les inactifs (personnes sans emploi et retraités) représentent la quasi-totalité des ménages en difficulté.Plus de 60 % des retraités sont en situation précaire, mais aussi 70 % des personnes seules.

L’état des lieux n’a fait que s’aggraver. Depuis 2008, année marquée par un pic pétrolier avec des tarifs de fuel en hausse de 30 %, ce type de précarité s’est étendu à 16 % des foyers. Selon l’Oremip, une augmentation de 10 % du prix de toutes les énergies augmenterait inévitablement de 4 % le taux de précarité énergétique.

De son côté, ERDFne peut que constater une forte dégradation de la situation pécuniaire de ses clients: «L’an passé, nous avons reçu 60300 appels de travailleurs sociaux chargés de gérer les dossiers de personnes démunis», indique Christophe Durand, représentant d’ERDF pour les deux régions Aquitaine et Midi-Pyrénées.Face à la montée des impayés, face aux milliers d’appels émanant de clients en difficulté ponctuelle ou durable, le gestionnaire de réseau a dû mettre en place une équipe de 33 conseillers en lien direct avec les services sociaux et les associations.Un relais indispensable car c’est grâce à ces intervenants qu’ERDF peut suspendre systématiquement toute démarche de coupure en proposant en même temps des dispositions tarifaires.Parmi elles, le TPN (tarif de première nécessité) qui concerne tout de même 26600 personnes. «On a enregistré 6 % de hausse par rapport à 2011», souligne encore Christophe Durand qui rappelle quels en sont les «avantages»: 40 à 60 % de réduction sur l’abonnement et sur les cent premiers kilowatts/heure. Soit 90 euros de moins sur la facture annuelle…

Les familles concernées peuvent également se tourner vers le Fonds de solidarité pour le Logement, (FSL), auquel souscrit EDF pour un montant d’1 million d’euros, dont 560000 euros pour le seul département de la Haute-Garonne. Et là encore, les chiffres témoignent de la détérioration du budget des ménages les moins favorisés.L’an passé, 10500 foyers ont été aidés dans la Région, soit une croissance de 7 % en un an.

J.-M.D

 

Publié le 28/10/2012 03:49

Villefranche-de-Rouergue. «Guide du réemploi» pour consommateur responsable

Un nouveau mot vient de rejoindre le vocabulaire : «réemploi». Dit, redit, rappelé et même accroché en haut de l’affiche annonçant la fête du tri, il s’est très vite imposé chez toutes celles et tous ceux qui de près ou de moins loin œuvrent dans le sens du recyclage, du tri, de la transformation. Bref, alors que certains écrans télé déversent leur ras-le-bal du gaspillage, en bas Rouergue, on s’engouffre dans la brèche. Dieter Becker, coordinateur de la Recyclerie, en fait son quotidien. Avec son équipe – ces derniers temps d’ailleurs, elle se muscle un peu plus en matière d’encadrement – il y est jusqu’au cou. Et dans le concept même de la Recyclerie, il pose des solides bases autour du réemploi. Avec au passage quelques réussites en matière de design.

Au plus près

Mais pour bien expliquer ce qu’est le réemploi, Dieter et ses amis viennent d’éditer le «Guide du réemploi». Le principe saute aussi bien aux yeux que Baptiste. «En fait ce guide résume ce qui peut être acheté en réemploi autour de nous et près de chez nous», décline le coordinateur de la Recyclerie.

Une autre manière de se réapproprier l’idée des circuits courts, chère à certaines composantes du monde rural détenant une vraie part de vérité en matière environnementale. Sobre, mais prônant de fait une éco-consommation prenant en compte tout à la fois les aspects écologiques et sociaux. «On parle aussi d’achats durables», opine Dieter. Une consommation responsable s’appuyant sur la traçabilité, l’information du consommateur sur tous les intermédiaires de la filière, en décrivant leurs conditions de travail…

Ainsi, au fil des pages de ce «guide» d’un genre nouveau, tout ce que comptent des démarches de proximité comme les AMAP, les «paniers», les marchés aussi, comme les magasins de producteurs ou les groupements d’achat trouvent droit de cité. Puis on retrouve tout ce qui a trait d’une manière plus directe à «la réutilisation et au réemploi» : structures d’économie sociale et solidaire, trocs, garage associatif, vêtements… Manière de se dire qu’on peut consommer autrement.

