Revue de presse CLDD 14 10 2011

SOMMAIRE

Mille solutions pour l’environnement 3

Ecologie du quotidien et écologie politique. 5

Auterive. Se soigner grâce aux abeilles. 6

Samedi, les apiculteurs piquent une grosse colère. 6

Fabriquer un piège à frelons simple et efficace. 7

Tournefeuille. La bataille contre le frelon asiatique. 8

Quillan. Un atelier de fabrication de produits ménagers. 8

Venerque. Tout savoir sur la technique du bois fragmenté. 9

Maubourguet. La désherbeuse à eau chaude. 9

Bisphénol A : le RES réclame un changement de la dose journalière admissible au niveau européen. 10

À V’innopôle, on travaille sur une vigne sans herbicide. 10

Recyclage : la seconde vie des balles de tennis. 11

Nouvelle étiquette énergie : l’Agence de l’environnement publie un nouveau guide pratique. 12

Onet-le-Château. L’école du bien-manger 13

Rodez. « C’ du coin » : une marque pour consommer local 13

Dans les cantines scolaires, on va réduire les portions. 14

Frouzins. Opération « Lombricompostage ». 15

L’Assemblée unanime interdit les contenants alimentaires avec du bisphénol A.. 15

Les magasins bio Biocoop testent le distributeur de yaourt 16

Saint-Lys. Stop au nucléaire avec l’ADPSL Alternalys. 17

Parkinson : les pesticides mis en cause. 17

Quel plan pour les gravières qui mettent en danger la nappe phréatique ?  18

 

Publié le 13/10/2011 08:12 | Jean-Marie Decorse

Mille solutions pour l’environnement

À l’heure où s’ouvrent à Toulouse les 6e Assises nationales du développement durable, un sondage confirme notre inquiétude face au réchauffement climatique. Mais, au-delà du constat, vous avez des solutions à proposer.

C’est aujourd’hui que s’ouvrent les 6e Assises nationales du développement durable. Un rendez-vous toulousain qui ne doit rien au hasard. C’est en 2007, ici même, que s’ouvraient les premières assises du nom. C’est également en Midi-Pyrénées qu’a été concrétisé à l’échelon d’une région le premier Agenda 21 reconnu par le ministère en charge du Développement durable.

La tenue de ces assises trouve plus que jamais sa justification dans les résultats d’une enquête commandée à CSA par la Région Midi-Pyrénées. Spectre de la récession oblige, la crise économique et sociale apparaît logiquement comme la première source d’inquiétude des Français (54 %). Mais juste après, réchauffement climatique et catastrophes naturelles constituent les autres craintes avouées de la population (29 %) devant le terrorisme (15 %) !

Collectivités en tête

Le sondage, décidément très instructif, démontre aussi que les collectivités sont les plus à même de répondre aux enjeux du développement durable. Les États et institutions internationales, pourtant à l’origine des réglementations, pâtissent d’un réel déficit de crédit. Seuls 19 % des Français les estiment à même de répondre aux enjeux environnementaux. En choisissant des initiatives locales très concrètes pour nourrir le débat et les travaux en atelier, ces assises sont donc dans le tempo. Après un démarrage plutôt lent, les contributions se sont succédé sur le site des assises (www.andd.fr).

Plus de mille initiatives ont ainsi été recensées, envoyées par des associations, des entreprises et les collectivités engagées dans une démarche durable. Le propos n’est pas de dresser un inventaire exhaustif des initiatives en cours, mais de travailler à leur « transférabilité », à leur généralisation, tant dans le domaine des ressources naturelles, de la maîtrise de l’énergie que celui des déchets ou de l’urbanisme. Mais ces assises sont aussi l’occasion d’un état des lieux critique de notre gestion environnementale. Demain, seront livrés les résultats d’une étude de l’Insee où seront révélés nos atouts comme nos faiblesses, notamment en matière d’étalement urbain, de préservation des ressources ou de lutte contre les disparités territoriales.

Les données recueillies permettront l’élaboration d’un second Agenda 21 régional. Des pistes d’orientation sont déjà identifiées sur le chapitre de la biodiversité, de la qualité de vie, du changement climatique et la solidarité internationale.


« Un enjeu majeur de développement »

Président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy est à l’origine, en 2003, de la première édition des Assises du développement durable. Interview.

Peut-on dire que Midi-Pyrénées est une région « verte » ?

Ce dont je suis sûr, c’est que depuis une décennie, on a fortement intensifié nos actions en faveur du développement durable. Pour ne citer que deux exemples, Midi-Pyrénées est, en France, la première région pour la superficie en bio et 35 % de la production d’électricité est d’origine hydraulique. En 2002, nous avions été invités au sommet mondial du développement durable à Johannesbourg car Midi-Pyrénées avait déjà été identifiée comme ayant une action forte en la matière.

En 2010, les régions françaises ont investi 5 milliards d’euros en faveur du développement durable. Et en Midi-Pyrénées ?

C’est, pour nous, un enjeu majeur et nous investissons beaucoup en faveur du développement durable, d’autant qu’il est créateur d’emplois. Nous avons négocié avec la Banque européenne d’investissement une ligne de crédit de 350 millions d’euros, abondée par la même somme apportée par des banques françaises pour proposer des prêts à des porteurs de projets en matière d’énergie renouvelable ou d’économie d’énergie. 89 centrales photovoltaïques ont été créées dans la région. On a lancé l’opération visant à équiper les toitures des lycées de panneaux photovoltaïques. Le plan rail, dont l’objectif est tout à la fois d’améliorer le confort pour l’usager, de favoriser les économies, de protéger l’environnement en limitant les déplacements en voiture et de mieux desservir notre territoire, c’est 800 millions d’euros. Nous avons mis en place un plan Midi-Pyrénées énergie doté de 260 millions d’euros sur 10 ans destiné à agir sur la précarité énergétique des logements. L’objectif est de traiter 7 000 logements par an, grâce notamment au nouvel éco-chèque d’un montant de 1 500 euros. Nous développons la méthanisation, les réseaux collectifs de chaleur etc.

Vous allez maintenir cette stratégie pour les années à venir ?

Oui. Les politiques mises en place par la région Midi-Pyrénées reposent de plus en plus sur l’écoconditionnalité (cela consiste à subordonner des investissements ou des aides au respect de normes environnementales, NDLR). C’est devenu une exigence. Développer les énergies renouvelables, promouvoir des politiques sociales et solidaires, impliquer les citoyens, agir en faveur de la création d’emplois.. Le rôle des collectivités territoriales est essentiel dans la mise en œuvre des actions en faveur du développement durable.

Propos recueillis par S.B.


« Il faut créer en priorité une Haute autorité de l’énergie »

Pionnier du développement durable, Thierry Salomon préside l’association NégaWatt qui regroupe 300 experts de l’énergie.

Quelle serait votre première mesure si, demain, vous deveniez ministre ?

La transition énergétique que nous préconisons exige une réforme de la gouvernance de l’énergie. Il faut créer une Haute autorité de l’énergie et de l’environnement sur le modèle de la Haute autorité de l’audiovisuel. L’énergie a toujours été entre les mains de l’industrie. Cette Autorité régulatrice interviendrait sur toutes les problématiques liées à la consommation d’énergie. Une loi-cadre en fixerait la trajectoire sur le long terme.

Vous réclamez le lancement d’un très grand plan de rénovation de l’habitat moins consommateur d’énergie ?

En France, 17 millions de logements ont été construits avant toute réglementation thermique. On pourrait mener ainsi 750 000 rénovations par an. La mesure coûte cher, mais elle sera vite amortie par les économies d’énergie. C’est aussi 40 ans de travail assurés pour les PME. Mais c’est vrai qu’il faut du courage politique.

Pour vous, il est plus que temps d’agir ?

Nous sommes comme le Titanic, dans le brouillard. On va vers la fin des énergies fossiles faciles, du pétrole et du gaz aisément extractibles, ce sur quoi notre économie s’est fondée. La fin du film sonnera en 2050. On s’apercevra alors que le pétrole n’était qu’une énergie de transition. Regardons à long terme et anticipons pour protéger les générations futures. Dans le contexte de Fukushima, l’énergie nucléaire apparaît encore moins incompatible avec un réel développement durable, en raison déjà du lourd héritage que nous laissons à nos enfants. J-M.D.


Le chiffre : 29 %

Enquête > Midi-Pyrénées. Le réchauffement climatique arrive en second dans le classement des préoccupations des Français. Le sondage CSA publié hier a été réalisé pour la Région Midi-Pyrénées.

« Maîtrise de l’étalement urbain, préservation des ressources et lutte contre les disparitions territoriales, sont des enjeux primordiaux. » Insee, (étude publiée vendredi).


Le Programme

Aujourd’hui> Table ronde (9h30-11h) : Notre civilisation est-elle durable ? 11h15-12h45 : «Agir localement, quelle société pour demain ?De 14h30-17h30 : 14 ateliers intitulés «Quels choix pour demain» sont organisés sur différents thèmes (urbanisme, éco-construction, gestion de l’eau, de l’air, transports, agriculture de proximité, démocratie locale, économie sociale et solidaire etc)

Demain> 9h-10h45 : restitution des travaux des ateliers, débat avec des élus et des experts- 11h-12h30 Table ronde sur «perspective Rio + 20», la synthèse de ces assises sera présentée lors de la conférence internationale RIO 2012.

 

Publié le 02/10/2011 03:46 | La Dépêche du Midi

Ecologie du quotidien et écologie politique

« Je te fais un chèque ? Non, je te règle en abeille. » « Agir pour le vivant, « l’association, l’explique aussi sur le salon « Horizon Vert », « la monnaie complémentaire peut contribuer à la redynamisation de l’économie locale du Villeneuvois. » Ce n’est pas la seule innovation d’un salon de l’écologie qui célèbre en cette année 2 011 sa 23e édition. D’ailleurs des innovations, il n’y a presque que cela. Le salon « Horizon Vert » démontre que l’acte écologique peut (et doit) s’insinuer partout : dans la construction des maisons avec de la paille et de l’argile ; dans la gestion des déchets avec le lombricompostage ; dans les cosmétiques qui peuvent être faits maisons ou entièrement bio ; dans la cuisine en utilisant des produits équitables… « La salon « Horizon vert » a permis de faire un pas de géant dans l’évolution nécessaire de notre façon de vivre ». Et il y a encore beaucoup à faire expliquèrent les élus à l’heure de l’inauguration.

Episode politique

Plus que les éditions précédentes, le 23e épisode d’Horizon Vert est éminemment politique, « le constat que l’on peut faire est assez catastrophique, du point de vue du climat, de l’énergie, de la bio-diversité, de l’alimentation, des déchets… On défend la raison économique et pas la raison écologique. » La démarche d’»Horizon Vert », c’est de « faire passer le citoyen avant l’expert et l’éthique avec la technique. » Politique aussi dans les propos de la présidente, Mme Grand, « comment accepter un système productiviste avec 20 % de la population qui détient 80 % des ressources ? »

Politique enfin avec Jérôme Cahuzac qui salua les initiatives d’Horizon Vert expliquant toutes les initiatives locales au niveau de la ville, « Villeneuve n’est pas à la traîne. À l’échelon local, il est possible de mener une politique originale et très efficace. »

Par contre, le député regretta les tergiversations, les reculades du « Grenelle de l’environnement. » Comme le choix de revenir en arrière sur le photovoltaïque. « En coupant les aides, on a détruit des entreprises et des emplois. » J.-L. A.

 

Publié le 12/10/2011 09:30 | La Dépêche du Midi

Auterive. Se soigner grâce aux abeilles

Vous avez les abeilles, vous n’êtes pas trop en forme ? L’apithérapie, un bon moyen de recouvrer la santé !

Les abeilles seront justement au centre de la journée du 5 novembre prochain.

L’association auterivaine « Les ruchers du soleil » organise une journée d’apithérapie, ou la santé grâce aux abeilles.

Le docteur Lilian Ceballos, chercheur au CNRS, membre du conseil scientifique d’eau future et spécialiste en apithérapie,

Claudette Raynal-Cartabas spécialiste en médecine traditionnelle chinoise et en apithérapie, auteur du livre « Guérir avec les abeilles» et James Poulain, consultant en apiculture et en apithérapie interviendront tout au long de la journée.

Au programme : conférences, démonstrations pratiques et échanges ainsi que dédicace du livre de Claudette Raynal-Cartabas.

Cette rencontre aura lieu le samedi 5 novembre à partir de 9 h 45, salle du belvédère.

Une participation aux frais de 10 euros comprenant le repas du midi vous sera demandée.

Afin de bien préparer la rencontre, il est recommandé de réserver directement et rapidement auprès de l’organisateur

« Les Ruchers du Soleil » Tél. 06 16 91 18 05 – e.mail rucherdusoleil @ aol.com

 

Publié le 12/10/2011 07:51 | Denis Peignier

Samedi, les apiculteurs piquent une grosse colère

Le principal syndicat d’apiculteurs du Lot-et-Garonne appelle à la manifestation ce samedi, à 13 h 30, sur l’esplanade du Gravier à Agen. En cause ? L’autorisation du Cruiser OSR sur les semences de colza.

Cruiser OSR. Ce nom vous est probablement étranger mais, en quelques mois, ce pesticide neurotoxique fabriqué par le semencier suisse Syngenta, est devenu la bête noire des apiculteurs. Selon ces derniers, il attaquerait le système nerveux des abeilles à cause de la combinaison du thiaméthoxam, un insecticide, et de deux fongicides, le fludioxonil et le métalaxyl-M, leur ôtant la capacité de revenir à la ruche. « Traditionnellement, nous avons de 5 à 10 % de mortalité sur la saison, explique Bertrand Auzeral, président de l’Abeille Gasconne, mais là nous sommes sur des moyennes allant de 30 à 50 % sur la saison. »

Samedi, les apiculteurs du Grand Ouest (Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne) vont donc se mobiliser sur l’esplanade du Gravier à 13 h 30, puis prendront la direction de la préfecture. Et la colère monte dans les rangs des producteurs de miel : « On s’épuise à élever de nouvelles abeilles. C’est la perte de notre cheptel et de notre outil de travail. On n’en peut plus de cette situation. Ce produit est un danger, non seulement pour les abeilles, mais aussi pour les sols et l’environnement. »

D’un autre côté, les membres de l’Abeille Gasconne ne veulent surtout pas stigmatiser les agriculteurs dans leur ensemble : « Ils sont comme nous les victimes de l’industrie agrochimique, ajoute le président du syndicat. Ils n’ont pas d’autres choix que de semer ce que les coopératives leur vendent. Mais certaines en Bretagne et en Pays de la Loire ont boycotté le Cruiser OSR. Preuve que la lutte fonctionne. »

Circulez, y’a rien à voir…

Du côté des autorités sanitaires, tout semble pourtant fonctionner. Malgré trois annulations d’autorisations de mise sur le marché (AMM) du Cruiser sur maïs, par le Conseil d’État, le ministère de l’Agriculture a délivré en catimini une AMM pour le Cruiser OSR en juin. « C’est le jeu du chat et de la souris, estime l’Abeille Gasconne. Tout s’est fait dans la précipitation, c’était pareil pour les semences OGM de Monsanto ou BASF. Les études menées par l’INRA ou le CNRS ne sont pas prises en compte. » L’Association nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a quant à elle conclu dans son rapport à une absence de risque pour l’environnement, mais, « sur la foi de tests effectués par Syngenta », estiment les apiculteurs. Ces derniers demandent donc la création d’un laboratoire indépendant qui rendrait ses propres AMM, et surtout, la possibilité de savoir où sont implantées les parcelles où est cultivé le colza incriminé. Mais le combat semble pour l’instant mal engagé. « C’est le pot de terre contre le pot de fer » résume un apiculteur dépité.


Bertrand Auzeral veut sauver sa profession

Installé depuis 2006 à Pont-du-Casse, le président de l’Abeille Gasconne est à la pointe de la lutte contre le Cruiser OSR. « Je suis moi-même à 30 % de pertes sur mes 350 ruches. Il nous faut développer nos essaims pour compenser les pertes et cela demande du temps et de l’argent. » Pourtant, le jeune homme continue d’y croire : « C’est une profession viable. La filière vit bien, nous allons mettre en place une charte du bon vivre en Lot-et-Garonne, afin que les activités agricoles n’engendrent pas de problèmes pour les autres. »

 

Publié le 04/10/2011 08:08 – Modifié le 04/10/2011 à 18:55 | La Dépêche du Midi

Fabriquer un piège à frelons simple et efficace

Visiblement, l’innovation de François, qui a créé un piège à frelons asiatiques, aussi simple qu’efficace, (lire : François piège les frelons asiatiques) a passionné de très nombreux lecteurs. Certains d’entre eux demandent des précisions sur la fabrication du piège. Les voici.

En premier,on fait deux trous sur le sommet de la bonbonne-piège (destinés à insérer les goulots des bouteilles contenant l’appât).Puis on ouvre une fenêtre dans le flanc pour passer ces bouteilles-appâts (on incise des pointillés sur la partie haute,non découpée, pour faciliter l’ouverture de ce vantail) et l’on place les petites bouteilles.La collerette assurera l’étanchéité.Un trou de 1cm de diamètre est percé dans la bouteille-appât (au dessus du niveau du liquide leurre) qui fera passer les frelons dans la bonbonne remplie d’eau jusqu’à environ la base de la petite bouteille.La porte d’accès est refermée et étanchéisée avec du scotch.Le bouchon de la bonbonne est percé de trous de six millimètres pour laisser s’échapper les abeilles.

Un plan détaillé du piège via internet

Pour les bouteilles contenant l’appât (cassis),il faut que les «épaules» soient le plus verticales possibles.On peut prendre des bouteilles de plus de 33cl,en couper une bande au milieu 2 à 4 cm,emboiter la partie haute dans la partie basse et faire le trou de 1 cm. Avec les bouteilles de 33cl,aux épaules très arrondies,certains insectes remontent.On glisse alors un petit tube (par exemple fait avec un pot de yoghourt découpé et roulé) dans le goulot.

A ce jour,aucune abeille ni bourdon n’ont été collectés dans le piège.Quelques frelons autochtones (vespa crabo) ont été pris.Mais la très grosse cueillette est le frelon asiatique (vespa velutina). François enverra avec plaisir un plan «pas à pas» de cette réalisation.

Mail :piegefrelon@aliceadsl.fr

 

Publié le 01/10/2011 03:48 | La Dépêche du Midi

Tournefeuille. La bataille contre le frelon asiatique

Le frelon asiatique, qui s’est bien acclimaté a notre climat, prolifère rapidement, envahissant progressivement toutes zones. La mairie de Tournefeuille a décidé de participer sinon à l’éradication, tout au moins à limiter au maximum ce prédateur qui massacre les abeilles : elle met à la disposition de la population 100 pièges plus une décoction protéinée.

«Nous avons décidé de tenter cette expérience à l’automne pour essayer de capturer les jeunes reines avant hibernation, explique Martine Bourdon, conseillère déléguée jardins nature et paysage. Ces pièges pourront resservir de février au début mai, pour éliminer les reines fondatrices avant colonisation. La municipalité a déjà établi une cartographie de tous les nids signalés sur le domaine public et privé. En cette saison où les arbres perdent leurs feuilles, on peut facilement repérer les nids et les signaler aux services techniques. Nous avons décidé de mailler la commune de pièges, en insistant sur des endroits précis…»

La mairie met ces pièges à la disposition des habitants qui souhaitent participer à cette action. Pour ce faire, retirer un formulaire dans les maisons de quartier de Pahin et de La Paderne, au Quai, à la médiathèque ou à la mairie.Il doit envoyé avant la 4 octobre au service espaces verts, 7, rue Colbert, 31 170 Tournefeuille ou par mail : jean-noel.deveaux@mairie-tournefeuille.fr. Pour s’assurer d’une bonne répartition des pièges, leur attribution se fera par ordre d’inscription et par quartier. Après confirmation, la distribution se fera au service espace verts le jeudi 6 octobre de 8 h à 12 h et de 13 h à 17 h et le vendredi 7 de 8 h à 12 h. Formulaire sur le site : http://www.mairie-tournefeuille.fr, rubrique « cadre de vie ».

 

Publié le 14/10/2011 08:53 | La Dépêche du Midi

Le 15/10/2011

Quillan. Un atelier de fabrication de produits ménagers

Ce samedi 15 octobre, à partir de 14 heures aux Prés en Bulles, route de Marides à Quillan, se déroulera un atelier de fabrication de produits ménagers organisé par l’association « PEB ». Cet atelier sera animé par Béatrice Tédesco, animatrice au sein de l’association L’Ortie, auteur d’« Une maison saine au quotidien » paru aux éditions Edisud. Chaque participant repartira avec de l’eau de cendre et du produit de vaisselle, alors merci de prévoir des contenants. Attention, le nombre de places étant limité, il est préférable de réserver en appelant au 04 68 20 49 22 (ou beatedesco@free.fr). Tarif 8 € : si vous n’êtes pas adhérent des « PEB », l’adhésion est à prix libre mais obligatoire.

 

Publié le 14/10/2011 03:52 | La Dépêche du Midi

Venerque. Tout savoir sur la technique du bois fragmenté

L’association arbres et paysages d’autan propose une journée technique le mercredi 19 octobre à Venerque sur le thème les BRF, une ressource d’avenir et de proximité, avec l’appui financier de l’agence de l’eau Adour Garonne, du conseil régional et de l’Union européenne et en partenariat avec la SARL de la Baronnesse et l’association JAAL.

Le BRF, ou bois raméal fragmenté est un matériau issu du broyage de branches. Apporté au sol, il permet de favoriser la vie du sol et d’améliorer sa structure. Il est utilisé comme amendement organique en maraîchage et agriculture. Il constitue également un très bon paillis qui limite la concurrence herbacée, permet un meilleur développement des végétaux tout en diminuant les arrosages. Sa production permet de transformer les résidus de taille, jusqu’à présent considérés comme des déchets, elle est une ressource utile de proximité.

Programme

Présentation des BRF et de leur efficacité en paillage, démonstration de production avec un véhicule équipé d’un broyeur de branches, visite d’aménagements communaux et témoignage de l’utilisation des BRF par les services techniques communaux le matin.

Visite des parcelles des jardins partagés de l’association JAAL l’après-midi.

La journée s’articulera en deux parties, la première de 9 heures à 12 heures à destination des élus et des services techniques communaux, la deuxième de 14 à 17 heures à destination des particuliers et jardiniers.

Renseignements et inscription : Arbres et paysages d’autan 05 61 34 66 42.

 

Publié le 14/10/2011 03:52 | Janine Noguez

Maubourguet. La désherbeuse à eau chaude

C’est la dernière machine « high-tech » achetée par la municipalité pour les services espaces verts et entretien communaux.

Bien des avantages

Une machine qui ne nécessite que de l’eau, il en faut 1,300 t pour les deux rampes de désherbage. Inoffensive et écologique, une machine que vous pourrez voir en action sur les places, le domaine public (sauf au cimetière). Côté technique, l’eau est chauffée et projetée à l’aide de 2 Karcher ®. L’eau est rapidement sur l’herbe qu’elle attaque en 2 secondes et elle change immédiatement de couleur. L’appareil est, bien entendu, aux normes phytosanitaires.

Rôle et investissement

Le premier rôle est le désherbage, mais elle a deux autres fonctions possibles : le nettoyage avec eau chaude ou froide et aussi une utilisation de nettoyeur haute pression. Son maniement est aisé, « c’est une autre manière de travailler », explique Régis Rossato, qui demande un peu plus de temps et de concentration. Si l’équipe espaces verts s’en sert actuellement, tous les employés des services techniques peuvent l’utiliser. Une machine qui respecte l’environnement et qui ne sera utilisée que là où il y a lieu d’être. C’est ainsi que certains espaces laisseront herbe et graminées vivre au naturel dès lors que l’espace n’est pas utilisé. Les espaces ne seront pas des endroits « délaissés mais des endroits de végétation spontanée », précise Régis Rossato.

Un investissement « propre » pour 30.000 € financés pour 50 % par l’Agence de l’eau, 20 % par le Pays du Val d’Adour. L’achat est fait en partenariat avec la commune d’Estirac.

Un repère

Un logo sera apposé sur le côté de la machine. Le texte choisi « Ma ville utilise un désherbage à l’eau chaude 100 % naturel ». Le personnel a suivi une formation au collège Adriana, associée à l’utilisation du matériel et des produits ; avec au programme l’évolution technique, le règlement phytosanitaire.

Face aux enjeux écologiques, le désherbage doit s’adapter, voilà qui est fait et avec une projection à 115° pour l’eau chaude, un coup de chaleur heureux !

 

Publié le 13/10/2011 12:08 | RelaxNews

Bisphénol A : le RES réclame un changement de la dose journalière admissible au

niveau européen

Le Réseau environnement santé (RES) se dit satisfait, jeudi 13 octobre, du vote de l’Assemblée nationale visant à étendre l’interdiction du bisphénol A (BPA) à l’ensemble des contenants alimentaires dès 2014. Toutefois, l’organisme appelle désormais l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) à modifier la dose journalière tolérable, actuellement fixée à 0,05mg/kg de poids corporel.

« L’EFSA ne peut continuer de nier la réalité des connaissances scientifiques en maintenant une dose journalière admissible qui ne tient pas compte des centaines d’études montrant des effets aux faibles doses. Si, à la suite de l’Anses, l’agence n’accomplit pas rapidement son aggiornamento, les institutions européennes devront déclencher des investigations sur la déontologie de l’expertise au sein de l’EFSA« , affirme André Cicolella, porte-parole du RES.

Le Réseau environnement santé appelle également l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) à identifier l’ensemble des sources d’exposition au bisphénol A, notamment le matériel médical, les instruments de musique, les papiers thermiques, ou encore les revêtements des canalisations d’eau.

 

Publié le 12/10/2011 08:10 – Modifié le 12/10/2011 à 12:02 | V. V.

À V’innopôle, on travaille sur une vigne sans herbicide

Demain s’ouvrent au conseil régional de Midi-Pyrénées les Assises du développement durable(www.andd.fr). C’est l’occasion, à travers une série de cinq exemples, de publier divers éclairages sur cet enjeu majeur pour l’avenir.

Nom de code du projet : « 0 herbi viti ». Objectif : éliminer les herbicides du monde de la vigne, en supprimant le désherbage aux pieds des ceps.

« Dans le Sud-Ouest, 80 % des vignes sont enherbées. C’est un plus indéniable, pour éviter l’érosion des sols et réduire l’utilisation excessive des herbicides qui polluent l’eau des nappes phréatiques. Avec ce projet, nous voulons aller encore plus loin. » Éric Cerrano directeur de V’innopôle se veut confiant, même si le chemin est long. « L’objectif est de proposer de ne plus désherber sous les vignes. Nous avons créé des sites pilotes (Gers, Lot et Tarn), des exploitations vitrines, pour que les viticulteurs puissent voir l’intérêt du projet. »

Dans un monde voué à réduire ses nuisances chimiques sur l’environnement, où les consommateurs sont sensibles à des produits sains, l’idée a tout pour plaire.

« Les viticulteurs ont déjà fait d’énormes efforts ces dernières années. Le vin est bien meilleur et bien plus sain qu’il y a trente ans » rajoute le directeur de V’innopôle.

Alors, au centre régional du vin et de la vigne, les ingénieurs essaient, testent, analysent.

« Aujourd’hui, nous travaillons sur des semences qui ne consomment que très peu d’eau. Reste à régler le problème de l’azote, indispensable au bon développement de la vigne » reconnaît Éric Cerrano. Il ajoute : « Les premiers résultats démontrent une légère baisse de la production pour la première vendange. Une baisse vite résorbée l’année suivante. »

Autre entrave au développement du « 0 herbi viti ». Le prix des tondeuses spécifiques pour couper l’herbe sans abîmer les ceps. De 6000 à 8 000 euros. La somme peut rebuter. « C’est un marché porteur. On peut dire sans trop se tromper que les prix vont baisser et les machines s’améliorer » renchérit L’ingénieur Christophe Caviglio. Ce projet, soutenu par l’Agence de l’eau, dont le coût est estimé à 269 000 euros sur trois ans, devrait vite porter ses fruits écologiques.

Le directeur de V’innopôle respire l’optimiste : « Nos expériences sont là pour profiter à tous. Du vignoble haut de gamme au producteur de vin de pays. C’est tout l’intérêt du « 0 herbi viti » qui travaille dans le sens de l’histoire. Car, on peut aisément imaginer que dans les années futures, les herbicides seront totalement interdits. »

 


Le chiffre : 80 %

des vignobles > Du Sud-Ouest. Ce chiffre correspond à la surface qui est recouverte par l’herbe et qui n’est pas traitée par des herbicides. Le Sud-Ouest est le meilleur élève de l’Hexagone.

 

Publié le 10/10/2011 08:13 – Modifié le 12/10/2011 à 11:56 | J.-M.D.

Recyclage : la seconde vie des balles de tennis

Jeudi s’ouvrent au conseil régional de Midi-Pyrénées les Assises du développement durable (www.andd.fr). C’est l’occasion, à travers une série de cinq exemples, de publier divers éclairages sur cet enjeu majeur pour l’avenir.

Certes, c’est une goutte d’eau dans l’océan, mais aussi la parfaite illustration de ce que peut faire à son niveau un club sportif engagé dans une démarche durable. La Fédération française de tennis organise depuis trois ans la collecte des vieilles balles. Pour en faire quoi ? Des tapis de sol une fois qu’elles ont été hachées menu. Il fallait y penser.

L’opération baptisée « balles jaunes » a permis cette année de collecter plus d’un million de balles, soit l’équivalent de onze terrains de sport, d’ailleurs en cours de construction.

Rondement menée par les clubs locaux après un travail de sensibilisation auprès des jeunes tennismen, l’affaire tourne à plein. Une fois récupérée, la balle de caoutchouc est débarrassée de sa couche de feutrine, puis broyée pour finir en granulats. Une résine sert ensuite à agglomérer cette matière élastique épaisse d’un centimètre, parfaitement adaptée aux aires de jeux d’enfants. La fabrication d’un sol d’environ 100 m2 nécessite le recyclage d’environ 40 000 balles.

Le marché existe bel et bien. Tous les ans, 14 millions de petites balles jaunes sont vendues en France. Sans oublier les 7 millions de balles utilisées lors des grands tournois comme Roland-Garros.

Dans cet enjeu, la ligue Midi-Pyrénées prend largement sa part. La preuve : ce lundi matin, sera officiellement « inauguré » un tapis de sol de 150 m2 installé au cœur du pôle psychiatrique de l’hôpital La Grave, plus précisément au service des enfants dirigé par le Pr Jean-Philippe Raynaud. « Nous avons mobilisé tous les clubs de Midi-Pyrénées. La collecte de balles est assurée par l’entreprise Coved qui les achemine ensuite vers la SPTM, société située sur Bressols (Tarn-et-Garonne) et spécialisée dans la construction et la rénovation de terrains de sport », souligne Robert Laffon, responsable du développement au sein de la ligue.

Ce matin, à La Grave, on retrouvera toutes les parties prenantes à cette opération. Parmi elles, le CHU de Toulouse et l’association Hôpital Sourire, et le Sénat représenté par Françoise Laborde, ex-présidente du club de tennis de Blagnac.


Le chiffre : 60 000

balles jaunes > En Midi-Pyrénées. Collectées par l’entreprise Coved, les vieilles balles usagées sont broyées et transformées en tapis de sol par la société SPTM de Bressols (82).

 

Publié le 09/10/2011 16:08 | RelaxNews

Nouvelle étiquette énergie : l’Agence de l’environnement publie un nouveau guide pratique

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publie sur son site Internet un guide pratique concernant la nouvelle étiquette énergie, mise en place sur les appareils de réfrigération dès le 30 novembre prochain puis sur les lave-vaisselles et le lave-linges à compter du 30 décembre 2011. Les internautes disposent d’un outil pour décrypter et comprendre ces nouvelles informations environnementales.

Dès le 30 novembre, les appareils de réfrigération commercialisés devront présenter la nouvelle étiquette énergie, remplaçant celle des années 90. Cet affichage, qui ressemblera à l’ancien, comprendra de nouvelles informations, comme les émissions acoustiques. Des pictogrammes remplaceront les textes et trois nouvelles classes énergétiques (A+, A++ et A+++) seront ajoutées.

Après les appareils de réfrigération, ce sera au tour des lave-vaisselles et des lave-linges, dès le 20 décembre prochain.

L’étiquette énergie, qui a fait son apparition dans les années 90 sur tous les appareils électroménagers, constitue un repère pour les consommateurs. Sept Français sur dix en tiennent compte lors de l’achat d’appareils, d’après le Groupement interprofessionel des fabricants d’appareils d’équipement ménagers (Gifam), citant une étude TNS Sofres.

 

Publié le 12/10/2011 08:24 | M. G.

Onet-le-Château. L’école du bien-manger

Le lycée La Roque d’Onet-le-Château n’est pas prêt à tout avaler. Et le prouve depuis une bonne dizaine d’années, en privilégiant dans sa cantine les produits bio, locaux et sous signe officiel de qualité. L’établissement agricole se propose aujourd’hui de partager cette expérience à travers la création d’une « maison de l’alimentation ». En s’appuyant notamment sur ses outils propres – ferme, atelier technologique, verger conservatoire, fond documentaire…- ainsi que sur ses équipes pluridisciplinaires – chef cuisinier, professeurs et étudiants spécialisés en agriculture. À terme, la « maison de l’alimentation » prendra la forme d’un dispositif pédagogique d’information, de formation et d’animation sur le thème d’une alimentation de proximité et de qualité. « Il existe tout un tas de craintes, de questions concernant la nourriture… Les gens sont en attente de conseils. Surtout dans un département comme l’Aveyron où il existe un certain attachement au patrimoine culinaire », explique Armelle Molinier, la coordinatrice du projet, « l’idée c’est de recréer du lien entre les producteurs et les  »mangeurs », de faire vivre et de valoriser un territoire, un patrimoine, ainsi que les hommes, les produits, les savoir-faire qui y sont associés. Et cela passe par le développement d’un libre arbitre ou d’un choix éclairé de son alimentation ». Le dispositif s’adresse donc au grand public, mais aussi aux associations de consommateurs, aux restaurants scolaires et aux collectivités.


Un projet pilote au niveau national

« Cette idée n’est pas sortie du chapeau », précise Armelle Molinier. Le projet fait suite à un appel à projet lancé par le ministère en charge des affaires agricoles et alimentaires dans le cadre du programme national sur l’alimentation. Le lycée La Roque s’est mobilisé pour réfléchir et structurer, de façon collective et cohérente, un concept au service du bien-manger. L’établissement, désigné site pilote au niveau national, s’est donné jusqu’à décembre 2012 pour rendre sa copie.

Les associations et les collectivités intéressées peuvent contacter Armelle Molinier au 05 65 77 75 18 ou par mail : armelle.molinier@educagri.fr

 

Publié le 08/10/2011 11:53 | La Dépêche du Midi

Rodez. « C’ du coin » : une marque pour consommer local

Le supermarché Édouard Leclerc d’Onet-le-Château vient de créer une association avec des producteurs aveyronnais pour la commercialisation de leurs produits sous le label « C’du coin ».

« À l’heure où le monde agricole a besoin de perspectives et où les citoyens cherchent à retrouver confiance dans leur alimentation, la grande distribution peut favoriser le rapprochement entre les producteurs et les consommateurs d’un même territoire », a expliqué Stéphane Pilon, patron de l’hypermarché Leclerc d’Onet-le-Château. Afin de répondre à cette philosophie, le magasin vient de créer une association avec des agriculteurs, éleveurs, arboriculteurs, viticulteurs, maraîchers, héliculteurs et artisans aveyronnais. Nom de la nouvelle née : « C’du coin ». Et « C’ du coin » est aussi un label qu’on retrouvera sur tous les produits locaux commercialisés à Onet. Lancement de ce qui est plus qu’une opération entre les 8 et 12 novembre prochains.

Développer la consommation locale

Le contrat est clair. Ce partenariat vise à participer au maintien d’une agriculture locale diversifiée et développer localement la consommation de ses produits. Et cette démarche se traduit par le choix d’un approvisionnement local et en direct d’une large gamme de produits dans le magasin, l’encadrement de l’opération par une contractualisation équilibrée producteur/distributeur, un soutien à la commercialisation grâce à une signalétique claire « C’ du coin ». Il s’agit d’un macaron très visible représentant l’Aveyron.

Pour le producteur, « C’du coin » est la sécurité de trouver un débouché local, aussi bien auprès de la clientèle touristique qu’à l’année auprès des consommateurs réguliers, avec une mise en valeur de son offre, et la capacité de pouvoir s’impliquer dans l’aval de son activité.

Pour le consommateur, c’est l’assurance de trouver au fil des saisons une offre qualitative, à la fraîcheur incomparable, et rassurante par sa proximité. Bref, Leclerc surfe avec pertinence sur une demande nouvelle des consommateurs.

 

Publié le 11/10/2011 08:25 | B. Dv.

Dans les cantines scolaires, on va réduire les portions

Depuis l’entrée en application, lundi 3 octobre, d’un arrêté du ministère de l’Agriculture, les rations de viandes dans les cantines des écoles sont divisées par deux.

Ce n’est pas une mesure d’économie, mais l’application d’un arrêté « relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire ». Daté du 30 septembre 2011, et applicable depuis le 3 octobre, ce texte redéfinit les quantités des rations des élèves de maternelles des classes élémentaires ainsi que celles des lycéens et des collégiens. Pour les écoliers toulousains, il se traduit par la diminution du poids des entrées qui passent de 90 g à 60 g. Mais surtout par la réduction de 50 % des rations de viande et de poisson servies aux élèves des classes maternelles, et de 30 % pour leurs copains des classes élémentaires. Exit les rations de 100 g de steak haché ou de poisson pané servi jusqu’ici indifféremment en maternelle et en élémentaire. Désormais, les steaks des plus jeunes pèsent 50 g et ceux leurs aînés 70 g. Cette cure d’amaigrissement des plats de viande et de poisson destinée à lutter contre les risques d’obésité est compensée par une augmentation du poids des rations de féculents qui passent de 110 g à 120 g pour les élèves de maternelle et à 170 g au lieu de 150 à 160 g jusqu’ici servis à partir du CP.

Pour avoir tenté d’anticiper dès la rentrée, et sans information préalable, sur l’entrée en vigueur de ces nouvelles normes, le Capitole a été confronté à une véritable levée de bouclier des parents d’élèves. « Cela s’est mal passé, reconnaît Élisabeth Belaubre, car nos fournisseurs n’étaient pas préparés et nous livraient des rations individuelles trop grosses, ce qui nous a obligés à partager certains plats avant de les servir. Les parents ont cru que l’on voulait rationner leurs enfants. » Pour couper court à la polémique la mairie a choisi de revenir aux rations antérieures tant que le packaging de ses fournisseurs n’aura pas intégré les nouvelles normes.

Mais une fois entrées dans les mœurs des cantines ces nouvelles rations qui devraient permettre d’économiser près de 30 % des achats de viande et de poisson permettront d’améliorer la qualité des repas. Car, promet l’adjointe en charge des cantines : « Les budgets ainsi dégagés seront consacrés au renforcement de l’achat des produits bio. »


Les chefs leur font la cuisine

La Semaine du goût qui se déroulera du 17 au 21 octobre fera de nouveau entrer les chefs toulousains dans les cantines scolaires. En collaboration avec l’équipe de Stéphane Duquenne responsable qualité à la cuisine centrale, Stéphane Tournié des Jardins de l’Opéra, Jérémy Morin du Métropolitain et Marc Gineste du Pic Saint-Loup ont sélectionné des plats compatibles avec les contraintes de la production journalière de 24 000 repas. À l’arrivée : mousseline de céleri aux éclats de figue, saumon sur crème de potiron au curry et orange confite, boulgour à la coriandre et à la confiture d’oignons, pommes de terre, poireaux et saumon fumé façon risotto et daube de bœuf au Roquefort et cumin. Hier, les enfants des écoles de Toulouse ont rencontré les chefs.

 

Publié le 04/10/2011 10:23 | La Dépêche du Midi

Frouzins. Opération « Lombricompostage »

Depuis le début de l’année, le Smivom de la Mouillonne a lancé l’opération « Lombricompostage » pour les administrés de son territoire. Avec le soutien de l’Ademe, le Smivom propose le lombricomposteur à 25,00 €.

Il s’agit d’un nouvel outil de compostage domestique qui utilise des vers pour la décomposition des déchets de cuisine comme les épluchures de fruits et légumes, les coquilles d’œufs, marc de café…

Cette « boîte à vers » permet un détournement d’environ 70 kg de déchets par an et offre des engrais 100 % naturels que sont le lixiviat (liquide à diluer) et le lombricompost (solide).

Déjà 40 administrés utilisent ces lombricomposteurs et ont suivi la formation dispensée par Sabrina Pinelli, ambassadrice du tri au Smivom de la Mouillonne, afin d’optimiser leur utilisation. Ce dispositif peu encombrant, se rajoute au composteur déjà vendu au Smivom à 15 € et permet aux personnes ne disposant pas de terrain (habitat collectif) de pouvoir composter également.

Le Sivom de la Saudrune s’est associé à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et propose aux habitants de Frouzins, Seysses, Lamasquère, Roques

et Le Fauga du matériel de qualité moyennant une participation financière d’un tiers du prix total ainsi que des formations au compostage et au lombri-compostage pour réussir son compost.

Renseignements au Smivom de la Mouillonne: tél. 0561506817.

 

Publié le 12/10/2011 17:08 – Modifié le 12/10/2011 à 19:23 | © 2011 AFP

L’Assemblée unanime interdit les contenants alimentaires avec du bisphénol A

A l’unanimité, l’Assemblée a voté mercredi l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires, objet d’une proposition de loi socialiste soutenue par le gouvernement.

La mesure s’appliquera à compter de 2014, mais dès 2013 pour les contenants alimentaires de produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, conformément à un amendement introduit par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, lors des débats jeudi dernier.

Le bisphénol A, composant chimique très répandu dans les objets de la vie quotidienne, est présent dans la plupart des bouteilles en plastique rigide, des boîtes de conserve ou des cannettes.

Le texte adopté, déjà accepté à l’unanimité en commission, intervient après un récent rapport de l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) jugeant nécessaire de remplacer « sans tarder » le bisphénol A.

Après l’interdiction en 2010 des biberons contenant du bisphénol A, la suspension de la fabrication et de la commercialisation de tout conditionnement alimentaire avec ce composé est « une bonne chose », s’est réjoui le député PS et médecin Gérard Bapt, à l’origine de cette proposition de loi.

Expliquant que le rapport de l’Anses a rendu la « précaution légitime et même nécessaire », le ministre de la Santé avait affirmé jeudi qu' »avec cette nouvelle loi, la France sera le premier pays en Europe à aller si loin dans la protection contre le bisphénol A ».

Jugeant « heureux que l’intérêt général l’emporte », M. Bapt a relevé mercredi que « cela tranche singulièrement avec la position du gouvernement ces dernières années » et « singulièrement de Roselyne Bachelot », prédécesseur de Xavier Bertrand. Il a apprécié que la proposition ne soit pas retoquée comme celle sur le taux de sucre outre-mer.

« Il est temps que le principe de précaution s’applique » et « nous nous réjouissons que le gouvernement se déclare prêt à agir sur le bisphénol A », a réagi Anny Poursinoff (PCF, Parti de Gauche, Europe Ecologie-Les Verts). « S’il pouvait se réveiller sur d’autres sujets avec la même ardeur serait formidable », a-t-elle lancé.

Pour Olivier Jardé (Nouveau Centre), dont le groupe avait milité en vain il y a quelques mois pour la suppression des phtalates, parabens et arkylphénols, « il faut se méfier de ce produit » mais ne « pas le remplacer par une molécule plus toxique ».

Assurant que « la majorité est vigilante sur la problématique des perturbateurs endocriniens, comme le Parlement », l’UMP Paul Jeanneteau a aussi jugé « fondamental de s’assurer de l’inocuité des produits de substitution ».

Un rapport d’étape sur les substituts au bisphénol A et leur inocuité notamment sera transmis au Parlement au plus tard le 31 octobre 2012, avait annoncé M. Bertrand.

Mais, a objecté mercredi la députée PS et médecin Michèle Delaunay, « aucune étude scientifique probante n’aura eu le temps d’être menée à bien. Des résultats incomplets pourront être avancés par les industriels pour démontrer qu’ils ne disposent pas de substituts définitivement innocentés et demander la prorogation » de la mesure.

D’ici l’application de la mesure, une campagne d’information à destination des femmes enceintes et allaitantes et des parents de jeunes enfants sera lancée par le ministère.

Reste au Sénat à inscrire « au plus vite » cette proposition de loi à son ordre du jour pour que puisse être réalisé « dans un délai très bref l’étiquetage obligatoire des contenants comportant du bisphénol A », selon Mme Delaunay.

 

Publié le 05/10/2011 18:08 | RelaxNews

Les magasins bio Biocoop testent le distributeur de yaourt

Par souci économique comme écologique, le réseau de magasins bio Biocoop a imaginé un distributeur de yaourt, permettant aux consommateurs de se servir en vrac. Un test est actuellement en cours à Rennes (Ille-et-Vilaine), à Lorient (Morbihan) et au Mans (Sarthe).

Le distributeur de yaourt des magasins Biocoop, baptisé « la yaourtière », permet aux consommateurs de se servir eux-mêmes du yaourt brassé nature de la marque Tante Hélène ou d’une spécialité au soja nature de la marque Sojade. Charge à ces derniers de venir faire leurs courses avec leurs récipient. Par souci de fraîcheur, le yaourt du distributeur est renouvelé tous les trois jours.

Cette expérimentation n’est pour l’heure qu’une phase de test, qui doit se terminer au printemps prochain.

 

Publié le 03/10/2011 10:47 | La Dépêche du Midi

Saint-Lys. Stop au nucléaire avec l’ADPSL Alternalys

Lors du salon sur les énergies renouvelables avec l’ADPSL-Alternalys, une conférence a fait le point sur l’avenir du nucléaire en France et dans le monde. Le film-documentaire « un climat d’espoir » a d’abord retracé l’histoire géo-stratégique puis André Crouzet et Marc Saint-Aroman, militants et membres du réseau « Sortir du nucléaire », les conférenciers, ont donné leur sentiment sur l’après Fukushima : « Depuis la catastrophe du Japon, pays pourtant hyperdéveloppé, 60 % de la population mondiale veut sortir du nucléaire. Fukushima a changé la donne chez les citoyens. Les Japonais pourtant à la pointe ont failli. Depuis, les salariés des 58 réacteurs français se livrent. Et qu’apprend t-on ? Que les réacteurs en France ne résisteraient pas à un séisme car il existe de nombreuses failles au niveau de la phase de refroidissement. On sait aussi que 80 % des incidents dans les centrales françaises et dans le monde sont dûs à des problèmes humains. En Allemagne, sur décision politique, les 8 réacteurs sont à l’arrêt depuis Fukushima ». La géothermie, les éoliennes et la microhydraulique sont des énergies renouvelables, propres pour mieux vivre demain. « Les Chinois l’ont déjà bien compris » ont notamment expliqué les conférenciers. Une révolution écologique en marche ?

 

Publié le 03/10/2011 08:13 | Pierre Sauvey

Parkinson : les pesticides mis en cause

santé

Une étude de l’Observatoire régional de la santé de Poitou-Charentes met à nouveau en cause l’utilisation des pesticides et ses conséquences sur la santé pour les consommateurs mais aussi les agriculteurs. Elle révèle une surmortalité de 29 % pour la maladie de Parkinson et de 19 % pour les lymphomes dans les régions viticoles de Poitou-Charentes par rapport à l’ensemble de la population de la région.

Cette « étude écologique du lien entre territoires et mortalité » comparait les mortalités entre 2003 et 2007 pour certains cancers et la maladie de Parkinson chez les adultes en fonction des caractéristiques agricoles des communes de domicile.

Quatre grands territoires étaient identifiés : grandes cultures, prairies, vignes et autres (forêts, zones humides…). Dans les territoires « autres », où les pesticides sont les moins utilisés, le taux de mortalité par maladie de Parkinson est inférieur de 10 % à la moyenne régionale.

Cette étude permet « d’étudier le lien entre l’utilisation de certains pesticides en agriculture et des pathologies susceptibles d’avoir un lien avec une exposition à ces pesticides » soulignent les auteurs du rapport.

 

Publié le 03/10/2011 07:54 | Jean Martinet

Quel plan pour les gravières qui mettent en danger la nappe phréatique ?

La mobilisation des associations écologiques continue contre les projets d’exploitation massive des gisements de graviers de la basse Ariège. La nappe phréatique est menacée.

Les extractions de graviers pour les besoins du bâtiment posent de véritables problèmes pour l’avenir de la ressource en eau. La plus grosse nappe phréatique du département selon l’association nommée « le Chabot », va du secteur appaméen à Lavelanet. Située entre deux mètres et quatre mètres de profondeur, elle est vulnérable. Encore plus depuis que de nouveaux projets d’extraction de graviers se profilent à l’horizon. En juin 2009 (lire encadré), le préfet Valette autorisait une extraction que le Chabot qualifiait de « course effrénée aux gisements de graves ». Actuellement est en cours l’élaboration du schéma départemental des carrières qui sera validé en 2013 et le Chabot espère que l’on remettra les pendules à l’heure d’ici là. « Nous sommes invités dans les groupes de travail, mais nous ne faisons pas partie du comité de pilotage, précise Henri Delrieu, responsable du Chabot. Nous participons au groupe qui travaille sur les aspects économiques des extractions (quantité de matériaux) et à l’autre qui travaille sur l’aspect environnemental. La nappe phréatique est en danger puisque l’on mettrait à jour des ressources en eau qui seront exposées aux pollutions et à l’évaporation (elle est une fois une demie supérieure à la quantité d’eau nécessaire pour irriguer une même surface de maïs). Les entreprises Mallet et Denjean auraient la possibilité d’extraire chacune jusqu’à 700 000 tonnes de graviers. Il faudra ensuite combler les excavations avec des déchets inertes, des gravats du bâtiment. On imagine la noria de camions ! D’abord pour transporter les granulats, ensuite, dans l’autre sens pour remplir les trous. Sur ces espaces à combler, il faudra utiliser des montagnes de déchets. On sait que les services de l’État voient leurs effectifs diminuer, qui contrôlera de façon efficace la nature des déchets ? » De l’amiante lié fera partie des déchets. C’est quoi ce produit ? « L’amiante est considéré comme liée, une fois qu’elle a été enfouie. » explique Henri Delrieu. Drôle de plan tout de même pour un département qui vit en bonne partie sur son image de nature préservée ! C’est la résultante d’une équation simple : « Le département de la Haute-Garonne a beaucoup exploité les granulats de la vallée de la Garonne, au point qu’il a fallu donner un coup de frein et limiter les extractions. Trop de dégâts sur l’environnement. Du coup nos voisins se tournent vers les départements limitrophes pour s’approvisionner. L’Ariège deviendrait le principal fournisseur. C’est cela que nous dénonçons depuis juin 2009. Il faut un plan beaucoup plus raisonnable, revenir à la raison. Nous attendons les décisions du tribunal administratif car nous avons intenté des recours devant cette instance. » L’Ariège pourrait aussi alimenter la région bordelaise. Ce ne sont pas les graves qui manquent dans la région, mais il y a trop de ceps de vignes prestigieuses qui poussent dessus. Boire ou extraire, il faut choisir ! C’est l’Ariège qui risque de trinquer.


L’arrêté de juin 2009

En juin 2009 le préfet Vallette avait fait « une simple modification » du schéma départemental d’extraction de graviers. Sans bruit… « et sans concertation préalable » notent le Chabot et le Comité écologique ariégeois qui ont déposé un recours au tribunal administratif. Car ce petit texte modificatif ouvre la porte à une extraction à plus grande échelle par des entreprises qui ont compris « qu’il faut se dépêcher de prendre sa part du gâteau ». Une pétition circule sur Face Book.

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