Revue de presse CLDD 26 10 2012

SOMMAIRE

Dieupentale. Un projet écologique de lutte contre les frelons.

Venerque. Leçon d’agronomie à la ferme de la Baronnesse.

Autoroute Castres-Toulouse : le projet menacé.

Animaux et végétaux menacés comptent sur la science pour faire enfin la « Une ».

Les Cabannes. Les cabas en toile de jute : un projet durable en vallées d’Ax.

Blagnac. Processus expérimental pour éradiquer le frelon asiatique.

Nos réserves d’eaux souterraines sont en danger

Eolien : le schéma régional attaqué par les opposants.

Mayrac. Elle transforme les déchets organiques en électricité.

Caussade. Le melon, source d’énergie naturelle.

Biodiversité et innovation primées.

Fenouillet. L’éco-jardinage en débat

OGM : il faudra des études plus longues.

La France veut la remise à plat du dispositif européen sur les OGM et pesticides.

Toulouse. Quand les apiculteurs ont le bourdon.

Et si on économisait de l’eau sur le maïs?.

Launaguet. Les jardins se créent

Société. Fruits, légumes, volailles, œufs… du sillon au panier

Un composteur pour les habitants du village.

Montech. Un chauffage révolutionnaire à 24 volts.

Auch. L’usine «propre» qui va éclairer 4000 habitants.

Publié le 21/10/2012 03:48

Dieupentale. Un projet écologique de lutte contre les frelons

La Chambre de commerce et d’industrie de Midi-Pyrénées (CCI) participe à l’opération nationale «500 000 et moi» afin de révéler les talents d’entrepreneurs de jeunes sociétés créatives et en soutenant celles qui seront plébiscitées par le public, par une aide financière. Chacun est appelé à participer à ce challenge en votant par l’Internet avant le 30 novembre et notamment en soutenant la société locale SRE2 B basée à Dieupentale. En 2011, Marcel Bégué et Denis Boyé ont uni leurs compétences scientifiques et commerciales pour créer la société SRE2B, société de recherche et d’études Bégué-Boyé sur les insectes pollinisateurs et l’environnement.

Un système d’électrocution

Ils se sont spécialisés dans la sélection et la régulation du frelon asiatique Vespa vélutina. En 2011, ils ont déposé, sous le nom d’Occitina, le brevet d’un système d’électrisation et d’électrocution sélective des frelons à pattes jaunes, avec une application de suivi à distance qui analyse la densité locale en frelons, ainsi qu’une puce électronique de géolocalisation pour vérifier l’emplacement du piège et son fonctionnement. «Ce système électrique et électronique permet la capture des frelons, protège les abeilles, les insectes pollinisateurs et l’environnement. Il sera proposé aux apiculteurs pour améliorer leur production, aux particuliers pour améliorer leur sécurité et aux espaces publics pour améliorer leur sécurité par une veille écologiques ou éco-surveillance», précise Marcel Bégué. Le projet Occitina a soutenu deux chercheurs entomologistes, Jean Haxaire et Claire Villemant qui annonce : «Nous allons participer au projet en testant l’efficacité et la spécificité de vos pièges. Nous soutenons les démarches visant à mettre au point des méthodes de lutte contre le frelon, respectueuses de l’environnement.»

Pour voter, aller sur le site http://www.500000etmoi.fr/projet/sre2b/ N’oubliez pas de mentionner votre adresse e-mail sur laquelle vous recevrez une demande de confirmation de votre vote.

Publié le 12/10/2012 03:49

Venerque. Leçon d’agronomie à la ferme de la Baronnesse

Denis et Roger Beziat agriculteurs à Venerque, ont semé du sarrasin dans leurs champs situés chemin de la forêt. Il s’agit de sarrasin semé à la volée deux jours avant la récolte du pois proteagineux fin juin avec un passage de rouleau après la moisson. Grâce aux pluies de juillet et août, il a pu fleurir jusqu’à fin août et permettre aux abeilles et autres auxilliaires de butiner trois semaines de plus après les derniers tournesols. Ce sarrasin servira de matière verte et de répulsif aux limaces, avant le début des semis de colza en septembre. Les engrais verts nommé aussi cipan sont un couvert d’interculture et des pièges à nitrates, ils constituent une alternative écologique pour nourrir la terre. Par leur système racinaire, ils contribuent à améliorer la structure et le fonctionnement des sols, ils fournissent un apport nutritif naturel auprès de l’activité biologique. Durant la rotation des cultures, ils limitent la prolifération des mauvaises herbes, et les phénomènes érosifs. Un pas de plus vers l’écologie et l’agronomie pour la ferme pilote de la baronnesse.

Publié le 24/10/2012 07:47 – Modifié le 24/10/2012 à 10:16

Autoroute Castres-Toulouse : le projet menacé

Le ministre des transports Frédéric Cuvillier vient de confier à une commission la mission de hiérarchiser les grands projets d’infrastructures d’ici 25 ans. L’autoroute Castres-Toulouse fait partie de la liste. Mais pas forcément en bonne place.

On attendait depuis le mois de juin un signe, un début de réponse du nouveau gouvernement concernant la poursuite ou pas des études et concertations sur le projet d’autoroute concédée Castres-Toulouse. Le ministre des transports Frédéric Cuvillier vient d’envoyer le premier signal qui ne fera pas sauter de joie les «pro-autoroute». Le ministre en effet vient tout juste de décider la mise en place d’une mission composée de parlementaires et de personnes qualifiées chargées de trier, hiérarchiser, et mettre en perspective les grandes infrastructures inscrites pour les 25 prochaines années dans le schéma national des infrastructures de transport (SNIT).

Le ministre explique en substance: «Le SNIT, conçu par le précédent gouvernement, comprend de nombreux projets de liaisons ferroviaires, routières et fluviales ainsi que des opérations d’intervention sur les réseaux existants. L’ampleur des investissements est évaluée à 245 milliards d’euros sur 25 ans. Le niveau de participation de l’Etat nécessaire serait de l’ordre de 90 milliards d’euros, alors que les dépenses annuelles de l’Etat pour les infrastructures sont de l’ordre de 2 milliards ; de même le SNIT prévoit 56 milliards d’euros à la charge des collectivités locales, ce qui est également hors de proportion. Le SNIT n’est pas compatible avec l’objectif de retour à l’équilibre des finances publiques.»

La commission dispose d’un delai de six mois pour rendre ses conclusions. Autrement dit, il va falloir faire des coupes claires et le journal «Le Figaro» dans son édition de vendredi désignait déjà l’autoroute Castres-Toulouse comme faisant partie des projets en danger. Ceci dit, le comité de soutien à l’autoroute, composé de la quasi totalité des élus et décideurs sud-tarnais, doit être reçu par Frédéric Cuvillier le 30 octobre et il ne manquera pas de lui rappeler les arguments dits et redits depuis plusieurs années en faveur d’une autoroute privée dont les études sont très avancées (lire ci-contre). Sans jouer les Cassandre, on peut dire aujourd’hui qu’il ne va pas se passer grand chose de concret sur ce dossier d’ici le printemps prochain et que la partie semble loin d’être gagnée d’avance par les pro-autoroute. Pour rassurer tout le monde, le ministre a cependant indiqué dans sa lettre de mission: «Il est nécessaire de construire une vision soutenable des transports en donnant la priorité aux transports du quotidien. Le gouvernement souhaite dégager une vision partagée, réaliste et cohérente à court, moyen et long termes.» Chacun trouvera dans cette phrase matière a mettre de l’eau dans son moulin.

