Revue de presse CLDD 07 10 2012

SOMMAIRE

La consultation sur les zones sensibles sera lancée bientôt

Bassin Adour-Garonne. Nitrates et pollution de l’eau : tension chez les éleveurs

Nègrepelisse. Faites comme nous, éteignez les lumières !

Les treize innovations de l’école du futur

C’est quoi un préjudice écologique ?

Balma. «Chacun peut prendre en main le patrimoine naturel»

Foix. À la pointe de la formation en développement durable

Launaguet. La mairie veut tester le plan de lutte contre le frelon asiatique

Poucharramet. Une maison en paille, ça vous botte?

Balma. Le développement durable : un 10e épisode en «boîte»

Les huits champions du déplacement futé

Auterive. Un concours pour chasser le gaspi

Nucléaire : les centrales françaises épinglées par Bruxelles

La spiruline : l’algue aux mille vertus cultivée à Couffouleux

Arbres remarquables : le grand recensement

Transports : et si le plan de déplacements était annulé ?

Energie: le bonus-malus voté à l’Assemblée en l’absence des UMP, UDI, FG

OGM: l’autorité européenne rejette en l’état l’étude Séralini

La fin de l’épandage aérien.

Publié le 15/09/2012 09:28

La consultation sur les zones sensibles sera lancée bientôt

«Au plus tard le 20 septembre» : alors que la première phase de concertation entre les services de l’État et les organisations professionnelles agricoles touche à sa fin, la DREAL qui est chargée du nouveau zonage des zones sensibles aux nitrates annonce le lancement de la consultation officielle pour le courant de la semaine prochaine. Jugés par Bruxelles trop laxiste sur les épandages de nitrates par les agriculteurs, les trois départements de la Haute-Garonne, du Gers et du Tarn, sont contraints, sous peine de lourdes pénalités financières, d’augmenter les surfaces agricoles protégées. Pour le département de la Haute-Garonne, celles-ci devraient passer de 214 000 à 428,000 ha ce qui représente les deux tiers de la surface agricole départementale. Cette révision à la hausse qui doit être impérativement validée par le préfet de bassin au 31 décembre, pourrait, selon la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, permettre d’échapper au paiement des pénalités.

À deux reprises, le 19 juin et jeudi matin, les agriculteurs membres de la FDSEA 31 et du CDJA ont manifesté leur opposition à cette révision qu’ils jugent abusive. Ils déplorent notamment l’opacité de la première phase de concertation qui s’est déroulée sans qu’ils n’aient accès aux cartes détaillées des zones concernées, ainsi que les modalités du zonage et la non prise en compte des pollutions non agricoles. La DREAL précise que la consultation pourrait déboucher sur des modifications des surfaces qui resteraient toutefois marginales.

Publié le 01/10/2012 08:33

Bassin Adour-Garonne. Nitrates et pollution de l’eau : tension chez les éleveurs

Depuis 1991, une directive européenne vise à protéger les eaux contre la pollution des nitrates d’origine agricole. Dans le bassin de l’Adour, la révision de la délimitation de ces zones dites «vulnérables», lancée le 14 septembre par le préfet de Midi-Pyrénées et qui doit être clôturée avant le 31 décembre, n’est pas sans créer quelques tensions chez de nombreux éleveurs.

Si tout le monde se dit d’accord pour protéger l’environnement, la très probable extension des zones de contrôle et de limitation des épandages de nitrate, comme l’exige Bruxelles en raison de taux trop élevés, à conduit la FNSEA (Fédération nationale des syndicats agricoles) a organiser, le 14 septembre, des manifestations dans le Tarn, la Haute-Garonne et l’Aveyron.

«Le monde agricole a déjà fait de gros efforts pour diminuer le taux des nitrates, affirme Dominique Fayel, président de la FDSEA de l’Aveyron.

Une extension de ces zones, qui est loin d’être partout nécessaire, entraînera de nouvelles contraintes qui sont coûteuses». Selon le syndicaliste «de nombreux bâtiments d’élevage ont été mis aux normes et l’épandage (mise sur le sol du lisier très riche en nitrate) est mieux géré. De surcroît, nous utilisons moins d’engrais chimiques que par le passé».

En cas d’extension de ces zones, des éleveurs pourraient se voir imposer une capacité de stockage du lisier supérieur à quatre mois, comme c’est le cas aujourd’hui. «Pour honorer cette obligation, il faudra alors agrandir les installations» ajoute Dominique Fayel qui est persuadé que «cette accentuation des contraintes peut menacer l’élevage déjà difficile».

Une diminution de l’utilisation des nitrates aurait bien évidement des conséquences sur la production agricole. «C’est sûr qu’en utilisant moins de chimie et en limitant l’épandage, le nombre de quintaux à l’hectare sera moindre pour les agriculteurs», assure Josian Palach, délégué de la Confédération paysanne de Midi-Pyrénées. «Pendant des années, poursuit ce dernier, on a incité à utiliser des engrais, donc des nitrates, et à présent il faut faire marche arrière. C’est une bonne chose mais il faut un peu de temps avant de pouvoir revenir à une agriculture davantage respectueuse de l’environnement». Selon lui, «une rotation des cultures avec une introduction de plantes légumineuses (luzerne, trèfle) qui captent les nitrates serait une bonne solution».

Publié le 30/09/2012 03:46

Nègrepelisse. Faites comme nous, éteignez les lumières !

Le 13 octobre prochain aura lieu la quatrième édition du Jour de la Nuit. A Nègrepelisse, seule commune du département engagée dans cette opération, à partir de 20 heures se déroulera cette opération nationale environnementale sur le thème «Eteignons nos lumières». La commission municipale environnement, présidée par Carine Beautes-Voirol, a choisi de sensibiliser le public à l’environnement nocturne. Tout le monde peut participer.

Pour soutenir cette opération, la municipalité a choisi d’éteindre le réseau d’éclairage public du centre-ville et les lumières du clocher de l’église à partir de 20 heures et plonger la ville dans l’obscurité. Pour une totale réussite, les élus ainsi espèrent que les habitants participeront massivement à l’opération en éteignant toutes les lumières inutiles dans leur maison et en arrêtant les appareils en état de veille. Ils allègeront leur consommation et feront ainsi facilement un geste pour l’environnement et la planète. Cette manifestation a un double impact : il s’agit de réduire la consommation d’énergie, de montrer sa volonté de préserver l’environnement et exprimer sa détermination à faire face aux enjeux climatiques.

Voilà une initiative originale pour «redonner de la valeur à la nuit». Le ciel nocturne est dégradé par les pollutions lumineuses. On en parle peu, et pourtant les conséquences sont importantes. En éclairant de manière artificielle la nuit, on porte atteinte à la biodiversité. On entend ainsi de plus en plus de merles ou de rouge-gorge chanter ou siffloter à trois heures du matin. Ils sont complètement déréglés.

L’enjeu des réductions des consommations d’énergie communale est clairement affirmé à Nègrepelisse. En s’inscrivant dans le Plan Energie du Pays Midi Quercy, elle participe à une gestion rationnelle de l’énergie. De plus, la municipalité développe l’utilisation des énergies renouvelables comme l’installation de panneaux photovoltaïques aux écoles, de panneaux solaires au camping, à l’EHPAD Eugène Aujaleu et à l’hôpital local, la micro-centrale et la chaufferie-bois.

Pour plus de renseignements, s’adresser au 05.63.64.22.66

Publié le 17/09/2012 07:59 – Modifié le 17/09/2012 à 10:25

Les treize innovations de l’école du futur

Conçu par les architectes de la mairie de Toulouse, le bâtiment du nouveau complexe scolaire des Ponts-Jumeaux est un concentré d’innovations technologiques écolos.

Il n’y a pas que le tableau numérique dans la nouvelle école des Ponts-Jumeaux, à Toulouse. Jamais un bâtiment public n’avait à ce point été modelé pour économiser un maximum d’énergie. À 13,5M€, cette école a un coût mais elle comprend aussi deux centres de loisirs et une crèche.

Le point sur les procédés mis en œuvre dans ce groupe scolaire du futur (certains sont nouveaux, d’autres appliqués pour la première fois dans une école), avec Olivier Cugullière, architecte à la direction bâtiments et énergie.

1. Une conception économe. Un bâtiment d’un étage qui ne fait pas d’ombre sur son voisin de deux étages, trois façades complètement opaques : la composition d’ensemble est déterminée par la priorité environnementale.

2. La façade «intelligente». Avec ses triples vitrages, ses lames brise-soleil motorisées… elle régule l’apport de lumière, de calories et de ventilation.

3. Écran tactile. Fixé au mur, cet écran est un super-interrupteur pour contrôler l’éclairage, la chaleur… En mode automatique, le système calcule le meilleur compromis entre lumière naturelle et artificielle par exemple. C’est aussi un outil pédagogique pour les élèves.

4. Ventilation naturelle. Pas de «clim», pas de VMC mais, l’été, des fenêtres qui s’ouvrent la nuit et des grilles qui, sur le mur opposé, absorbent l’air et le restitue via des cheminées sur le toit par convection.

5. L’isolation. Vingt-six centimètres d’isolant recouvrent l’extérieur des murs. Un isolant protégé par les façades de bois. Les toits sont végétalisés et on trouve un jardin sur une terrasse.

6. L’inertie. Pas de parpaings, de plâtre ni de faux plafonds mais d’épais murs de béton pour bénéficier d’un effet identique à celui d’une vieille maison ou d’une grotte : l’inertie. Capital pour économiser l’énergie. Cela a en outre impliqué la création de panneaux acoustiques dans les classes pour briser l’écho.

7. Panneaux solaires. L’eau chaude sanitaire est produite par des panneaux solaires.

8. Cuve. Une cuve d’eau souterraine récupère la pluie pour les toitures et le jardin.

9. Canons à lumière. Des tubes d’inox poli capturent la lumière du jour et, grâce à leur brillance, malgré plusieurs coudes, ils la diffusent dans les couloirs. Cela fonctionne même par temps gris. L’électricité prend le relais le soir.

10. Capteurs. L’école est truffé de capteurs (présence, CO2, luminosité, température) pour la régulation automatique mais aussi pour étudier l’édifice, laboratoire pour l’avenir.

11. Panneaux photovoltaïques. Le bâtiment se veut à énergie positive, c’est-à-dire qu’il produit plus d’énergie qu’il n’en dépense. Pour cela, au-dessus des préaux, des panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité qui est revendue à EDF.

12. Super-ordinateur. Un ordinateur «superviseur», relié à d’autres postes sur place, gère à distance l’ensemble des fonctions. «J’espère que l’école n’est pas effrayante, note Olivier Cugullière. On ne voit pas les machines. L’usage au quotidien est très simple.»

13. Géothermie profonde. La crèche bénéficie d’une pompe à chaleur par géothermie profonde. C’est à dire que l’eau va se réchauffer ou se refroidir dans de petits tuyaux à 100 mètres sous terre.

Le chiffre : 3

façades > Conception économe. Trois façades du bâtiment sont entièrement aveugles. La façade sud, avec ses fenêtres et ses lames brise soleil, régule l’apport de lumière et de chaleur.

«Avant, on faisait un bâtiment et on pensait à l’économie d’énergie ensuite. Ici, l’édifice a été conçu en fonction de cet objectif. ça a été une révolution pour nous.»

Olivier Cugullière, architecte à la mairie de Toulouse

Publié le 26/09/2012 20:40

C’est quoi un préjudice écologique ?

Le résumé :

Le naufrage de l’Erika a bien engendré un « préjudice écologique ». En confirmant la condamnation de Total mardi 25 septembre, la Cour de cassation a réaffirmé le principe de préjudice écologique.

L’Erika n’est pas la première affaire dans laquelle ce préjudice est invoqué, mais c’est la première fois que la plus haute juridiction française reconnaît son existence.

Le préjudice écologique fait désormais jurisprudence : les collectivités locales et les associations pourront exiger une indemnisation du pollueur en cas d’atteinte non négligeable à l’environnement, en plus du remboursement des dégâts matériels. Mais le gouvernement entend aller plus loin et lui donner valeur de loi.

Le préjudice écologique, c’est quoi ?

Pour l’heure, il existe un certain flou sur sa définition, mais le préjudice écologique est communément admis comme « les atteintes portées à l’environnement naturel, indépendamment et au-delà des atteintes aux personnes« , explique le juriste Laurent Neyret, co-auteur d’une Nomenclature des préjudices environnementaux.

Dans cette nomenclature, fruit de trois ans de recherches juridiques, le préjudice écologique est défini comme les « atteintes causées aux écosystèmes dans leur composition, leur structure et / ou leur fonctionnement« .

Quelques exemples de préjudices écologiques

« Les marées noires sont les catastrophes environnementales les plus médiatisés, mais il existe beaucoup d’autres formes de préjudices écologiques« , précise Laurent Neyret. Il cite notamment :

– les dégazages

– les décharges sauvages

– le rejet d’eaux usées dans des rivières par des usines

– les incendies volontaires de forêt

– les algues vertes

– l’épandage (qui menace les abeilles et la pollinisation)

Vers une définition du préjudice écologique au niveau européen ou mondial ?

Le navigateur Jo Le Guen plaide pour une reconnaissance du préjudice écologique au niveau international, à travers le Fond international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (le FIPOL). Selon lui, une loi française pour encadrer ce préjudice serait insuffisante, car les pollutions, comme les marées noires, dépassent souvent l’échelle nationale.

Le juriste Laurent Neyret est favorable à cette reconnaissance internationale, mais il estime « que la France ne doit pas se contenter d’attendre une législation internationale, elle doit donner l’impulsion en montrant l’exemple ». Il rappelle en effet que de nombreux préjudices écologiques concernent une échelle locale.

Publié le 17/09/2012 10:18

Balma. «Chacun peut prendre en main le patrimoine naturel»

L’Association de protection du cadre de vie et de l’environnement balmanais (APCVEB) organise une soirée-débat jeudi 20 septembre, intitulée «Les orchidées en ville», autour de la projection du film de Frédéric Lavail «Ophrys, les orchidées des Petites Pyrénées». Frédéric Lavail, photoreporter et cinéaste renommé, est aussi l’auteur de nombreux articles sur la nature.

Photoreporter animalier et infatigable globe-trotter, il s’installe en 2005 dans les Petites Pyrénées du Comminges, à 60 km de Toulouse, et réalise ses premiers documentaires sur la biodiversité. Le film projeté (43 mn), est sa dernière réalisation.

Pourquoi un film sur les orchidées ?

Les orchidées possèdent plusieurs particularités biologiques, dans leur manière de se reproduire, dans leurs formes, dans leur diversité de couleurs… De mon point de vue, c’est la meilleure approche de la botanique pour le grand public.

Des habitants ont observé une «orchidée-abeille» près du rucher municipal. Pouvez-vous nous en parler ?

Il y a 41 espèces d’orchidées dans les Petites Pyrénées. Les Ophrys sont ces orchidées qui ressemblent à la femelle d’un insecte et qui, au moment de l’émergence du mâle, vont expulser des phéromones sexuelles. Ainsi, l’insecte va tenter de s’accoupler avec l’orchidée qu’il prend pour une femelle. Il va alors se retrouver couvert de pollinies qu’il transportera vers d’autres ophrys, comme l’ophrys-abeille ou l’ophrys-araignée.

Comment avez-vous financé le film ?

J’ai connu quelques galères pour boucler le financement de ce film. Heureusement, les villes de Boussens et Lespugue, la Communauté de Communes de Saint-Martory et la Région Midi-Pyrénées ont répondu favorablement. J’ai aussi reçu le soutien financier de la société Lafarge et de la Fondation Nature et Découverte. Sans oublier l’association Viracocha qui a produit le film.

Quels sont vos projets ?

J’ai lancé cette année le tournage d’un film sur les orchidées de Midi-Pyrénées. C’est un gros travail… Je pense que le film sortira dans deux ans environ.

Pensez-vous avoir fait un film militant ?

Je n’irai pas jusque là. Je n’ai pas envie de donner de leçon de morale. Le but de mes films est de faire de la pédagogie et de la vulgarisation. A partir du moment où le grand public connaît l’existence de ce patrimoine naturel, c’est à lui de se prendre en main. Après, chacun fait ce qu’il a envie de faire, mais au moins il ne pourra pas dire qu’il n’était pas au courant.

Le chiffre : 160

espèces>d’orchidées. C’est le nombre d’espèces d’orchidées poussent dans les prairies françaises, 41 sont recensées dans les petites Pyrénées. L’anecdote : L’orchidée est un symbole de longévité matrimoniale, puisque les noces d’orchidée honorent 55 ans de mariage.

Balma. L’Agenda 21 utile rappel

Le principe de l’Agenda 21 est né il y a 20 ans au Brésil, lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro.

A l’époque, 173 pays, dont la France, ont développé ce programme qui ambitionne d’associer les populations aux choix environnementaux, économiques et sociaux du XXIe siècle.

A Balma, sous la direction de Christine Barbier, maire adjoint, les travaux de l’Agenda 21 recensent 69 actions à mener orientées selon trois axes : «Une ville aménagée pour l’avenir», «Une ville attractive et solidaire» et «Une ville responsable et citoyenne».

Propos recueillis par Emmanuel Vaksmann

Publié le 04/10/2012 09:40

Foix. À la pointe de la formation en développement durable

Le centre universitaire Robert-Naudi va être, d’ici quelques années, à la pointe de la formation sur le développement durable en Midi-Pyrénées.

Patrice Bouyssières est le vice président du centre des études et de la vie universitaire du Mirail. En visite au centre universitaire Robert-Naudi, il assure des perspectives florissantes pour la fac de Foix.

Quel est l’avenir du site universitaire fuxéen ?

C’est un site majeur pour nous. C’est quasiment la seule formation supérieure sur l’Ariège. Nous avons des projets spéciaux pour ce site.

Comment le Mirail espère le développer ?

Nous voulons faire de Foix le premier site sur les formations en développement durable. Puisque l’aménagement et la géographie sont déjà sur l’Ariège, c’est la filière à développer. Sur chacun des sites rattachés au Mirail, nous voulons marquer les formations déjà en place pour ne pas qu’il y ait de concurrence.

En nombre d’étudiants, quel est votre objectif ?

Foix doit devenir un centre qui accueille 500 étudiants. Des travaux sont engagés dans ce sens.

À hauteur de combien l’université finance ce projet ?

Nous avons un budget de 175 millions d’euros. Seuls 10 à 25 % de cette somme sont dédiés à l’aide au projet. C’est en ce moment que nous décidons des attributions des enveloppes. Mais le centre universitaire de Foix sera pris en compte.

Plus qu’attirer de nouveaux étudiants, vous souhaitez renforcer la recherche ?

Les équipes de recherche doivent être le pilier du développement. Donc nous devons faire venir des chercheurs et offrir sur Foix des spécialisations.

Le changement climatique, le tourisme, et la diversification économique des stations de montagne sont des pistes.

L’avenir du site de Foix se situe donc entre filière du futur et recherche de pointe ?

Oui. Face aux enjeux du futur, il y a un potentiel pour se professionnaliser. C’est aux étudiants d’inventer les professions de demain.

Le chiffre : 3 ,106

millions > D’euros. Voilà ce que coûte le projet. 245 000 € sont dédiés à l’équipement et aux matériels.

Le projet précis

1 salle dédiée à l’informatique et aux langues étrangères entièrement équipée de postes informatiques fixes, 4 salles banalisées précâblées sans poste fixe, 1 grande salle de 75 m2 avec visioconférence, 1 halle sportive avec vestiaires intégrés implantée face au bâtiment 4, 4 à 5 studios, 1 salle de convivialité pour les étudiants de 60 m2, 1 cuisine pour les étudiants résidant en chambres, l’aménagement du hall d’accueil et de l’ancien centre de ressources

Publié le 04/10/2012 08:29

Launaguet. La mairie veut tester le plan de lutte contre le frelon asiatique

Lors du conseil municipal de la rentrée, Michel Rougé, 1er adjoint chargé de l’Environnement et du Développement durable a informé les élus d’une demande de participation à un projet européen formulée par la FREDEC (fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles). Ce projet, baptisé Life-Vespagnon, a pour but d’observer le remplacement des pesticides par des moyens de luttes plus naturels et a été proposé, sur la Métropole Toulousaine, et outre notre commune, à Pibrac et Blagnac. Le milieu mi-urbain mi-rural des 3 communes offre les conditions optimales pour fournir un faisceau d’informations primordiales pour ce qui risque de devenir une invasion à échelle européenne. L’installation de Vespa Velutina pourrait en effet rapidement prendre des proportions affolantes. Le Muséum d’Histoire Naturelle prévoit l’extension prochaine de cette espèce invasive. La plupart des pays d’Europe ont un risque non négligeable de voir le frelon à pattes jaunes s’y acclimater.

Étant donné la propension en hausse de cette espèce à installer ses nids au beau milieu de certaines communes du Sud de la France, dans les branches des arbres, les incidents pourraient bien se multiplier dans les années à venir. «Néanmoins, soutient Michel Rougé, nous essaierons de trouver ensemble des solutions autres que les pesticides pour lutter contre les frelons.» La FREDEC déposera la demande la demande de participation à l’Union Européenne

Publié le 03/10/2012 08:37

Poucharramet. Une maison en paille, ça vous botte?

La construction en bottes de paille est, depuis le 1er janvier 2012, soumise à des règles professionnelles strictes. A partir du mois d’octobre, l’association 3PA proposera des formations spécifiques appelées «propaille». Sébastien de Carrière, formateur agréé par le réseau Français de la Construction en Paille, nous en dit plus.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la construction en paille?

La paille est un matériau bon marché, disponible localement, facile à mettre en œuvre.Les maisons à ossature bois isolées en bottes de paille respectent le développement durable grâce aux formidables performances d’isolation de la paille. L’isolation en paille répond aux nouvelles réglementations de 2012 «RT2012» avec l’exigence liée à l’obtention du label BBC (bâtiment basse consommation).

Quel est le principe de votre formation? Pourquoi la proposer?

Aujourd’hui tout professionnel ayant suivi notre formation «propaille» sera assuré (garantie décennale) et pourra mettre en œuvre l’isolant paille. Cette formation transmet le savoir-faire et les bonnes pratiques techniques de l’isolation en paille. Les connaissances portent sur le matériau paille et la physique du bâtiment.

A qui s’adresse cette formation?

Elle s’adresse aux professionnels : artisan, maître d’œuvre, architecte, conducteur de travaux, chef d’entreprise, salarié, public en reconversion, etc.

L’association 3PA propose-t-elle d’autres formations?

Oui, 3PA propose aussi des formations sur les enduits, le béton de chanvre, l’étanchéité à l’air, la toiture végétale, la réglementation RT 2012, la construction en terre paille, etc. Nous proposons aussi des programmes de formation personnalisés en fonction des demandes.

A venir : Formation «propaille» du 15 au 19 octobre et du 19 au 23 novembre . formation sur l’assainissement par filtre planté du 23 au 25 octobre. Contacts 3PA Formation : 05 61 08 11 30 / 07 86 56 24 18. site : http://www.3pa.info. mail : formation@3pa.info. N° de déclaration de formation: 73310616431

Publié le 28/09/2012 09:04

Balma. Le développement durable : un 10e épisode en «boîte»

Le développement durable : un 10e épisode en «boîte» Dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité qui vient de se dérouler, «Planète Bureau» sortait lundi dans les locaux du tournage situés chez Gamba Acoustique à Labège Inopole son 10e épisode de la série web toulousaine sur le thème «Vélo boulot dodo» avec la participation exceptionnelle de Laurent Jalabert et le soutien technique et financier de l’Adem et la contribution de la CARSAT Midi-Pyrénées pour les aspects prévention santé.

Ce 10e épisode fait suite aux autres films de 3 minutes diffusés sur internet destinés à sensibiliser le monde du travail et au-delà au développement durable.

A l’origine de cette série web qui comprend douze épisodes (les deux derniers sortiront en octobre et novembre), la réalisatrice Florence Dottin Alma, metteur en scène de la troupe de théâtre tarnaise «la compagnie du 4» et la productrice Laurence Le Blevec, membre et présidente de l’Association les Souris Vertes de Balma, qui se sont associées pour monter Planète Bureau, avec l’aide de l’agence de communication ICOM. Une série web sur le développement durable qui fait en outre la part belle à l’humour et à la légèreté, tout en délivrant de vrais messages. Planète Bureau s’adresse à tous, les salariés, dirigeants, entreprises et collectivités, mais aussi les citoyens, le grand public… Preuve en est la centaine de témoignages spontanés venus de toute la France. Et Florence Dottin Alma de conclure «Le développement durable est l’affaire de tous, un cheminement personnel, et les caractères bien marqués de chaque personnage des différentes séries nous ramènent à nos propres contradictions : chacun peut se retrouver un peu dans chaque personnage.»

A voir sur http://www.planete-bureau.fr en partenariat avec la ville de Balma

Publié le 26/09/2012 15:18

LES HUIT CHAMPIONS DU DÉPLACEMENT FUTÉ

Les premiers Trophées de l’Écomobilité ont été décernés hier soir lors d’une cérémonie dans la salle des Illustres. Huit entreprises ont été distinguées. Thalès Alenia Space a reçu le trophée d’Or.

Covoiturage, autopartage, bus cyclistes, commandes groupées de vélos, aménagements de vestiaires pour le personnel qui fait le trajet à vélo, développement du télétravail, assouplissement des horaires… Depuis 2001, une centaine d’entreprises s’est engagée dans une démarche volontaire pour proposer aux salariés des alternatives aux déplacements en voiture individuelle, qui non seulement polluent mais coûtent de plus en plus cher. Tisséo a décidé de valoriser ces initiatives de PDE (Plan de Déplacement d’entreprise) par la création d’un Trophée de l’Écomobilité, premier du genre.

Hier, en présence de nombreux invités et personnalités rassemblés salle des Illustres, le jury présidé par Joël Carreiras, président de la commission Déplacement et Transport de Toulouse Métropole, a récompensé huit lauréats engagés dans cette démarche sociale et environnementale baptisée « écomobilité ». Les primés ont reçu « la Fleur » de Daniel Coulet, réplique miniature de l’oeuvre d’art réalisée par cet artiste à la station Mirail Université.

Trophée or

Ce premier prix a été remis par Pierre Cohen, président de Tisséo, à Pierre Rousselet, directeur du site Thalès Alenia Space. Il salue les dispositifs mis en place dans cette société qui emploie 2 500 salariés sur la zone Thibaud pour favoriser le covoiturage. Une centaine de personnes utilise ce mode de transport partagé. Les horaires de travail ont été assouplis. Les salariés peuvent arriver entre 7 heures et 9 heures et repartir à partir de 16 heures. Une souplesse appréciée par tous.

Trophées argent

Astrium-EADS (3 000 salariés à Montaudran) a mis en œuvre il y a 4 ans un plan de déplacement entreprise (PDE) qui a fait progresser les déplacements en vélo et les transports en commun. Motorola (180 salariés à Basso Cambo) a vu grimper de onze points l’usage du vélo en six ans et fait baisser la part de la voiture de sept points. L’entreprise est « moteur » dans la mise en place d’autres PDE.

Trophées bronze

Ces récompenses ont été décernées à quatre entreprises ou groupements. Ainsi les sociétés et établissements (parmi lesquels l’école vétérinaire) établis à Baluffet (1 217 personnes en tout) ont mutualisé leurs efforts en faveur notamment des déplacements à vélo. Indiggo, un bureau d’études spécialisé dans le développement durable s’est engagé dans la communication, la sensibilisation aux modes alternatifs. La société octroie 400 € à ses salariés pour l’achat d’un vélo électrique. Rockwell Collins (550 salariés près de l’aéroport) s’investit avec d’autres sociétés situées sur le trajet du futur tram Envol pour obtenir la création de navettes.

Chez ERDF (1 061 salariés répartis sur plusieurs sites) on teste une application intranet de mise en relation des employés qui pourraient éventuellement se regrouper pour les trajets.

Prix spécial du jury

Pierre Cohen a distingué Sogeti High Tech (1 400 salariés près de l’aéroport) pour son organisation innovante en matière de télétravail et de plages horaires.

COVOITURIERS DEPUIS 10 ANS

« En 2001, nous avons été parmi les premières sociétés à fédérer l’organisation du covoiturage en interne et à animer la base de données des covoiturages qui est passée aujourd’hui sous le giron de Tisséo », indique Stéphane Lhuillery, chef de projet PDE chez Thales Alenia Space. « En matière d’écomobilité nous sommes partis du postulat qu’il fallait tout essayer. Nous avons aussi mis en place des « bus cyclistes », une sorte d’autostop préorganisé avec mise à disposition de places de parking définies. La difficulté est de pérenniser tous ces dispositifs. Ça marche car la direction travaille en partenariat avec la commission transport du CE. »

Repères

47 ENTREPRISES > covoiturage. Près de 50 entreprises de l’agglomération (environ 74 000 salariés) sont partenaires du système de covoiturage piloté par Tisséo. 2 600 covoituriers sont inscrits sur la base de données interentreprises.

« Les trajets domicile/ travail constituent l’essentiel de nos déplacements. 75 % se font en voiture. C’est trop ! » Pierre Cohen, président de Tisséo et de Toulouse Métropole

Publié le 21/09/2012 09:00

Auterive. Un concours pour chasser le gaspi

La chasse au gaspi est lancée Le Pays Sud Toulousain lance l’opération «La chasse au gaspi» et un concours. Le but : diminuer vos consommations énergétiques et par là-même gagner de l’argent. Saurez-vous relever le défi de l’énergie lancé par le Pays ? Engagé pour le développement durable, le Pays Sud Toulousain souhaite inciter ses habitants à participer au concours «Familles à énergie positive». Il se déroulera du 1er décembre 2012 au 30 mars 2013. La mission de chaque participant sera de réduire sa consommation d’énergie : chauffage, eau chaude, équipements domestiques… d’au moins 8 % par rapport à l’hiver précédent. Pour y parvenir, des conseils gratuits sont proposés tout au long du concours. Lors des éditions précédentes, les participants ont réduit en moyenne leur consommation d’énergie de 12 % et ont ainsi réalisé une économie financière de 200 euros. Ce n’est pas rien par les temps qui courent… Pour relever ce défi, il suffit de vous inscrire auprès de l’Espace Info Energie du Pays Sud Toulousain au plus vite et jusqu’au 1er décembre 2012. Et pour en savoir plus pour vous renseigner et sur les inscriptions vous devez contacter Guy Escaich à l’Espace Info Energie du Pays Sud Toulousain au 05 61 97 34 20 ou infoenergie-sudtoulousain@orange.fr

Publié le 03/10/2012 08:37

Nucléaire : les centrales françaises épinglées par Bruxelles

Aucune centrale nucléaire française n’est épargnée après les «stress tests» menés sur l’ensemble des 134 réacteurs européens, dont 58 sont français. C’est ce que l’on apprend du rapport du commissaire européen à l’Energie, qui doit être présenté aujourd’hui.

Selon le journal allemand Die Welt, les travaux de mise en conformité rendus nécessaires par les contrôles qui ont fait apparaître des «centaines d’insuffisances», se monteraient à 25 milliards d’euros. Et la plupart des critiques concerneraient les centrales françaises.

Parmi les critiques formulées, les équipements de secours, comme les groupes électrogènes, ne seraient pas assez protégés contre les séismes ou les inondations, contrairement aux réacteurs britanniques, allemands ou belges. Les centrales de l’Hexagone manquent par ailleurs d’instruments de mesure sismique adaptés aux exigences post-Fukushima. Ces carences avaient déjà été pointées par l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN).

La réponse de la ministre

Pour la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Delphine Batho, un millier de prescriptions avaient déjà été faites par l’ASN en juin dernier : mise en place de moyens électriques bunkérisés et de groupes électrogènes de secours d’ici à 2018 ; création d’une force d’action rapide nucléaire pouvant intervenir en moins de vingt-quatre heures sur toute centrale accidentée, protection des eaux souterraines, etc. Des aménagements évalués par EDF à 10 milliards d’euros. Rien de neuf sous le soleil, donc, pour les autorités françaises.

La Commission européenne ne montrera «aucune complaisance» sur la sécurité du parc nucléaire européen, a affirmé hier le commissaire à l’Energie Gunther Oettinger, sans démentir les informations parues dans la presse.

Le Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire a préparé «un plan d’action pour renforcer la solidité des centrales», dont le coût pour la France est estimé «de 100 à 200 millions d’euros par centrale».

Publié le 02/10/2012 08:54

La spiruline : l’algue aux mille vertus cultivée à Couffouleux

Ce pourrait être la plante miracle tant ses propriétés sont nombreuses. Utilisée par les associations humanitaires dans les pays du tiers-monde pour lutter contre la malnutrition, consommée par les sportifs pour ses bienfaits sur les globules rouges et le développement musculaire, ou tout simplement avalée par les végétariens qui y trouvent une source de protéines de qualité, la spiruline est une microalgue, présente dans les milieux équatoriaux depuis près de trois milliards d’années. De son côté, Jean-Claudel Lenfant la cultive depuis six ans. Après en avoir découvert les secrets auprès de l’un de ses amis et suivi une formation au lycée agricole de Hyères, l’ancien peintre aéronautique se lance dans le grand bain. Le «quinqua» acquiert un terrain et élève ses serres sur la commune de Couffouleux, en bordure d’autoroute qui relie Toulouse à Albi. Sous les hautes bâches, les grands bacs à eau rectangulaires abritent la précieuse plante. L’algue sommeille au fond de l’eau et se développe au rythme des battements des moteurs, afin d’agiter l’eau, là où, habituellement, ce sont les flamants roses qui s’acquittent de cette tâche. De la mi-juin à la mi-septembre, les températures – idéales entre 20 et 37° – rendent l’exploitation de l’algue optimale. «En hiver je suis en stand-by mais là je tourne à plein régime», se réjouit le maître des lieux. Chaque jour, le producteur extrait 2 à 4 kg de spiruline qu’il met en paquet de 100g avant de les destiner à la vente. À l’étage du bâtiment, niché entre les deux grandes serres, les mètres cube d’eau acheminent le précieux sésame. L’eau verdâtre s’écoule sur un tamis qui ne retient que la visqueuse pâte. S’ensuit un processus de préparation à la consommation : «Il faut la compresser pour éliminer les impuretés, puis la passer dans une machine qui en fera des sortes de spaghettis, «des paillettes». «C’est grâce à cette texture que l’on différencie la spiruline artisanale de l’industrielle», décrypte Jean-Claude Lenfant. Très souvent produite aux Etats-Unis ou en Chine en quantité monstre, la spiruline industrielle est mise en boîte sous forme de poudre ou distribuée en gélule avant d’atterrir dans les étals des magasins bio. Des magasins vers lesquels, se tournent aussi le producteur, qui possède tout de même sa clientèle d’habitués. Des sportifs, végétariens, qui se pressent à l’accueil de l’exploitation en quête de bien-être.Concernant la consommation, «l’idéal», selon Jean-Claude Lenfant est d’en prendre une cuillère à café (5g) dilué dans quelques centimètres d’eau accompagnés d’un jus d’orange. Car bien que définie par les scientifiques comme un «superaliment», la plante ne contient pas de vitamine C. Le jus de fruit fixera le fer que la spiruline délivre en quantité. Comme quoi, rien n’est parfait.

*Spiruline du Midi à Couffouleux tel : 05.63.58.34.29.

Publié le 07/10/2012 08:40

Arbres remarquables : le grand recensement

L’association Arbres et paysages d’autan* fait feu de tout bois. Forte de ses bénévoles – forcément- passionnés, elle s’est engagée dans un projet abracadabrantesque, «l’inventaire des arbres remarquables du département de Haute-Garonne».

Un projet au long cours porté par les «référents» de l’association sur les différents cantons de la Haute-Garonne mais qui veut avant tout impliquer les populations. D’où l’appel lancé aux habitants : «Trouvez un arbre exceptionnel ou remarquable, vieux ou rare, marqueur du paysage, chargé d’histoire, prenez quelques notes, des photos, interrogez le propriétaire et le voisinage… et faites nous part de vos trouvailles.»

Bien entendu, il s’agit d’un travail de fond qui doit fixer la connaissance du patrimoine naturel parfois méconnu. Mais pas seulement : «Il s’agit de susciter une prise de conscience des gens», souligne Janine Cransac, ex-directrice de l’association, aujourd’hui bénévole et très engagée dans la commission de l’inventaire : «Nous voulons un recensement le plus participatif possible, insiste William Farago, technicien d’Arbres et paysages, qui coordonne le projet. Même si, bien sûr, un tri sera fait parmi les envois». Mais il s’agit naturellement de ne décourager aucune bonne volonté, «car chaque arbre a aussi sa valeur propre, dans le paysage, l’histoire locale ou l’histoire des individus», ajoute William Farago. Alors pas question que l’arbre «remarquable» cache la forêt des arbres qui le sont moins, même si leur banalité relative ne participe pas moins à l’oxygène nécessaire à la planète et à son drôle d’habitant : l’homme.

Justement, «c’est un projet humain, relève Janine Cransac, : l’arbre et l’homme, indissociables». Une philosophie qui rencontre un bel écho sur le terrain : «Nous avons écrit à toutes les mairies pour sensibiliser les habitants et beaucoup jouent le jeu. Nous avons déjà reçu 200 envois avec fiches et photos, beaucoup de chênes d’ailleurs, dont environ 80 qui peuvent être gardés dans l’inventaire».

Des sorties formation sont d’ailleurs organisées sur le terrain avec les bénévoles, sous la houlette de Christophe Drénou, correspondant national de l’association Arbres. L’association espère également que des trésors arboricoles cachés retrouveront la lumière, notamment dans les domaines privés inaccessibles au public : «Si un propriétaire ne souhaite pas que son arbre remarquable soit précisément localisé, il ne le sera pas», rassure Janine Cransac.

L’inventaire devrait faire l’objet d’exploitations diverses… en fonction des financements obtenus. Arbres et paysages d’autan compte notamment solliciter l’aide du conseil général.

Un ouvrage ? Sans doute. Mais aussi des expos, des livrets de promenade, avec les fiches d’arbres complétées par leur flore et leur faune souvent insoupçonnées. «Il s’agit d’apprendre à protéger les arbres mais aussi leur environnement», souligne l’association. Voilà u n droit d’inventaire à exercer sans modération.

* Arbres et paysages d’autan William Farago, 20 route de Ticaille 31450 Ayguevives. mail : apa31@free.fr Tel : 0 534 664 213

Daniel Hourquebie

Publié le 05/10/2012 08:23

Transports : et si le plan de déplacements était annulé ?

À quoi sert un PDU ?

Le plan de déplacements urbains fixe les grandes orientations en matière de déplacements et de transport dans l’agglomération. Que reproche la commission d’enquête au projet proposé ?

à peu près tout et son contraire : à la fois une absence de choix tout en lui reprochant son «dogmatisme» en faveur des transports en commun et sa volonté de réduire la place de la voiture et en reconnaissant que cela lui est imposé par la loi et le Grenelle de l’environnement ; à la fois son manque d’ambition et des investissements dépassant les capacités budgétaires ; à la fois une absence de programmation tout en reconnaissant que le PDU n’a pas à programmer.

Le rapport d’enquête a été qualifié «d’avis à charge» par Pierre Cohen, est-ce le cas ?

Certaines critiques vont très loin : «Où est la transparence ? Y a-t-il des choses à cacher ?» s’interrogent les commissaires enquêteurs à propos de l’absence, selon eux, de chiffres et évaluations précises dans le dossier d’enquête (absence contestée par les auteurs du projet) ; sont évoqués des chiffres «anormalement gonflés» (à propos des investissements pour la voiture), un volet économique et financier «inexistant, lacunaire», reconnaissant : «On n’a pas les moyens de vérifier les chiffres avancés» ; le rapport s’interroge (à propos du volet ferroviaire) : «Le projet est très modeste et pourrait aller plus loin avec un budget réduit, alors qu’est-ce qui bloque ?» ;il parle de «non-projet qui va permettre tout et laisser libre champ aux décideurs» ; la commission «a le sentiment que le projet a été bâti sur des a priori, en se contentant de répondre à la loi» (c’est déjà ça, répondent les auteurs du projet) et elle s’interroge : «Où sont les projets novateurs ?»

La commission d’enquête suggère-t-elle un contre-projet ?

Tout en reconnaissant qu’elle n’en a pas le pouvoir ni le droit, elle souligne des oublis et suggère des propositions qui dessinent un vrai contre-projet. Elle trouve ainsi le projet d’une 3e ligne de métro (proposé par un étudiant) «techniquement intéressant», et s’étonne que le grand contournement routier (incompatible avec le Grenelle de l’environnement) ait été abandonné.

Qui compose la commission ?

Un architecte et expert immobilier en est le président. Commissaire enquêteur depuis 1984, son propre site internet le qualifie «d’expérimenté dans le service juridique, l’architecture ainsi que le droit» et même de «rareté» et de «prodigieux expert». Malgré nos messages laissés sur son répondeur téléphonique et sur son mail, nous n’avons pu le joindre hier. Les deux autres membres sont un expert géomètre et un chef d’entreprise, tous deux à la retraite. Le statut de commissaire enquêteur est réglementé. Ils sont sélectionnés par une commission et suivent une formation spéciale. L’avis défavorable a été adopté par deux des trois membres de la commission.

Les projets qui ne seront pas touchés

Les projets de transports en cours de réalisation , comme celui du tram Garonne (chantier en cours, mise en service prévue au premier semestre 2014), ou déjà inscrits à l’actuel PDU (qui date de 2001) ne devraient pas être impactés : ainsi le prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège (en métro, accord passé entre Tisséo , Toulouse Métropole et Sicoval), le projet de ligne de tram Envol reliant l’aéroport de Toulouse-Blagnac (prévu pour 2015), et les projets des transports en commun en site propre (TCSP-bus sur voie séparée) du boulevard urbain nord (BUN), qui doit irriguer tout le nord toulousain à partir du terminus Borderouge de la ligne B du métro (prévu en 2015), de la liaison multimodale sud-est (LMSE) qui reliera le terminus métro de Ramonville à Saint-Orens (2015), de la voie du canal de Saint-Martory (VCSM) qui reliera le terminus de Basso Cambo de la ligne A du métro à Cugnaux (travaux en cours, prévu en 2015), et enfin des Ramassiers qui doit relier Colomiers à Tournefeuille (travaux en cours, prévu en 2015).

Les TCSP prévus sur la RD 888, re -liant les termius de métro de Borderouge (ligne B) et Gramont-Balma (ligne A) à l’Union et de Fenouillet-La Vache sont prévus pour 2020.


Le PDU va de toute évidence être adopté lors du conseil syndical extraordinaire du SMTC Tisséo du 17 octobre. Avec les risques de contentieux que cela comporte : Il est probable que les opposants politiques ou associatifs (riverains,etc.) vont s’appuyer sur l’avis défavorable de la commission d’enquête pour attaquer le PDU au tribunal administratif. Une procédure longue, qui pourrait se compliquer d’un appel devant le Conseil d’état et qui pourrait se traduire par un retard pour certains projets, voire une remise en cause si le PDU était annulé. Ainsi sont sérieusement menacés le projet de téléporté devant relier l’Oncopole à Rangueil, le prolongement du tramway T1 vers le futur Parc des Expos d’Aussonne, la partie toulousaine du TCSP Plaisance-Tournefeuille-Toulouse, notamment dans sa traversée de Lardenne, Patte d’Oie, Saint- Cyprien puis les boulevards pour relier Matabiau (ce TCSP était prévu pour relier seulement Basso Cambo dans le PDU de 2001) et enfin le TCSP reliant l’Oncopole à Portet. Même si le PDU était finalement approuvé, les opposants à chacun de ces projets auront beau jeu de les attaquer isolément devant le juge administratif en s’appuyant sur l’avis défavorable de la commission d’enquête.

Energie: le bonus-malus voté à l’Assemblée en l’absence des UMP, UDI, FG

L’Assemblée nationale a adopté, dans la nuit de jeudi à vendredi, après le départ fracassant des députés UMP, centristes et Front de Gauche, la proposition de loi PS visant à créer un bonus/malus sur la facture d’énergie des consommateurs et à étendre les tarifs sociaux.

Le texte, qui sera débattu par les sénateurs à compter de la mi-octobre, a été voté à l’unanimité par la quinzaine d’élus socialistes présents, l’écologiste Denis Baupin présidant alors la séance.

Les députés de l’UMP, de l’UDI et du Front de Gauche, qui avaient par avance annoncé qu’ils voteraient contre le texte pour des raisons de fond différentes, avaient quitté l’hémicycle environ une demi-heure avant pour protester contre l’introduction de mesures assouplissant la règlementation de l’éolien.

Les débats, marqués jeudi par une longue bataille de l’UMP contre la création d’un mécanisme de bonus-malus d’ici à un an environ, ont dérapé lorsque l’ordre de la discussion a été modifié pour examiner des amendements du gouvernement soutenus par EELV et censés faciliter l’essor de l’éolien en métropole et Outre-mer.

« Ne transformez pas à 2h du matin en fin de semaine la France en un immense ventilateur. On vous laisse faire seuls cette horreur qui ne passera pas la barre du Sénat », a lancé l’UMP Martial Saddier, avant de sortir de l’hémicycle en dénonçant des « droits du Parlement bafoués » et « un passage en force ».

Avis inhabituellement proche de celui du chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne: « N’allons pas faire passer comme ça de façon cavalière quelques amendements pas réfléchis pour satisfaire quelques intérêts particuliers ou d’industriels ». « J’ai honte pour vous », a-t-il lancé.

Récusant l’absence de discussion sur le sujet, la ministre de l’Ecologie Delphine Batho a invoqué « l’urgence » à défendre « un certain nombre d’entreprises et d’emplois » du secteur. Et elle a affirmé que « ce n’est en aucun cas une dérèglementation généralisée ».

L’écologiste Denis Baupin s’est étonné d' »indignations sélectives » des autres députés.

Le coeur de la proposition de loi visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre pose le principe du calcul d’un volume de base, établi selon le nombre d’occupants, le lieu d’habitation et le mode de chauffage, avec trois paliers correspondant aux besoins les plus essentiels jusqu’au superflu.

En commission, les députés ont ajouté, contre l’avis du gouvernement qui a sans succès essayé d’y revenir en séance, le critère de l’âge considérant que les personnes âgées devaient davantage se chauffer et a pris en compte les appareils spécifiques comme les appareils respiratoires.

Un amendement de l’UMP a été adopté jeudi pour améliorer la prise en compte des déménagements pour le calcul du volume de base, tandis que la prise en compte des résidences secondaires voulue par les écologistes a été rejetée.

Toutes les données seront collectées en même temps que la feuille d’impôt, et transmises sous forme de barème aux fournisseurs.

Cette tarification progressive de l’énergie ne pourra être effective que fin 2013-début 2014 vu sa complexité. La droite n’a d’ailleurs cessé de dénoncer « une usine à gaz » et une logique de « prix administrés », là où le gouvernement et le PS ont vanté une « première étape » vers un nouveau modèle encourageant les économies d’énergie.

La réduction des « avantages » tarifaires sur l’énergie consommée par les salariés d’EDF et GDF, réclamée par l’UMP au nom de l’équité, a été rejetée jeudi soir, la gauche unanime insistant sur le respect d’un accord d’entreprise de l’après-Guerre et dénonçant une stigmatisation.

Autre mesure phare du texte: l’extension des tarifs sociaux de l’énergie.

« Aujourd’hui, 650.000 ménages en bénéficient, avec ce texte nous en aurons 4,2 millions, c’est une avancée considérable », a plaidé le rapporteur PS François Brottes, également président de la commission des Affaires économiques. En coût, « on va être autour de 630 millions d’euros de plus, ce n’est pas une paille. Le financement proposé est le financement traditionnel (…) la solidarité portée par l’ensemble des acteurs économiques et domestiques du pays », a-t-il précisé.

Publié le 04/10/2012 15:05 – Modifié le 04/10/2012 à 19:50

OGM: l’autorité européenne rejette en l’état l’étude Séralini

L’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a rejeté jeudi en l’état l’étude du chercheur Gilles-Eric Séralini sur la toxicité d’un maïs OGM de Monsanto, la jugeant « inadéquate » et « insuffisante », et lui a demandé de fournir davantage d’informations d’ici la fin du mois.

Le chercheur français a aussitôt annoncé à l’AFP qu’il refusait de s’exécuter, une décision qui risque de sceller le sort de ses travaux.

L’avis des experts chargés par l’Efsa d’analyser l’étude est très sévère. « L’article est d’une qualité scientifique insuffisante pour être considéré valide pour l’évaluation des risques », ont-ils jugé.

Et d’ajouter que « la conception, le système de rapport des données et l’analyse de l’étude, tels que présentés dans le document, sont inadéquats ».

« Les nombreuses questions relatives à la conception et à la méthodologie de l’étude telles que décrites dans l’article impliquent qu’aucune conclusion ne peut être tirée au sujet de l’occurrence des tumeurs chez les rats testés », ont-ils conclu.

L’Efsa a expliqué avoir « invité les auteurs à partager certaines informations additionnelles essentielles afin de lui permettre d’acquérir la compréhension la plus complète possible de l’étude ».

« Lorsqu’on réalise une étude, il est essentiel de s’assurer qu’un cadre approprié soit mis en place. Si on a clairement défini ses objectifs et qu’on a établi une conception et une méthodologie appropriées, on constitue une base solide à partir de laquelle des données précises et des conclusions valides peuvent être générées », a expliqué Per Bergman, qui a dirigé les travaux de l’Efsa.

« Sans ces éléments, il est peu probable qu’une étude se révèle fiable, valide et de bonne qualité », a-t-il soutenu.

L’Efsa prévoit de publier une « seconde analyse, plus complète, d’ici la fin octobre ».

« Les auteurs de l’étude auront l’opportunité de fournir à l’Autorité la documentation sur laquelle ils se sont basés ainsi que les procédures relatives à leur étude afin que l’Efsa acquière la compréhension la plus complète possible de leurs travaux », a expliqué l’agence.

Les recherches menées pendant deux ans par l’équipe de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen, soutiennent que des rats nourris avec un maïs génétiquement modifié, le NK603, ont été frappés au bout de 13 mois par des pathologies lourdes, notamment des tumeurs.

Ses conclusions, si elles étaient validées, remettraient en question tout le processus de validation des études démontrant l’inocuité des semences OGM et les procédures d’autorisation pour la culture et la consommation dans l’UE.

Deux OGM –le mais MON810 et la pomme de terre Amflora– sont actuellement cultivés dans l’UE et une cinquantaine d’autres, dont le NK603, ont obtenu une autorisation pour l’alimentation animale et humaine.

En l’état, « l’Efsa considère qu’il n’est pas nécessaire qu’elle réexamine l’évaluation précédente réalisée sur la sécurité du maïs NK603 ».

Lors de la publication de l’étude, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé que si le danger des OGM était vérifié, la France « défendrait au niveau européen » leur interdiction. « Si des faits scientifiques nouveaux sont démontrés, nous en tirerons les conséquences », avait pour sa part assuré la Commission européenne.

L’avis rendu par l’Efsa a déjà relancé l’affrontement avec les anti-OGM. L’organisation les Amis de la Terre a accusé l’autorité européenne de « placer les intérêts de l’industrie agroalimentaire et des biotechnologies avant la sécurité des consommateurs ».

L’Efsa veut assurer sa décision finale. La Commission européenne souhaite qu’elle soit « inattaquable ». Le second examen inclura un résumé des évaluations réalisées par les Etats membres sur l’article, notamment les analyse menées en Allemagne et en France. L’Institut fédéral pour l’évaluation des risques en Allemagne (BfR) a déjà rendu lundi un avis négatif sur l’étude Séralini.

Publié le 02/10/2012 08:38

La fin de l’épandage aérien

Les épandages aériens de pesticides sont interdits depuis le 1er octobre en Midi-Pyrénées. A la suite de l’action conjointe de France Nature Environnement Midi-Pyrénées, du Collectif anti-OGM et des Apiculteurs Midi-Pyrénées, la pulvérisation n’a eu lieu que deux demi-journées pour un peu moins de 300 hectares traités sur les 20 000 escomptés. Une victoire pour Olivier Fernandez, président des Apiculteurs de Midi-Pyrénées : «C’est un grand soulagement pour toute la filière apicole et pour les agriculteurs bio qui voyaient une fois de plus planer au-dessus de leur profession une prise de risque inutile !». Une plainte sera tout de même déposée pour huit manquements à l’arrêté préfectoral lors du seul épandage réalisé sur la Haute-Garonne.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :