Revue de presse CLDD 01 09 2012

SOMMAIRE

Quel nucléaire pour demain ?

Escroqués de 22000 € sur du photovoltaïque.

Questions autour de l’épandage aérien.

Les agroforestiers veulent réconcilier l’agriculture et l’environnement

Airbus. Huiles usagées et algues pour faire voler les avions.

Les algues prospèrent dans nos rivières.

Saint-André. Pesticides : touche pas à mon Touch.

Mission «d’exploration» gaz de schiste.

CTV sans bêche, binette ni sarclette.

Pour rentabiliser sa voiture, un moyen: la louer

Monclar-de-Quercy. Domaine de Maillac : 25 ans d’agriculture biologique

Transport routier : quand écologie va avec économie.

Carnac-Rouffiac. Les pesticides seront au cœur des débats.

Averon-Bergelle. Saccage du bio-éco site sur fond de guerre de l’eau

Blagnac. Bon, bio et local à la cantine du centre aéré.

Muret. La moisson anti-gaspi du foncier agricole.

Les toilettes sèches à l’assaut des festivals et des tabous.

Marcillac-Vallon. Une poubelle spéciale pour les capsules de café

La « popocyclette » à la japonaise.

 

 

 

 

Quel nucléaire pour demain ?

 

En estimant que le nucléaire en France est une «filière d’avenir», Arnaud Montebourg a ravivé le débat entre pro et anti-nucléaire et fait tanguer la majorité PS-Verts. Hier soir, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a dû monter au front pour apaiser les esprits et rappeler le cap.

 

S’il n’est pas spécifique à la France, le débat sur l’énergie nucléaire peut se révéler particulièrement explosif dans l’Hexagone, au point de virer au psychodrame. Lors de la primaire socialiste, François Hollande, qui avait eu de vifs échanges sur le sujet avec Martine Aubry lors d’un des débats télévisés, en sait quelque chose. Aussi, alors que la rentrée politique se déroule dans un climat économique difficile pour l’exécutif, le président de la République se serait bien passé de la polémique déclenchée dimanche soir par l’impétueux ministre du Redressement productif. En glissant que, pour sa part, il considérait que «le nucléaire est une filière d’avenir», Arnaud Montebourg a provoqué un «Tchernobyl politique» au sein de la majorité présidentielle. Les membres d’Europe-Ecologie Les Verts y ont immédiatement vu «une provocation» selon le mot du député Verts Noël Mamère. Certes, Arnaud Montebourg n’a pas dévié d’un iota de la ligne fixée par François Hollande sur l’avenir de la filière nucléaire : d’ici 2025, la part du nucléaire dans la production d’électricité doit passer de 75 % à 50 %. Mais en utilisant une telle formulation, le ministre savait pertinemment quelle interprétation il pouvait en être fait sur les intentions du gouvernement, alors que doit se tenir une grande conférence environnementale les 14 et 15 septembre. Une conférence où la France devra préciser ses choix stratégiques en matière d’énergie avec les conséquences industrielles, écologiques et économiques qui en découleront.

Rappel à l’ordre de Jean-Marc Ayrault

 

Pour rassurer les alliés Verts, plusieurs personnalités du PS sont intervenues hier, parlant juste d’un «sentiment personnel» d’Arnaud Montebourg, ou explicitant le propos polémique, comme Claude Bartolone le président de l’Assemblée, qui indiquait «c’est une filière d’avenir puisqu’on va démanteler des centrales et que cela créera de l’emploi.» Las ! Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a enfoncé le clou et, rejoignant Arnaud Montebourg, a estimé que le nucléaire est «incontestablement» et «évidemment» une filière d’avenir… Rouges de colère et déjà échaudées récemment par le dossier sur les gaz des schistes, les associations écologistes – de Greenpeace au réseau Sortir du nucléaire – ont donné de la voix pour dénoncer «un recul.» Plus mesurée, Cécile Duflot, ministre EELV du Logement, a temporisé hier soir. «Je fais partie de ceux qui considèrent que ce qui engage un gouvernement, ce sont ses actes», a dit la ministre, évoquant l’accord de gouvernement passé entre Europe Écologie Les Verts et le PS.

 

Face à la polémique, Jean-Marc Ayrault est monté au créneau pour mettre un terme à la querelle. Hier sur France 2, le Premier ministre a indiqué avoir «rappelé» à Arnaud Montebourg la «position du gouvernement» sur le nucléaire : les engagements de François Hollande durant la présidentielle et donc un mix énergétique. Si cet épisode ne devrait pas laisser de traces, il montre en tout cas que le débat serein qu’appellent de leurs vœux, parmi d’autres, Jean-Michel Baylet au PRG ou l’explorateurJean-Louis Étienne qui nous a accordé un entretien, n’est pas pour demain.

Quelle énergie pour le siècle qui vient ?

 

AUJOURD’HUI

– L’électricité pas chère

 

C’est l’argument qui revient le plus souvent dans la bouche des défenseurs de l’atome : «Le nucléaire, permet aux Français d’avoir accès à l’électricité parmi la moins chère d’Europe». C’est un fait, les consommateurs français bénéficient d’un prix du kilowattheure relativement bon marché. D’après Eurostat, l’Institut de statistiques de l’Union européenne, le prix hors taxe du kwh facturé à «un ménage moyen» atteint en 2011 environ 0,09 euro dans l’Hexagone, contre 0,1275 en moyenne dans les autres pays européens. Seules la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, ou encore la Croatie, affichaient en 2011 des tarifs à peu près comparables à ceux de la France. Par contre de nombreux opposants estiment que les coûts annexes (traitement et stockages des déchets, démantèlement et cotisation d’assurance en cas d’accident) sont largement sous évalués. Mais cela risque de ne pas suffire pour limiter la hausse globale des tarifs. Un rapport du Sénat prévoit que la facture d’un «ménage type» augmentera de près de 50 % d’ici à 2 020, passant de 874,50 euros par an à 1 307 euros.

– La facture de la sécurité

 

La catastrophe de Fukushima a provoqué une prise de conscience. Autrement dit, tout le monde a réalisé que nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe naturelle qui pourrait engendrer une catastrophe atomique encore beaucoup plus grave. C’est pour cette raison que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a préconisé en janvier la mise en place d’un immense chantier de remise aux normes afin d’accroître la «robustesse» des installations et de prolonger leur durée de vie. Et la facture risque d’être très salée. Au bas mot, ce surcoût est évalué à 10 milliards d’euros, ce qui ferait grimper le coût total des investissements de modernisation et de remise à niveau prévus entre 40 et 50 milliards d’euros sur les trente prochaines années. Mais ce coût total en question reste dur à évaluer. C’est en tous les cas ce que souligne un rapport de la Cour des comptes qui pointe de nombreuses incertitudes. Une chose est sûre, les coûts de maintenance vont augmenter. Selon ce rapport ils pourraient passer de 1,7 milliard d’euros par an (2 010) à 3,7 milliards d’euros par an entre 2011 et 2025.

– La situation en Europe

 

Il n’y a pas de réelle politique européenne sur les questions énergétiques, mais des préoccupations communes depuis Fukushima. C’est pour cette raison que l’UE a annoncé la mise en place de tests de résistance à l’échelle de l’Europe pour tenter d’unifier les critères de sécurité. La France, avec 59 réacteurs nucléaires en activité et environ 75 % de son électricité fournis par ses centrales, est de loin le pays le plus concerné. Le Royaume-Uni, le deuxième pays producteur d’électricité «atomique», est loin derrière avec 19 réacteurs en activité. L’Allemagne a décidé de fermer ses 17 centrales nucléaires d’ici à 2 022. l’Italie qui a effectué sa sortie du nucléaire civil en 1987 s’est un instant posé la question de son retour dans la partie. Mais à 94 % les Italiens ont voté contre en 2 011.

 

DEMAIN

– Le réacteur EPR

 

Le réacteur pressurisé européen ou EPR, est un réacteur de la troisième génération, conçu par Areva dans les années 1990. Avec ce nouveau réacteur, l’entreprise promet un bon en avant en matière de sécurité mais aussi de rentabilité économique. Mais les choses traînent en longueur. L’inauguration de la centrale EPR de Flamanville, qui devait avoir lieu cette année, a été repoussée à 2 016. De plus, les coûts initialement prévus ont été largement dépassés : de 3,3 milliards d’euros à 6 milliards d’euros. Et c’est le coût de l’électricité qui sera produite qui risque d’être impactée. L’électricité qui sortira de la centrale pourrait coûter entre 70 euros et 120 euros par mégawatts par heure contre environ 30 euros Mwh pour les autres centrales. Enfin, des experts mandatés par l’ONG écologiste et antinucléaire Greenpeace, affirment qu’en cas d’accident catastrophique les conséquences radiologiques des rejets seraient plus graves que pour les réacteurs français actuels.