La Dépêche du Midi

 

Publié le 05/11/2012 09:06

La bio audoise est bonne élève

La progression de la bio se confirme dans le département. Ce sont les fourrages et les vignes qui dopent les chiffres de la surface agricole engagée en bio et placent l’Aude au 5e rang des départements français.

Avec ses 23 706 ha estampillés AB, l’Aude fait figure de bon élève. De très bon élève même. La superficie agricole engagée en bio la fait se hisser au 5e rang des départements français. Et son nombre de producteurs, porté à 516 à ce jour, la classe 14e département français. Autre cocorico : en nombre de vaches allaitantes bio, l’Aude confirme sa place de premier département du Languedoc-Roussillon (1 586 têtes de bétail sur 3 882 dans la région).

À regarder plus finement dans le détail, les filières de culture et d’élevage AB ne sont pas toutes égales. Premier constat : les fourrages et les vignes occupent principalement le terrain et dopent le pourcentage de la SAU. Amorcée depuis 2007, l’évolution bio vigneronne reste spectaculaire avec 2 828 ha supplémentaires en cinq ans. Soit une progression de 213 %. Les 4 149 ha répertoriés correspondent à près de 6,4 % des surfaces viticoles dans le département. Fin 2011, plus de 200 viticulteurs audois (soit 5,5 %) étaient notifiés par l’agence bio.

Au niveau des grandes cultures, la progression stagne. Après une réelle croissance de la fin des années 90 à 2005, leur production a dégringolé puis remonté lentement la pente à partir de 2010. 116 Audois font pousser 1 470 ha de céréales, 371 ha d’oléagineux et 141 ha de protéagineux.

Le maraîchage (légumes frais et secs) reste un parent pauvre. Et largement insuffisant alors que la demande des consommateurs explose et que les communes et les départements promettent d’introduire la bio locale dans la restauration scolaire. Impossible de faire face avec seulement une trentaine d’exploitations qui récoltent majoritairement des lentilles sur 164 ha et 93 fermes qui cueillent tomates, haricots, patates, choux et autres courgettes sur 131 ha et vendus sur les marchés locaux, à la ferme ou par le biais des groupements d’achats.

Même analyse pour les vergers : ça patine ! De fait, les 241 hectares fruitiers sont soignés par 107 producteurs. Sur la surface totale engagée en bio, seuls 52 ha apportent des fruits frais et 16 ha, des amandes et autres noisettes. La plupart des vergers sont plantés d’oliviers (173 ha) ; Itou pour les plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM) : elles sont marginales sur une petite quarantaine d’hectares.

L’olive et les PPAM offrent pourtant de sérieux avantages : ces cultures méditerranéennes très économes en eau sont particulièrement adaptées à l’Aude, là où, notamment l’arrachage de la vigne laisse de vastes parcelles en friche.

élevage : la filière volailles a la traîne

Avec seulement trois exploitations bio de poulets de chair, pour un total de 2 460 volatiles (pour 189 246 dans la région), la cocotte audoise bio est une denrée rare. Itou pour les poules pondeuses : les dix exploitations recensées rassemblent 2 502 bestioles (pour 21 761 en Languedoc-Roussillon). Il y a des places à prendre et des opportunités à se créer car la demande de poulets ou d’œufs bio est à la hausse. Reste pour les paysans, désireux de s’installer, à trouver la ou les parcelles adéquates. À Saint-Hilaire, David Ferrasse a réussi à franchir tous les obstacles et réunir toutes les conditions pour démarrer une activité d’éleveur de poulets bio. Sauf une, incontournable : le permis de construire que le maire et conseiller général lui refuse.

Le chiffre : 5e

au palmarès > en surface agricole utilisée. Avec ses 23706 hectares, l’Aude se hisse au 5e rang des départements français pour sa surface agricole engagée en bio.

producteurs > à la hausse. Qui dit hectares bio en hausse dit conversion de ses exploitants. Ainsi, des 490 producteurs recensés en 2011, on en compte 516 à ce jour. Et ce nombre est loin d’être arrêté eu égard aux dossiers PAC 2012 comprenant des demandes de conversion, actuellement en cours d’instruction par les services de la DDTM.

C. S.-B

 

Publié le 04/11/2012 08:15

Paulhac, première commune chauffée tout au bois

Ell n’a ni réinventé l’eau chaude, et encore moins la chaudière. En revanche, la commune de Paulhac vient de faire un grand pas en avant en terme d’environnement. Elle vient d’équiper absolument tous ses équipements publics du chauffage au bois. Première commune du département à pouvoir être fière de cette avancée qui colle à son époque, Paulhac possède en effet aujourd’hui non pas Une mais deux chaudières qui carburent au bois. Avec le froid de ces derniers jours, sans jeux de mots, ce fut donc leur tour de chauffe avant de longues années déjà frappées du sceau de l’économie. Pour son maire, conseiller régional et président du pays tolosan, Didier Cujives, à l’origine du projet, elle n’est pas négligeable. Il explique par un exemple qui se passe de commentaires : «Pour la seule école notre facture gaz était de 17 000 euros. Désormais nous payons une facture globale de 9 800 euros pour tout chauffer. Mais c’est surtout le bilan carbonne qui est à mettre en avant !»

Factures réduites

Des entreprises comme airbus ont certes déjà franchi le pas en chauffant leur nouvelle usine par ce procédé. La région l’a elle aussi choisi pour certains de ses lycées. Quelques communes de Haute-Garonne chauffent une, voir deux salles publiques ainsi. A Paulhac, c’est la mairie, le siège du Pays Tolosan, la bibliothèque, la salle des associations, la salle de fêtes, les écoles, qui profitent de l’innovation. ce sera ensuite le cas du futur centre de loisirs. Une première qui sera suivie d’autres nouveautés qui pointent déjà leur nez, assure Didier Cujives. «Aujourd’hui, les chaudières sont chauffées avec des plaquettes qui viennent des Pyréenées. Ce qui est déjà mieux que du gaz ukrainien ou algérien. Mais demain, dès que nous aurons fait aboutir une convention avec le conseil général, nous récupérons le bois coupé de la forêt de Buzet à quelques pas de chez nous. Nous aurons alors réussi totalement notre pari : avancer dans ce processus jusqu’au bout», se félicite le maire.

Une telle installation a cependant at un coût. Plus de 250 000 euros dans le cas présent. Mais avec une aide du conseil général de près de 95 000 euros, la facture pour la ville est sacrément baissée. Et c’est sans compter les «7 ans» d’amortissement, seulement, qu’annonce le maire pour ses chaudières à bois des temps modernes. Plancher sur ce dossier, sans brûler les étapes, sur un dossier dans les tuyaux depuis des mois, incontestablement, le jeu en valait donc la chandelle !

Emmanuel Haillot

 

Publié le 31/10/2012 07:57

Un parpaing révolutionnaire

Bâtiment basse consommation, réglementation thermique 2012 : plus que jamais, les nouvelles constructions doivent être moins énergivores et respecter la planète. Pour accompagner la révolution en marche, le groupe Bigmat Toujas et Coll a décidé de consacrer un espace de 500 m2 dédié aux économies d’énergie avec, notamment, des conférences, des démonstrations et des événements tous les jours. «C’est une grande première, se félicite son président Alain Coll, à la tête d’une équipe de collaborateurs jeunes et dynamiques. Le groupe Toujas et Coll est une PME familiale ancrée localement. C’est pour cette raison que, dans cet espace, nous avons souhaité associer nos fournisseurs, des industriels et des bureaux d’étude et de contrôle thermique. Nous ne sommes pas seulement des vendeurs de matériaux, mais nous amenons aussi des conseils et une formation pour les particuliers qui représentent 45 % de notre clientèle, comme les artisans. Nous essayons de proposer des nouveautés qui correspondent à nos valeurs, notamment le bloc Cogetherm, un parpaing 100 % en pierre ponce qui est à la fois plus isolant et plus léger. Nous fabriquons les blocs dans notre usine à partir de granulés qui arrivent par bateau de Grèce où ils sont extraits de carrières à ciel ouvert. Nous avons à la fois une démarche sociale, environnementale et de production locale». Un retour aux origines de l’entreprise qui a débuté son aventure en 1929 en exploitant une carrière de calcaire au Hautacam. Depuis, le groupe s’est diversifié vers l’industrie et le négoce de matériaux dans les Hautes-Pyrénées et aussi les Pyrénées-Atlantiques.

Il met en avant aussi un autre produit innovant : des capteurs solaires pour chauffe-eau qui se fondent parfaitement dans une toiture en ardoise et solutionnent le problème de la pollution visuelle. Le «thermoslate» est fabriqué par Cupa, le leader mondial de l’ardoise, qui a notamment couvert la toiture de la basilique du Rosaire. Alors, n’hésitez pas à venir faire une (longue) halte sur le stand de Bigmat Toujas et Coll pour découvrir toutes ces nouveautés.

Cyrille Marquié

L’Isle-Jourdain et sa région Actu |  Sports |  Loisirs

 

Publié le 30/10/2012 09:11

L’Isle-Jourdain. Le président de l’Ademe à Ecocert

Le président de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie), François Loos, était en visite au siège d’Ecocert qui s’agrandit avec la construction d’un bâtiment de 2.025 m² à très haute qualité environnementale. C’est dans ce contexte que François Loos s’est rendu en terre gersoise, accompagné de Michel Peyron, directeur régional Midi-Pyrénées de l’Ademe. En présence du sénateur du Gers et du maire de L’Isle-Jourdain, le président d’Ecocert, William Vidal, a replacé cet investissement dans le prolongement des engagements du groupe envers l’environnement et notamment de la compensation carbone. Jean-François Collart, architecte du projet, Luc Floissac, conseiller environnemental et paille, ainsi que M. Castells, expert environnemental et énergique, ont expliqué les choix de matériaux et principes de construction qui en font un bâtiment à énergie positive, c’est-à-dire qui en produira plus qu’il n’en consomme. Cet équipement bioclimatique est structuré autour d’un noyau central composé de terre et de béton. Il fait également la part large au bois et à la paille, matériau d’isolation utilisé. La performance énergétique d’un bâtiment écologique étant étroitement liée à l’efficacité de son enveloppe, les nouveaux locaux d’Ecocert ont été conçus afin de limiter les déperditions d’énergie liée au chauffage ou au refroidissement des volumes intérieurs. Pour cela, les parois, murs extérieurs et toiture doivent être : bien isolés thermiquement (la paille est un isolant thermique très performant) et étanches à l’air (l’air extérieur ne doit pas pénétrer à l’intérieur du bâtiment, l’air intérieur ne doit pas s’en échapper). Les acteurs de la construction ont expliqué les excellents résultats du test d’infiltrométrie. Réalisé le 22 octobre, celui-ci a permis de mesurer l’étanchéité à l’air du nouveau bâtiment. Car, si l’isolation thermique est calculée par les bureaux d’études au stade de la conception, l’étanchéité à l’air dépend, elle, en revanche, de la qualité d’exécution du chantier. Les résultats ont été à la hauteur des attentes et l’ensemble des entreprises de construction et de la maîtrise d’œuvre a ainsi été félicité.

La Dépêche du Midi

 

Publié le 28/10/2012 08:52

Bessières. Les serres high-tech feront pousser 4000 t de légumes par an

À l’automne 2013, les tomates de Bessières seront dans nos assiettes ! Le grand projet de serres chauffées selon le mode de la co génération vient d’enclencher la vitesse supérieure avec l’acceptation du permis de construire. C’est Gilles Briffaud, déjà patron de sociétés, qui a été retenu après appels d’offres pour faire sortir ce projet de terre. Les travaux pourraient donc commencer vers le mois de mars. Après une période d’essai, les premières cultures devraient offrir leur lot de légumes dès l’automne de l’année prochaine. Tomates et concombres pousseront donc sous ces serres issues d’un long travail mené conjointement entre la ville, la région Midi-Pyrénées, Decoset, les services de l’Etat, le MIN de Toulouse, la chambre d’agriculture, Pôle emploi… A terme, ce sont plus de cent emplois qui sont annoncés sur ce site basé tout près d’un incinérateur qui signe là une de ses nouvelles missions directement inscrite dans le Grenelle 2.Le projet qui bénéficie d’une participation de 800 000 euros de la part de l’Ademe aura au final coûté près de 2,4 millions d’euros.A terme, 4000 tonnes de légumes seront produits chaque année.

Incinérateur et insectes

«Nous sommes d’abord partis du constat qu’il manquait 50 000 tonnes de légumes au marché gare. Ensuite, il s’agissait de favoriser l’émergence de circuits courts. Et enfin, utiliser les vapeurs résiduelles de l’incinérateur, technique de la co génération qui était à la base du projet. Concernant l’emploi, il faut également retenir que 2/3 seront issus de personnels non qualifiés. Aujourd’hui, nous y sommes arrivés. Reste maintenant à dresser ces serres dites «cathédrales» parceque hautes de 7 mètres. Et peut-être à penser déjà aux futures cultures de plein champs qui suivront…», explique Jean-Luc -Raysséguier maire de Bessières. Ce dernier imagine également développer un autre projet, plus pédagogique celui-là. «Nous ne pourrons entrer dans ces serres comme dans un moulin ! Pour une raison: elle sont hermétiques, la culture des légumes sans insecticides se faisant en intégrant des bourdons pollénisateurs. Une serre modèle réduit sera donc installée au milieu de la grande pour comprendre tout cela. Une visite pourrait se faire en complément de celle de l’incinérateur», confie le maire de la commune.Cela s’appelle le tourisme industriel. Et aussi, faire d’une pierre non pas deux coups, mais au moins trois !

le chiffre

Le chiffre : 10

hectares>De serres co-génération. Ce sera à terme la surface totale de production de ces légumes.Elle sera atteinte en deux, voire trois phases successives. Le site choisi pour favoriser les circuits-courts se situera à environ 25 kilomètres de Toulouse. A titre d’exemple, de nombreux légumes proviennent aujourd’hui d’Agadir ou de Belgique.

Emmanuel Haillot

 

Publié le 04/11/2012 08:46

Carcassonne. OGM: il y en a un rayon chez Leclerc

Le camembert Cœur de Lion ? Paf ! Une étiquette «transgénique». L’huile Pro Activ ? «Oh la la ! C’est bourré d’additifs, en plus !», peste Sandrine qui glisse derechef le petit bout de papier estampillé «transgénique» dans la rangée d’articles. Une trentaine de militants de la Confédération paysanne ont investi, hier, sono au poing, tracts et mini-formulaires dans les mains, les travées de l’hypermarché Leclerc. But de l’opération : dénoncer la présence des OGM dans les produits carnés et laitiers écoulés par la grande distribution. Dans les rangs, il y a bien quelques activistes qui essaient de faire passer d’autres messages, qui sur l’huile de palme, qui sur les OGM autorisés à 0,9 % par la législation européenne dans les paquets de biscuits bio industriels, qui sur «ces saloperies d’E320»… Mais Michel David, le porte-parole de la Conf’ qui s’époumone au micro, recadre sans cesse le débat. Et en revient à l’essentiel : «On n’est pas là pour les 5 % qui mangent bio mais pour les 95 % qui bouffent des OGM et qui ne sont pas informés. C’est un scandale ! Il faut que ça cesse». En cause : les 3,5 millions de tonnes importées de soja OGM, chaque année, dont 300 000 tonnes qui transitent par Sète. Conditionné en tourteaux, le soja génétiquement modifié nourrit le bétail français. Et se retrouve mitonné aux petits oignons par l’industrie agroalimentaire dans nos assiettes. «S’il n’y a pas de cahier des charges spécifiques, comme pour les poulets Loué ou le roquefort, les animaux sont nourris aux OGM», poursuit-il avant d’exiger l’arrêt des importations, l’interdiction de l’alimentation transgénique animale, la mention OGM sur les emballages de viande et autres yaourts dont les bovins ont biberonné aux OGM… «C’est drôlement bien cette sensibilisation. C’est original !», glisse cette Marseillaise en vacances, surprise et conquise par l’intrusion. «Moi les OGM, je suis contre à 200 %, alors ils ont bien raison !», appuie Annie. Son mari Francis qui pousse le charriot rajoute : «Mais le problème, c’est qu’on nous blouse de partout. Ah oui, faudrait ce que soit étiqueté !». Itou pour ce couple de retraités rémois venus chercher le soleil du sud : l’opération les sensibilise. Catherine, elle, murmure d’un air résigné: «Oui, c’est bien mais bon, on le sait qu’on se fait empoisonner. S’il faut lire toutes les étiquettes… Moi je lis surtout celle du prix», s’excuse-t-elle, son maigre sac de courses autour du bras.

Carcassonne. La grande distribution impuissante

Les OGM ? C’est pas bien mais je ne peux rien faire… C’est en substance la réponse qu’a faite, hier, Laurent Boissonnade, patron du Leclerc et du MEDEF régional, aux militants de la Conf’, lors d’une discussion courtoise, entre le fromage et la poire. «Seuls les pouvoirs publics peuvent obliger l’étiquetage et l’information», a-t-il répété. Selon lui, la grande distribution n’a pas ce pouvoir. Un peu court pour le syndicat agricole qui connaît la puissance de lobbying de la grande e distribution sur le cours même des productions. Si l’enquête du Pr Séralini a a fait éclater au grand jour les dangers des OGM pour la santé, la contre-offensive scientifique sème le doute. Et visiblement chez Laurent Boissonnade qui a déploré «ne pas disposer d’informations fiables sur les OGM». Il a défendu ses rayons réservés aux produits locaux à l’instar du lait ariégeois cathare. «Cela ne veut rien dire ! Il y a aussi des OGM dans le lait cathare», l’a repris à la volée Jean-Jacques Mathieu.

Carcassonne. Le chiffre : 1 000

hectares > de soja non OGM. C’était le nombre d’hectares cultivé dans l’Aude pour l’alimentation animale. La région a sucré ses aides, plombant l’expérimentation, dénonce la Confédération paysanne.

Céline Samperez-Bedos

 

Publié le 04/11/2012 10:00

Le Port. Un site d’exception au centre de l’Ariège

Le réseau Natura 2000 a été créé par l’Union européenne, il vise à préserver la biodiversité sur des sites écologiques rares en terme de flore, de faune sauvage et d’habitats. En Midi-Pyrénées, une centaine de sites ont été classés Natura 2000, c’est le cas du site «mont Ceint-mont Béas-tourbières de Bernadouze», animé depuis 2009 par la commune du Port et par son maire (et présidente du comité de suivi) Noëlle Moralès.

A cheval sur le Couserans et le Vicdessos, ce site est composé de roches calcaires et de roches magmatiques telles que la lherzolite. Une particularité qui lui confère une grande diversité de milieux, seize habitats naturels d’intérêt communautaire ont été recensés ainsi que plusieurs espèces rares (desman des Pyrénées, chiroptères, rosalie des Alpes…). Leur état de conservation est plutôt bon mais il dépend, pour beaucoup d’entre eux, de l’activité pastorale. Si celle-ci venait à diminuer, ce serait de nombreux habitats qui s’en trouveraient menacés. Noëlle Moralès veut rester vigilante : «Nous devons continuer à œuvrer pour la protection et une meilleure gestion de ce patrimoine dans le respect des exigences économiques, sociales et culturelles

Diagnostic pastoral

«Chaque année des actions sont mises en place. Nous avons par exemple délégué la maîtrise d’œuvre à la fédération pastorale afin de réaliser un diagnostic pastoral de chaque estive, un travail qui n’avait jamais été fait avant et qui est réalisé en concertation avec les deux associations foncières pastorales et les quatre groupements pastoraux présents sur le site. Nous avons aussi travaillé avec les écoles (en partenariat avec l’Association des naturalistes de l’Ariège) à la création d’un livret pédagogique de la faune et la flore Natura 2000. Dans les soutiens importants, nous pouvons compter également sur l’Office national des forêts qui nous aide à l’animation du site.»

Et si les actions menées sont conséquentes, les actions à venir sont annoncées nombreuses et diverses, comme la gestion du problème du stationnement anarchique sur le site de l’étang de Lers ou encore l’élaboration d’un sentier découverte.

La Dépêche du Midi

 

Publié le 29/10/2012 07:45

Ces Toulousains qui veulent relancer le transport fluvial dans la région

En 2013, Toulouse accueillera la Conférence mondiale des canaux. L’occasion de relancer le transport fluvial dans le Grand Sud ? C’est ce que souhaite le Réseau fluvial toulousain.

Depuis le 27 août, une péniche débarque au cœur de Paris les 450 palettes de produits alimentaires qui ravitaillent quotidiennement les quatre-vingts Franprix de la capitale. Ce faisant, elle économise à elle seule des dizaines de camions, des milliers de litre de gasoil, des heures de bouchons. «Ne pourrait-on pas travailler sur ce type de redéploiement logistique, à Toulouse ? Créer de l’activité, de l’emploi autour de la Garonne et de l’axe Bordeaux-Sète, avec nos canaux ?» interroge alors Pierre Cardinale, l’un des porte-parole du Réseau fluvial toulousain.

Rendez-vous mondial

Le Réseau fluvial toulousain ? Créé en 2010, ce collectif de pros et d’usagers revendique «80 adhérents» et veut aujourd’hui promouvoir l’alternative qu’offrent les voies navigables au «tout camion». D’autant «qu’en 2013, Toulouse accueillera la Conférence mondiale des canaux qui, cette année s’est déroulée à Guangzhou, en Chine» souligne Amel Hamet, autre porte-parole.

Rendez-vous de prestige donc, que le Réseau ne voudrait pas voir limité au seul aspect touristique du canal du Midi et du canal des Deux-Mers. «Cette conférence serait l’occasion d’organiser un Salon sur l’industrie fluviale comme atout pour la région, car il y a là un gisement d’emplois verts», estime Amel Hamet, regrettant que le Grand Sud des voies navigables soit sacrifié par une politique nationale polarisée depuis trop longtemps sur le nord, l’est et le couloir rhodanien.

De fait, mis à part la péniche de FretSud sur le canal des Deux-Mers, seuls les passagers des bateaux de tourisme profitent actuellement des routes calmes que trace l’eau en Midi-Pyrénées.

Or côté logistique, «le fluvial a plus que jamais un rôle à jouer dans tout ce qui n’a pas besoin de voyager vite. Un exemple : pourquoi ne pas mettre en place à Toulouse des points de collecte des déchets électroménagers le long des berges du canal pour qu’ils soient ensuite transportés à l’usine de retraitement de Lalande ?» questionne le Réseau, conscient cependant de la distance à franchir entre idées et réalité.

«à Toulouse, un bateau de plaisance arrivé par le canal doit prendre la route pour naviguer sur la Garonne puisqu’il ne peut pas passer l’écluse Saint-Pierre», rappelle Vincent Melgoso, CFDT Navigation, autre membre du Réseau. Collectif qui espère que la révision en cours du Règlement particulier de la police de la navigation (RPPN) remettra de l’eau sous la quille des bateliers afin que la Garonne redevienne une artère vivante du Grand Sud.

Toulouse fera la police en Gironde

Au 1er janvier 2013, Voies Navigables de France transférera à la Direction départementale des territoires de Haute-Garonne la police de la navigation, soit la gestion des «permis» et «cartes grises» bateau de 19 départements du Grand Sud… dont la Gironde ! «Une mesure administrative qui n’impactera en rien l’importance de l’activité fluviale» explique Jacques Noisette, de VNF. Mais une mesure symboliquement lourde selon le Réseau fluvial toulousain. «On aura six personnes pour gérer 19 «piscines» de Bordeaux à Sète» précise Vincent Melgoso pour qui cela entérine le statut d’un Grand Sud fluvial oublié en «seconde zone», faute d’une gouvernance unique en France. Sentiment renforcé, selon le Réseau, par le fait que les canaux de la région ne figurent pas sur l’accord-cadre que vient de signer VNF avec la filière céréales alors que «nous pouvons accueillir des péniches adaptées aux gabarits des canaux du Grand Sud».

Pierre Challier

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