Revue de presse CLDD 01 11 2011

SOMMAIRE

Le cri d’alarme de l’industrie photovoltaïque.

Lauzerte. Leur maison est autonome, sans crédit et sans facture d’énergie

Croisade anti-Cruiser à Agen.

Vieille-Toulouse. Le rucher école essaime.

Venerque. Un compost à l’aide de rameaux de bois.

Saint-Jean. Bisphénol A: la commune a montré le chemin.

Moirax. Un pichet pour l’eau du robinet

Saint-Gaudens. Une machine à laver à pédales.

Une étiquette autocollante qui se dissout à l’eau pour laver les fruits

Un gisement de biogaz dans les poubelles.

Irrigation : le projet Charlas enterré.

Lasbordes. Visite à La Ressourcerie le Parchemin.

Montauban. Ils savent comment être davantage Econ’home.

La France face à la pénurie d’électricité.

Villeneuve. La Marine veut se mettre à l’huile végétale.

Saint-Gaudens. Maison en chanvre : un chantier pilote.

Bessières. Des serres maraîchères chauffées par cogénération.

Castelmaurou. Un resto scolaire aux normes… et en plus c’est bon

Lisle-sur-Tarn. Un Petit marché bio.

Grenade. Une nouvelle filière pour devenir maraîcher bio.

Midi-Pyrénées joue la carte du bio.

La Halle renouvelle sa grande collecte au profit de l’environnement et du recyclage.

A la Glanerie, la réinsertion passe par le recyclage.

 

Publié le 01/11/2011 03:50 | J.-M.D.

Le cri d’alarme de l’industrie photovoltaïque

L’arrêt de la politique de soutien du gouvernement au photovoltaïque plonge dans le noir de nombreuses PME de Midi-Pyrénées. Les projets solaires de la Région sur les lycées ont été également revus à la baisse.

La filière du photovoltaïque n’en finit plus de subir les conséquences du moratoire du gouvernement sur le solaire. Les PME sont les premières perdantes et elles sont des dizaines à avoir mis la clé sous la porte après l’arrêt brutal du soutien des pouvoirs publics à cette énergie verte. Telle Soleil du Midi, une entreprise créée par Benoît Praderie dont les six salariés pointent désormais à Pôle Emploi. En janvier, ce patron avait adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour dénoncer les effets catastrophiques d’un durcissement de la réglementation. Benoît Praderie présageait alors la disparition de 3 000 emplois dans la Région. Presque un an après, les effets redoutés se vérifient. Selon le Syndicat des énergies renouvelables, mille emplois seraient supprimés chaque mois chez les concepteurs, fabricants et installateurs.

Les mesures du gouvernement tendant à encadrer la production d’énergie photovoltaïque ont freiné, voire annulé de nombreux projets.

En décembre 2009, l’État décidait de réviser à la baisse les tarifs de rachat par EDF. Il s’agissait alors de tempérer le fort engouement pour le photovoltaïque lié notamment à un prix d’achat très avantageux comparé à celui pratiqué dans d’autres pays. Un argument réfuté par les professionnels prompts à rappeler que la part du solaire sur nos factures pèse moins d’un euro par foyer.

En mai 2010, le conseil régional avait lancé un appel à candidature pour la conception, l’installation, l’exploitation et l’entretien de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments des lycées. Une centaine de sites devaient être concernés pour l’installation de 200 000 m2 de panneaux solaires. Après le moratoire, la Région a dû revoir à la baisse ses ambitions pour cet appel à projets. Finalement, une convention a été passée avec deux groupements pour l’équipement de 54 lycées : Fonroche Investissement et la Cogemip, d’une part et Eolfi, d’autre part. Les installations globales ne représentent plus que 45 000 m2.

Publié le 15/10/2011 12:55 | La Dépêche du Midi

Lauzerte. Leur maison est autonome, sans crédit et sans facture d’énergie

chez sophie et guy, à tréjouls

à moins de 5 kilomètres de Lauzerte, existe une maison autonome en électricité, en eau et surtout en pensée. Avec pour objectif de «reprendre en main leur existence», Guy et Sophie voulaient vivre de façon totalement libre, sans crédit, sans loyer, sans facture. Un projet qui voit le jour en 2006 et qui, au bout de six mois de travail, permet à ce couple et à ses trois enfants de quitter sa maison en location pour enfin «camper» chez eux, une maison de 80 m2, un lieu qu’ils n’ont de cesse d’améliorer. Tous les matériaux qui ont servi à la construction de la maison sont des matériaux locaux, à l’exception des panneaux solaires photovoltaïques qui proviennent du Japon. La paille vient d’un champ à proximité, la terre vient du terrassement, le bois vient d’une forêt située à quelques kilomètres.

Construction simple

Exit carrelage, marbre, béton, métaux et autre plastique. Cette famille est plutôt terre crue, chanvre, chaux et paille: tous les ingrédients d’une sur-isolation naturelle.

La construction est relativement simple: une charpente en bois repose sur une ossature porteuse; une ossature secondaire sert à encastrer les ballots de paille utilisés comme des briques, qui sont ensuite recouverts d’un mélange de terre et de chaux. «On est complètement autonome en énergie, explique Guy. L’eau vient de la récupération d’eau de pluie. Elle sert à la fois à la consommation et à notre usage domestique. On récupère l’eau de pluie par la toiture grâce à une gouttière qui la déverse dans une citerne autoconstruite de 50 m2.» Auto-construit est une expression qui reviendra souvent au cours de la conversation.

3 à 4 m3 de bois par hiver

Comme c’est le cas pour le Rocket Stove, un type de poêle de masse autoconstruit par Guy avec des matériaux de récupération. «Ce poêle permet une combustion très propre, ainsi qu’une grande économie de combustible. Entre 3 et 4 m3 de bois devraient être suffisants pour nous chauffer cet hiver», précise Guy. Une remarque qui, aux prix actuels des énergies fossiles, pourrait laisser rêveur. Les toilettes sont près de l’entrée et sont sèches, bien entendu. L’électricité vient de panneaux solaires photovoltaïques équipés de batteries et de convertisseurs pour transformer un courant de 24 volts en 220, un système qui leur assure environ trois jours d’autonomie. «On a aussi un groupe électrogène qui tourne à peu près 8 heures par an. On le fait tourner quand on voit qu’il n’y a pas assez de jus ou pour préserver les batteries. Habiter ce genre de maison nécessite pas mal de changements d’habitudes, comme par rapport à l’utilisation de l’eau chaude. Il faut apprendre à s’adapter en fonction du climat: quand il fait moins beau, on attend avant de faire une machine à laver.»

Aventure humaine

L’autonomie aurait donc un prix? Peut-être celui d’une prise de conscience sur nos modes de fonctionnement, le contrôle de notre consommation par rapport à nos besoins réels, «une sorte de rééducation que l’on peut aussi transmettre à nos enfants», ajoute Sophie. En euros, les chiffres parlent d’eux-mêmes: 30 000 € pour la maison et 20 000 € de plus pour les panneaux solaire, le chauffe-eau et la citerne. «Ce qu’il est important de signaler, c’est que construire cette maison, ça a aussi été une extraordinaire aventure humaine. Beaucoup de gens sont venus nous aider, des gens que l’on ne connaissait pas mais qui étaient au courant de ce que l’on faisait par le bouche à oreille. Quand on commençait des chantiers d’enduit de terre par exemple, neuf à dix personnes venaient nous aider avec l’envie de participer pour apprendre, et nous on apprenait en même temps qu’eux.» Une inspirante histoire de maison autonome, réservoir de propositions pour un avenir qui semble tout à coup beaucoup plus prometteur.


Le CAUE vous informe

Le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement est un organisme départemental créé à l’initiative du conseil général dans le cadre de la loi sur l’architecture de 1977 et qui a pour objet la promotion de la qualité architecturale, urbaine et paysagère.

CAUE 82: hôtel du département, 100, boulevard Hubert-Gouze à Montauban, tél. 05 63 03 80 88, fax 05 63 91 22 12, http://www.caue-mp.fr

Publié le 17/10/2011 09:22 | Richard Hecht

Croisade anti-Cruiser à Agen

apiculture

Ils sont venus de plusieurs régions de France, de la Bretagne, de Midi-Pyrénées pour lancer le même avertissement à la population : si les abeilles disparaissent du paysage, on vous aura prévenus ! Entre cent cinquante et deux cents manifestants ont convergé sur l’esplanade du Gravier en début d’après-midi avant de remonter jusqu’à la préfecture de Lot-et-Garonne.

L’autorisation par le ministère de l’Agriculture de la mise sur le marché français, en juin dernier, du pesticide Cruiser OSR utilisé pour le traitement des cultures de colza alarme les apiculteurs.

Développé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR est de la même famille que le Cruiser 350 utilisé sur le maïs, accusé par les professionnels de décimer les abeilles. « 37 000 t étaient produites en 1995 contre 18 000 t aujourd’hui », livre comme explication Bertrand Auzeral, 30 ans, le nouveau président de l’association « L’Abeille gasconne ». Dans le département, 7000 ha de colza, sur les 14000 ha cultivés en Aquitaine, sont traités au Cruiser OSR. « Nous avons peur de perdre nos abeilles, notre outil de travail. Les semis de colza sont plantés », s’inquiète Bertrand Auzeral, un Cassipontin propriétaire de trois cent cinquante ruches.

« C’est une course à l’armement phyto-chimique ». « Aujourd’hui, nous faisons du bruit, peut-être plus demain », « Le Cruiser, c’est l’enfer ! » ou encore « le maire en enfer ! », pouvait-on lire ou entendre samedi. Les manifestants, revêtus de leurs combinaisons blanches, ont dénoncé une agrochimie agressive et destructrice de l’environnement.

Venu du Lédat, Laurent Rabez possède, en amateur, une ruche depuis deux ans. « Depuis trente ans, je suis très conscient de la course à l’armement phyto-chimique dans le Sud-Ouest. »

Les apiculteurs ont manifesté contre toutes les autorisations du gouvernement en matière d’insecticides néonicotinoïdes que ce soit le Gaucho, le Régent et le Cruiser.

Présent à la manifestation, Christian Crouzet, secrétaire général régional de la Confédération paysanne, a apporté tout son soutien aux apiculteurs d’autant que le syndicat agricole attend le résultat de procès en cours sur le Gaucho.

Les apiculteurs du Sud-Ouest et de Bretagne ont manifesté samedi après-midi contre les insecticides, au premier rang desquels le Cruiser OSR, utilisé en traitement des semences de colza.


Le chiffre : 3

fois recalé > Les autorisations accordées en 2008 et en 2009 ont été annulées en février dernier par le Conseil d’Etat, et celle de 2010 récemment.

« Nous risquons de perdre nos abeilles au printemps à cause de cet insecticide neuro-toxique. Le nectar de colza permet de redémarrer les ruches. Cela va finir par les enterrer. »

Bertrand Auzeral,

président

de « L’Abeille gasconne »

Publié le 15/10/2011 03:49 | La Dépêche du Midi

Vieille-Toulouse. Le rucher école essaime

Tous les ans à pareille époque le syndicat d’apiculture méridionale organise sa traditionnelle « fête du miel et des abeilles ». C’est avec un succès toujours croissant que les apiculteurs ont reçu au rucher école les nombreux participants qui se passionnent sur la vie des abeilles et leur extraordinaire organisation. Chacun a pu suivre au cours de cette journée les visites commentées sur la vie et l’organisation des abeilles

Nos amies les abeilles attirent toujours autant de passionnés et suscitent la curiosité tant par leur comportement que leur organisation. Tout comme la truite dans son milieu aquatique, elles sont les sentinelles de l’environnement toujours prêtes à nous alerter des dangers issus de l’imprudence des hommes.

Elles paient un lourd tribut en raison de l’utilisation des pesticides, et autres produits nocifs déversés dans la nature.

De plus, elles sont attaquées de toutes parts, notamment par le frelon asiatique qui arrive à décimer des ruches entières.

Outre les bienfaits du miel dans l’alimentation et tous autres produits dérivés, elles font parti de notre environnement. Nombreux étaient les participants venus les voir évoluer en ce dimanche ensoleillé, accompagnés de leurs enfants.

Les animations nombreuses sur la vie parfois méconnues des abeilles ont passionné tous les publics. Des vidéos commentées faisaient connaître leur courte vie et leur savoir-faire, elles ont permis d’initier les nombreux profanes sur leur fabuleuse organisation et leur incessant travail.

Si la production de miel est bien connue, ce n’est pas là leur principal travail ; leur principale activité étant la pollinisation des fleurs et des fruits, rôle important afin que la nature se développe naturellement. Elles sont par ailleurs un baromètre pour l’environnement dont elles sont les sentinelles face aux pesticides, nitrates ou toute autre sorte de produits dangereux pour la santé de l’homme. J-L.L.

Publié le 31/10/2011 09:44 | Jacques Monferran

Venerque. Un compost à l’aide de rameaux de bois

L’Association occitane de conservation des sols (AOCsols), consciente des problèmes menaçant l’agriculture de demain, organise régulièrement, à « La Baronnesse », des sessions d’information sur les méthodes culturales différentes qui, à revenu égal, protègent et améliorent les sols à moindre coût et moindre effort (voir « La Dépêche » des 12 juin et 30 septembre 2011). Le plus souvent, on y traite des mérites du semis direct.

Aujourd’hui, en partenariat avec l’association « Arbres et Paysages d’Autan » (APA 31) et avec Jacques Barbé, président de Jardiner Autrement en Ariège et Lèze (JAAL), ce sont les avantages des Bois raméaux fragmentés (BRF) qui ont été exposés par Véronique Baer, chargée d’études à l’association APA 31, Charles Gers, chercheur au laboratoire Ecolab du CNRS, et Delphine Even, animatrice de l’association APA 31.

Enrichir le sol

La technique du BRF est née de l’observation de la nature. Tout le monde sait que, dans les bois, le sol est particulièrement riche en humus issu de la chute des branches et feuilles qui, en se dégradant, enrichissent le sol. Déjà, dans les années 60, Jean Pain avait préconisé un compost de broussailles utilisant la fragmentation de rameaux (avec cible la production d’eau chaude et de méthane). Mais c’est Gilles Lémieux, de l’Université de Laval au Québec (Canada) qui, depuis les années 80, a démontré avec rigueur et précision les vertus des BRF.

De quoi s’agit-il ? On utilise les rameaux d’élagage (maximum 70 mm de diamètre), broyés, pour les épandre sur le sol (ou les y incorporer) afin de l’améliorer et le fertiliser en réinstallant l’activité biologique. Voire de « ressusciter » un sol appauvri ou mort.

En effet, ces rameaux sont extrêmement riches en nutriments, sources de nourriture naturelle pour le sol permettant le développement des bactéries, champignons, vers de terre qui le fertilisent, limitent le besoin en eau, traitements phytosanitaires, engrais et travail du sol et fabriquent même des antibiotiques protecteurs. De plus, l’azote, fixé, est moins sensible au lessivage.

L’association AOCsols a acquis un camion équipé d’un broyeur adapté qui ne nécessite qu’un permis B.Elle le loue à un coût minime destiné uniquement à couvrir les frais d’utilisation et l’entretien. Collectivités, institutions, agriculteurs ou particuliers peuvent le louer. Contact : baronnesse@wanadoo.fr


En pratique

Agriculteurs, collectivités, particuliers sont intéressés par l’utilisation des BRF.En pratique, on épand 150 à 200 m3 de BRF frais par hectare (pas question d’utiliser du bois mort ou des palettes !) Un mètre cube correspond à environ 370 kgs de rameaux humides et donnent 75 kgs d’humus stable contenant environ 3,5 kgs d’azote. Il faut toutefois noter qu’en début de fertilisation, les champignons « pompent » l’azote du sol. D’où l’intérêt d’épandre les BRF à l’automne. La technique est utilisée en Ukraine, Canada, Sénégal, Belgique, République Dominicaine. Au Congo, une parcelle expérimentale d’eucalyptus a donné 146 M3/ha contre 84 M3 sans BRF.Une étude lyonnaise (Maxence Layet) montre que la taille des arbres de l’agglomération produit 100 000 m3 de branches. Il y a donc, avec l’élagage, un fort potentiel de BRF exploitable. D’autant que la matière première est à proximité, rendant nulle la différence de coût avec le film plastique qui ne tient pas la comparaison au niveau des résultats (reconstitution ou fertilisation des sols, croissance des végétaux, permanence de l’humidification, pollution…). L’APA 31 a mis en évidence la supériorité du BRF sur le plastique, les dalles ou le feutre. On consultera avec profit son site : www.arbresetpaysagesdautan.fr

Publié le 30/10/2011 08:53 | Christian Maillebiau

Saint-Jean. Bisphénol A: la commune a montré le chemin

Singulièrement fédératrice aujourd’hui, partout en France, la lutte contre le bisphénol A (BPA) a débuté à Saint-Jean.

Le député maire Gérard Bapt, avait pris des mesures de prévention par un arrêté municipal du 22 juin 2009, où il était stipulé : « L’utilisation des biberons contenant du bisphénol est interdite ».

Une mesure pionnière

Leur vente a été prohibée dans les officines de la commune, notifiée à la maternité de la clinique et aux supermarchés. Cette mesure était ensuite confortée par des décisions identiques prises dans les communes voisines. Une mesure qui a, depuis, fait florès et, en 2010, l’interdiction des biberons contenant du bisphénol A a été effective sur toute l’étendue du territoire national, sur proposition de loi de Gérard Bapt.

Elle l’a été également sur le territoire européen depuis le 1er mars 2011.

Interdiction étendue en 2014

Enfin, l’Assemblée nationale, toujours sur proposition du député maire de Saint-Jean, a voté, le 6 octobre dernier, l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires (plastiques des bombonnes d’eau, vernis intérieur des boîtes de conserve et des canettes métalliques…) Une mesure qui devra s’appliquer à compter du 1er janvier 2014.

Perturbateurs endocriniens

Tout dernièrement, une équipe du laboratoire de toxicologie alimentaire de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), de Toulouse, a annoncé qu’elle avait administré, à des souris, du BPA mélangé à leur nourriture. Il en ressort des résultats surprenants et en même temps inquiétants : une augmentation du stockage des graisses dans le foie des rongeurs. Soupçonné d’avoir des effets délétères sur le système reproductif, en tant que perturbateur endocrinien, le BPA agit donc aussi sur le métabolisme énergétique des êtres vivants. « Il était temps d’agir, mais selon Gérard Bapt, il faut aussi considérer la question des perturbateurs endocriniens dans leur ensemble ! ».

Publié le 29/10/2011 10:23 | La Dépêche du Midi

Moirax. Un pichet pour l’eau du robinet

« L’eau du robinet… c’est la meilleure ; tu peux la boire en toute sécurité, elle est contrôlée jusqu’à ton robinet. Elle arrive à la maison (toute seule). C’est la moins chère. Elle ne produit pas de déchets plastiques ». C’est le slogan que les enfants, dans la cantine de l’école, ont pu découvrir sur une claire affiche éditée par « Eau 47», fédération départementale d’adduction d’eau potable et d’assainissement de Lot-et-Garonne qui fête ses 30 ans. En présence de Raymond Soucaret, président de la fédération; de Gérard Pénidon, directeur; d’Henri Tandonnet, maire; Catherine Tencheni, conseillère; de Nadine Renauld, directrice; de Mathilde Lataste, chargée de communication, et de Nathalie Metge, responsable des affaires générales, cantinières et enfants ont reçu de leurs mains 20 carafes transparentes, légères, incassables, dans lesquelles ils sont invités à verser pour la consommer, l’eau du robinet. Attentifs, délaissant momentanément leur assiette de purée-rôti de veau, les jeunes consommateurs ont écouté les explications de G. Pénidon visant à revaloriser la consommation de l’eau du robinet dans le département.

Au total, 5 000 carafes seront distribuées gratuitement dans toutes les écoles du 47. La cantine de Moirax innovait cette campagne soutenue, commentée par le maire et le président Soucaret qui recommanda aux enfants de raconter à tout le monde comment on peut enlever le « goût du chlore »…quand il se fait sentir (remplir la carafe assez tôt pour que le chlore ait le temps de s’évaporer). Jalonnée ainsi d’événements et d’actions de communication, la fédération «Eau 47» veut faire connaître les qualités de l’eau potable, de cette eau qui coule du robinet, à la fois familière et mal connue, non appréciée à sa juste valeur. 5 000 pichets dans les écoles seront des partenaires concrets appréciés, ici, à Moirax.

Fédération départementale « Eau 47 » 05 53 68 44 00 www.eau47.fr

Publié le 29/10/2011 08:06 | Jean-Jacques Dard

Saint-Gaudens. Une machine à laver à pédales

Vous le savez, chères lectrices, les hommes, que nous sommes, font rarement la lessive. C’est pour répondre aux exigences sociales d’une juste parité qu’a été inventé le lave-linge à pédales.

La première machine a vu le jour en 1995. Une machine de ce type était exposée à la Biocoop. Marie Lacoste qui présentait le prototype explique : « Nous avons pour projet d’accoupler la machine à un vélo d’appartement et d’ouvrir un lavomatic sur Saint-Gaudens. Il y a une prise de conscience des gens concernant les dépenses d’énergie. »

Et force est de constater que le lave-linge à pédale est d’un tout autre intérêt que le rasoir-moulin à café ou le masticateur à ventouses, inventés, comme chacun sait, par Gaston Lagaffe. D’abord, chère lectrice, il occupera votre mari. Car il faut le bricoler le lave-linge à pédale.

Recette : prendre une machine à laver à chargement par le haut, enlever tout le métal blanc autour qui ne sert à rien, fixer le tambour au sol, acheter une courroie de 2m50 environ, la raccorder au tambour et à la gente évidée de son pneu de vélo d’appartement, bien fixer l’ensemble au sol, mettre une vanne à la vidange de la machine à laver et, roulement de tambour, le tour est joué. Reste l’eau, me direz-vous. Marie Lacoste propose de la chauffer au soleil dans une poche qui est, ensuite positionnée au-dessus du tambour. Cela va bien pour du petit linge lavé à 40°, mais reste un peu juste pour des torchons (vous constaterez, chère lectrice, que nous avons quelques notions).

J’allais oublier de parler du nombre de tours minutes. Pour avoir essayé la machine il faut un coup de pédale souple et peu rapide. Précisons que l’essorage n’est pas recommandé. Faut dire qu’à 800 tours minutes.

L’intérêt du procédé est évident, qui permet, dans un même mouvement de muscler ses mollets, d’économiser de l’électricité en vous servant de votre propre énergie corporelle et de laver son linge à moindre frais.

Pour les non-bricoleurs, il y a une autre solution, plus ancienne : le lavoir qui muscle les bras et assouplit le dos. Mais là, je ne suis pas sûr, chère lectrice, que vous soyez d’accord.

Publié le 28/10/2011 19:08 | RelaxNews

Une étiquette autocollante qui se dissout à l’eau pour laver les fruits

Le designer new-yorkais Scott Amron a inventé un concept novateur pour remplacer les étiquettes autocollantes que l’on trouve sur les fruits : des étiquettes qui se dissolvent dans l’eau et lave le fruit au passage.

 

Pour les consommateurs, il suffira de passer sous l’eau les fruits munis de cette étiquette pour la voir se dissoudre et se transformer en « savon » bio capable de laver le fruit de ses traces de cire, de pesticides, de terre et de bactéries.

Pour les commerçants, les nouvelles étiquettes pourront afficher des codes à quatre chiffres Price Look Up. Il est également possible de retirer les étiquettes à la main.

En 2009, une équipe de scientifiques de l’Université de Floride qui cherchait également une solution pour remplacer les étiquettes autocollantes traditionnelles a créé un appareil permettant de « tatouer » les fruits au laser, les informations apparaissant lorsque la peau des fruits se cautérise.

Scott Amron est également l’inventeur de produits comme le « Brush & Rinse », un système qui permet de rediriger l’eau du robinet vers la bouche de l’utilisateur, et une pince à billets invisible qui permet de former des liasses de billets en les magnétisant.

Scott Amron, de Amron Exptl., l’inventeur, a déposé la demande de brevet pour son nouveau produit

Publié le 28/10/2011 08:14 – Modifié le 28/10/2011 à 11:36 | Arnaud Paul

Un gisement de biogaz dans les poubelles

Veolia utilise le biogaz issu de la fermentation des déchets stockés à Bénac pour alimenter une minicentrale qui devrait produire l’équivalent de la consommation électrique d’une ville de 5.000 habitants.

Produire de l’électricité avec des ordures ménagères. C’est l’objectif que Veolia s’est fixé en investissant entre 2 et 2,5 millions d’euros dans une minicentrale électrique installée sur le site de la décharge de Bénac. L’idée est d’utiliser le biogaz émis par la fermentation des ordures ménagères pour alimenter deux turbines qui entraînent des alternateurs.

La centrale remplace la torchère

Il faut dire qu’en recevant près de 80.000 t d’ordures ménagères par an, l’Installation de stockage de déchets non dangereux (ISND) de Bénac, selon la terminologie, dispose d’une matière première abondante. Pour combien de temps ? Indépendamment du renouvellement ou pas de l’autorisation d’exploitation du site, Veolia doit le gérer pendant trente ans.

« Auparavant, on brûlait le biogaz à l’aide d’une torchère. Aujourd’hui, nous valorisons ce biogaz en produisant de l’électricité avec », explique Stéphane Gimenez, directeur d’agence de Tarbes de Veolia Propreté.

Concrètement, des forages entre 20 à 25 m de profondeur dans les couches d’ordures stockées dans des alvéoles permettent de capter le gaz produit par la fermentation. Acheminé jusqu’à la centrale, le gaz (composé de 40 à 45 % de méthane, 30 % de CO2 et 1 à 2 % d’O2) est d’abord traité par des filtres au charbon actif. Débarrassé du soufre, ce biogaz alimente deux turbines de 838 kW. Au passage, grâce à la cogénération, la chaleur produite par les moteurs sert à chauffer l’unité de traitement des lixiviats (lire ci-contre).

En année pleine, la minicentrale produira 10 MWh d’électricité, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 5.000 habitants.


L’énergie produite réutilisée

La minicentrale électrique sert également à chauffer la nouvelle unité de traitement des lixiviats, les jus peu ragoûtants produits par les déchets. Concrètement, la chaleur dégagée par les turbines à gaz sert à chauffer l’eau qui sert à l’évaporation des lixiviats, selon le principe de la cogénération. Les lixiviats sont d’abord ensemencés de bactéries qui vont commencer à les dégrader avant de subir un traitement en plusieurs étapes par évaporation puis osmose inverse. De quoi dépolluer les jus avant de renvoyer une eau déminéralisée dans le milieu. Les éléments polluants retenus durant le processus sont stockés avant d’être expédiés dans un centre spécialisé où ils seront détruits. « Le processus est contrôlé à chaque étape et l’eau rejetée est contrôlée régulièrement », précise Thibaud Desjardins, responsable du site de Bénac.

Publié le 27/10/2011 08:13 | Jean-Pierre Roland

Irrigation : le projet Charlas enterré

Jacques Leclerc, élu de Boulogne représente le conseil général au syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (SMEAG). Il était hier devant ses collègues de l’assemblée départementale le rapporteur d’un dossier sur cette institution qui irrigue le sud-ouest, de Saint-Béat à l’estuaire de la Gironde. Par des explications claires et argumentées, Jacques Leclerc a dissipé l’inquiétude récurrente du seul conseiller général urbain d’opposition André Ducap sur l’étiage de la Garonne.

« C’est l’année où les lâchers d’eau dans le fleuve ont été les moins nombreux. Pas un agriculteur n’a souffert d’un manque d’eau de la Garonne » explique Pierre Izard.

André Ducap revient à la charge sur le dossier Charlas… « Ce projet pharaonique est abandonné » assure Jacques Leclerc. L’étude engagée par le conseil général de Haute-Garonne et à laquelle se sont ralliés de nombreux acteurs a démontré qu’il y avait d’autres solutions et notamment la création d’une soixantaine de retenues collinaires au plus près des terres irriguées, dont une dizaine pouvant être réalisées à court terme. Le conseil général de Haute-Garonne se proposait même d’en être le maître d’ouvrage. Or l’État impose un accord des départements concernés. Deux ont refusé, bloquant le processus. « Dans le souci d’accélérer ce dossier nous avons accepté de transférer notre maîtrise d’ouvrage à l’agence de bassin Adour Garonne.»

À l’unanimité l’assemblée souhaite une solution rapide.

Publié le 27/10/2011 08:12 | La Dépêche du Midi

Lasbordes. Visite à La Ressourcerie le Parchemin

Le 19 octobre, la classe de DEES-TE (diplôme européen d’études supérieures option techniques d’environnement), niveau bac + 3 de l’école supérieure La Raque, s’est rendue à la Ressourcerie : Le Parchemin de Limoux.

Le Parchemin fonctionne avec cinquante-deux employés soit quarante personnes en contrat d’insertion et douze personnes permanentes. Le professionnalisme et la rigueur budgétaire sont des valeurs essentielles au Parchemin.

Tous les enjeux du développement durables sont présents au Parchemin. On y retrouve les trois piliers du développement durable : le social, l’économie et l’environnement. L’emploi au Parchemin ne peut excéder deux ans, sous la forme d’un contrat CDD de six mois renouvelable trois fois.

La Ressourcerie est une entreprise basée sur la récolte et la revente d’objets recyclés. On peut diviser cette dernière en trois activités différentes : la collecte, la valorisation et la vente.

En plus de ces trois activités, une activité complémentaire consiste à entretenir les espaces naturels : les berges des cours d’eau (élagage, tronçonnage, débroussaillage).

Inscrit dans la durée, Le Parchemin a gagné en crédibilité auprès des collectivités, des professionnels et du public.

Une réelle découverte pour ces étudiants d’une alternative pour le développement durable.

Publié le 25/10/2011 08:27 | La Dépêche du Midi

Montauban. Ils savent comment être davantage Econ’home

La communauté d’agglomération de Montauban a décidé de participer à l’opération Econ’home, opération portée par l’Espace Info-Energie, l’ADEME, l’Europe et la région Midi-Pyénées. Pour cela ils ont mandaté le CPIE du Pays Midi-Quercy qui s’est appuyé sur l’expérience de 10 familles pour montrer, par des exemples concrets, les gestes et les investissements qui permettent d’économiser l’énergie et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’objectif étant de réduire d’1 tonne les émissions de CO2 de chaque famille et de 20% leur consommation d’énergie. Les 10 familles témoins occupaient 3 types de logement : appartement, maison individuelle ou maison individuelle mitoyenne construits du 19e siècle à 1995. Fabien Schmitt, conseiller en énergie a rencontré chaque famille et réalisé avec elle un mini diagnostic énergie climat selon un cahier des charges spécifique portant sur l’habitation, les transports et les choix de consommation. Un plan d’actions a été établi au cas par cas. Certaines sont gratuites : moins utiliser son véhicule ou consommer moins d’eau chaude. Quand il s’agit de remplacer les huisseries, d’isoler la toiture et les murs, d’installer un chauffe eau solaire ou de lutter contre l’habitat insalubre des financements sont possibles : prêts à taux 0, éco-chèques de la région, etc..

Publié le 27/10/2011 08:32 | La Dépêche du Midi

La France face à la pénurie d’électricité

Cet hiver, la France pourrait bien manquer d’électricité. L’arrêt de huit réacteurs nucléaires allemands commence à provoquer des sueurs froides en France où le courant importé d’outre-Rhin permettait jusque-là de passer sans trop d’encombre les grands pics de consommation de l’hiver. Des pénuries et des pannes d’électricité en France sont une « menace réelle », a averti le cabinet de conseil Capgemini dans son étude annuelle sur l’énergie en Europe publiée hier. Le risque existe en cas de conditions « très défavorables », a reconnu hier le ministre de l’Énergie Éric Besson, en cas de temps « très froid » et de retards dans le lancement de centrales thermiques en Allemagne. « Dans ce scénario, oui, il pourrait y avoir des difficultés », a-t-il confirmé devant l’Assemblée nationale en réponse à un député.

En cause, en plus du manque de disponibilité de l’électricité nucléaire allemande : l’aggravation chaque année du phénomène de « pointes » annuelles de consommation, autour de 19h l’hiver. Le 15 décembre 2010 à 19 h 02, la France a ainsi battu son « record » absolu de consommation : 96 710 mégawatts, un pic en progression constante chaque année et plus de 25 % supérieur à son niveau du début des années 2000. Est-ce que pour autant on aura des pannes, ce n’est pas sûr, heureusement », tempère Colette Lewiner, qui a dirigé l’étude de Capgemini. La situation au cours des deux derniers hivers, particulièrement froids, a déjà été difficile. Car la France, bien qu’exportatrice nette d’électricité, a une faiblesse : championne du chauffage électrique, sa consommation bondit lors des grands froids de près de 2300 MW à chaque fois que le thermomètre baisse d’un degré. D’où l’importation nécessaire depuis l’Allemagne, la Belgique ou l’Italie.

Publié le 26/10/2011 08:02 | La Dépêche du Midi

Villeneuve. La Marine veut se mettre à l’huile végétale

La Marine Nationale vient de lancer une étude sur la possibilité d’utiliser des Huiles Végétales pour certaines petites unités en rade de Toulon.

« C’est une forme de reconnaissance et surtout une prise de conscience ». C’est ainsi qu’Alain Juste considère l’étude que lance actuellement la Marine nationale. Yann Sorel, chargé par les autorités d’étudier la faisabilité d’utiliser les huiles végétales sur certaines petites unités de la rade de Toulon a fait plusieurs escales dans le département, et plus loin. « Nous menons une expérimentation sur deux bateaux du port de Saint-Jean-de -Luz » explique Alain Juste, « et ce sont ces essais qui sont arrivés aux oreilles des autorités de la Marine. Eux aussi travaillent dans l’optique d’économiser l’énergie. Ils sont entrés en contact avec nous, fort de nos 18 années d’expérience et des 13 communautés qui déjà, se sont converties à l’utilisation des huiles végétales pures ». Car si l’on fait un petit bilan rapide, il suffit d’envisager, par exemple, la quantité d’huiles de fritures utilisées sur tous les bâtiments de la Marine : il suffit finalement de les purifier par pressage pour pouvoir les utiliser dans les moteurs diesels». Réaliser des économies, mais aussi «lutter contre le réchauffement climatique » est un des credos d’Alain Juste:« L’expérimentation actuellement en cours dans le port de Saint-Jean est financée à 70 % par le ministère de l’agriculture et à 30 % par l’Europe. C’est vraiment la preuve que maintenant, les autorités prennent en compte nos actions ». La visite de Yann Sorel est un grand pas vers un avenir énergétique moins sombre : « Après avoir rendu visite aux marins de Saint-Jean-de-Luz, être venu à Villeneuve, la première commune qui a cru à notre action, et une visite technique à l’Institut des huiles végétales, le chargé de mission de la Marine est reparti totalement convaincu de bien fondé de nos actions, mais aussi de sa mise en place technique. Il doit maintenant finaliser un dossier afin de débloquer les fonds pour lancer l’expérimentation ». Frédéric Pascaud


Le chiffre : 13

communautés > en France. C’est le nombres de structures qui exploitent actuellemnt les HVP.


Que sont les HVP

L’HVP est l’un des biocarburants retenus par une Directive Européenne. Il est issu directement de la biomasse, sans transformation chimique ni processus industriel. De part ses caractéristiques et son mode de production, l’HVP a le meilleur bilan énergétique de l’ensemble des carburants alternatifs actuellement sur le marché.Il permet d’obtenir 5 à 6 fois plus d’énergie qu’il n’en faut pour le produire ! A titre indicatif, ce rapport est négatif pour le gazole puisqu’il n’est que de 0,917, c’est à dire qu’il nécessite un peu plus d’énergie pour le produire qu’il n’en restitue en tant que carburant.

Publié le 24/10/2011 09:13 – Modifié le 24/10/2011 à 13:44 | La Dépêche du Midi

Saint-Gaudens. Maison en chanvre : un chantier pilote

De loin cela ressemble à des blocs de construction traditionnels. C’est en s’approchant que l’on découvre qu’il s’agit de blocs de chanvre.

Chanvribloc, entreprise iséroise, spécialisé dans l’éco-construction a ouvert un chantier pilote en Midi-Pyrénées à Lilhac dans le canton de L’Isle-en-Dodon. La maison de 95 m² au sol est construite chez un particulier. « Mon choix s’est porté sur cette technique en raison des qualités d’isolation, pour faire des économies d’énergie ».

De l’économie d’énergie à tous les stades

Le bloc de chanvre sert en construction nouvelle (sur ossature bois et ossature libre), en rénovation (isolation des bâtiments existants et colombages), mais aussi pour isoler les sols. Constitué de paille de chanvre et de chaux hydrauliques, c’est un matériau composé intégralement d’éléments naturels. Ses constituants proviennent du Nord-Est de la France. Sa fabrication, selon un procédé de moulage à froid, nécessite 3 à 4 fois moins d’énergie lors de sa production que d’autres matériaux traditionnels. Il y a peu d’impact au niveau transport. Martin Forrat de Chanvribloc explique : « À partir de 2012, toutes les constructions devront avoir une dépense d’énergie inférieure à 50 kWh/m2/an. »

« Le bloc de chanvre de par son mode de fabrication, de transport et de mise en œuvre, est un éco-matériau aux performances écologiques avantageuses. Il assure une isolation sans pont thermique. La maison respire ».

Deux techniciens de Logis Ethique ont ensuite procédé à une démonstration de montage sous le regard d’un public très intéressé. D’autres représentants des entreprises qui interviennent sur le chantier étaient également présents comme Bio Déco Matériaux de Labarthe Inard, Ossature Libre de Gaillac… Dans la journée, une trentaine de personnes sont venues sur le chantier rencontrer ces professionnels. Un technicien de Soleval, espace info énergie, a renseigné le public sur les solutions à mettre en œuvre pour réduire les consommations d’énergie dans l’habitat et les transports. Un espace info énergie devrait bientôt voir le jour sur la région sud toulousaine.

Publié le 21/10/2011 08:19 | Gérard Vieitez

Bessières. Des serres maraîchères chauffées par cogénération

C’est à l’occasion du dernier conseil municipal et en présence d’une quinzaine de Bessièrains qu’un ingénieur expert du cabinet Optimes et le directeur de l’usine Econotre sont venus présenter l’avancement du projet serres chauffées par cogénération. La cogénération est en théorie un principe de production simultanée d’électricité et de chaleur, la chaleur étant issue de la production électrique ou l’inverse.

7 à 15 hectares de maraîchage

Ce projet comprend l’installation d’une zone de maraîchage avec des serres produisant des légumes sur une superficie initiale de 7 hectares puis de 15 à terme. Aujourd’hui la faisabilité d’un tel projet est pleinement actée et les contraintes techniques résolues, notamment l’alimentation en eau (pompage dans le Tarn). Ainsi Econotre (Suez environnement) fournira l’énergie sous forme d’eau chaude à 41° C ce qui correspond à 20% de l’énergie créée par l’incinérateur mais non utilisée à ce jour.

L’investissement de Decoset (3.7 millions d’euros), le soutien de l’Ademe plus l’intérêt de maraichers et serristes font que ce projet va aboutir.

Appel à candidatures pour investir et exploiter

Le Syndicat Decoset va lancer cette semaine un appel à candidature. Le choix de l’investisseur et de l’exploitant devrait être connu fin novembre prochain. Dès lors la phase 1 du projet devrait voir l’installation de 7 hectares de serres qui produiront tomates et concombres dès 2014.

La montée en puissance de la production s’étalera sur 5 à 10 années avec au final 15 ha de serres qui produiront 74 000 t de tomates et 28 580 t de concombres soit 16% de la consommation de l’aire du grand Toulouse en tomates et 33% pour le concombre.

Le maire satisfait

Jean-Luc Raysseguier, maire s’est déclaré satisfait qu’un tel projet à la fois industriel, créateur d’emploi et qui participe au développement durable puisse voir le jour sur la commune.


Une trentaine d’emplois en 2014

Côté emploi, une trentaine de postes verraient le jour dès 2014 puis près de 80 emplois en production maximale. C’est l’Apic (Association pour l’Intégration des chômeurs) ayant un bureau à Bessières qui sera chargée de pourvoir à ces emplois

Publié le 22/10/2011 03:52 | La Dépêche du Midi

Castelmaurou. Un resto scolaire aux normes… et en plus c’est bon

Le restaurant scolaire de Castelmaurou, dit «le Petit Castel», nom donné par les enfants, inauguré en 2010 est la fierté de tous par la qualité de ses repas et ses normes alimentaires drastiques avec lesquelles Magali Schardt, maire, et Bernard Dinse, premier adjoint ne badinent pas.

Retour aux vieux légumes

Didier Virac, cuisinier responsable du site, tout juste nommé tuteur et ambassadeur des métiers de bouche, a su imprimer sa marque dans le suivi des personnels et la confection des repas conformes depuis le 1°octobre au nouveau système de grammage imposé par la direction de la protection des populations.

2010 ayant eu pour thème les plats du monde, 2011 est consacré au thème des quatre saisons avec un retour aux vieux légumes que les enfants découvrent pour la plupart. Ce jeudi, dans la salle à manger décorée pour la circonstance et agrémentée de fables de La Fontaine,le plat principal était un parmentier à base de viande, de pommes de terre et de panais. Didier tient à préciser que les produits sont tous labellisés y compris la viande et que la démarche bio est respectée à raison de deux repas par mois.

Publié le 20/10/2011 10:08 | M.G

Lisle-sur-Tarn. Un Petit marché bio

Yolande et Sébastien Coste travaillent la terre en agriculture biologique à Saurs, à la ferme des Grands Pins, Route basse de Saurs vers Fontjalabert, « Nous sommes spécialisés dans la pomme de terre et le jus de raisin rouge, conversion deuxième année, mais nous produisons aussi d’autres sortes de légumes, des carottes, poireaux, potimarons, oignons, ail… Chaque jeudi soir de 17h à 20h nous installons notre petit marché à la ferme, en vente directe, et en même temps une vingtaine d’abonnés viennent chercher leur panier régulier avec un abonnement de 2 ou 3 mois » explique Yolande.

En novembre Yolande et Sébastien commenceront une AMAP à Graulhet le mercredi soir à partir de 18h au magasin bio la « Grenouille gourmande ». Les pommes de terre sont en filets de 2,5 kg, 5 kg ou 10 kg et une remise est faite pour 15 kg. Les variétés sont Mona Lisa, Nicola et un peu de Charlotte. Ces variétés sont polyvalentes, plutôt fermes.

N’hésitez pas à venir faire un tour aux Grands Pins où un bon accueil vous attend ! Pour tous renseignements vous pouvez contacter le site : http://grandspins81.canalblog.com/ ou téléphoner au 05 63 34 51 80 .

Publié le 19/10/2011 09:38 | A. G.

Grenade. Une nouvelle filière pour devenir maraîcher bio

Devenir maraîcher en agriculture biologique en Save et Garonne, avec la « couveuse d’activités agricoles ». La communauté de communes Save et Garonne, le CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et du Milieu Rural) et le CREA (Créer, Réussir, Entreprendre en Agriculture) ont organisé ce lundi 17 octobre à Grenade une réunion d’information. La couveuse permet à des porteurs de projet de démarrer leur activité. Pendant une période de 1 à 3 ans, ils peuvent tester leur projet : ils produisent, vendent leur production et développent leur réseau de clients et de partenaires. La couveuse assure l’hébergement de l’activité, met à disposition un terrain et des outils professionnels et assure un accompagnement permanent. Les partenaires du projet : La communauté de communes Save et Garonne porte un projet de développement de la filière maraîchage biologique sur le nord toulousain.

Créer, réussir, entreprendre

Ce projet, mené en partenariat avec la chambre d’agriculture de la Haute-Garonne et le lycée agricole d’Ondes, vise à maintenir et développer l’emploi et l’activité maraîchère. La collectivité travaille par ailleurs à l’installation pérenne des maraîchers sur une zone d’activité agricole et sur une charte pour « l’approvisionnement local, frais et bio », en partenariat avec la Communauté Urbaine du Grand Toulouse. Ce projet est labellisé Pôle d’Excellence Rurale par le Ministère de l’Agriculture. Créer, Réussir, Entreprendre en Agriculture est né en novembre 2010. Son but est d’animer et gérer les sites de couveuses d’activités agricoles (espaces de test) en Haute-Garonne sur diverses productions animales et végétales. CREA a été constituée à partir d’un groupe d’agriculteurs réunis au sein de la Fédération Départementale des Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et du Milieu Rural. CREA veut développer l’offre de produits agricoles pour alimenter le marché local. Pour plus d’informations : Fabrice Ruffier : crea@civam31.org ou 05 61 97 53 41, 05 62 79 07 81 et 06 88 99 56 86.

Les intervenants : R. André, Jean Arrecgros pour la communauté de communes, S. Collet pour la chambre d’agriculture, A. Macke et F. Ruffier pour CREA, G. Parisot pour le lycée d’Ondes.

Publié le 17/10/2011 08:10 | Dominique Delpiroux

Midi-Pyrénées joue la carte du bio

Midi-Pyrénées est la première région agricole de France en termes de nombre d’exploitations. Des petites unités qui jouent de plus en plus la carte du bio et des circuits courts. Ce sont les premiers résultats du recensement agricole 2010…

Le recensement agricole ? C’est une très jolie photographie ! Un instantané qui nous montre la région dans sa richesse et dans sa diversité, avec ses moutons des Causses, ses vaches des estives, ses plaines gorgées de maïs, ses défilés d’oies grasses, ses vallons de vignes ou des fruits abondants.

Les premiers résultats du recensement 2010 viennent de tomber et montrent que les structures de l’agriculture dans la région ont peu évolué. Si nous restons la première région de France du point de vue du nombre des exploitations, celles-ci sont de taille modeste, une moyenne de 48 hectares contre 55 au plan national, avec une kyrielle de toutes petites exploitations.

Avec de grandes portions de territoires de montagne, la région présente des handicaps, et pourtant, elle ne s’en sort pas si mal. Pourquoi ? Sans doute grâce à la qualité.

« Il y a 130 signes de qualité dans la région, souligne Michel Sallenave, le directeur régional de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt de Midi-Pyrénées. Et c’est une carte à jouer pour l’avenir. »

De fait, une exploitation sur quatre est sous signe officiel de qualité : Label rouge, AOC (appellation d’origine contrôlée), AOP (Appellation d’origine protégée) IGP (Indication géographique protégée).

« Et, poursuit Michel Sallenave, nous avons assisté à un véritable boom des productions biologiques. En 2001, elles représentaient un peu plus de 1 %, aujourd’hui, on est à 8,5 ! » ce qui place Midi-Pyrénées en en deuxième position sur le nombre d’exploitations engagées dans le bio après Rhône-Alpes, et en quatrième position pour ce qui concerne les surfaces cultivées, derrière Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Autre phénomène remarquable qui est en train d’émerger : c’est la mise en place d’un certain nombre de circuits courts. Là aussi, en dix ans, une exploitation sur cinq s’y est mise. En 2010. Curieusement, cette proportion est plus élevée avec les moyennes ou grandes exploitations. Selon l’enquête, ce système a aussi l’avantage de créer des emplois. Il concerne surtout les secteurs de la viticulture, de l’horticulture, et du maraîchage.

En somme, la région agricole s’adapte et il faudra qu’elle s’adapte encore avec la disparition progressive de la Politique agricole commune (Pac). Et finalement, ce recensement qui dépeint une agriculture de qualité à taille humaine et qui tient le coup, cela a de quoi nous rassurer.


60 000 agriculteurs visités

C’est une véritable aventure, un recensement agricole ! Cela n’arrive que tous les dix ans, et demande une mobilisation générale à la direction régionale de l’agriculture (Draaf). Cette vaste enquête va permettre de réaliser une sorte de photographie, un instantané de la région agricole. « Ses résultats vont nous servir à orienter les politiques publiques », précise le patron de la Draaf, Michel Sallenave. L’analyse de toutes ces données permettra d’impulser telle ou telle politique, de donner un coup de pouce ici, un coup d e frein par là, d’anticiper certains phénomènes, etc.

Le recensement, c’est d’abord une visite chez 60 000 agriculteurs de la région, par 250 agents recenseurs, qui sont venus remplir un copieux questionnaire de 24 pages, où l’on détaille les productions jusque dans les moindres détails, mandariniers ou framboisiers, cannelle ou mélisse, oléagineux, caprins, ovins, poules, lapins, le nombre de fosses à purin, les assurances, l’irrigation… Le but est de mieux connaître à la fois les hommes et les femmes, les cultures et les productions, ainsi que les pratiques agricoles et la diversification dans chaque unité.

Ces données sont recueillies sous le sceau de la confidentialité : les données n’apparaissent qu’à l’échelle des communes, on ne descend pas au niveau de l’exploitation elle-même.

« Une partie de l’étude s’attache plus spécialement à l’environnement, précise la responsable du service statistique, nous nous intéressons aux sources d’énergie, aux productions bio, à la quantité d’engrais, de pesticides utilisées, aux circuits courts de distribution… » Toutes ces données ont été directement saisies sur ordinateur. Et dessinent désormais l’énorme ferme virtuelle de Midi-Pyrénées.


Des fermes plus grandes

Ce sont des exploitations agricoles à taille humaine que l’on trouve en Midi-Pyrénées. Elles font en moyenne 48 hectares, contre 55 en France. Mais progressivement, les toutes petites exploitations ont tendance à disparaître au profit des grandes. La surface moyenne d’une exploitation a gagné 9 hectares en dix ans. De plus, 94 % de la production de Midi-Pyrénées est assurée par 55 % de grandes et moyennes exploitations : 45 % de petites exploitations ne produisent donc que 6 % de l’ensemble. Les zones agricoles ont tendance à disparaître le long des axes autoroutiers au profit de l’urbanisation et les jeunes préfèrent s’installer sur les secteurs d’élevage plutôt que sur les terres céréalières.


Le chiffre : 84 000

actifs > Dans l’agriculture. Ce secteur économique reste le premier employeur en Midi-Pyrénées. L’agriculture se déploie sur 2,3 millions d’hectares soit la moitié du territoire de la région.

Publié le 31/10/2011 15:08 | RelaxNews

La Halle renouvelle sa grande collecte au profit de l’environnement et du recyclage

Comme chaque année, La Halle, en partenariat avec Le Relais, organise une grande collecte de vêtements pour promouvoir le recyclage et lutter contre l’exclusion. Du 4 novembre au 17 décembre prochains, les particuliers pourront faire un geste en faveur de l’environnement en apportant leurs vêtements dans l’un des 221 magasins La Halle participant à l’opération.

Pour la sixième année consécutive, La Halle propose à ses clients et au grand public d’échanger leurs vêtements, accessoires, et linge de maison, contre des bons de réduction. Des points de collecte ambulants, installés dans certains magasins La Halle, permettront à chacun de peser les vêtements offerts. Grâce à ce système, les particuliers pourront repartir avec des bons d’achat d’une valeur de cinq euros pour 3kg d’articles donnés.

Grâce aux vêtements généreusement offerts, Le Relais pourra trier et recycler les modèles selon 300 critères de qualité et de matière, mais également créer des emplois durables d’insertion.

Cette grande collecte annuelle permettra également aux stylistes de l’Atelier Chardon Savard (Paris 11e) d’imaginer 25 pièces uniques, réalisées à partir des vêtements collectés. Cette mini-collection sera dévoilée au showroom de La Halle, en avril prochain.

Les internautes peuvent consulter la liste des magasins participant à la grande collecte de vêtements de La Halle sur le site internet LaHalle.com.

 

Publié le 17/10/2011 08:21 | B. dv.

A la Glanerie, la réinsertion passe par le recyclage

Si vous avez récemment déposé de vieux objets dans les déchetteries de Montlong et d’Atlanta, vous avez peut-être été surpris d’être accueilli par un homme en tee-shirt noir qui s’est emparé de tout ce qui pouvait être réutilisé pour le charger illico presto dans un camion blanc. Eh bien, il va falloir vous y faire. Parce que dans quelques semaines, ils seront six « valoristes » de la Glanerie chargés de récupérer à la source les meubles et objets usagers qui constituent la matière première de la première et seule ressourcerie toulousaine.

Implantée dans une ancienne usine de glaces, 37 impasse de la Glacière, au nord de Toulouse,, la Glanerie qui était officiellement inaugurée samedi a fait le double pari d’aider les personnes en difficulté à se réinsérer tout en luttant contre la prolifération des déchets.

Tout se passe dans les 1 300 m2 du grand hangar de l’impasse de la Glacière. C’est ici que les objets collectés à l’entrée des déchetteries, sont nettoyés, réparés, parfois repeints et remis à neuf, avant d’être proposés aux chalands les mercredis et samedis de 10 h 00 à 19 h 00 dans le magasin qui jouxtent les ateliers.

A la Glanerie, ou travaillent quotidiennement 5 permanents et bientôt 11 « valoristes », les emplois d’insertion sont évidemment protégés. Mais ils n’en sont pas pour autant déconnectés de la réalité économique. À côté des subventions et des aides versées par la ville le département et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la ressourcerie devra dégager 30 % d’autofinancement. Ce petit pas dans le marché doit permettre aux « valoristes » de retrouver peu à peu le chemin de l’atelier ou du bureau. Mais côté usager, s le recyclage a aussi des vertus pédagogiques « car il fait bouger les comportements et nous rapproche chaque jour de la réduction de 7 % du volume de déchets programmé dans le cadre du Grenelle 2 », se félicite Michel Peyron, directeur régional de l’Ademe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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