Revue de presse CLDD 25 03 2012

SOMMAIRE

Réalville. Une réalisation exemplaire dans « l’air du temps ».

Verfeil. C’est le soleil qui finance le projet

Climat : le Nobel toulousain écrit à Obama.

Facture énergétique : ça chauffe.

La pulvérisation aérienne des pesticides mieux cadrée en 2012 (ministère)

Lapeyrousse-Fossat. Frelon asiatique : fondatrices capturées.

Gimont. Ils réclament l’interdiction de cultiver du maïs OGM…

Montastruc-la-Conseillère. Un label éco-école pour Vinsonneau.

Aucamville. A la cantine, on trie déjà ses déchets.

Dix jours sans pesticides en France du 20 au 30 mars.

Les pollens font leur retour en force.

Moins on fauche plus on économise.

Launaguet. La renaturation de l’Hers suit son cours.

Chanvre : les promesses de Fibnatex.

Bessières. Beau succès pour l’opération plantation de haies.

Consommation responsable : parution d’un guide sur les « allégations ».

 

Publié le 26/03/2012 03:49 | La Dépêche du Midi

Réalville. Une réalisation exemplaire dans « l’air du temps »

Une station de recyclage des déchets verts, avec une production d’énergie par des panneaux photovoltaïques. C’est ce qu’a réalisé M. Georges Delcassé, qui se propose de développer une activité de recyclage des déchets verts par compostage dont les « apporteurs » peuvent être des collectivités, des entreprises, des paysagistes, des collecteurs de céréales comme des particuliers. Tous ceux qui sont intéressés sont invités à prendre contact auprès de M. Delcassé afin de connaître ses tarifs de prise en charge et de traitement spécifiques de leurs déchets végétaux. M. Delcassé sera bientôt en mesure de fournir prochainement compost, terreau, terre végétale, fumier pour les jardins et les espaces verts. Ceci, en conditionnement par container récupérable de 80 litres ou en vrac, « à des prix attractifs », assure-t-il.

George Delcassé a fait exécuter sa réalisation par des entreprises locales. En premier lieu le bureau d’études « Sudecowatt », à Montauban, dirigé par M. Meignan, qui a étudié la faisabilité du projet photovoltaïque et monté le dossier financé par le Crédit Mutuel. L’entreprise Erso, en région toulousaine, a été retenue se fournissant chez Kogys et T. Métal, située à Montauban, et dirigées par les Etps Déjean-Servières. Sogebat de Réalville a implanté le bâtiment et l’apport de matériaux a été exécuté par Prunet SA de Monteils. JM Multi services de M. Mourgues à Auty s’est vu confier tous les branchements en eau, électricité, pluvial, aire de lavage.

Renseignements : Tel. 05 63 31 08 88 ou 06 82 18 75 24 site internet (en construction) vivreavecsontemps. Fr

Publié le 24/03/2012 03:46 | Emmanuel Vaksmann

Verfeil. C’est le soleil qui finance le projet

Sur les terres de Sandrine et Luc Daymie se dresse un nouveau bâtiment agricole de 1 176 m². Sandrine élève poulets, pintades, dindes, chapons… Elle a fait le choix de la vente directe et propose ses produits à la propriété ou sur le marché. Depuis longtemps, elle ressentait le besoin d’un nouveau bâtiment pour développer son activité d’élevage et de polyculture. Par ces temps difficiles, le coût d’une telle construction représente souvent un obstacle insurmontable pour les agriculteurs.

Alors, Sandrine et Luc ont eu une idée : c’est le soleil qui financera le projet. Choisie pour le mener à bien, la société Solten a adopté un principe simple. La toiture du bâtiment est recouverte de plaques photovoltaïques reliées à une batterie d’onduleurs produisant de l’électricité directement réinjectée dans le réseau. Le gain réalisé finance le remboursement des crédits.

Modèle économique

Ce modèle économique nécessite une collaboration parfaite entre l’agriculteur, l’administration et le prestataire.

Pour l’inauguration du bâtiment, la présence de Claude Roudière, conseiller général, d’Hervé Dutko, maire, et d’une partie du conseil municipal, témoigne de l’intérêt que portent les institutions à cette réalisation.

Ces centrales photovoltaïques se multiplient sur le territoire. Même si les conditions de rachat par EDF de l’électricité sont de moins en moins intéressantes, la méthode fonctionne et de nombreux professionnels s’intéressent à cette solution.

Publié le 18/03/2012 07:35 | Christine Roth-Puyo

Climat : le Nobel toulousain écrit à Obama

Vingt-six économistes parmi les plus reconnus au monde viennent d’adresser une lettre au président américain Barack Obama, au sujet de la taxe carbone. Vingt-quatre sont américains, professeur ou responsables de chaires d’économie dans les grandes universités américaines : Harvard, Berkeley, Princeton, Columbia… Cinq d’entre eux sont même prix Nobel d’économie. Les deux derniers sont Français, et même Toulousains, puisqu’il s’agit de Christian Gollier (lire ci-dessous), directeur de la Toulouse School of Economics, et de Patrick Bolton directeur de l’IAST (Institute for advanced study in Toulouse, labellisé laboratoire d’excellence en 2011).

Dans ce courrier adressé le 14 mars, dont nous nous sommes procuré copie, les économistes exhortent le président des Etats-Unis à stopper son opposition à la taxe carbone européenne. « Nous vous supplions de soutenir les efforts innovants de l’Union Européenne pour donner un prix au carbone dans l’aviation, via le système de commerce d’émissions (EU ETS), ou à tout le moins d’arrêter de vous opposer à ces efforts ». Et ils justifient leur requête par les risques liés au changement climatique : « Comme vous le savez, le rejet non contrôlé d’émissions de carbone dans l’atmosphère amène le changement climatique et augmente le risque de résultats catastrophiques ».

Le ton du courrier est pressant, l’urgence y est maintes fois répétée. Et il se termine sur une prophétie : « Une approche coopérative entre les nations est essentielle, si le monde veut réaliser ses objectifs climatiques à un coût tolérable ».

Christian Gollier : « Agir, avant qu’il ne soit trop tard »

Quelle est la place du débat sur le changement climatique dans le concert mondial ?

Après d’importantes avancées au début des années 2000 avec la mise en place de l’accord de Kyoto et du système européen de marché de droits d’émission, on observe aujourd’hui des reculs inquiétants, tant dans la volonté politique que dans la mobilisation des opinions publiques. Les causes sont bien connues. L’échec de la Conférence de Copenhague et la mise en cause de l’indépendance des chercheurs (« Climategate ») ont eu des effets dévastateurs, en particulier aux États-Unis. En France, le retoquage de la taxe carbone par le Conseil Constitutionnel et les coupes budgétaires dans le Grenelle n’ont rien arrangé.

Comment expliquer que ce thème n’est pas prioritaire ?

Il n’est pas anormal que la crise financière conduise les gens à mettre la priorité sur la résolution des problèmes plus urgents que la lutte contre le changement climatique, comme le bouclage du budget à la fin du mois ou la recherche d’un emploi ! La même chose est vraie pour les États qui vont désirer orienter leurs moyens en berne vers les actions qui viennent en aide très rapidement aux citoyens en difficulté.

Les dernières simulations effectuées par le CNRS et Météo France confirment les conclusions du rapport GIEC 2007 et suggèrent même un scénario plus alarmiste sur l’augmentation des températures. Le temps qui nous est imparti pour réagir est-il diminué d’autant ?

