Revue de presse CLDD 24 11 2011

SOMMAIRE

Eau : 1,5 milliard de litres perdus.

Eau du robinet : ce que nous payons.

Bonrepos-Riquet. Orangerie : Riquet récupérait l’eau de de pluie

Launaguet. Grands travaux de l’Hers pour que la rivière chante à nouveau

Qui tire la chasse peut suivre sa trace sur internet

Dégagnac. L’expérimentation bois rameaux fragmentés se poursuit au Jardin Bourian.

Laplume. CTV sans bêche, binette ni sarclette.

Concentration record en 2010 des gaz à effet de serre dans l’atmosphère

Carcassonne. Surproduction de déchets : ça suffit

Auch. Le Colibus, l’utilitaire du futur

Bessières défend ses tomates.

Bessières. Projets de serres : ça chauffe entre 2 camps.

Les terres agricoles sont grignotées par le béton.

« Le Salon de l’auto se met au vert ».

Entreprise. Ibbéo crée des cosmétiques bio.

Tanus. Pour améliorer la fertilité des sols agricoles.

Un terrain municipal en friche cultivé clandestinement

Pour pouvoir continuer à semer librement

L2C transforme le gras en carburant

Les antennes-relais provoquent des acouphènes et des troubles du sommeil

Castelginest. Les maternelles aussi cultivent leur jardin.

Revel. Ils troquent leurs plantes et partagent leur savoir

Allergies : attention aux désodorisants et bougies parfumées.

Montastruc-la-Conseillère. Un éco-collège pour former des citoyens

Nathalie Kosciusko-Morizet au chevet du Canal du Midi

 

Publié le 24/11/2011 03:48 | Gilles-R. Souillés

Eau : 1,5 milliard de litres perdus

Chaque année, de 500 à 600 fuites sont enregistrées sur les 1 170 kilomètres de canalisations qui nous alimentent. Une goutte d’eau dans un océan de mètres cubes.

Ouvrir un robinet pour se servir un verre d’eau est devenu un geste anodin du quotidien. Difficile d’imaginer l’ingénierie qu’il cache sous nos pieds. C’est pourtant impressionnant. Jugez plutôt. À Toulouse c’est un réseau de 1 170 kilomètres de canalisations qui court sous terre. Des tuyaux majoritairement en fonte qui font l’objet de toutes les attentions des équipes de Véolia, concessionnaire de cette délégation de service public à l’échelle de la communauté urbaine. « C’est un circuit important qui impose une gestion patrimoniale précise, explique Patrice Carmaran, responsable réseau pour la ville. Avec des plans à jours, le suivi du vieillissement et des dates d’intervention ». Dans le sous-sol de la Ville rose, près de 80 % des canalisations ont été renouvelées. À un rythme de 3 à 4 kilomètres par an, les chiffres de 2010. « Ce qui représente un investissement de 7 millions d’euros annuels », précise Patrice Carmaran. Une des priorités reste le remplacement des branchements en plomb. Il en reste environ 5 000 qui ne devraient plus être qu’un vieux souvenir fin 2013.

Mais l’excellence du réseau toulousain, qui distribue une eau potable parfaite (taux de conformité physico-chimique et bactériologique de 100 %), ne le met pas à l’abri des fuites. « On en compte entre 500 et 600 sur l’année confirme Patrice Carmaran dont les trois-quarts sur les branchements. Mais nous avons fait beaucoup de progrès, il y a quelques années les fuites se comptaient en milliers ». Cette eau perdue se chiffre à 1,5 million de mètres cubes, soit 1,5 milliard de litres. Un total qui pourrait faire tourner la tête, mais qu’il faut rapprocher des 37 millions de mètres cubes distribués en un an dans la ville. Pas de quoi s’affoler pour le responsable du réseau de Véolia : « C’est une déperdition de 5 % sur de très gros volumes, notre taux de rendement est très bon, bien meilleur que dans d’autres villes ». Concernant l’eau traitée, ceci a quand même un coût et l’objectif est de toujours mieux limiter les pertes. Pour identifier les fuites, des capteurs de sons sont disséminés tout au long du réseau. Des « oreilles acoustiques » qui permettent d’intervenir rapidement. Et ici comme ailleurs, le temps c’est de l’argent. Le prix de l’eau potable (hors redevance et taxes) pour l’abonné domestique a baissé de 25 % l’an dernier, après renégociation avec Véolia du traité de concession conclu le en mars 1990 pour une durée de 30 ans. Aujourd’hui, le prix moyen du mètre cube assainissement et redevances comprises est de 3,20 € TTC.Plutôt raisonnable… Vous en reprendrez bien un verre ?

Le chiffre : 37

millions > Mètres cubes d’eau. C’est l’impressionnant volume qui est distribué dans une ville comme Toulouse en une année. Sur ce débit, les fuites représentent 1, 5 millions de mètres cubes (1,5 milliard de litres) soit une déperdition d’environ 5 %. En France, le vieillissement des canalisations a entraîné une augmentation des pertes d’eau. Mais Toulouse est l’une des villes qui s’en sort le mieux. Le taux de rendement du réseau est de 95 %, soit une très bonne fiabilité. Véolia consacre chaque année 7 millions d’euros au renouvellement des canalisations. Ce qui représente de 3 à 4 kilomètres de tuyaux…

Publié le 22/11/2011 08:41 | J.-M.D.

Eau du robinet : ce que nous payons

L’agence de bassin Adour-Garonne qui représente 6,8 millions d’habitants, a présenté hier les résultats de son étude sur le prix de l’eau et ses composantes dans le Grand Sud. La carte des disparités.

Non, le prix de l’eau du robinet n’est pas uniforme, même si on incline toujours à penser qu’il s’agit d’un bien inaliénable, presque patrimonial. L’enquête lourde que l’agence de bassin Adour-Garonne a confiée à la société G2C en dit long sur les disparités d’un territoire à l’autre. Cette étude sur l’analyse des facteurs qui influencent le prix de l’eau et l’assainissement répond à un souci de transparence imposée aussi par les pouvoirs publics.

Premier constat donc : les différences de prix d’un bout à l’autre d’un bassin de presque 7 millions d’habitants, à cheval sur six régions administratives. La facture que reçoit l’usager, dans laquelle interviennent le coût de la distribution, le traitement des eaux usées, et l’ensemble des taxes et redevances, augmente chaque année de 3,5 % en moyenne. Mais les variations restent parfois étonnantes. Quand le prix au mètre cube (distribution et assainissement compris), s’élève à 4,35 € à Tulle, ou bien à 4,24 € à Auch, il ne dépasse pas 2,81 € à Albi et même 2,61 € à Mont-de-Marsan (voire l’infographie). La raison de cet emballement ? Le relief, la distance entre la ressource et la zone urbanisée, mais aussi le mode de gestion en régie ou en délégation, explique Marc Abadie, le directeur de l’agence de bassin. Avec ses 210 000 km de réseau d’eau potable et ses 4 000 stations d’épuration, Adour-Garonne est une des agences françaises les plus lourdes à gérer.

Au 1er janvier 2010, le prix du mètre cube pour les communes desservies par un assainissement collectif était en moyenne de 3,63 €. Sans surprise, c’est l’assainissement qui grève le plus le budget. La fourchette de prix varie de 2,87 à 4,33 € sur l’ensemble des départements du bassin.

Dans la feuille que nous recevons, il est facile de remarquer que les redevances versées aux agences de l’eau ont grimpé à elles seules de 20 % en deux ans. « Mais nous ne sommes responsables que de 2 % de cette hausse », justifie Marc Abadie.

En fait, l’élargissement de l’assiette de la redevance pollution et la forte progression des demandes de financement liés au respect de la réglementation, ont gonflé les frais du seul chapitre redevances.

Sans surprise encore, le tarif reste très dépendant du mode de gestion de l’eau, selon que le service est confié à une régie municipale ou qu’il est concédé à un privé. Dans une commune qui gère elle-même la distribution d’eau, le coût au m3 est en moyenne de 1,61 € contre 1,94 pour un service délégué. Pour l’assainissement collectif, la note saute allègrement de 1,64 € à 1,91€.

Mais, plus que le mode de gestion et les facteurs territoriaux, c’est la taille du service définie par le nombre d’abonnés et l’importance des infrastructures, qui joue sur les prix : les petits et les grands services ont un prix moyen plus faible que les services intermédiaires.


La douzième année de sécheresse

La réunion d’hier a été l’occasion de revenir sur les effets de la sécheresse. Dans le bilan provisoire de l’étiage, 2011 a constitué la 12e année de plus fort déficit en 44 ans. Il est vrai que les conditions climatiques ont été assez atypiques, marquées par un hiver 2010-2011 et un printemps particulièrement secs. La saison printanière a été la plus sèche de ces cinquante dernières années. Entre novembre 2010 et le mois de mai, le déficit pluviométrique a été de 25 à 50 % inférieur aux valeurs normales. De fait aussi, les nappes phréatiques ont connu un tarissement rapide avec des niveaux très bas jamais atteints.

Publié le 21/11/2011 09:44 | Emmanuel Vacksman

Bonrepos-Riquet. Orangerie : Riquet récupérait l’eau de de pluie

En présence de nombreux invités, Jean-Paul Maronese, maire de Bonrepos-Riquet, a procédé mardi à l’inauguration de l’orangerie du château et, plus précisément, de sa nouvelle toiture. Pour la commune, qui compte 240 habitants, il s’agit d’un évènement essentiel tant l’orangerie représente un levier important du développement touristique de la région.

Un chantier de 255000 euros

Le chantier, dont le coût global est de 255 000 euros, a été financé par le mécénat populaire à hauteur de 30 000 euros, la direction régionale des Affaires culturelles pour 22 000 euros, la mairie de Bonrepos-Riquet pour 3000 euros et la Fondation du Patrimoine (représentée par Dominique Léger), grâce au mécénat de la Fondation Total (représentée par François Tribot Laspiere), pour un montant de 200 000 euros.

Passés les remerciements d’usage de Jean-Paul Maronese à l’égard des mécènes, des bénévoles, des élus, et du conseil général pour le rôle important qui fut le sien lors de la reprise du domaine, Françoise Laborde, sénatrice de la Haute-Garonne, a précisé « qu’il est intéressant de travailler avec de petites communes qui ont de beaux projets ».

Déjà éco-responsable !

Cette inauguration a été l’occasion de découvrir que Jean-Gabriel-Amable de Riquet, constructeur de l’orangerie vers 1770, avait déjà, à l’époque, un comportement éco-responsable.

En effet, Dominique Larpin, architecte en chef et maître d’œuvre, a révélé une découverte de l’entreprise Correa, en charge des travaux, à l’entame du chantier.

Enfoui dans les vestiges du bâtiment avant sa rénovation, les compagnons ont dégagé un réseau de petits canaux qui encadrait l’édifice à la base de sa toiture, et qui devait vraisemblablement récupérer l’eau de pluie dans de vastes citernes. Système avant-gardiste il y a près de 250 ans. Les motivations de Jean-Gabriel-Amable de Riquet ne touchaient certainement pas au développement durable tel qu’on l’entend aujourd’hui, mais son ingéniosité était remarquable.

Publié le 19/11/2011 03:47 | Philippe Vignon

Launaguet. Grands travaux de l’Hers pour que la rivière chante à nouveau

Depuis plus d’un mois, la rivière Hers au niveau du gymnase de la Palanque est en chantier de renaturation. La société Naudin et fils, spécialisée dans les travaux de rivière, sous la direction du SMBVH a fait un changement radical et impressionnant. A la place du canal rectiligne que tout le monde connaît, coule une rivière…

Ilôts, plages, eaux calmes ou vives…

Des îlots artificiels et des petites digues en galets créent des méandres avec des zones d’eau calme ou d’eau vive. Toutes ces petites infrastructures, ces seuils de fond, ont pour but de reconstituer le substrat du fond du lit qui a disparu après son recalibrage dans les années soixante-dix.

« Cela va permettre à la flore, aux herbiers de proliférer et donc de faire revenir la faune » explique Matthieu Maurice du Syndicat mixte du bassin versant de l’Hers. Des chemins d’accès descendent vers des plages aménagées au bord de l’eau.

Un univers bucolique

En descendant au bord de la rivière, les bruits de la ville disparaissent, la vue change complètement et on se retrouve plongé dans un univers très bucolique. Les îlots et les digues créent des flux et du courant pour faire des remous.

Il faut attendre les plantations au printemps

La rivière « chante à nouveau» un doux murmure. Pourtant il manque encore toutes les plantations. L’ensemencement sera différent suivant les niveaux. Sur les rives des herbes qui aiment l’eau, joncs, iris… Plus haut sur les talus, des « racineux » pour fixer la terre aulne, saules, aubépine (ndlr: un terrain de jeu naturel p our le malicieux chaffouineau sauvage, emblématique de la biodiversité du nord-est de l’agglo)… Et au dessus, sur les chemins, de l’herbage classique. en attendant les plantations, il reste encore un seuil de fond à faire en aval et cette tranche de travaux sera terminée. Les plantations auront lieu au printemps avant de s’occuper de la mare des Fouragères et son corridor vert.

Sur toute la longueur en 2020

La municipalité a entrepris ces travaux dans le but de faire revenir la vie dans la rivière. Ce travail de fond est très important, il va servir de modèle et de test, car, à terme, vers les années 2020, c’est sur toute sa longueur que l’Hers devrait être renaturé.

Publié le 18/11/2011 08:14 – Modifié le 18/11/2011 à 09:22 | © 2011 AFP

Qui tire la chasse peut suivre sa trace sur internet

Un site internet proposant de suivre à la trace les eaux usées une fois la chasse d’eau tirée, a été lancé en France à quelques jours de la 10e journée mondiale des toilettes, a-t-on appris vendredi auprès du promoteur du site, une marque de nettoyants WC.En indiquant son adresse mail, le lieu où on a récemment tiré la chasse sur le site flushtracker.com, on peut « suivre sa trace et recevoir des informations sur son parcours », précise le communiqué de Domestos (Unilever).

Ce site a déjà été lancé en 2010 au Royaume-Uni, en Irlande, Pologne et Afrique du Sud.

A travers cette journée, le samedi 19 novembre, l’Organisation mondiale des toilettes veut faire « prendre conscience que près de 40% de la population mondiale, soit plus de 2,6 milliards de personnes, n’ont pas accès à des toilettes propres et saines ».

« Chaque jour, plus de la moitié des lits d’hôpitaux d’Afrique subsaharienne sont occupés par des patients souffrant de maladies liées à ce manque d’hygiène sanitaire », explique encore l’ONG.Domestos s’engage à créer « 100 millions de toilettes supplémentaires », en aidant « les entrepreneurs locaux dans l’approvisionnement, la vente et l’entretien des toilettes ».

Publié le 20/11/2011 03:48 | La Dépêche du Midi

Dégagnac. L’expérimentation bois rameaux fragmentés se poursuit au Jardin

Bourian

Dans notre édition du 12 octobre, nous présentions l’expérimentation en cours au Jardin Bourian et qui engageait une quinzaine de jardiniers bénévoles en Bouriane et sur le canton de Salviac : l’expérimentation BRF (bois rameaux fragmentés), initiée par Jacky Dupety, spécialiste du sujet. Un broyage collectif a eu lieu le 12 novembre, permettant d’alimenter en broyat les jardiniers du Jardin Bourian. Rappelons qu’un suivi scientifique concernant cette expérience sera réalisé et un guide pédagogique sera mis en œuvre par le Jardin. Renseignements au Jardin le jeudi matin.

Publié le 08/11/2011 08:32 | La Dépêche du Midi

Laplume. CTV sans bêche, binette ni sarclette

Lors de cette 3e réunion organisée par l’association CTV (Cultivons une terre vivante), Stéphane Gatti, jeune agriculteur motivé pour cultiver autrement, présentait par le biais d’un film, une manière de pratiquer un autre jardinage. L’assemblée était quelque peu réduite mais très intéressée par la démonstration de ce moyen de jardiner « sans bêchage ni fraisage, sans sarclage ni binage » Le démonstrateur, Dominique Soltner, s’adressait à tout « jardinier » proposant des méthodes pour tous types de sol, sans engrais ni pesticides et avec moins d’arrosage. Dans un jardin de 600 m², en Bretagne, l’expert démontrait concrètement ses dires en pratiquant la méthode du « paillage » systématique expliquant que « le moteur du jardin, c’est la couverture d’hiver » réalisée en collectant les feuilles et autres végétaux, paille. Eau et l’air circulent grâce aux vers.

Au printemps, le paillage c’est la tonte, le compost des déchets verts servira à semer les petites graines. Savez-vous que le mulch royal est celui des fleurs de tilleul ? Ce ne sont que quelques aperçus, le film, pour le voir en entier, il faudra l’acheter…

Stéphane Gatti faisait également le point, chez lui, sur les avancées dans les projets de plantation des arbres parmi les cultures. Des photos montrent les bandes de plantation. Le centre de loisirs est venu voir la hauteur importante du sorgho, partenaire dans l’enrichissement nourricier du sol. Il a été question du BRF (bois raméal forestier) dont la réalisation est soumise à réflexion quant à la situation du matériel, le coût, etc.

Prochaine réunion :

Ouverte à tous, la séance du 8 décembre s’adressera en particulier aux agriculteurs que Stéphane et son association convient à découvrir « les expériences d’agriculteurs pour les agriculteurs » Le titre en sera : Gagnant sur tous les plans avec un sol vivant. Entrée libre. S.Gatti : 06 20 31 49 81.

Publié le 21/11/2011 11:03 – Modifié le 21/11/2011 à 15:07 | © 2011 AFP

Concentration record en 2010 des gaz à effet de serre dans l’atmosphère

Les principaux gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2010, a dénoncé lundi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« En 2010, la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre » produit par l’homme « a atteint une fois de plus des niveaux jamais enregistrés depuis l’époque préindustrielle », soit vers 1750, a déclaré le secrétaire général de l’OMM, M. Michel Jarraud.

« Même si nous parvenions à stopper aujourd’hui nos émissions de gaz à effet de serre, ce qui est loin d’être le cas, les gaz déjà présents dans l’atmosphère y subsisteraient encore pendant des dizaines d’années et continueraient de perturber le fragile équilibre de la Terre, planète vivante, et du climat », a-t-il ajouté.

Les gaz à effet de serre captent une partie du rayonnement solaire traversant l’atmosphère, qui de ce fait se réchauffe.

Entre 1990 et 2010, le différentiel de réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre a augmenté de 29%, et à lui seul le dioxyde de carbone est responsable de 80% de cette augmentation.

Le dioxyde de carbone (CO2), le gaz à effet de serre d’origine humaine le plus important, a vu sa concentration dans l’atmosphère augmenter entre 2009 et 2010 de 2,3 pour million (ppm), soit plus que la moyenne des années 1990 (1,15 ppm), et que celle des dix dernières années (2,0 ppm).

Le CO2 représente à lui seul 64% du réchauffement climatique de l’atmosphère, et tire son origine de la combustion des énergies fossiles, comme le pétrole, ainsi que du déboisement et du changement d’affectation des terres.

Le méthane est le deuxième gaz à effet de serre le plus important et est causé par des facteurs aussi divers que le fumier, ou les décharges.

L’OMM relève qu’après « une période de stabilisation temporaire relative (1999-2006), la concentration de méthane dans l’atmosphère est repartie à la hausse, et les scientifiques s’efforcent d’en découvrir les causes ». Et de citer comme hypothèse, la fonte du pergelisol (permafrost, en anglais) dans l’Antarctique, ou l’augmentation des zones humides, dans les régions tropicales.

Le protoxyde d’azote (N20), autre gaz de serre, a aussi contribué au réchauffement de la planète. En 2010, la teneur de l’atmosphère en N20 était supérieure de 20% par rapport à l’an 1750, considéré comme le début de l’ère industrielle, selon l’OMM.

Son impact sur le climat, sur une période de 100 ans, est « 298 fois supérieur à celui du dyoxide de carbone, à émissions égales », indique l’OMM, qui précise que ce gaz « joue un rôle important dans la destruction de la couche d’ozone stratosphérique, qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil ».

Le taux d’accroissement est de 0,75 ppb (partie par milliard de molécules d’air sec), par an sur les 10 dernières années, ce qui est dû surtout à l’utilisation d’engrais à base d’azote, qui « a profondément perturbé le cycle mondial de l’azote ».

L’OMM, par le biais de son Programme de la veille de l’atmosphère globale (VAG), coordonne les observations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, via un réseau de stations réparties dans plus de 50 pays.

La publication de ce rapport sur les gaz à effet de serre est le 7ème de l’OMM depuis 2004, et intervient une semaine avant la conférence sur le climat de l’ONU, à Durban, en Afrique du Sud.

Du 28 novembre au 9 décembre, les participants à cette conférence vont essayer, sous l’égide de l’ONU de limiter le réchauffement de la planète à 2°C.

Publié le 19/11/2011 09:45 | J.-L. D.-C.

Carcassonne. Surproduction de déchets : ça suffit

A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 26 novembre, le Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du Carcassonnais prend part à la Semaine européenne de la réduction des déchets en organisant une foule d’événements.

Le Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (Smictom) n’a pas attendu la Semaine européenne de la réduction des déchets pour réduire la production d’ordures ménagères. « Nous avons signé avec l’Agence de l’environnement et de l’énergie un programme pour la réduction de 7 % des déchets sur 5 ans, c’était l’un des objectifs phares du Grenelle de l’environnement », souligne Michel Cornuet, le président du Smictom.

Avec la crise économique qui réduit la consommation et donc, mécaniquement, celle des emballages, le succès du tri sélectif et du compostage (5 000 tonnes de déchets verts et 2 500 tonnes de bois ne partent plus par camion au centre de Lambert, à Narbonne), les résultats sont là. Par exemple, en 2010, 24333,62 tonnes d’ordures ménagères ont été collectées, contre 24 763,82 tonnes en 2009.

Le programme de la semaine

Globalement, estime Michel Cornuet, « la baisse équivaut à environ une semaine de collecte d’ordures ménagères en moins par an ». Avec les économies que cela génère.

D’autres pistes de réduction des déchets apparaissent par ailleurs. Comme celle du « réemploi » dont l’atelier vélo – où les vieux vélos sont retapés et remis en service au lieu d’être jetés, lire « La Dépêche du Midi » du 10 octobre – est une belle illustration. « Plutôt louer qu’acheter, et plutôt réparer qu’acheter », voici la tendance résumée par Michel Cornuet. D’ailleurs, 80 commerçants du Carcassonnais vont se lancer dans le réemploi. Dans la vitrine de leur boutique, une affiche signalera que chez tel cordonnier ou tel vendeur de vaisselle on remet les produits dans le circuit.

Dans le Carcassonnais, la Semaine européenne de la réduction des déchets se déroulera selon le programme suivant : aujourd’hui « Halte au chariot gâchis ! », sensibilisation à la réduction d’emballage, et promotion du compostage, au centre Leclerc ; lundi, « récup’art », à la maternelle de Roullens ; mercredi, journée de nettoyage en bord d’Aude et à Grazailles ; jeudi 24, info sur la réduction des emballages au collège Jeanne-d’Arc et au lycée Saint-François, et débat philo à Jules-Fil sur le thème « gaspillage et surproduction de déchets » ; du 21 au 25, installation d’une bâche en trompe-l’œil sur la réduction du suremballage, à la gare routière ; samedi 26, « de l’or vert dans vos déchets », au pôle environnement de Salvaza. Et toute la semaine, une campagne publicitaire accompagnera les événements.

Publié le 19/11/2011 09:06 | G.C.

Auch. Le Colibus, l’utilitaire du futur

Un premier Salon de l’auto et de la moto au Parc des expositions à Toulouse jusqu’au 27 novembre et une première émotion teintée de satisfaction pour Sébastien Kulak, jeune co-entrepreneur gersois qui a créé Helem (ex-Fior Concept) et qui a donné naissance au Colibus. Le petit véhicule utilitaire tout électrique – 120 km d’autonomie pour 6 m3 et 440 kg – en est à l’heure du prototype mais, très vite, la production va démarrer : à une cadence prévue de 250 véhicules par an à partir de 2 013.

En deux versions, il est équipé pour le transport de colis ou de personnes. Sébastien Kulak et Jean-Louis Gallier son associé, mettent en route début décembre leur usine qui a été déménagée de Nogaro à Auch. Le prototype, lui, sera envoyé dès janvier prochain à l’homologation pour y subir des tests de sécurité dans un organisme rattaché au ministère des Transports. « On espère livrer le premier véhicule fin mars-début avril 2012 », déclare M. Kulak. Cet ancien de PSA Peugeot et Siemens vidéo, est à l’origine de ce véhicule écolo, une des attractions majeures du 24e salon toulousain placé sous le signe des énergies vertes. Jean-Louis Gallier était, au départ, sous-traitant dans la réalisation du châssis du fourgon dont la particularité est son assemblage en kit. Helem prévoit de créer une vingtaine d’emplois. Petit « frère » du Colibus, le Biclou, un vélo à assistance électrique, est aussi une de ses inventions. Une telle entreprise en pleine crise, c’est une aventure des temps modernes. « J’ai toujours voulu être indépendant dans mon métier, en poursuivant cette quête d’économie. Et puis c’est un rêve d’enfant de voir son véhicule exposé dans un salon. D’autres vont suivre », conclut Sébastien Kulak.

Publié le 18/11/2011 09:28 | E. H.

Bessières défend ses tomates

C’est en apprenant que le MIN de Toulouse affichait « une carence en légumes de 50 000 tonnes par an » que Jean-Luc Raysséguier, maire de Bessières, a confirmé son choix de faire sortir de terre des serres co-génération sur sa commune. C’était en 2008. Aujourd’hui, le projet est en passe d’aboutir avec ses 120 emplois annoncés à terme. Sur un terrain de 30 hectares acheté par le syndicat d’ordures ménagères Décoset, ces serres pourraient faire pousser environ 5 000 tonnes de tomates par an. Chauffées sur le principe de la récupération des vapeurs résiduelles de l’incinérateur, son voisin, elles s’inscrivent également déjà dans la logique du Grenelle de l’environnement : « Le gros avantage est que 20 % des énergies perdues par l’incinérateur feront pousser des légumes chez nous. On répond à une demande et nous contribuons à réduire les émissions de CO2 ainsi que le nombre de camions qui acheminent aujourd’hui des légumes du Maroc, d’Espagne, de Belgique. Par ailleurs, la production hors sols sur substrats organiques intègre une protection bio. Il y a une vraie maîtrise des fertilisants et pas de pesticides », assure le maire.

Mais l’avenir des serres pourrait bien être assombri par un autre projet d’envergure. À côté des terrains réservés, la société Cemex envisage d’exploiter une carrière de granulats. Une situation apparemment incompatible avec les serres pour raisons de poussières abondantes mais aussi parce qu’elle rajouterait des camions dans cette déjà saturée par les 8 000 véhicules jours qui la traversent, ce que met en avant l’enquête publique sur la gravière, à l’issue de laquelle le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable. La réponse du préfet sur l’exploitation de granulats est donc attendue avec impatience de toutes parts. Le maire, lui, a annoncé qu’« il se battrait comme un chiffonnier pour que vivent les serres ».

Le projet de serres est accompagné par la Région Midi-Pyrénées, le Département, la Chambre d’agriculture, l’Ademe, la Dréal, le MIN de Toulouse, le Pays Tolosan.

Publié le 14/11/2011 09:32 | Propos recueillis par E.H

Bessières. Projets de serres : ça chauffe entre 2 camps

co-génération à Bessières

Le projet de serres co-génération, à Bessières,divise deux camps: celui du maire et celui de Stéphane Coppey élu Vert.

Le projet de serres à vocation maraîchère chauffées par l’incinérateur de Bessières avance à grands pas. Le dernier comité de pilotage, en date du 8 novembre, a une nouvelle fois confirmé sa volonté d’avancer sur ce dossier de cogénérationde grande envergure qui sera lancé sur 8 hectares, puis 15 hectares à moyen terme, achetés par le syndicat d’ordures ménagères Décoset. Cela réjouit Jean-Luc Raysséguier, maire, à l’origine de ce projet contre lequel se dressent des détracteurs au sein notamment du parti EuropeEcologie-Les Verts. Deux visions différentes s’opposent sur le plan environnemental, social, économique. Stéphane Coppey et Jean-Luc Raysséguier défendent chacun leurs positions dans le face-à-face ci-dessous.

Jean-Luc Raysséguier, Maire de Bessières, vice-président de Décoset

« À terme c’est 120 emplois créés »

Convaincu de la nécessité de ce projet de serres chauffées par les vapeurs résiduelles de l’incinérateur (cogénération), Jean-Luc Raysséguier ne lâchera pas le morceau. Ce bébé, il le porte avec passion, accompagné par la région, le département, la Chambre d’agriculture, l’Ademe, Econotre, la Dréal, le MIN de Toulouse, le Pays Tolosan.

Coût

Il coûtera au final 13 millions d’euros. Mais pour le maire de la ville, « il comporte surtout de nombreux points positifs, tant sur le plan économique qu’environnemental. Nous choisirons l’exploitant à la fin de mois ci ».

Environnement

« Nous travaillons sur la cogénération depuis 2008. On est complètement dans le « Grenelle 2 » qui donne un coup de fouet aux énergies renouvelables. Le gros avantage est que 20 % des énergies perdues par l’incinérateur feront pousser des légumes chez nous. Sachant que le Min de Toulouse manque de 50 000 tonnes de production locale par an, et que ces serres pourraient produire environ 5 000 tonnes de tomates à plein régime, on répond à une demande et on contribue à réduire les émissions de CO2 en réduisant le nombre de camions qui acheminent aujourd’hui des légumes du Maroc, d’Espagne, de Belgique… »

Transparence

« Le maître mot est la transparence environnementale. La production hors sols sur substrats organiques intègre une protection bio. Il y a une vraie maîtrise des fertilisants et pas de pesticides. »

Emplois

« Sur les 10 premiers hectares qui sortiront de terre, 75 emplois seront créés. Sur les 15 hectares qui viendront ensuite, c’est un équivalent de 120 emplois à terme ».

POUR : « 20 % des énergies perdues feront pousser 5 000 tonnes de tomates par an ! »

Stéphane Coppey, Conseiller communautaire écologiste élu au Grand Toulouse, délégué à décoset

« Pas dans la logique du Grenelle »

Stéphane Coppey, pour Europe Cologie-les Verts, a épluché et qu’il souhaite démonter aujourd’hui.

Urgence ?

Pour lui, Décoset « fait passer projet en force » considérant que le syndicat « ne s’est pas laissé le temps d’étudier le bien fondé du projet ». « Or, dit l’élu vert (de rage aussi) l’argument de l’urgence évoqué pour échapper à la hausse de la TGAP ne tient pas. Nous avons appris que celle-ci n’aurait pas lieu ».

Décroissance des déchets

« Nous sommes historiquement contre l’incinérateur qui n’incite pas à la réduction de déchets. Ce qui nous fait bondir est qu’il s’agit d’un projet sur 25 ans. L’incinérateur a été construit pour 23. Il restait donc 11 ou 12 ans qu’on aurait pu comprendre, mais là, on rallonge sa durée de vie. C’est aberrant. Le Grenelle prévoit de réduire de 7 % le tonnage des ordures ménagères sur les 5 prochaines années. Et diminuer de 15 % les quantités partant à l’incinérateur. Ce ne sera pas le cas… Face à ce projet qui selon nous traduit l’absence de vision d’une politique globale de gestion et réduction des déchets, en appelons à des solutions plus en phase avec les enjeux actuels et futurs, qui doivent être intégrées à une révision du Plan départemental d’élimination des déchets, pour donner enfin à notre agglomération les moyens d’une politique cohérente ».

Transports.

« L’idée de réduire les transports qui se présente ici comme un argument soi-disant valable ne tient pas la route. Les camions transiteront toujours depuis Rungis… »

CONTRE : « En faisant cela, ils rallongent la durée de vie de l’incinérateur »

Publié le 18/11/2011 09:28 | E. H.

Les terres agricoles sont grignotées par le béton

Ce matin les jeunes agriculteurs manifesteront contre le « gaspillage du foncier », une gabegie qu’ils attribuent à un urbanisme mal maîtrisé et à l’impact des prélèvements de gravier.

Tous les sept ans l’équivalent de la surface agricole d’un département est rayé de la carte de France. Ce constat dramatique pour l’avenir de notre agriculture est à l’origine de la semaine de la préservation du foncier agricole lancé pour par le centre national des jeunes agriculteurs (CNJA). En Haute-Garonne, les jeunes agriculteurs se sont donné rendez-vous ce matin à 9 h 30 au rond-point de la sortie 33 de l’autoroute A 61 à Muret pour manifester contre l’érosion des surfaces agricoles. En 2008, 1 500 ha de terres cultivables ont disparu du paysage départemental. 1 200 ha ont disparu en 2009 et 900 ha l’année dernière. Pour le monde agricole ce recul des terres cultivé résulte essentiellement d’un « gaspillage du foncier », explique Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA 31. Une gabegie dont les principaux responsables sont les collectivités territoriales et, en ce qui concerne plus spécifiquement la Haute-Garonne, les sociétés d’extraction de gravier implantées dans le lit de la Garonne et de l’Ariège. Du strict point de vue de la gestion du foncier, les collectivités territoriales pêchent par un excès de prudence en bloquant des réserves foncières sans projet immédiat. Elles laissent par ailleurs construire à l’horizontale des maisons d’un seul niveau alors qu’une généralisation du R + 1 permettrait d’économiser de la surface, explique en substance Luc Mesbah qui dénonce enfin le surdimensionnement des lots de lotissement. Les gravières, quant à elles viennent d’établir un programme d’achat de 3 000 ha de terres d’alluvions dans les vallées de la Garonne et de l’Ariège, poursuit en substance le syndicaliste agricole qui propose aux industriels de se tourner vers l’exploitation des roches mères pyrénéennes certes plus onéreuse, mais également plus respectueuse de l’environnement et de l’outil de travail des paysans.

 « Le réaménagement progresse »

Boris Nieto est directeur environnement et foncier à la Cemex. Il reconnaît l’impact des carrières de gravier sur la surconsommation du foncier, d’autant plus que « le déplacement des carrières depuis le lit des rivières vers les plaines alluviales afin de protéger les rivières a contraint le carrier à utiliser les meilleures terres agricoles des plaines alluviales. » Mais il juge toutefois l’impact des carrières nettement inférieur à celui du développement urbain. Pour remédier à cette situation, Boris Nieto reconnaît la nécessité « de privilégier les carrières de roches massives situées en montagne », même si cette source d’approvisionnement n’est pas en mesure de se substituer aux prélèvements en plaine pour des questions de coûts : « Le prix du granulat et multiplié par deux tous les 30 km. » Il reste en revanche optimiste face à l’avenir en raison « des progrès qui ont été faits en matière de réaménagement des carrières, comme l’illustre l’exemple des carrières du Tarn qui viennent d’être remises en culture avec de bons résultats. »

Publié le 18/11/2011 08:51 | Recueilli par Ch.R.-P. Raymond Vié, président du Conseil National des Professionnels de l’Automobile

« Le Salon de l’auto se met au vert »

La 24e édition du Salon de l’Auto de Toulouse est placée sous le signe des énergies vertes. Pourquoi ?

Vous le savez, depuis janvier 2008, l’État a instauré un bonus-malus pour les voitures neuves, calculé au prorata du taux d’émission de CO2. L’idée est de renouveler le parc français mais aussi d’inciter à l’achat de véhicules plus propres en favorisant, bien sûr, les véhicules à propulsion électrique ou hybride. Et bien, le Salon de l’automobile de Toulouse est en capacité de présenter des véhicules écologiques en dessous du minimum des normes prévues par la loi pour 2012. Ce n’est pas rien quand on sait que le malus applicable peut aller de 200 jusqu’à 3 600 € selon le véhicule neuf choisi. Ce pari nous donne aussi l’occasion de présenter au grand public le travail remarquable réalisé dans notre région par les laboratoires de recherches et des entreprises de haut vol.

D’où leur présence sur le Salon ?

On ne le dit pas assez, mais quatre des cinq entreprises françaises qui travaillent sur la recherche de système moins polluant et sur l’amélioration des rendements sont en Midi-Pyrénées. À Toulouse, Actia a mis au point la motorisation électrique, au Mirail Continental Automotive produit des capteurs et éléments électroniques pour l’automobile, à Auch, Helem est le premier constructeur de véhicules électriques… Nos richesses sont grandes, il faut le faire savoir.

Quelle sera l’attraction de l’édition ?

De nombreux modèles auto mais aussi la Victory, sans aucun doute, la concurrente directe de la Harley Davidson aux États-Unis, car pour la deuxième édition consécutive, c’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous accueillons la moto au cœur du Salon.

Publié le 23/11/2011 15:25 | La Dépêche du Midi

Entreprise. Ibbéo crée des cosmétiques bio

Développer des cosmétiques bio en s’appuyant sur un réseau de partenaires régionaux, telle est l’ambition de la toute jeune société Ibbéo Cosmétiques, dont le siège social est à Montauban.

Créé depuis le mois d’avril, Ibbéo Cosmétiques conçoit, fabrique et commercialise des produits cosmétiques naturels certifiés bio.

« Ce projet d’entreprise est le fruit de nos parcours personnels et professionnels, à ma femme, avec qui j’ai créé la société, et à moi. Nous voulions créer des produits régionaux pour pouvoir garantir au consommateur du bio local », souligne Vincent Bobo, le cocréateur de l’entreprise.

La société s’appuie donc sur la richesse de l’agriculture locale et collabore avec des huileries, des distilleurs et des agriculteurs locaux.

« Parmi nos partenaires régionaux, nous comptons notamment les eaux de Montcalm en Ariège, les huiles végétales de Huiles et compagnies dans le Tarn ou Essenciagua à Laguepie. Ils doivent compter une charte biologique car nous sommes très réglementés dans le choix de nos ingrédients. » Vincent Bobo et sa femme se revendiquent comme des « éco-biologistes », qui œuvrent à la fois sur les dimensions bio et écologique, ce qui les amène à travailler sur le réseau local dans une logique de circuit court et d’économie solidaire.

« Toutes nos matières premières, et même nos fournisseurs d’emballage sont issus du Sud-Ouest. De plus, nous sommes titulaires de la certification Cosmébio. »

Une première gamme de produits disponible en Midi-Pyrénées

Une première gamme de produits est déjà commercialisée par Ibbéo Cosmétiques, il s’agit de produits solaires vendus sous le label « aquarium ». Ils sont disponibles dans une quarantaine de points de vente, pharmacie et magasins bios en Midi-Pyrénées majoritairement et en Aquitaine de façon plus marginale.

« Nous ne souhaitons pas faire de vente en ligne, et nous cherchons à nous appuyer sur le service de proximité à la rencontre duquel nous allons pour présenter nos produits. Il y a tant à faire dans le Sud-Ouest, que nous attaquerons dans un deuxième temps le Languedoc-Roussillon avant de nous spécialiser sur le secteur du Grand Sud. »

Une deuxième gamme de produits devrait voir le jour au mois d’octobre sous le nom d’Occitania. Il s’agira de cinq nouveaux soins dédiés aux cheveux et à la peau. « D’ici fin 2012, nous souhaiterions commercialiser 20 produits pour une production en volume de 10 000 à 20 000 unités. »

Pour démarrer son activité, Ibbéo Cosmétiques s’est appuyé sur deux universités, ce qui lui vaut d’avoir la reconnaissance en tant que laboratoire dermatologique. Pour disposer d’une salle blanche et poursuivre le développement de son activité, Ibbéo Cosmétiques va intégrer la pépinière Novalia afin de travailler « dans les meilleures conditions possibles ». « Nous possédons déjà une salle de conditionnement de 150 m², un siège social à Montauban, et un laboratoire de R & D de 100 m². »

Publié le 23/11/2011 09:45 | M.A.

Tanus. Pour améliorer la fertilité des sols agricoles

Une tranchée de 5 m de long, sur 1 m de large et 1,50 m de haut, creusée dans une parcelle de Gilbert Delpoux, agriculteur à Arvieu, commune de Tanus. Une soixantaine d’agriculteurs en train d’écouter les commentaires et explications de Konrad Schreiber, agriculteur et agronome. Telle s’est déroulée l’opération profil de sol mise sur pied par l’association Cégaia Agir pour l’environnement et PRP Technologies, entreprise de produits pour une agriculture durable. Un profil de sol permet, grâce à l’observation de la structure du sol, de son aération, de son activité biologique et du développement racinaire, d’établir des diagnostics sur l’état des sols et d’identifier les problèmes de croissance des cultures.« L’agriculture de conservation est une voie d’avenir », indique Konrad Schreiber, principal animateur de l’association Base (Bretagne Agriculture Sol Environnement) qui précise qu’« elle se construit autour de 3 principes fondamentaux : perturbation minimale du sol, protection via le maintien d’une couverture végétale permanente, diversification des rotations et association de cultures ».

L’agriculteur-agronome qui, le soir-même, donnait une conférence à Carmaux sur ce même thème, a quelque peu bousculé les idées reçues d’un parterre d’agriculteurs interrogatifs, mais, à la fin, totalement convaincus par la démarche pédagogique de Konrad Schreiber.

La leçon à retenir : ne plus retourner la terre montre la surprenante capacité des vers de terre à assurer la fertilisation des sols, dès lors qu’on supprime le travail profond et qu’on utilise des couverts végétaux.

Publié le 19/11/2011 03:51 | La Dépêche du Midi

Un terrain municipal en friche cultivé clandestinement

Agriculteurs de la FDSEA et du CDJA avaient annoncé leur opération de sensibilisation contre « le gaspillage du foncier – La Dépêche d’hier y a consacré un important dossier mais avaient tenu secret leur mode d’action symbolique.

Peu avant 10 heures deux énormes tracteurs tractant un semoir et une déchaumeuse et 80 agriculteurs venus de toute la Haute-Garonne étaient rassemblés au rond-point sud de Muret à l’intersection des routes d’Ox et du Fauga, attendant le signal d’Yvon Parayre président de la chambre d’agriculture et de la FDSEA, et Lionel Laborie, président des jeunes agriculteurs pour partir en cortège. Direction le chemin du Brouilh route d’Ox. Les deux engins investissaient alors une parcelle en friche de 7 hectares récemment acquise par la ville de Muret. La déchaumeuse traçait les sillons que remplissait de blé le semoir.

Dans cette opération la ville de Muret symbolisait les collectivités territoriales qui « gaspillent les terres agricoles, au détriment des agriculteurs ou des jeunes qui veulent s’installer » dénonce Yvon Parayre. Par cette action symbolique les paysans veulent donner une image positive et noble de leur métier. « Nous sommes utiles pour nourrir nos concitoyens. Qu’on nous donne les moyens » ajoute Lionel Laborie. Quand une terre se transforme en lotissement ou en zone artisanale il n’y a plus aucune chance d’y voir pousser un jour un grain de blé… alors que le gouvernement nous demande de produire d’avantage. stipule un des agriculteurs. Un autre répond d’avance à des critiques « Le pourcentage d’agriculteurs qui vendent leur terre, n’est que 30 % ; les 70 % sont des propriétaires terriens.

A Midi les 7 hectares de la parcelle municipale étaient semés. « Le produit de la récolte d’été sera versé à une association humanitaire ou caritative » expose Yvon Parayre.

« Pas question de récolter ce blé » répond André Mandement furieux de ne pas avoir été averti de l’opération. « Aucune autorisation ne m’a été demandée. La ville a acquis cette parcelle récemment pour y construire le nouveau cimetière. Elle était déjà en friche. Pour la plupart des terrains encore non aménagés nous traitons avec la Safer pour obtenir un bail précaire permettant à un paysan d’exploiter temporairement la terre ». dit-il. Jean-Pierre Roland

Publié le 13/11/2011 03:48 | La Dépêche du Midi

Pour pouvoir continuer à semer librement

L’industrie semencière, qui pousse le gouvernement à taxer les semences de fermes issues du produit de la récolte des paysans, parviendra-t-elle à ses fins en faisant voter une loi qui remettrait en cause le droit de ressemer librement leur propre récolte ? Jean-Jacques Mathieu et Patrick Perlès, membres de la Confédération paysanne de l’Aude et responsables de plusieurs associations qui se battent contre l’hégémonie des grandes structures sont venus exprimer leurs craintes auprès de Jean-Paul Dupré, député, maire de Limoux. La proposition de loi examinée en ce moment au Parlement fait l’objet des plus vives réserves de la part de l’élu audois qui a pris nettement position, contre « la mainmise des grands groupes qui asservissent les producteurs».

Au-delà du problème législatif conditionné par la PAC, c’est la qualité de la nourriture et celle de la santé par voie de conséquence qui est au cœur du problème. L’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques contribue également à la disparition de semences adaptées à la diversité des terroirs, des climats et des besoins communautaires, bases de notre nourriture.

Publié le 23/11/2011 16:41 | La Dépêche du Midi

L2C transforme le gras en carburant

Si le procédé de transformation des déchets gras en biodiesel est déjà connu, proposer leur transformation in situ à travers des unités mobiles est une innovation signée Olva Technologies. L2C a remporté le concours de l’innovation en 2010.

Les déchets gras agroalimentaires industriels finissent en nourriture pour animaux, ou traversent les Hautes-Pyrénées en camion, pour finir dans une déchetterie dans le Jura.

Devant ce constat, Fabrice Sayous et Jean-Paul Vidot ont planché sur une solution de transformation de ces déchets agroalimentaires en biodiesel, opération qui puisse se réaliser directement sur le site de production.

L’Inra s’intéresse au projet, Olva Technologies peut monter son laboratoire et intégrer la pépinière d’entreprises Crescendo à Tarbes. L’idée d’Olva est de créer de petites unités de transformation de ces lipides en carburant, compactes et mobiles. Il fallait un client testeur, un charcutier, un boucher, un abattoir, une conserverie… un pionnier qui accueille L2C, « Lipides conversion en carburant ». Les salaisons de l’Adour jouent le jeu, et acceptent de faire les frais des premières unités. « Nous avons pu les améliorer, et devenir des alchimistes qui transforment le plomb en or ! ».

Le marché leur tend les bras : les agriculteurs – qui veulent valoriser l’huile issue des tourteaux – les collectivités, les centres commerciaux – l’huile végétale usagée des cafétérias, les rayons traiteurs – les cantines, les hôpitaux… « Un entrepreneur revend la graisse entre 10 et 15 centimes le kilo. Le coût de l’évacuation est d’environ 150 euros la tonne. »

Du biodiesel à disposition

Les entreprises n’ont plus à attendre l’évacuation de leurs déchets, et les valorisent en utilisant le carburant. Un cercle vertueux, et une économie budgétaire conséquente avec l’augmentation du prix du carburant. « Les unités d’Olva permettent de traiter 200 kg/litres par jour, ce qui est conforme à la réglementation des ICPE (installations classées pour l’environnement). Elles peuvent descendre à 30 l par jour. Le biodiesel peut se stocker pendant six mois, alimenter une chaudière, un nettoyeur à haute pression, un groupe électrogène…

L’entreprise est presque autonome énergétiquement. » Olva a déposé un brevet sur L2C et a pris en charge sa fabrication, « une question de déontologie. Nous pourrions les faire faire à moindre coût ailleurs, mais nous tenons à faire un produit de qualité, et à créer de la richesse ici. Nous vendons deux machines par mois, en France et en Outre-Mer.

Le Maroc, le Sénégal sont aussi intéressés par L2C. » Le service R & D d’Olva Technologies travaille sur une offre en amont et en aval de la prise en charge des graisses pour l’agroalimentaire.

La société emploie aujourd’hui 6 salariés, et vient de réaliser en deux mois son chiffre d’affaires de l’année 2010, soit 140 000 euros.

Publié le 22/11/2011 11:59 – Modifié le 22/11/2011 à 12:00 | avec Agence

Les antennes-relais provoquent des acouphènes et des troubles du sommeil

L’association Santé Environnement de France (Asef), qui regroupe près de 2 500 médecins, vient de publier les résultats d’une étude concernant les effets sur la santé des antennes-relais. Le bilan de cette enquête est une nouvelle fois accablant : les antennes-relais provoqueraient plusieurs troubles sanitaires dont des acouphènes.

43 locataires de HLM d’Aix-en-Provence et d’Aubagne, choisis pour la particularité de leur habitation dont le toit abrite entre 12 et 14 antennes, ont été suivis dans le cadre d’une étude de l’Asef. Le résultat est sans appel : les effets indésirables de la présence d’antennes-relais dans l’environnement de ces personnes sont nettement plus élevés que la moyenne nationale. 43% des personnes interrogées se plaignent d’acouphènes (contre 15% des Français), 55% de troubles du sommeil et 27% de troubles de la concentration.

Créer des normes collectives

Le docteur Patrice Halimi, secrétaire général de l’Asef et chirurgien-pédiatre à Aix-en-Provence, explique : « Les résultats de cette enquête vont dans le sens de l’étude Bortkiewicz publiée en Pologne en 2004 ou encore de l’étude Abdel-Rassoul menée en Egypte en 2007, qui faisaient toutes deux le lien entre les troubles du sommeil et de la concentration et la proximité des antennes-relais. On peut également évoquer l’étude Hutter, réalisée par une équipe de chercheurs autrichiens en 2010, qui a démontré le lien entre antennes-relais et acouphènes. » Il insiste sur la nécessité de créer des normes collectives pour éviter la surexposition de certains bâtiments, comme c’est souvent le cas des habitats sociaux.

Ces différents troubles ne seraient que temporaires chez les personnes étudiées qui avouent que les effets indésirables disparaissent dès qu’elles s’éloignent de leur domicile.

Publié le 16/11/2011 10:56 | Philippe Vignon

Castelginest. Les maternelles aussi cultivent leur jardin

Fin septembre, les élèves des classes des grands de l’école maternelle du centre étaient venus visiter les jardins familiaux en compagnie de Grégoire Carneiro, maire de Castelginest et d’Anne-Marie Facchini, élue en charge des écoles.

Michel Bernède, responsable des jardins, leur avait expliqué comment planter, biner et s’occuper des plantes potagères, des légumes et des fruits. Après un tour complet des différentes parcelles, chacun était reparti avec une tomate ou une petite pomme de terre. Cette semaine, les enfants ont mis en application les conseils donnés par le Jardinier. Dans l’enceinte de l’école, un petit carré de jardin a été aménagé, la terre retournée et chaque classe possède ainsi sa petite parcelle. Les écoliers ont commencé les plantations des légumes d’hiver, et ont peut apercevoir des poireaux et des petites salades sortir de terre.

Bio et bon à la fois

Mardi matin les enfants ont continué de ratisser leur carré pour y planter d’autres légumes. Hélas, un beau choux fleur a disparu… Une véritable déception pour tous… Alors ils ont confectionné des petits panneaux de bois proclamant le respect de leur travail ! Après une petite heure passée à jardiner, retour dans les classes pour les explications techniques.

Ainsi durant toute l’année, au gré des saisons, les petits jardiniers en herbe vont apprendre à faire pousser des légumes à la manière « bio ». Une façon très originale d’apprendre comment poussent et se développent les fruits et légumes qui se retrouvent dans nos assiettes. La seule condition, c’est que le résultat de leurs efforts ne disparaisse pas au fil des jours, emporté par des mauvais petits lutins…

Publié le 16/11/2011 08:51 | La Dépêche du Midi

Revel. Ils troquent leurs plantes et partagent leur savoir

Malgré une météo défavorable, par un dimanche maussade, les Jardins d’Amandine accueillaient les jardiniers pour leur troc de plantes et de graines dans les locaux du Centre social, avenue Jean-Jaurès. Cette manifestation bisannuelle remporte un succès grandissant et les habitués de tout âge de cette manifestation partagent leurs recettes florales et potagères.

Les jardins d’Amandine accueilleront les petits jardiniers de quatre à douze ans tout au long de l’année. Mercredi, ils s’installeront dans leur nouvel espace de l’avenue Jean Jaurès. Thérèse, Agnès, Charlotte et Emmanuel, apprendront désormais aux enfants la bio diversité dans leur nouveau jardin. Mercredi, les enfants réaliseront les semis d’automne, petits pois, fèves et échalotes, ail et blé. Les légumes seront récoltés et dégustés dès le printemps prochain.

Thérèse, Agnès, Charlotte et Emmanuel accueillent les enfants de maternelle et de primaires pour des journées nature. Pendant les vacances scolaires, ils organisent des stages pour les centres de loisirs et pour leurs adhérents. Les jardins d’Amandine sont ouverts tous les mercredis de 9 heures à 11 heures et de 14 heures à 16 heures. Le samedi de 11 heures à 12 heures. Les jardins accueillent les enfants dès 4 ans.

Contact. Thérèse Delagrevole 05 61 27 92 26 ou 06 19 29 09 03 www.lesjardinsdamandine.jimdo.com

Publié le 13/11/2011 15:08 | RelaxNews

Allergies : attention aux désodorisants et bougies parfumées

Les désodorisants d’intérieur peuvent « déclencher des symptômes allergiques, aggraver des allergies préexistantes et l’asthme« , a expliqué Stanley Fineman, président de l’ACAAI, dans un communiqué.

Même si leur odeur paraît fraîche, Stanley Fineman a averti que de nombreux produits contiennent des composés organiques volatils (COV) comme du formaldéhyde, du limonène, des esters et alcools, qui augmenteraient le risque d’asthme chez les enfants. De plus, les COV peuvent déclencher des irritations respiratoires et oculaires, des maux de tête, des étourdissements et même des pertes de mémoire, selon l’ACAAI.

A noter que les produits inodores ou « 100% naturel » peuvent aussi émettre des produits chimiques dangereux, a-t-il ajouté. « La meilleure solution est d’éviter l’exposition aux polluants que les désodorisants contiennent« . Cela signifie qu’il vaut mieux ouvrir la fenêtre plutôt que d’utiliser un produit « vert » ou « bio », toujours selon Fineman.

Parmi les pires produits, on note les désodorisants que l’on branche. Une étude a montré qu’ils contenaient plus de 20 COV différents, dont plus du tiers seraient classés comme toxiques ou dangereux.

Publié le 10/11/2011 08:23 | Eliane Orlando

Montastruc-la-Conseillère. Un éco-collège pour former des citoyens

Au cours de l’année scolaire 2007-2008, le collège Georges-Brassens obtient le label éco-collège pour un projet sur le tri sélectif. Son renouvellement a été validé les années suivantes sur les thématiques de l’énergie, l’alimentation, les solidarités et cette année le collège s’est engagé sur le thème de la biodiversité.

Des professeurs, dont Catherine Gandou, Rachel Bettes, Isabelle Bouard et Franck Saint Martin font preuve de créativité pour proposer des projets aux élèves comme l’ aménagement de la mare, la création d’un jardin aromatique, d’herbes à papillon, arbres de sorcières… d’un hôtel à insectes, la fabrication d’un herbier numérique, l’ installation d’un four solaire pour faire du pain et des gâteaux qui seront vendus dans pour le projet Afrique.

Poursuivre la démarche au quotidien

C’est bien tout l’intérêt de cette démarche qui s’inscrit dans la continuité : l’année scolaire finie, le collège n’enferme pas le projet pour passer à un autre. Il s’agit de continuer la démarche, de l’appliquer au quotidien. Pour preuve la collecte des papiers pour le recyclage, le projet de 2007.

Pour ne pas l’oublier, encadrés par Stéphane Barthélémy, professeur de physique-chimie, les élèves passent dans les classes pour récupérer le papier et éviter qu’il parte aux ordures. Ou encore ces élèves de 5e en option environnement avec Brigitte Quintard, professeur de physique-chimie qui ont fait une étude sur le taux de CO2 produit pour se rendre au collège et envisagent d’autres moyens de transports.

«C’est une démarche quotidienne pour les élèves et le collège cherche surtout à former des éco-citoyens» souligne Nicole Arrestier, principale de cet établissement.

Publié le 24/11/2011 08:08 – Modifié le 24/11/2011 à 08:20 | Jean-Marie Decorse

Nathalie Kosciusko-Morizet au chevet du Canal du Midi

Aujourd’hui, la ministre de l’Écologie NKM est dans l’Aude pour lancer les replantations d’arbres le long du canal du Midi. Une venue qui signe aussi le désengagement annoncé de l’État.

Pour tous les amoureux et les défenseurs du canal du Midi, c’est un véritable arrache-coeur : il va falloir abattre 42 000 platanes le long de ce cours d’eau artificiel considéré comme le plus grand chantier français du XVIIe siècle ! Le canal perd peu à peu sa chevelure verdoyante en raison, non pas de son âge vénérable, mais de ce mal implacable qui a pour nom le chancre coloré. Un cadeau empoisonné hérité des GI’s qui, en août 1944, débarquèrent en France avec leurs caisses d’armes en platane. Dans le bois, se dissimulait un parasite que les ingénieurs agronomes ont mis trente ans à identifier.

Mais personne n’est parvenu à se débarrasser de cette plaie. Jusqu’à ce qu’un chercheur de l’Inra, André Vigouroux, finisse par trouver une variété hybride plus résistante. Une bataille génétique qui, à force de croisements, a donné le « platanor » censé lutter contre le champignon ravageur. Mais impossible de savoir si le mal est à la racine ou ailleurs.

Le Canal du Midi propriété de l’État, dont la gestion est assurée par Les Voies navigables de France (VNF), n’a jamais été aussi fragile. Sa dégradation résulte du peu d’attention qu’on a portée au fil des années à ce fil de l’eau qui enchante les touristes. Contrairement à des idées reçues, le classement du canal au patrimoine mondial en 1996 n’a apporté aucun moyen financier supplémentaire pour l’entretien. Il est vrai que cette notoriété, fût-elle tardive, a permis d’accroître régulièrement la fréquentation touristique. Mais le label Unesco peut être remis en cause à tout moment.Il y a donc urgence à trouver la solution, d’autant plus difficile que l’État se dessaisit en partie du dossier en demandant à la collectivité de financer aussi. Une bataille que Nathalie Kosciusko-Morizet, présente aujourd’hui dans l’Aude, aura bien du mal à trancher. Alain Chatillon, mandaté par François Fillon pour mener la médiation, a bien des pistes, mais n’en dit mot. D’autres estiment que les agences de bassin par exemple, établissements publics gestionnaires de la ressource en eau, pourraient entrer dans le tour de table financier. Le débat est largement ouvert…

Une maladie incurable

Ceratocystis Platani n’a été détecté qu’en 2006 sur le canal du Midi. Ce champignon microscopique est capable de tuer un platane centenaire en quelques années. C’est dans le Languedic-Roussillon que le foyer est le plus brûlant. Mais les spécialistes s’inquiètent légitimement de la propagation du chancre coloré.

Le diagnostic est maintenant connu mais sans qu’il existe de traitement. Il a fallu porter de 2 000 à 4 000 le nombre d’arbres abattus d’ici la fin de l’année prochaine. Pour tenter d’enrayer la progression de la maladie, il faut abattre les arbres sains dans un rayon de 50 mètres autour de chaque foyer. Pour Jacques Noisette, responsable de VNF, la maladie connaît une « croissance exponentielle ». Selon le spécialiste du chancre, André Vigouroux, ancien chercheur de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), 90 % des arbres sont déjà contaminés. L’ennui, c’est que le platane n’est pas seulement un élément constant et symbolique du paysage du midi. L’arbre avait été choisie sous Napoléon III pour sa capacité à retenir les berges, grâce à son système de racines qui s’entremêlent sous l’eau.

On attend maintenant les résultats de l’étude conduite par la Commission nationale supérieure des sites pour connaître le montant exact de la facture qui nous attend tous.

À Trèbes et Villedubert

Déplumé depuis l’hiver dernier, privé de plus de 160 platanes ravagés par le chancre coloré, le chemin de halage à Trèbes a triste mine. Aujourd’hui, tout est prêt pour redonner à la portion son profil arboré. Le terrain décaissé est paré pour la première salve de replantations. Bêche en main, c’est la ministre de l’Écologie qui lance ce matin le chantier. Ce jeudi, histoire de marquer d’un bon coup de pelle le moment, quinze platanes résistants au champignon seront mis en terre. L’opération se poursuivra ensuite jusqu’à la fin du mois avec 145 autres clones. 160 platanor vallis clausa vont ainsi prendre racine et repeupler les berges pour un montant de travaux de 167 000€. Au préalable, Nathalie Kosciusko-Morizet est attendue à Villedubert. C’est là qu’a été détecté le premier foyer infectieux, en 2006 et c’est ici aussi, qu’en lieu et place des platanes, deux cents tilleuls y seront plantés. Coût de cette campagne : 73 000€.

Le traitement choisi pour ces deux sites préfigure du reboisement à venir : identifiés comme remarquables, Trèbes, tout comme Le Somail, Béziers ou Castelnaudary verront des alignements de platanor. Ailleurs, ce sont principalement des micocouliers et des tilleuls qui reverdiront les abords du joyau de Riquet classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

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