Revue de presse CLDD 20 02 2012

SOMMAIRE

Decazeville. Une ferme photovoltaïque sur la décharge.

Nucléaire : la France doit choisir

Pourquoi sont-ils contre les éoliennes?.

Bazus. Un conseil: piégez les reines, tout de suite !

Castelginest. Avec Castelenvie, les abeilles font le buzz pour survivre

« Les OGM en France, c’est la fin de l’apiculture ».

Le Muséum au fil de l’eau.

Avenir énergétique: choisir les énergies, oui, mais comment consommer moins?.

Solaire et biomasse sont notre avenir

La consommation électrique française continue d’affoler les compteurs

La terminologie « vin biologique » désormais autorisée en Europe.

Garidech. Le village aura son marché de plein vent

Le plastique, carburant du futur

Non aux œufs de batterie.

Saint-Geniès-Bellevue. Osez le geste citoyen !

Saint-Jean. Pascal Cros fait du commerce équitable avec l’Inde.

Gaillac. Les poubelles ont maigri de 25 kg.

QualiTri : un label de plus pour Axe Sud.

 

Publié le 18/01/2012 22:42 – Modifié le 19/01/2012 à 09:48 | © 2012 AFP

Decazeville. Une ferme photovoltaïque sur la décharge

projet innovant

Une étude est en cours pour implanter des panneaux photovoltaïques sur le site de la décharge du Montet. Ce serait la plus importante ferme de l’Aveyron.

Et si la décharge du Montet se transformait en un espace constellé de panneaux photovoltaïques super-écolos ?

C’est, en tout cas, le vœu le plus cher des responsables de la structure en charge du site : Le SIVU (Syndicat intercommunal à vocation unique) de la décharge du Montet, dont le président n’est autre qu’André Martinez, le maire d’Aubin et patron de la communauté de communes. Selon ce dernier, « les études en faveur de l’implantation d’une ferme photovoltaïque sont en cours ».

Avant d’en arriver là, le SIVU du Montet a conduit une campagne de réhabilitation de longue haleine et d’un coût de près d’un million d’€, vouée à effacer les stigmates du passé. « Nous avons drainé le site pour récupérer les eaux de ruissellement dans un bassin spécialement aménagé à cet effet », explique André Martinez. La mise en place de bâches d’étanchéité recouvertes de plusieurs couches de terre, puis la mise en sécurité du site sont désormais bouclées.

25 hectares de panneaux solaires

Reste la réflexion menée par les services d’ERDF, via le raccordement au réseau de moyenne tension des 4 hectares du Montet, auxquels il convient d’ajouter les 21 hectares, autrefois dédiés à l’exploitation de charbon, du lieu-dit la Bouyssonie, à Combes. Soit une production totale de 15 mégawatts/heure (15 millions de watts) qui feraient de cette installation la plus importante ferme photovoltaïque du département. Un projet qui mobilise plusieurs groupes spécialisés en énergie solaire et dont certains auraient déjà fait part de leur volonté de s’installer dans le Bassin.

Rappelons que le SIVU du Montet et la communauté de communes, respectivement propriétaires des sites du Montet et de la Bouyssonie, mettraient alors les terrains à leur disposition moyennant un loyer.

Pour ces deux sites chargés d’histoire, cette renaissance en une activité à forte valeur écologique serait le symbole d’une mutation réussie, dans le respect de la biodiversité.

Le chiffre : 25

Hectares >. C’est la surface qui pourrait être couverte par des panneaux.

La consommation de la moitié des foyers du Bassin

15 mégawatts/heure, cela représente quoi ? L’équivalent de la consommation de 8 à 9 000 personnes. Soit environ la moitié de la population du Bassin. On apprécie mieux avec cette échelle de mesure l’importance du projet que portent les responsables du Syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) de la décharge du Montet.

Publié le 01/02/2012 08:21 | Dossier réalisé par S.B., Philippe Rioux

Nucléaire : la France doit choisir

La Cour des comptes a rendu public, hier, son rapport sur les « coûts du nucléaire ». Selon ce document, la France n’a plus que deux choix : faire durer les centrales existantes au-delà de 40 ans, ou investir massivement dans les énergies renouvelables.

En France, l’électricité demeure la moins chère d’Europe. « 30 % en dessous de la moyenne grâce à notre parc nucléaire et hydraulique » avait déclaré récemment Henri Proglio, le PDG d’EDF. Va-t-elle le rester très longtemps ? Commandé par le gouvernement français après la catastrophe de Fukushima, le rapport que vient de rendre la Cour des comptes sur la filière électronucléaire indique en effet que les coûts futurs de production du nucléaire pourraient augmenter de 10 % en raison d’une envolée des frais de maintenance (de 1,7 milliards en 2010 à 3,7 milliards par an sur la période 2011-2025).

Au-delà de l’impact que cette hausse pourrait avoir sur la facture d’électricité, appelée de toute façon à grimper dans l’avenir, la Cour des comptes considère que la France n’a pas les moyens de renouveler son parc de centrales nucléaires.

Du coup, il va falloir choisir. En effet, pour le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, 22 réacteurs sur les 58 que compte la France atteindront leur 40e année de fonctionnement d’ici la fin 2022. « À moins de prolonger leur durée de vie, un scénario sur lequel a planché EDF, « il faudrait un effort considérable d’investissement permettant de construire 11 EPR (un réacteur de troisième génération) d’ici 2022 », a-t-il déclaré. Selon lui, un tel effort « paraît très peu probable, voire impossible, notamment pour des considérations industrielles », et faute d’avoir pris des décisions « explicites » en ce sens, la France devra faire durer les centrales existantes au-delà de 40 ans, à moins d’investir massivement dans les énergies renouvelables, ou de réduire la consommation d’électricité.

228 milliards depuis les années 1950

L’autre intérêt de ce rapport, c’est qu’il propose pour la première fois un panorama complet des investissements privés et publics réalisés depuis le début dans la filière française d’électricité nucléaire.

L’addition « toutes dépenses confondues » est évaluée à 228 milliards (en incluant les frais de démantèlement prévisibles). Le parc nucléaire actuel, composé de 58 réacteurs a coûté à lui seul 96 milliards d’euros, et les dépenses de recherche ont représenté 55 milliards depuis les années 50.

Par ailleurs, la juridiction financière n’a levé que très partiellement le voile sur deux points difficiles : le démantèlement des centrales et la gestion à long terme des déchets radioactifs, évoquant des risques d’augmentation « probables » des chiffrages existants. Ce rapport a été salué à la fois par les pro et les antinucléaires : le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a estimé que la compétitivité de l’atome avait été confirmée. À l’inverse, la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, Eva Joly, a jugé que « c’était le mythe du nucléaire comme énergie pas chère qui s’effondrait ».

