Revue de presse CLDD 06 12 2011

SOMMAIRE

Eviter les pièges du photovoltaïque

Cultiver chez soi, en hiver

Pamiers. Bientôt plus de produits bio locaux à la cantine.

Cornebarrieu. Le nouvel éco-quartier va monter en puissance.

Il crée un boîtier pour récupérer l’eau chaude.

L’art de conserver le patrimoine végétal

Montjoie-en-Couserans. C’est le roi du sapin de Noël cultivé « bio ».

Les agriculteurs taxés pour utiliser les graines de la récolte précédente.

Port-la-Nouvelle. Huile de palme: l’UE met la pression.

Des fougères pour vos coins d’ombre.

Castanet-Tolosan. Le compost domestique au bas des immeubles.

Launaguet. Planter des arbres, c’est très classe.

Environnement : réduisons nos déchets.

Valoriser les franges de l’aire urbaine.

Des paysans locaux ouvrent une épicerie.

 

Publié le 05/12/2011 08:00 – Modifié le 05/12/2011 à 10:13 | Richard Hecht

Eviter les pièges du photovoltaïque

La vente d’électricité a encore de beaux jours devant elle . A Roquefort, les Charrier ont investi dans la production, à partir de panneaux photovoltaïques installés sur le toit de leur maison.Jacky Charrier est le prototype de l’autoconstructeur-né. A Roquefort, dans la côte qui monte au château cet habitant a bâti sa maison -orientée plein sud- en misant sur le chauffage tout électrique voici 10 ans, après avoir hésité pour le gaz. Il fut le premier sans doute sur la commune à opter pour le photovoltaïque en 2008. L’installation lui a coûté 20 000€ moins les 8000€ de crédit d’impôt.

Complètement autonome

La vente d’électricité lui rapporte entre 1500 et 1800€ par an, non imposables. Après avoir réglé sa propre consommation, il lui reste environ 300€ de bénéfice.Ses 21 m2 de panneaux photovoltaïques produisent une moyenne de 20 kilowatt par jour l’été, beaucoup moins l’hiver avec peu de luminosité. Le prix de l’électricité vendue est calculé sur l’indice de la consommation, soit en moyenne 0,55 centimes d’euro, avec 80 % de rendement garantis 20 ans par le constructeur. Jacky Charrier a calculé que, dans environ 7 ans, il aura rentabilisé son investissement. L’engagement avec EDF est de 20 ans. C’est tout bénéfice…

L’entretien est quasi-nul : « Je nettoie les panneaux 2 à 3 fois par an, avec un peu d’eau, au moment des pollens. » En dehors de cette intervention, le système fonctionne sans intervention. Le soleil travaille pour lui.

Pour Jérôme Culiez, 38 ans, de Saint-Loup, dans le Tarn-et-Garonne, bénévole du GPPEP (Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque dont le siège est à Toulouse créé en 2009), cette installation a été bien conduite. Ce salarié de BMS-UPSA au Passage, en visite chez les Charrier, porte un jugement positif sur la démarche de ces Roquentins : « C’est un bon exemple en la matière. Le mieux est de tout vérifier avant de se lancer. »

Le GPPEP, une force de proposition et interlocuteur d’EDF, est un soutien reconnu. Depuis 2009,1000 adhérents en France suivent sur le site dédié, les conseils pour procéder à une installation photovoltaïque, lire le guide simplifié des démarches administratives ou encore trouver des arguments en cas de litiges. « Nous représentons et défendons les adhérents tout au long du processus » précise Jérôme Culiez.Le milieu s’est assaini. « Beaucoup d’écodélinquants ont disparu » constate ce passionné. Jacky Charrier et Jérôme Culiez partagent le même engouement pour le développement durable. Et dans le cas du photovoltaïque, cela rapporte, toute en soignant sa fibre écologique…

GPPEP            contact@gppep.orghttp://gppep.org,  culiez.jerome@orange.fr

 

Publié le 01/12/2011 07:44 | Patricia Lagaillarde

Cultiver chez soi, en hiver

Des fraises ou des framboises, des tomates ou autres légumes cultivés en appartement, c’est possible. Le secret ? Une serre d’intérieur, créée par un Palois et que l’on peut acquérir à Tarbes grâce à Mathieu Lambert.

Dans son magasin situé rue Georges-Lassalle à Tarbes ouvert il y a deux mois, Mathieu Lambert fait pousser, dans une serre d’intérieur, un framboisier, quelques pieds de fraises et autres pieds de tomates. Avec une particularité qu’en ce mois de décembre, quelques fleurs apparaissent sur chaque plante. Qui se transformeront en fruits ou légumes pour Noël, de quoi donner un peu de couleur estivale pour le repas des fêtes, en tout cas prêts à être récoltés cet hiver.

Quelques fruits et légumes qui poussent chez vous, dans une pièce de la maison ou de l’appartement, à l’intérieur d’une serre, c’est possible.

« Cette technique a été développée par un Palois qui en a déposé une marque. C’est une serre qui permet aux gens de cultiver les plantes qu’ils veulent chez eux, ce peut être des légumes, mais aussi des plantes d’ornement, le principe étant d’être dans le bio-organique », explique Mathieu Lambert.

Dans ces serres aux dimensions variables, les plantes poussent grâce à un soleil artificiel. La chaleur provient de lampes que l’on change selon qu’on se trouve en période de croissance (lumière blanc-bleu) ou de floraison (plus orange). « Actuellement, l’ampoule dégage une lumière et une chaleur équivalentes au mois de juillet », explique-t-il. « On peut gérer tous les climats, tropicaux, secs… Les plantes poussent dans des conditions optimales, le tout c’est d’en prendre soin et de bien s’en occuper », souligne Mathieu, qui donne toutes les clés du fonctionnement aux clients potentiels intéressés.

Rainbowgrowshop, 52, rue G.-Lassalle à Tarbes, tél. 05.62.93.75.36.

Le chiffre : 250 euros > Tout compris. C’est le prix (serre, terre, ampoules) d’une serre de 1 m2 sur 2 m de haut, mais il en existe de différentes tailles.

 Des murs Végétaux

Mathieu Lambert construit également des murs végétaux à poser à l’intérieur d’une maison ou d’un appartement. « On reproduit le milieu dans lequel poussent les plantes. A la base, nous avons un bac de réserve d’eau, le support où poussent les plantes est équipé d’un système d’alimentation en eau », indique-t-il. Ces murs végétaux ne demandent pas trop d’entretien : il suffit de procéder à la taille des plantes et de les nourrir régulièrement avec de l’eau et de l’engrais.

 

Publié le 29/11/2011 09:41 | E.C.

Pamiers. Bientôt plus de produits bio locaux à la cantine

Près de 10 hectares d’agriculture bio seront mis en culture à Pamiers bientôt. Un maraîcher devrait assurer cette production au bénéfice de la cantine « bio » de Las Parets.Pamiers bio, chapitre agriculture. Lors du dernier conseil municipal, les élus ont évoqué ce serpent de mer local, quoiqu’ayant reçu depuis plusieurs années un commencement d’exécution, depuis que la ville a pris le virage vert. C’est Françoise Matricon, l’élue des Verts, qui a mis le doigt là où le bât blesse. On sait que depuis bientôt dix ans, Pamiers a opté pour le « bio » dans le choix des produits qui composent les menus de la cantine scolaire. Au début ce « bio » était plutôt « produit du terroir » de qualité toutefois. Depuis la ville est passée en phase « deux » avec une exigence « bio » dans ses contenus. Mais voilà, il ne suffit pas de vouloir, il faut encore pouvoir. Car la vraie ambition « bio » ce n’est pas de commander à Bordeaux si nécessaire, mais s’approvisionner sur le marché local au nom des circuits courts. Et là, c’est plus dur ! « La Cantine Las Parets est 100 % bio depuis février. Mais il faut savoir quelle énergie Serge Biancchi doit déployer pour avoir des légumes dans les volumes nécessaires, le jour prévu et qui ne viennent pas d’Aquitaine ou de Languedoc-Roussillon » souligne Francoise Matricon. Pour s’en convaincre il suffit de regarder les étals « bio » du marché, ils ne sont pas légion. Et même si certains ont le mérite de le faire exister, les productions sont trop maigres pour satisfaire totalement les besoins de plusieurs centaines de rationnaires de la cantine scolaire. Françoise Matricon, donc a demandé si on ne pouvait pas profiter « des terres plates et de bonne qualité de Cailloup » pour que l’on y réserve deux ou trois hectares destinés à l’installation d’un maraîcher bio.

Ailleurs qu’à Cailloup, mais sur Pamiers

Louis Claeys, qui veille sur ces terres de patrimoine, a paru quelque peu surpris par la proposition, d’autant que le site de Cailloup va accueillir en plus du « coco » qui y a refait souche, une vigne pour faire revivre le vin de Pamiers. Lucien Quèbre, maire adjoint a finalement repris la balle au bond. Certes il n’a pas nié la réalité du problème, mais réservant son effet, a annoncé à l’assemblée qui si Cailloup ne pouvait pas être destiné à cette mission, il aurait à proposer prochainement « l’installation d’un maraîcher bio qui envisage de produire sur plusieurs hectares ». On parle de 10 hectares, c’est un objectif. Le lieu est inconnu. Mais c’est évidemment sur Pamiers. On trouverait donc là un fournisseur qui pourrait compléter l’approvisionnement apporté par les producteurs bio locaux. La nouvelle a été accueillie favorablement, on s’en doute, par les élus, et par Françoise Matricon, qui venait d’évoquer le cas d’une commune comme Mouans-Sartoux, qui d’une autre façon, mais avec le même objectif a mis en place un « maraîcher municipal » qui assure l’intendance de 800 rationnaires chaque jour !

Chaque jour 800 rationnaires à servir

Il ne s’agit pas de servir quelques repas bio. On est ici quasiment à l’échelle industrielle, puisque chaque jour la cantine assure le repas de 800 rationnaires. Ces enfants s’ils sont scolarisés en maternelle sont servis dans leur école selon, le principe de la liaison chaude, pour éviter de trop longs déplacements, les autres sont accueillis sur le site de la cantine Las Parets où ils sont transportés par une noria de bus.

Pamiers. « Une bouffée d’air pour l’exploitation »

Quand Jean-Hubert Mazel a commencé à fournir la cantine de Pamiers en 2000, une bouffée d’oxygène s’est invitée sur son exploitation. Le pain, bio, deux fois par semaine, en tout 180 pains moulés hebdomadaires sont fabriqués dans le four à bois traditionnel. Et le poulet, bio évidement, au total en moyenne 90 volailles par mois livrés au restaurant scolaire.

Jean-Hubert Mazel est agriculteur en bio depuis 35 ans, lorsqu’on lui a proposé de travailler pour les repas quotidiens des petits appaméens c’est tout un marché qui s’est ouvert à lui et à sa famille à Villeneuve-du-Latou. « Grâce à la cantine, j’ai pu embaucher deux de mes enfants sur l’exploitation ainsi qu’une jeune femme deux jours par semaine, Michaël s’occupe des animaux, ma fille et ma femme de la logistique et moi du pain, mais nous sommes tous polyvalents », car le marché du bio est particulier. Avant la cantine, Jean-Hubert Mazel vendait sa production uniquement sur les marchés de la région, ensuite sont venues les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), autant dire que la cantine a changé la donne. « Désormais nous avons un client régulier, nos prix ont été négociés mais vue la quantité, l’échange est intéressant », une sécurité non négligeable pour la famille.

Niveau organisation, les changements sont arrivés petit à petit : produire son propre blé pour devenir autonome, le moudre dans un moulin à meule de pierre qu’il a fallu construire, tout comme les cabanes pour les poulets, « au début nous perdions un peu les pédales même si nous ne fournissions que 300 couverts, en fait c’est venu crescendo ». Depuis, les enfants des écoles ont visité la ferme et pour l’agriculteur le bonheur est là : « même si c’est une goutte d’eau dans un océan, les petits appaméens sont bien nourris ».

 

Publié le 29/11/2011 08:02 | La Dépêche du Midi

Cornebarrieu. Le nouvel éco-quartier va monter en puissance

Ils étaient nombreux à se réjouir, ce dernier samedi, lors de l’inauguration de l’éco- quartier « Monges Croix du Sud ». A commencer par le maire de Cornebarrieu, Gilles de Faletans, se félicitant de « cette réalisation exemplaire », et louant « l’efficacité des équipes qui ont travaillé sur ce projet depuis le début, bien aidés par la procédure de marché de définition, et qui ont su franchir les différents contre temps ». Allusion à la crise de l’immobilier en 2008, ou à la nécessaire adaptation du PLU (plan local d’urbanisme). Il faut dire que le site présente de nombreux atouts, à entendre les commentaires des urbanistes, paysagistes et architectes qui ont pris la parole lors de la visite effectuée à pied. « Un morceau de campagne, avec des éléments en terrasse construits autour », dont le caractère originel a été préservé, « les eaux pluviales sont traitées naturellement, avec des bassins de retenue, sans réseau souterrain dédié », et les matériaux de construction en découlent, pour la première réalisation, bois et pierre du Gard. « La main de l’homme a transformé un site remarquable en quartier à vivre », a souligné Alain Fillola, héritier de l’histoire au titre de président d’Oppidea. Et les grandes signatures, qui ont déjà obtenu deux grands prix de l’urbanisme, n’ont pas laissé indifférent Pierre Cohen, président de la communauté urbaine du Grand Toulouse, louant « la créativité, l’audace des équipes et des bailleurs sociaux ». Pas étonnant de les retrouver à l’œuvre sur des projets toulousains.

L’équipe de maîtrise d’œuvre : Bruno Fortier, Frédéric Bonnet, Michel Desvigne, urbaniste, architecte et paysagiste du quartier. Les logements en chiffres : 20 livrés, 213 en chantier, Permis déposé pour 264, et 300 autres à l’étude.

 

Publié le 27/11/2011 09:27 | Recueilli par J. Matas

Il crée un boîtier pour récupérer l’eau chaude

Fraîchement titulaire d’un doctorat de physique décroché au LAAS-CNRS de Toulouse, Hugo Durou est un jeune entrepreneur innovant à l’avenir prometteur. À la tête de la société Energy Harvesting Tech, ce Toulousain de 27 ans, originaire du Lot, vient de recevoir le Prix Galaxie, récompensant le projet « écoRC ».

En quoi consiste ce projet ?

Il s’agit d’un dispositif qui capte la chaleur de l’eau évacuée pendant notre douche et sert pour préchauffer l’eau froide alimentant le chauffe-eau. Cela permet de diviser par quatre la consommation d’énergie. Pour donner un ordre d’idée, à chaque douche, on perd autant d’énergie que si l’on ouvrait une fenêtre en plein hiver pendant une heure. Avec ce procédé de récupération, l’eau usée part à une température de 38 degrés et l’on retrouve une eau à 34 dans l’échangeur, donc quasiment rien n’est perdu.

Comment cette idée vous est-elle venue ?

En regardant une émission sur l’isolation de certaines maisons. On y parlait du VMC double flux, un système qui utilise la chaleur présente dans l’habitat pour chauffer l’air neuf qui entre. Nous avons eu l’idée d’appliquer ce système à l’eau. Des réalisations artisanales existent déjà depuis les années soixante-dix, mais elles n’étaient pas suffisamment viables écologiquement et économiquement. À force de travail, notre équipe est parvenue à viabiliser le projet.

À quoi ressemble le produit ?

C’est un boîtier d’une dizaine de kilos et de la taille d’une boîte à chaussures. Il s’agit d’un récupérateur très compact, qui peut se greffer à un système déjà existant.

Quand pourra-t-on se procurer l’écoRC ?

Depuis fin janvier, nous le commercialisons via notre site internet au prix de 1 100 euros pour un récupérateur divisant par quatre la consommation d’énergie. Pour le moment, nos clients sont des auto-constructeurs. Ce n’est qu’une niche, mais cela nous a permis d’avoir des retours sur le produit et d’approfondir des utilisations auxquelles nous n’avions pas pensé. Au total, l’équipe et ses 10 associés ont investi 120 000 euros dans la recherche et développement. Aujourd’hui, l’écoRC amorce sa phase de commercialisation, c’est pourquoi nous cherchons des partenaires.

Que va vous apporter le Prix Galaxie ?

Hormis l’apport financier, nous bénéficions de l’accompagnement, pendant un an, d’un entrepreneur. C’est important pour nous, car nous sommes quatre jeunes issus de la technique, et donc peu familiers au management. Il nous reste des choses à apprendre.

 

Publié le 27/11/2011

L’art de conserver le patrimoine végétal

Le Conservatoire régional végétal d’Aquitaine organise deux journées portes ouvertes pour démarrer la saison. Tous les fruits issus du verger pourront être dégustés, pour mieux choisir les variétés à replanter chez soi. Ce sont toutes d’anciennes variétés, rustiques et goûteuses, sauvées de l’oubli.

« Le but du conservatoire est de retrouver le patrimoine végétal régional créé de longue date dans les campagnes », explique Evelyne Leterme, chercheur et responsable du Conservatoire régional d’Aquitaine.

La formidable collecte a démarré en 1979 : « une enquête ethnobotanique », chacune des espèces trouvées ici ou là traduit le quotidien des habitants. « J’ai écouté les gens décrire les fruits, l’arbre, expliquer les greffes. » Parfois, la chercheuse a découvert des variétés au goût incertain mais à l’utilisation ancrée dans les mœurs depuis plusieurs générations, comme la « bouilhao », cette poire farineuse mais à l’origine d’une excellente eau de vie ! Toutes les variétés répertoriées ne sont pas inscrites au catalogue de vente du conservatoire. Seules le sont celles susceptibles de plaire au plus grand nombre, de s’adapter facilement aux différents terrains…

Parmi les nombreuses découvertes de ce patrimoine végétal, des variétés uniques, inconnues à l’extérieur d’un périmètre parfois de quelques kilomètres carrés seulement, comme la « datil », une prune 100 % locale et donc non apparentée ou alors de très loin, à la prune ramenée par les Croisés dont les descendants, greffés (ente signifie greffe), fournissent encore les succulents pruneaux d’Agen.

La « datil » n’a rien à leur envier. « Il y a quelques années, j’ai trouvé un seul arbre dans le Lot. La prune « datil » est plus petite, issue de croisements naturels, et résiste bien aux maladies. Elle est bonne en frais mais aussi en séché, nous en avons fait l’expérience. Seul, Prayssica la produit à Prayssas. »

Derrière chaque arbre qui prend racine dans les terres généreuses des bords de la Garonne, il y a une histoire. La grand-mère qui greffe, le père qui récolte… Le Conservatoire répertorie quelque 2 000 variétés de seize espèces différentes : pommes, poires, noisettes, raisins…

Revenir à des cultures qui laissent l’arbre créer ses propres défenses

« Il faut accepter les évolutions. Par le passé, l’homme a développé des méthodes de culture qui ont privilégié les parasites en traitant abondamment de sorte que l’arbre ne savait plus se défendre seul. La tendance est à redécouvrir les méthodes qui limitent les variétés sensibles, c’est à dire qui privilégient les variétés résistantes naturellement aux parasites, même si elles ont des fruits plus petits, moins bons à l’origine. Nous associons ces variétés à d’autres : un beau fruit mais sensible associé à un autre résistant mais plus petit. Nous observons. Beaucoup se révèlent inintéressants, mais pour d’autres, c’est gagné ! » Pour obtenir une variété qui répond aux attentes des consommateurs et des producteurs, il faut environ vingt années.

Le Conservatoire régional possède dix-neuf sites à travers les cinq départements d’Aquitaine. « Toutes les variétés se retrouvent ici et un quart de ce que nous produisons est doublé sur les autres sites. » Le Conservatoire, c’est cinq agents techniques à temps plein, un à deux élèves en alternance, des stagiaires et une flopée de bénévoles. L’association de soutien, créée en 1985 par Evelyne Leterme et Jean Pernes, compte 821 adhérents. 130 d’entre eux sont présents durant les deux journées de la fête de l’arbre, cette fin de semaine.

Fête de l’arbre et des fruits d’antan, aujourd’hui dimanche 27 novembre. Après cette fête, le Conservatoire est ouvert de décembre à mars, du lundi après-midi au samedi matin et du 1er avril au 31 octobre, du lundi au vendredi de 9 heures à 12 heures et de 13 h 30 à 17 h 30. Conservatoire végétal régional d’Aquitaine à Montesquieu, Tél. 05 53 47 29 14, site Internet : http://www.conservatoirevegetal.com

 

Publié le 01/12/2011 09:11 | J.M.

Montjoie-en-Couserans. C’est le roi du sapin de Noël cultivé « bio »

Michel Vuillier est l’un des plus gros producteurs de sapins de Noël de la région et le seul en production bio. Qui plus est, il récupère les sapins et les recycle après les fêtes.

S’il existe encore des doutes sur le lieu où vit le Père Noël, pour ce qui est des sapins de Noël, point de mystère. L’Ariège figure dans les premiers rangs de la production régionale avec l’entreprise agricole Bois Sud de Michel Vuillier, à Montjoie-en-Couserans. Sur une centaine d’hectares poussent 450 000 arbres dont 10 000 vont partir ces jours-ci pour l’utilisation que nous connaissons tous ; le jour de Noël ils seront garnis de guirlandes, boules et autres décorations scintillantes. Mais Michel Vuillier, représentant la quatorzième génération d’une lignée d’hommes de la terre, voit plus loin. L’an prochain il devrait atteindre le million de sapins et sera ensuite en mesure de fournir à chaque Noël entre 50 et 80 000 arbres. « J’ai repris l’exploitation paternelle dans les années 1980, on faisait du tournesol et diverses cultures, ainsi que des sapins, environ 800 à 1000, rien de comparable. Une nouvelle dynamique s’est déclenchée en 2007 : pour le premier Noël de l’A380, il fallait un beau sapin. J’ai été le seul producteur à répondre présent avec un arbre de 18 mètres de haut. Ce fut un calvaire à transporter ! Sur la route ça allait, mais au péage les caissières étaient effarées, avec toutes se branches qui s’étalaient ! C’est à partir de là que l’on est passé à une autre échelle. Au marché-gare de Toulouse un professionnel de la vente m’avait dit qu’il avait du mal à couvrir la demande. Il était obligé de faire venir des sapins du Canada par container frigo. Il y avait un créneau à prendre. » Comme Michel Vuillier avait déjà pratiqué l’agriculture bio, il s’est dit qu’avec ses acquis il pourrait continuer en bio. Et c’est ce qu’il a fait en suivant un cahier des charges précis : pas de traitement chimique, pas de désherbage et de pesticides. Du jamais vu ; à l’heure actuelle il serait le seul en Europe à cultiver le sapin bio. Il s’est dit aussi pourquoi ne pas récupérer les sapins après les fêtes et les débiter en plaquettes de chauffage ? Un concept écologique qu’il a pu mettre en œuvre pour boucler la boucle de la vie d’un sapin.

Recyclage des sapins de NoëL

Michel Vuillier disposait d’une plate-forme pour débiter des plaquettes de bois énergie, c’est pour cela qu’il a songé à recycler les sapins que l’on laisse à la déchetterie après les fêtes. Grâce à la ville de Saint-Lizier, il put tenter l’expérience, qui s’avéra positive. Michel Vuillier a fait ses calculs en ce qui concerne le recyclage des sapins de Noël : avec 200 sapins on obtient 1 m3 de plaquettes forestières, bonnes pour les chaudières, puisque le rendement de chauffage est de l’ordre de 95 %. Or 1 m3 de ces plaquettes est l’équivalent de 100 litres de fuel. Imaginez ce que l’on pourrait faire avec les 10 000 sapins qui seront mis sur le marché cet hiver par le producteur ariégeois. En France chaque année 5 millions de sapins sont mis en vente par les professionnels.

Le chiffre : 1Million > Sapins. C’est l’objectif de plantation que s’est fixé Michel Vuillier pour l’an prochain . Ce qui lui permettra de mettre sur le marché entre 50 000 et 80 000 arbres.« J’ai repris l’exploitation paternelle dans les années 1980, on faisait du tournesol et diverses cultures, ainsi que des sapins, environ 800 à 1000, rien de comparable».

Michel Vuillier,

 

Publié le 03/12/2011 08:00 | S.B.

Les agriculteurs taxés pour utiliser les graines de la récolte précédente

Le parlement français a voté une loi décriée. Elle oblige les agriculteurs français à payer une taxe pour continuer à ressemer les graines de la récolte précédente. Nombreux sont ceux qui considèrent que ce texte « bafoue des pratiques ancestrales ».

Depuis l’adoption par les députés d’un texte sur les COV (certificats d’obtention végétale), le débat sur la protection des semences fait rage. Ce texte, qui conforte les spécificités du COV, un droit de propriété intellectuelle original différent des brevets, va contraindre des agriculteurs à payer une taxe pour continuer à ressemer les graines de la récolte précédente, une pratique ancestrale. Si la semence de ferme était en théorie interdite, elle était jusqu’à présent largement tolérée. Ce n’est plus le cas.

« La France était dans l’obligation de se mettre en conformité avec les traités européens sur la protection des semences. Ce texte fixe un cadre juridique qui permet à tout un chacun d’utiliser, sous conditions, les semences fermières » explique Gérard Crouau, délégué régional Midi-Pyrénées du Gnis (groupement national interprofessionnel des semences ». Les « royalties » ainsi perçues pour la réutilisation de variétés protégées doivent servir à sécuriser le financement de la recherche, mieux protéger la propriété intellectuelle et donner aux industriels semenciers les moyens de continuer à travailler.

L’enjeu est de taille. « La France est le leader européen de production de semences » rappelle Gérard Crouau.

En outre, selon la Coordination nationale pour la défense des semences fermières, la moitié des céréales cultivées étaient jusqu’ici ressemées par les agriculteurs. Si les responsables du principal syndical agricole français applaudissent, estimant que le renforcement du COV permet d’éviter le recours aux brevets mis en place aux États-Unis pour privatiser le vivant et améliore les ressources génétiques, le texte est cependant fortement contesté par des syndicats agricoles et des élus de gauche.

Le collectif « Semons la diversité » estime qu’il est digne de l’ancien régime, qu’il « bafoue un droit ancestral des paysans et va faire lever un vent de révolte dans les campagnes ». « Cette loi va livrer l’agriculture aux rois de la semence » juge pour sa part un député PS de la Dordogne, Germinal Peiro. La polémique n’a pas fini de rebondir.

« Il faut se méfier des caricatures »

Pourquoi, selon vous, cette loi était nécessaire ?

Christiane Lambert, Première vice-présidente de la Fédération nationale du syndicat des exploitants agricoles (FNSEA). En préambule, je souhaite rappeler qu’il s’agit d’une directive européenne que la France n’avait pas encore transposée dans son droit. Il en découlait un vide juridique préjudiciable aux agriculteurs. La loi qui vient d’être votée permet de le combler. En réalité, la loi va permettre aux agriculteurs de continuer à utiliser leurs propres semences dans un cadre juridique clair moyennant une contribution financière aux semenciers.

Quel serait le coût de cette contribution ?

Environ 3 euros par an et par hectare pour un rendement moyen en France de 60 quintaux. Je précise que les agriculteurs qui ont moins de 15 ha et qui livrent moins de 92 tonnes de céréales seront exonérés de cotisation.

Que répondez-vous à ceux qui craignent que cette loi ne réduise la biodiversité ?

C’est faux. C’est une incroyable caricature. Que je sache, réutiliser une ou plusieurs fois une semence à l’identique n’accroît pas la biodiversité. Grâce à la recherche, on a pu développer la biodiversité intervariétale des espèces. Pour pouvoir faire face aux défis démographiques et climatiques, la recherche est essentielle.

L’une des critiques concerne la brevetabilité du vivant.

Une fois de plus, on mélange tout. Ce dont il est question dans la loi, c’est le COV (certificat d’obtention végétale). C’est un droit de propriété intellectuelle collectif. Il est libre d’usage pour créer de nouvelles variétés. Un brevet est attaché à une entreprise. Pour l’utiliser, il faut des autorisations. En France, on a préservé ces COV alors qu’aux États-Unis, en Australie ou au Japon, les variétés végétales sont protégées par des brevets et ne peuvent donc pas être utilisées sans autorisation. Nous défendons le système de certification qui va à l’encontre de la notion de brevetabilité du vivant.

« Les agriculteurs pourront continuer à utiliser leurs semences dans un cadre juridique clair »

« C’est une loi totalement scélérate »

Que pensez-vous de l’adoption récente, par le parlement, de la proposition de loi UMP sur le certificat d’obtention végétal ?

José Bové, Député européen (commission agriculture et développement rural), porte-parole d’Eva Joly. Ce texte est scélérat. Il impose de fait un verrouillage sur les semences par les grandes sociétés semencières. Derrière cette loi se profile bientôt l’impossibilité pour les agriculteurs de réutiliser leurs propres semences. C’est un droit ancestral qui est remis en cause. Le droit des paysans de ressemer leurs semences est le fondement de l’agriculture et de la biodiversité. Déjà, en 1989, la filière des industriels de la semence et le ministère de l’Agriculture avaient signé un accord visant à interdire le triage à façon, autrement dit l’impossibilité pour les agriculteurs de réaliser leurs semences à partir de leurs récoltes. À l’époque, nous avions déjà combattu cette mesure. La loi votée récemment n’est que le prolongement de ces efforts pour favoriser des intérêts privés.

Quelles sont les conséquences de l’application de cette loi ?

On assiste à une privatisation du travail de l’agriculteur. S’il souhaite réutiliser ces semences, il devra s’acquitter d’une taxe qui, en augmentant progressivement, va dissuader quiconque de faire de la semence de ferme. Ces cotisations s’apparentent à des royalties prélevées sur le travail des paysans au profit de la filière semencière. D’ici quelque temps, les semenciers pourraient avoir une mainmise totale sur les semences. À l’évidence, le lobbying des semenciers et du président de la FNSEA, M. Beulin, sur les parlementaires a parfaitement fonctionné. La FNSEA est d’ailleurs contrôlée par les grands céréaliers qui, souvent, sont aussi les actionnaires des entreprises semencières. Avec cette loi, ils font leur business.

Qu’envisagez-vous de faire ?

L’an prochain, en 2012, si nous gagnons les législatives, nous remettrons en cause cette loi.

« Si nous gagnons les législatives en 2012, nous allons remettre en cause cette loi injuste ».

 

Publié le 06/12/2011 08:36 | La Dépêche du Midi

Port-la-Nouvelle. Huile de palme: l’UE met la pression

Il y a quelques semaines, Catherine Grèze, Députée européenne du Sud-Ouest et coordinatrice de la Commission développement au Parlement européen, interpellait la Commission européenne au sujet du projet d’usine de raffinage d’huile de palme à Port-la-Nouvelle.

« Le projet de la multinationale Sime Derby, qui possède déjà des milliers d’hectares de plantation en Asie et au Libéria, semble peu compatible avec la Directive européenne sur les énergies renouvelables, selon laquelle les biocarburants et bioliquides ne doivent pas être produits à partir de matières premières provenant de terres de grande valeur en termes de diversité biologique ou présentant un important stock de carbone. »

Position confortée par la réponse très claire donnée à Catherine Grèze par la Commission : « dans plusieurs pays en développement, l’extension légale et illégale des plantations destinées à la production d’huile de palme figure parmi les principaux facteurs de dégradation des sols organiques et des forêts et de leur disparition ».

La Commission compte d’ailleurs suivre de près cette filière, puisqu’à partir de 2012, elle remettra tous les deux ans un rapport sur son incidence sur l’environnement, et les conflits d’usage avec d’autres cultures.

Pour Catherine Grèze : « Après l’annonce de la multinationale de reporter sa décision de financement du projet, cette réponse de la Commission jette un peu plus le discrédit sur ce projet.

Aujourd’hui, plus personne ne peut ignorer la nocivité de ce produit pour la santé et l’environnement. Au Nord comme au Sud. »

 

Publié le 03/12/2011 09:19 | Jérôme Goust Photo DDM, Lisa Barth

Des fougères pour vos coins d’ombre

Pour les coins ombragés de vos jardins pensez aux fougères. Elles font partie des premières plantes apparues sur terre, il y a plus de 400 millions d’années, plusieurs millions d’années avant l’époque des dinosaures et environ 150 millions d’années avant l’apparition des premières plantes à fleurs.

Sans fleurs, les fougères sont cultivées pour l’aspect décoratif de leur feuillage.

La plupart des fougères rustiques aiment les sols légers, frais, poreux, en situation ombragée. Elles aiment l’ombre et l’humidité. Évitez-leur une exposition aux vents. Elles supportent de fortes sécheresses dans l’ombre des sous-bois; et en situation humide, elles supportent du soleil, sans excès cependant. Par exemple, l’osmonde prospère les pieds dans l’eau, alors que la rue de muraille ceterach se développe accrochée aux vieux murs bien secs.

Si la majorité aime les terres acides, certaines apprécient les sols calcaire ou neutre, comme cyrtomium falcatum, phyllitis scolopendrium, gymnocarpium dryopteris ou polypodium vulgare.

Certaines ont des feuillages persistants, tandis que d’autres passent l’hiver sous forme de souche ou de rhizome.

Les fougères sont faciles à cultiver et à entretenir. Certaines peuvent séjourner au même endroit pendant des dizaines d’années.

La plantation se fait dans un trou avec un mélange de terre de bruyère et de terre franche. On ajoutera un peu de sable, en particulier si la terre est lourde. Comptez de 1 à 5 pieds par m2 selon les espèces. Il faut bien enterrer la plante, un peu plus profondément que dans le pot. Il faut bien tasser la plante autour des plants et que la motte soit bien imprégnée d’eau. Un bon paillis entre les fougères fertilisera le sol et entretiendra l’humidité propice à leur développement.

L’entretien se limite à un nettoyage de fin d’hiver, à la reprise de végétation. Il faut laisser le feuillage faner et ne le supprimer qu’à la fin de l’hiver. À cette époque, il faut supprimer les frondes sèches. Coupez-les à la base pour dégager les jeunes pousses qui vont rapidement se développer en frondes adultes.

Les multiplier

Les fougères sont assez faciles à multiplier par division de souches. On l’effectue en fin d’hiver (mars). Si la souche est petite, on la déterre et on la divise à la main ou avec un couteau. Si la touffe est grosse, on plante deux fourches bêches dos à dos au milieu de la souche. Puis on écarte les fourches jusqu’à ce que la souche se sépare en deux. On peut répéter l’opération avec ces deux nouvelles souches, etc. Attention cependant : prenez garde de ne pas abîmer la base des frondes.

Pour les fougères à rhizome, arrachez une touffe en mars, coupez les frondes. Puis fractionner le rhizome de manière à ce que chaque nouveau tronçon comporte au moins un point d’où émergeront de nouvelles frondes.

Cadeau à lire

Les fêtes approchent, il faut penser aux cadeaux… parmi les petits plaisirs à offrir, pensez à l’agenda 2012 des Pyrénéens des éditions de Terran qui développe le thème des « plantes du naturopathe ». Histoires de plantes et anecdotes savoureuses accompagne des conseils pour nos petits maux, illustre de belles photos de plantes.

(128 pages – 16 euros, Editions de Terran BP 60 004 – 31 160 Aspet http://www.terran.fr)

 

Publié le 02/12/2011 08:08 | D.D.

Castanet-Tolosan. Le compost domestique au bas des immeubles

Dans le cadre de la semaine Européenne de réduction des déchets, le Sicoval a inauguré des nouveaux bacs envers le compostage domestique. Déjà en vigueur aux ormes, il a voulu amplifier cette démarche également présente à Ramonville. Les acteurs responsables de ce service, ont présenté aux riverains sensibilisés les divers gestes pour réduire les déchets domestiques et leur remettre un récipient personnel.

Munis de ce sceau, les locataires viennent déposer dans un bac en bois tous les déchets de cuisine, de jardin, de la maison.

Des épluchures aux coquilles d’œufs en passant par le marc de café, les fruits et légumes abîmes, etc. peuvent être amenés dans un bac. Dans un autre, des matières sèches sont stockées (feuilles mortes, bois, etc.). Ces deux catégories opposées sont alors brassées, mélangées dans un troisième bac ou elles seront régulièrement surveillées en attendant le compost. « Le système demande de l’implication.

Après, les utilisateurs utilisent le compost comme ils veulent. Avec l’expérience des points déjà en service, il est rare qu’il en reste »,souligne Alan Le Jeloux mandaté par le Sicoval dans l’accompagnement du compostage collectif.

Venus en voisin et pour amener son témoignage, Claude Courvoisier est référant à Ramonville. « Depuis deux ans, le système est en place dans le lotissement derrière Intermarché. Il y a 72 logements et nous sommes 26 à l’utiliser. C’est pour moi une belle surprise et j’invite les gens à venir confectionner leur compost. » Gérard Bollet, maire de Montbrun et vice président au Sicoval a commenté toutes les actions de la communauté d’agglomération en faveur de la réduction des déchets. « Il existe des composteurs individuels, collectifs mais également un service de broyage à domicile. Il ne faut pas hésiter à nous interpeller. »

D.Galinier : « sensibiliser au maximum »

Dominique Galinier, est depuis 4 ans, le référent du quartier des ormes, il se réjouit aujourd’hui, de la mise en place de bacs supplémentaires. « Il y a 150 logements, il y a de quoi faire. L’objectif est de sensibiliser un maximum de ménages. »

Bénévole, cet ingénieur à Astrium a découvert ce service au travers d’un stage d’école avec 4 étudiants. Le « projet tutoré Ensat-Sicoval » a été encadré par Jean Kallerhoff (tuteur professeur Ensat) sur une période d’une année scolaire. J’ai pris conscience du volume généré par les déchets domestiques. Je me suis rapproché du Sicoval et à l’issue d’une formation, je suis devenu référent. »

Sensibiliser les habitants à un geste utile

Son rôle est aussi simple qu’efficace sans pour autant lui prendre beaucoup de temps. « Une fois par semaine je viens surveiller les bacs, je suis à l’écoute des personnes, je leur fournis les sceaux. Le samedi matin je fais du porte à porte pour expliquer, sensibiliser. Il faut que ce procédé s’intensifie. Aux Ormes nous avons de la chance, nous possédons beaucoup d’espace. En plus du geste utile, il y a la satisfaction de produire son compost. »

 

Publié le 30/11/2011 08:23 | La Dépêche du Midi

Launaguet. Planter des arbres, c’est très classe

A l’occasion du «Green day» organisés par les magasins Simply market , une opération plantation d’arbres a été organisée vendredi 25 novembre sur l’espace vert communal des Jardins de Virebent à Launaguet. Cette action en faveur du développement durable, en partenariat avec les services techniques de la municipalité et la commission Environnement dirigée par Michel Rougé, était à l’initiative du directeur du magasin de Launaguet.

En effet, grâce aux dons de ses collègues, une trentaine d’arbres ont pu être offerts à la commune, des essences principalement mellifères comme des tilleuls, des saules ,des arbousiers, des arbres de Judée et des frênes à fleurs.

Un gazon fleuri à proximité permettra également au rucher de Simply de trouver tout le pollen nécessaire en temps voulu. Action citoyenne donc mais aussi éducative puisque 2 classes de CP de l’école des sables, impliquées dans des projets de plantation ont pu y participer. A l’issue de la plantation, un goûter -market a récompensé les petits et les plus grands. Gageons que la sainte Catherine portera bonheur aux nouveaux arbres.

 

Publié le 28/11/2011 08:56 | P.B.

Environnement : réduisons nos déchets

Au dernier marché, le Sictom et les élèves de l’institut Notre Dame d’Espérance de Lavaur proposaient un stand où chacun pouvait s’informer plus particulièrement sur le compostage domestique permettant de réduire nos déchets. L’action entreprise par les élèves de l’institut prenait tout son sens en plein cœur de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets . Evelyne Cournac, adjointe au maire, chargée du Développement Durable, présente tout au long de la matinée, déclarait : « C’est avec plaisir que la ville de Saint-Sulpice accueille cette action. ». Brigitte et Bernard, éducateurs spécialisés, travaillent avec leurs élèves sur l’environnement depuis 1995, au sein de l’établissement. Brigitte précise :»En 1994, nos élèves ont participé à la journée «Nettoyons la nature». De là, nous avons fait travailler les enfants sur l’environnement et après une réflexion en interne, l’idée d’avoir l’aide du Sictom s’est imposée à nous.». Bernard ajoute :»C’est un projet pédagogique à l’année. Nous essayons de faire prendre conscience à nos élèves que nous ne sommes que des locataires de la terre que nous habitons. Nous devons respecter notre environnement, de la nourriture à table jusqu’aux vers de terre dans nos jardins». Dernière précision, le SICTOM (Syndicat Intercommunal de Collecte et Traitement des Ordures Ménagères) de la région de Lavaur est un regroupement de 22 communes situées sur 2 départements et 5 cantons et couvre un territoire rural en pleine mutation de 350km2.

 

Publié le 26/11/2011 03:51 | La Dépêche du Midi

Valoriser les franges de l’aire urbaine

Toulouse/Chaque année, des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles ou non construites disparaissent au profit de l’expansion des villes. La confrontation entre les zones urbaines très dynamiques et les zones rurales, moins attractives, cristallise de nombreux déséquilibres. Comment concilier le développement urbain et le maintien des zones rurales ?

Depuis 2009, professionnels de l’urbanisme, environnementalistes, techniciens des agglomérations et élus planchent sur cette question, dans le cadre du projet européen Naturba, mené par l’APUMP, l’association des professionnels de l’urbanisme de Midi-Pyrénées. Ils clôtureront leurs travaux les 1er et 2 décembre, au Théâtre Garonne de Toulouse.

Naturba propose « d’inverser le regard » sur ces territoires en périphérie des agglomérations, pour mieux les organiser. Qu’il soit naturel, forestier, agricole, l’espace non urbanisé devient le point de départ d’extensions urbaines durables. Elles respectent et valorisent, à différentes échelles, ces zones entre ville et campagne, en privilégiant, par exemple, la réalisation de parcs urbains, de corridors écologiques, de jardins communautaires, de lieux à vocation culturelle.

Ces deux jours de rencontres et d’échanges mettront en lumière les actions menées sur neuf sites répartis dans quatre grandes agglomérations du Sud-Ouest européen : Toulouse, Lisbonne, Murcia (Espagne) et la province de Gipuzkoa (pays basque espagnol). Objectif : mieux réfléchir aux méthodes d’approche de ces lieux appelés aussi « naturbains », s’interroger sur leurs valeurs, imaginer leur gestion citoyenne.

 

Publié le 06/12/2011 09:13 | P. C.

Des paysans locaux ouvrent une épicerie

Ouverte depuis début novembre, le Recantou, épicerie de vente directe de produits locaux, a été inaugurée en présence des élus de la mairie et de la région, soutiens du projet. Une trentaine de paysans producteurs vivant à moins de soixante kilomètres de Toulouse dans les campagnes du Tarn, de l’Ariège et de Haute-Garonne se sont associés pour vendre volailles, fromages, pains, miels et légumes « sans pesticides ni OGM, des produits fermiers de qualité », souligne Maryse Loubrie-Bouttard, trésorière de l’Après, l’association à l’origine du concept. Une aubaine pour les clients « qui ne paient pas forcément plus cher qu’ailleurs » mais aussi pour les producteurs qui y voient un moyen de vivre avec une petite production en se passant d’intermédiaires commerciaux. L’épicerie est la deuxième du genre en ville après Ferme Attitude, une boutique qui fête sa première année. Avec une moyenne de 200 clients par jour, cette échoppe de proximité vit de beaux jours.

Ouvert du mardi au samedi. 42, rue des Sept Troubadours.

 

 

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