Le chiffre : 6

mois> commission. Au cours des six mois que vont durer les travaux de la commission, les membres vont étudier les différents dossiers et peuvent même auditer les parties concernées. Tous les moyens du ministère sont mis à sa disposition pour mener à bien la mission.

Où en était le projet ?

Décidée fin 2010 par le précédant gouvernement à l’issue d’un long débat public, la mise en concession de l’axe Castres-Toulouse faisait l’objet d’études et de concertations très avancées. Fin mars, toutes les procédures avaient été stopées en raison des élections présidentielles et législatives. A ce moment là, le projet a été mis en sommeil juste avant que le préfet de région n’annonce ce que l’on appelle le tracé de référence. C’est à dire la bande d’une largeur de 40 à 50 mètres dans laquelle devait s’inscrire l’autoroute. Il restait alors notamment trois points durs non tranchés: le contournement de Cuq-Toulza, le passage de la vallée du Girou et enfin la déviation de Verfeil. Autant de sites sur lesquels plusieurs options restaient ouvertes.

Linda Gourjade: «contre l’autoroute»

Reçue jeudi dernier par la cabinet du ministre des transports Frédéric Cuvillier, la nouvelle députée socialiste de la 3e circonscription Linda Gourjade est satisfaite de la décision prise par le Gouvernement: «Nous ne devons pas nous sentir responsables des engagements électoraux irréalistes de nos prédécesseurs. Je partage la position du Ministre qui engage cette réflexion sur l’avenir des grands projets d’infrastructure. J’ai fait part des solutions alternatives à l’autoroute qui permettront le nécessaire désenclavement du bassin Castres-Mazamet. Il y a des solutions qui existent et qui sont possibles aujourd’hui. Cette commission va enfin pouvoir mettre à plat tous ces dossiers annoncés mais non financés. Et nous aurons une réponse d’ici six mois. Dans tous les cas, les études sur le projet concédé de Castres-Toulouse sont de fait suspendues. Cela semble logique.»

La députée souhaite dans la foulée saisir le préfet de région pour plaider une autre approche de l’aménagement du tracé.

Ainsi, elle estime que l’on peut d’ores et déjà engager une partie du tracé: «A mon sens , le plus urgent, le moins onéreux et de façon réaliste, c’est de réaliser sur des fonds publics une 2×2 voies gratuite entre Castres et Soual. C’est là que les difficultés de circulation sont les plus importantes. Dans un deuxième temps, je pense qu’il est aussi nécessaire de prolonger le tracé jusqu’à Puylaurens. Je suis persuadée qu’un tel plan est possible et que les collectivités territoriales qui pourraient le co-financer avec l’Etat nous suivront.»

La mission parlementaire est composée de André Chassaigne (Député Puy-de-Dôme PCF), Michel Delebarre (Sénateur du Nord PS), Philippe Duron (Député du Calvados PS), Louis Nègre (Sénateur des Alpes Maritimes UMP), Bertrand Pancher (Député de la Meuse UDI), Eva Sas (Députée de l’Essonne Europe Ecologie – les Verts), Jean-Michel Charpin (Inspecteur général des finances), Yves Crozet (Economiste), Marie-Line Meaux (Inspectrice générale de l’administration et du développement durable), Patrice Parisé (ingénieur général des ponts et chaussées).

Recueilli par J.-M.

Publié le 19/10/2012 07:54 – Modifié le 19/10/2012 à 09:39

Animaux et végétaux menacés comptent sur la science pour faire enfin la « Une »

Deux poids, deux mesures: quand le changement climatique mobilise de plus en plus d’attention et de financements, le déclin des espèces s’accélère sans créer le même émoi, faute d’informations suffisantes sur les conséquences de cette érosion, estiment certains experts.

L’élaboration de scénarios sur l’érosion de la biodiversité, à l’instar des travaux du Giec, l’organe de référence en matière de recherche sur le climat depuis 1988, permettrait-elle aux animaux et végétaux menacés d’extinction de faire enfin la « Une » ?

Un « Giec de la biodiversité » a été officiellement créé au printemps dernier à Panama et lancera ses travaux en janvier à Bonn (Allemagne) pour tenter de lire l’avenir et formuler des recommandations.

« Cela va être très utile si cet organe se comporte aussi intelligemment que le Giec », juge Jean-Patrick Le Duc, délégué aux relations internationales du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, présent cette semaine à Hyderabad (Inde) pour la conférence de l’ONU sur la biodiversité.

Il ne s’agit cependant en aucun cas de concurrencer la « Liste rouge », inventaire de référence de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui mesure l’évolution de populations animales ou végétales à travers la planète.

Car le nouvel organe, baptisé « Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), va moins étudier « l’érosion de la biodiversité que les conséquences dans le domaine agricole, la pêche… », décrypte Lucien Chabason, conseiller auprès de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

« Ce qui mobilise sur le climat, ce sont les impacts –la submersion des deltas, la sécheresse, la chaleur en ville, pas le fait que la température monte. En matière de biodiversité, c’est un sujet assez inexploré », selon lui.

Surexploitation des ressources, déforestation, pollution, changement climatique: le taux d’extinction des espèces est aujourd’hui jusqu’à 1.000 fois plus élevé que ce qui était connu jusqu’ici, estiment les scientifiques.

L’économiste Pavel Sukhdev s’intéresse depuis quelques années aux impacts économiques de la disparition des espèces, en chiffrant la valeur des services rendus « gratuitement » par la nature, comme la pollinisation, le traitement naturel des eaux, la pêche.

Qu’apportera de plus le « Giec de la biodiversité » ?

« L’important, c’est que cette information sera indépendante des gouvernements et des ONG » et qu’elle leur sera fournie de manière utile, relève Konstantin Kreiser, de l’ONG BirdLife International. »Pour le moment, c’est très difficile pour les gouvernements de savoir par exemple jusqu’à quel point il est possible de pêcher », estime-t-il.

Depuis plus de 20 ans, les rapports du Giec se sont imposés comme l’information de référence sur le réchauffement climatique et sur les probables impacts. Ils ont largement contribué à attirer l’attention des gouvernements et de l’opinion publique sur le sujet.

Mais attention, « la diversité biologique est extraordinairement plus complexe à modéliser que le climat », met en garde Jean-Patrick Le Duc.

« Et on a beaucoup moins d’expérience que les climatologues qui utilisent la modélisation depuis l’après-guerre, alors que, pour la biodiversité, cela fait à peine une vingtaine d’années », tempère-t-il.En janvier, la première étape consistera à désigner les scientifiques, issus de nombreuses disciplines, qui seront chargés de piloter les travaux de l’IPBES. Quant au premier rapport? Sans doute pas avant 2015 ou 2016, selon les experts.

© 2012 AF

Publié le 13/10/2012 08:47

Les Cabannes. Les cabas en toile de jute : un projet durable en vallées d’Ax

Par le biais de ces cabas durables distribués gratuitement dans les bibliothèques des vallées d’Ax, l’idée centrale de cette initiative est de délivrer un message optimiste afin de rendre les publics concernés acteurs et non plus uniquement consommateurs.