Les 3 scénarios pour l’avenir

1. Le statu quo

Si l’État choisit le scénario du statu quo, c’est-à-dire la poursuite de l’exploitation des 58 réacteurs répartis sur le territoire, dont certains auront 40 ans en 2022, cette possibilité passera par la maîtrise des coûts sur trois points : l’entretien et le démantèlement des centrales existantes ; la construction de nouvelles centrales ; et la gestion des déchets radioactifs.

Maintenance. EDF a estimé que la prolongation de la durée de fonctionnement de ses centrales jusqu’à 2035-2040 coûterait de 680 à 860 M€ par réacteur. L’estimation tient compte des mesures demandées par l’Autorité de sûreté nucléaire. En janvier, l’ASN avait en effet demandé de renforcer la « robustesse » des centrales face à des situations extrêmes (séismes, inondations…) ; de limiter les rejets massifs en cas d’accidents et de permettre à l’exploitant d’assurer ses missions dans la gestion de crise. L’ASN a recommandé l’installation de diesel d’ultime secours pour chaque réacteur ; la mise en place de « noyau dur » afin de maîtriser les fonctions fondamentales de sûreté ; et la mise en place de « forces d’action rapide » pour relever les équipes des sites accidentés. Selon EDF, la mise en place de ces mesures générera un surcoût de 10 milliards d’euro. La Cour des comptes note dans son rapport que la moitié de ces 10 milliards est déjà prévue dans le programme d’investissement de maintenance d’EDF pour les années 2011-2025 qui s ‘élevait à 50 milliards d’euros. « Quels que soient les choix retenus afin de maintenir la production actuelle, des investissements importants sont à prévoir à court et moyen terme, représentant a minima un doublement du rythme actuel d’investissement de maintenance. Ce doublement fera augmenter le coût moyen de production de l’ordre de 10 % », observe la Cour.

Déchets. Concernant les déchets nucléaires, la Cour relève que l’estimation de leur gestion à long terme, pour un coût estimé à 28,4 milliards d’euros, « est fragile car le projet envisagé pour le stockage des déchets à vie longue, c’est-à-dire leur enfouissement en grande profondeur, n’est pas encore définitif ». En effet, les études pour le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde menées par l’Andra sont toujours en cours. La loi du 28 juin 2006 prévoit que le projet soit soumis au Parlement en 2015. L’ouverture du centre de stockage interviendrait en 2025.

Démantèlement. Enfin, les dépenses de démantèlement des 58 réacteurs du parc actuel sont estimées aujourd’hui par l’électricien public à 18,4 milliards, en charges brutes. Et il faudrait construire, selon la Cour des comptes onze EPR d’ici fin 2022,

Qui est pour ? L’option du prolongement de la durée de vie des réacteurs a la faveur du gouvernement et de Nicolas Sarkozy. A Pierrelatte, fin novembre, le chef de l’État a confirmé – sans donner de date – le projet de construction d’un deuxième EPR à Penly. Et son gouvernement a engagé 1 milliard d’euros pour la recherche des réacteurs de 4e génération. Enfin, le rapport Énergie 2050 qui sera remis à Éric Besson, ministre de l’Industrie et de l’Énergie le 13 février, explique que « cette option de prolongation s’avère de loin la moins coûteuse en termes d’investissements jusqu’à 2035-2040, quel que soit le scénario alternatif où il y aurait remplacement de réacteurs par un quelconque autre moyen de production. »

2. Le désengagement progressif

La sortie progressive du nucléaire consiste à opérer en France un mix énergétique entre l’atome et les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, géothermie, etc.). Même si cette transition sera longue pour passer, par exemple, de 75 à 50 % de parts de nucléaire dans la production totale d’ici 2050, les coûts apparaissent aussi élevés que le statu quo. Une étude de l’Union française de l’électricité (UFE) – syndicat professionnel qui regroupe notamment EDF et GDF Suez – estime que la France devrait investir 382 milliards d’euros d’ici à 2030 dans ses moyens de production et ses réseaux pour ramener à 50 % la part du nucléaire, soit un surcoût de 60 milliards d’euros. Par ailleurs, les professionnels observent que « plus la part du nucléaire est abaissée, plus il faut avoir recours aux énergies fossiles, comme le gaz ou le charbon », car il faut palier l’absence de vent ou de soleil. Dans ce scénario intermédiaire, la part de l’énergie produite par les renouvelables doublerait à 34 %, mais celle produite à base de fioul, de gaz ou de charbon passerait de 7 % à 16 % ! Une catastrophe en terme d’émission de gaz à effet de serre.

Qui est pour ? François Hollande est pour la réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique de 75 % à 50 % d’ici 2025. Eva Joly, candidate écologiste estime qu’il faudra environ 20 ans pour sortir complètement du nucléaire. Marine Le Pen est pour le maintien du nucléaire à « moyen terme » et pour une transition vers les renouvelables sur le « long terme. » Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), est plutôt sur la ligne d’une sortie progressive mais ses alliés communistes sont plutôt pro-nucléaires. Le candidat a ainsi proposé que la question se règle par un référendum. François Bayrou (MoDem) reste ouvert.

3. L’arrêt immédiat

Une sortie très rapide du nucléaire ne paraît pas actuellement envisageable. L’étude de l’Union française de l’électricité (UFE) a analysé une telle sortie accélérée. L’utilisation de fioul, de gaz ou de charbon passerait de 7 à 40 %. « Il faudra alors installer 10 000 mâts d’éoliennes, soit la surface de l’Ile-de-France, mais aussi 60 centrales à gaz », expliquait Robert Durdilly, président de l’UFE, dans un entretien aux Échos. Dans le cas d’une sortie accélérée, l’UFE table sur des émissions françaises de 439 millions de tonnes de CO2 en 2030, contre 370 millions en 2010.

Philippe Rioux

La situation en Europe

En Europe, où le souvenir de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, et son nuage radioactif qui a survolé le continent reste vivace, de nombreux pays ont revu leur position après la catastrophe de Fukushima. Trois familles se distinguent.

Abandon en prévision

Deux pays vont abandonner l’énergie nucléaire : l’Allemagne et la Suisse. Dans la Confédération, la fin du nucléaire interviendra d’ici 2034 avec le non-remplacement des 5 réacteurs actuels. En Allemagne, la fin du nucléaire sera pour 2022.

Abandon déjà réalisé

Ensuite, plusieurs pays ont déjà renoncé à l’énergie nucléaire ou ne l’utilisaient pas. Il s’agit du Portugal, de l’Autriche, du Luxembourg, de la Croatie, de la Bosnie, de la Serbie, du Monténégro, du Kosovo, de la Macédoine, de l’Albanie, de la Grèce, de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie, de l’Estonie, du Danemark, de l’Irlande, de la Norvège et de l’Italie. Cette dernière a décidé en mai dernier le gel des projets de construction de centrales.

Maintien

Enfin, plusieurs pays maintiennent leur énergie nucléaire : l’Espagne, la Slovénie, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, la Roumanie, la Bulgarie, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique et la France.

Ph. R.

La complexité du démantèlement

Le démantèlement d’une centrale nucléaire est une opération très complexe qui comprend la destruction de tous les composants, y compris les réacteurs. L’arrêt total et définitif de l’exploitation implique la destruction des bâtiments et le traitement puis l’évacuation des déchets radioactifs ou dangereux. La durée d’un démantèlement d’une centrale est aujourd’hui estimée à 30 ans et s’opère en plusieurs étapes : mise à l’arrêt définitif (déchargement du combustible du cœur du réacteur et son entreposage pendant deux ans en piscine de « désactivation ») ; démantèlement partiel (destruction de tous les bâtiments en dehors du bâtiment abritant le réacteur) ; et démantèlement total (bâtiment réacteur). En France, dix réacteurs nucléaires doivent être démantelés : Brennilis (Finistère), Bugey 1 (Ain), Saint-Laurent-des-Eaux A1 et A2 (Loir-et-Cher), Chinon A1, A2, et A3 (Indre-et-Loire), Chooz A (Ardennes), Phénix (Gard) et Superphénix à Creys-Malville 4 (Isère). Le coût du démantèlement de Brennilis a été estimé à 482 M€ en 2005, soit 20 fois plus qu’estimé au départ.


Faut-il prolonger le nucléaire ?

Pour : Claude Allègre, géophysicien, ancien ministre de la Recherche

Prolonger au-delà de 40 ans la durée de vie des centrales est inévitable. Partagez-vous les conclusions de la Cour des comptes ?

Il ne faut pas examiner le problème du nucléaire sous l’angle de son maintien pendant 40 ans. Cette extrapolation relève d’un exercice intellectuel qui n’est pas indicatif de ce qui se produira d’ici là. Il peut se passer beaucoup de choses. Nous sommes dans une grande transition. En France, pays de polytechniciens, l’idée fut pendant longtemps de dire quelle est « la » solution comme s’il y avait une unicité de réponses. On a d’abord dit : c’est les barrages, puis le charbon, puis le nucléaire. Après des débats multiples, après les développements technologiques, on doit reconnaître qu’il y a plusieurs énergies. Certes, je reste pour prolonger le nucléaire ; ce serait, sinon, une catastrophe pour la France. Mais ne délaissons pas le reste.

François Hollande a pris ses distances avec EELV qui prévoyait de fermer 24 centrales d’ici 2025. Vous l’approuvez ?

Oui, c’est une bonne chose car c’était un marché de dupes. Les Verts ne représentent rien, à peine 2 % en France avec Eva Joly.

Selon vous, on ne s’intéresse pas assez à la géothermie ?

47 % de l’énergie que nous dépensons, c’est du chauffage. La géothermie, inépuisable, permettrait de couvrir les trois-quarts de notre dépense. EDF va démarrer un projet, tout comme Général Electric aux États-Unis. On tend vers une multiplicité de sources de production. Imaginons par exemple qu’on découvre demain la manière de préparer l’hydrogène correctement…

Recueilli par J.-M.D.

Contre : Noël Mamère, Député-maire de Bègles, membre d’Europe Ecologie-Les Verts

Comment analysez-vous ce rapport de la Cour des comptes ?

Il confirme ce que les écologistes disent depuis 30 ans, à savoir qu’il faut sortir progressivement du nucléaire pour s’engager dans une politique d’efficacité énergétique, d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables. Nicolas Sarkozy devrait s’inspirer de ce qu’a fait l’Allemagne en sortant du nucléaire et en développement une filière industrielle d’énergie renouvelable qui a créé 600 000 emplois non délocalisables. La cour des comptes dit quel est le choix qui est devant nous. Soit nous maintenons en soins palliatifs des centrales nucléaires vieilles de 40 ans, et ça va coûter des milliards d’euros aux contribuables, en laissant aux générations futures le coût du démantèlement et des déchets dont la durée de vie dépasse 100 000 ans ; soit on choisit la voie des énergies nouvelles, de l’avenir, du progrès.

François Hollande a déclaré qu’il était favorable à une réduction de la part du nucléaire de 75 % à 50 % d’ici 2 025. Vous en pensez quoi ?

Très bien, bravo. Mais il fait comment ? Sa réponse, c’est « je ferme Fessenheim que même Sarkozy s’apprêtait à fermer et je maintiens le chantier de l’EPR de Flammanville. » Il ne dit pas combien de centrales il veut fermer. Nous lui recommandons de lire ce rapport.

Vous êtes favorable à un débat national sur le nucléaire ?

Je me félicite qu’enfin éclate la vérité sur le nucléaire. Un débat avec la société est nécessaire afin de décider, par une loi d’orientation, notre politique énergétique.

Publié le 28/01/2012 07:26 | Pauline Croquet

Pourquoi sont-ils contre les éoliennes?

Une grosse centaine de manifestants anti éoliennes venus de toute la région a manifesté hier après-midi sous les fenêtres de la Préfecture, place Saint-Etienne à Toulouse. Dans leur argumentaire, les nuisances esthétiques et sonores.

Le « Collectif des 40 associations » de défense de l’environnement de Midi-Pyrénées est venu protester hier devant la Préfecture contre les parcs d’éoliennes industriels. Il espère freiner les projets nés du Grenelle de l’environnement et « qui viendraient à terme en installer 800 dans notre région dont une bonne partie dans le Parc naturel du Haut-Languedoc », assure Michel Broncard vice-président de la Fédération environnement durable. Ils avancent notamment des mauvaises relations de voisinage.

1- Le bruit

« Cela fait à peu près trois ans qu’il y a des éoliennes à Saint-Felix-Lauragais », raconte Jacques Pernoud, un habitant. « J’habite à côté de trois éoliennes dont la plus proche est à 380 mètres. Le plus insupportable c’est le bruit des pales. Permanent, 24 heures sur 24. ça fait l’effet d’une grosse soufflerie. On ne s’y habitue pas. Ça rend nerveux. Ma femme en a attrapé des vertiges. » « Les nuisances sonores se perpétuent sur 1,5 km », explique Emmanuel Forichon, l’un des piliers du collectif.

2- Les flashes

Les éoliennes sont équipées de flashes rouges pour alerter le trafic aérien. « Comme le bruit, c’est constant. En pleine nature c’est dérangeant et ça pollue notre champ de vision. C’est comme si l’on essayait de vivre à côté d’une guirlande de noël géante. Ça rend dingue », explique une habitante de l’Aveyron.

3- La dévalorisation du paysage

« On n’a rien contre les éoliennes de taille modérée mais la plupart font, en comptant les pales, 160 mètres de haut. Cela occupe vraiment l’espace », ajoute Emmanuel Forichon avant de poursuivre : « Il faut se mettre à la place des gens qui ont un gîte que les touristes finissent par fuir, ou des habitants dont le bien immobilier est dévalorisé, qui ne peuvent partir parce que ne peuvent pas vendre. »

Pour le collectif, les bénéfices de l’énergie éolienne ne contrebalancent pas les inconvénients. « Le bilan social, économique et écologique des centrales éoliennes n’a pas été dressé. Et les collectivités territoriales comme l’État veulent en rajouter ! » s’indigne Emmanuel Forichon. « Si déjà, on commençait par mettre du photovoltaïque sur tous les toits de hangar, de parkings et de supermarché, on récupèrerait pas mal d’énergie. »

Greenpeace et la transition énergétique

Dans le cadre d’une tournée nationale, les écologistes de Greenpeace et une dizaine d’associations locales se mobilisent depuis hier à Toulouse en faveur de la transition énergétique et pour un modèle porteur de bénéfices économiques, sociaux et environnementaux. Hier après-misdi, ils se sont déployés sur l’esplanade François Mitterrand, entre Place Wilson et métro Jean-Jaurès avec des stands d’information, des animations et des débats. Aujourd’hui, à la prairie des Filtres, l’association a prévu de dessiner une grande fresque humaine dès 14h.» Ce rassemblement sera visuel et festif. Tous les citoyens sont invités à participer en nombre», assure les organisateurs. Des stands d’information seront aussi installés sur place de 10h30 à 17heures.

Publié le 17/02/2012 09:48 | La Dépêche du Midi

Bazus. Un conseil: piégez les reines, tout de suite !

Vous pouvez apercevoir deux grands nids de frelons asiatiques en arrivant à Bazus, route de Montastruc et route du Girou.

Des pièges simples peuvent être réalisés à partir d’une bouteille en plastique vide (1,25 litre, 1,5 litre, 2 litres) coupée au tiers supérieur et dont la partie haute sera placée à l’envers (et fixée par deux agrafes) pour faire entonnoir.l

Au fond de cette bouteille, versez : un verre de bière brune de préférence; un verre de vin blanc (qui repousse les abeilles); un trait de sirop (cassis ou framboise,…). Ce piège peut-être suspendu à un arbre, de préférence au soleil,à une hauteur de 1,50m ou 2 mètres (pour une bonne surveillance). Il peut également être placé sur un balcon.

Plus on met de pièges, même sur un petit terrain, plus on augmente les chances de capture.

Jusqu’au 1er mai, vous pouvez piéger des reines fondatrices de colonies de frelons asiatiques.

Passée cette période, vous risquez de capturer de nombreuses espèces autochtones (frelons jaunes, guêpes, etc. …) Il vaudra donc mieux retirer vos pièges.

Quelques conseils :piége des fondatrices : Les fondatrices sortent de leur refuge d’hiver, elles s’alimentent et chacune d’elles recherchent un endroit pour construire un nid

-Recherche de nids primaires

Le jeune nid est au départ sphérique avec une ouverture unique en dessous. La reine bâtit les premières cellules et pond des œufs qui donneront tous des ouvrières.

-Recherche de nids secondaires

La colonie se développe et le nid augmente de volume. Le nid est composé de bois pourris. La reine ne sort plus et se consacre à la ponte. Les ouvrières bâtissent et rapportent des proies pour nourrir le couvain et des substances sucrées pour les adultes restés au nid.l »

-La chasse aux futures fondatrices : Les sexués émergent du nid et s’envolent pour s’accoupler. Les mâles et les ouvrières ne passent pas l’hiver et seules les futures reines survivent et cherchent un abri pour l’hiver.

Publié le 03/02/2012 09:53 | Maya l’A.

Castelginest. Avec Castelenvie, les abeilles font le buzz pour survivre

S’il est un sujet qui fait le bzzz (ou le buzz diront les plus jeunes) actuellement au sein de Castelenvie, c’est bien le devenir des abeilles. L’association castelginestoise qui veille à la préservation de l’environnement sur la commune depuis neuf ans, propose deux manifestations sur ce thème début février.

Un film et des professionnels

Pour commencer, en partenariat avec la Biocoop de l’Oustal, une soirée débat aura lieu le jeudi 9 février à partir de 20h30 au cinéma le Castélia. L’intervention d’apiculteurs et autres spécialistes apicoles suivra la projection du film « Pollen ». Réalisée par Louis Schwarzberg et commentée par Mélanie Laurent cette première production labellisée Disney nature est consacrée aux insectes pollinisateurs que sont les papillons, bourdons et autres abeilles.

Des petites bêtes qui permettent aux plantes de se reproduire.

La vie d’un royaume caché

Le film offre un regard sur leurs royaumes cachés, leurs mille intrigues, leurs drames et leur beauté époustouflante. Et pourtant ces héros de la chaîne alimentaire mondiale sont terriblement menacés par les OGM, les pesticides et depuis peu par le frelon asiatique.

Le frelon après les OGM et les pesticides

C’est à cette nouvelle menace pour les ruchers que l’association consacrera un stand ce samedi matin 4 février sur le marché de plein vent.

La résistance s’organise Rémy Michaud, ex président de Castelenvie présentera un piège à frelon asiatique imaginé par Raoul Gauffre un apiculteur de la région toulousaine.

Où comment avec quelques planches et un peu de grillage agir concrètement pour donner le bourdon au nouveau prédateur des abeilles.

Publié le 30/01/2012 08:31 | Recueilli par Jean-Noël Gros

« Les OGM en France, c’est la fin de l’apiculture »

Avec les OGM et les pesticides, les apiculteurs affrontent une situation de crise. Président des apiculteurs régionaux, Olivier Fernandez tire la sonnette d’alarme.

A 21 ans, c’est le plus jeune des présidents d’associations d’apiculteurs en France. Étudiant à l’université Capitole, à Toulouse, apiculteur à Colomiers et Fronton, Olivier Fernandez préside l’association des Apiculteurs de Midi-Pyrénées. Hier, à Saint-Martin-du-Touch, 80 adhérents se sont retrouvés lors de l’assemblée générale. OGM, pesticides et frelon asiatique… Olivier Fernandez dit l’inquiétude des apiculteurs.

Quelle menace font peser les OGM ?

Il y a urgence car le 6 septembre, la Cour de justice européenne a dit que le miel contenant du pollen OGM était impropre à la consommation. Pour l’instant, il n’y a pas d’OGM en France mais, en Espagne, premier utilisateur européen d’OGM, les apiculteurs sont obligés de jeter leur miel. Nous craignons que cela nous arrive si les OGM sont autorisés. En novembre, le Conseil d’État a cassé le moratoire. Les OGM sont donc légaux tant que le gouvernement ne décrète pas de moratoire. C’est ce que nous demandons en urgence car dans trois semaines commencent les semis. Sinon on risque de retrouver des OGM dans les champs français. ça sera un drame pour les apiculteurs. Si on autorise les OGM, c’est la fin de l’apiculture.

Et les pesticides ?

La nouvelle famille de pesticides, le Gaucho et le Regent, sont neurotoxiques. Ils attaquent le système nerveux des abeilles. Le dernier en cause, le Cruiser, a été autorisé cette année sur le colza par le ministère de l’Agriculture malgré la condamnation du Conseil d’État. Aujourd’hui, la mortalité des abeilles est de 35 % en France et de 40 à 60 % en Midi-Pyrénées. C’est-à-dire qu’ici un apiculteur perd la moitié de ses ruches chaque année. C’est hallucinant.

Comment vivez-vous cette situation ?

C’est une situation d’urgence car si rien n’est fait d’ici 10 ou 15 ans, l’abeille est vouée à disparaître. Toutes les problématiques du monde agricole nous tombent dessus alors que nous n’avions rien demandé…

L’expansion du frelon asiatique

Les apiculteurs affrontent une autre menace, notamment dans notre région, avec le frelon asiatique. « Il continue son expansion », déplore Olivier Fernandez qui rappelle que « quatre arboriculteurs sont morts cette année en France à la suite de piqûres ». Le président des Apiculteurs de Midi-Pyrénées demande « un classement en organisme nuisible au ministère de l’Agriculture qui le refuse pour l’instant ».

Par ailleurs, l’association propose pour la première fois des cours pour amateurs. Cette formation de 50 heures comprend des cours théoriques (à la mairie annexe de Saint-Martin-du-Touch) et pratiques (au rucher école de Pouvourville). Première rencontre ce mercredi, à 20 h 30, sur le thème : les apiculteurs du monde. L’association enrichit aussi son site internet (www.apiculteurs-midi-pyrenees). Membre du Syndicat national d’apiculture, elle est également affiliée à l’autre syndicat de la filière, l’Union nationale de l’apiculture française, dont le président, Olivier Belval, est intervenu hier à l’assemblée générale.

Publié le 19/02/2012 03:47 | Silvana Grasso

Le Muséum au fil de l’eau

Les visiteurs sont venus nombreux hier pour le premier jour de Eau L’Expo, au Muséum de Toulouse où petits et grands peuvent trouver des réponses à la source.

« Dans cette expo, tout est passionnant et inattendu, remarque Patrick. Par exemple, savez-vous qu’une simple tasse de café nécessite 140 litres d’eau ? Une quantité virtuelle répartie entre l’eau nécessaire à la culture du caféier et au transport des grains ». Quant à Quentin, 7 ans, il est « étonné de toute l’eau qu’il faut pour laver une voiture ».

Pour la première journée d’Eau l’Expo, au Muséum de Toulouse, le public n’a pas boudé son plaisir. Articulée autour de trois parties, (Eau et la vie, eau et les hommes et eau et société), cette exposition rebondit sur un parcours balisé de paradoxes sur cet élément liquide. Étroitement liée à la vie, comment vivre sans eau ? En s’adaptant à l’environnement. Comme le cactus qui, dans un désert chaud, fait des réserves. À l’inverse du désert froid où le fennec a de grandes oreilles pour mieux ventiler l’air. Fil vert de cette exposition, la Garonne longue de 645 mètres de la source en Espagne à l’estuaire de Bordeaux. Seul fleuve à héberger des animaux comme le desman des Pyrénées, prouvant ainsi la qualité de son eau. L’eau, source aussi de destruction comme le triste tsunami qui du Japon à la côte américaine en passant par l’Océanie et l’Australie a semé la terreur en 2011. L’eau peut aussi être source de conflits : la Turquie, l’Irak et la Syrie qui se disputent les bienfaits du Tigre et de l’Euphrate. À l’inverse de l’accord trouvé entre le Burkina Faso et le Ghana pour une gestion équitable du fleuve Volta. Cette situation ne peut qu’aboutir sur cette question : en 2050, la planète comptera 9 milliards d’individus. Quelles solutions pour l’approvisionnement en eau potable ? Eau l’Expo a quelques réponses.

Tous les jours du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures jusqu’en décembre 2012. www.museum.toulouse.fr

Publié le 13/02/2012 17:09 – Modifié le 13/02/2012 à 17:38 | © 2012 AFP

Avenir énergétique: choisir les énergies, oui, mais comment consommer moins?

« Myopie », voire « manipulation » ? Un rapport sur l’avenir énergétique de la France publié lundi s’intéresse beaucoup à la façon de produire de l’électricité, en plaidant pour le nucléaire, mais ne donne pas les clés pour moins en consommer, déplorent les tenants de la sobriété.

Au-delà de la question sur la part du nucléaire dans la production d’électricité, au coeur des débats électoraux près d’un an après l’accident de Fukushima, au Japon, la question de l’énergie dépend beaucoup du niveau de consommation dans les décennies à venir, rappellent certains experts.

« Faire de la sobriété et de l’efficacité énergétique une grande cause nationale » : l’injonction figure certes au premier rang des huit recommandations de la commission « Energies 2050 » mise en place par le gouvernement.

Le rapport rappelle que la France a adopté une trentaine de mesures d’économies d’énergie fin décembre et pourrait en consommer jusqu’à 21,4% de moins à l’horizon 2020.

« Mais on se débarrasse du problème en disant que c’est essentiel, et on ne fait aucune analyse sérieuse des possibilités de réduction », fustige Thierry Salomon, président de négaWatt, une association de spécialistes de l’énergie dont le souci premier est de moins consommer de « watts ».

« Avoir une vraie transition énergétique, c’est intéresser à l’ensemble des évolutions de la société. Là, nous n’avons aucune vision globale, c’est un rapport de myopes », ajoute-t-il au sujet du travail de la commission.

NégaWatt a présenté en septembre un scénario énergétique 2011-2050 qui chiffrait à quelque 60% les possibilités d’économies d’énergie grâce à une « sobriété » des usages et une meilleur rendement des appareils. Réduire ainsi la demande permettrait, selon cette ONG, de se passer de nucléaire d’ici 2033 pour utiliser quasi-exclusivement des sources renouvelables.

« Révolution sociétale »

Une baisse drastique de la consommation jugée « pas forcément très réaliste » par les experts de la commission « Energies 2050 », qui ont estimé dans leur rapport que négaWatt « met en oeuvre une véritable révolution sociétale ».