Vous avez raison, même si le temps dont vous parlez se compte en décennies. L’inertie du système climatique terrestre est telle qu’on est comme dans le Titanic : une fois qu’on aura vraiment pris la mesure du risque, il sera trop tard ! Lutter contre le changement climatique reste absolument indispensable. Il faut immédiatement verdir notre croissance en mettant en œuvre une série d’actions peu coûteuses, comme l’isolation thermique des bâtiments et le renforcement des infrastructures de transport collectif. Mais il faut surtout investir dans la recherche et le développement des technologies vertes, car les technologies actuelles comme le photovoltaïque et, dans une moindre mesure, l’éolien ne sont pas encore matures.

Midi-Pyrénées, du fait de sa position de « poche de chaleur » semble plus exposée que d’autres régions en France. Sera-t-elle plus rapidement impactée ?

Il est encore trop tôt pour en être sûr. Et je vous avoue que ce n’est pas le problème qui m’inquiète le plus, car nos populations ne sont pas les plus vulnérables. Pensons plutôt aux pays pauvres sur la ceinture équatoriale qui disposent de peu de moyens pour s’adapter et qui, comble de malheur, sont bien plus exposés que nous au risque climatique.

Le projet Global-IQ ( lire ci-dessous), suggère un changement important dans le moindre détail des politiques publiques pour atténuer, d’ici à 30 ans les conséquences du changement climatique. Quelle révolution intellectuelle cela suppose-t-il ? ?

Notre réseau « Global IQ » rassemble quelques-uns des chercheurs les plus engagés en Europe dans l’économie du changement climatique. Je pense en particulier à Nicholas Stern, Carlo Carraro et Michel Moreaux. D’intenses recherches sont actuellement menées dans ce réseau pour évaluer les effets et les coûts anticipés de ces changements globaux, ou pour étudier les meilleures stratégies pour les contrer. Un consensus se dessine pour recommander aux gouvernements de faire en sorte que toute personne qui émet une tonne de CO2 paie à la communauté la valeur des dommages futurs que ce polluant générera. Nous évaluons cette valeur autour de 35 euros. C’est une simple application du principe pollueur-payeur, qui doit conduire chacun à prendre ses responsabilités. Le problème, c’est que chaque pays a intérêt à ce que l’autre fasse l’effort en premier, et profite de l’effet de « passager clandestin » ! Si l’Europe peut montrer l’exemple, elle ne peut rien sans les États-Unis et la Chine, qui jouent actuellement exactement ce jeu-là ! La révolution intellectuelle dont vous parlez serait de dépasser nos égoïsmes locaux pour construire un avenir pour l’humanité, même si cela doit conduire à quelques sacrifices en faveur des générations futures. Avec quelques collègues du MIT, de Columbia, de Chicago et d’ailleurs, je viens de signer une lettre ouverte au Président Obama qui va dans ce sens.

À TSE on ne parle plus de changement climatique mais de changement global, alors que l’on comprend bien que toutes les sphères de la vie et des sociétés sont impactées. En quoi est-ce nécessaire d’en faire la démonstration ?

En fait, le problème du changement climatique n’est que la partie émergée d’un iceberg qui s’est constitué depuis bientôt quatre décennies, celui de notre prise de conscience de notre responsabilité envers les générations futures. Les problématiques liées à la biodiversité, aux OGM, aux nanotechnologies, à la raréfaction des ressources naturelles, ou à la surpopulation en constituent d’autres illustrations. Toutes ces préoccupations posent la même lancinante question : En faisons-nous assez pour les générations futures ?

(*) Christian Gollier est un des principaux rédacteurs du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui, en 2007 a obtenu le Nobel de la Paix,

Directeur de Toulouse School of Economics-Prix Nobel de la Paix-Groupe GIEC 2007 (*)

Toulouse : l’économie planche sur le risque global

ça chauffe. Les simulations françaises produites en ce début d’année par le CNRS et Météo France qui viendront nourrir le 5e rapport du GIEC de 2013, rappellent dans la quasi indifférence générale que le pire est à venir.

A la Toulouse School of Economics, le discours est plus tranché encore. « L’inertie est telle que c’est déjà trop tard » résume, une pointe d’amertume dans la voix, Jean-Pierre Amigues. Le chercheur est le coordonnateur du projet européen « Global-IQ », premier du genre au monde à considérer non pas les impacts du changement climatique mais ceux du changement global induit par la montée des températures. Tous les domaines de la vie et des sociétés sont pris en compte : l’agriculture et l’industrie, le vieillissement des populations, l’économie, la santé, l’épuisement des ressources naturelles, l’optimisation des énergies renouvelables, la gestion des risques, la diffusion des informations, les transports, les flux migratoires et la finance, jusqu’à la nécessaire régulation des organismes qui gèrent les questions planétaires (FMI, G20, etc.).

Un exode vers les Pyrénées ?

En associant onze institutions européennes de recherche situées dans huit états membres ou associés de l’Union, Global-IQ se fixe pour objectif d’offrir une réponse collective à la fois globale et régionalisée. Le consortium pourrait d’ailleurs être comparé à un immense calculateur qui reprend 80 % de données existantes, jamais croisées ou partagées jusque-là. Elles viennent de Suède, d’Italie, d’Autriche, du Royaume-Uni, d’Allemagne…

« Il existe beaucoup de choses en matière de rapports ou de chiffres, des scénarios qui font du futurisme aussi » explique M. Amigues. « En partant des modèles existants, la démarche de Global-IQ est de produire des simulations chiffrées pour établir un cadre de référence à chaque problème posé ».

Un exemple ? Si l’on s’appuie sur le +4° global, a minima, annoncé d’ici la fin du siècle par l’étude CNRS, quelles répercussions cela aura-t-il sur les personnes fragiles, les enfants et les personnes âgées ? En Midi-Pyrénées, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,3° entre 1945 et 2007 contre 0,9° au niveau national. « Prise entre deux chaînes montagneuses, à la fois continentale et méditerranéenne, la région est une zone hyperthermique, qui nous met dans le rouge pour les années à venir » confirme Jean-Pierre Amigues. Le réchauffement induira forcément des mouvements de populations en quête de fraîcheur, vers la montagne ou la mer. A ce titre, faudra-t-il un jour imaginer des maisons de retraites bâties dans les Pyrénées et du coup, repenser l’aménagement du territoire ?

D’ici trois ans, une synthèse des travaux sera produite par Global-IQ et versée au domaine public. Elle donnera des pistes dans tous les domaines évoqués plus haut. Implicitement elle suggère déjà une révolution des consciences.

A moins que l’homme n’attende le Jour d’après pour se réveiller.

Le chiffre : 256

millions d’euros > Prévus en 2012. Selon la commission européenne, la taxe carbone devrait rapporter 256 millions d’euros, payée par les compagnies aériennes, soit un surcoût de 2 à 14 euros sur le prix des billets.

Publié le 06/03/2012 08:50 | M.V.

Facture énergétique : ça chauffe

Ce qui est rare est cher. Les différentes sources d’énergie n’échappent pas à cette règle. Produire de l’électricité, extraire du gaz ou transformer du pétrole va coûter de plus en plus cher. Et ces augmentations de tarifs vont inéluctablement se répercuter sur la facture des consommateurs… Le débat s’est d’ailleurs invité dans la campagne présidentielle avec cette question : peut-on réduire la note et polluer moins ?

Bonne nouvelle : la France reste l’un des pays d’Europe où le prix de l’électricité est le moins cher : 11,91 centimes d’euros le kWh, quand la moyenne européenne est à 17,77 centimes et l’Allemagne à 23,6 centimes. Mauvaise nouvelle : la situation ne devrait pas durer. D’abord parce que les prix des énergies fossiles – pétrole, gaz, charbon – augmentent régulièrement du fait de la demande mondiale et des pays émergents. Ensuite parce que la France ne pourra pas continuer éternellement à jouir de son énergie nucléaire sans y engager d’importants investissements. Car le parc des réacteurs vieillit. Après plus trente d’ans d’utilisation, certains sites, comme celui de Fessenheim vont nécessiter d’importantes rénovations, voire des fermetures.

Le sujet, sensible, s’est invité dans les propositions des candidats à la présidentielle. Tous, ou presque, plaident pour un arrêt à plus ou moins long terme des centrales françaises (lire page suivante). Mais aucun ne s’avance vraiment sur le coût économique d’une telle politique. D’autant que, selon le patron d’EDF Henri Proglio, l’arrêt du nucléaire français « fragiliserait 500 000 emplois » (lire ci-contre).

Comme si le sujet de l’énergie n’était pas assez compliqué, les exigences environnementales portées par les différents accords internationaux viennent compliquer le problème. Rappelons en effet que la France s’est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050.

Ménages : 2300 € par an

Un véritable casse-tête énergétique déjà soulevé par le rapport de la commission d’énergie présidé par Jean Syrota en 2008, et qui détaille « un scénario probable de prix élevés des énergies pour les décennies à venir ».

Les prix de l’énergie augmentent, et cette évolution est déjà la cause de graves problèmes sociaux. Il y a dix jours, l’Île de la Réunion s’embrasait en raison de la vie chère. Pour calmer les émeutes, les pouvoirs publics ont dû décréter la baisse du prix de l’essence et de l’électricité.

Globalement, en France et selon l’Insee, la part de l’énergie dans le budget des ménages serait supérieure à 2 300 euros par an. Chaque augmentation des tarifs grève donc le pouvoir d’achat et fait grandir le mécontentement général.

En absence de solution rêvée, l’une des alternatives serait déjà de consommer moins. Les pistes d’améliorations, dans l’habitat privé, les entreprises ou encore dans les espaces publics existent bel et bien. Ainsi, selon EDF, l’éclairage public représente en moyenne près de 40 % du budget d’une collectivité. D’où la volonté de certaines communes, comme Toulouse en début d’année, de réduire la facture globale. Des économies toujours bienvenues pour le portefeuille du contribuable…

Le courant pas cher, c’est bientôt fini

Certes, les Français bénéficient encore d’un prix de l’électricité très compétitif. Mais jusqu’à quand ? En août 2010, les tarifs réglementés de vente de l’électricité aux particuliers avaient augmenté de 3 %. En 2011, encore une hausse de 3 %. D’ici juin, il n’est pas exclu qu’une nouvelle augmentation soit appliquée. Récemment, le président de la Commission de régulation de l’énergie chiffrait la hausse prévisible du prix de l’électricité à 30 % d’ici quelques années.

La montée en puissance des énergies renouvelables, les investissements dans les réseaux, les lourds travaux, chiffrés à 40 milliards d’euros sur dix ans pour prolonger la durée d’exploitation des centrales jusqu’à 60 ans, et à 10 milliards supplémentaires pour renforcer les dispositifs de sécurité de ces réacteurs, ainsi que l’a préconisé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans son récent rapport sur les leçons de Fukushima, devraient considérablement alourdir la facture des ménages français qui, avec le secteur tertiaire, sont les plus voraces en électricité. Ensemble, ils représentent plus de 68 % de la consommation finale de courant.

Henri Proglio, PDG d’EDF : « J’ai de grandes ambitions pour les énergies renouvelables »

Le tarif de l’électricité va continuer à progresser ces prochaines années. On a parlé d’une augmentation de 30 % en 5 ans. Pour quelles raisons ?

Il faut savoir que le prix de l’électricité, fixé par l’État, dépend de plusieurs facteurs. Il y a d’abord les coûts de production. Fabriquer cette énergie exige des investissements considérables, en particulier pour la maintenance, la sûreté des centrales nucléaires et l’allongement de leur durée de vie. La France a cet avantage d’avoir eu une vision à long terme concernant le nucléaire, qui lui assure son indépendance énergétique, et qui permet aussi à EDF de proposer les tarifs les plus compétitifs en Europe, de l’ordre de -40 %. La part énergie du tarif de l’électricité devrait ainsi évoluer de façon très modeste, entre 2 et 3 % par an. Sur la facture du consommateur s’ajoute également la taxe sur le service public de l’électricité (CSPE). Elle permet de financer la péréquation tarifaire, le tarif social de l’électricité qui bénéficie à 650 000 personnes, ainsi que les coûts liés au développement des énergies renouvelables. Sur ce dernier point, EDF est obligé de garantir le tarif de reprise fixé par les pouvoirs publics. Par comparaison, on rachète entre 80 et 200 euros le MWh produit par les énergies renouvelables, alors que nous vendons l’électricité d’origine nucléaire à 37 euros via les tarifs réglementés. Cela pèse sur les comptes d’EDF et le déficit CSPE s’accroît chaque année : il est passé de plus de 700 millions d’euros en 2008 à 3,8 milliards d’euros en 2 011.

Enfin, il faut ajouter sur la facture d’électricité le prix lié à l’acheminement de l’énergie. En moyenne, l’investissement pour assurer la maintenance et la modernisation du réseau de distribution est de 3 milliards d’euros par an, et de 1 milliard d’euros pour le réseau de transport.

C’est l’addition de ces trois facteurs qui compose la facture de l’électricité.

Lors d’une récente déclaration, vous aviez prévenu qu’un abandon du nucléaire mettrait en péril un million d’emplois en France et aurait pour effet de fortement renchérir le prix de l’électricité. Vous maintenez ces chiffres qui ont été contestés ?

L’arrêt des centrales en France coûterait très cher en effet. Il menacerait plus de 400 000 emplois directs et indirects liés au nucléaire. Cette décision fragiliserait environ 500 000 emplois dans les entreprises qui sont actuellement localisées en France pour bénéficier d’un prix bas de l’électricité, et qui pourraient donc partir à l’étranger. Pour les entreprises très consommatrices d’électricité, l’Union des industries utilisatrices d’énergie (UNIDEN) parle même de 2 millions d’emplois qui seraient à terme menacés. Enfin, il faut considérer les 100 000 emplois futurs, liés au développement d’un programme nucléaire à l’international, et qui ne verraient pas le jour. Actuellement, dans le monde, il y a davantage de pays qui intègrent le nucléaire dans leur mix énergétique, notamment l’Angleterre, les États-Unis, la Chine, que de pays comme l’Allemagne qui décident de se désengager. Si l’on sort du nucléaire, quelles seront les énergies de remplacement ? Le gaz, le charbon, le solaire, l’éolien… ? Outre les impacts liés à l’accroissement de l’émission de gaz à effet de serre, le coût de l’électricité augmenterait fortement

Pensez-vous qu’il soit quand même possible de réduire la part du nucléaire en France comme plusieurs candidats le suggèrent ?

Si on prend l’hypothèse par exemple que nous serons 6 millions de plus en France en 2030 et que le taux de croissance sera d’environ 3 %, la consommation d’électricité du pays augmentera, et ce même avec une politique volontariste en termes d’économies d’énergie. Si nous disposons sensiblement du même parc de production nucléaire qu’aujourd’hui – y compris l’EPR de Flamanville en construction -, il faudrait d’autres modes de production, thermique, hydraulique ou renouvelable pour répondre à la demande croissante en électricité. La part du nucléaire diminuerait donc mécaniquement.

Quelle est la stratégie d’EDF concernant les énergies renouvelables ?

Nous sommes et nous serons un grand acteur dans ce domaine pour lequel nous avons des ambitions importantes. Nous avons consacré environ 1,5 milliard par an aux énergies renouvelables. Un tiers des investissements de développement en 2011 a été consacré à de nouvelles capacités éoliennes et solaires, soit un montant supérieur à celui du nouveau nucléaire. Le secteur des énergies renouvelables, en très forte croissance, offre d’importantes opportunités de développement, notamment à l’international, et en particulier dans les secteurs de l’éolien et du solaire. Nous nous intéressons aussi aux grands projets hydrauliques, aux technologies d’énergies nouvelles comme le photovoltaïque, les énergies marines ou les hydroliennes que nous testons actuellement au large de la Bretagne.

Où en est le dossier du nouveau compteur intelligent Linky ?

Linky est un compteur intelligent et interactif qui permet de lire en temps réel et à distance les données de la consommation de foyers. Il est au point après avoir été expérimenté sur 300 000 foyers. Il pourrait être déployé dans les 35 millions de foyers français pour un investissement de 4,5 à 5 milliards d’euros. Notre volonté est qu’il soit gratuit pour nos clients, sous réserve qu’on puisse le financer, notamment par les économies d’exploitation qu’il apportera. Mais il faut que la réglementation évolue.

Daniel Cohn-Bendit et Anne Lauvergeon ont récemment évoqué la nécessité de soumettre le nucléaire au vote des citoyens via un référendum. Qu’en pensez-vous ?

Je n’en pense rien. C’est une question politique, je suis un industriel.

Précisément, on vous classe souvent comme un patron marqué à droite…

Je suis un homme sorti du rang et je n’entends pas être embrigadé par les uns ou les autres. J’aimerais avoir ma liberté d’homme de la rue. Je défends des convictions à la tête d’une entreprise industrielle pour laquelle je dois avoir de l’ambition.

Que répondez-vous à ceux qui voient votre ombre planer sur Véolia, après l’affaire du débarquement du PDG ?

C’est absurde. Cela dit, j’ai passé 38 années chez Véolia et, quand je ne suis pas d’accord sur les orientations stratégiques, je le dis. Je ne suis pas réputé pour parler la langue de bois.

La perspective d’une élection de François Hollande à la présidence de la République vous inquiète-elle ?

L’énergie n’est ni de droite, ni de gauche. Les enjeux de la planète non plus. Je gère EDF dans une perspective de long terme. C’est une approche industrielle, pas politique.

Propos recueillis par S.B.

De la Générale des Eaux à EDF

Henri Proglio a été nommé le 25 novembre 2009 président-directeur général d’EDF par décret en Conseil des ministres.

29 juin 1949. Naissance à Antibes. Ce fils d’un marchand des quatre saisons, issu d’une famille d’immigrés piémontais arrivés en France au début du XXe siècle, intègre en 1968 l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC) dont il sort diplômé en 1971.

En 1972, Il rejoint la Compagnie Générale des Eaux, aujourd’hui Veolia Environnement, dont il devient PDG.

En 1990, il est nommé PDG de la Compagnie Générale d’Entreprises Automobiles (CGEA), une filiale spécialisée dans la gestion des déchets et des transports.

En 1999, il est nommé directeur général délégué de Vivendi, gérant de la Compagnie Générale des Eaux et directeur général de Vivendi Water.

En 2000, Henri Proglio prend la tête de Vivendi Environnement, le pôle environnement de la Générale des Eaux (devenue Vivendi) alors dirigée par Jean-Marie Messier. Suite au départ de ce dernier en 2002, Vivendi Environnement devient Veolia Environnement et Henri Proglio en devient le PDG.

25 novembre 2009, il succède à Pierre Gadonneix comme PDG d’EDF. Henri Proglio est membre du Conseil de surveillance de Veolia Eau, administrateur de Veolia Environnement, Veolia Propreté, EDF International, Edison, CNP Assurances, Dassault Aviation, Natixis et Fomento di Construcciones y Contratas. Il est par ailleurs membre du Comité de l’énergie atomique, du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire.

Le chiffre : 75 %

nucléaire > Dans l’électricité française. Avec 75 % d’électricité produite dans le pays par des centrales nucléaires, la France réacteurs sont en activité dans 19 centrales nucléaires.

Ce que proposent les candidats

« Transition énergétique » pour François Hollande. Le candidat PS a fixé comme objectif une réduction de la part de l’énergie nucléaire dans le mix énergétique de la France de 75 à 50 % à l’horizon 2025, avec un fort développement des énergies renouvelables. En attendant, les socialistes estiment qu’il faut maintenir une industrie nucléaire performante faute de pouvoir changer radicalement de modèle en cinq ans. François Hollande a précisé que le chantier de l’EPR de Flamanville (réacteur pressurisé européen dit de troisième génération) sera poursuivi. Seule la plus vieille centrale nucléaire de France, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), sera fermée durant son quinquennat. Il propose également un grand plan d’isolation thermique d’un million de logements neufs et anciens afin d’économiser l’énergie.

« Poursuivre l’action » pour Nicolas Sarkozy. Si le président candidat n’a pas encore lancé de mesures très précises sur le thème de l’énergie, il a déjà affirmé son intention de développer le nucléaire, car il « permet aux Français d’avoir une électricité 30 % à 40 % moins cher que ce qui se passe chez nos voisins européens ». Dans le même temps, il veut aussi encourager les énergies renouvelables : photovoltaïque, hydraulique, éolien, et éolien offshore.

François Bayrou veut « une croissance sobre ». Le candidat centriste parle de crise énergétique et construit son programme en privilégiant les économies d’énergie. Il demande donc la réduction des énergies fossiles et la transition nécessaire vers les énergies renouvelables qu’il convient, selon lui, de relancer.

Marine le Pen : « maintenir l’indépendance énergétique ». La candidate du FN prévoit un maintient du nucléaire à moyen terme et une sortie à long terme. De même, « la construction de l’EPR de Flamanville doit être poursuivie », explique-t-elle. Afin de trouver des alternatives, des efforts doivent être réalisés en matière de recherche, notamment dans le domaine de l’hydrogène.

Eva Joly veut gérer une sortie du nucléaire. La candidate EELV ambitionne une sortie du nucléaire d’ici vingt ans et un recours massif aux énergies renouvelables, afin que celles-ci pèsent 40 % de la production française d’électricité d’ici 2 020. Un plan d’investissement de 4 milliards d’euros est projeté pour développer les transports alternatifs. Ces efforts permettraient à la France de réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre. En 2031, l’objectif est d’arriver à… 0 %. Pour justifier sa volonté de sortir du nucléaire, Eva Joly évoque Tchernobyl, Fukushima, les déchets radioactifs, etc.

Un référendum sur le nucléaire pour Jean-Luc Mélenchon. Pour le Front de gauche et son candidat, l’énergie doit être nationalisée au sein d’un pôle 100 % public comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisés. Outre la promotion du triptyque « sobriété, efficacité énergétique, énergies renouvelables », Jean-Luc Mélenchon milite pour un grand référendum sur l’énergie.

Philippe Poutou : « une transition radicale ». Pour le candidat anticapitaliste, il y a urgence à sortir du nucléaire. Tout comme avec les énergies fossiles, il réclame une transition énergétique. Objectif : « remettre en cause la logique de profit et de surconsommation infinie, incompatible avec les exigences environnementales et sociales. »

Publié le 23/03/2012 20:08 | RelaxNews

La pulvérisation aérienne des pesticides mieux cadrée en 2012 (ministère)

(AFP) – Les dérogations annuelles autorisant la pulvérisation aérienne de pesticides, interdite en principe par la législation européenne en raison de risques pour la santé et l’environnement, sont recadrées en France, selon une récente circulaire du ministère de l’Agriculture.

Le document fournit une liste de « produits phytopharmaceutiques autorisées ou en cours d’évaluation par l’Anses » (Agence nationale de sécurité sanitaire) qui peuvent faire l’objet de dérogations comme le prévoit la loi Grenelle 2 du 13 juillet 2010 sur l’interdiction de la pulvérisation aérienne des pesticides.

La circulaire, dont le quotidien Le Monde a révélé l’existence, a été adressée le 5 mars aux directions régionales de l’agriculture et services vétérinaires. Elle prévoit des « conditions de dérogation plus strictes et plus encadrées pour 2012« , a indiqué le ministère de l’Agriculture à l’AFP.

« On ne pourra plus utiliser tous les produits sur le marché mais seulement des produits évalués pour l’usage aérien par l’Anses« , a-t-on précisé au ministère.

Cette liste autorise déjà sept produits phytopharmaceutiques, fongicides, insecticides et herbicides pour les cultures de bananes et riz. Une seconde liste comprend 16 produits en cours d’évaluation par l’Anses, qui doit rendre un avis avant le 31 mars. Ces produits, susceptibles d’être autorisés dans le cadre des dérogations, sont prévus pour les cultures de maïs, riz et la vigne.

Pour les écologistes, ce texte ne fait que poursuivre une stratégie de dérogations d’une grande largesse.

« On peut prendre tous les principes et dispositions générales qu’on veut dans une loi, mais si on les contourne tout de suite par un système dérogatoire, ça ne va pas du tout« , a estimé François Veillerette, porte-parole de Générations Futures qui milite depuis de nombreuses années contre l’usage des pesticides.

« Cette note plus ou moins confidentielle donne comme consigne à peine voilée de pouvoir déroger à l’interdiction » édictée en principe par la loi européenne, a-t-il indiqué en critiquant l’ambiguité de la transposition dans la législation française du texte européen.

« On donne finalement en France des dérogations pour à peu près toutes les cultures qui utilisent traditionnellement la pulvérisation aérienne, le maïs, la vigne, la banane dans les territoires d’outre-mer« , a-t-il rappelé.

En décembre dernier, le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, avait annoncé une dérogation temporaire à l’interdiction d’épandage par avion d’un fongicide sur les cultures de bananes en Martinique, avec des consignes de protection des habitations et rivières.

Selon le porte-parole de Générations Futures, « même si les pilotes sont des as et qu’ils arrêtent de pulvériser au ras du champ, le nuage en l’air navigue à proximité du champ » et touchera immanquablement des habitations. Il a rappelé qu’aux Etats-Unis des études ont montré des traces de pesticides jusqu’à 1km de la zone de pulvérisation.

De son côté, Claudine Joly de France Nature Environnement a alerté sur les risques de ces dérogations pour les abeilles. Les apiculteurs doivent certes « être prévenus 24 heures avant l’épandage pour pouvoir mettre leurs ruches à l’abri, mais c’est impossible de rassembler les abeilles si vite surtout en pleine saison de floraison« , selon elle.

Publié le 21/03/2012 08:53 | La Dépêche du Midi

Lapeyrousse-Fossat. Frelon asiatique : fondatrices capturées

Ca y est !Les premières fondatrices de frelons asiatiques ont été capturées le 14 mars sur la commune de Lapeyrouse-Fossat. En 2011, les captures avaient commencé, à deux jours près, à la même période. On observe donc que les premières sorties se situent autour de la mi-mars, quel que soit le temps qui précède (mois de février 2012 particulièrement froid)

Le premier essaim détruit sur la commune date de septembre 2007. Les nids ne disparaissent pas certes, mais la prolifération est quand même moindre, grâce à une action menée conjointement avec les apiculteurs, les habitants et la municipalité. Le frelon asiatique menace la pollinisation en s’attaquant aux abeilles dont il se nourrit. Une dizaine d’individus peut détruire une ruche entière. Les abeilles participent activement au maintien de la biodiversité en polonisant les arbres et les fleurs de nos jardins. Les captures des fondatrices sont, pour le moment, le meilleur moyen de limiter la prolifération des nids. Elles interviennent au printemps : sortie d’hivernage pour les fondatrices, en quête de nourriture et créer de nouvelles colonies.

Lorsque vous videz votre piège la prudence est de mise ; en effet, lorsque le piège fonctionne, tachez de le vider le matin à la fraîche ou dans la soirée, de façon à éviter d’avoir les frelons qui traînent autour de vous. Écrasez ou brûlez les survivants ; renouvelez les appâts toutes les trois semaines et surtout, ne pas laver ni rincer votre appât (dépôt de phéromones par les frelons).

Publié le 16/03/2012 08:20 | T.N.

Gimont. Ils réclament l’interdiction de cultiver du maïs OGM

Les manifestants ont repris la déclaration faite en novembre par le président Nicolas Sarkozy à Gimont : « Je ne souhaite pas la culture du maïs MON810 sur le territoire français » Photo DDM, Sébastien Lapeyrère

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Le 6 mars, le gouvernement annonçait un moratoire dès le 20 mars sur la culture du maïs Monsanto 810. Le collectif anti-OGM gersois demande l’interdiction immédiate.

Hier, à Gimont, à l’endroit même où, le 29 novembre, le président Nicolas Sarkozy avait déclaré « Je ne souhaite pas la culture du maïs MON810 sur le territoire français », le collectif anti-OGM gersois s’est rassemblé, « dans l’urgence ». Urgence dictée par l’annonce du gouvernement, au début du mois, d’un moratoire sur le maïs OGM à partir du 20 mars. L’inquiétude des anti-OGM ? Que ce moratoire n’arrive pas assez tôt. « Nous souhaitons que le décret court dès aujourd’hui, explique Florent Rayrolles, animateur technique auprès du Gabb32. Il fait un temps printanier, et certains agriculteurs se sont déjà procuré des semences de maïs OGM en France et en Espagne. » Le gouvernement pourrait par ailleurs n’interdire que la mise en culture. « Les agriculteurs qui ont déjà planté ne seraient alors pas obligés de détruire leur maïs OGM », souligne Florent Rayrolles. Les cultures OGM pourraient rapidement devenir réalité sans décret d’interdiction. « Nous savons que des semences OGM sont aujourd’hui stockées dans des coopératives à travers le département, rappelle Philippe Martin, président du conseil général. Nous sommes dans une zone de non-droit due à l’absence de décret. » Et Philippe Kindts, apiculteur bio, d’ajouter : « Il faut que celui-ci sorte le plus rapidement possible car chaque jour qui passe est probablement accompagné de semis de maïs OGM. »

Abeilles intoxicables

Armé d’un appareil à fumée destiné à prévenir ses abeilles de son arrivée, Philippe Kindts clame « on ne veut pas se faire enfumer ! » Un slogan qui révèle l’inquiétude dans laquelle sont plongés les agriculteurs gersois, et les apiculteurs en particulier. « Le maïs Monsanto 810 nous obligerait à fuir les zones de culture OGM, souligne l’apiculteur. On considère que les ruches doivent se trouver à 10 km de ces zones, à vol d’oiseau. C’est la distance maximale à laquelle se rend une abeille pour butiner. »

Et Sabine Bonnot, présidente de Gabb32, de renchérir : « Les insectes pollinisateurs comme les abeilles permettent 75 % de la production mondiale, or le maïs MON810 contient des toxines insecticides. Quelle que soit la partie de la plante que l’abeille butine, ça peut la tuer. »

La Confédération paysanne, Arbre et Paysages ou encore Sud Solidaires, le collectif anti-OGM 32 était présent pour demander une seule chose : « Un décret d’interdiction de la culture du maïs Monsanto 810. »

repères

Le chiffre : 7 %

agriculture biologique > Gers. 7 % des producteurs se consacrent à l’agriculture biologique dans le Gers, qui fait partie des cinq départements français les plus développés en la matière.

« Ce maïs OGM n’est voulu ni par les consommateurs, ni par la majorité des producteurs. C’est une bombe à destruction massive rapide qui va contaminer toutes les autres productions. On ne comprend pas l’entêtement de cette minorité de producteurs qui veulent planter du maïs OGM. »

Sabine Bonnot, présidente

Publié le 10/03/2012 03:49 | La Dépêche du Midi

Montastruc-la-Conseillère. Un label éco-école pour Vinsonneau

Durant l’année scolaire 2010-2011, la classe de CM1-CM2 de Catherine Vidal à l’école Vinsonneau a mené des actions pour sensibiliser à la disparition progressive des abeilles indispensables au maintien de la biodiversité grâce à la pollinisation, en menant l’enquête sur les causes possibles de cette surmortalité et en essayant de trouver des solutions pour la contrer.

Un sujet qui a aussi l’occasion pour les élèves de rédiger un livre de recettes autour du miel, le thème de la biodiversité a également été abordé à travers la plantation d’un verger.

Ce travail a été salué au niveau national : « Est-ce la dernière danse pour nos abeilles ? » a gagné le concours national « Mon projet pour la planète » et le trophée des Têtes Vertes organisé par Terra Poject et parrainé par Maud Fontenoy.

L’école Vinsonneau a également reçu le label éco-école pour son action sur la biodiversité.

Un DVD

Un DVD retraçant toutes les démarches des écoliers est proposé à la vente à la mairie, à l’école Vinsonneau, à l’OCCE (office central de la coopération à l’école) au prix de 10 €. Il sera présenté en avant-première au tabac-presse le dimanche 18 mars avec une animation à partir de 10 heures.

Publié le 22/03/2012 08:08 | La Dépêche du Midi

Aucamville. A la cantine, on trie déjà ses déchets

La municipalité compte très prochainement équiper ses écoles maternelles et élémentaires de pavillons de compostage. L’objectif est de trier et de valoriser les déchets organiques produits dans les cantines et cuisines municipales et d’anticiper l’application de la loi qui rendra obligatoire cette démarche en 2016.

A travers ce projet, la municipalité souhaite à la fois sensibiliser les enfants au recyclage, réduire ses déchets à la source, réaliser des économies sur le transport et l’incinération et produire de l’engrais naturel pour les espaces verts de la commune.

En alternant couches de déchets et de broyats de bois et sous l’œil vigilant des services de la mairie, ces composteurs collectifs ne susciteront aucune nuisance olfactive.

Test à l’école Jules-Ferry

D’ores et déjà, une période test est en cours au sein de l’école élémentaire Jules-Ferry.

Depuis quelques jours en effet, la phase de test a débuté dans les cuisines et restaurants scolaires de cet établissement scolaire, afin d’évaluer le volume hebdomadaire des déchets produits le midi.

Tout au long de la semaine les élèves sont invités à trier leurs déchets de cantine : ce qui se composte dans la poubelle verte, ce qui ne se composte pas dans la poubelle noire. Les services de la mairie se chargeront ensuite de la pesée.

Récemment recrutée par la mairie, Julie Beuve, chargée de développement durable, précise : «Ce projet d’intérêt environnemental et économique, recouvre également une dimension sociale intéressante, puisqu’il fédère écoliers, animateurs des Alae (Accueils de loisirs associés à l’école), personnel des cantines et du service des espaces verts. Il s’agit bel et bien d’un projet mené collectivement pour le bien de tous ».

Les résultats obtenus permettront ainsi de déterminer la taille des pavillons nécessaire pour chaque établissement.

Publié le 18/03/2012 19:08 | RelaxNews

Dix jours sans pesticides en France du 20 au 30 mars

La septième édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides se déroulera, cette année encore, du 20 au 30 mars. Des centaines d’événements se dérouleront partout en France et dans 19 pays à travers le monde. Des conférences, ateliers et expos seront organisés pour sensibiliser le public aux risques liés à l’utilisation des traitements chimiques, et informer sur l’agriculture et le jardinage biologiques.

Du 20 au 30 mars, partout en France, mais aussi dans d’autres pays, associations, entreprises, collectivités locales et professionnels de l’agriculture se mobilisent pour sensibiliser le public sur les dangers sanitaires des pesticides.

En tout, plus de 600 actions seront menées, comme des ateliers pour apprendre à jardiner écologique, des conférences et des débats avec des experts, des expositions, des projections de films et documentaires, etc.

Parmi les actions menées figure une campagne d’affichage dans tous les parcs et jardins de Paris, un week-end du jardinage écologique dans les 59 magasins Botanic, pu encore la distribution de 10.000 repas bio servis dans les cantines scolaires du Var.

Outre la France, 19 pays prennent part à la septième Semaine pour les alternatives aux pesticides, dont la Belgique, l’Allemagne, la Macédoine, l’Espagne et de nombreux pays d’Afrique, mais aussi de nouveaux participants comme le Tadjikistan, l’île Maurice et la Géorgie.

Le programme des actions de la Semaine pour les alternatives aux pesticides est disponible sur le site : www.semaine-sans-pesticides.com

Publié le 26/03/2012 08:33 | Recueillis par M.V.

Les pollens font leur retour en force

Depuis ce week-end et jusqu’à la fin du mois, la France va connaître une arrivée massive des pollens du fait, notamment, du beau temps qui berce la France et particulièrement le Grand Sud. Si vous êtes allergique, préparez-vous. La Dépêche du Midi vous livre quelques conseils salutaires.

Alerte, ils reviennent, pour le plus grand désarroi des douze millions de Français qui, chaque année, les subissent : comme les hirondelles, les pollens sont de retour dans le ciel. Selon le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) qui surveille les floraisons espèce par espèce et ville par ville, un pic est même attendu pour cette fin de mois. « Les arbres se hâtent, les bourgeons se préparent, les chatons s’allongent, la fin du mois de mars sera terrible pour les allergiques », écrivait il y a quelques jours Michel Thibaudon, le directeur du RNSA, dans son bulletin hebdomadaire.

Et ce n’est que le début : après les effluves des arbres en fleurs, il faudra compter sur celles des graminées, autrement plus allergisantes dans le Grand Sud.

Bien aérer son intérieur

« Nous constatons en effet que les gens sont plus gênés par les pollens depuis quelques jours », remarque le professeur Alain Didier, chef du service pneumologie et allergologie à l’hôpital Larrey de Toulouse (lire ci-dessous). La faute à des conditions climatiques particulièrement favorables cette année. En effet, plus il fait beau et chaud, et plus vite les pollens peuvent se propager.

« Les allergies dépendent des floraisons des arbres et des plantes », précise Charlotte Sindt, technicienne en aérobiologie au RNSA, Ainsi, « dans le Sud-Ouest de la France, nous avons actuellement le bouleau, et surtout le cyprès, dont les grandes quantités de pollens deviennent très gênantes pour les allergiques ».

Pleurs, éternuements, difficultés à respirer, rhume des foin…

Pour se prémunir des conséquences du pollen, il existe quelques règles. Il faut logiquement éviter les activités sportives de plein air entre 10 heures et 17 heures, moment de la journée où l’émission de pollen est à son apogée. Il faut ensuite faire attention à son intérieur : bien aérer la maison tôt le matin ou tard le soir, ne pas faire sécher ses draps dehors, ou encore conduire en voiture les vitres fermées. « On peut aussi limiter la présence des pollens en intérieur en se nettoyant les cheveux : brossage le soir et shampoing avant de se coucher », poursuit Charlotte Sindt. « Les vestes et les manteaux ne doivent pas être posés dans le salon mais vite rangés dans des endroits confinés de la maison. » D’une façon générale, les pollens polluent de plus en plus notre quotidien : un Français sur quatre en souffre, contre seulement 4 % de la population dans les années soixante-dix.

Une chose est sûre : la météo y joue pour beaucoup. « Une averse, et tout est lessivé. Les allergiques préfèrent les jours de pluie ! » conclut Charlotte Sindt.

Alain Didier, chef du service pneumologie et allergologie à l’hôpital Larrey-CHU de Toulouse

« On lutte mieux contre les allergies »

Constatez-vous une évolution dans les allergies aux pollens ?

On remarque des quantités de pollens plus importantes dans l’atmosphère depuis ces dernières années. Cela est dû à la multiplication des haies en cyprès s dans les paysages, mais aussi, à la quantité de pollen produite par chaque arbre qui est plus importante en raison d’un climat particulièrement favorable actuellement. De plus, cette année, la production de pollens est plus prolifique, car l’hiver a été très froid, suivi d’un réchauffement brutal. Toutes les conditions météo sont réunies…

Comment se protéger des affections dues aux pollens ?

D’une part, il existe les antihistaminiques traditionnels qui sont toujours efficaces. Mais il existe aussi de nouvelles générations de médicaments qui permettent une désensibilisation efficace sous forme de gouttes ou de comprimés à prendre sous la langue. Ce sont des produits à prendre sur deux à trois saisons et qui par la suite offre des bénéfices durables dans le temps.

Est-ce à dire que ces médicaments remplacent les injections ?

Les injections sont toujours pratiquées dans le cas d’allergies sévères, aux acariens par exemple. Mais en ce qui concerne les pollens, ces nouvelles générations de médicaments sont plus confortables et mieux supportés par les patients. Ils peuvent aussi être pris de chez soi. Au CHU de Toulouse, nous ne faisons quasiment plus d’injections en ce qui concerne les pollens…

Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui souffrent d’allergies aux pollens ?

Tout d’abord, je leur dirai qu’il ne faut pas attendre pour se faire soigner. Souvent, on ne prête pas attention aux premiers symptômes et on attend les effets maximums pour aller consulter. Or, plus tôt le traitement est pris, plus la guérison sera rapide et efficace. Si les symptômes sont trop aggravants, il ne faut pas hésiter non plus à aller voir un allergologue.

Après, il existe des règles de vie simple. Évitez par exemple le footing quand il fait beau ou bien les jours de grands vents.

Publié le 04/02/2012 10:43 | La Dépêche du Midi

Saint-Geniès-Bellevue. Osez le geste citoyen

Suite au changement de poubelles et de son mode de ramassage, de nombreuses voix discordantes d’usagers se font entendre.

L’association Côteaux 21 par la plume de son président, Eric Peyrucain, donne son idée sur la question: «Que faire pour mieux trier ses déchets et d’en générer moins? La mise en place des nouveaux bacs impose de nouvelles habitudes avec des avantages et aussi des contraintes. L’effort doit être partagé par tous. Le retraitement des déchets coûte de plus en plus cher. Il n’est plus question d’empiler des montagnes d’ordures comme par le passé. Nous devons mettre la main…..à la poubelle».

Côteaux 21 vous propose de participer à un jeu: «L’appel des poubelles». Eric Peyrucain explique : «On ne sort les poubelles que lorsqu’elles sont pleines. Ceci suppose de trier les déchets en séparant le plus possible les déchets organiques en les mettant dans le compost. Deux avantages immédiats: moins d’odeur et de corvées de poubelles. On note la date de sortie des poubelles. Les données ainsi collectées auprés des participants seront traitées de façon anonyme».

Bonnes habitudes

Raymond Gabriel, animateur de «réseau zéro déchet vert» fait observer que la région est en retard en matière de recyclage. La législation évolue et le principe de pollueur/payeur sera appliqué à terme à tous les citoyens. Il est évident que ceux qui prendront de bonnes habitudes finiront par payer moins que les autres.

Rendez-vous le 25 mars à Saint-Geniés pour le 4e salon pour finaliser cette expérience.

Pour tout renseignement: coteaux21@gmail.com ou 0681055651.

Publié le 24/03/2012 03:48 | Jean -Paul Rouquier

Moins on fauche plus on économise

L’herbe pousse toujours autant sur le bord des talus mais les mentalités évoluent. C’est pour diminuer la pollution le coût du carburant et les charges d’entretien que le Sicoval s’est lancé depuis 2006 dans une grande opération de fauchage raisonné. Et cette année, il va faire encore plus fort.

« Le long de nos routes, peu avant l’été, la hauteur de végétation sur les talus pourrait laisser croire à une négligence des équipes de fauchage.

C’est une erreur, il faut voir le résultat de ce fauchage raisonné, sur des abords de voirie considérés comme des espaces naturels et vivants », explique Bruno Colotto, responsable du service espaces paysager. »

Selon cette méthode, le tiers supérieur du talus n’est fauché qu’une fois, en fin de saison, pour permettre l’épanouissement de la flore et de la faune ; d’autre part, en facilitant l’infiltration de l’eau, la végétation protège les talus de l’érosion et empêche leur effondrement.

« Le fauchage raisonné va s’effectuer en trois fois, à partir du lundi 2 avril. En mai, on traitera les accotements et les zones à faible visibilité (virages, carrefours).

Dépenses réduites de 40 %

C’est la passe de sécurité. En juin et début juillet se déroulera la fauche partielle. On passera alors sur les accotements et dans les fossés. Enfin, après le 15 août, on terminera par un fauchage complet. »

Pour le Sicoval dont les services techniques assurent les deux tiers de ces passages (le reste étant confié à un prestataire privé), cette démarche relève du développement durable. « Ces passages représentaient près de 4 000 heures de fauche pour plus de 650 kilomètres. En réduisant le nombre de quatre passages complets à deux partiels et un complet », certaines communes ont réduit leurs dépenses de 40 % », précise André Clément, élu communautaire en charge du dossier. « Et si en plus de beaux papillons réapparaissent sur les talus, que demander de plus ? », lance Bruno Colotto.

Publié le 23/03/2012 08:25 | G.S.

Launaguet. La renaturation de l’Hers suit son cours

Dans le cadre de la renaturation de l’Hers et du réaménagement de ses berges, un partenariat entre le Syndicat mixte du bassin versant de l’Hers (SMBVH) et l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Toulouse vient d’être conclu. Il s’agit en effet pour le Syndicat d’appréhender au mieux la perception des riverains concernant les aménagements de la rivière et d’appliquer dès lors sur d’autres points du cours d’eau les bonnes recettes.

Un questionnaire a donc été établi et soumis à un échantillon de 250 Launaguétois, tantôt riverains du quartier des Sables, tantôt du centre historique de la commune par plusieurs équipes d’étudiants de Sciences-Po (Master I, « Risques, Science, Environnement et Santé »).

De nouvelles envies

Les personnes interrogées qui avaient connaissance de ces aménagements sont unanimes: le visuel y a beaucoup gagné. La zone a été terrassée et le raidillon menant au cours d’eau a été bordé par les premiers arbustes du corridor végétal mis en place le mois dernier. Il ne subsiste aucune trace de déchets plastiques.

De fait, l’aire aménagée, déjà appréciée des Launaguétois pour les promenades à pied ou à vélo qu’elle propose suscite de nouvelles envies: pourra-t’on s’y baigner ? Y pêcher ? Si la qualité de l’eau reste impropre à la baignade, sa réoxygénation devrait ramener, entre autres, les truites arc-en-ciel et les vairons (ndlr: et peut-être même un jour le mythique et malicieux chaffouineau sauvage, emblématique de la biodiversité du nord-est de l’agglo).

Un périmètre encore limité

Un regret néanmoins, le périmètre limité de ces aménagements. Le montant total de l’opération, 117.846 €, financée par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, la région et le département apporte un élément de réponse. Le réaménagement a un coût. Quant à la municipalité, elle ne peut acquérir les parcelles de terres bordant l’Hers que si celles-ci sont à vendre.

Une fois récoltées, les données seront traitées, analysées et un rapport final sera rédigé et remis au SMBVH. Une belle mission pour un projet très «Développement durable» !

Publié le 21/03/2012 08:49 | J.-M.D.

Chanvre : les promesses de Fibnatex

Et si demain, le chanvre mélangée à de la résine de chanvre venait à remplacer la fibre de verre pour créer du mobilier, ou mieux, un composite pour l’aéronautique… ? Sans doute n’est-ce pas demain la veille. Mais beaucoup y croient comme Bruno Vialle qui dirige à Dreuilhe (09) la « Filature », une usine spécialisée dans le cardage des fils de chanvre. Cette société, comme Plo à Aussillon dans le Tarn, le Moulin Gau à Payrin (81), Llau à Quint-Fonsegrives (31) ou Agrofibre à Cazères (31) ont fini par rejoindre Fibnatex, un projet lancé grâce à un soutien de l’Europe et de la Région. C’est en 2009 qu’a démarré cette idée initiée par l’Institut catholique des arts et Métiers de Toulouse (ICAM) et le Groupement des Industries de l’habillement (GIH).

« Nous sommes partis de rien sans savoir si c’était faisable. Nous voulions trouver une alternative aux fibres synthétiques en nous tournant plutôt vers une fibre naturelle locale. On avait le choix entre le chanvre et le lin, celui-ci étant toutefois très consommateur d’eau », explique Olivier Quénard. Ingénieur de recherche à l’ICAM, il fait partie de ceux qui ont très tôt détecté chez les industriels du textile un intérêt pour le chanvre. C’est ainsi qu’avec quatre partenaires espagnols et portugais, a été déposé ce projet Fibnatex financé à 75 % par des fonds Feder, à 15 % par Midi-Pyrénées et pour 10 % par des fonds propres de l’Institut des arts et métiers.

Hier, étaient présentés à l’ICAM les résultats de Fibnatex avec la création de tissus innovants. Après 33 mois de recherche, les premiers produits ont été fabriqués : des vêtements, du chapeau aux habits « outdoor » en passant par des tissus professionnels, et bien sûr des fibres pour l’isolation des bâtiments. La voie est ouverte.

Publié le 15/03/2012 08:18 | La Dépêche du Midi

Bessières. Beau succès pour l’opération plantation de haies

Jérôme Maran est satisfait . L’opération plantation d’arbustes s’est déroulée sur le site du plan d’eau de Lagrange à Bessières. Une vingtaine de bénévoles de l’association refuge des tortues ont trouvé le courage pour planter les 500 pieds d’arbustes de différentes variétés : prunelliers, troènes des bois, amélanchiers, cornouillers sanguins, viornes lantanes, églantier, poiriers et pommiers sauvages et néfliers. L’objectif était de planter des haies champêtres composées de quatre rangs d’arbustes d’essences locales de manière à offrir à la petite faune (oiseaux, mammifères et insectes) des habitats favorables. Un travail minutieux

Depuis 1 mois déjà les bandes de terre ont été décompactées puis passées à la motobineuse sur au moins 50 cm de profondeur enfin 25 tonnes de compost ont été répandus à la surface. Deux jours de plus ont été nécessaire pour bien mélanger le tout. Les racines des arbustes ont été pralinées avec un mélange de bouse fraîche de vache, de terre végétale et d’eau. Un travail d’une équipe joyeuse et dynamique qui, dès la fin des plantations, s’est rassemblée autour d’une bonne table sur laquelle se côtoyaient les victuailles de chaque participant. L’après-midi a suffi pour protéger et arroser les arbustes et étaler les déchets verts broyés. Toute l’équipe de l’association du refuge des tortues tient à remercier très chaleureusement pour leur soutien, leur présence et leurs multiples efforts tous les participants sans oublier, toutes celles et ceux qui n’ont pas pu venir mais qui n’ont pas manqué de témoigner leur solidarité.

Publié le 21/02/2012 19:08 | RelaxNews

Consommation responsable : parution d’un guide sur les « allégations »

Pour orienter les consommateurs vers des achats plus respectueux de l’environnement, le ministère du Développement durable, en partenariat avec le Conseil national de la consommation (CNC), propose en ligne un guide pratique renseignant sur les « allégations » dites environnementales. L’ouvrage doit permettre aux consommateurs de comprendre les expressions parmi celles qui sont les plus fréquemment utilisées sur
les produits, présentés comme respectueux de l’environnement.

Pour cette seconde édition, le guide pratique s’enrichit de huit nouvelles allégations, dont « écologique », « recyclable », « renouvelable », « compostable » ou « éco-conçu ».

Définition de l’allégation, pertinence de son utilisation sur les produits : autant de réponses apportées au public pour l’aider à effectuer l’achat le plus environnemental possible.

Les Français peuvent consulter ce guide sur le site du CNC, à l’adresse Bercy.gouv.fr/conseilnationalconsommation. Il sera aussi distribué pendant la Semaine du développement durable, du 1er au 7 avril prochains, qui se tiendra justement sur le thème de l’information éco-responsable.

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