– Le traitement des déchets

 

«Un déchet radioactif est une substance qui n’est ni réutilisable ni recyclable.» Mais la particularité de ce déchet, tient au fait qu’il contient des éléments dangereux pour l’homme et que son rejet dans l’environnement est formellement interdit. Les déchets nucléaires doivent donc être traités puis stockés. En 2010, la France comptait 1 320 000 m3 de déchets radioactifs, mais ce chiffre pourrait s’élever à 2 700 000 m3 d’ici 2 030 d’après des estimations officielles. De plus certains témoignages tendent à montrer que tous les déchets ne sont pas traités. Corinne Lepage, ancienne ministre de l’écologie (1995-1997) révélait en 2009 qu’EDF ne retraitait que 2/3 des combustibles utilisés. Enfin, des enquêtes ont dénoncé que certains rebuts radioactifs étaient envoyés à l’étranger où ils ne font pas toujours l’objet de traitements.

– Les énergies renouvelables

 

Réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025, suppose de faire passer la part des énergies renouvelables d’environ 15 % aujourd’hui à 40 % en moins de quinze ans.

 

Sachant que la France a plus ou moins atteint son potentiel de production d’énergie hydraulique (barrages), l’effort se concentrera probablement sur les énergies solaire et éolienne.

 

Le prix des panneaux solaires a beaucoup baissé ces dernières années, mais le coût de production de l’électricté photovoltaïque reste relativement élevé. Les experts estiment que le coût de cette électricité varie entre 150 euros Mwh dans les régions les plus favorables (Espagne par exemple) à environ 400 euros plus au nord. Il reste un problème de taille : les pointes de consommation ont surtout lieu en hiver vers 19 heures à un moment où les panneaux photovoltaïques ne produisent plus. À moins de stocker l’énergie produite l’été, ce qui n’est pas encore faisable, il faut envisager d’autres sources d’énergie hivernales.

 

Pourquoi pas l’éolien ? L’énergie produite grâce au vent n’est pas aussi coûteuse qu’on le pense, mais elle est aussi soumise aux aléas météorologiques.

Jean-Louis Etienne, médecin, explorateur

« Il ne faut pas dénigrer l’atome »

 

Arnaud Montebourg a-t-il raison de parler du nucléaire comme d’une «filière d’avenir» ?

 

Le nucléaire fait des progrès constants. C’est une science difficile et les centrales que nous avons aujourd’hui sont des réacteurs qui ont été conçus il y a 50 ans, qui n’arrêtent pas d’être suivis, c’est la génération 2. La génération 3 est en progrès, c’est l’EPR. Mais surtout c’est la génération 4 qui est intéressante, et qui va demander un demi-siècle de mise au point. Il ne faut pas se détourner de l’énergie nucléaire comme source d’énergie d’avenir parce qu’il faut envisager qu’un jour les énergies fossiles vont disparaître. Les énergies renouvelables ont une densité trop faible pour satisfaire l’ensemble des besoins énergétiques de l’humanité. Donc il faut voir au-delà du siècle et on parle alors de l’ITER. ITER, c’est la fusion nucléaire, c’est-à-dire recréer un soleil, maîtriser l’énergie solaire, celle qu’il y a dans le soleil. C’est dans ce sens qu’il faut voir l’avenir.

 

Le débat actuel ne voit pas assez loin ?

 

C’est difficile à mettre en place. Je connais la position d’une partie des écologistes. Ils insistent sur le renouvelable et ils ont raison. Le renouvelable est une énergie qui est à notre disposition (le solaire, le vent, la biomasse) qu’il va falloir exploiter beaucoup plus que nous ne le faisons. Midi-Pyrénées est une région qui bouge bien. Il faut développer ce type d’énergies. Mais la densité énergétique du soleil ou du vent est très faible. Par exemple pour faire tourner le métro et le RER le matin à Paris, il faudrait 400 éoliennes de 2 MW, comme celles que nous avons dans nos campagnes, et qu’il y ait du vent constamment. On n’a pas idée de la quantité d’énergie que l’on consomme. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas dénigrer ce potentiel énergétique qu’il y a dans l’atome. Il faut toujours célébrer E = MC2 d’Einstein. Dans l’énergie de l’atome, il y a une énergie qui est proportionnelle au carré de la vitesse de la lumière. C’est la plus forte densité énergétique que l’on connaisse. Il faut l’exploiter dans des conditions optimales. On ne va pas revenir sur les risques encourus, les déchets. Ce sont les progrès qui nous permettront d’envisager dans le futur cette ressource avec plus de sérénité.

 

Justement, après Fukushima, que faut-il faire pour vaincre la peur de l’atome ?

 

Il est évident que les accidents de Fukushima, Tchernobyl remettent sans arrêt sur la table la question de la sécurité et c’est normal que la population et même ceux qui sont au cœur de la profession recherchent l’optimal de sécurité. Il y a un potentiel énergétique colossal dans une centrale et donc il faut pousser sans arrêt la sécurité. Chaque fois que l’on va plus loin dans les mesures de sécurité, on trouve des endroits avec des faiblesses infinitésimales et c’est très bien.

 

C’est un peu l’équivalent des analyses que l’on fait sur le corps humain. Lorsque l’on fait des dépistages systématiques, certains sont remis en cause parce que plus on va loin, plus on a des maladies potentielles à un risque infinitésimal.

 

François Hollande s’est engagé à réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité. A-t-il raison et, compte tenu de la crise et des restrictions budgétaires, peut-on développer les énergies alternatives qui restent coûteuses ?

 

Cela dépend de la quantité d’énergie que l’on attend du renouvelable. Si on veut entièrement satisfaire nos besoins en renouvelable, nous n’en avons pas les moyens et le pays serait couvert d’éoliennes et de panneaux solaires. François Hollande a raison de poursuivre dans le nucléaire et de poursuivre aussi dans un mix énergétique où les renouvelables seraient plus présentes. Il y a un gâchis monumental en renouvelable qu’il fait aussi régler.

 

Vous qui voyagez beaucoup, ce débat sur le nucléaire est-il spécifique à la France ou se retrouve-t-il ailleurs ?

 

Ce débat est fort en France car l’énergie nucléaire fournit 75 % de notre électricité. Mais il y a dans tous les pays où il y a du nucléaire des mouvements de contestation. J’ai mis du temps pour ma part à prendre une position. Quand je pars en expédition, la base de la réussite de tout projet est l’énergie. Sur l’île de Clipperton, j’avais deux éoliennes et 80 panneaux solaires. On était un petit village de 25 personnes, des écologistes dans l’âme. Et on avait du mal à passer. Donc je sais ce que c’est que la quantité d’énergie que l’on consomme. J’ai mis du temps à me convaincre que si l’on veut satisfaire les besoins énergétiques d’un pays, et de la planète, il faut penser à l’après pétrole. Aujourd’hui une énergie revient en force, c’est le charbon ce qui est un problème pour l’évolution du climat. Un jour cela va se tarir et on passera de l’énergie de stock à une énergie de flux qui est un pur produit de l’intelligence humaine.

Fukushima : le pire à venir ?

 

C’est une petite piscine mais surtout une «bombe» radioactive en puissance. Au cœur de la centrale de Fukushima en ruine, 264 tonnes de combustible hautement radioactif sont stockées dans un bassin de «désactivation» qui n’est plus protégé que par une mince bâche blanche en plastique.

