Revue de presse CLDD 30 09 2011

SOMMAIRE

Visite guidée en vidéo des maisons efficientes du Solar Decathlon

Salon. La révolution des voitures vertes.

Vers une interdiction totale du bisphénol A..

Sousceyrac. Le parc éolien se veut participatif

Colomiers. Ils inventent la voiture qui carbure au soleil

Castanet-Tolosan. Il invente le piège à frelons asiatiques.

Auterive. Agriculture : des solutions écologiques.

Sans retour à la bougie et sans nucléaire: un scénario alternatif pour 2050

Bessières. Solaire : une production de 120 000 kwh.

Livernon. Un broyeur à pédales pour faire du BRF.

Castelmaurou. Matinée promenade guidée en forêt

Colomiers. Plus de 6000 personnes pour la journée sans voiture.

Ramonville-Saint-Agne. Le compost fait son entrée en résidence

Muret. La « bio attitude » de Christian Gerber

Quillan. Une farine bio issue du blé qui a remplacé la vigne.

Inauguration à Moissac d’une centrale transformant les melons en énergie

Grenade. Comment renforcer la filière maraîchage.

Un annuaire du bio français.

Port-la-Nouvelle. Montebourg n’est pas fan de l’huile de palme.

Miremont. Gérer ses déchets grâce aux vers de terre.

Fenouillet. Compostez, il en restera toujours quelque chose.

Empreinte écologique: les habitants de la Terre toujours plus « à découvert »

Visite post Fukushima : le verdict de l’ASN..

Des OGM cachés en Haute-Garonne ?.

 

Publié le 27/09/2011 07:08 | RelaxNews

Visite guidée en vidéo des maisons efficientes du Solar Decathlon

Des vidéos des maisons présentées au concours bisannuel et international Solar Decathlon, du 23 septembre au 2 octobre à Washington, ont été mises en ligne le 26 septembre.

Le Solar Decathlon, soutenu par le Département de l’énergie des Etats-Unis, est un défi lancé à des équipes universitaires les incitant à concevoir, construire et gérer des maisons économiques et efficientes alimentées par l’énergie solaire. La première édition du Solar Decathlon a eu lieu en 2002 et l’événement a depuis été organisé tous les deux ans à partir de 2005.

Le 26 septembre, les organisateurs du Decathlon ont posté des vidéos YouTube de visites guidées des maisons du concours. Les commentaires ont été fournis par les architectes et designers eux-mêmes, qui proviennent d’Amérique du Nord, d’Europe et même de Chine.

Regardez les vidéos : goo.gl/iuTZB

Les technologies employant des énergies renouvelables pour le domicile et les techniques de construction « vertes » seront également au coeur des préoccupations du Greenbuild International Conference and Expo, qui aura lieu du 4 au 7 octobre à Toronto.

Solar Decathlon – solardecathlon.gov   Greenbuild International – greenbuildexpo.org

Publié le 18/09/2011 07:01 | Recueilli par J.-M.D.

Salon. La révolution des voitures vertes

Le Salon de l’auto de Francfort vient d’ouvrir ses portes dans un contexte international morose mais le secteur automobile se veut confiant, s’estimant mieux armé qu’il y a trois ans lors de la chute de la banque Lehman Brothers. « Pour le moment, notre secteur n’est pas affecté par les inquiétudes des marchés financiers. Nous avons une très forte demande, dans le monde entier, de la part des clients privés comme professionnels », a ainsi affirmé le patron de l’allemand Daimler, Dieter Zetsche, lors de l’ouverture du salon. Cette année, trois grandes tendances se dégagent : les petites voitures ; les voitures connectées à internet et, surtout, les voitures vertes que l’on attend depuis longtemps.

Les constructeurs allemands, réputés pour leurs grosses berlines entendent bien investir le marché très convoité des petites citadines. Volkswagen a ainsi concentré sa présentation sur la Up !, son modèle le plus petit avec lequel il entend partir à la conquête des conducteurs dont le pouvoir d’achat a diminué avec la crise et qui souhaitent toutefois disposer d’une voiture à faible émission de gaz à effet de serre. Mercedes-Benz a présenté de son côté un prototype de Smart électrique tandis que BMW a dévoilé son concept i3, première auto d’une gamme de voitures électriques. Le pionnier Toyota a dévoilé la 3e génération de sa Prius.

Côté français, Renault, qui a conforté son alliance à trois Daimler-Renault-Nissan, présentera son concept-car « utilitaire familial » électrique Frienzy ainsi qu’un restylage de la Twingo II. PSA, allié à BMW dans les moteurs, continuera pour sa part de jouer la montée en gamme et présentera la 508 RXH, version haut de gamme et hybride diesel de la nouvelle grande berline du groupe ; mais aussi un concept-car de limousine sportive, HX1.

À côté de ces autos vertes hybrides ou tout électrique, les constructeurs investissent sur la voiture connectée à internet et de plus en plus intelligente : localisation de station-service, bulletins météo, informations pratiques, etc. Le français Valéo va encore plus loin en présentant un système permettant à une voiture de se garer toute seule, sans conducteur à bord…


Quand les virus menacent les voitures

Depuis plusieurs années, les automobiles sont de plus en plus instrumentées avec des ordinateurs de bord toujours plus performants. De plus, de nombreux constructeurs (Peugeot, Mercedes-Benz, BMW, etc.) proposent de connecter leurs véhicules à internet pour profiter de nombreux services. Dès lors, la question se pose de savoir si la voiture ne pourrait pas être piratée par des hackers qui y introduiraient des virus ou prendraient carrément le contrôle du véhicule. Un consultant de la société spécialisée dans la sécurité iSEC Partners a récemment démontré qu’on peut ouvrir et même démarrer une voiture avec un simple texto envoyé d’un smartphone ! Ce mardi, l’éditeur de logiciels antivirus McAfee a estimé tout à fait possible que les voitures qui disposent de plus en plus de puces électroniques puissent se retrouver à la merci de hackers. « C’est une chose qu’un hacker entre dans votre mail ou votre ordinateur, mais avec votre voiture, c’est votre vie qui peut être en danger », a affirmé le vice-président de cette filiale d’Intel, Stuart McClure. « Alors que de plus en plus de fonctions des voitures sont confiées à l’électronique, les menaces d’attaque et de manipulation malveillante sont de plus en plus grandes ».

En mars dernier, des chercheurs des universités de San Diego et de Washington ont démontré qu’on pouvait inoculer un virus par le biais d’un fichier MP3, gravé ensuite sur un CD. La lecture du CD sur l’autoradio de la voiture a alors permis de modifier le logiciel du système stéréo et d’accéder ainsi aux données GPS de la voiture, à ses numéros d’identification et à prendre le contrôle des systèmes de verrouillage, de freinage et de gestion moteur.

Dans son rapport, McAfee estime urgent que les constructeurs accompagnent leurs innovations électroniques de systèmes de sécurité garantissant leur inviolabilité.

Renault va vendre sur internet

Depuis le 15 septembre, des véhicules de la marque Dacia (deux Séries limitées « Online » aux couleurs exclusives) sont vendus directement en ligne sur internet. Lancée dans un premier temps en Italie, la vente en ligne des véhicules de la marque filiale de Renault pourra s’étendre progressivement à d’autres pays et concerner les Renault.

 « Francfort fait fi de la crise »

Beaucoup de premières mondiales, plus d’exposants un espace encore élargi… Francfort ne craint pas la crise ?

Francfort fait fi de la crise et reste le plus gros salon du monde. À côté, Paris est un rassemblement de province ! Ce salon allemand est une grosse machine avec des pavillons énormes où sont présentées de surcroît un grand nombre de nouveautés dans le domaine des véhicules propres. C’est le cas par exemple de l’Opel Ampera, une voiture hybride qui dispose d’une autonomie de 80 km en mode tout électrique, et dont les batteries se rechargent grâce à un petit moteur essence comme un générateur. C’est peut-être la solution d’avenir, et, en tout cas, la voiture écolo par excellence.

Quel est l’intérêt de continuer de présenter des voitures électriques dont le talon d’Achille reste le prix et qui, de surcroît ne se vendent pas ?

C’est vrai, ce marché ne parvient pas à décoller. Mais il y a tout de même des modèles intéressants, à commencer par la petite Renault Twizy dont le prix devrait avoisiner les 7 000 à 8 000 euros. C’est la toute première voiture électrique vraiment pas chère. Il faut voir maintenant comment le public va réagir. D’autres constructeurs, comme Audi, présentent également des petits protos assez originaux. Il va falloir être très attentifs à ce qui va se passer l’an prochain. Mais tout va dépendre aussi de l’extension ou pas des réseaux de bornes mis en place dans les villes. Projets qui ne doivent pas relever des seules déclarations d’intention !

La crise va provoquer des tensions sur les crédits bancaires qui risquent de peser sur les ventes de voitures ?

Forcément. Mais ces conditions de crédit qui seront encore plus resserrées ne pèsent visiblement pas sur tout le monde. Cette année, les constructeurs de voitures de luxe ont battu tous les records de ventes. 2011 restera la plus belle année de leur histoire !

Les modèles dont vous entendrez parler

La Peugeot HX1. Alors que la mode est aux petits véhicules légers, Peugeot propose là une grande berline hybride et haut de gamme qui pourrait à terme remplacer la 607. En mode mixte, sa consommation de 3,2 l aux 100 km est un atout de poids.

L’Ampera. La dernière berline hybride du constructeur Opel sera vendue en série depuis le salon. Son innovation : un extenseur qui permet de doubler l’autonomie de la voiture en mode électrique.

La BMW i8 Concept. Cette sportive allemande veut profiter des technologies électriques certes pour consommer moins, mais surtout pour booster ses performances. Et ça marche : elle avale le 0 à 100 km/h en 4,6 secondes.

La RAK e Concept. Drôle de nom pour ce concept d’Opel à mi-chemin entre le quad et la voiture. Cette petite citadine de deux places, électrique, dispose d’une autonomie de 100 km pour un coût de 1 euro, estime le constructeur.

La Rimac Concept One. Cette supercar croate (sic !) s’annonce comme l’attraction de Francfort. Électrique et puissante (1088 ch !), elle dispose d’une autonomie incroyable de 560 km. Tout du moins sur le papier car ce bolide n’a encore jamais été présenté. M. V.

Publié le 28/09/2011 16:08 | RelaxNews

Vers une interdiction totale du bisphénol A

La Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a voté, mercredi 28 septembre, une proposition de loi liée à la « suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A« . Déposée par le député Gérard Bapt, cette proposition de loi permettrait d’étendre l’interdiction des biberons à base de bisphénol A (BPA), en vigueur depuis novembre 2010, à l’ensemble des contenants alimentaires.

Ce vote intervient une journée après la présentation de deux rapports réalisés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), révélant l’existence de potentiels effets toxiques du BPA pour l’homme, même à de faibles niveaux d’exposition.

En conclusion de ces rapports, l’agence française recommandait de réduire l’exposition des personnes les plus fragiles, à savoir les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes ou allaitantes, mais également de mobiliser les industriels pour mettre en oeuvre des substituts du bisphénol A dans les matériaux au contact des denrées alimentaires.

Votée ce jour par la Commission des Affaires sociales, l’interdiction totale sera soumise aux députés dès début octobre prochain.

Publié le 25/09/2011 03:47 | La Dépêche du Midi

Sousceyrac. Le parc éolien se veut participatif

Mercredi, la société Valorem et la Sicaseli étaient invitées au conseil communautaire de Sousceyrac, pour présenter un projet d’investissement participatif sur le parc éolien de la Luzette. Pour la coopérative agricole, il s’agit de créer de la valeur ajoutée sur la production d’énergies renouvelables : bois, photovoltaïque, biomasse et éolien.

Pourquoi ? Le but est de permettre à chacun de mieux s’approprier le projet ; distribuer une partie des richesses générées par le parc à la population locale ; permettre la réalisation de projets sur le territoire. Comment ? La réflexion est en cours. Avec quels partenaires ? Les collectivités, les particuliers, les coopératives…

La société « La Luzette énergie » accorderait une part du capital, investi par l’intermédiaire d’une SEM (société d’économie mixte), de la Sicaseli et de cigales (clubs d’investissement). Ce projet a retenu toute l’attention du conseil et devra se développer autour d’un groupe motivé par les énergies renouvelables, sous la forme d’un comité de pilotage auquel seraient associés les différents partenaires. Il est important que l’épargne s’inscrive dans un projet de développement.

Publié le 23/09/2011 07:31 | Cyril Doumergue

Colomiers. Ils inventent la voiture qui carbure au soleil

À l’occasion de la 9e édition de la journée sans voiture, ce dimanche, cinq élèves du lycée professionnel Eugène-Montel vont présenter le résultat de leur travail. Avec le partenariat de 6 entreprises, ils ont conçu de A à Z le système d’alimentation d’une voiture électrique, grâce à l’énergie solaire. Une ombrière (toit utilisable sur un parking extérieur) a été munie de panneaux photovoltaïques, et d’une borne de recharge pour véhicules électriques.

La voiture électrique, mise à disposition par l’un des partenaires, sera présentée ainsi que l’ensemble du projet, ce dimanche aux Columérins, et en particulier au maire, Bernard Sicard.

Équiper les collectivités

« Nous avons lancé cette formation aux énergies renouvelables cette année, c’est tout nouveau. Nos 5 élèves ont un Bac professionnel, et s’orienteront vers des entreprises spécialisées dans le photovoltaïque, dès la fin de l’année », explique Jean-Marc Fortuné, directeur des travaux du lycée Montel.

Ce projet pilote sera utilisable dans un avenir proche par les collectivités, pour leur parc de voitures automobiles. « Le but est d’être encore plus vert que vert : utiliser non pas uniquement l’électricité issue du nucléaire, mais aussi celle issue des panneaux solaires », explique le directeur des travaux.

Le véhicule présenté est utilisable par les personnels susceptibles de réaliser dans le cadre de leur service, des déplacements inférieurs à 160 km par jour et à une vitesse maximale, de 144 km/h.

« C’est un projet passionnant, on contribue à notre niveau à rendre la ville plus propre, et les déplacements plus économiques », explique l’un des élèves. Il faut dire qu’un « plein » ne coûte que 2 € en électricité. Même si le prix d’une voiture à l’achat reste élevé (de 20 à 30 000 € selon le modèle), les collectivités et la ville de Colomiers en particulier réfléchissent d’ores et déjà à équiper totalement son parc automobile en voitures électriques. On estime que dans 10 ans, 10 % des voitures en circulation seront électriques.

Publié le 20/09/2011 08:37 | Daniel Drouet

Castanet-Tolosan. Il invente le piège à frelons asiatiques

Raoul Gauffre, un apiculteur de 89 ans résidant à Castanet, a peut-être trouvé la solution pour se débarrasser des frelons asiatiques, qui prolifèrent de façon inquiétante.

Les frelons asiatiques vont voir « qui c’est Raoul ». Raoul Gauffre, un habitant de Castanet-Tolosan expert en apiculture, sensibilisé par le fléau que constitue la prolifération du frelon asiatique, a imaginé un piège redoutable. Avec les moyens du bord et en y ajoutant tout son savoir faire, il a fabriqué une nasse en bois qui n’offre à ces insectes qu’un voyage aller. Le système est tout aussi simple qu’efficace (lire par ailleurs). Et ça marche. Depuis qu’il a commencé à l’expérimenter, il y a environ deux semaines, il capture en moyenne 300 frelons chaque jour. Puis il asperge la cage à l’eau bouillante et le tour est joué. « Le système est simple, il est à la portée de tout le monde. Avec un tout petit investissement, nous pouvons faire face à l’invasion des frelons asiatiques. »

Castanéen de longue date, Raoul Gauffre est tombé tout petit dans l’apiculture. Pendant 26 ans il a été président du Syndicat de l’apiculture méridionale, il a créé « le rucher école » du chemin de Pechbusque qui porte d’ailleurs son nom. Il a eu à sa charge 130 ruches. Aujourd’hui, à 89 ans, il en possède une trentaine dont il commercialise encore le miel. Il a sillonné toute la France et porté son expérience dans plusieurs pays. « Le plus dur a été de convaincre ma femme ».

L’arrivée du prédateur venu d’Asie et son impressionnante prolifération inquiètent au plus haut point Raoul. « Il y a des nids partout, on ne les voit pas forcément. L’hiver, tous les frelons disparaissent, seules les reines fondatrices restent en vie en se protégeant dans la terre pour ensuite ressurgir et proliférer à une vitesse incroyable. » Pour lui, la solution passe par une sensibilisation générale et notamment de la part des pouvoirs publics. « Il est trop coûteux à un particulier de faire appel à une personne spécialisée pour détruire un nid » considère Raoul qui prône le système D.

Après la lutte contre les pesticides, Raoul se lance dans un nouveau combat, « sûrement plus difficile mais tout aussi important si on veut défendre et sauver le monde des abeilles sans parler des conséquences souvent graves sur les humains ». Fin août, un habitant du Lherm avait succombé à une piqûre de frelon.


Comment le faire soi-même

Quelques planches, des clous et du grillage : c’est la base pour fabriquer son propre piège à frelon asiatique. Cette caisse, dont les dimensions peuvent être adaptées, est aussi munie d’un couvercle amovible (pour les plus bricoleurs) avec à ses extrémités des trous en forme de cône permettant l’entrée des frelons mais interdisant toutes fuites. Les frelons sont attirés par un appât adapté (miel, bière avec de la grenadine, poisson) et s’engouffrent sans peine dans ce piège infernal.

« Il faut juste du grillage en laiton, une matière malléable pour façonner les cônes » explique Raoul Gauffre.

Publié le 30/09/2011 08:57 | La Dépêche du Midi

Auterive. Agriculture : des solutions écologiques

L’Association Occitane de Conservation des Sols (AOC sols), présidée par Roger Béziat, remplit sa mission avec constance. Désireuse de faire connaître des techniques innovantes de substitution aux méthodes traditionnelles de culture, elle organise régulièrement des colloques attirant de plus en plus de cultivateurs intéressés.

Ce lundi, ils étaient une cinquantaine, venus de Bretagne, du Béarn et de tout le Midi-Pyrénées, constater les avantages du « Semis Direct » (SD) sur la propriété de Michel Pietrzkiewiez à Auterive, et écouter l’exposé de Jocelyn Michon, agriculteur au Québec (Canada) qui pratique le SD depuis dix-huit ans.

Ces techniques de culture, si elles sont encore peu répandues en France, ne sont pas le fruit de l’imagination de quelques illuminés marginaux. Pratiquées aux États-Unis (depuis la grave érosion des sols en 1929/1930 due aux tempêtes de poussière), en Amérique du Sud (au Brésil, 50 % des surfaces sont cultivées en SD), au Canada, au Maroc, en Australie, en Espagne… bref, elles s’imposent partout où se posent des problèmes d’aridité ou d’érosion. En effet, ne pas recourir à la charrue, à la grille, aux semoirs, à l’épandeur, etc., n’apporte pas qu’un gain de temps, une économie substantielle de matériel, de carburant, de pesticides ou d’engrais. Cela assure aussi une restructuration des sols qui retiennent et redistribuent mieux l’eau et les engrais, évite l’érosion et le rejet des pesticides ou engrais entraînés dans les cours d’eau. La terre retrouve son rôle de « puits de carbone ». Les sols reconstitués s’enrichissent d’une faune et d’une flore naturelles et assurent une récolte améliorée à moindre coût écologique et économique (voir « La Dépêche » des 6 avril et 12 juin 2011).

En avril, quatre universitaires Américains étaient venus voir les résultats Français à « la Baronnesse » (exploitation cultivée à Venerque par Roger et Denis Béziat) suivis en juin par un groupe d’une cinquantaine d’agriculteurs venus de toute la France. Aujourd’hui, Jocelyn Michon a présenté son expérience canadienne.

C’est preuve que les agriculteurs du monde entier, conscients des problèmes qui se posent, cherchent et trouvent des solutions.

Publié le 28/09/2011 21:46 – Modifié le 29/09/2011 à 11:50 | © 2011 AFP

Sans retour à la bougie et sans nucléaire: un scénario alternatif pour 2050

Pas de retour à la bougie tout en se passant de nucléaire: les énergéticiens militants de négaWatt défendent leur scénario « alternatif » montrant comment sobriété énergétique et recours massif aux renouvelables peuvent répondre aux besoins en énergie des Français d’ici 2050.