Soucieuse de la protection de l’environnement et pleinement concernée par le développement durable, la communauté de communes des vallées d’Ax a choisi de s’engager dans une démarche collective écocitoyenne. De cet engagement est né le projet de cabas durables, en partenariat avec le réseau de lecture et le service collecte des déchets ménagers des vallées d’Ax. Aujourd’hui tout le monde a pris l’habitude de ne plus avoir de sacs en plastique pour faire ses courses, il en ira de même pour transporter ses livres dans les bibliothèques des vallées d’Ax. Après une première opération à Ax-les-Thermes, toute l’équipe ainsi que les élus locaux seront présents demain à la bibliothèque des Cabannes pour distribuer gratuitement les cabas durables aux habitants qui viendront échanger leurs documents.

Par ailleurs, cette action s’inscrit dans un projet plus large qui a été pensé pour s’ancrer dans une dynamique positive en matière de développement durable. C’est pourquoi plusieurs démarches qui se dérouleront entre les mois d’octobre et décembre vont accompagner la dotation des cabas durables. En complément d’un fonds de documents sur l’environnement au sens large et dans tous les domaines du savoir (livres, revues, CD, DVD), voici un aperçu des différentes animations prévues à la bibliothèque des Cabannes : une exposition sur le développement durable et la biodiversité ; un atelier gratuit (sur inscription) sur la réalisation d’objets en carton recyclé pour les adultes, programmé le samedi 24 novembre (l’après-midi). Retrouvez le programme complet sur les sites Internet de la communauté de communes des vallées d’Ax, http://www.vallees-ax.fr, et du réseau de lecture des vallées d’Ax, http ://bibliotheques. valleesdax. fr

Pour tous renseignements complémentaires, appelez le 05 61 03 13 35.

Publié le 12/10/2012 08:17

Blagnac. Processus expérimental pour éradiquer le frelon asiatique

La municipalité a décidé de participer au projet life-vespagon contre le frelon asiatique en tant que territoire d’experimentation. La France est le premier utilisateur européen de pesticides et le quatrième au monde derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Japon. La directive européenne sur l’utilisation durable des pesticides instaure un cadre d’action communautaire pour réduire les effets de l’utilisation des pesticides. En France, le plan «Ecophyto 2018» est né en 2008 avec comme objectif la disparition des substances les plus dangereuses et la réduction de 50% de ces produits d’ici cette date. Cet objectif se heurte néanmoins à la prolifération des frelons asiatiques qui représente un risque pour la santé humaine et pour les pollinisateurs et entraîne une utilisation croissante de pesticides. L’objectif du projet est de proposer un outil d’aide à la décision permettant de remplacer les pesticides par des méthodes respectueuses de l’homme et de son environnement. Le projet Life-Vespagon, porté par la FREDEC Midi-Pyrénées (Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles) nécessite des zones d’études et d’expérimentation. Il repose notamment sur une meilleure détection des nids de frelons, sur leur destruction à l’aide de nouvelles méthodes respectant la biodiversité mais aussi sur la valorisation des luttes innovantes.

La Dépêche du Midi

Publié le 26/10/2012 08:28

Nos réserves d’eaux souterraines sont en danger

L’agence de l’eau Adour-Garonne a organisé hier soir une conférence-débat intitulée «Eaux souterraines du Sud-Ouest : les mystères d’une ressource invisible» ouverte au grand public. L’expert Pierre Marchet explique les raisons de cette démarche.

Pourquoi avoir choisi de parler au grand public ?

Pour que les comportements changent, les gens doivent être informés sur l’état des eaux souterraines, leurs enjeux et surtout les conséquences de certains actes. Or cette ressource reste invisible et plutôt inconnue. On leur fait donc passer des notions de bases, dans un langage vulgarisé, pour comprendre comment ça marche.

Justement, comment se portent les eaux souterraines de notre région ?

Assez mal. Les mesures effectuées récemment dans plusieurs nappes phréatiques ont montré que le niveau des réserves diminue et leur qualité se dégrade. Avec l’augmentation de l’activité humaine près de ces points, les milieux en pâtissent. De plus, on note une présence excessive de phytosanitaires qui détruisent les champignons et les nuisibles, mais abîment également les nappes. Par contre, la pollution des nitrates se stabilise, c’est la bonne nouvelle.

En quoi est-ce important de préserver cette ressource ?

Dans le Sud-ouest, plus de la moitié de la population boit l’eau souterraine. Il est donc primordial de la préserver. Bien sûr, il n’existe pas qu’une seule façon d’améliorer les choses et nous-mêmes nous continuons à apprendre. Mais connaître notre environnement, c’est faire un pas dans la bonne direction.

Recueilli par Manon Soucasse

Publié le 20/10/2012 08:20

Eolien : le schéma régional attaqué par les opposants

Vingt-quatre associations de Midi-Pyrénées, dont deux associations ariégeoises, ont décidé de déposer un recours gracieux contre le schéma régiona éolien, arrêté au mois de juin dernier.

Sous la banière de la Fédération pour l’Environnement durable, vingt-quatre associations de la région (1) et près de quatre cents particuliers ont déposé tout récemment un recours gracieux contre le schéma régional éolien, auprès d’Herni-Georges Comet, préfet de région Midi-Pyrénées, dénonçant un «déni de démocratie».Les réquérants s’insurgent notamment contre la manière dont la concertation a été menée – une «parodie» – selon eux et qualifient d’«illégale» la liste des communes annexée au schéma régional et désignées comme «favorables à l’éolient industriel». «Notre fédération compte quarante associations de notre région, rappelle le vice-président de la FDE, Michel Broncard. Aucune d’entre elles n’a été associée à l’élaboration de ce schéma. Elles s’en sont plaintes, sans résultat. Par ailleurs, l’ensemble des mairies de Midi-Pyrénées n’ont été consultées que par mail (2). Celles qui n’ont pas répondu dans les deux mois ont été classées parmi les collectivités favorables à l’éolien industriel. C’est scandaleux».

La Dépêche» publie ci-contre la liste des 85 communes concernées, recensées dans l’une des annexes du Schéma régional. Enfin, la Fédération explique son «refus du massacre de la région Midi-Pyrénées par 800 éloliennes géantes», d’ici 2020, et parlent d’un dictat.

Si ce recours gracieux était rejeté, la Fédération ne cache pas son intention de déposer, très rapidement, un recours contentieux, devant le tribunal administratif, pour excès de pouvoir. En ce qui concerne l’Ariège, ce schéma définit les zones favorables (techniquement), à l’installation d’éoliennes. Il s’agit globalement de la Basse-Ariège et du pays de Mirepoix. Il fixe également un objectif à réaliser d’ici 2020: la production de 115 MW dans notre département. Ce qui rendrait nécessaire l’implantation, au total, d’une quarantaine d’éoliennes. Un objectif qualifié de volontairement «ambitieux» par ce schéma.

(1) Pour l’Ariège, les deux associations qui participent à ce recours sont l’association de défense des collines du Pic d’Estelle (Coutens) etl’associationde protection du tourisme et des sites du pays des Pyrénées Cathares (Camon).

(2) Sur l’ensemble du schéma, un pavé de plusieurs dizaines de pages.