 

Pourtant, si ces 264 tonnes de combustibles venait à se retrouver à l’air libre à la suite d’un typhon où d’un nouveau tremblement de terre, elle pourrait dégager dix fois plus de radioactivité que la catastrophe de Tchernobyl. Si ce n’est davantage. Selon certains scientifiques, ce cataclysme potentiel, menacerait même la survie du pays. Un professeur à l’Institut de recherche nucléaire universitaire de Kyoto donne une comparaison encore plus effrayante. «Si le bassin devait s’effondrer, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire d’Hiroshima.» affirme-t-il

 

Escroqués de 22000 € sur du photovoltaïque

La colère gronde au 18 de la rue Frédéric-Passy à Montauban. Catherine et Jean-Paul Nesmes n’en finissent plus de tempêter. La raison de ce courroux se situe très exactement au-dessus de leurs têtes. Impossible en arrivant aux portes de leur coquet domicile de ne pas remarquer une petite éolienne qui tourne quasiment en continu sur le toit de l’habitation; toit recouvert pour une bonne partie de panneaux photovoltaïques. «En octobre 2011, explique Catherine Nesmes, nous avons pris la décision de sortir du nucléaire et des circuits traditionnels de distribution d’électricité. Nous avions alors une charge annuelle d’électricité de 9 500 KW et, avec le système que nous avions choisi, nous avions la possibilité de produire 11 400 KW.Largement de quoi couvrir nos besoins annuels et d’être complètement autonomes.» Après avoir obtenu l’indispensable accord de la mairie pour transformer une partie de leur habitation, les époux Nesmes se tournent vers la société Zen’it Energies basée à Lognes, près de Meaux (depuis son adresse sociale a été transférée à Dijon).

Les choses se compliquent

«Le total de l’installation à réaliser se montait à 29 500 €, poursuit Catherine Nesmes, le 9 décembre la société Zen’it Energies nous livrait seulement les panneaux photovoltaïques qu’ils laissaient sur des palettes avant de repartir. Là nous avons versé 9 832 €. Les panneaux seront installés que le 5 janvier et là nous remettons encore 5 000€. L’éolienne n’arrive que le 4 avril et lors de son montage nous nous apercevons que sa puissance n’est plus de 600 watts mais de 300. Nous débloquons encore une somme de 7 000€. Mais très rapidement, les choses se compliquent pour de bon. Le branchement de l’éoliennne a été effectué à l’aide de fils complètement dénudés qui se baladent dans le grenier et qui présentent un danger certain. Le montage des panneaux photovoltaïques est catastrophique. Rien ne fonctionne et pour le moment nous sommes à une production de 0 KW. Quand j’ ai essayé de joindre la société Zen’it Energies, il n’y a plus personne au niveau de sa gérance. à force de recherches, j’ai fini par apprendre qu’elle avait été mise en liquidation judiciaire le 15 mai dernier avec, en sus, ce transfert de siège intervenu entre-temps entre Lognes et Dijon. À ce jour, nous estimons avoir été escroqués de 22 000 € et même si nous ne récupérons pas notre argent, il faut absolument éviter que d’autres personnes soient victimes de pareilles malversations.»


Police et justice ont été saisis

Faute d’interlocuteurs directs de Zen’it Energies Catherine et Jean-Paul Nesmes ont décidé de saisir la police et la justice afin de faire respecter leurs droits. Dans un premier temps, Christine Nesmes est allée déposer plainte auprès des services de police du commissariat de Montauban le 23 août dernier. Une plainte qui vise les responsables de Zen’it Energies pour «mise en danger de la vie d’autrui». Mais les époux Nesmes ne tiennent pas en rester là. Ils vont également saisir le procureur du TGI de Dijon pour les mêmes motifs car la dernière adresse connue de la société se situerait précisément dans la cité dijonnaise.

J.-Ph Laulan

Publié le 17/08/2012 08:16

Questions autour de l’épandage aérien

culture du maïs

L e 25 juillet, le ministre de l’agriculture Stéphane le Foll interrogé par nos confrères de France Inter se disait «opposé aux nombreuses dérogations» accordées aux agriculteurs pour asperger leurs champs de divers produits phytosanitaires. Des dérogations pour autoriser ce type d’épandages très répandu, en Amérique du nord et du sud notamment, mais interdit en France… Sauf si le préfet l’autorise.

À l’issue d’une réunion du Coderst (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) le préfet Sudry a effectivement accordé une dérogation saisonnière (lire ci dessous) aux sociétés AGPM, Sodepac et Arterris en vue de lutter contre les insectes foreurs des épis (pyrale, sésamie et héliothis). D’où l’émoi des défenseurs de l’environnement dont certains siégeaient au Coderst du 25 mai dernier. Émoi sur la forme et sur le fond.

Sur la forme tout d’abord puisque ces membres du Coderst assurent que le 25 mai, le résultat du vote final (pour ou contre l’autorisation de dérogation ?) aurait été inversé a posteriori… Dans son compte rendu, le président de séance assure que l’un des votants n’avait pas entendu la question, d’où son abstention alors qu’il était pour la dérogation. De toutes manières, notait encore le président de séance, le vote proposé en fin de réunion n’est pas requis par les textes qui ne prévoient qu’une simple information du Coderst… et qu’à l’avenir, le Coderst serait «simplement informé».

Dispersion à 1 km à la ronde

Mais c’est sur le fond de la décision que l’émotion des défenseurs de l’environnement est la plus grande.

Ces épandages aériens doivent être réalisés dans des conditions météo précises, de vent notamment, limités à force 3 (19 km/h) sur l’échelle de beaufort. «Même en l’absence de vent, s’interrogent certains membres du Coderst, quel est l’impact réel de ces épandages limités à 50 mètres des habitations, des cours d’eau ou des réserves animales.. alors que certains experts assurent qu’un épandage aérien «arrose» à 1 kilomètre à la ronde ? Les représentants des sociétés AGPM et Sodepac assurent avoir réalisé en 2010, des essais entre 1,50 m et 2 mètres au-dessus de la culture, assurant que le matériel utilisé est adapté à ce type d’opérations et qu’un guidage GPS garantit un bon repérage de la parcelle avant le déclenchement de l’aspersion.

Protection des abeilles

Les apiculteurs sont également vigilants face à ce type d’épandage réputé toxique pour les abeilles. Ces épandages sont donc interdits durant toute la période e de floraison et d’exsudats sur toutes les cultures visitées par ces insectes.

Nocifs pour les abeilles, ces produits le sont-ils pour les humains ? Difficile de le savoir puisque la liste des produits utilisés est «non communicable» selon la DDT qui, assure par ailleurs qu’il n’existe pas de réelles alternatives à ce type d’épandage qui favoriserait une réaction plus rapide à un stade précis de développement de l’insecte et donc une efficacité optimale… Tout cela justifierait donc la dérogation à l’interdiction de l’épandage aérien.

Pierre Mazille

Publié le 04/08/2012 10:42 – Modifié le 04/08/2012 à 16:50

Les agroforestiers veulent réconcilier l’agriculture et l’environnement

Planter des arbres au milieu des cultures et tirer parti de cette complémentarité pour réconcilier production et protection de l’environnement, créer des couverts végétaux contre l’érosion: quelques agroforestiers audacieux creusent les sillons de l’agroécologie de demain.

L’idée de décloisonner la forêt, de mettre les arbres au milieu des champs, de les faire travailler en osmose n’est pas nouvelle, mais elle est remise au goût du jour.

L’agroforesterie se pratique déjà traditionnellement en Normandie avec les prés-vergers, dans le sud de la France où oliviers et vigne cohabitent dans les parcelles agricoles, ou encore en Dordogne avec les noiseraies.

« Si l’agroforesterie est encore confidentielle, elle n’est pas élitiste », explique Christian Dupraz, chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). « Elle se pratique en cultures conventionnelles et a pour avantage de diminuer considérablement les intrants et l’irrigation », précise-t-il.

Les revenus qu’en tirent les agriculteurs sont doubles: celui des récoltes céréalières à court terme et des arbres à moyen terme.

Les arbres cultivés sur les parcelles agroforestières sont des essences locales: érables, alisiers, noyers, merisiers ou tulipiers poussent d’autant mieux qu’ils ont les pieds dans les cultures, tout en redonnant aux paysages leur identité rurale.

Leur rôle est aussi de venir au secours d’un environnement maltraité par l’intensification des cultures.

Brise-vent, sentinelles contre le soleil et la pluie, ils protègent les cultures intercalaires, recréent un milieu fertile et hébergent sa biodiversité: la microfaune des sols, les auxiliaires des cultures, le gibier, les pollinisateurs et les abeilles.

Produire tout en protégeant: l’agroforesterie pose « les fondements de l’agriculture du futur », explique Alain Canet, de l’association Agroforesterie.

La recherche encore peu investie

« Il faut partir sur de nouvelles bases, plutôt que de normer des contraintes nouvelles pour l’agriculture », déclare le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, interrogé par l’AFP à l’occasion d’une visite de parcelle agroforestière dans le Gers.

Ces nouvelles bases, certains agriculteurs sont en train de les expérimenter dans le prolongement de l’agroforesterie en pratiquant les couverts végétaux, une technique de culture sans labour.

François Coutant, dans le Gers, a renoncé aux labours qui mettent ses terres à nu et favorisent leur érosion. Il les a remplacés par des couvertures de féveroles dans lesquelles il plante son blé et son maïs. Et ça marche. « Nos rendements en blé en coteaux sont de 75 quintaux à l’hectare (q/ha) contre 60 q/ha auparavant et en maïs ils progressent de 25% à 100q/ha ».

Le ministre de l’Agriculture a, à l’occasion de sa visite dans le Gers, réaffirmé son soutien à des systèmes agricoles qui allient production et protection de l’environnement, tout en rappelant que l’agronomie doit redevenir une priorité dans les programmes de recherche et de développement.

« J’ai envie d’assurer une transition vers une agriculture performante économiquement et écologiquement, déclarait-il récemment à l’Assemblée nationale, interrogé sur la question des dérogations relatives à l’utilisation des pesticides.

Il reste encore beaucoup à faire pour faire passer ces nouvelles pratiques agricoles du stade expérimental à celui de pilotage d’un système où agriculture et environnement seraient dans une démarche gagnant-gagnant, explique Christian Dupraz.

La recherche s’est encore peu investie dans le sujet, déplore-t-il. Le temps presse puisque, selon lui, les parcelles agroforestières pourraient couvrir dans 30 ans 1 million d’hectares, contre 10.000 actuellement.

© 2012 AFP

Publié le 28/08/2012 08:30

Airbus. Huiles usagées et algues pour faire voler les avions

Voilà un projet pour le moins innovant : Airbus et l’université chinoise de Tsinghu ont conclu un partenariat dans le but de réaliser des études afin d’accélérer la commercialisation de biocarburants avion. Cette chaîne de valeur vise à produire et promouvoir l’usage de biocarburants sur le marché de l’aviation chinoise, marché qui connaît la croissance la plus rapide dans le monde.

Dans un premier temps, ce partenariat se chargera d’évaluer les matières premières adéquates qui répondent aux critères écologiques, économiques et de durabilité sociale. La seconde étape consistera à se concentrer sur les solutions de carburants alternatifs les plus prometteuses.

Analyses en cours

Les premiers résultats doivent être analysés au second semestre 2012, l’objectif étant de sélectionner un certain nombre de matières premières dont l’huile de cuisine usagée – qui autrement serait éliminée en tant que déchet – décollage

ainsi que des algues. L’étude de durabilité des carburants devra être complètement terminée d’ici début 2013.

À l’horizon 2013, les partenaires chercheront à industrialiser le procédé de production de carburants alternatifs afin d’obtenir des quantités durables de carburant avion à usage commercial.

Cet accord de partenariat est l’une des initiatives visant à développer une chaîne de production complète de biocarburants avion durables en Chine, en n’utilisant que des ressources durables. Cette activité fait partie de l’objectif d’Airbus de mettre en place une chaîne de valeur sur chaque continent en 2012.

Publié le 23/08/2012 07:50

Les algues prospèrent dans nos rivières

Chaleur, lumière, apports de nutriments, nitrates et phosphates, notamment… Les conditions sont réunies pour assister au développement d’algues filamenteuses dans les rivières. Et notamment dans le Tarn comme on peut le constater actuellement à Montauban ; «Un phénomène classique», assure-t-on au laboratoire départemental et à la DDT 82. Quand les températures dépassent durablement les 30°, l’eau se réchauffe vite. C’est le cas sur le Tarn qui dimanche, affichait une température supérieure à 26°, 26,6° précisément. «En 2003, l’eau était montée à 30°» se souvient un pêcheur. «On est attentif à l’évolution de ces températures, assure Michel Blanc de la DDT 82, le seuil critique se situe au-delà de 28°»… Si l’eau dépassait ce niveau, il faudrait alors procéder à des lâchers afin de faire baisser la température.

La solution des lâchers si le débit baisse

Une eau trop chaude est propice au développement des algues, on l’a dit, mais aussi des bactéries en tous genres pouvant aller jusqu’à une remise en cause la potabilité de l’eau.

Autre conséquence de ces fortes chaleurs prolongées, le niveau des cours d’eau. A Montauban, le Tarn est bas et calme : «Nous avons actuellement un débit de 19,3 m3/seconde. Nous sommes donc vigilants», poursuit le fonctionnaire de la DDT, expliquant que des lâchers pourraient être nécessaires si le débit venait à baisser encore. Les gestionnaires des cours d’eau qui sont sur leur garde veulent espérer une amélioration de la situation, misant sur une baisse prochaine des températures mais aussi des prélèvements agricoles, les cultures consommatrices d’eau arrivant à maturité.

L’été n’est pas un long fleuve tranquille pour les poissons

Reste la question de la faune aquatique : moins d’eau, plus d’algues, moins d’oxygène… L’été n’est pas un long fleuve tranquille pour le poisson. Claude Dejean, président de la fédération départementale de pêche confirme. «Jusque-là, les poissons ont tenu le coup, mais si ça dure on va avoir des pertes. Les petits cours d’eau, affluents du Tarn et de l’Aveyron souffrent. C’est moins le cas dans le Tarn qui est une grosse rivière et peut encaisser de plus grosses perturbations»….Les pêcheurs connaissent l’alchimie des rivières. Ils savent que chaleur et lumière conjuguées à d’importants apports de nutriments attentent à la qualité de l’eau et font souffrir le poisson. Mais selon les pêcheurs, il y a encore pire : les prélèvements à des fins agricoles ou domestiques. Claude Dejean : «Les mesures prises sont insuffisantes. Si les interdictions d’arrosages étaient mieux respectées ca irait déjà mieux….Il faut qu’on fasse attention car la potabilité de l’eau pourrait être atteinte»… Aujourd’hui, entourés de spécialistes, les pêcheurs tarn-et-garonnais ont programmé une visite des cours d’eau afin de faire un état des lieux.

Pierre Mazille

Publié le 01/09/2012 03:48

Saint-André. Pesticides : touche pas à mon Touch

Le SIAH du Touch œuvre depuis de nombreuses années pour l’aménagement de la rivière du Touch et de ses affluents./Photo DDM.

Le SIAH du Touch qui regroupe vingt-neuf communes du département de la Haute-Garonne, œuvre depuis de nombreuses années pour l’aménagement de la rivière du Touch et de ses affluents. Soucieux du bon état qualitatif des cours d’eau dont il assure la gestion, il a adressé un courrier au préfet de la Haute-Garonne dans lequel il conteste l’arrêté dérogatoire autorisant «l’épandage aérien de pesticides sur les cultures de maïs à une altitude d’une cinquantaine de mètres pour y épandre de la deltamétrine, de la cyperméthrine et du chlorantraniliprol pour traiter les insectes ravageurs du maïs».

Le SIAH du Touch exprime son profond désaccord concernant l’épandage de ces produits qui pourraient avoir des conséquences dommageables sur la qualité des milieux aquatiques du bassin versant du Touch et plus particulièrement sur la santé de ses habitants.

De plus, le SIAH du Touch rappelle que ces épandages empêcheront inévitablement l’atteinte des objectifs imposés par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau et la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques visant l’atteinte d’un «bon état» des masses d’eau de son bassin versant d’ici 2 015 à 2 021.

Des solutions alternatives alliant impératifs agricoles et environnementaux sont à privilégier.

Les communes concernées

Les communes appartenant au SIAH : Bérat, Blagnac, Casties-Labrande, Cazac, Cugnaux, Fabas, Fonsorbes, Labastide-Paumès, Labastide-Clermont, Labastidette, Lamasquère, Lautignac, Le Lherm,

Montastruc-Savès, Muret, Plaisance-du-Touch, Polastron, Poucharramet, Pouy-de-Touges, Rieumes, Saint-André, Saint-Araille, Saint-Clar-de-Rivière, Saint-Lys, Savères, Sénarens, Seysses, Toulouse et Tournefeuille.

