Revue de presse CLDD 16 04 2012

SOMMAIRE

Plus que jamais, tout le monde covoiture.

Eolien en mer : Alstom va construire 4 usines en France, des milliers d’emplois en jeu.

Agir pour une maison durable.

Les avantages de l’énergie bois.

L’Isle-en-Dodon. Les manifestations « propres » n’attirent pas les foules

Le photovoltaïque est-il trop aidé ?.

Débâcle de l’industrie solaire en Allemagne: Q-Cells, leader du photovoltaïque, en dépôt de bilan.

Launaguet. C’est une maison verte qui révolutionne l’habitat

Verfeil. C’est le soleil qui finance le projet

Ordan-Larroque. Les lampadaires s’adaptent à la lumière.

Réalmont. L’électricité verte entre dans le réseau.

Flourens. Balade des cartables : ils vont à l’école déguisés en Pédibus

Le panier moyen de la ménagère pèse 1,4 tonne de CO2.

Labège. Conférence et exposition sur les OGM…

Ramonville-Saint-Agne. L’auto-partage libère de nouveaux espaces

La chaudière à bois dévoile ses secrets.

Castelginest. Un brin de toilette pour les cours d’eau.

Montauban. Son désherbant à vapeur s’adapte aux serres.

La rue intelligente en test : les tops et flops à Toulouse.

Les lave-linges peuvent désormais recycler leur eau.

Castelnaudary. La Ville se met au vert pendant huit jours.

Tournefeuille. Le jeu du hérisson, apprendre la biodiversité en jouant

Sénat. Les épandages aériens sur la sellette.

 

Publié le 16/04/2012 03:48 | J.-M.D.

Plus que jamais, tout le monde covoiture

Quatre euros par personne pour faire le trajet Toulouse-Albi à bord d’une Clio (non-fumeur). Rendez-vous sur carpooling. fr si cette formule proposée tous les vendredis vous intéresse. Sur le même site, vous pouvez vous rendre à Avignon depuis Toulouse via Montpellier pour 25 euros. Seule condition pour la personne qui a publié cette annonce sur la Toile: participer à hauteur de 25 € pour voyager dans une Twingo sachant que l’unique place proposée est «réservée aux femmes».

Des annonces comme celles-ci, il y en a maintenant des milliers sur internet car le covoiturage est devenu une véritable institution. Le nombre d’inscrits sur les sites explose et des aires de départs sont régulièrement inaugurées un peu partout en France. Tous les départements ou presque s’y sont mis, ajoutant aux sites des conseils généraux une rubrique «bons plans» qui associe parfois aussi les entreprises. Voilà deux ans, des sociétés et organismes publics de l’agglomération toulousaine (Airbus, CNRS, CRCI, Eurovia, Spie…) employant plus de 26000 salariés signaient des conventions avec Tisséo pour développer le covoiturage via un outil de gestion en ligne de ce mode de transport. Plus de trente sociétés installées dans le périmètre du Grand Toulouse ont passé ainsi ce marché conventionnées, elles représentent plus de 117000 salariés.

Particulièrement en pointe, la Haute-Garonne, le Tarn et l’Aveyron où, aux démarches purement institutionnelles, se sont ajoutées des initiatives locales. Comme le site http://www.1275.fr qui propose un «pont» permanent avec la capitale à l’usage des «Aveyronnais de Paris et des amis Auvergnats qui passent par l’Aubrac.»

Les avantages du covoiturage, on les connaît tous: ils sont imposés par la forte croissance du coût des billets SNCF, du carburant, du coût d’entretien d’une voiture et des problèmes liés au stationnement dans les villes.Avec un covoitureur, les frais de trajet divisés par trois ou quatre, une facture énergétique réduite y compris pour l’environnement, et, bien sûr, des voyages plus conviviaux. Au final, la démarche à la fois écologique et citoyenne ne manque pas, il est vrai, d’arguments.

Publié le 06/04/2012 14:50 – Modifié le 06/04/2012 à 14:54 | avec Agence

Eolien en mer : Alstom va construire 4 usines en France, des milliers d’emplois en jeu

Le groupe industriel Alstom a annoncé ce vendredi qu’il allait construire quatre usines en France après avoir remporté trois des cinq sites en jeu dans l’appel d’offres du gouvernement en matière d’éolien offshore.

« Ces projets, correspondant jusqu’à 1 500 Mégawatts de nouvelles capacités installées, s’accompagnent d’un plan industriel ambitieux qui représente la création d’environ 7 500 emplois directs et indirects », a indiqué le consortium européen qu’il mène avec EDF dans un communiqué. Les usines seront implantées à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, et à Cherbourg, dans la Manche. « Les bases d’une nouvelle filière industrielle exportatrice sont ainsi posées », ont relevé les partenaires

Alstom, qui sera le fournisseur exclusif des turbines, avait fait savoir en novembre dernier qu’il envisageait d’implanter des sites dans ces deux villes en fonction du succès à cet appel d’offres, dont le résultat a été annoncé ce vendredi par le ministre de l’Industrie, Eric Besson.

7 500 emplois créés

Selon le communiqué, ces sites, qui permettront de fabriquer « l’ensemble des composants clés de l’éolienne nouvelle génération Haliade 150 » (première éolienne offshore française), devraient entraîner la création de « 5 000 emplois pérennes et qualifiés (…) dont 1 000 emplois directs ». « En parallèle, des sites pour la construction des fondations, l’assemblage des éoliennes et l’installation en mer seront implantés par le consortium, ainsi que des centres d’exploitation-maintenance des parcs. Ce dispositif représente la création d’environ 2 500 emplois », précise encore le communiqué.

Dans un communiqué distinct, Alstom a indiqué que ces trois projets portaient sur l’installation d’environ 240 éoliennes dont les commandes « interviendront champ par champ » à partir de 2014. Ils devraient lui rapporter plus de 2 milliards d’euros de commandes, qui seront enregistrés dans ses comptes sur plusieurs années. Le groupe a également précisé que son investissement dans l’éolien offshore serait « de l’ordre de 100 millions d’euros », ce qui permettra « de répondre aux besoins du marché français et d’un marché européen en pleine expansion ».

Le démarrage de la production à Saint-Nazaire et Cherbourg est prévu en 2014.

Iberdola annonce 2 000 emplois

De son côté, le consortium mené par l’espagnol Iberdola a remporté un site dans l’appel d’offres de ces éoliennes offshore. Il a annoncé que ce projet allait « générer » 2 000 emplois en France et confirmé l’installation de deux usines au Havre. « Le consortium et ses partenaires s’engagent à mobiliser environ 2 000 emplois en France grâce à ce projet, dans les années à venir », a-t-il indiqué dans un communiqué. Le groupement a été retenu pour l’installation et l’exploitation de 100 éoliennes de 5 Mégawatts chacune au large de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor.

Publié le 07/04/2012 07:45 | La Dépêche du Midi

Agir pour une maison durable

Un nouveau terme a fait depuis plusieurs mois son apparition : la précarité énergétique. Elle se définit comme la difficulté à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires, en raison de ressources insuffisantes ou des conditions de l’habitat.

Selon une étude de l’OREMIP, on comptait en 2007, sur le territoire régional, 13 % de personnes en situation de précarité énergétique, contre 16 % en 2008. Selon l’observatoire de l’énergie en Midi-Pyrénées, si le pétrole venait à subir une hausse de 10 %, ce qui n’est pas impossible au vu de la conjoncture actuelle, cette précarité énergétique frôlerait les 20 % de la population régionale. Afin que cette hypothèse ne se réalise pas, il existe des moyens d’agir : meilleure isolation des logements, économies d’énergie, développement des énergies renouvelables…

Des comportements moins énergivores

Ainsi, face à la montée des prix de l’énergie, beaucoup de Français ont adopté des comportements moins énergivores, par exemple en remplaçant les ampoules à incandescence par des ampoules basse consommation (79 % des Français ont équipé tout ou partie de leur logement d’ampoules basse consommation) ou en éteignant les veilles des appareils électriques. Cependant, même si ces petits gestes permettent de faire des économies, ils ne suffisent pas. En effet, sur l’ensemble des logements du parc régional privé, plus de la moitié font partie des catégories E à I de performance énergétique (les moins bien classés). Dans le logement social, on peut également l’estimer à 25 000 logements.

Cette efficacité énergétique passe par la rénovation des logements, en améliorant leur isolation ou les systèmes de chauffage ou d’eau chaude. En 2010, 14,4 % des Français ont réalisé ces travaux. Une goutte d’eau quand on voit ce qui reste à accomplir mais une goutte d’eau qui compte. Des aides incitatives existent au niveau national et régional pour aider les ménages à sortir de la précarité énergétique ou avoir un logement plus économe.

Le Plan Climat de la Communauté urbaine du Grand Toulouse (Toulouse Metropole) a également mis l’accent sur les travaux qui permettraient d’améliorer la performance énergétique du bâtiment, notamment par le biais d’aides.

Publié le 07/04/2012 07:45 | La Dépêche du Midi

Les avantages de l’énergie bois

Longtemps délaissée, au profit du pétrole, de l’électricité ou du gaz, l’énergie-bois offre des perspectives d’avenir en France et en Midi-Pyrénées. En effet, le pays dispose d’un potentiel important et sous-exploité de forêts. Ces dernières années, la filière cherche à se structurer, notamment en Midi-Pyrénées, qui est le deuxième massif français. L’utilisation du bois énergie comporte un certain nombre d’avantages tant d’un point de vue économique qu’environnemental et social. Il permet notamment de réduire la dépendance énergétique extérieure car la source d’énergie est localisée sur le territoire national et de stabiliser les prix sur le long terme. Les prix des combustibles bois n’étant que peu influencés par les aléas des marchés du pétrole et du gaz. Par ailleurs, le développement du bois énergie contribue à la lutte contre le réchauffement climatique. Le bois est une énergie renouvelable dont la combustion, contrairement à celle des énergies fossiles, ne participe pas à l’effet de serre, puisque le CO2 dégagé est recyclé par la photosynthèse. Il permet également la valorisation de ressources non utilisables par des emplois bois-matériaux ou bois-papier et il contribue à l’entretien des forêts, à la préservation de la biodiversité et à la qualité des paysages.

Publié le 13/04/2012 09:50 | Y.C.S.

L’Isle-en-Dodon. Les manifestations « propres » n’attirent pas les foules

Le Sivom a organisé deux réunions à l’intention des responsables des associations de toutes les communes du canton afin de mettre en place des manifestations « propres ». Il souhaitait faire des propositions mais également échanger avec les bénévoles afin de déterminer ensemble des actions. Malheureusement, très peu de personnes étaient présentes.

Gilbert Sioutac, président du Sivom, ne cache pas sa déception : « Après trois ans, nous communiquons sur le tri sélectif en essayant de toucher toutes les couches sociales, à travers les jeunes et les écoles, les aînés et l’ADMR, les associations qui produisent aussi des déchets à travers les repas. Je suis un peu déçu qu’ils ne répondent pas présent. Nous les invitons toujours à nous contacter s’ils ont des idées et des besoins, le but étant d’améliorer le taux des déchets recyclés ».

La tonne de déchets recyclables coûte à la collecte et au traitement 25 % moins cher que les ordures ménagères. Seulement 61 % des déchets recyclables du canton sont triés. 175 758 kg de déchets recyclables ont été enfouis en 2011, au lieu d’être valorisés. Les modes de financements perçus par le Sivom pour aider à la valorisation des déchets recyclables ont changé en 2011. L’aide est maintenant donnée en fonction des tonnages collectés. Le Sivom souhaite intervenir sur les évènements festifs car ils sont forts producteurs de déchets souvent recyclables. Des outils d’aide au tri ont déjà été mis en place mais restent peu utilisés. D’autres outils peuvent être proposés comme des poubelles, des verres réutilisables, des sets de table.

Publié le 07/04/2012 00:00 | Oriane Raffin – quoi.info

Le photovoltaïque est-il trop aidé ?

La France s’est fixé pour objectif de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Un chiffre réaffirmé par le Grenelle de l’environnement et qui passerait, entre autres, par le développement des énergies renouvelables.

Pourtant, cela ne va pas fort dans le secteur du photovoltaïque. Après le placement en redressement judiciaire de Photowatt en France (repris finalement par EDF en février), c’est l’ancien numéro 1 mondial, l’Allemand Q-Cells, qui a déposé le bilan en début de semaine.

Au delà des difficultés de certains fabricants, la filière est en crise : selon le Syndicat des Énergies Renouvelables, le nombre de nouvelles installations en attente de raccordement diminue considérablement.

Sous la pression de ses partenaires d’Europe Écologie, François Hollande a promis, en cas d’élection, de favoriser le photovoltaïque, en mettant en place un nouveau cadre réglementaire stable et transparent et un fonds d’investissement. Il s’engage également à favoriser l’achat de panneaux solaires européens, en orientant les aides. Mais le photovoltaïque n’est-il pas déjà trop aidé ?

1. Des aides importantes au début

Tout commence véritablement en 2002, avec la mise en place d’un arrêté fixant le tarif d’achat de l’électricité produite par le photovoltaïque. Un tarif jusqu’à cinq fois plus élevé que le coût habituel de l’électricité facturée par EDF (58 centimes par kw/h contre 12 centimes normalement)

Fin 2008, Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Écologie, se félicite d’une multiplication par 2,5 en un an du parc photovoltaïque.

Jusqu’en 2009, le tarif d’achat ne cesse d’augmenter, alors que le coût de l’installation diminue, grâce aux améliorations technologiques et aux économies d’échelle.

Les associations du secteur tirent alors la sonnette d’alarme. « On a vu arriver des gens qui venaient simplement pour s’en mettre plein les poches, qui n’avaient aucun intérêt pour le photovoltaïque« , regrette Marc Jedliczka, directeur général de l’association Hespul.

Il estime qu’à cette époque, le prix d’achat garanti était trop élevé et que certains producteurs faisaient du profit sur le dos des consommateurs. Une situation qui a fait craindre à beaucoup une bulle spéculative.

En 2010, Nathalie Kosciusko-Morizet déplore qu‘ « avec le système actuel, on fait subventionner l’emploi industriel chinois par le consommateur d’électricité français ». La Chine a en effet investi en masse dans le secteur, et vend des panneaux solaires à des prix défiant toute concurrence.

2. Machine arrière de l’État

L’État français revoit donc sa position en décembre 2010, en baissant le prix d’achat de 15 à 25% et en diminuant les aides fiscales au photovoltaïque.

« Cela a créé un effet de balancier : on est allé trop loin, puis on a fait machine arrière », estime Marc Jedliczka. Or l’industrie supporte très mal les balanciers : pour que des usines s’installent, il faudrait un marché stable.

Selon Marc Jedliczka, le tarif est aujourd’hui trop faible et ne couvre plus les investissements d’installation : « si on veut que le photovoltaïque marche, il faut un tarif d’achat bien calculé. Avant c’était trop rentable, maintenant ce ne l’est plus assez. »

3. Un secteur restant moins subventionné que les énergies fossiles

The Guardian, quotidien britannique, a mené l’enquête en janvier dernier et découvert que les énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole) étaient finalement beaucoup plus subventionnées que les énergies renouvelables. Elles reçoivent environ 5 fois plus d’aide, notamment sous la forme de « subventions à la consommation » dans les pays en développement.

En gros les pays producteurs d’énergies fossiles vendent à leur population pauvre le pétrole ou le gaz à un tarif inférieur au coût de production.

Dans les pays riches, ces subventions prennent aussi la forme de mécanismes indirects, comme les crédits d’impôts note le blog éco(lo) du Monde.fr

La journaliste Audrey Garric estime cependant que « rien ne garantit que l’arrêt de ces aides aux énergies fossiles permette de suffisamment développer les énergies renouvelables de manière à ce qu’elles puissent prendre le relais d’ici vingt ans. »

Publié le 02/04/2012 14:41 – Modifié le 02/04/2012 à 18:36 | © 2012 AFP

Débâcle de l’industrie solaire en Allemagne: Q-Cells, leader du photovoltaïque, en

dépôt de bilan

Le leader de l’énergie photovoltaïque en Allemagne Q-Cells a annoncé lundi son dépôt de bilan, laissant plus de 2.000 salariés dans l’incertitude et illustrant la débâcle de toute une industrie, passée en quelques années du boom à la faillite généralisée.

Q-Cells, qui explique dans un communiqué que « les perspectives d’existence de l’entreprise n’étaient plus suffisamment garanties », doit déposer mardi son bilan au tribunal administratif de Dessau (est).

Cette annonce est la plus spectaculaire d’une série de défaillances récentes dans le secteur de l’énergie solaire en Allemagne, qui a laissé sur le carreau les sociétés Solon, Solarhybrid ou encore Solar Millenium.

Q-Cells tentait depuis des semaines de faire adopter par ses créanciers un plan de rééchelonnement et de restructuration de sa dette.

Il semblait avoir réussi, avant qu’une minorité d’entre eux ne bloque le processus en fin de semaine dernière.

Son action était en chute libre lundi, perdant près de 34% à 14 centimes d’euro vers 13h36 GMT. Fin 2007, alors que Q-Cells était au sommet de sa réussite et passait pour candidat à l’indice vedette boursier allemand Dax, aux côtés de Daimler ou BMW, son titre coûtait plus de 90 euros.

Q-Cells avait annoncé fin janvier être dans une situation critique, le montant abyssal de ses pertes ayant dépassé celui de ses fonds propres. En 2011, il a ainsi subi une perte nette provisoire de près de 850 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires à peine plus élevé de 1 milliard d’euros.

Cet déconfiture illustre la déroute de l’industrie solaire en Allemagne, et plus largement en Europe.

Elle s’explique à la fois par la concurrence de fabricants chinois bon marché et par la réduction progressive des subventions dans plusieurs marchés clés européens comme l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Fondée en 1999, Q-Cells a connu son apogée fin 2007 en devenant premier fabricant mondial de cellules photovoltaïques.

Il faisait figure à l’époque de modèle de reconversion économique pour l’ex-RDA, au point que l’ancien bassin industriel ruiné où il a son siège, dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, avait été rebaptisé pompeusement « Solar Valley ».

Mais à partir de 2008, la société a connu une dégringolade impossible à endiguer.

Q-Cells a tenté de réagir, en vain, en ouvrant une usine en Malaisie et en y faisant produire un nombre toujours plus important de cellules photovoltaïques.

La décision récente de Berlin de réduire fortement les subventions à l’électricité photovoltaïque, responsables d’un boom des installations sans rapport avec la part de cette énergie dans la consommation du pays (moins de 5%), ou avec le degré d’ensoleillement, a également constitué un coup dur pour le groupe, comme pour d’autres fabricants allemands.

Le système de subventions passe par un prix garanti, répercuté via une surtaxe sur les factures des consommateurs.

Pour éviter l’inflation de ces factures, les députés allemands viennent de donner leur feu vert à un plan de réduction progressive du prix garanti, passant par une première baisse prenant effet le 1er avril, et comprise entre 20 et 32% selon la superficie des panneaux.

Les perspectives sont moroses pour Q-Cells et consorts, prévient déjà Manfred Jaisfeld, analyste de la National-Bank.

« 2012 sera comme 2011: des volumes de vente qui augmentent, mais des prix qui dégringolent, et donc des chiffres d’affaires et des bénéfices en baisse », dit-il à l’AFP, en reconnaissant que « personne n’avait vu venir une crise de cette ampleur » pour le secteur.

« La survie passera pour les fabricants allemands par des marchés de niche. Pour ce qui est de la production de masse et de la concurrence par le prix, il est impossible de faire face à la Chine », qui a « la volonté politique de dominer ce marché au niveau mondial », assure-t-il.

Publié le 28/03/2012 09:23 | Gaël Schott

Launaguet. C’est une maison verte qui révolutionne l’habitat

On le sait, le logement aujourd’hui est une préoccupation majeure. Le coût d’une acquisition ou d’une location bien entendu, mais également le confort, les économies d’énergie qui peuvent être réalisées, l’automatisation de certaines tâches domestiques (la domotique). A quoi ressemblera la maison de demain ?

Label basse consommation

L’inauguration lundi dernier par le Crédit agricole immobilier de la résidence « Les Bois Dortis » au n°4 de l’impasse du même nom, quartier des Sables, apporte un élément de réponse. Les 28 logements créés bénéficient tous d’une certification Qualitel et du label BBC, (Bâtiment basse consommation) renforçant ainsi leur isolation phonique et thermique et permettant surtout une économie d’énergie de 50%. Des performances possibles grâce au partenariat conclu entre le Crédit Agricole Immobilier et la 1ère association des industriels du bâtiment de France, le Groupement Industrie Promotion (GIP).

Aspiration centralisée

A ce titre, l’étroite collaboration entre les deux protagonistes offre un éventail de prestations extérieures comme intérieures encore trop peu fréquent sur le marché de l’habitat. Chaque bâtiment est fait en béton cellulaire (aux propriétés isolantes reconnues) et habillé de bois, chaque logement équipé d’une chaudière gaz individuelle, d’une alarme, d’une machine à laver ou encore d’un système d’aspiration centralisé qui envoie l’aspirateur aux oubliettes.

Les premiers occupants arrivent

Les premiers occupants, prévus d’ici le milieu de la semaine, auront également tout loisir de découvrir les mitigeurs thermostatiques hydro économes, vidéophones ou autres détecteurs de fumée, obligatoires dès 2015. Des prestations haut de gamme jusque là réservées à l’habitat individuel et qui équipent désormais les logements collectifs sans que cela n’impacte leurs prix de vente.

La formule a séduit à plus d’un titre. Les professionnels d’abord, puisque la résidence a été lauréate d’une Pyramide d’Argent pour son innovation durable, et les acquéreurs, puisque 80% d’entre eux sont Haut Garonnais, dont bien sûr plusieurs Launaguétois, preuve s’il en fallait qu’un programme immobilier bien conçu peut concilier les problématiques du logement (densité, performance, prestations) et son intégration dans un environnement donné.


Le chiffre : 28

logements> de type divers. la résidence va proposer 13 appts T2 au T3 15 Villas T3 au T4 dont 6 réservées aux logements sociaux. 46 m2de panneaux photovoltaïques vont fonctionner. Coût : 2.5 M €. Le chantier a duré durer : 11 mois.

Publié le 24/03/2012 03:46 | Emmanuel Vaksmann

Verfeil. C’est le soleil qui finance le projet

Sur les terres de Sandrine et Luc Daymie se dresse un nouveau bâtiment agricole de 1 176 m². Sandrine élève poulets, pintades, dindes, chapons… Elle a fait le choix de la vente directe et propose ses produits à la propriété ou sur le marché. Depuis longtemps, elle ressentait le besoin d’un nouveau bâtiment pour développer son activité d’élevage et de polyculture. Par ces temps difficiles, le coût d’une telle construction représente souvent un obstacle insurmontable pour les agriculteurs.

Alors, Sandrine et Luc ont eu une idée : c’est le soleil qui financera le projet. Choisie pour le mener à bien, la société Solten a adopté un principe simple. La toiture du bâtiment est recouverte de plaques photovoltaïques reliées à une batterie d’onduleurs produisant de l’électricité directement réinjectée dans le réseau. Le gain réalisé finance le remboursement des crédits.

Modèle économique

Ce modèle économique nécessite une collaboration parfaite entre l’agriculteur, l’administration et le prestataire.

Pour l’inauguration du bâtiment, la présence de Claude Roudière, conseiller général, d’Hervé Dutko, maire, et d’une partie du conseil municipal, témoigne de l’intérêt que portent les institutions à cette réalisation.

Ces centrales photovoltaïques se multiplient sur le territoire. Même si les conditions de rachat par EDF de l’électricité sont de moins en moins intéressantes, la méthode fonctionne et de nombreux professionnels s’intéressent à cette solution.

Publié le 14/04/2012 03:47 | La Dépêche du Midi

Ordan-Larroque. Les lampadaires s’adaptent à la lumière

L’éclairage des lieux publics est un facteur fondamental de la sécurité. Il contribue à assurer la tranquillité et l’ordre public, la sécurité des personnes et des biens. Il constitue toutefois un poste de dépenses important pour une commune.

Dans le cadre de sa démarche respectueuse de l’environnement, la municipalité d’Ordan-Larrroque avait entrepris, voilà quelques mois, l’étude d’un projet qui permet de faire varier l’intensité lumineuse de l’éclairage public du village en fonction de la luminosité naturelle. Cette démarche présente plusieurs avantages : réaliser une action citoyenne qui se traduit par une économie globale d’énergie, une réduction des dépenses communales en matière d’éclairage public et un respect de l’engagement pris dans le cadre du développement durable.

17 lampadaires concernés

Après la longue période d’études, le village réalise enfin son projet. Cette semaine, les spécialistes de l’ETDE ont, en effet, installé le réducteur d’intensité pour dix-sept lampadaires jalonnant les voies de circulation du village. Ce système, d’un coût d’exploitation acceptable, permet d’économiser 25 à 30 % du montant facturé chaque année pour l’éclairage public, sans occasionner de gênes pour les usagers. Un petit sondage réalisé auprès des quelques riverains permet de conclure que ce système offre la même vision qu’avant et que personne ne s’est rendu vraiment compte de la baisse de luminosité. Ce système novateur, testé grâce à la mise en service de cette première tranche, pourra, à l’avenir, être étendu à l’ensemble de l’éclairage public.

Publié le 13/04/2012 09:26 | J.R

Réalmont. L’électricité verte entre dans le réseau

L’équivalent de 21% de la consommation d’électricité de la commune est produit sans émission directe de CO2. La municipalité poursuit son engagement dans une politique de développement durable. En acquérant 150 Certificats Équilibre, la Commune de Réalmont participe à injecter sur le réseau 150.000 kWh, soit 150 MWh, d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Il s’agit notamment de l’énergie hydraulique, de la biomasse, de l’énergie éolienne et de l’énergie photovoltaïque. Grâce à sa gamme d’offres d’électricité verte « Équilibre », EDF Collectivités propose à ses clients une traduction concrète de leur engagement en faveur de l’environnement et des énergies renouvelables. EDF Collectivités Sud-Ouest accompagne la Commune de Réalmont à inscrire durablement son développement dans le respect de l’environnement, tant en matière de Maîtrise de la Demande d’Énergie que dans l’utilisation des énergies renouvelables. Les bâtiments communaux sont particulièrement surveillés. EDF Collectivités établit un bilan annuel des consommations et des dépenses énergétiques de la commune.

Economies d’énergies

Le Sdet, Syndicat Départemental d’électrification du Tarn, réalise une étude énergétique de l’Éclairage Public. Le Pays de l’Albigeois et des Bastides dresse le bilan énergétique des bâtiments communaux. La rénovation de la salle polyvalente, la construction du centre de loisirs, l’aménagement du réfectoire scolaire respectent les normes thermiques en vigueur. La nouvelle maison de retraite, Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, se dote d’une chaudière au bois. Cette option d’électricité verte par la mairie de Réalmont enrichit les initiatives de la communauté de communes du Réalmontais, la CCR, dans le cadre de son agenda 21. La CCR a construit la micro crèche de Fauch et poursuit la même démarche dans l’aménagement de la Maison du Réalmontais, boulevard Carnot.

Publié le 12/04/2012 09:11 | La Dépêche du Midi

Flourens. Balade des cartables : ils vont à l’école déguisés en Pédibus

A l’occasion de la semaine du développement durable, La Balade des cartables s’est déguisée. Durant la semaine du 2 au 7 avril, les enfants du pédibus de Quint-Fonsegrives sont allés à l’école en bus à pattes à l’effigie de La Balade Des Cartables. Ce bus confectionné par les adhérents, est fait uniquement de matériel de récupération.

Les différents trajets de la commune se le sont partagés sur les matinées de la semaine et ont fait sensation à leur arrivée à l’école. La Balade Des Cartables, association de parents bénévoles, organise l’accompagnement des enfants à l’école à pied sur 6 trajets de la commune.

Enjeu sécurité

Une trentaine d’enfants y participent accompagnés par des parents ou voisins qui se relaient les matins d’école. Ce moment convivial partagé par les familles d’un même quartier permet non seulement aux enfants d’acquérir leur autonomie en douceur mais aussi de diminuer le nombre de voitures autour de l’école.

Le pédibus permet donc à la fois la réduction de la pollution et l’augmentation de la sécurité des enfants autour du groupe scolaire. N’hésitez donc pas à rejoindre les groupes déjà constitués. Les renseignements peuvent être pris sur le site de l’association http://labaladedescartables.free.fr/

Publié le 12/04/2012 12:08 | RelaxNews

Le panier moyen de la ménagère pèse 1,4 tonne de CO2

Le bilan carbone du panier moyen de la ménagère s’élève à 1,4 tonne de CO2, révèle ce jeudi 12 avril une étude du ministère du Développement Durable qui s’appuie sur des chiffres de 2009. Et contrairement aux idées reçues, les articles les plus chers ou les plus lourds ne sont pas les plus gourmands en CO2. A titre d’exemple, le bilan carbone des fruits et légumes s’évaluent à seulement 7%.

Dans le panier moyen de la ménagère, ce sont les viandes et les produits non-alimentaires qui pèsent le plus lourd sur l’environnement. D’après les calculs de cette première étude du genre publiée par le ministère du Développement Durable, les viandes représentent 23% du coût de ce panier et un tiers du bilan carbone de ce dernier, tandis que les articles qui ne se mangent pas contribuent à hauteur de 26% du contenu carbone.

A l’inverse, les fruits et légumes, les boissons alcoolisées, les produits de crémerie ou encore les eaux, les boissons gazeuses et les jus sont les moins gourmands en CO2. « Le contenu carbone par kilo de produit découle de la nature, de l’emballage ou encore de la provenance des achats » résume cette enquête.

A ce titre, l’emballage est un paramètre non-négligeable à prendre en compte dans le bilan carbone du panier moyen de la ménagère. Leur part est estimée à 8%, mais elle peut fortement varier selon les articles. La contribution des emballages est la plus forte (30%) pour les eaux minérales, les boissons gazeuses et les alcools.

Cette vaste analyse s’appuie sur un panel de 20.000 ménages interrogés par KantarWorldpanel sur leurs achats de produits de consommation courante en 2009.

Publié le 10/04/2012 08:52 | R.G.

Labège. Conférence et exposition sur les OGM

Une conférence sur les OGM, animée par l’écrivain Damien Jayat,aura lieu le jeudi 19 avril à 18 h 30, à la salle du cinéma (entrée libre). Pour permettre à ceux qui le souhaitent de continuer la discussion dans un cadre moins formel et plus convivial, la rencontre sera suivie d’un buffet à partager avec l’intervenant. Les inscriptions (indispensables !) pour le buffet (7 € par personne) sont à prendre à la bibliothèque, ou bien auprès du Lecteur du Val : Tél. 05 61 00 51 16 ou info@lecteurduval.org.

Par ailleurs l’Agence Régionale du Développement Durable de Midi-Pyrénées, ARPE Midi Pyrénées, a mis en place une exposition réalisée par la Cité des Sciences et de l’Industrie à la Bibliothèque municipale de Montgiscard jusqu’au 30 avril 2012. Cette exposition, gratuite est ouverte au public les mercredis de 14 h 30 à 18 h 30, vendredis de17h à 18 h 30 et samedis de 10 h 30 à 12h30.

Publié le 10/04/2012 08:48 | M-A.D

Ramonville-Saint-Agne. L’auto-partage libère de nouveaux espaces

Avant l’ouverture près du métro Buchens d’une station d’auto-partage Mobilib dont l’inauguration est prévue avant la fin de l’année, le « Parking day » organisé jeudi devant l’école Jean-Jaurès attirait l’attention.

Le concept du « Park (ing) day » permet d’humaniser temporairement des places de stationnement en changeant leur fonction dans un milieu urbain parfois hostile.

L’asphalte revêtu d’un tapis vert, un coin salon de jardin et un panonceau signalant : « Une voiture partagée, ce sont 8 voitures privées en moins et plus d’espaces verts pour tous » transformaient l’emplacement qui a accueilli de nombreux curieux.

Comme l’expliquait la directrice de la coopérative Mobilib, Céline Soulié : « Le « Parking day » souhaite montrer que l’on peut libérer des places de stationnement pour que les citoyens puissent se les réapproprier ».

L’événement était organisé par la mairie de Ramonville, en relation avec son Agenda 21 local et l’une de ses actions pour « Une nouvelle mobilité » et il se déroulait durant la semaine Développement durable. L’ensemble du partenariat avec Mobilib, une coopérative qui loue des voitures en libre-service selon un concept pensé et créé à Toulouse par Dominique Platon, montre qu’il est possible de désengorger la ville en libérant des places de stationnement et en limitant les émissions de CO2.

Mobilib compte actuellement 32 véhicules en libre-service sur 15 stations disséminées sur Toulouse (des emplacements loués à la ville) et 600 adhérents, dont des professionnels.

« Il y a une prise de conscience de la place de la voiture dans la cité, notamment dans le centre ville », expliquait la directrice de Mobilib qui rajoutait que l’agglomération toulousaine montre des « frémissements » d’intérêt pour l’auto-partage, un concept choisi actuellement davantage par le « bouche à oreille ».

Céline Soulié signalait la démarche pionnière de Ramonville qui prévoit, après une 1re station de voitures en libre-service près du métro, une 2e station Mobilib en centre ville : « La commune est avant-gardiste dans le projet de développer l’auto-partage en dehors de Toulouse ; c’est aussi un premier test pour nous. ».

Infos : 05 31 61 63 09 et info@mobilib.fr

Publié le 08/04/2012 03:46 | La Dépêche du Midi

La chaudière à bois dévoile ses secrets

Dans le cadre de la semaine du Développement durable, la municipalité de Lavelanet organisait la visite de la nouvelle chaudière bois/plaquettes implantée au centre-ville pour le chauffage de l’école Lamartine, la salle Avelana, le Casino et la maison de Lavelanet. Ce réseau de chaleur permet des économies à hauteur de 15 000 € par rapport à l’achat de fioul. Une deuxième chaudière à gaz est en renfort, mais l’utilisation du bois fonctionne à 90 %.

Des classes des écoles élémentaires ont découvert cet imbroglio de tuyaux qui se raccordent sur les installations de leurs anciens radiateurs et y déversent l’eau chaude. Les habitants de la commune ont également profité de la visite et des explications de Bastien Verdier, qui, avec son entreprise Sylvéo, avait assisté la maîtrise d’ouvrage et aidé la commune à monter ce projet écologique. Parmi le public, Richard Cubilié, qui a installé une chaudière bois/plaquettes il y a six ans, précise qu’« il consomme 20 m3 de bois pour 600 € par an, avec une température à 21°. Les économies ont déjà amorti les 15 000 € de l’installation ». Il avoue une crainte de l’incendie, mais heureusement le foyer de combustion tient bon. C’est plutôt « la complexité du système qui intrigue, mais les artisans s’adaptent ».

Pierre Girardin, néo-Lavelanetien, intéressé par les énergies renouvelables, remarque qu’« à « l’étranger des installations de chaudières pour plusieurs maisons sont plus logiques. Mais en France, ce n’est pas facile d’être en propriété collective ».

Publié le 06/04/2012 09:29 | F.L.

Castelginest. Un brin de toilette pour les cours d’eau

La préservation de l’environnement est un thème cher à Castelenvie. Dans le cadre de la semaine du développement durable, l’association castelginestoise avait pris l’initiative d’organiser le week-end dernier une randonnée nettoyage des berges des ruisseaux communaux. Quelques bénévoles s’étaient donné rendez-vous près des jardins familiaux.

Armés de bottes de gants et d’une bonne dose de bonne humeur, ils se sont lancés dès 14 heures à l’assaut du ruisseau de Nauzemarelle sur une longueur d’environ deux cents mètres. Une distance certes très courte mais qui leur a permis de remplir de nombreux sacs poubelle. Arrivés par hasard au gré des eaux ou jetés par des personnes bien peu scrupuleuses, de nombreux déchets : bouteilles en plastique ou en verre, cannettes, matelas et même une moto électrique d’enfant… jonchaient le lit de la rivière. À l’intersection avec le ruisseau de Carles, les écocitoyens durent même batailler dur pour dégager divers objets faisant obstacle à l’écoulement naturel de l’eau. Franck était ainsi venu avec son fils Damien, « histoire, dit-il, de le sensibiliser au respect de l’environnement ». Une sensibilisation qui s’avérait payante tout au long de l’après-midi auprès des riverains qui se montraient coopératifs soit en se joignant à l’opération en cours soit en offrant des boissons bienvenues.

À l’heure de la séparation, Alain Lacombe, le président de Castelenvie proposait d’aller évacuer à la déchetterie la remorque remplie de détritus. Une goutte d’eau cependant en comparaison à l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir.

À l’esprit de tous, demeurait cependant la satisfaction d’avoir pris part à une action ayant un impact réel et mesurable sur l’environnement local et qui met en avant la problématique du rejet non contrôlé de nos citoyens malgré tous les moyens de ramassage mis à leur disposition.

Publié le 05/04/2012 08:09 | P.Mz

Montauban. Son désherbant à vapeur s’adapte aux serres

On l’avait quitté en 2009 sur son exploitation arboricole de la route de Corbarieu, entouré de curieux intrigués, de journalistes dubitatifs et de son bouledogue français, fier de sa trouvaille et de sa démonstration : éradiquer les herbes folles avec de l’eau portée à 120°.

Aujourd’hui, Alain Burdèze, 56 ans, revient à la charge. L’inventeur a encore frappé. Son désherbant à vapeur « 100 % écolo » baptisé « Horizon » qu’il manipulait entre ses arbres, démontrant ainsi son efficacité et son innocuité, a depuis évolué. Il permet toujours de combattre les mauvaises herbes avec de la vapeur d’eau, mais sur un autre terrain.

Nous avons retrouvé le « Géotrouvetou » montalbanais sur l’exploitation maraîchère d’Éric Schieven, route de Saint-Nauphary. C’est là, sur le demi-hectare de serres de cet ancien expert-comptable aujourd’hui engagé dans une démarche novatrice de « ferme pédagogique » qu’Alain Burdèse a choisi de montrer la pertinence de son nouvel engin. Son pulvérisateur fonctionnant à la vapeur d’eau, hier accroché à un tracteur, est aujourd’hui fixé sur un châssis glissant sur un chemin de roulement… Idéal pour survoler les cultures de la serre. « Pas d’odeur, pas d’émission chimique, zéro résidus », note l’inventeur dont la trouvaille séduit également son hôte du jour. De quoi au passage combattre aussi quelques idées reçues et fort déplaisantes.

«Les paysans ne sont pas des idiots»

Alain Burdèse : « Non, les paysans ne sont pas des idiots… Oui, ils ont aussi le souci de l’environnement »…Nous sommes donc là sur le terrain de l’agriculture durable qui ferait l’impasse sur les produits phytosanitaires. L’intérêt écologique est donc ici doublé d’un intérêt économique… Traiter ses surfaces et éradiquer les mauvaises herbes avec de la vapeur d’eau sans avoir à manipuler et acheter des produits, « cela ne fait évidemment pas plaisir à tout le monde », estime Alain Burdèse.

Le cheminement aérien du système pourrait donc être une réponse au manque de place et à l’atmosphère close des serres. « La machine s’intègre parfaitement à notre projet », note en tout cas Éric Schievene, soucieux d’agriculture durable… soucieux également, de préserver sa santé forcément mise à mal comme celle de ses collègues, par l’utilisation de produits qui ne tuent pas que les mauvaises herbes ou les parasites.

Publié le 14/04/2012 07:41 | Philippe Emery

La rue intelligente en test : les tops et flops à Toulouse

Produits anti chewing-gum ou anti tâches, attractifs pour chiens, trottoirs à énergie ou à base de papier recyclé, bordures solaires, capteurs de pollution de l’eau, lampadaires à détection, le point sur les expérimentations en cours à Toulouse.

De multiples expérimentations ont été lancées pour rendre la rue toulousaine intelligente : « Elles débouchent sur une diffusion dans d’autres villes et sur une industrialisation réelle avec créations d’emploi et brevets, par des entreprises locales et internationales », assure Alexandre Marciel, adjoint au maire chargé des travaux et de la voirie, « Toulouse est un terrain d’expérimentation écologique et économique. Une douzaine de projets en cours ont créé sept ou huit sociétés ».

Lampadaires à détection

Développé avec le labo Laplace de Paul-Sabatier, ce lampadaire s’allume après avoir détecté piétons et cyclistes, grâce à un capteur de formes. Intérêt : économie de 70 %. Fabrication industrielle par Philips, Eclatec, Weef dans le monde entier. L’entreprise toulousaine Led Industrie devrait les rejoindre. Une centaine d’appareils installés à Toulouse sur dix sites.

Trottoirs produisant énergie

Développées avec les labos de l’ENSEEIHT (INP) et par l’entreprise Viha Concept à Toulouse, ces dalles produisent de l’énergie destinée à l’éclairage public grâce au passage des piétons. Invention nominée au Living Labs Awards de Rio 2012 , Oscars mondiaux de l’innovation, va équiper des trottoirs de Guadalajara au Mexique et Caceres en Espagne. Résistance des matériaux à améliorer.

Lasures anti tâches

Labo LMDC de Paul Sabatier et entreprise LR Vision de Castanet ont développé ces peintures rafraîchissant et protégeant les asphaltes colorés des trottoirs.

Diffusion sur Paris et diverses villes françaises

Projet Dégom

Labo Inra/INP-Ensiacet et entreprise Dalta ont créé un produit issu de la chimie verte pour nettoyer les chewing-gums sur les trottoirs. Une balayeuse va être équipée pour le pulvériser.

Caniclean

Ce produit naturel attire les chiens vers des espaces dédiés aux déjections canines (Labo de chimie agro-industrielle Inra/INP-Ensiacet et groupe Colas).

103 zappettes

300 agents propreté sont équipés d’un PDA (développé par société SQLI), un petit ordinateur de poche qui donne un signalement précis des infractions propreté et a permis 31 000 interventions.

Liant vert et plots solaires

Il s’agit d’un enrobé à base de papier recyclé et bois et de bordures lumineuses solaires pour trottoirs.

Parking guidé et eau dépolluée

Parmi les expérimentations pilotes en matière de rue intelligente, celle effectuée dans le quartier des Chalets par la société Liberta sous le nom de Statiolib. Il s’agit d’un affichage de disponibilité des places de parkings en aérien par des sondes au sol (non satellitaire). Lancé à Nice et dans d’autres villes françaises, le projet toulousain a pris du retard (avec un problème lié aux sondes) mais des filiales ont été lancées à Tel Aviv, Buenos Aires et au Canada. Les plaques de rues intelligentes ou communicantes (par led), doivent livrer des informations utiles aux services communaux sur le dernier passage de la balayeuse par exemple. Le projet doit être repris après le test effectué à Marengo. Plus probant est l’utilisation de Captogel, sorte de cachets d’aspirine à base d’huile de tournesol gélifié qui concentre les polluants trouvés dans les eaux pluviales et livre ainsi des informations très utiles. Un brevet du CNRS a été déposé il y a quelques jours, après des tests probants dans la Garonne à Toulouse.

Publié le 08/04/2012 18:08 | RelaxNews

Les lave-linges peuvent désormais recycler leur eau

Les lave-linges sont désormais capables de stocker l’eau de rinçage de leur dernier cycle pour la réutiliser la fois suivante. Le concept est exploité par la marque Fagor Brandt, qui lance la technologie « Water saver » avec une nouvelle gamme de lave-linges et lave-vaisselle, disponible dès le mois d’avril.Quarante millions de mètre cube d’eau pourraient être économisés si vingt millions de ménages français utilisaient un lave-linge pouvant recycler l’eau, affirme Fagor Brandt pour lancer sa technologie « Water saver ». Concrètement, un réservoir a été intégré à la façade de la machine pour stocker l’eau du dernier rinçage. Celle-ci sera réutilisée lors du premier cycle de lavage suivant. Cette machine à laver est disponible dès ce mois-ci, au prix de 650¤.

Le concept de recyclage d’eau a également été adapté à un nouveau lave-vaisselle de la marque Fagor Brandt, qui sera disponible à partir de septembre prochain au prix de 700¤.

Publié le 03/04/2012 09:11 | Gladys Kichkoff

Castelnaudary. La Ville se met au vert pendant huit jours

Une semaine dédiée au développement durable. Rencontre avec le service des espaces verts qui cultive aussi lea santé et le plaisir des sens.

Objectif : zéro phyto… Il est atteint. Au service des espaces verts, on ne s’est pas contenté de «virer» les pesticides des étagères, on cultive , avec passion, «la biodiversité». Une victoire de haute lutte qui a nécessité l’abandon de pratiques et une forte remise en question .

«Avant on prenait le motoculteur et l’on faisait ce que l’on a toujours fait… Aujourd’hui, on ne se contente pas de prendre le désherbeur thermique, on discute, on réfléchit. Il n’y a jamais qu’une seule solution», explique Valérie Jardin, la responsable qui se souvient, tout sourire d’une «équipe réticente au début qu ‘elle a , aujourd’hui, beaucoup de mal à suivre parce qu’elle va plus vite qu’elle». Justement, ils sont là, aujourd’hui, à expliquer, aux Chauriens l’intérêt de pailler, conseiller, présenter, raconte r appuyés « par des panneaux informatifs qu’ils ont réalisés», pointe avec fierté la chef du service. Elle parle des sorties que les agents vont effectuer , « chez un horticulteur bio pas loin , qui cultive des plantes vivaces , odorantes afin de voi comment il travaille ses sols». A Blagnac, les agents municipaux vont aller visiter un énorme écoquartier pour voir comment concilier développement durable et vie urbaine». A Chaumont-sur-loire, il vont assister à un regroupement de paysagistes du monde entier «pourt ravailler notre imagination et notre créativité et le mettre en application, ici, dans notre ville».

Et de confier : «Rien n’est fait au hasard, ce sont des choix. Si l’objectif premier en supprimant les herbices, c’est la santé par la qualité de l’eau et de l’air, on essaie de susciter la surprise, les questions, on crée du lien social mais aussi du bonheur et du plaisir, c’est important».


Aujourd’hui et demain

Ce mardi 3. À 15 heures, au square Georges-Brassens, inauguration de l’hôtel à insectes. Demain, de 9h30à 14h30, départ de la collégiale , balades botaniques: découverte des plantes sauvages en ville, animées par Julie Diaz, herboriste, accompagnée l’après-midi de Thierry Rutkowski, président de la LPO Aude (places limitées, inscriptions auprès de l’office de tourisme). De 14 heures à 18heures, à Ô Castel, animation du Smictom de l’Ouest audois, infos déchets, tri, recyclage, compostage, sensibilisation au rôle de «consom’acteur». À 20h30, aux Trois-Points, conférence-débat sur «la biodiversité en ville», en partenariat avec le conseil général, le Smmar, la LPO Aude et la Draf.

Publié le 12/04/2012 09:07 | P.M.

Tournefeuille. Le jeu du hérisson, apprendre la biodiversité en jouant

À l’ALAE de l’école Georges Lapierre, mercredi, le collectif T-Cap était venu faire jouer les enfants au jeu du hérisson. «Ce jeu qui ressemble beaucoup au jeu de l’oie, expliquent Catherine et Lucienne venue l’animer, a été fait par des gens qui aiment beaucoup la nature dont des jardiniers de Tournefeuille. Il a pour vocation d’expliquer aux enfants de 7 à 10 ans comment devenir un jardinier nature, toutes les petites astuces pour favoriser la biodiversité au jardin et surtout éviter les pièges des pesticides. Il couvre toutes les saisons et Léon le hérisson va expliquer la pollinisation, l’importance des coccinelles ou comment économiser l’eau. Cela plaît beaucoup aux enfants, le jeu par lui même est amusant et les images ou ils doivent avancer sont très parlantes. Nous avons distribué à chacun un diplôme du Jardinier Nature et avons donné à l’équipe gagnante un petit sachet de graines de fleurs à semer pour favoriser la biodiversité.» Amandine et Justine 10 ans en CM1 avaient déjà joué au jeu normal, mais celui-ci est mieux disent-elles car on apprend plein de choses, c’est une bonne aventure concluent-elles ravies.

Publié le 10/04/2012 08:13 | J.-M.D.

Sénat. Les épandages aériens sur la sellette

Aujourd’hui, s’ouvre au Sénat une série d’auditions sur les épandages aériens de pesticides à l’heure où une circulaire publiée en toute discrétion est venue assouplir ces pratiques agricoles très controversées. Les écologistes montent à leur tour au créneau, notamment en Midi-Pyrénées où ce mode de pulvérisation a longtemps concerné les cultures de maïs, dans les départements du Gers et des Hautes-Pyrénées et le territoire de l’Adour.

Cette circulaire, adressée le 5 mars aux directions régionales de l’agriculture et aux services vétérinaires par le ministère de l’Agriculture, donne en fait une liste de produits

autorisés ou en cours d’évaluation

pour les cultures de banane, de riz, de maïs et de vigne. Soit, précisent les écologistes, pratiquement toutes les cultures qui utilisent traditionnellement la pulvérisation aérienne.

Gérard Bapt, le président socialiste du groupe « Santé environnementale » de l’Assemblée, a adressé un courrier à François Fillon pour lui demander de suspendre l’application de ce texte dérogatoire et d’en confier l’évaluation à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

On croyait le débat sur les épandages aériens définitivement clos depuis que la loi Grenelle 2 du 13 juillet 2010 a interdit la pulvérisation de pesticides par avion ou hélico. Dans sa lettre ouverte, Gérard Bapt rappelle que la loi Grenelle II interdit la pulvérisation de pesticides, excepté face à une situation d’urgence, menaçant les plantes, les animaux, ou encore la santé humaine. Dans ce cas, ce mode d’intervention peut être autorisé pour des durées limitées et dans des conditions strictement définies par l’autorité administrative. Selon la directive européenne d’octobre 2009, les pesticides « doivent être expressément approuvés par l’État membre à la suite d’une évaluation spécifique des risques », rappelle Gérard Bapt qui s’insurge contre des dérogations passées en « catimini » qui, de surcroît, concernent certains pesticides en cours d’évaluation. Le feu vert pourrait bénéficier à la vigne, au maïs doux et au pop corn, au riz, ainsi qu’à la banane en Guyane.


Et les châtaigniers

Une plainte a été déposée récemment par Générations Futures et des particuliers contre des pulvérisations aériennes en Corrèze sur des châtaigneraies. Il s’agit pour les producteurs de lutter par des insecticides contre des carpocapses. Début août, le préfet de Corrèze avait accordé des dérogations ponctuelles à une entreprise locale pour procéder à ces épandages sur douze communes. Dans certaines d’entre elles, l’information n’avait pas circulé par les maires…

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