Les 85 communes «favorables» a l’arrivée de l’éolien…

Aigues-Vives, Artigat, Arvigna, Belloc, Besset, Bezac, Bonnac, Brie, Calzan, Camarade, Camon, Cante, Carla-Bayle, Carla-de-Roquefort,Castex, Cazals-des-Bayles, Coussa, Coutens, Daumazan-sur-Arize, Dun, Durfort, Esclagne, Escosse, Esplas, Fornex, Gaudies, Gudas, Justiniac, La Bastide-de-Besplas, La Bastide-de-Bousignac, Labatut, Lagarde, Laroque-d’Olmes, Le Carlaret, Le Fossat, Le Vernet, Léran, Lescousse, Lézat-sur-Lèze, Lieurac, Limbrassac, Lissac, Loubaut, Ludies, Madière, Malléon, Manses, Mazères, Méras, Mirepoix, Montaut, Moulin-Neuf, Pamiers, Pradettes, Regat, Rieucros, Roumengoux, St-Amadou, St-Amans, Ste-Suzanne, St-Félix-de-Rieutord, St-Félix-de-Tournegat, St-Julien-de-Gras-Capou, St-Martin-d’Oydes, St-Michel, St-Quentin-la-Tour, St-Quirc, St-Victor-Rouzaud, St-Ybars, Sautel, Saverdun, Ségura, Sieuras, Tabre, Teilhet, Thouars-sur-Arize, Tourtrol, Trémoulet, Troye-d’Ariège, Unzent, Ventenac, Villeneuve-du-Latou, Villeneuve-du-Paréage, Vir, Vivies.

Et les trois officiellement «contre»

Belloc, Camon et Pradettes, bien que situées, comme les 85 communes citées ci-dessus, dans une zone favorable au développement de l’éolien, ont délibéré défavorablement à son installation. Pour les autres, deux cas se présentent. Soit elles ont pris des délibérations en faveur de l’installation d’éoliennes, soit elles n’ont pas… répondu dans les délais à la consultation lancée dans le cadre de l’élaboration du schéma, et sont donc réputées favorables à son développement.

Pavé imposant

Le Schéma régional climat-air-énergie de Midi-Pyrénées a été arrêté en juin 2012. Le schéma régional éolien ne constitue qu’une annexe de cet imposant pavé, que l’on peut facilement consulter sur Internet (voir ci-dessous). Cet imposant pavé comprend trois grandes parties: tout d’abord un diagnostic régional, puis la définition d’orientations stratégiques et d’orientations pour les dix ans à venir. Il s’agit d’«une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables», pour reprendre les termes employés, dans l’introduction du document, par le préfêt de région Henri-Michel Comet. C’est enfin l’une des concrétisations du Grenelle de l’Environnement.

L.G

Publié le 18/10/2012 09:40

Mayrac. Elle transforme les déchets organiques en électricité

Depuis maintenant 12 ans, (la 1re étude a été réalisée mai 2000), qu’il y travaille, Joël Laverdet, à l’initiative de ce projet original, voit enfin le bout du tunnel, puisque samedi 20 octobre aura lieu l’inauguration officielle de la station de méthanisation du «Garrit Energie Environnement» (L.G. 2E). Un Joël Laverdet fier de sa réalisation et optimiste que nous avons rencontré.

La méthanisation qu’est-ce que c’est ?

Le principe de la méthanisation consiste à faire digérer par des bactéries de la matière organique, (graisses et sucres sous toutes ses formes), dans un milieu sans oxygène (anaérobie). Lors de cette fermentation est dégagée du biogaz contenant environ 60 % de méthane que nous récupérons.

Dans quel but ? Vers quel objectif ?

Ce méthane va servir de carburant à un moteur cogénération qui va le transformer en électricité et chaleur. Cette installation permet de produire de l’énergie renouvelable. À titre d’exemple : ma production d’électricité sur un an sera l’équivalent de la consommation d’environ 200 foyers. Quant à celle de la chaleur elle remplace 75 % de l’énergie faucille utilisée sur l’exploitation.

C’est un très lourd investissement mais je suppose avec des aides ?

Tout à fait car, sur un tel projet, les aides sont indispensables et j’ai eu la chance de voir mon projet d’1 000 000€ soutenu par l’Ademe (agence de développement de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), le conseil régional Midi-Pyrénées et l’Union européenne par l’intermédiaire des fonds Feder pour un montant d’environ 45 %.

Et maintenant ?

Aujourd’hui je traite 5 000 tonnes de déchets agro-alimentaires et 3 000 tonnes de lisier de porc. L’électricité produite est vendue à EDF sur un contrat de 15 ans.

Comment vous est venue cette idée ?

Elle vient de loin puisque lorsque j’étais au collège de Souillac j’avais fait un exposé sur la méthanisation dans le cadre d’un cours de SVT et j’étais loin de penser qu’aujourd’hui il serait réalisé.

Propos recueillis par notre correspondant J-C.Cristo

Publié le 14/10/2012 03:47

Caussade. Le melon, source d’énergie naturelle

Dans le cadre de la fête de la science et sur le thème de «La méthanisation sous toutes ses formes», une conférence organisée mercredi dernier aux Récollets a rassemblé trois acteurs du recyclage des déchets qui ont, chacun, apporté leur témoignage sur ce procédé de la méthanisation. Président du directoire de la SAS Boyer, station fruitière réputée à Moissac, Joël Boyer est venu expliquer les motivations de sa société, quant au choix de l’unité de méthanisation inaugurée, il y a tout juste un an. Auparavant, les melons abimés ou non conformes étaient acheminés en décharge à la Drimm de Montech. A partir de 2002, le millier de tonnes de déchets ayant été dépassé, une réflexion a été menée pour savoir si ces melons pouvaient être séchés ou transformés en poudre pour une utilisation en fruits secs ou préparation culinaire. Une première étape avait déjà été franchie en s’orientant vers le compostage et l’alimentation animale. Puis, un contact il y a trois ans, avec une équipe de jeunes ingénieurs belges ayant mis au point un nouveau concept de méthanisation qui permet d’apprivoiser les bactéries naturellement, un concept se suffisant à lui-même et n’utilisant que le melon et rien d’autres, a déclenché la prise de décision de création de cette unité, une première en France. En Belgique, le même principe existait déjà à partir de l’endive. Le méthane ainsi produit à Moissac est transformé en électricité qui est revendue à EDF, en quantité suffisante pour alimenter 150 ménages par mois.

Puis, Christian Couturier de l’association Solagro a dressé un inventaire des différents sites de méthanisation agricole, implantés dans l’hexagone, comme en Bretagne auprès des éleveurs de porcs. Enfin, Eric Peyrat de la Drimm, groupe Séché-environnement, a expliqué le traitement des ordures ménagères résiduelles, elles aussi transformées en biogaz dans des alvéoles de stockage, à raison d’une tonne de déchets produisant du biogaz pendant 20 à 25 ans. En 2011, la production de biogaz réinjectée dans le réseau EDF s’est élevée à 30 Gwhe. Au niveau national, le gisement des déchets résiduels correspondant à 1,5 millions de tonnes d’équivalent pétrole.

La Dépêche du Midi

Publié le 27/10/2012 08:11

Biodiversité et innovation primées

Le conseil général a remis, vendredi 19 octobre, pour 18 500 € de prix à 5 lauréats d’un appel à projets, sur la biodiversité d’une part et l’innovation de l’autre.

Faisant suite aux états généraux de l’agriculture en Lot-et-Garonne, initiés par le conseil général, ce dernier a lancé un appel à projet pour favoriser la biodiversité et l’innovation.

Cinq lauréats ont été désignés : trois dans la catégorie «agriculture et biodiversité», deux dans la catégorie «trophée de l’innovation agricole».

Agriculture et biodiversité

> Conservatoire végétal régional d’Aquitaine (7 000 €),

à Montesquieu pour son projet «La biodiversité, amie du verger». Pour limiter l’utilisation de produits phytosanitaires ou pesticides, le Conservatoire végétal a inventé un système de haies fruitières à haute biodiversité (diversité des espèces et des étages végétaux, développement de la diversité microbiologique aérienne et du sol). Une réussite puisque ce système de haie fruitière dispense de l’utilisation de produits phytosanitaires. Le projet est, en 2013, de planter 500 mètres linéaire de haies fruitières sur le site de Montesquieu afin de constituer un modèle.

> Domaine de Gueyze, pour son projet d’amélioration de la biodiversité (6 000 €), à Bruch. Vignoble phare de l’appellation Buzet, le domaine de Gueyze est aussi un véritable labo grandeur nature pour les Vignerons. Après un inventaire de la faune et de la flore du domaine, réalisé par l’Association de protection de la nature, la Sepanlog, diverses actions ont été réalisées : nichoirs à chauve-souris et à faucon crécerelle, suppression des herbicides, création d’une mare ou zone humide pour le développement d’espèces de reptiles, batraciens et odonates.

> EARL Vignoble Hauts de Riquets, Duras (4 000 €), pour son projet «le cercle vertueux de la biodiversité au domaine des Hauts de Riquets «Préserver, renforcer, réhabiliter, cultiver et recycler»». La famille Bireaud s’est engagée, il y a plus de 20 ans, sur le chemin de la biodiversité en créant un sentier botanique. Depuis, elle a introduit, entre les rangs de vigne, des semis de céréales, légumineuses et plantes mellifères), utilise des plantes pour les traitements au vignoble (ortie, prêle…), utilise ses vignes comme pâturage en hiver par des moutons afin de fertiliser naturellement les sols. Enfin, depuis mai 2012, ils réalisent des ateliers de cuisine aux plantes sauvages et organisent des dégustations de vins.

Trophées de l’innovation

> Cuma de Mézin Innovation 47 (1 000 €). C’est la seule Coopérative d’utilisation de matériel agricole en Lot-et-Garonne qui développe le compostage.

Elle répond à une demande croissante des agriculteurs désireux d’utiliser du compost. L’activité de la Cuma s’est ainsi étendue aux viticulteurs, haras et lycées agricoles et touche aujourd’hui une cinquantaine d’adhérents.

> Lolobio spiruline, à Montpouillan (500 €). Laurence Boxberger a dernièrement repris l’exploitation familiale comprenant 4 hectares de terre agricole et une serre de 10 000 m2. Elle souhaite installer un site de production de spiruline, de la culture à la transformation sous forme de paillette prête à la consommation. La spiruline est un complément alimentaire très complet qui apporte des protéines, du fer, des vitamines et acides aminés. Elle est bénéfique à tous les publics, et particulièrement préconisée auprès des personnes âgées, des sportifs ou des femmes enceintes.

J.Sch

Publié le 26/10/2012 08:38

Fenouillet. L’éco-jardinage en débat

La mèdiathèque de fenouillet a organisé une soirée débat sur l’éco jardinage le jeudi 18 octobre à 20 h 30. L’animation et l’inter-activité étaient assurées par Carole Laval de la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisible de Midi-Pyrénées «FREDEC Midi-Pyrénées». (La FREDEC est chargée de la surveillance des organismes nuisibles des cultures et de l’amélioration des bonnes pratiques, elle réalise des missions en délégation de mission de service public pour le compte de la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt «DRAAF») Il a été répondu à de nombreuses questions et inquiétudes, en regard de l’emploi important des produits phytosanitaires, et de leurs conséquences sur la santé humaine, et sur la survie des insectes indispensables à la fructification des arbres fruitiers et autres… Cette soirée débat sur l’éco-jardinage à été l’occasion d’échanger sur la bonne utilisation des pesticides et des herbicides ainsi que sur la mise en place de méthodes alternatives. Parmi les différents sujets abordés: la bonne utilisation des produits phytosanitaires, la culture, les auxiliaires du jardin et de ses prédateurs,(crapauds, hérissons, oiseaux, etc…) les différents types de paillages, les «trucs» des vieux jardiniers (compostage, purins d’orties, de prêle et autres…), les bons gestes pour un jardin en «bonne santé», avec pour corollaire la protection de l’environnement et la santé de l’Homme. La réglementation en matière d’environnement et de responsabilité des collectivités a aussi évoquée.

La Dépêche du Midi

Publié le 23/10/2012 08:10

OGM : il faudra des études plus longues

Deux organismes sanitaires Français ont réfuté les conclusions de l’étude sur le maïs OGM réalisée par le professeur Séralini. Ils estiment cependant que les autorités doivent lancer des études de long terme sur les OGM.

La sentence est tombée. Les conclusions de l’étude sur les OGM du professeur Séralini sont réfutées par les organismes sanitaires français. Le Haut conseil des biotechnologies (HCB) qui statue sur les risques sanitaires et environnementaux des plantes génétiquement modifiées, estime que «cette étude ne remet pas en cause les conclusions des évaluations précédentes sur cet OGM», qui avaient conclu à l’innocuité du produit.

Mais le HCB n’en reste pas là et face «aux interrogations des citoyens

[…] suite à la médiatisation à outrance des travaux de Gilles-Eric Séralini», recommande qu’une «étude de long terme, indépendante et contradictoire soit entreprise sous l’égide des pouvoirs publics quant à la sécurité sanitaire du maïs NK603».

«Interdire avant de nouvelles études»

Un autre organisme public, l’Anses (Agence sanitaire), saisie par le gouvernement, a également réfuté hier l’étude du Pr Séralini, tout en soulignant «le nombre limité de publications traitant des effets potentiels à long terme d’une consommation d’OGM associés à des pesticides». Les recherches du Pr Séralini «ne permettent pas de remettre en cause les évaluations réglementaires précédentes sur le maïs NK603 et le Round-up», estime l’Anses qui préconise également la conduite d’études publiques de longue durée.

Le Pr Séralini a estimé pour sa part que la recommandation du HCB pour une nouvelle étude à long terme est un «progrès», mais a jugé qu’entre-temps, il faut «interdire» le maïs concerné. «Il faut remarquer l’ouverture d’esprit», a-t-il déclaré. «Une étude de deux ans, ça prend quatre ans à mettre en place et à analyser, et pendant ces quatre ans, qui va encore être malade ou mourir à cause de ces produits mal évalués ?» a-t-il demandé. Le Pr Séralini, biologiste de l’université de Caen, estime que ses travaux, d’une durée inhabituelle de deux ans (contre 90 jours pour les industriels), montrent un risque accru de tumeurs mammaires et d’atteintes hépato-rénales pour les rats nourris avec ce maïs, associé ou pas au Round-up.

Les deux avis rendus hier risquent de semer un peu plus la confusion dans l’esprit des consommateurs.

Le gouvernement prêt à «bouger»

Sans revenir sur les autorisations accordées au maïs NK603 et à l’herbicide Round-up, le gouvernement souhaite renforcer les études plus longues sur les OGM et les pesticides. «Le Premier ministre a demandé au ministre de l’Agriculture, à la ministre de l’Ecologie de porter au niveau européen la demande du gouvernement d’une remise à plat du dispositif communautaire d’évaluation, d’autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides», indique un communiqué de Stéphane le Foll. La ministre de l’Ecologie estime pour sa part que cette étude a un mérite : «Elle a mis en avant la nécessité de bouger même si elle n’est pas conclusive».

P.V

Publié le 22/10/2012 19:45 – Modifié le 22/10/2012 à 21:37

La France veut la remise à plat du dispositif européen sur les OGM et pesticides

Le gouvernement a demandé lundi une « remise à plat » du dispositif européen sur les OGM et les pesticides, en s’appuyant sur les recommandations de deux instances de contrôle sanitaire françaises publiées le même jour.

Ces deux organismes, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) et l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses), ont rejeté les conclusions d’une étude controversée sur la toxicité d’un maïs OGM mais ont l’une et l’autre insisté sur la nécessité d’études approfondies sur les effets à long terme de la consommation d’OGM.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a chargé ses ministres de l’Agriculture, de l’Ecologie et de la Consommation « de porter au niveau européen la demande du gouvernement d’une remise à plat du dispositif communautaire d’évaluation, d’autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides », a annoncé un communiqué du ministère de l’Agriculture.

En attendant, Paris reste sur ses positions: maintien des autorisations accordées au maïs NK603 et à l’herbicide Roundup, et maintien du moratoire des OGM autorisés à la culture dans l’Union Européenne.

Le HCB et l’Anses avaient été saisis par le gouvernement français après la publication d’une étude du professeur Gilles-Eric Séralini concluant à des risques accrus de tumeurs mammaires et d’atteintes hépato-rénales pour des rats nourris avec du maïs transgénique NK603, associé ou pas au Roundup.

Répondre aux interrogations

Premier à se prononcer, le HCB a estimé que « les conclusions d’effets délétères de la consommation de maïs NK603 ne sont pas soutenues par l’analyse des résultats présentés » par le Pr Séralini dans la revue scientifique « Food and chemical toxicology » le 19 septembre.

Le Haut conseil, qui statue sur les risques sanitaires et environnementaux des plantes génétiquement modifiées, estime donc que « cet article ne remet pas en cause les conclusions des évaluations précédentes sur cet OGM », concluant à l’innocuité du produit.

Cet avis est dans la droite ligne de celui produit par l’agence européenne de sécurité sanitaire (Efsa) début octobre.

Le Haut conseil veut néanmoins « répondre aux interrogations de la société » et recommande qu’une « étude de long terme, indépendante et contradictoire soit entreprise sous l’égide des pouvoirs publics quant à la sécurité sanitaire du maïs NK603 ».

Cette étude de long terme est préconisée pour « lever le doute » que l’étude Séralini a instillé « dans l’opinion publique », a expliqué Christine Noiville, la présidente de ce comité.

L’Anses a également réfuté l’étude du Pr Séralini, tout en soulignant « le nombre limité de publications traitant des effets potentiels à long terme d’une consommation d’OGM associés à des pesticides ».

Elle « appelle à la mobilisation de financements publics nationaux ou européens dédiés à la réalisation d’études et de recherches d’envergure visant à consolider les connaissances sur les risques sanitaires insuffisamment documentés ».

Le professeur Séralini a estimé, pour sa part, que la recommandation du HCB pour une nouvelle étude à long terme est un « progrès », mais estime qu’entre temps, il faut « interdire » le maïs concerné.

Il a aussi demandé que les études de Monsanto soient publiées et « décortiquées » comme la sienne.

Depuis la publication de son étude, le professeur Séralini a été sous le feu de nombreuses critiques de la communauté scientifique.

Vendredi, fait rare, six Académies françaises (Agriculture, Médecine, Pharmacie, Sciences, Technologies et Vétérinaire) avaient publié un texte commun dans lequel elles se montrent très sévères avec l’étude en question: « Un non-événement scientifique » dont « les nombreuses insuffisances » ne permettent « aucune conclusion fiable ».

Dans le plus grand secret, son équipe a suivi plusieurs groupes de 10 rats: le premier nourri avec un maïs OGM NK603 seul, le second avec ce maïs OGM traité au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde, et le troisième avec du maïs non OGM traité avec cet herbicide.

© 2012 AF

Publié le 23/10/2012 03:50

Toulouse. Quand les apiculteurs ont le bourdon

«D’heure en heure, l’apiculteur se meurt, il a eu son heure» chantait Alain Bashung. Aujourd’hui, nombreux sont ces professionnels s’interrogent sur leur avenir. Cyril Kefuss fait parti de ces amoureux de la nature et de l’abeille qui, avec son cheptel, participe via la pollinisation à la sauvegarde de la biodiversité. «Activité à 100 % écologique, l’apiculture n’est pas aussi compliquée qu’on ne l’imagine, explique-t-il. Toutefois, elle nécessite un apprentissage afin de bien connaître les abeilles et d’acquérir des savoirs techniques pour prendre soin des ruches et procéder à la récolte.» Installée au 79, rue Frédéric Estèbe, à la Miellerie, dans le quartier des Minimes à Toulouse, il reconnaît que l’apiculture se porte très mal. «Les frelons asiatiques viennent s’ajouter à tous les pesticides qui décimaient déjà les abeilles, précise-t-il. C’est une vraie calamité.» Pour toute explication, il invite le visiteur à se rendre compte par lui-même. «Nous sommes près des ruches et l’on peut voir les frelons asiatiques qui attendent patiemment que les abeilles se fatiguent, ajoute-t-il, en montrant le frelon prêt à emporter une abeille. Il peut tuer un demi-kilo d’abeilles par jour, beaucoup plus que ce que peut pondre la reine dans le même temps.» Heureusement que dernièrement le frelon asiatique a été classé comme nuisible. Réclamée de longue date par les apiculteurs, l’annonce a été faite ce mois-ci par les ministres de l’Agriculture et du Développement durable. Une décision trop tardive ? Depuis environ 7 ans environ, ce parasite des abeilles s’est installé en France. «Il semble qu’il soit arrivé à Bordeaux dans un vase en provenance d’orient, poursuit Cyril Kefuss. Le frelon se développait d’autant plus rapidement qu’il n’était, jusqu’à il y a peu, reconnu comme nuisible. Pour nous, apiculteur, c’est un véritable cancer. À terme, il fait disparaître les ruches. S’il est plus agressif que l’espèce locale, il vaut mieux éviter sa piqûre même si elle n’est nullement mortelle. Pour le reconnaître du frelon de chez nous, il faut savoir qu’il est plus petit et qu’il est noir et orangé».

La Miellerie , 79, rue Frédéric Estèbe, 31 200     Thierry Gausseran

Publié le 22/10/2012 08:07

Et si on économisait de l’eau sur le maïs?

Vivadour vient de lancer un programme d’étude scientifique de 4,2 millions d’€ sur quatre ans. Objectif de Maïseo: économiser 20% d’eau sur l’arrosage du maïs. Un résultat qui peut s’obtenir en optimisant l’arrosage.

La coopérative Vivadour vient de lancer un programme de recherche et développement (R & D) destiné à réduire les besoins en eau nécessaire à la culture du maïs. Cette étude va se dérouler pendant quatre ans sur le territoire du bassin versant de la Neste. Vivadour porte le projet avec trois autres partenaires : Pioneer, leader du marché français des semences commerciales hybrides de maïs ; Geosys, leader mondial de l’information géographique et de l’aide à la décision en agriculture ; la CACG, gestionnaire du bassin versant de la Neste, principale ressource en eau pour le département du Gers en Midi-Pyrénées. Trois établissements majeurs de recherche sont également associés : Météo France, le Cesbio (Centre d’études spatiales de la biosphère) et le Laas (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes) du CNRS.

Un enjeu économique majeur

Pourquoi un tel déploiement de force ? Parce que la culture du maïs représente aujourd’hui un enjeu économique considérable. «Beaucoup de filières agroalimentaires sont alimentées par la production de maïs. Des milliers d’emplois dans la région sont stabilisés par cette production» explique Thierry Veronese, directeur scientifique d’Ovalie innovation, la structure nouvelle mise en place par les coopératives Vivadour et Maïsadour pour coordonner le projet Maïseo. Alors que les aléas climatiques sont de plus en plus fréquents et que la pression pour une meilleure gestion des ressources en eau ne cesse d’augmenter, il devient urgent de garantir un avenir à une production agricole essentielle pour l’économie.

Comment gagner des marges de sécurité en économisant l’eau sans nuire à la plante ? C’est la question qui est posée aux scientifiques. La réponse est contenue dans deux mots clefs : gestion et pilotage. «L’objectif est d’avoir une bonne coordination entre l’appréciation et la gestion des ressources en eau ; d’un autre côté, on va piloter l’irrigation pour apporter l’eau au bon moment, au bon endroit, à la bonne dose en fonction de la nature des sols et des conditions météorologiques locales» explique Thierry Veronese. Les dernières avancées de la science en matière satellitaires, météorologiques et agronomiques vont être sollicitées. Le travail des chercheurs est de mettre au point des modèles mathématiques permettant de croiser les multiples sources d’information provenant des données satellites, des analyses de sol, etc. «On pense pouvoir économiser dix à vingt millions de mètres cubes par an» ajoute Thierry Veronese.

En Midi-Pyrénées, l’irrigation est utilisée par 27 % des exploitants agricoles et la culture du maïs grain représente 60 % des surfaces irriguées.

Référence nationale

Expérimenté en grande partie dans le Gers, le programme Maïseo a vocation à devenir une référence nationale. «Une fois que le territoire d’expérimentation aura apporté la preuve de l’efficacité du concept, il faut qu’il puisse être exporté» explique Thierry Veronese, coordinateur du programme (photo).

Daniel Adou

Publié le 18/10/2012 03:49

Launaguet. Les jardins se créent

Le chantier des jardins familiaux et partagés a pris corps depuis plusieurs semaines du côté de la place Auriol, le long de la piste cyclable. Terrain aplani, puits creusés, trente parcelles de 80 à 100 m² en pleine édification seront bientôt attribuées par le biais de l’association «Les Jardins Familiaux de Launaguet», présidée par Kathy Lurrin, une présidente au caractère affirmé dont le grand-père travaillait déjà la terre de la commune. Celle-ci voit à travers ces jardins qu’on aurait à une autre époque appelés «jardins ouvriers» l’occasion d’une mixité sociale, d’un partage de savoirs, une possibilité pour chacun d’exercer sa citoyenneté. Chaque jardin aura son cabanon et chaque jardinier ses outils. Du fait de l’association, l’achat de graines et de matériels sera groupé rendant les tarifs attractifs. Des bourses d’échange seront également proposées. Enfin, l’utilisation de pesticides sera exclue, les légumes issus d’une agriculture bio ! L’association est en revanche ouverte à tous, moyennant une cotisation annuelle de 10 euros, plus le coût de la location des jardins pour ceux qui en bénéficieront. 1re assemblée générale le vendredi 19 octobre, 21h30, maison des associations.

La Dépêche du Midi

Publié le 16/10/2012 14:42

Société. Fruits, légumes, volailles, œufs… du sillon au panier

« Tenez, votre panier est posé là », lance Dominique Burcet à une jeune maman. Comme tous les deux jeudis du mois, de 18h30 à 19h30, ils sont une soixantaine d’habitants du quartier Rangueil, à Toulouse, à venir chercher leurs fruits et légumes dans les locaux du club des anciens du secteur. Plutôt que de se rendre chez un primeur ou dans un supermarché, tous ces gens ont choisi de s’approvisionner directement auprès d’un maraîcher de la région. Ils n’ont pas fait ce choix uniquement par envie d’avoir des produits moins chers, plus goûteux et issus de l’agriculture raisonnée. « C’est aussi pour aider au maintien de petits paysans qui ne trouvent plus leur place au sein de la grande distribution. Il y a, en quelque sorte, un engagement politique, une conviction de notre part, assurent-ils. Et puis, on contribue à l’aménagement du territoire, on ralenti le dépeuplement de certains territoires ». C’est pourquoi, à l’initiative de Dominique Burcet, ils se sont regroupés et ont créé une AMAP en 2010, une association pour le maintien d’une agriculture paysanne. « Pour monter cette structure, je suis passé par le réseau des AMAP de Midi-Pyrénées, explique ce dernier qui occupe désormais le poste de trésorier de ce groupement. Grâce à lui j’ai trouvé des personnes de mon quartier qui partageaient la même envie et des producteurs du coin ».

Entre deux tas de cagettes pleines à craquer, des enfants courent vers M. Rivals, le maraîcher de Portet/Garonne qui fourni l’association baptisée « AMAP des Sables ». « C’est quoi ça ? » lui demandentils en coeur en pointant leur doigt sur un cageot posé sur une table. « Ça c’est un potiron et ça une courge de Nice ». Les gamins repartent heureux.

Stéphanie a vu la scène. « Ça sert aussi ça une AMAP, s’enthousiasme la jeune femme. Ça permet à tous de découvrir des légumes de saison, des produits que beaucoup ne connaissent malheureusement plus parce que les supermarchés proposent toujours les mêmes choses du 1er janvier au 31 décembre».

« L’avantage aussi, poursuit un retraité, c’est qu’en achetant directement on évite les intermédiaires. Du coup, les prix sont plus raisonnables ».

« Il y a malgré tout un phénomène de mode, constate un étudiant. C’est sûr il y a un petit côté Bobo à venir ici plutôt qu’aux halles ».

L’inconvénient (si l’on peut dire) de l’AMAP c’est que l’on ne choisit pas ses produits. « Ils sont fonction de la saison. Impossible de trouver ici des fraises en hiver ! » s’amuse Caroline, une jeune maman. Pour le demi-panier ( 5 kg), il en coûte 11,50 € par semaine. Pour le panier ( 10 kg), tout simplement le double. Jeudi dernier ces paniers étaient composés de courgettes, d’aubergines, de pommes de terre, d’oignons, de tomates, de courges, de potirons et de poivrons. La proximité consommateurs-producteur n’est pas un vain mot. « Pour permettre à l’agriculteur ou à l’éleveur de faire un prévisionnel, d’avoir une trésorerie, les adhérents doivent s’engager à l’année », insiste Dominique Burcet. Chacun paye un droit d’inscription de 15 €qui sert à financer le réseau des AMAP et règle en début d’année l’ensemble de ces paniers. « Mais, on encaisse les chèques que mois par mois bien évidemment ». Lorsque les intempéries rendent la production insuffisante, l’adhérent sait qu’il n’aura pas la quantité de produit habituelle. « L’hiver dernier ce fût le cas à cause du gel. Mais, la famille Rivals nous a ensuite offert plein de confiture. Voilà, c’est ça la solidarité qui nous lie », se félicite Stéphanie.

« Quand il y a un coup de bourre, il peut arriver que nous allions donner un coup de main sur l’exploitation », se réjouit un adhérent de la première heure. Ce fut le cas à la mi-septembre pour la cueillette des figues.

« Sans la venue d’une vingtaine de personnes, nous n’aurions pas pu tout ramasser à temps. Elles auraient pourri. Là, il y aura de la confiture pour tout le monde ! » garanti M.Rivals en guise de remerciements.

L’AMAP des sables a aussi son producteur de viande. « Nous travaillons avec une éleveuse de l’Ariège. Elle nous fourni en boeuf et agneau ». La caissette réfrigérée de 6 kg est facturée 90 €. Bien moins cher que chez le boucher. Six livraisons par an sont programmées Les oeufs (1,90 € les six bio) et les poulets (8,50 € le kg) proviennent pour leur part d’un élevage de Castelnaudary respectueux des bêtes et de l’environnement.

De la viande bio – aux Izards
Corinne et Marc Bonnefous, maraîchers et producteurs bio depuis 25 ans, vous accueillent les lundi, Mercredi et Vendredi de 16h30 à 19h. 79, chemin des Izards à Toulouse, pour vous proposer leur production. En plus des légumes et de la viande bio, vous trouverez aussi des oeufs bio et, les vendredis des semaines impaires, des volailles bio. Tél. 05 62 72 02 90

Cueillette de fruits – La Ferme du Bosc.
Au coeur des coteaux du Tarn, cette exploitation familiale vous propose de découvrir ses fruits de saison. La famille Vigneaux vous invite ainsi à déguster et à ramasser les fruits de leurs vergers. Pour les plus curieux, n’hésitez pas à les solliciter pour une visite du verger. L’exploitation de 14 hectares de vergers se fait en agriculture raisonnée, sous label Agri-Confiance, sur les coteaux d’Ambres. Elle est située à 4 km de Lavaur et à 40 km de Toulouse, Albi ou Castres. Les exploitants vous proposent la cueillette des fruits mais aussi la vente directe sur l’exploitation. Tel : 05.63.41.30.93.

La Dépêche du Mid

Publié le 24/10/2012 03:51

Un composteur pour les habitants du village

Le SIPOM de Revel a installé le jeudi 18 octobre un composteur collectif dans le village de Saint-Amancet. Le compostage est une bonne solution pour diminuer de 30 % environ la quantité de déchets jetés dans les poubelles d’ordures ménagères. En effet, vont dans le composteur l’ensemble des épluchures de fruits et de légumes, les fleurs fanées, le marc et le filtre à café, les sachets de thé, un peu de tonte de pelouse pour équilibrer les apports. Au bout de plusieurs mois, du compost est obtenu et peut être utilisé dans les plantations.

De nombreux habitants compostent déjà dans leur jardin, soit en tas, soit à l’aide d’un composteur individuel. D’autres ont souhaité participé à cette opération collective et ont signé la charte, les engageant à composter leurs déchets de cuisine en présence de M. Loup, conseiller municipal, et de Mme la présidente du SIPOM de Revel, Evelyne Rouanet. Des visites régulières seront effectuées par le SIPOM afin que le compost obtenu soit de qualité optimale.

Le SIPOM de Revel souhaite élargir ce système à d’autres parties du territoire, résidences, collectifs et reste bien entendu à la disposition des habitants pour toutes questions relatives au compostage. Vous pouvez joindre le SIPOM au 05.62.71.22.83 ou sur le site internet http://www.sipom.fr

La Dépêche du Midi

Publié le 24/10/2012 07:42

Montech. Un chauffage révolutionnaire à 24 volts

La société IRL France, située sur la zone de La Mouscane à Montech, est le premier spécialiste français du chauffage à infrarouge lointain qui est un système tout à fait innovant de chauffage.

Son PDG, Frantz Bentejac et ses deux vice-présidents Cédric Praud pour le secteur commercial et Magid Bouatrous pour la technique, ont choisi Montech pour installer leur entreprise qui est la seule en France à distribuer le chauffage auto régulant 24V inventé et produit par la société américaine Electro plastics INC.

Dernièrement, l’entreprise française a reçu la visite de Monica Irgens, l’épouse et bras droit de l’inventeur du système, Stephen Irgens, resté à Saint-Louis, dans le Missouri.

«Nous avons l’exclusivité de ce chauffage révolutionnaire et très économique 24 volts en France, Andorre et Monaco. Nous sommes en discussion pour la Belgique», confie Frantz Bentejac. «Cette trame chauffante économique 24V Step Warmfloor est utilisée pour le chauffage des habitations (sols, murs ou plafond), mais aussi pour la construction, l’automobile, la marine, l’aviation, la Nasa, les hôpitaux et cliniques vétérinaires, etc., poursuit Cédric Praud. Nous avons reçu l’avis technique du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), c’est un très gros avantage pour la diffusion du produit, continue Magid Bouatrous. Ce chauffage auto-régulant est très économique et adapté à tous les sols, que ce soit du carrelage, du parquet, parquet flottant, moquette, etc. En plus, il est garanti 20 ans et simple à installer.» Conçu dans un polymère semi-conducteur écologique, non dangereux et recyclable, ce système de chauffage unique alimenté en 24V AC/DC est le produit d’avenir pour l’environnement. En couvrant plus de 80% de la surface du sol de votre habitation, ce système basse tension améliore le confort d’une manière inégalable.

Vous pouvez dès à présent découvrir ce chauffage révolutionnaire chez IRL France, 19, zone la Mouscane à Montech, tél. 05 63 31 10 20.

Publié le 12/10/2012 08:03

Auch. L’usine «propre» qui va éclairer 4000 habitants

L’unité de méthanisation «Biogaz du Grand Auch» en construction à la zone Lamothe, alimentera en électricité l’équivalent de la consommation annuelle de 4000 personnes

A moins de neuf mois de son inauguration, l’unité Biogaz du Grand Auch prend forme. Ce chantier de 8 M€ (subventionné à 20% par l’Europe, l’Etat, l’ADEME, la Région, le département, la communauté d’agglomération etc…) est tellement avancé qu’hier ce n’est que très symboliquement que les porteurs du projet et les élus posaient la première pierre. L’occasion pour tous à commencer par Marc Bauzet président de Biogaz Grand Auch, d’en rappeler l’enjeu. Portée par Naskéo Environnement avec SEDE et Verdesis, cette «usine» va valoriser 40 000 tonnes/an de déchets agricoles et agroalimentaires produits dans un rayon de 50 kms. «Avec une telle capacité de traitement, cette unité produira à la fois de l’électricité, correspondant à la consommation annuelle de 4000 habitants soit 16% de la population auscitaine, et de la chaleur qui satisfera à 90% les besoins pour le chauffage et le séchage de l’usine Sud-Ouest Aliment». Ce projet n’a pu aboutir que parce que Grand Auch a pu proposer le terrain contigu à Sud-Ouest Aliment à la zone Lamothe près de l’aérodrome. Président du Grand Auch, Franck Montaugé ne peut que se réjouir de cette implantation. Bien dans l’esprit de l’agenda 21, elle fait en outre d’Auch une ville-pilote en matière de méthanisation. Processus qui consiste à produire du biogaz (riche en méthane) à partir de la fermentation des matières organiques qui sont chauffées dans des cuves à 37° avec des bactéries anaérobies. Le biogaz ainsi obtenu est utilisé dans un moteur de cogénération qui produit de la chaleur et de l’électricité. A l’issue de la fermentation, les résidus de biomasse sont utilisés pour fertiliser les champs.

B.

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