Publié le 01/09/2012 03:48

Mission «d’exploration» gaz de schiste

La mission d’observation présidée par Georges Denys, conseiller général du canton de Laroque-Timbaut, part pour le Canada et les Etats-Unis mardi./Ph. Xavier Chambelland

Le jour de la rentrée scolaire, une mission de conseiller généraux s’envole pour les Amériques pour évaluer les avantages et les inconvénients de l’exploitation du gaz de schiste.

Les conseillers généraux, leur président Pierre Camani en tête, ont choisi de se rendre sur les sites d’exploitation constater les effets des forages de gaz de schiste.

En France, pour l’instant, l’exploitation du gaz de schiste est interdite. Deux permis d’exploration ont été accordés et concernent le Lot-et-Garonne. Celui dit de «Beaumont de Lomagne» qui couvre 10 400 km2 sur huit départements, celui d’Eauze sur cinq départements dont là aussi le Lot-et-Garonne.

«L’exploitation est autorisée en Pologne, mais aussi en Espagne et au Portugal. Et qui sait, si dans les années à venir, pour faire face à une crise énergétique grave, la France ne s’y mettra pas également» s’interroge Michel Esteban, conseiller général membre de la commission qui va s’envoler dans quelques jours vers le Canada et les Etats-Unis.

«Nous avons voulu en savoir plus» explique le président la commission Georges Denys. «C’est un sujet à controverse qui nécessite réflexion avant de prendre des décisions dans la mesure où le conseil général en a la compétence» ajoute Pierre Camani, sénateur et président du conseil général. En France, c’est L’État qui est propriétaire du sous-sol. Aux États-Unis, il est privé.

Le département du Lot-et-Garonne est le premier en France à avoir monté une mission poussée d’évaluation des avantages et inconvénients de l’exploitation du gaz de schiste. Les «pour» et les «contre» ont été auditionnés dont le président du groupe BNK pétroléum, la société qui a déposé et obtenu les permis d’exploration en France.

«Il s’agit bien sûr d’aborder ce sujet de manière neutre» indiquent les membres de la mission d’observation. Mais on devine quelques doutes dans l’esprit des élus. Daniel Borie : «J’ai été alerté par mes enfants, j’ai vu le film Gazland…» Raymond Girardi : «Le gaz de schiste, la totalité de la roche mère qui recouvre la croûte terrestre en détient. Ce ne sera pas un puits de pétrole par ci par là, mais des trous béants tous les trois kilomètres.»

Le souci de l’eau est omniprésent. Elle est nécessaire dans le processus d’extraction actuel et son rejet suscite des questionnements quant à sa teneur en matières polluantes et dangereuses pour l’homme et l’environnement. De nouveaux procédés sont à l’étude, que les industriels qualifient de «plus propres».

Le voyage au Québec et en Pennsylvanie, permettra aux élus de se forger une opinion de visu. Ils vont visiter plusieurs sites d’extraction en compagnie de leurs dirigeants, rencontrer les élus locaux, les associations de défense de l’environnement, les habitants. «Nous voulons savoir quelles sont les conséquences directes de ces exploitations» indique Pierre Camani, en gardant en tête que le prix du gaz aux États-Unis a considérablement diminué grâce au gaz de schiste. Un argument imparable. Verdict des élus après le 11 septembre, date de leur retour en France.

ublié le 08/11/2011 08:32

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CTV sans bêche, binette ni sarclette

Le jardinage devient un « jeu d’enfant » avec les méthodes préconisées dans la brochure que présente le président et agriculteur Stéphane Gatti.

Lors de cette 3e réunion organisée par l’association CTV (Cultivons une terre vivante), Stéphane Gatti, jeune agriculteur motivé pour cultiver autrement, présentait par le biais d’un film, une manière de pratiquer un autre jardinage. L’assemblée était quelque peu réduite mais très intéressée par la démonstration de ce moyen de jardiner « sans bêchage ni fraisage, sans sarclage ni binage » Le démonstrateur, Dominique Soltner, s’adressait à tout « jardinier » proposant des méthodes pour tous types de sol, sans engrais ni pesticides et avec moins d’arrosage. Dans un jardin de 600 m², en Bretagne, l’expert démontrait concrètement ses dires en pratiquant la méthode du « paillage » systématique expliquant que « le moteur du jardin, c’est la couverture d’hiver » réalisée en collectant les feuilles et autres végétaux, paille. Eau et l’air circulent grâce aux vers.

Au printemps, le paillage c’est la tonte, le compost des déchets verts servira à semer les petites graines. Savez-vous que le mulch royal est celui des fleurs de tilleul ? Ce ne sont que quelques aperçus, le film, pour le voir en entier, il faudra l’acheter…

Stéphane Gatti faisait également le point, chez lui, sur les avancées dans les projets de plantation des arbres parmi les cultures. Des photos montrent les bandes de plantation. Le centre de loisirs est venu voir la hauteur importante du sorgho, partenaire dans l’enrichissement nourricier du sol. Il a été question du BRF (bois raméal forestier) dont la réalisation est soumise à réflexion quant à la situation du matériel, le coût, etc.

Prochaine réunion :

Ouverte à tous, la séance du 8 décembre s’adressera en particulier aux agriculteurs que Stéphane et son association convient à découvrir « les expériences d’agriculteurs pour les agriculteurs » Le titre en sera : Gagnant sur tous les plans avec un sol vivant. Entrée libre. S.Gatti : 06 20 31 49 81.

La Dépêche du Midi

Publié le 31/08/2012 09:59 – Modifié le 31/08/2012 à 13:00

Pour rentabiliser sa voiture, un moyen: la louer

Avec la hausse des prix du carburant, ajoutée aux frais d’entretien, posséder une voiture peut s’avérer un gouffre financier. Pour rentabiliser leur véhicule, certains n’hésitent pas à le louer, récoltant ainsi jusqu’à plusieurs centaines d’euros par mois.

« Je n’ai besoin de ma voiture qu’un week-end sur deux, pour chercher mes enfants. Soit je la vendais, soit j’essayais de compenser ces coûts », témoigne Hugo Ezan, père divorcé de 40 ans.

Entre l’assurance, les frais de stationnement, les pleins d’essence et les réparations, ce consultant a fait le calcul: sa Volvo break lui coûte environ 5.000 euros par an. En la louant environ trois fois par mois, pour 3-4 jours, comme il en l’habitude depuis un an, il obtient entre 200 et 400 euros par mois.

Via Voiturelib’, un des sites qui met en relation propriétaires et loueurs de voitures, il a pris rendez-vous avec Laure Sako, qui cherchait justement un moyen de locomotion pour partir en week-end en famille.

Un coup d’oeil sur la carrosserie, des explications sur le mode de fonctionnement du GPS et en quelques minutes, le contrat est signé. Pour trois jours et demi, Laure débourse 136 euros, dont 96 retombent dans la poche d’Hugo, le reste étant versé à Voiturelib’.

« C’est un très bon produit anti-crise, ça évite d’acheter une voiture et de ne pas savoir quoi en faire après ou s’endetter avec sa voiture », sourit Laure.

Utilisatrice occasionnelle, elle apprécie « la flexibilité et la sympathie des loueurs »: « la dernière fois, le propriétaire est venu la récupérer en bas de chez moi », raconte-t-elle.

Hugo, lui, a « absolument confiance »: « s’il y a un accident, l’assurance (de Voiturelib’, ndlr) remboursera ma voiture au prix de l’argus ».

– louer à son voisin –

« Il y a une très grande diversité d’utilisateurs: beaucoup de jeunes qui veulent amortir l’achat de leur première voiture mais aussi des retraités qui ont du temps et veulent rendre service », raconte Paulin Dementhon, président et fondateur de Voiturelib’, créé il y a deux ans et qui compte aujourd’hui 50.000 utilisateurs.

« Les gens ont besoin de faire des économies. C’est une alternative ludique et écologique », commente Karine Phe, 32 ans. Cette chef d’entreprise a loué au pied levé une voiture sur Cityzencar pour se rendre à un rendez-vous professionnel et a apprécié la souplesse du système.

« Contrairement à un loueur professionnel, on n’a pas besoin de se déplacer. On peut louer la voiture de quelqu’un qui habite juste à côté. Quand on est en banlieue, c’est pratique », affirme-t-elle.

« A prestation égale, on est environ 30% moins cher qu’un loueur professionnel », assure l’un des trois co-fondateurs de Cityzencar, Nicolas Le Douarec. « Mais pour les propriétaires c’est aussi un moyen de rencontrer des gens, en particulier pour les seniors », selon lui.

« Notre point fort c’est qu’on apporte notre rôle de tiers de confiance, avec l’assurance tous risques », ajoute-t-il. Les commentaires et les notes laissés par les utilisateurs achèvent de convaincre -ou non- les candidats à la location.

Plusieurs sites de location de voitures entre particuliers ont fleuri ces deux dernières années: Cityzencar, Buzzcar, Livop, Mavoiturealouer,…

Si Voiturelib’, le leader du marché, regroupe 50.000 utilisateurs, le potentiel est grand: il y a 38 millions d’automobiles en circulation en France.

Publié le 30/08/2012 09:30

Monclar-de-Quercy. Domaine de Maillac : 25 ans d’agriculture biologique

Ce samedi 1er septembre, à partir de 16h, le domaine de Maillac fêtera ses 25 ans d’agriculture biologique. Installés en agriculture biologique depuis 1987, Roland et Ulrike Hoppenstedt ont commencé l’élevage d’autruches en 1993. le magasin de vente des produits de la ferme est alors aménagé dans l’ancienne étable, à l’architecture de caractère. A cette époque, l’agriculture biologique semblait être une méthode totalement marginale mais, depuis, le comportement de la clientèle a fortement évolué et la demande en produits d’appellation «Bio» est sans cesse croissante. Après 15 ans d’élevage d’autruches, le couple a choisi une nouvelle voie: la viticulture. En effet, avec l’accueil merveilleux des anciens propriétaires, la transmission du savoir-faire vigneron devait s’effectuer sans tarder. Ils accompagnèrent Roland dans la vinification et Ulrike dans la conduite de la petite vigne restant sur l’exploitation, comme pour témoigner d’une longue histoire du grand Domaine viticole fondé au XIIième siècle. Aujourd’hui, le vignoble fait partie de l’Appellation «Coteaux du Quercy» en AOC et Vins de Pays. Ce samedi, à partir de 16h00, visite du chai et de la vigne, à 18h30 animations d’artisanat d’art avec démonstration de sculpture et fonte de bronze. La réalisation de statuettes africaines en bronze sera assurée par Solo Traoré qui vient du Burkina Faso. Ensuite, concert avec le groupe Sonterra Brasil puis repas grillades réalisées par Patrice Martinez, éleveur à Bessens et bien connu des fidèles du marché de Montauban.

Contact : 05 63 64 21 73.

ublié le 31/08/2012 09:03

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Transport routier : quand écologie va avec économie

Avec la hausse des prix du carburant, les transporteurs ont tout intéret à réduire leur consommation de gazole. RSO, entreprise toulousaine, utilise pour cela l’informatique embarquée.

C’est un petit boîtier gris caché derrière le siège passager. A côté du volant un écran tactile où s’affichent des données sur la conduite du chauffeur. Voici le nouveau moyen pour les transporteurs d’économiser du carburant.

A l’entreprise Routiers du Sud-Ouest, une boite de transport familiale, fondée en 1947 par les parents du dirigeant actuel, on scrute ces chiffres avec attention. Et pour cause «juste en indiquant leurs statistiques au chauffeur, sans leur donner de formation, on a réussi à faire baisser la consommation moyenne de la flotte de 1L/100km. Sur 150 000km par mois parcourus par nos 15 semi-remorques, cela représente deux pleins de 800 litres par mois», se félicite Sébastien Brou, fils du patron et en charge de l’utilisation de ce nouveau logiciel. En faisant former les chauffeurs il espère qu’ils arriveront à une moyenne de 30L/100km qui se situe pour l’instant à 35L/100km.

Jean-François Brou, le directeur, a décidé d’instaurer ce système en novembre 2011 suite à un partenariat visant à réduire les émissions de CO2, passé entre l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, et le syndicat régional des transporteurs, dont il est président. Pour lui c’est tout bénéfice. En plus de réduire ses coûts il peut apposer sur ses camions un logo écologique dont ses clients raffolent et «ses gars» se sentent plus fiers de leur métier en réduisant leur impact écologique. «Les routiers sont généralement mal vus explique-t-il, alors que nous sommes un maillon indispensable de l’économie.» Assez logiquement c’est aussi la hausse des prix du carburant qui l’a poussé à chasser le gaspillage. De plus ce système lui permet aussi d’éviter les détournements d’essence en surveillant la consommation moyenne et de mieux organiser les tournées par le système de géolocalisation. Une petite perte de liberté pour les chauffeurs mais une rationalisation qui réduit encore une fois sur la consommation d’essence.


Une conduite au rayon X

L’ordinateur embarqué collecte les moindres aspects de la conduite : accélération, coup de frein, temps d’arrêt avec le moteur allumé. À chaque critère est associé un maximum à ne pas dépasser au risque de perdre des points. Tout est envoyé en temps réel sur les serveurs de l’entreprise Trimble qui fournit le logiciel. Ces données sont transmises par les transporteurs à des formateurs en éco-conduite qui peuvent ainsi donner des conseils personnalisés à chaque routier.

Baptiste Lefevre

 

ublié le 28/08/2012 07:49

Carnac-Rouffiac. Les pesticides seront au cœur des débats

Les Assises de l’environnement se tiendront les 7 et 8 septembre à Carnac-Rouffiac. Le rendez-vous est organisé par le Gadel. On y parlera agriculture et biodiversité.

Les traditionnelles Assises départementales de l’Environnement sont organisées par le Gadel (groupement associatif de défense de l’environnement du Lot), la mairie de Carnac-Rouffiac, et l’association locale «La Carrouve» présidée par Jean-Claude Walter.

Pourquoi ces assises ?

Cette opération est la déclinaison départementale des assises régionales organisées par FNE (France Nature Environnement) Midi-Pyrénées, qui ont lieu tous les deux ans.

Quel est le thème de cette édition ?

«Agriculture et biodiversité». Ce choix s’explique par l’importance de relayer sur le terrain les opérations initiées au plan national et européen sur la réduction des intrants agricoles, pesticides et nitrates (plan écophytos 2018 et directive nitrates européenne).

Quelle est la situation dans le Lot ?

Même si le département du Lot n’est pas le plus touché par ce type de pollution, nous avons ponctuellement des excès de produits phytosanitaires sur le territoire. Trois sites ÆP ont été retenus pour une opération «captage Grenelles» : Mauroux, Parnac et Douelle. Sur ces captages, une réduction des pollutions agricoles doit être mise en place. Il est dommageable de constater que les opérations nationales programmées depuis 12 ans n’ont pas abouti. Les programmes nationaux de réduction des nitrates PMPOA1 et PMPOA2 ont coûté 1,5 milliard d’euros pour un résultat largement contestable puisque les pollutions azotées persistent voire augmentent.

Quant au plan écophytos 2018 mis en place dès 2009, il semble prendre le même chemin dans la mesure où sur ces 3 dernières années, on note une augmentation de presque 3 % de l’usage des pesticides, c’est-à-dire l’opposé de l’objectif de réduction de 50 % prévu par le Grenelle.

Quelles sont les conséquences ?

Catastrophique quant à la biodiversité (abeilles, hérisson, petit gibier…) et sur le plan sanitaire. Il est désormais reconnu que l’usage des pesticides a une influence sur le déclenchement de certaines pathologies et affections : cancers professionnels ou autres, stérilité et troubles de la reproduction, dégénérescence sexuelle, diabète, autisme, Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques. Ces urgences environnementales et sanitaires expliquent le choix de ces thèmes. Il faut mettre en place, de manière urgente, une transition agricole dans ce département. Nous espérons pouvoir sensibiliser les acteurs du monde rural (agriculteurs, services de l’état et consommateurs).


Le programme

Au menu des Assises de l’environnement : des expositions à destination des écoles et grand public. De 10 heures à 12h : exposition alimentation et exposition «Zéro pesticide dans nos villes et villages». De 14 heures à 18 h : exposition sur les plantes messicoles (Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées). Samedi de 10 heures à 18 heures : exposition sur les techniques d’entretien de la fertilité du sol (Jardin Bourian), exposition sur «la filière laine» (la Caussenarde).

Vendredi 7 septembre à 14h30 : randonnée naturaliste, la vallée du Lissourgues et ses moulins avec Wilfried Ratel de la Société des naturalistes du Lot (SNL) et Jean-Claude Walter. à 18h30 : diaporama sur les plantes messicoles. Atelier enfants (5-8 ans, sur inscription) animé par la Gariotte di cosy. Samedi 8 septembre de 10 heures à 18 heures : marché producteurs bio et fermier, 11 h 30 vin d’honneur, 12 heures repas tiré du marché. à 15 heures : «la biodiversité au service de l’agriculture». Table ronde animée par Philippe Pointereau (Solagro) avec Jacky Dupéty (Bois raméal fragmenté), Mathias Autesserre (Quercy Energies), Thierry Simon (Lot ABNé), Philippe Canceil (correspondant départemental de l’ANPCEN), Michel Bétaille (GDS Abeilles et ruches du Quercy), Florian Marco (Groupe chiroptères CREN Midi-Pyrénées). Atelier enfants. Atelier d’initiation aux feutrage et filage de la laine par la Caussenarde. Démonstration de broyage de BRF. Technique de la greffe en faux-écusson par Jean-Luc Marcenac. A 18 h 30 apéritif avec les Fourmis égarées et repas tiré du marché. Contact : Jean-Claude Walter : 06 77 40 86 74.

Recueillis par Bernard-Hugues Saint-Paul

Publié le 23/08/2012 08:09

Averon-Bergelle. Saccage du bio-éco site sur fond de guerre de l’eau

Le «manque» d’eau pour l’irrigation agricole a sans doute armé les bras de ceux qui ont dévasté un site Natura 2000, réserve de tortues rares, comme nous l’avions raconté dans nos précédentes éditions. Des actes condamnés par la chambre d’agriculture

Le Gers est toujours sous le choc, quatre jours après le saccage d’un lieu emblématique de la politique environnementale. Les écologistes s’offusquent et surtout les riverains constatent que les dégâts, l’incendie en particulier, auraient pu virer au drame. Destiné à devenir dans les trois ans, «le site majeur de la politique gersoise des espaces naturels sensibles», le bio-éco site de l’étang du Moura situé à Averon-Bergelle en zone Armagnac, a été gravement vandalisé dans la nuit de samedi à dimanche. «Un désastre environnemental et patrimonial» dénonce Philippe Martin qui préside le conseil général du Gers propriétaire des lieux.

L’endroit et majestueux. Autour d’un étang de 17 hectares, 20 hectares de prairies et de forêt composent ce site Natura 2000 sur lequel jadis, les moines cisterciens faisaient fonctionner une pêcherie. Si les vandales ont épargné ce qu’il reste du moulin et de l’atelier piscicole, ils ont incendié «la cabane du pêcheur», un bâtiment à un étage, au risque de mettre le feu à la forêt. Ils ont aussi mis hors service en utilisant les grands moyens, la vanne hydraulique de vidange de l’étang qui s’est pratiquement vidé. Résultat : des milliers d’alevins sont morts et tant et tant de carpes, d’anguilles ainsi que des tortues : la cistude d’Europe, une jolie tortue noire aux taches jaunes, une espèce autochtone menacée de disparition par les tortues de Floride des animaleries.

Déjà soupçonnés d’avoir tagué la trésorerie de Riscle et d’avoir détérioré, à Auch, des voitures de l’administration agricole, «les irrigants» sont montrés du doigt. «De l’eau pour les tortues…» ont notamment écrit à la peinture bleue les vandales sur les murs calcinés de la «cabane». Comme pour signifier… de l’eau il y en a pour les tortues mais pas suffisamment pour l’irrigation du maïs ! Alors que l’enquête judiciaire ne fait que débuter, les responsables de la chambre d’agriculture condamnent «fermement» ces actes. «Même si les intérêts des différents utilisateurs divergent parfois, la voie du consensus est la démarche responsable choisie par notre chambre qui ne manquera jamais de rappeler les enjeux économiques d’une répartition équitable de l’eau». Pour le commando qui a dévasté le Moura, la décision toute récente «prise par la préfecture et non par le conseil général» souligne Philippe Martin, de restreindre des prélèvements d’eau destinée à l’irrigation a sans doute constitué la goutte faisant déborder le vase… Plainte a été déposée par le conseil général. «Ces faits graves sont passibles de 10 ans de prison» selon la procureure de la République, «En 10 ans, notre collectivité a consacré 10M€ pour augmenter de 40 millions de mètres cube la ressource en eau» souligne le président Martin pour qui la problématique de l’assolement gersois devient plus que jamais d’actualité.

ublié le 17/08/2012 09:38

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Blagnac. Bon, bio et local à la cantine du centre aéré

Derrière une dénomination un peu abstraite, l’Agenda 21 œuvre en faveur du développement durable et mène plusieurs actions significatives, en matière de restauration collective notamment. Voté par les élus en conseil municipal, à l’automne dernier, l’Agenda 21 a déjà changé certaines habitudes. Des actions concrètes sont mises en place pour favoriser la qualité et la proximité.

Des salades de Blagnac

«Nous suivons une démarche de développement des produits issus de l’agriculture biologique», indique Julie Cognard, diététicienne à la cuisine municipale de Blagnac. «En 2009, les produits bio représentaient 4 % de l’alimentation. Nous en sommes à présent à 18 % avec la volonté d’arriver à 20 % même si nous sentons que nous arrivons à un seuil presque limite par rapport aux producteurs qui ne parviennent pas à fournir davantage. Car le but est aussi de faire appel à des producteurs locaux et régionaux pour favoriser la fraîcheur et limiter le transport».

Depuis l’an dernier, la salade servie dans les cantines scolaires, dans les centres de loisirs et aux aînés, à domicile ou au restaurant municipal, pousse même à Blagnac. Une production locale qui vient compléter les 80 % de produits frais servis en fonction des saisons.

«Les produits locaux ne reviennent pas plus chers que les produits du marché», ajoute la diététicienne. «Seul le bio a un coût supérieur, entre une fois et demi et trois fois plus cher mais c’est une volonté municipale qui accorde une subvention supplémentaire pour cela».

Recyclage et tri sélectif

L’application de l’Agenda 21 a eu aussi une influence sur l’adoption du tri sélectif dans les restaurants scolaires. Des plateaux recyclables ont été adoptés pour les pique-niques avec des gobelets biodégradables et des couverts en bambou. Pour l’entretien des locaux, des produits écologiques sont utilisés, notamment, pour le lavage des sols dans le respect des règles d’hygiène.

Jean-Luc Martinez

Publié le 04/08/2012 12:19

Muret. La moisson anti-gaspi du foncier agricole

Moissonner en ce début août n’a rien d’exceptionnel. Pourtant ces travaux des champs ne sont pas passés inaperçus hier matin chemin du Brouilh route d’Ox à Muret.

La moissonneuse-batteuse faisait son office sur cette parcelle de blé tendre de 4 hectares, sous le regard d’une trentaine de personnes, au vu des nombreux automobilistes de passage. Pas n’importe quels spectateurs mais des hommes et quelques femmes portant un tee-shirt blanc des jeunes agriculteurs 31, d’autres plus âgés hissant le fanion de la FDSEA(fédération départementale des jeunes agriculteurs).

Cette opération spectaculaire consistait à l’avant-dernière étape d’une action engagée le 18 novembre dernier que La Dépêche avait largement médiatisée. Jeunes agriculteurs, FDSEA, chambre d’agriculture entendaient dénoncer la consommation excessive du foncier agricole et ses conséquences sur l’alimentation locale.

Ils avaient donc choisi cette parcelle de 7 hectares acquise par la ville pour un projet d’implantation d’un nouveau cimetière mais en friche depuis au moins quatre ans.

En novembre ils ont semé bio, sans préparation, en semis direct 4 hectares de blé tendre. Ils l’ont récolté hier matin.

Dans l’ensemble la récolte est correcte ; certes pas un rendement d’une terre préparée, mais de qualité en protéine pour ce blé transformé en farine.

Si la paille restée quelque temps au sol sera donnée à un éleveur muretain, la récolte d’environ une tonne de blé sera vendue à la coopérative agricole Arterriss. Le produit de cette vente estimée de 1 500 à 2000 euros sera entièrement offert aux Restos du Cœur. Double acte symbolique car les agriculteurs ont voulu donner une image positive et noble de leur métier. «Nous sommes utiles pour nourrir nos concitoyens. Manger ou gaspiller du foncier il faut choisir» ont-ils lancé comme slogan à l’adresse des élus, riverains et grand public.

«Quand une terre agricole se transforme en zone artisanale ou en lotissement il n’y a plus aucune chance d’y voir pousser un jour un grain de blé… Alors que le ministre Le Foll incite les paysans à produire pas seulement pour la France mais pour l’exportation. Actuellement on manque de blé dans le monde» insiste M. Brousse.

La moisson bénévole a duré deux bonnes heures, dans une ambiance bon enfant. Guillaume Darrouy a fourni le camion de transport tandis que Guilheme Lacaze pilotait la moissonneuse de Christophe Pagès ; un bel exemple de solidarité agricole.


Muret. Ils ont dit

-Mathieu Cesses président de JA31 : «En Haute-Garonne on perd chaque année 900 ha de terre agricole. Où allons nous produire ? Faut-il délocaliser à l’étranger ? Tout le monde aspire à manger local mais comment fera-t-on si on ne peut plus produire»

-Véronique Foulquier vice-présidente FDSEA : «Comment nos jeunes pourront-ils s’installer si on ne leur donne plus de place. Il faut certes partager mais il souffle un vent de folie dans les mairies de vouloir tout acheter»

– Laurent Forest, membre de la chambre d’agriculture : «Il faut dénoncer l’énorme appétit des collectivités sans avoir de projet particulier. Il existe des réserves foncières exagérées au détriment des agriculteurs. Cette terre aurait pu être cultivée au lieu de rester en friche.»


le chiffre

Muret. Le chiffre : 900

terres agricoles > disparition. C’est en hectares la superficie des terres agricoles qui chaque année disparaissent en Haute-Garonne au profit de l’urbanisation : lotissements, zones économiques, voiries…

Jean-Pierre Roland

Publié le 20/07/2012 09:25 – Modifié le 20/07/2012 à 18:29

Les toilettes sèches à l’assaut des festivals et des tabous

Souvent synonymes de trou fétide au fond du jardin ou d’invention de baba-cool, les toilettes sèches – sans chasse d’eau – ont pourtant conquis les festivals de l’été, où le public les a adoptées sans trop rechigner, contribuant à briser peu à peu les tabous.

Leur présence dans de nombreux festivals – une spécificité française – « est un vecteur extrêmement efficace » de sensibilisation à ces toilettes écologiques, se félicite Benjamin Berne, chef de projet à l’association Toilettes du Monde.

Non-pollution de l’eau par les matières fécales, économies d’eau potable et constitution d’un compost de qualité à partir des déjections sont les principaux atouts de ces toilettes – par ailleurs silencieuses et inodores – mis en avant par leurs promoteurs.

Séduit, le festival breton des Vieilles Charrues, fréquenté quotidiennement par 60.000 personnes en cette fin juillet, est ainsi passé de 10 cabines en 2005 à 120 en 2012.

Un choix qui ravit son directeur, Loïck Royant: « il y a une vraie adhésion » du public, après une première année en demi-teinte « où les gens pensaient qu’on retournait aux toilettes de grand-mère au fond du jardin ».

Elles « ne sentent rien, contrairement aux toilettes chimiques », relève M. Royant.

Côté économies d’eau, le choix s’avère intéressant: « au grand minimum 200 m3 d’eau économisée », estime Quentin Sibérit, attaché de production « développement durable » des Vieilles Charrues. Soit environ la consommation moyenne annuelle d’une famille de quatre personnes.

Sur les 120 cabines du festival, 90 sont louées à un prestataire extérieur. Une activité quasiment inexistante il y a cinq ans mais qui connaît désormais « un développement important » même si « le marché reste encore limité », affirme Toilettes du Monde. En France, où « 3.000 à 6.000 foyers sont équipés » de toilettes sèches, l’association a recensé « une centaine de structures spécialisées » aux noms évocateurs: la Foire du Trône, Les copeaux d’abord, Libertamer…

Louche de sciure

L’activité « monte petit à petit », confirme Fabien Lucas, responsable des « Fabulous Toilettes » à Saint-Nazaire. « Des particuliers se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’une invention farfelue réservée aux babas cool », explique-t-il. « Ils voient le côté écolo mais aussi pratique: il n’y a pas besoin de raccordement au réseau d’assainissement. Donc, on fait des économies sur l’installation de plomberie, et sur l’eau potable », détaille-t-il.

Surtout, avec des toilettes classiques, « pour un tout petit caca, on va engendrer une pollution énorme en termes de nitrates et de phosphore, alors qu’on peut le composter et éviter d’utiliser des engrais coûteux et polluants. Mais on préfère appuyer sur le bouton… », regrette-t-il.

Car si l’utilisation des toilettes sèches est simple – il suffit de mettre du papier hygiénique dans la cuvette, ouverte sur un seau en inox, et de couvrir le tout d’une louche de sciure pour anéantir les odeurs – leur entretien implique quelques contraintes, reconnaît Estelle Rolland, gérante du bureau d’études Aqualogik.

Pour quatre personnes, « on vide le seau tous les 3 ou 4 jours dans le compost – où les germes pathogènes sont détruits – avant de le laver à l’eau et au vinaigre blanc », explique-t-elle.

« Ca prend au maximum 15 minutes, mais il faut être disponible et avoir un jardin », admet-elle, convaincue pourtant que cette alternative à la chasse d’eau représente « une solution d’avenir ».

Reste que les réticences ont la peau dure: il est vrai que « ma belle-soeur +évite+ » ce petit coin: « elle sait que c’est nous qui vidons le seau », relève Estelle Rolland.

Publié le 08/07/2012 10:17

Marcillac-Vallon. Une poubelle spéciale pour les capsules de café

Après le verre, les emballages, les déchets verts… les possesseurs de machines à café Nespresso vont pouvoir encore rajouter un petit bac chez eux afin de trier leurs capsules de café. La célèbre marque, en partenariat avec des entreprises spécialisées dans le traitement et la collecte des déchets, a mis en place un circuit de recyclage de ses capsules en aluminium, accusées de ne pas être très écologiques.

L’objectif final est de favoriser le tri sélectif de ces déchets, actuellement mélangés aux ordures ménagères, pour optimiser le recyclage de ces capsules usagées composées d’aluminium et de marc de café.

La Communauté de Communes Conques-Marcillac a ainsi récemment mis à disposition du grand public un tout premier bac pour capsules à sa déchetterie, route de Malviès. Les capsules sont ensuite amenées dans une usine de retraitement spécialisée, à Rungis. L’aluminium est refondu et sera réutilisé. Quant au marc de café, ils feront un excellent compost. Ainsi, en collaboration avec Nespresso et Collectors, les collectivités locales ou les entreprises indépendantes partenaires de l’opération peuvent apporter une solution gratuite et complémentaire de tri sélectif aux consommateurs de capsules.

Publié le 29/08/2012 08:29 – Modifié le 29/08/2012 à 15:00

La « popocyclette » à la japonaise

En ces temps d’essence chère, un fabricant japonais de toilettes a présenté mercredi un modèle de moto révolutionnaire qui fonctionne avec un carburant gratuit et inépuisable: les excréments.

En montant sur l’engin à trois roues pour une démonstration dans la banlieue de Tokyo, une jolie hôtesse du constructeur Toto s’est empressée de dire que ce n’était pas le motard qui fournissait ledit carburant.

« Le biogaz utilisé par le véhicule provient de déjections animales et de boues d’épuration », a tenu à préciser Kenji Fujita, un porte-parole de la compagnie, inventrice notamment des toilettes chauffantes.

Le doute quant à la provenance du carburant était toutefois permis car Toto a remplacé la selle traditionnelle de sa « popocyclette » par un véritable siège de toilette. A l’arrière du véhicule: un énorme réservoir surmonté, pour la décoration, d’un tout aussi énorme rouleau de papier toilette.

Selon la firme, cette « moto-crotte » d’un nouveau genre a une autonomie d’environ 300 kilomètres.

Inutile en tout cas de se demander comment faire le plein, car ce prototype ne sera jamais commercialisé: « Nous espérons simplement avec ce prototype mettre en avant notre souci écologique à travers nos divers produits moins gourmands en eau, comme les toilettes ou les douches », a poursuivi M. Fujita.

 

 

 

 

 

 

 

 

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