A l’exception de ceux de négaWatt et de Global Chance, association d’experts spécialisée sur l’environnement, « les différents scénarios prévoient une évolution de la consommation d’électricité relativement similaire, mais majoritairement en hausse », écrit la commission qui a examiné les perspectives d’ONG mais aussi d’organismes officiels et de producteurs d’électricité.

« La réduction de la demande est une variable à mieux documenter dans le futur », précise la commission.

L’économiste Benjamin Dessus, spécialiste des questions d’énergie, voit dans les conclusions de la commission une « manipulation » visant notamment à éluder la question des économies d’énergie, alors qu’il s’agit « d’une composante majeure des stratégies alternatives à la stratégie de poursuite du nucléaire ».

« Si vous décidez par avance que l’offre et la demande ne peuvent qu’augmenter, le nucléaire est effectivement bien placé, mais ce n’est plus vrai si vous commencez à faire des économies », assure le président de Global Chance, en citant notamment les efforts d’économies réalisés en Allemagne.

« Nous sommes loin de nous limiter au nucléaire et à l’électricité », a assuré Claude Mandil, vice-président de la commission.

« Nous avons dit clairement que le principal gisement de la consommation d’énergie était dans le domaine du bâtiment et dans le domaine des transports », a ajouté l’ex-directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Publié le 12/02/2012 03:48 | Le Petit Bleu

Solaire et biomasse sont notre avenir

«Il faut que les gens puissent maîtriser la production et la consommation de leur énergie ». Ancien professeur d’éducation physique, antinucléaire viscéral, qui s’est battu notamment contre l’implantation de la centrale de Golfech, Pierre Salane est l’un des piliers du Collectif Alternatives Énergétique 47 qui depuis une douzaine d’années organise des conférences et des week-ends sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables avec visites de réalisations de particuliers et de collectivités. Il a lui même mis la théorie en actes chez lui (voir ci-dessous).

Le collectif, qui s’appelle dorénavant Transition énergétique 47 est à l’origine du colloque qui s’est tenu vendredi et hier à Aiguillon et Agen avec pour buts : de faire connaître le concept de transition et démontrer qu’elle est un atout pour un territoire et pour la planète ; creuser la réflexion et les pistes à prendre pour dynamiser la transition dans le 47 ; élargir le collectif et ses groupes de travail dans chaque domaine ; et enfin, impliquer les « décideurs », les élus.

Pour Pierre Salane, les atouts en matière d’énergies renouvelables sur le département sont avant tout «le solaire et la biomasse ». Par biomasse, il faut comprendre tout ce qui est produit par les êtres vivants : le bois, les agrocarburants, le gaz méthane par la fermentation des déjections animales, les boues des stations d’épuration, les résidus d’équarrissage, tout ce qui provient de la surproduction agricole et les déchets agroalimentaires.

Le méthane dans les tuyaux du gaz

« Pour les agriculteurs qui font de l’élevage, il y a un débouché à récupérer le méthane dans la mesure où depuis le mois de décembre 2011 on peut le remettre dans le réseau gaz, explique Pierre Salane. L’avantage du gaz est qu’il peut être stocké pour être utilisé ensuite pour l’eau chaude, comme gaz de ville et comme carburant. Sans oublier qu’en récupérant le méthane on évite de l’envoyer dans l’air où il contribue à l’effet de serre. »

Pierre Salane avertit toutefois : « Il est hors de question de dépenser autant avec les énergies renouvelables que nous le faisons avec les énergies d’origine fossile ou nucléaire ». L’ancien professeur d’éducation physique parle de « sobriété énergétique » en éteignant les veilles des appareils électriques, en diminuant l’éclairage dans les villes, en respectant la norme de 19° du chauffage dans les administrations qui est plus souvent à 23°, en luttant contre l’obsolescence programmée des appareils. « Aujourd’hui, les appareils électriques comme les photocopieuses, les machines à laver, etc., voire les voitures, sont fabriquées pour tomber en panne juste après la garantie prise par les fabricants. On peut lutter contre cet effet obsolescence par la location. Le loueur est obligé d’avoir du bon matériel s’il veut rentabiliser son affaire ».

S’il est incontestable que les énergies renouvelables sont un vivier d’emplois, Pierre Salane affirme qu’il en va comme de la pêche. « On veut pêcher mais il y a plus de poissons. Il faut rétablir le gisement pour recommencer à pêcher. Il faut connaître ce qu’il est possible de faire au niveau des énergies renouvelables, avant de lancer les chantiers et de créer ainsi de l’emploi. »

Le collectif a d’ailleurs demandé au Conseil général de financer une étude sur ce thème avec un état de lieux des consommations, énergie par énergie, et des gidements pour chaque énergie renouvelable dans le département. Le socle pour aller vers la transition énergétique.

Un colloque vient de mettre en évidence ce qu’il est possible de faire sur le département en matière d’énergies renouvelables, notamment avec le solaire et la biomasse.

Publié le 08/02/2012 19:08 – Modifié le 08/02/2012 à 20:00 | © 2012 AFP

La consommation électrique française continue d’affoler les compteurs

La consommation française d’électricité a atteint un nouveau sommet historique mercredi, dépassant son record de la veille en raison de la vague de froid qui continue de sévir sur le pays, selon des données diffusées par le gestionnaire de réseau RTE.

La consommation d’électricité a atteint un sommet de 101.700 mégawatts (MW) à 19H00, selon des données révisées mises en ligne par RTE, la filiale d’EDF qui gère le réseau national de lignes à haute tension.

Le précédent pic historique (100.500 mégawatts) avait été atteint mardi à la même heure de pointe.

Comme la veille, ce record a été atteint sans incident.

« Nous avons franchi ce pic dans de bonnes conditions et avec des marges de sécurité, en nous appuyant sur une forte disponibilité des moyens de production (d’électricité) nationaux, (…) et sur des importations de l’ordre de 7.800 mégawatts », a expliqué lors d’une conférence téléphonique Hervé Mignon, directeur de l’économie, de la prospective et de la transparence chez RTE.

La France a importé durant ce nouveau pic de l’électricité de tous ses pays voisins, a-t-il précisé.

Ces records de consommation successifs sont liés à la vague de froid qui perdure sur la majeure partie de l’Hexagone, et pousse à son maximum la demande de courant à 19H00, heure à laquelle les Français rentrent du travail et allument de concert radiateurs électriques et autres appareils électroménagers et électroniques.

Selon M. Mignon, la succession de records journaliers s’explique par l’ampleur en termes de températures, l’étendue géographique (sur l’ensemble du territoire) et la durée de cette vague, qui crée un phénomène d' »accumulation du froid ».

D’après les prévisions actuelles de RTE pour les jours suivants, le record atteint ce mercredi ne devrait pas être égalé en raison d’un redoux progressif attendu par les météorologistes. RTE prévoit ainsi une consommation maximale de 96.800 MW jeudi à 19H, très en-dessous du nouveau sommet.

Cependant, RTE reste vigilant pour les prochains jours, a souligné M. Mignon. Une alerte orange Ecowatt aux économies d’énergie a ainsi été maintenue en Bretagne pour jeudi, tandis que la situation est revenue au niveau « vert » dans le Var et les Alpes-Maritimes, ces zones étant les plus sujettes à des risques de coupures.

La consommation de gaz naturel française a quant à elle également atteint un nouveau record mardi, à 3.395 gigawatts-heure, dépassant ainsi son précédent pic établi la semaine dernière, a annoncé mercredi le réseau gazier GRTgaz.

Par ailleurs, les cours de l’électricité échangée entre fournisseurs et industriels ne cessent de flamber du fait de cette vague de froid, et celui du mégawattheure livrable jeudi entre 10H00 et 11H00 a même frôlé 2.000 euros le mégawattheure sur la Bourse européenne de l’électricité Epex Spot, un niveau exceptionnellement élevé.

Publié le 08/02/2012 18:08 | RelaxNews

La terminologie « vin biologique » désormais autorisée en Europe

Bientôt, les consommateurs européens verront apparaître sur les étiquettes des bouteilles la terminologie « vin biologique ». De nouvelles règles ont en effet été adoptées par le Comité permanent de l’agriculture biologique, rapporte la Commission européenne ce mercredi 8 février. Jusqu’ici, seule l’expression « vin obtenu à partir de raisins issus de l’agriculture biologique » était possible. Cette nouvelle réglementation s’appliquera dès la récolte 2012.

« Je me réjouis de l’accord enfin conclu sur ce dossier, car il était important d’établir des règles harmonisées garantissant une offre claire aux consommateurs, qui s’intéressent de plus en plus aux produits biologiques.«  a déclaré Dacian Ciolos, membre de la Commission européenne chargé de l’agriculture. « Je suis satisfait de ces règles qui différencient clairement le vin traditionnel et le vin biologique, comme c’est le cas pour d’autres produits biologiques. Au final, les consommateurs peuvent être certains que tout «vin biologique» aura été produit sur la base de règles de production plus strictes » conclut-il.

Pour être étiqueté « vin biologique », un cru devra obligatoirement avoir été élaboré à partir de raisins respectant les principes de l’agriculture biologique. Aussi, aucun acide sorbique ni de désulfuration ne sera autorisé dans cette fabrication. Enfin, le niveau de sulfites devra être inférieur « d’au moins 30 à 50mg par litre par rapport à son équivalent traditionnel », précise Bruxelles.

Publié le 17/02/2012 09:48 | La Dépêche du Midi

Garidech. Le village aura son marché de plein vent

Il se tiendra tous les vendredis de 16 heures à 20 heures dès le 2 mars. Mois du printemps et des éclosions, le premier marché de plein vent initié par la municipalité se veut rempli de promesses. « Alors que la population s’accroît, nous avons eu l’idée d’offrir l’opportunité de ce marché, lieu de convivialité et d’animation qui fera vivre le centre du village et viendra en complément des commerces existants» précise Christian Ciercoles, maire. Les producteurs sélectionnés pour la qualité de leurs denrées viennent pour certains de loin. Michel,éleveur du Gers proposera charcuterie et viande de porc biologique, Sabine, de Merville, des produits d’alimentation bio. Yannick viendra de Vendine vendre des pigeonneaux, de la volaille. Depuis l’Ariège, Christophe apportera sa charcuterie, des fromages de Bethmale, du beurre. De Valence d’Agen, Denise et Florian proposeront des fromages au lait cru. Enfin deux rôtisseries, des plats cuisinés, étals de fruits et légumes, condiments, pain de campagne, bières artisanales, confitures, vêtements et le pizzaiolo local. Soit une quinzaine de stands pour commencer, représentant environ cent mètres de produits pour remplir les cabas. S’ajouteront ponctuellement quelques garidéchois producteurs d’oignons et autres denrées. Annoncé lors de vœux municipaux, la création de ce marché a suscité l’enthousiasme. Gageons qu’il perdurera. Rendez-vous est donné pour l’inauguration, place Charles Latieule.

Publié le 16/02/2012 07:48 | La Dépêche du Midi

Le plastique, carburant du futur

Les sacs en plastiques, les barquettes, les pots de yaourt… malgré le tri sélectif, des tonnes de plastique ne sont pas recyclées. À Toulouse, il suffit de voir les impressionnantes pyramides à l’incinérateur du Mirail. Comment recycler ces emballages qui pourraient faire l’objet d’une nouvelle réglementation nationale ?

Voilà la question que pose l’adjoint au maire de Toulouse chargé de la propreté, Alexandre Marciel, par ailleurs animateur du cercle du Parti radical de gauche Toulouse métropole. Demain jeudi, à 19 h 30, salle Duranti, 6, rue du Lieutenant-Colonel-Pélissier, à Toulouse, une réunion publique organisée par le cercle PRG, ouverte à tous, se tiendra sur ce thème. Alexandre Marciel a convié Cyril Fraissinet, directeur industriel de SITA France, filiale de Suez environnement, qui expliquera comment une usine pilote en Irlande transforme les plastiques non recyclés en carburant. Le second invité est un Toulousain, le Professeur Carlos Garcia-Vacca, directeur du Laboratoire de chimie agro-industrielle (LCA). Ce labo a mis au point une formule pour transformer des papiers de basse qualité en un hydrocarbure bitumineux qui permet de fabriquer des trottoirs. Un procédé testé par la mairie de Toulouse.

Publié le 20/02/2012 08:56 | La Dépêche du Midi

Non aux œufs de batterie

Une opération coup de poing s’est déroulée, samedi après-midi, rue Alsace-Lorraine à Toulouse pour protester contre l’élevage des poules pondeuses en batterie. Relayant le combat de l’association L214 qui lutte contre la maltraitance des animaux, trois membres du collectif Anim’Ô Toulouse se sont installés tout l’après-midi devant l’enseigne Monoprix. On pouvait lire sur leurs pancartes : «Oeufs de batterie, Monoprix ça suffit» ou encore «Et si Monoprix leur changeait la vie»…

«Monoprix n’est pas la seule grande surface à vendre des œufs de poules élevées en batterie mais l’enseigne met en avant un discours bio et éco-responsable», explique Carole. «Nous leur proposons d’être les premiers à changer de méthodes et à refuser de vendre ces œufs là».

80% des œufs commercialisés en France sont issus d’élevage dits «de batteries». Les poules y sont enfermées dans des cages dans lesquelles elles ne peuvent ni se retourner ni étendre leur ailes, ni goûter à un brin d’herbe ni à un rayon de soleil, ni même à l’obscurité puisque l’éclairage artificiel y est quasi-permanent pour accroître leur rentabilité. Leurs œufs sont facilement identifiables grâce au code débutant par «3» imprimé sur leur coquille.

Publié le 04/02/2012 10:43 | La Dépêche du Midi

Saint-Geniès-Bellevue. Osez le geste citoyen !

Suite au changement de poubelles et de son mode de ramassage, de nombreuses voix discordantes d’usagers se font entendre.

L’association Côteaux 21 par la plume de son président, Eric Peyrucain, donne son idée sur la question: «Que faire pour mieux trier ses déchets et d’en générer moins? La mise en place des nouveaux bacs impose de nouvelles habitudes avec des avantages et aussi des contraintes. L’effort doit être partagé par tous. Le retraitement des déchets coûte de plus en plus cher. Il n’est plus question d’empiler des montagnes d’ordures comme par le passé. Nous devons mettre la main…..à la poubelle».

Côteaux 21 vous propose de participer à un jeu: «L’appel des poubelles». Eric Peyrucain explique : «On ne sort les poubelles que lorsqu’elles sont pleines. Ceci suppose de trier les déchets en séparant le plus possible les déchets organiques en les mettant dans le compost. Deux avantages immédiats: moins d’odeur et de corvées de poubelles. On note la date de sortie des poubelles. Les données ainsi collectées auprés des participants seront traitées de façon anonyme».

Bonnes habitudes

Raymond Gabriel, animateur de «réseau zéro déchet vert» fait observer que la région est en retard en matière de recyclage. La législation évolue et le principe de pollueur/payeur sera appliqué à terme à tous les citoyens. Il est évident que ceux qui prendront de bonnes habitudes finiront par payer moins que les autres.

Rendez-vous le 25 mars à Saint-Geniés pour le 4e salon pour finaliser cette expérience.

Pour tout renseignement: coteaux21@gmail.com ou 0681055651.

Publié le 17/02/2012 09:47 | La Dépêche du Midi

Saint-Jean. Pascal Cros fait du commerce équitable avec l’Inde

Récemment, chemin de Rouquet à Castelmaurou, s’est ouvert un magasin singulier attirant les regards par sa vitrine où l’on aperçoit des meubles peu familiers dans la région.

Il a un studio d’enregistrement à Lapeyrouse-Fossat

En effet, Pascal Cros, originaire du Grand Toulouse,personnage atypique, après avoir été musicien une douzaine d’années ( il possède encore son studio d’enregistrement à Lapeyrouse-Fossat), s’est investi dans la vente de meubles indiens.

Passionné par ce pays mythique qu’est l’Inde lors d’un premier séjour, il s’est lancé dans le commerce équitable en créant des meubles sur mesure fabriqués par des artisants locaux.

Depuis 1997,il est à la tête d’une petite structure «INDIA» qui offre sur commande des collections exclusives de meubles ou de décorations . Pascal Cros est à la disposition des acquéreurs pour tous devis et plans.

Ouvert tous les jours ouvrables et le dimanche seulement de 14h00 à 18h30.

Publié le 16/02/2012 09:54 | P.G.

Gaillac. Les poubelles ont maigri de 25 kg

Ils sont de Gaillac, Graulhet ou Cadalen. Ils vivent en ville ou à la campagne et ont pour point commun d’avoir accepté de participer à l’opération foyer témoin menée par Tarn et Dadou sur la gestion des déchets ménagers. De septembre à décembre 2011, 23 foyers volontaires ont pesé régulièrement leurs poubelles et tenté de diminuer les déchets non recyclables. Vendredi dernier, tout le monde s’est retrouvé pour faire le bilan de cette action. Durant le premier mois, les foyers ont pesé l’ensemble de leurs déchets sans changer leurs habitudes.

L’impact du compostage

« Les objectifs de cette action étaient d’initier une dynamique prévention sur le territoire, d’obtenir des données chiffrées, fiables et significatives sur trois mois et de montrer qu’il est possible de maîtriser le poids de sa production de déchets grâce aux gestes de prévention », explique Amélie Galand du service environnement de l’intercommunalité.

La majorité des foyers pratiquaient, avant l’opération, plusieurs gestes de prévention notamment, le compostage domestique, l’utilisation de sacs réutilisables et des piles rechargeables.

Malgré cela, les nouveaux gestes de prévention appliqués ont permis de diminuer l’ensemble des déchets produits de 18 %. Au départ, les foyers produisaient 213 kg par habitant et pas an en moyenne ; dont 96 kg de déchets résiduels. Ils sont passés à 175 kg. Selon Amélie Galand, « le compostage est le geste ayant le plus d’impact sur les tonnages produits (réduction de 44 %) ». L’adhésif « stop pub » permet de réduire de 35 % le poids de papiers et journaux. Suite à cette opération, Tarn et Dadou a énuméré les premières actions de prévention envisagées sur le territoire. Notamment, la mise en place de gobelets réutilisables dans les manifestations, la mise à disposition d’autocollant « stop pub », la promotion de l’utilisation des couches lavables en collectivités et à la maison et enfin le déploiement du compostage domestique dans les foyers, l’habitat collectif et la restauration collective.

Des actions pour un objectif affiché : la diminution des déchets des habitants de l’ouest tarnais de 22kg d’ici 2015.

Publié le 11/02/2012 03:50 | La Dépêche du Midi

QualiTri : un label de plus pour Axe Sud

La communauté de communes Axe Sud vient de recevoir le label collecte QualiTri pour la qualité de son service public de collecte des déchets. A l’occasion du Salon Pollutec à Paris-Nord Villepinte, l’Ademe et Eco-Emballages ont dévoilé le 1er décembre dernier la liste des 68 collectivités qui obtiennent en 2 011 le label QualiTri et/ou le label QualiPlus. Parmi elles, 9 sont en région Midi-Pyrénées. La labellisation est une démarche volontaire proposée aux collectivités locales de plus de 10 000 habitants ayant la compétence « collecte ». Ces deux labels, qui s’inscrivent dans les objectifs du Grenelle de l’environnement, incitent les collectivités à atteindre de meilleurs taux de collecte et de valorisation des déchets et introduisent l’évaluation de l’impact environnemental du service de collecte. Après le trophée Serbotel remis à la cuisine centrale Axe Sud, c’est au tour du service environnement d’Axe Sud de recevoir une distinction nationale pour la qualité de son service public qui vient concrétiser l’engagement et le dynamisme des équipes de la collecte. Ce label national, attribué pour une durée de 3 ans, a été remis à Olivier Delambre, directeur général adjoint d’Axe Sud.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :