Revue de presse CLDD 05 01 2012

SOMMAIRE
La filière de l’énergie solaire secouée par une crise de croissance   
Agen. Frelons asiatiques : « On n’est plus dans le rationnel »   
Le frelon asiatique sera déclaré nuisible en 2012   
Va-t-on vers un miel aux OGM ?   
Quelques graines pour les oiseaux de nos jardins   
Énergies propres : le bio gaz débarque dans l’Aude   
Bonnes résolutions 2012 : manger des fruits de saison   
Colomiers. Des astuces pour mieux consommer   
Les protecteurs des oiseaux volent au secours de la chouette effraie des clochers   
Balma. Agenda 21 : ruchers, produits bio et débats   
NKM : la LGV Bordeaux-Toulouse se fera   
La pervenche malgache soigne le cancer et la circulation du sang   
« Allô le 3101 ? Vous reprenez mon vieux sapin ? »   
Antennes-relais : la guerre des ondes est relancée   
Conso, auto, environnement : ce qui change pour les consommateurs en 2012   
Les végétariens, rois du pétrole   

Publié le 22/12/2011 15:14 – Modifié le 22/12/2011 à 15:41 | © 2011 AFP
La filière de l’énergie solaire secouée par une crise de croissance
Déboires de Photowatt, fermeture de BP Solar, faillite de l’Allemand Solar Millenium : la filière solaire mondiale traverse une crise de croissance douloureuse, accentuée tantôt par des errements stratégiques, une concurrence exacerbée ou des revirements gouvernementaux.
Après le placement en redressement judiciaire le mois dernier de Photowatt, pionnier français de la fabrication de panneaux solaires, le secteur a subi deux autres chocs cette semaine.
Le géant pétrolier britannique BP a tiré un trait sur ses 40 ans de présence dans le solaire en décidant l’arrêt de sa filiale BP Solar, pour recentrer ses investissements dans les énergies renouvelables en faveur de l’éolien et des biocarburants. Et en Allemagne, un second fabricant de panneaux, Solar Millenium, a mis la clef sous la porte quelques jours après son rival Solon.
Un paradoxe alors que les panneaux solaires se multiplient. Selon le cabinet d’études Solarbuzz, la puissance cumulée des installations photovoltaïques mondiales a été multipliée par six en cinq ans, pour atteindre 12 gigawatts l’an dernier.
Si la concurrence exacerbée des fabricants chinois, aux coûts de main d’oeuvre imbattables, est souvent invoquée par les acteurs du secteur, notamment dans le cas de Photowatt, d’autres facteurs se cachent derrière les difficultés de la filière.
En effet, au-delà du « dumping » dont la Chine est régulièrement accusée, les fabricants de panneaux solaires souffrent d’une surproduction générale, liée à l’irruption d’une multitude d’acteurs attirés par une demande exponentielle. De quoi faire dérailler les modèles d’activité des industriels financièrement les plus fragiles, ou qui ne disposent pas d’atouts technologiques leur permettant de se démarquer.
Dans ce contexte mouvant, les erreurs de stratégie ne pardonnent pas. Selon Arnaud Mine, qui dirige la commission photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables, c’est ce qui a précipité la chute de BP Solar, une société qu’il connaît bien pour avoir dirigé ses activités françaises.
La filiale de BP, au départ spécialisée dans la gestion de projets, a été victime d’un changement de cap malvenu, au profit de la fabrication de panneaux solaires, une activité qui s’est complètement effondrée avec la surproduction actuelle.
« BP s’est complètement cherché et a changé plusieurs fois de stratégie », explique M. Mine avec amertume, en rappelant que d’autres concurrents comme Elf ou Shell sont aussi « entrés et sortis du solaire sur la base de malentendus ».
Enfin, le secteur est également déstabilisé par la volte-face des gouvernements européens, qui ont revu à la baisse des mécanismes de subventions qui s’étaient avérés trop généreux.
Ainsi, en France, après le moratoire de trois mois imposé il y a un an sur la construction de centrales solaires, le gouvernement a remis à plat les règles du jeu, et le tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque par EDF a été abaissé à plusieurs reprises.
« Il y a eu des incohérences terribles, une succession de choix et de non choix qui sont préjudiciables à la filière », déplore ainsi M. Mine. Or, « on ne crée pas une industrie sans un minimum de stabilité ».
La candidate écologiste à l’élection présidentielle en France, Eva Joly, a quant à elle imputé le dépôt de bilan de Photowatt à « une décision gouvernementale absurde qui (…) a été prise pour protéger l’énergie nucléaire », en référence au moratoire mis en place l’an dernier.
Publié le 04/01/2012 08:03 | Recueilli par Stéphane Bersauter
Agen. Frelons asiatiques : « On n’est plus dans le rationnel »
L’hiver, les arbres qui se dénudent et les nids de frelons asiatiques qui apparaissent. De plus en plus nombreux paraît-il. L’un des spécialistes de la chose dans le pays, Jean Haxaire, de Laplume, calme le jeu.
Pas de panique. C’est en trois mots, le résumé de la pensée du correspondant du Muséum d’histoire naturelle de Paris, Jean Haxaire, à propos de l’invasion du frelon asiatique en Lot-et-Garonne.
Vous observez le frelon asiatique depuis cinq à six ans dans le département. Il y a péril en la demeure ?
On observe une stabilisation de la population, voire une stabilisation basse, une phase de décroissance, avec ou sans piégeage d’ailleurs. Il se maintient dans les agglomérations comme Agen par exemple, ou dans les grandes villes, là où les prédateurs n’existent pas, là où le développement des ruches en milieu urbain est en cours aussi. A contrario, avec ses prédateurs naturels comme la pie par exemple, sa population apparaît décroissante.
Moins de frelons donc. Votre affirmation tord le cou à l’impression générale ?
Le frelon asiatique est une espèce invasive, comme pouvait l’être le doryphore en son temps ou le faisan, lâché pour le plaisir des chasseurs. À ce titre, lorsqu’elle apparaît sur un territoire, l’espèce invasive se multiplie très rapidement, et tend parfois vers la pullulation, dans les trois ou quatre premières années. Par la suite, la prédation s’organise d’elle-même et on observe que les prédateurs s’attaquent aux jeunes nids dès le printemps
[…] Dire en revanche qu’on pourrait avoir un nid par arbre est un non-sens pour la simple raison qu’il se poserait un problème de nourriture pour l’espèce[…] Les zones qui ne sont pas touchées aujourd’hui ne le seront sans doute pas… » Dites-vous alors qu’il ne faut pas chercher à détruire les nids ? Non, il faut s’en débarrasser en cas de danger. Ce serait imprudent quand les frelons sont présents près d’un bâtiment public, et néfaste s’ils sont proches des ruches d’un apiculteur. L’impact économique est alors indéniable. En revanche, et le message a du mal à être entendu, la lutte serait efficace si on rayait l’espèce de la carte. C’est impossible. On se fait plaisir en tuant une fondatrice à l’issue d’un piégeage, mais il faut savoir qu’on élimine simplement une éventuelle rivale à une autre fondatrice qui va ainsi trouver le terrain libre. Plus on lutte contre l’invasion, plus on maintient le frelon dans sa stratégie de défense, donc de multiplication. » Comment expliquer cette presque psychose autour de cet hyménoptère ? On n’est plus dans le rationnel. Jetez simplement un coup d’œil au vocabulaire utilisé : péril jaune, l’invasion ne fait que commencer, etc. Le frelon asiatique, ça vient de loin, ça pique, et en plus ça tue nos abeilles. Comme beaucoup, je suis né avec l’idée que trois piqûres de notre frelon européen tuent un homme. Sans un terrain allergène chez l’humain, il en faut en vérité une centaine. Un autre fantasme est que le dard du frelon asiatique est plus long. C’est aussi faux. Il est plus petit que son voisin européen, de quatre ou cinq millimètres. » Il reste qu’il a provoqué des décès… « C’est exact. Nous avons été informés de ces drames qui sont, pour une partie d’entre eux, liés au frelon asiatique. Mais déranger un nid de frelons européens (et même de guêpes) donne le même résultat. Je le redis, nous ne sommes plus dans le rationnel. » Quels conseils pouvez-vous donner aux riverains d’un nid ? Il faut d’abord savoir que le frelon asiatique ne retourne jamais l’année suivante dans le même nid. À une exception près, au Pays basque, nous n’avons jamais vu de cas de recolonisation. Si tuer une fondatrice ne sert pas à grand-chose, puisqu’elle est immédiatement remplacée, détruire un nid en octobre (ou plus tard) n’est pas utile non plus. À cette époque de l’année, le nid est pratiquement vide, et écologiquement mort puisque les sexués sont déjà partis. Je ne vois pas l’intérêt de détruire les nids en hiver, d’autant que c’est le plus souvent aux frais des riverains, et fort cher. On peut, et il est même recommandé d’attaquer par traitement un nid en activité, à condition de l’enlever après. Car il faut savoir qu’il est rapidement colonisé par les oiseaux, qui peuvent être à leur tour intoxiqués par les produits.

Découvert en 2006
Le Lot-et-Garonne est pointé sur la carte de France comme étant le département d’importation du frelon asiatique, chez un producteur de bonzaïs du Villeneuvois. «Ce n’est qu’une piste» indique Jean Haxaire. Le premier signalement officiel est en avril 2006 à Francescas, mais son arrivée est datée à la fin 2004
Publié le 02/01/2012 09:35 | R.R
Le frelon asiatique sera déclaré nuisible en 2012
Un arrêté ministériel, destiné à harmoniser la lutte contre le frelon asiatique, est sur le bureau de la ministre. En attendant, le piégeage et la destruction des nids restent les deux méthodes les plus efficaces.
«Le classement de l’espèce comme nuisible permettra au ministère de l’agriculture, en charge d’organiser la lutte d’être plus efficace. Il permettra également aux collectivités locales et aux services d’incendie et de secours (SDIS) d’intervenir plus systématiquement alors qu’ils ne se déplacent pour l’instant qu’en cas de danger immédiat ». Ces propos signés Nathalie Koscuisko-Moriset, ministre du développement durable, sont une réponse au député du Tarn Philippe Folliot, qui le 21 décembre a interpellé la ministre lors des questions au gouvernement, sur la prolifération du frelon asiatique. La ministre concluait ainsi sa réponse : « C’est une bonne initiative que vous prenez, nous la suivrons ». En clair, le gouvernement semble disposé à harmoniser la lutte contre le frelon asiatique sur l’ensemble du territoire, reste cependant à connaître les modalités de cette lutte. « Quand l’arrêté classant le frelon asiatique dans la liste des animaux nuisible sera pris, précise Philippe Folliot, et j’espère qu’il le sera avant le printemps, période propice pour la destruction des nids, les apiculteurs, mais également les collectivités locales et le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) pourront mieux contribuer à l’éradication de l’insecte ».
De 200 € à près de 1 000 €
En attendant, et c’est d’autant plus visible avec la chute des feuilles, les nids de frelons fleurissent en cette période hivernale, comme la semaine dernière encore à Saint-Juéry. Et ce sont bien sûr les particuliers qui se trouvent le plus souvent démunis, lorsque dans leur jardin apparaît un nid perché dans un arbre. Que faire ? Les pompiers ? Ils n’interviennent que s’il y a un danger immédiat, près d’une école par exemple. Une société spécialisée ? C’est en général le recours, mais l’intervention est payante. La facture peut varier de 200 € à près de 1 000 € selon que le nid est plus ou moins facile d’accès. Alors certains en appellent aux pouvoirs publics : conseil général, communes, ou groupement de communes. mais sans cadre juridique, il leur est difficile d’intervenir.
De son côté, Europe-écologie-les Verts, qui ne souhaite pas « développer partout les phobies des frelons », estime « qu’il est urgent d’en savoir plus sur cet animal : cycle des reines, repérage des nouveaux nids ». D’un point de vue scientifique, le muséum national d’histoire naturelle, qui travaille sur la question depuis plusieurs années, affirme que « tant que de nouvelles techniques n’auront pas été mises au point, la destruction des colonies reste la méthode la plus efficace pour diminuer les populations de frelons ».
Bannir le fusil
Le piégeage aux abords des ruches, technique utilisée par les apiculteurs, semble efficace. Encore faut-il faire les choses correctement. Conseil de René Malautier, apiculteur dans le Gard, référent en matière de destruction du frelon : « On fabrique facilement un piège avec des bouteilles d’eau en matière plastique. Pour attirer les frelons il faut préparer un mélange de bière brune, de sirop de cassis, de framboise ou de grenadine et de vin blanc qui est un répulsif pour les abeilles. Surtout ne pas mettre de miel. Le piège doit être à l’abri de l’eau. Surtout ne jamais le laver ou le rincer, d’une année sur l’autre le frelon, grâce à son odorat, y reviendra tout seul ». Quant à la solution du coup de fusil dans le nid ? « C’est très déconseillé car dangereux, estime l’apiculteur, car il faut plusieurs tireurs qui visent simultanément plusieurs parties du nid. Et les frelons qui en réchapperont seront ensuite très agressifs ».
Publié le 26/12/2011 07:48 | J.M.
Va-t-on vers un miel aux OGM ?
La vente de miel OGM n’est pas autorisé e mais la législation vient d’ouvrir la porte aux semences OGM. Une situation ubuesque . Les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme .
Est-ce que l’on marche sur la tête ? On sait tous les problèmes que rencontrent aujourd’hui les apiculteurs, des mortalités importantes sont constatées dans les ruches. Par-dessus le marché le maïs transgénique Monsanto 810 est à nouveau légal ; le Conseil d’État a cassé l’interdiction gouvernementale. Le problème c’est que le pollen devenu transgénique transporté par les abeilles est une composante du miel et que celui-ci ne peut être commercialisé à cause justement de la présence d’OGM ! On dirait une histoire à la Raymond Devos, absurde à souhait. Bertrand Théry, apiculteur membre de la Confédération paysanne, raconte comment s’est déclenché le processus : « Un apiculteur bavarois s’est plaint que son miel contenait du pollen transgénique. La Cour de justice européenne a rendu sa décision : le miel de pollen de maïs OGM doit être considéré comme une denrée alimentaire contenant des ingrédients produits à partir d’OGM. Le pollen étant modifié, il faudrait que Monsanto demande une autorisation pour que le miel soit commercialisable. Ce qui n’est pas le cas. En Europe les surfaces cultivées en OGM représentent environ 94 000 ha. Les Espagnols en possèdent 76 000. Du coup toute leur production de miel est bloquée. La moitié du miel consommé en Europe provient du Chili, d’Argentine ou de Chine.
La cour européenne a cassé le moratoire français estimant qu’il n’y avait pas assez de preuves sur la nocivité des OGM ; du coup le principe de précaution n’était pas jugé nécessaire. Le problème c’est que les agriculteurs peuvent maintenant acheter des semences OGM et semer pour le printemps 20012. Nous, on va se retrouver dans la même situation que les apiculteurs espagnols. On a saisi le président de la République, les ministères concernés (agriculture et environnement) qui sont d’accord avec nous. Le problème c’est qu’il faut agir vite en interdisant la commercialisation des graines. Malgré l’interdiction du pollen OGM dans le miel, les agriculteurs peuvent utiliser leur stock de semences. Si on laisse faire, il y en aura partout et l’on dira alors que c’est trop tard. On nous a fait le coup pour les insecticides, en laissant traîner. Alors la commission européenne modifiera sa décision en décidant que le pollen n’est pas un ingrédient du miel. À terme il ne restera plus qu’a coller des étiquettes miel OGM sur nos produits. Pour nous ce serait une catastrophe en termes d’image de marque. Les OGM sont incompatibles avec l’apiculture de qualité, mais les lobbies (semenciers et certains décideurs du monde agricole) voudraient bien qu’on dégage. Ce sont eux qui dirigent. »
OGM ou Rien
Dominique Masset, maire de Montagagne, inculpé dans le procès des Faucheurs volontaires, résume tout le problème : « L’OGM est colonisateur, il n’y pas de cohabitation possible avec les autres cultures. C’est reconnu en Espagne, aux USA et au Canada. C’est les l’OGM… ou rien ! Les cultures bio ou traditionnelles deviennent impossibles. C’est ce que nous avons dénoncé dans les procès des faucheurs. Nous avons expliqué les dangers pour les apiculteurs. Ce sont les premières victimes. Il y en aura d’autres. »
Publié le 28/12/2011 09:04 | P.P.
Quelques graines pour les oiseaux de nos jardins
Les jardiniers connaissent bien ces petits moineaux, rouges-gorges, verdiers, mésanges, merles et autres chardonnerets qui gazouillent à qui mieux mieux. Au printemps ils récoltent des chenilles et autres larves voraces, consommatrices de fleurs ou de feuilles effectuant un ménage salutaire dans les planches semées. Ces captures leur permettront de nourrir leurs nichées.Mais l’hiver, ces derniers, pour raison de pénurie d’insectes, deviennent principalement granivores, et fructivores. Alors pour les fidéliser, et leur permettre de passer les journées les plus froides, quelques graines de tournesol, de la graisse et une assiette d’eau seront pour eux un quotidien festin. N’oublions pas de placer la mangeoire hors de portée… des chats !
Pour de plus amples informations, on peut consulter le site de la LPO Tarn : tarn@lpo.fr
Publié le 04/01/2012 08:40 | Didier Babou
Énergies propres : le bio gaz débarque dans l’Aude
Depuis quelques jours, les producteurs de bio gaz, issu de la décomposition organique, peuvent écouler leur production sur le réseau GRDF. Ce qui change tout.
Ce n’est sans doute pas demain la veille que l’on fera cuire le cassoulet au bio gaz en Lauragais, mais l’idée a fait beaucoup de chemin et vient même de recevoir un sacré coup d’accélérateur. Depuis quelques semaines, fin novembre 2011, les producteurs de bio gaz peuvent vendre leur production à GRDF, comme le font déjà les producteurs d’énergie éolienne ou photovoltaïque. Et même si le prix d’achat du bio gaz, fixé par décret, est encore très supérieur à celui du gaz naturel, cette décision semble devoir lancer la filière. À telle enseigne que deux projets sont déjà sur les rails dans le département, l’un à Narbonne, l’autre à Lasbordes, ce dernier étant porté par la société Valorem, basée à Carcassonne.
Le bio gaz, qu’es aco ?
Pour mesurer l’enjeu que représente la production de bio gaz il est indispensable de comprendre son principe de production. Finalement assez simple d’ailleurs puisqu’il s’agit de mettre en fermentation des déchets organiques qui, en se décomposant produisent du gaz méthane. Parmi ces déchets organiques, les produits de l’agriculture, de la viticulture en particulier, des industries agroalimentaires ou des stations d’épuration fournissent une matière première abondante et même les déchets ménagers s’ils sont bien triés. Si le principe est simple, la réalisation demande tout de même des installations assez sophistiquées mais parfaitement au point aujourd’hui. Les avantages de ce système sont en outre multiples. Outre le fait que ces « usines à gaz » produisent de l’énergie à partir de déchets, elles permettent en premier lieu de les recycler « proprement », et lorsque la méthanisation est terminée, les matières restantes constituent un excellent engrais. En outre, le bio gaz est une énergie qui permet d’alimenter les fours industriels qui brûlent à haute température.
L’équivalent de 4 éoliennes
Seul bémol, si on le compare avec le solaire ou l’éolien (qui injectent leur production directement dans le réseau électrique), le bio gaz ne peut être systématiquement produit à proximité d’un distributeur de gaz, plus diffus que le réseau électrique. En outre, l’été, la consommation de gaz baisse et la gestion de ces compléments de production au gaz naturel devient très compliquée.
Mais les possibilités offertes par la production de bio gaz sont énormes. Le projet développé par Valorem à Lasbordes permettra de produire autour de 20 000 mgw/h soit l’équivalent de 4 grosses éoliennes. On en est déjà à imaginer des stations de production de bio gaz à proximité des villes qui pourraient recycler les déchets ménagers, ceux des abattoirs, des stations d’épuration des entreprises locales et fournir le carburant des transports publics.
Publié le 30/12/2011 13:08 | RelaxNews
Bonnes résolutions 2012 : manger des fruits de saison
Afin de réduire l’empreinte carbone due à l’importation des fruits et d’inciter à consommer ceux produits en France, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) rappelle, à l’occasion des fêtes et des traditionnelles bonnes résolutions à prendre à chaque nouvelle année, le calendrier des fruits de saison.
En hiver, la production française de fruits se compose essentiellement de kiwis (janvier à mars), de mandarines (novembre à février) et d’oranges (novembre et décembre). Les Français peuvent trouver par ailleurs sur les étals des poires, dont la durée s’étend de juillet à mars. La pomme, autre fruit à la longévité importante, se mange de juillet à décembre.
Dès le printemps, commencent à venir les fruits que les Français trouveront essentiellement jusqu’à la fin de l’été, voire l’automne. Ainsi, les premières framboises arrivent en juin et durent jusqu’en octobre. La mûre se déguste d’avril à octobre. La rhubarbe est quant elle un fruit du printemps, puisqu’elle se trouve d’avril à juin.
De juin à août, cassis, cerises, fraises, melons seront les fruits de l’été par excellence, avec les abricots et les grosseilles (juillet et août), la mirabelle (juillet à septembre), la prune et le pruneau (août et septembre) et les pêches et nectarines (juillet à septembre).
Ensuite, place aux fruits de l’automne avec le coing (octobre-novembre), la myrtille (juillet à octobre) et le raisin (septembre-octobre).
Publié le 23/12/2011 09:27 | J.-L. M.
Colomiers. Des astuces pour mieux consommer
Chaque mois, Corinne Mesté intervient à la Maison citoyenne Saint-Exupéry afin d’échanger avec les Columérins sur les habitudes de consommation. Des réunions à la fois informatives et ludiques qui permettent d’adopter souvent des comportements plus responsables. « Le but de ces animations est de faire faire aux gens des économies », explique Corinne Mesté, conseillère en économie sociale et familiale au sein du service de la vie des quartiers de la mairie. « Je suis souvent confrontée en tant que travailleur social aux difficultés que rencontrent des familles dans la gestion de leur budget. On peut souvent tout faire avec ce que l’on a chez soi pour l’entretien de la maison. Le groupe que nous formons est aussi une façon de faire un pied de nez à la crise en établissant des réseaux de solidarité ».
Quiz ludique
C’est sous forme de questions réponses que les participants au groupe Consom’action font l’apprentissage de nouvelles méthodes de consommation. Lors de la dernière réunion, beaucoup ont découvert qu’il était possible de faire sa lessive avec de la cendre ce qui représente une économie de 50 € par an. La cendre, de cigarette cette fois, permet aussi à l’aide d’un coton d’enlever des rayures superficielles sur les verres des lunettes. Stop aussi aux insecticides avec une seule orange plantée de clous de girofle pour faire fuir les moustiques… « C’est très bien de se réunir et d’échanger des astuces », estime Marie. « Je ne possède que quatre produits d’entretien pour tout faire chez moi. C’est plus économique et plus écologique ».
Après une première série de réunions sur les économies d’énergie, la consommation et les astuces, le prochain rendez-vous aura lieu en janvier sur les pièges bancaires et la gestion du budget et en février sur les soins esthétiques à moindre coût avec des produits naturels. Ce sont les participants qui choisissent les thèmes abordés. Ces réunions peuvent aussi être développées à la demande dans d’autres quartiers.
Renseignements : 05 61 15 31 79.
Publié le 30/12/2011 08:29 | La Dépêche du Midi
Les protecteurs des oiseaux volent au secours de la chouette effraie des clochers
Elle a vraiment une bonne bouille, cette chouette effraie. Brassens disait qu’« elle porte son cœur sur sa figure ». On l’appelle la Dame Blanche ou l’effraie des clochers, car elle adore les combles des églises, où elle peut voleter et nicher à son aise : un lieu béni pour ce volatile.
« Mais la chouette est en danger, indique Francis Morlon, directeur de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de l’Aude. De plus en plus, on ferme les bâtis anciens, les granges, les combles, les greniers, pour en faire des logements, ou pour se protéger des invasions de pigeons. Du coup, les chouettes n’ont plus d’endroits pour nicher. »
Deuxième danger : l’agriculture intensive, qui fait disparaître des champs les petits rongeurs « alors que la chouette est leur prédateur naturel, et peut être l’alliée des agriculteurs ».
Enfin, les autoroutes, où les chouettes meurent en nombre, écrasées par les voitures. On estime en France qu’une chouette effraie meurt tous les deux kilomètres d’autoroute.
La chouette effraie est très présente dans nos régions, mais sa population est en baisse un peu partout. La LPO demande aux automobilistes de ralentir sur les autoroutes et aux amis des oiseaux de poser des nichoirs. Une chouette attention.
Publié le 04/01/2012 03:45 | La Dépêche du Midi
Balma. Agenda 21 : ruchers, produits bio et débats
Il y a 20 ans, lors du sommet de Rio, 173 pays dont la France ont adopté le programme Agenda 21, qui ambitionne d’associer les populations aux choix environnementaux, économiques et sociaux du XXIe siècle.
A Balma, la commission Agenda 21 a développé 69 actions entérinées par le Conseil municipal du 20 décembre 2007. L’accroissement de la population du nord-est toulousain touche particulièrement Balma, dont les projections prévoient 20 000 habitants à l’horizon 2020 contre 14 000 aujourd’hui. Les décisions municipales liées à la vie de la commune passent toutes par le filtre Agenda 21. Christine Barbier, maire adjoint en charge de l’Agenda 21, mentionne pêle-mêle « l’installation de la crèche au Cyprié, les paniers de Noël pour le Secours populaire, l’implantation de ruchers, les maisons de quartier, l’aménagement du cœur de ville, le tri des déchets des services municipaux, la rénovation thermique des bâtiments publics ».
Christine Barbier rappelle que « Balma est une mairie éco-responsable qui limite son impact sur l’environnement. Tous les agents sont sensibilisés au développement durable. Cela passe, par exemple, par les formations à l’éco-conduite de 40 agents municipaux, ou par l’utilisation de produits ménagers bio ».
Elle cite aussi les 18 % de logements sociaux dont bénéficient les Balmanais. L’objectif des 20 % imposés par la loi SRU est donc en passe d’être atteint.
Soirée pédagogique le 20 janvier
La mission pédagogique de l’Agenda 21 n’échappe pas à Christine Barbier qui évoque la projection du film de Coline Serreau, « Solutions locales pour un désordre global », qui a réuni 250 personnes. Ou encore la future soirée-débat sur le thème de « l’alimentation et le développement durable », vendredi 20 janvier. « Il faut de la concertation car les gens doivent comprendre », conclut l’élue.
Publié le 03/01/2012 03:50 | Le Petit Bleu
NKM : la LGV Bordeaux-Toulouse se fera
«Le Grand Projet Sud-Ouest (GPSO) n’est pas remis en question. C’est très clair», a affirmé hier la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet qui en a rappelé le calendrier précis : « Pour la liaison Bordeaux-Espagne, comme pour Bordeaux-Toulouse, nous avons un engagement de mise à l’enquête publique courant 2013, avec une déclaration d’utilité publique (DUP) en 2014». Concernant le troisième prolongement entre Poitiers et Limoges, «on est engagés sur une enquête publique en 2012, pour une DUP en 2013».
Des collectivités, comme le conseil régional Midi-Pyrénées ou le conseil général des Pyrénées-Atlantiques, avaient indiqué en décembre qu’elles suspendraient leur financement acté pour la ligne Tours-Bordeaux, dont la construction va commencer, et exigeraient le remboursement des sommes versées si elles n’obtenaient pas de confirmation de l’extension de la LGV vers l’Espagne et Toulouse.
«NKM fait amende honorable»
Ces réactions faisaient suite aux déclarations de la ministre lors de la clôture des Assises du ferroviaire, le 15 décembre, où devant les difficultés financières de l’Etat et des collectivités, elle avait fait part de son intention de demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse.
NKM «fait amende honorable, c’est bien la moindre des choses après avoir instillé le doute dans l’esprit des élus locaux quant au devenir du GPSO», a indiqué hier dans un communiqué le conseil général des Pyrénées-Atlantiques, qui dit toutefois attendre «une réponse officielle du Premier ministre (…) sollicité récemment sur ce dossier».
Si la ministre a assuré que «la parole de l’État ne sera pas remise en cause sur le GPSO, qui est un coup parti», elle a cependant observé que le gouvernement devrait «faire des choix (…) pour ce qui est des lignes nouvelles».
«Il y a pour plus de 4 500 kilomètres de lignes nouvelles à grande vitesse inscrits au schéma national des infrastructures de transport, soit environ 110 milliards d’euros d’investissement. On ne pourra pas à la fois assumer les lourds travaux de rénovation en cours et lancer simultanément tous les projets. Sans rien abandonner, il faut établir une hiérarchie entre ces projets», a-t-elle indiqué.
Pour boucler les lourds investissements de ces nouvelles lignes, NKM a assuré que le gouvernement rechercherait «un maximum de financements privés» et que «la part restante devra être financée à parité entre l’État et les collectivités».
Si l’une d’elles n’était «pas au rendez-vous sur une branche ou sur une autre, il faudra bien alors ajuster les calendriers de réalisation», a-t-elle prévenu.
Publié le 25/12/2011 09:25 | Philippe Emery
La pervenche malgache soigne le cancer et la circulation du sang
L’imposant bâtiment aux formes ovoïdes du centre de Recherche et Développement Pierre Fabre, au cœur de l’oncopôle , abrite scientifiques, labos ou une étonnante échantillothèque. Bruno David, chercheur de plantes, pharmacien, botaniste voyageur , approvisionne le centre en végétaux et nous conduit sur les chemins du «hasard heureux», à la source de bien des découvertes scientifiques.
Il vous détaille le type de cerisier dont le bois tapisse l’immense hall d’entrée du centre de Recherche et Développement Pierre Fabre. Bruno David peut vous vous citer chacune des espèces de plantes et d’arbres qui ornent l’intérieur et l’extérieur du vaste ensemble conçu par l’architecte Roger Taillibert au cœur de l’oncopôle. Derrière les lignes courbes des bâtiments de béton et de verre, entourés de bassins qui font songer aux douves d’un château fort des temps modernes, vivent les scientifiques qui recherchent les médicaments de demain.
Bruno David, pharmacien, botaniste et phytochimiste de formation, fait partie du millier de collaborateurs de recherche et développement de Pierre Fabre Médicament, qui y consacre un quart de son chiffre d’affaires. Sa quête, trouver les plantes, à Toulouse, Castres, ou au bout du monde pour approvisionner le centre de R & D toulousain. Un globe-trotter qui donne des clés, ouvre des horizons. Les quelque trois mille étudiants en première année commune aux étudiants en médecine et pharmacie de Toulouse, à qui il donne des cours, ont bien de la chance.
Ce quinqua qui se dit « jamais malade » et « homéotherme », affirme pouvoir skier par – 20 °C comme chercher des végétaux par 40° à l’ombre de la forêt équatoriale sans changer de tenue. à l’écouter, on a l’impression de comprendre quelques-uns des mystères de la science. Comment les chercheurs étudient les animaux qui se soignent par instinct ou essai : singes d’Amérique du sud qui régulent leur fertilité en mangeant certaines plantes, chimpanzés de Tanzanie, mourants, qui quittent leurs sous-bois pour aller chercher le bon élément d’une plante amère aux vertus antiparasitaires, éléphants qui utilisent des plantes favorisant l’accouchement.
« De tout temps, l’utilisation instinctive des plantes a permis de se soigner », explique Bruno David, « chamans et guérisseurs utilisaient des plantes pour apaiser le courroux des dieux et soigner les hommes. 30 % des grands médicaments sont d’origine végétale », rappelle-t-il, « et dans le domaine du cancer, la biodiversité contribue à 70 % ». L’inlassable « chercheur de plantes » évoque aussi le « hasard heureux », ou sérendipité, à l’origine de tant de découvertes, de la pénicilline par Fleming, au Viagra, au départ testé pour le cœur mais dont les effets bien connus ont été révélés par les bonnes sœurs infirmières se plaignant de l’assiduité de leurs patients !
La première collection privée au monde
La plus importante collection privée de plantes et de végétaux au monde se trouve au centre de Recherche et Développement Pierre Fabre, à Toulouse. Bruno David a commencé en 1998 cette échantillothèque en collectionnant les plantes, celles de son jardin et des parcs publics de la Ville de Toulouse comme les végétaux ramenés de ses pérégrinations en Afrique ou en Asie lointaines. Aujourd’hui, la collection regroupe pas moins de 14 000échantillons végétaux (et poudres de plantes). «On est encore loin de la collection publique américaine de la National Cancer Institute qui en compte plus de 100 000», note Bruno David, songeur, « ils ont commencé bien avant nous, dès 1961, quand les états-Unis décrétèrent la guerre au cancer en même temps que le pari d’envoyer des humains sur la Lune. Ils ont réussi pour la Lune, pas pour le cancer».
«Chaque seconde disparait un terrain de football de jungle tropicale. Ce sont des armoires à pharmacie qui s’évanouissent en même temps»
Bruno David, botaniste
Bio express
Bruno David est né il y a 52 ans à Dôle, ville natale de Louis Pasteur, dans le Jura. D’où son goût, dès la petite enfance, pour les sciences et les plantes.
Parcours : 1984 : études de pharmacie à l’Université de Dijon. 1985 : entre à l’institut de Chimie des substances naturelles du CNRS, dans le groupe dirigé par Pierre Potier, inventeur de l’hémisynthèse, qui aimait à dire : «On n’a pas beaucoup de chances de trouver une aiguille dans une botte de foin mais on peut tomber sur la fille du fermier».
1990 : entre à l’institut de recherche Pierre Fabre où il dirige pendant 17 ans le laboratoire de phytochimie.
2007 : directeur de l’approvisionnement en plantes et botanique du service Recherche et Développement des Laboratoires Pierre Fabre.
Formation universitaire : docteur en pharmacie de l’Université de Dijon, diplômé d’un master en phytochimie de l’Université de Paris XI.

le chiffre
Le chiffre : 3 000
familles>Vivent de la culture de la pervenche à Madagascar. Le centre de Recherche et Développement des laboratoires Pierre Fabre fait cultiver le Catharanthus roseus dans une des zones les plus pauvres du monde, au Madagascar, où il fait vivre 15 000 personnes.
Publié le 02/01/2012 09:02 | Pierre Vincenot
« Allô le 3101 ? Vous reprenez mon vieux sapin ? »
La nouvelle année sonne sonne la fin du sapin qui trône dans le salon. Les boules et autres guirlandes vont retourner dans leur boîte pour un an. Mais que faire du conifère qui a égayé la maison pendant les fêtes ? Le brûler dans la cheminée ? Mauvaise idée, le risque d’incendie est trop grand. Ceux qui ont un jardin pourront toujours essayer de le replanter, mais il y a peu de chances que l’arbre reparte. La solution de la poubelle ordinaire est aussi à bânir. Ainsi, avant de se débarasser de votre sapin sur le trottoir, il faut respecter une procédure simple. « Il suffit d’appeler l’office de la tranquillité au 3101 pour prendre rendez-vous et les agents municipaux viendront enlever le sapin dans les 24 heures », explique Alexandre Marciel, élu en charge de la propreté. Les services municipaux peuvent ainsi organiser leur tournée de manière efficace et les émissions de CO2 sont réduites. Les Toulousains peuvent aussi les apporter dans la déchetterie la plus proche.
Seconde vie
Les sapins ainsi récoltés seront mélangés aux autres déchets verts et transformés en compost. Cette mixture est utilisée à 80 % dans les espaces verts de la ville, les 20 % restants sont distribués aux Toulousains qui ont un jardin. La prise de rendez-vous auprès de l’office de la tranquillité contribue à la propreté de la ville et limite l’encombrement des trottoirs ; C’est donc un acte de civisme, qui ne coûte rien aux Toulousains, l’enlèvement est en effet gratuit.
Une centaine de conifères sont récoltés tous les jours pendant trois semaines dans les rues de Toulouse. Au total, plus de 11 000 tonnes de déchets verts sont récoltés tous les ans. Ils produisent plus de 6000 tonnes de compost, de quoi enrichir le futur square du Capitole.

Mettre en valeur une mare
Les 13 479 Toulousains qui ont acheté leur sapin auprès du grand magasin Ikéa se sont engagés à recycler leur arbre de Noël dans une déchetterie. La marque suédoise reverse un euro par sapin à l’ONF.
Les 13 479 euros ainsi récoltés permettront de mettre en valeur une mare de la forêt de Bouconne. Des arbres seront coupés pour lui donner plus de lumière, les fossés d’alimentation seront rouverts et les berges mises en pente douce. Voilà un bon geste écolo.
Publié le 04/01/2012 08:14 | G.-R. Souillés
Antennes-relais : la guerre des ondes est relancée
La réglementation nationale sur l’exposition aux ondes des antennes de téléphonie mobile est-elle suffisante ? Certainement pas pour les élus toulousains du groupe Ecologie-Les Verts qui ont fait voter au dernier conseil municipal une résolution interpellant le gouvernement sur la nécessaire protection de la population aux effets des champs électromagnétiques. « Aujourd’hui la loi, qui repose sur des textes de 1999, fixe la valeur limite d’exposition aux ondes UMTS à 61 V/m, alors que plusieurs pays de l’Union européenne ont réduit cette limite d’exposition à 3 V/m, explique le groupe écologiste. L’Autriche a même été plus loin en fixant cette limite à 0,6 V/m, valeur reconnue comme le meilleur compromis entre la préoccupation de la santé publique et celle du fonctionnement du service de téléphonie mobile ». Les Verts veulent aussi une loi qui accorde aux maires les moyens de réguler ces implantations d’antennes relais en fonction des critères fixés. « Pour l’heure un maire ne peut s’opposer à l’implantation d’infrastructures, à l’exception de celles qui relèvent du domaine public non routier, et son rôle reste pour l’essentiel cantonné à de la médiation », s’insurgent les écologistes. En pleine explosion de la téléphonie mobile, il s’agit pour eux du principe minimal de précaution.
Des effets mal connus
En juin 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pris la décision de classer les ondes de la téléphonie mobile dans la catégorie des agents « cancérogènes possibles ». Confirmant un rapport publié en 2009 par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) qui évoquait un domaine « incertain ». L’AFSSET soulignait également « qu’il existe des signaux suffisants d’effets biologiques ». Et la majorité des scientifiques s’accorde aujourd’hui a minima pour l’application du principe constitutionnel de précaution.

Publié le 23/12/2011 10:08 | RelaxNews
Conso, auto, environnement : ce qui change pour les consommateurs en 2012
Transports
Ile-de-France : Les prix des transports franciliens augmenteront de 1,5% au 1er janvier prochain, en raison du passage du taux réduit de la TVA de 5,5% à 7%, finalement invalidé par le Sénat la semaine dernière.
Environnement
Commerces : à compter du 1er juillet, les commerçants devront éteindre les lumières de leurs boutiques de 1h à 6h du matin, obligatoirement. Cette annonce s’inscrit dans un programme de 27 mesures destinées à engendrer des économies d’énergie, aussi bien du côté des entreprises que des ménages et des pouvoirs publics.
Ampoules à incandescence : d’ici 2013, toutes les ampoules à filament devront avoir disparu des étals européens et être remplacées par des lampes basse consommation. Au 31 décembre 2012, toutes les ampoules à incandescence de 25W auront disparu en France.
Auto : Bonus-malus écologique : Au 1er janvier 2012, le barème sera révisé et permettra d’espérer bénéficier d’un bonus jusqu’à 5.000?, pour une voiture neuve émettant moins de 50g de CO2 par km. Le barême démarre par un bonus de 100? pour les automobiles neuves émettant moins de 105g de CO2 par Km. Dans le même temps, un malus sera appliqué pour les voitures trop polluantes. Ce dernier s’échelonnera entre 200?, pour une émission comprise entre 141 et 150g de CO2 par km, et 3.600? pour une émission supérieure à 231g de CO2 par km.
Gaz : Au 1er janvier prochain, les tarifs réglementés du gaz progresseront de 4,4%, comme annoncé par le ministère de l’Industrie. Par ailleurs, à compter du 1er janvier 2012, le tarif social du gaz sera revalorisé de 10%. Les consommateurs concernés bénéficieront d’une réduction moyenne, pour un foyer de quatre personnes, de 156? par an, au lieu de 142? actuellement.
Publié le 24/12/2011 07:56 | Pauline Croquet
Les végétariens, rois du pétrole
Le contenu de nos intestins peut-il un jour aider à remplacer le pétrole ? Celui des végétariens fait en tout cas avancer la recherche. Des scientifiques toulousains ont mis au jour des superbactéries qui, à terme, pourraient bien révolutionner la chimie verte. Présentes dans les organes digestifs et excréments d’un cobaye qui ne mange pas de viande, celles-ci sont capables de dégrader des fibres alimentaires de façon rapide et puissante. « En reproduisant le cocktail d’enzymes, nous pourrions les utiliser pour dégrader des déchets verts qui serviraient de substituts aux produits dérivés du pétrole et en voie d’épuisement », explique Renaud Nalin, directeur général de la société de chimie verte Libragen. En somme, ils contribueraient à fabriquer détergents, cosmétiques, médicaments, additifs alimentaires, matériaux, et même des carburants.
Les chercheurs toulousains de Libragen ont collaboré dans cette étude avec le Laboratoire d’ingénierie des systèmes biologiques et des procédés (LISBP), une unité mixte de l’Insa de Toulouse, de l’Inra et du CNRS.
Les chercheurs ont fait la singulière découverte lors d’un programme de recherche, lancé il y a quatre ans, et visant à étudier les capacités digestives des individus selon leur régime alimentaire.
Il ne s’agit pas d’exploiter au long cours, et directement, les excréments de végétariens. Il n’est pas non plus question d’expliquer comment ces bactéries y ont atterri. « Nous avons récupéré dans les excréments de l’individu végétarien des milliards de micro-organismes. Mais, comme il est aujourd’hui impossible de cultiver en laboratoire toutes ces espèces, nous avons utilisé leurs gènes pour transformer la bactérie modèle Escherichia coli », explique Gabrielle Véronèse du LISBP. Impossible pour le moment de donner le nom de l’enzyme magique. « Ce serait comme révéler un secret industriel », avoue Renaud Nalin.

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