« On a des limites physiques devant nous — l’effet de serre, la fin du pétrole +facile+, le risque nucléaire — et il ne faut désormais plus s’affranchir de ces limites, sinon on reste sur des choix économiques à court terme », expose Thierry Salomon, président de négaWatt, qui présentait jeudi son scénario 2011-2050.

Ce travail de prospective intervient alors que le gouvernement vient de mettre en place une commission d’experts sur les scénarios énergétiques de la France, dont ceux tablant sur « une sortie progressive du nucléaire à horizon 2050 ».

« Le Français du scénario négaWatt ne vit pas dans la privation (…) Il ne consomme pas moins, mais mieux », rassure d’emblée l’association.

Dans ce scénario, bâti par un « noyau d’experts et de praticiens de l’énergie », l’association part des besoins énergétiques estimés des Français pour proposer ses solutions et composer, en 2050, son bouquet énergétique « durable ».

Pour négaWatt, avant de penser aux sources de production, les maître-mots sont « sobriété » et « efficacité ».

« Le plus grand gisement d’énergie n’est pas là on le pense, le pétrole, l’uranium, etc., il est tout autour de nous dans le potentiel dans la réduction de la consommation d’énergie, il y a là un champ accessible et considérable », rappelle Thierry Salomon.

« bascule presque totale vers les renouvelables »

Eteindre les ordinateurs quand les salariés ne sont pas là, réduire la climatisation la nuit, réduire la vitesse sur les routes, etc.: des mesures anodines de « sobriété » mises en place à grande échelle permettraient, estime-t-il, de réduire de 15% les consommations d’énergie par rapport à un « scénario tendanciel » reposant sur nos standards actuels de consommation.

Les mesures d' »efficacité », visant à développer des solutions techniques améliorant les rendements des systèmes de production permettraient elles d’économiser 45% d’énergie supplémentaire, selon négaWatt.

De telles économies d’énergie nécessiteraient des mesures fortes d’incitation, et d’abord dans le secteur clé du bâtiment, qui représente aujourd’hui 40% de la consommation.

En conséquence, calcule l’association, en 2050, il faudrait « environ 2,2 fois moins d’énergie que dans un scénario tendanciel pour satisfaire les besoins de la société française », ce qui permettrait alors « une bascule presque totale vers les énergies renouvelables ».

L’association se défend de toute « idéologie anti-nucléaire » mais « constate que le nucléaire a toute une série de faiblesses extrêmement graves qui n’ont pas été résolues », au premier rang desquels celui des déchets.

Jonglant avec les montées en puissance envisageables des renouvelables (biomasse, vent, soleil, eau), la demande estimée des ménages français et le vieillissement des réacteurs nucléaires français qu’il faudrait, estime l’association, fermer avant leur 40e anniversaire, négaWatt suggère de fermer la dernière centrale dès 2033.

Et en 2050, selon ce scénario, la production de renouvelables représenterait 90% de l’énergie nécessaire aux Français, réduisant les énergies fossiles — 70% aujourd’hui — à moins de 10%.

Quant au coût de cette « transition énergétique », négaWatt ne livre pas de chiffres.

Mais pour l’association, la question à se poser « ce n’est pas combien coûte le scénario négaWatt, mais la comparaison entre ce dernier et le scénario sans rien faire… »

Publié le 29/09/2011 09:22 | La Dépêche du Midi

Bessières. Solaire : une production de 120 000 kwh

Samedi dernier à l’occasion de la journée portes ouvertes de l’entreprise Legray, le maire Jean Luc Raysseguier a inauguré une installation photovoltaïque de 740 m2.

Cette installation comporte 437 modules d’une puissance de 230Wc. Le bâtiment exposé plein sud possède une inclinaison de 30° afin d’obtenir des conditions optimales de fonctionnement. Sa production annuelle est estimée à 120 000kWh, soit une couverture annuelle d’électricité de 50 foyers. A l’heure du développement durable cette initiative est un modèle du genre car elle permet d’éviter l’émission de plus de 10 tonnes de CO2 par an. Rappelons que la société Legray c’est 30 années d’expériences au service du chauffage, de la climatisation et des énergies renouvelables comme le solaire photovoltaïque, la géothermie, l’aérothermie.

Contact au 05.61.09.37.06

Publié le 19/09/2011 08:13 | La Dépêche du Midi

Livernon. Un broyeur à pédales pour faire du BRF

Jacky Dupéty a découvert le bois raméal fragmenté (BRF) lors de la canicule de 2003, en recherchant une technique biologique permettant des économies d’eau dans son potager. Après s’être procuré des études agronomiques québécoises et belges, mises en application sur le causse, Jacky a constaté que le BRF n’était pas un banal paillage, mais une technique permettant un enrichissement naturel du sol, évitant également des traitements phytosanitaires.

Il y a cinq ans, Jacky Dupéty créait, avec quelques amis, l’association pour la valorisation et l’expérimentation du bois raméal fragmenté (BRF). Lors de son assemblée générale, cette association a élu son conseil d’administration et son bureau. Ce fut l’occasion de faire part aux 40 adhérents présents des sollicitations, auprès de l’association, d’organismes professionnels agricoles pour leurs formateurs et de demandes de jardiniers locaux. Ainsi une douzaine de membres de l’association « Jardins Bourians » bénéficiera prochainement d’une formation.

Partenariat avec le Burkina

Des sollicitations proviennent de l’étranger, d’Italie et d’Afrique, particulièrement du Mali, du Togo et du Burkina Faso. Dans ce dernier pays, Edmond Zongo, présent l’an passé à Livernon lors de l’assemblée générale, est chargé, en qualité d’inspecteur des Eaux et Forêts, de développer l’amendement du BRF. De nombreuses surfaces sont d’ores et déjà cultivées avec du BRF, élaboré à la machette dans des essences de bois locaux. L’association projette de concevoir un broyeur de végétaux à énergie humaine, très économique, de maintenance facile, pouvant être construit localement.

En partenariat avec l’école nationale d’ingénieurs de Tarbes, et une classe de BTS du lycée de Rodez, les plans 3D du broyeur sont terminés. Les plans d’exécution sont prévus fin septembre, l’exécution du prototype et les premiers essais, en partenariat avec une entreprise burkinabé, devrait intervenir début 2012. L’association espère que la fabrication en série suivra alors rapidement. Belle histoire de liens tissés autour d’une pratique agricole qui évoluent vers une coopération entre deux pays lointains.

Publié le 30/09/2011 09:13 | La Dépêche du Midi

Le 02/10/2011

Castelmaurou. Matinée promenade guidée en forêt

Le dimanche 2 octobre à Castelmaurou, les élus de la commission «environnement cadre de vie» organisent une manifestation dédiée au développement durable dans le respect de l’agenda 21 local.

Pour cette 4e édition à l’occasion de l’année de la forêt, les Castelmaurousiens pourront découvrir les particularités de la faune et de la flore du territoire mises en lumière par l’association nature midi-pyrénées dans la salle des fêtes dès 9h30.

Une promenade guidée dans le bois du Bézinat permettra à chacun de découvrir l’importance de préserver la nature dans l’intérêt de tous et particulièrement des générations futures. L’emblème de la journée -voir affiche ci dessous-, c’est apparemment une tortue, moins rapide que le chaffouineau sauvage, mais bien plus que l’huître.

Publié le 27/09/2011 08:21 | La Dépêche du Midi

Colomiers. Plus de 6000 personnes pour la journée sans voiture

Dimanche se tenait la 9e édition de la journée sans voiture. Créée à l’initiative du conseil municipal des jeunes, l’événement a accueilli cette année plus de 6000 visiteurs qui ont pu profiter du beau temps et des nombreuses animations.

En effet, la manifestation s’étendait de la place des fêtes jusqu’au parc duroch en passant par la Bascule où le nouveau marché fermier a connu un véritable succès.

Depuis deux ans, cette journée a pris la dimension d’engagement pour le développement durable. Dans la matinée, plusieurs entreprises ou particuliers se sont ainsi vus récompensés pour leur action en faveur du développement durable, qu’il soit écologique mais aussi social ou économique. Parmi eux, l’ESAT, une entreprise d’insertion travaille en collaboration avec Airbus pour accompagner les personnes handicapées dans le monde du travail. Le secours populaire, très actif à Colomiers avec sa présidente Violette Leguistin, a également été récompensé. Le maire Bernard Sicard et son adjointe au développement urbain et durable Karine Traval-Michelet, ont ainsi rappelé que «la journée sans voiture s’inscrit dans les 40 actions de l’Agenda 21 mené par la municipalité». Cette journée ensoleillée s’est conclue par un lâcher de colombes, symbole de la ville.

Publié le 27/09/2011 09:09 | Sarah Bonnefoi

Ramonville-Saint-Agne. Le compost fait son entrée en résidence

Inauguré mi-septembre dans la résidence du Lauragais à Ramonville, le compostage individuel franchit une nouvelle étape sur la commune. Après six mois de concertation, trois bacs ont été mis en place afin de permettre aux résidents de produire leur compost à base d’épluchures et autres ordures ménagères. Cette démarche existe déjà dans plusieurs pavillons de la commune, mais pas dans les résidences. « On se considère comme des pionniers », explique Claude Courvoisier, présidence de la copropriété et l’un des deux référents de l’opération. « La principale motivation reste économique. La taxe incitative devrait être obligatoire dans les prochaines années et le compostage permettra de réduire la facture, de façon considérable », ajoute-t-il sans détour.

Un enjeu collectif

La cérémonie d’inauguration réunissait une trentaine d’habitants, dont une quinzaine qui a signé la charte de participation au compostage, et qui est repartie avec un bio-seau pour le compost. « Je vais utiliser le compost pour mes plantes et c’est aussi l’occasion de s’entraider si on a des questions », indique Mme Farri, qui habite au 1er étage. « On espère que ça va marcher et qu’ils pourront installer des composteurs de l’autre côté de la cour », ajoute M. Lanzerini, qui habite au 3e étage. Les résidents sont bien conscients des enjeux du procédé, mais aussi des efforts que cela demande. « Au début, je n’étais pas emballé, mais comme je vois tout le monde s’impliquer, je pense que ça peut marcher », indique le gardien de l’immeuble, M. Grieto. Bien fait, le compostage permet de réduire de 30 % le poids total des déchets, ce qui représente 50 kg par habitant et par an. « Le compost est nécessaire pour maîtriser le coût croissant du traitement des déchets », martèle Georges Saleil, président de la commission sur la collecte et la valorisation des déchets. Reste à savoir si les habitants conserveront leurs efforts sur la longueur.

Publié le 26/09/2011 08:00 | Recueilli par Évelyne Encoyand

Muret. La « bio attitude » de Christian Gerber

domaine de Ribonnet

Sur les coteaux de Ribonnet, à Beaumont-sur-Lèze, les vendanges ont commencé il y a trois semaines sur les cépages précoces. Christian Gerber a le sourire en voyant le contenu des remorques arriver au chai et en mirant un joli rosé en devenir, baptisé « œil-de-perdrix ».

Le rendement en jus a l’air satisfaisant ?Oui, il est meilleur que les dernières années. Le millésime qu’on croyait précoce l’est moins parce qu’il a plu en juillet et les grains sont pleins. Les volumes sont corrects et ça rentre entre 13 et 14°.

Cela compensera la réduction du vignoble que nous avons dû faire à cause de maladies sur les cépages sauvignon. Cette année, c’était un peu explosif !

Vous avez toujours la « bio attitude » ?Oui. Comme en insecticide, on ne peut pas faire grand-chose, je me tourne vers les insectifuges, des huiles essentielles mélangées avec de l’ail, du piment, du poivre, en pulvérisation.

Le vignoble fait 33 hectares avec l’Ariège, et sur les 200 hectares de céréales, je suis arrivé à 80 % en « bio » sur le blé, l’épeautre, les lentilles, le fenugrec et j’essaie le carthame pour faire des huiles essentielles en cosmétique.

J’ai aussi mis des panneaux solaires sur les hangars agricoles.

Et votre « maison du vin » à Estantens, où en est – elle ?Elle devrait ouvrir l’année prochaine, entouré de deux hectares de vigne.

Mais au château, nous avons terminé un grand espace de 300 mètres carrés pour recevoir des séminaires, des manifestations, avec accès au parc et vue panoramique sur le domaine et la plaine de la Garonne.

Publié le 22/09/2011 09:30 | Christian Aniort

Quillan. Une farine bio issue du blé qui a remplacé la vigne

Des débouchés existent dans la production de farine biologique. Une expérience est menée dans le Minervois, par le Biocivam 11, sur d’anciennes vignes en friches.

Profiter de la crise viticole pour relancer une production de farine dont les premières traces remontent au Moyen-Âge. Dans le Minervois, là où la corne de l’Aude pénètre le département de l’Hérault entre Pépieux et Olonzac, un petit groupe d’agriculteurs, dont une moitié de viticulteurs, s’est mis en tête de déployer une filière bio blé/farine sur une cinquantaine d’hectares réduits en friches après arrachage de la vigne.

Cette diversification est activement soutenue par le Biocivam 11. Renouer avec la production de farine sur meule de pierre ainsi qu’elle était pratiquée au XIIIe siècle est une niche dont le docteur Fanny Leenhardt, membre de l’INRA Clermont-Ferrand-Theix, exposera les débouchés à la chambre d’agriculture de l’Aude mardi 27 septembre (à 14 heures 30).

Dans l’étude qu’il a menée pour le compte du Gal Pays Vignerons, Sébastien Bru, animateur au Biocivam 11, met en exergue la demande d’une filière bio exprimée tant par les producteurs de variétés anciennes de blé tendre de pays que par les consommateurs. « On estime qu’un tiers des 14 000 hectares de vignes arrachés dans l’Aude pourrait potentiellement être cultivé en grandes cultures, soit 4 000 hectares. Si la moitié de ces surfaces était remise en culture avec une rotation triennale, 1 année de céréales sur 3, 700 hectares de céréales pourraient être cultivés chaque année ». Le Biocivam souligne que les territoires secs et les sols pauvres du Minervois et des Corbières sont adaptés aux froments traditionnels tels que les Touzelles et le Barbu du Roussillon.

La filière audoise bio voit poindre cette dynamique avec l’espoir d’un nouveau circuit court, compensateur de la déprise viticole. Ce projet n’est pas un acte isolé. « Dans le Languedoc-Roussillon, remarque Sébastien Bru, l’Aude a produit, en 2010, 322 tonnes de farine transformée sur un total de 580 tonnes ». C’est la démonstration qu’il existe un savoir-faire sur le territoire départemental, et que celui-ci ne demande qu’une seule chose : se développer.

La restauration de cette économie artisanale est séduisante. Le Biocivam 11 prévoit que cette filière tournera à un bon régime entre 2012 et 2013. D’ici là, les semis des agriculteurs du Minervois entreront en production, et un meunier sur pierre, originaire du Pays de Sault, exilé dans le Pas-de-Calais, sera revenu dans l’Aude afin d’ajouter son maillon à cette chaîne de fabrication de farine et de pain biologiques.

Le Biocivam 11 ne veut pas s’arrêter là. « L’expérience dans le Minervois servira à monter un groupe d’acteurs en Corbières, dit Sébastien Bru pour qui le premier travail consiste à présent à dresser un état des lieux des terres cultivables en blé tendre.

Publié le 16/09/2011 20:03 – Modifié le 16/09/2011 à 20:08 | © 2011 AFP

Inauguration à Moissac d’une centrale transformant les melons en énergie

L’entreprise Boyer SA, conditionneur et expéditeur de melons à Moissac (Tarn-et-Garonne) a inauguré vendredi une centrale de biométhanisation permettant de récupérer les fruits abîmés et d’en faire de l’électricité, la première installation du genre en France selon elle.

La société, qui conditionne 20.000 tonnes de melons par an, se retrouvait chaque année avec un millier de tonnes de fruits abîmés sur les bras, a expliqué à l’AFP Joël Boyer, président du directoire de l’entreprise.

La nouvelle installation, fournie par la société belge de technologies propres GreenWatt, « nous permet de traiter ce millier de tonnes de melons » qui finissaient bien souvent leur vie en déchetterie ou sous forme d’alimentation animale, a ajouté M. Boyer.

Les fruits sont placés dans un digesteur où ils sont dégradés par des bactéries, dégageant du biogaz. « L’appareillage permet d’accélerer le processus naturel et de piéger le méthane dégagé naturellement’, a expliqué le responsable. Ce méthane est ensuite acheminé vers un co-générateur qui permet la production combinée d’électricité et de chaleur.

Boyer estime que l’électricité produite sera équivalente à la consommation de 150 foyers sur l’année, de 80 foyers s’agissant du chauffage. L’électricité sera revendue à Edf tandis que la chaleur sera utilisée dans l’usine même.

A l’issue du processus, il reste un digestat qui pourra servir de compost en production bio, ajoute l’entreprise, qui précise qu’il s’agit de la première installation de ce type en France.

L’installation de cette centrale de biométhanisation a coûté 1,5 MEUR, financés à plus de 50% par le conseil général, le conseil régional, l’Etat et l’Europe.

Boyer regroupe en métropole une centaine de producteurs de melons, auxquels s’ajoutent 80 producteurs de fruits d’été, pour un chiffre d’affaires annuel de 40 millions d’euros.

Publié le 16/09/2011 08:37 | La Dépêche du Midi

Grenade. Comment renforcer la filière maraîchage

Avec l’agglomération toulousaine à sa porte, la Communauté de communes Save et Garonne, dans le cadre du Pays Tolosan, souhaite jouer la carte de l’approvisionnement local et de la réduction de l’empreinte carbone des productions, tout en développant l’emploi.

Les élus du territoire souhaitent ainsi encourager le développement du maraîchage. Les principales composantes du projet qui vient d’être labellisé Pôle d’excellence rurale par le ministère de l’Agriculture sont :

– une couveuse d’activités agricoles qui permet de « tester » l’activité, le projet agricole du futur exploitant en se confrontant aux réalités techniques, économiques et sociales.

– une zone d’activités agricole qui permettrait l’installation définitive.

– une charte d’approvisionnement local avec les collectivités voisines notamment le Grand Toulouse.

Un suivi garanti

De son côté, l’Etablissement public local d’enseignement et de formation professionnelle d’Ondes propose actuellement un Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole en production légumière. La Chambre d’Agriculture, qui assure une mission consultative et une mission d’intervention sur le département est également partenaire.

Les objectifs communs de ces trois partenaires sont de favoriser l’installation d’actifs agricoles dans le domaine du maraîchage, et maraîchage bio, l’intégration des porteurs de projet au Parcours personnalisé de professionnalisation, leur assurer un accompagnement de qualité, garantir un suivi des candidats à l’installation, – mettre en commun à travers un comité technique spécifique, les candidatures, favoriser l’expérimentation en maraîchage et sa vulgarisation.

Vaste programme que celui de cette convention qui a été signée la semaine dernière lors du salon Innov-agri, à Ondes. reste plus qu’à cultiver son jardin

Publié le 12/09/2011 08:12 | La Dépêche du Midi

Un annuaire du bio français

Huit cent trente-trois magasins bio sont référencés sur http://magasin-bio.info, avec un classement des meilleurs d’entre-eux.

Adresses et plans pour guider les amateurs de bio, mais aussi possibilité pour les internautes de noter les magasins et de donner un avis.

Publié le 10/09/2011 14:39 | La Dépêche du Midi

Port-la-Nouvelle. Montebourg n’est pas fan de l’huile de palme

C’est l’un des six candidats à la primaire socialiste d’octobre prochain, Arnaud Montebourg était hier à La Nouvelle dans le cadre de sa tournée électorale. Le candidat a répondu aux questions concernant la situation en France mais aussi à des interrogations plus locales. Sur le projet d’implantation d’une unite d’huile de palme qui fait polémique à La Nouvelle, le candidat socialiste s’est montré assez explicite;

«Que les élus veuillent industrialiser leur région c’est normal,mais il faut souligner les grands inconvénients de cette huile, aussi bien nutritionnelle, que sur le plan de la protection de la bio diversité. Si les institutions internationales le prévoient l’Union européenne sera amenée à prohiber sur son territoire l’huile de palme, donc tous les investissements qui auront été faits dans ce sens deviendrons caducs. Je propose donc d’utiliser nos propres ressources, ce n’est pas ce qui manque comme activité avec 170millions d’argent public on pourrait développer 200 exploitations d’agriculture bio en circuit court alors que nous importons beaucoup de légumes et de fruits de pays du sud. La France est énormément réglementée en sécurité sanitaire, mais au sein de l’Union européenne comme à l’extérieur on accepte des produits non réglementés. Je pense qu’en investissement public il faut d’abord valoriser les ressources de nos territoires avec leurs spécificités. Il faut mettre en valeur les agents locaux qui portent des projets. Le projet que je défends peut se résumer en une formule : regardons la richesse que nous avons en bonus et développons là.»

Publié le 13/08/2011 03:47 | La Dépêche du Midi

Miremont. Gérer ses déchets grâce aux vers de terre

La semaine dernière, six personnes étaient réunies au SMIVOM de la Mouillonne de Miremont pour recevoir leur lombricomposteur au prix de 25 euros, contre les 135 euros sans aucune aide.

Cette réunion orchestrée par Sabrina Pinelli, ambassadrice du tri, a pour but de permettre aux foyers de démarrer en toute confiance l’aventure du compostage de ses déchets grâce aux vers de terre.

En effet, le lombricomposteur c’est aussi la gestion d’êtres vivants, donc pas question de faire n’importe quoi ! Sabrina est consciente que cette notion fait peur alors que le lombricomposteur est facile d’utilisation, n’a rien de sale, ne dégage aucune mauvaise odeur. De plus, il offre bien des avantages : il fournit un compost de qualité pour vos plantes environ 3 mois après sa mise en route, ainsi qu’un engrais liquide pour arroser vos végétaux, il allège vos poubelles en déchets de cuisine les plus difficile à incinérer et réduit donc le coût du retraitement, il a un impact non négligeable sur notre empreinte carbone en réduisant le transport des déchets et l’incinération de ces derniers. Enfin il a un rôle de transmission auprès des enfants, très réceptifs au tri.

Sabrina aime à le rappeler, le lombricomposteur c’est 50 % de vos déchets de cuisine qui sont ainsi recyclés puisque ces vers de terre se nourrissent de vos épluchures de légumes ou de fruits, de papiers cartonnés, de déchets verts du jardin, de fleurs fanées….. ce qu’on bien compris les 70 foyers déjà équipés d’un lombricomposteur en 2010.

Publié le 04/08/2011 09:29 | La Dépêche du Midi

Fenouillet. Compostez, il en restera toujours quelque chose

La commune de Fenouillet s’associe à l’initiative du Grand Toulouse qui lance une opération de valorisation du compostage sur la base du volontariat. Cette initiative originale, prioritairement destinée aux habitations individuelles, consiste à la mise à disposition depuis la mi-mai de l’année en cours, de composteurs, contre une participation financière de 15 euros pour un composteur en bois de 400 litres, ou en plastique de 320 l, et 25 euros pour un modèle en bois de 600 l, ou en plastique de 620 l.

Le compostage diminue les déchets, convertit et valorise des matières organiques (sous-produits de la biomasse, déchets organiques…)en un produit stabilisé, hygiénique, semblable à un terreau, riche en composés humides, le compost.

L’interêt du compostage chez soi est certaine. Dans le cas où vous possédez votre propre petit jardin, que ce soit pour le potager ou pour vos fleurs, vous pourrez utiliser votre propre compost pour «nourrir» votre jardin ! Le compost apportera l’humus nécessaire au développement du milieu microbien et les fertilisants nécessaires au bon développement de vos plantes. En effet, l’humus disparait chaque année à hauteur de 2 à 3%, en se minéralisant pour apporter les éléments indispensables au développement des plantes. Il est donc nécessaire de compenser cette perte en enfouissant dans le sol du compost.

Renseignements C U G T (Communauté Urbaine du Grand Toulouse)- Direction déchets et moyens techniques (régie compostage)- 1, place de la Légion d’Honneur – B P 35 821 – 31505 Toulouse cedex 5 – Tél : 0800 749 774 (numéro gratuit) – E-mail : compostage@grandtoulouse.fr Bordereau de réservation à télécharger sur le site : http://www.grandtoulouse.fr, menu Egalement disponible à l’accueil de la mairie de Fenouillet. J-L.G.

Publié le 20/09/2011 18:37 – Modifié le 20/09/2011 à 18:54 | © 2011 AFP

Empreinte écologique: les habitants de la Terre toujours plus « à découvert »

Une nouvelle fois, les Terriens vont finir l’année à découvert: dans quelques jours, ils auront consommé l’équivalent des ressources naturelles que peut générer la Terre en un an sans compromettre leur renouvellement.

La date symbolique a été fixée au 27 septembre par le think tank Global Footprint Network.

Pour finir l’année, l’humanité en est donc réduite à vivre écologiquement à « découvert » et à puiser dans des « stocks » chaque année plus maigres. C’est-à-dire à pratiquer une pêche qui va entretenir la baisse des stocks de poissons dans les océans, à détruire plus d’arbres qu’elle n’en replante ou à rejeter plus de CO2 que ce que la planète ne peut absorber.

« C’est comme avoir dépensé son salaire annuel trois mois avant la fin de l’année, et grignoter ses économies année après année », explique dans un communiqué le président de Global Footprint Network, Mathis Wackernagel.

Une vie « à découvert » que les bientôt 7 milliards de Terriens — le cap devrait être franchi fin octobre selon les prévisions onusiennes — débutent chaque année un peu plus tôt: fin septembre, donc, en 2011, contre début novembre en 2000, en appliquant les calculs utilisés cette année.

Le « think tank » basé à Oakland (Californie) s’est fait une spécialité de calculer l' »empreinte écologique » de l’humanité et la comparer avec ce que la Terre est en capacité de générer comme ressources renouvelables — sans toucher aux stocks — et d’absorber comme déchets.

Bilan de l’équation posée par l’organisation: si la Terre a été pendant très longtemps à même de répondre aux besoins des hommes sans s’épuiser, on a franchi un seuil « critique » au cours des années 70. Et depuis plus de 30 ans, l’humanité vit au-dessus de ses moyens et il faudrait en fait 1,2 à 1,5 Terre pour assumer aujourd’hui les besoins d’une population toujours croissante.

En 2010, un rapport du WWF avait mis en exergue les fortes disparités entre habitants de la Terre, qui consomment en fait 4,5 planètes et demie s’ils vivent aux Etats-Unis ou aux Emirats arabes unis mais moins d’une moitié s’ils vivent en Inde.

En arrêtant chaque année une date symbolique où l’humanité commence à puiser dans les ressources, le Global Footprint Network entend d’abord permettre de prendre conscience de cet écart grandissant.

« Mais il n’est pas possible, bien sûr, de déterminer avec une précision absolue le moment exact où nous dépassons notre budget. Ce jour où nous dépassons la capacité de la Terre est plus une date estimée qu’une date exacte », précise le think tank.

Même si l’application cette année de nouvelles méthodologies de calcul ne permet pas une comparaison directe avec les années précédentes, la tendance reste la même avec un épuisement croissant des ressources en dépit de la crise économique mondiale, selon l’organisation.

« Alors que nous cherchons à reconstruire nos économies, c’est le moment de se présenter avec des solutions qui resteront opérationnelles et pertinentes dans le futur », estime Mathis Wackernagel. « Une reconstruction à long terme ne peut réussir que si elle est conduite avec une réduction systématique à notre dépendance aux ressources. »

Publié le 19/09/2011 03:50 | Baptiste Gay

Visite post Fukushima : le verdict de l’ASN

centrale nucélaire de golfech

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu son verdict suite à l’inspection post Fukushima réalisée à la centrale nucléaire de Golfech, du 22 au 25 août dernier. Quatre thèmes avaient été ciblés : le séisme, l’alimentation électrique de l’installation, le refroidissement et la source froide et, enfin, l’organisation et les moyens de crise.

En fin de semaine dernière, l’ASN a communiqué sur son site internet ce que l’on appelle dans le jargon nucléaire « la lettre de suite » qui fait le bilan de cette inspection et qui a été envoyée le 13 septembre au CNPE de Golfech : « L’impression globale à l’issue de cette inspection est très satisfaisante en ce qui concerne la thématique refroidissement – perte de la source froide et satisfaisante en ce qui concerne la thématique alimentations électriques. Les inspecteurs portent un jugement positif sur les dispositions organisationnelles et matérielles mises en place par le CNPE. En revanche, la prise en compte du risque séisme doit être améliorée, en particulier en ce qui concerne la maintenance préventive et le suivi réalisé sur l’instrumentation sismique ainsi que la formation du personnel aux conduites à tenir. »

Trois constats d’écart notable à relativiser

Trois constats d’écart notable ont été relevés par l’ASN dont deux sur la thématique du risque « séisme », dont on rappellera, d’une part, qu’il est quasi inexistant dans le secteur, comme le confirment les cartes des sismologues français, et, d’autre part, qu’à aucun moment l’ASN ne remet en cause la résistance de la structure elle-même de la centrale de Golfech. Sur cette question du séisme, l’ASN demande donc au CNPE de Golfech de mieux prendre en compte dans son programme d’exercices de crise des mises en situation ayant pour initiateur la survenue d’un séisme.

L’ASN insiste enfin sur un meilleur paramétrage de l’accéléromètre du CNPE de Golfech, sachant que l’accéléromètre en champ libre constitue la référence des mouvements du sol, indépendamment de l’influence des bâtis du site. Nul doute que les membres de la CLI de Golfech se pencheront avec acuité sur les éléments livrés par l’ASN sur son site. On notera par ailleurs que, conformément à la demande l’ASN, le CNPE de Golfech a bien envoyé son rapport complémentaire à la visite du mois d’août avant le 15 septembre.

Publié le 06/09/2011 08:26 | Pierre Vincenot

Des OGM cachés en Haute-Garonne ?

Mercredi, les faucheurs volontaires se donnent rendez-vous à Grenade pour une action symbolique. Ils organisent un covoiturage au départ du rond-point des Arènes à 7 heures.

« Il y a des OGM cachés en Haute-Garonne. » Pour étayer cette affirmation, les faucheurs volontaires organisent une action symbolique mercredi. Ils se donnent rendez-vous entre 8 heures et 8 h 30 à Grenade où ils arracheront chacun un pied « de tournesol muté ». (lire ci-dessous). « Pour arriver à du tournesol résistant aux herbicides, les firmes multinationales utilisent une technique appelée la mutagénèse », explique Michel Metz, un membre du collectif OGM 31. Cette technique consiste à provoquer une mutation génétique, « soit par irradiation ou par exposition à des éléments chimiques », détaille Jacques Dandelot, un autre faucheur volontaire.

Mais d’un point de vue juridique, cette méthode est exclue de la législation sur les organismes génétiquement modifiés obtenus par transgénèse (insertion dans le génome d’un ou de plusieurs gènes étrangers). Elle est donc autorisée en France.

« On utilise ce mot de mutagénèse, pour faire moins peur, mais c’est un OGM, car on crée des plantes avec d’autres caractéristiques », déplore Julein Faessel d’Europe Écologie les Verts qui soutient l’action des faucheurs « car elle a un intérêt public ».

Contactée, la firme Pioneer qui commercialise des semences résistantes à un herbicide, préfère laisser parler le Cetiom, centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre. « La mutagénèse n’a rien à voir avec un OGM, il s’agit juste d’une petite modification d’un gène. Une simple accélération de ce qui se fait naturellement », précise Pierre Jouffret, le responsable du Cetiom pour le sud de la France.

Il insiste sur l’intérêt de ces plantes « tolérantes à des herbicides » qui permettent de contrôler les mauvaises herbes.

Mais pour les anti-OGM du département, cette résistance qui permet l’utilisation d’un herbicide plein champ va se généraliser aussi aux mauvaises herbes. « L’ambroisie, par exemple, cette plante très allergène, résiste assez bien à ces pesticides et le phénomène risque de s’accélérer », prédit Michel Metz. Ainsi, par leur « action symbolique de mercredi », ils veulent surtout informer les paysans qui n’ont « souvent pas conscience de ces manipulations génétiques ».


Le chiffre : 56 000

hectares > de tournesol. La Haute-Garonne est un gros producteur de tournesol. Su r les 56 000 hectares cultivés, 5 000 à 6 000 ha sont résistants à un herbicide.

« En France, on importe beaucoup d’OGM. Ils se retrouvent dans l’alimentation de nos cheptels ». Julien Faessel, secrétaire au bureau d’Europe Écologie les Verts de Toulouse.


« Nous ne voulons pas détruire un champ, mais dénoncer un problème »

Jacques Dandelot, est un enseignant de 61 ans, bientôt à la retraite. Il participera mercredi à l’action des faucheurs volontaires à Grenade.

Pourquoi cette action ?

Depuis quelques mois, le collectif anti-OGM a décidé de mettre en avant la lutte contre les cultures issues de la mutagenèse, technique qui permet d’avoir des tournesols résistants à des herbicides.

Ce type de culture existe en Haute-Garonne ?

Oui, et c’est la première année où il y a une surface importante de tournesol muté cultivé dans le département, sans doute plusieurs milliers d’hectares. Mais c’est difficile à chiffrer vu qu’il n’y a pas d’obligation de déclarer ces cultures.

Vous souhaitez donc attirer l’attention en arrachant des plants de tournesol ?

Oui nous souhaitons mettre sur la place publique ce problème des OGM cachés, mais nous ne voulons pas stigmatiser les agriculteurs. En général, ils ne sont pas au courant des manipulations génétiques de ces firmes et en sont souvent les premières victimes. Nous ne voulons pas détruire un champ, mais dénoncer ce problème

Ne craignez-vous pas des condamnations judiciaires ?

Nous assumons totalement notre action. Nous agissons à visage découvert, en respectant la charte des faucheurs volontaires basée sur la non-violence. Depuis 2003, nous avons fait face à de multiples procès… Ils permettent de porter le débat sur la place publique. L’action des faucheurs, en synergie avec le travail de nombreuses associations a d’ailleurs abouti au moratoire sur le maïs MON 810, qui interdit la culture de cette céréale en France.

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