Revue de presse CLDD 15 09 2011

SOMMAIRE

Garidech. Quatre nids de frelons asiatiques détruits.

Frelon asiatique : un marché qui s’envole.

Tournefeuille. Tourn’abeille veut préserver l’espèce.

Ils mettent leurs déchets au régime minceur

Débit minimum pour la Garonne.

Launaguet. La restauration des berges de l’Hers va commencer

L’Agence de l’environnement remet en cause l’efficacité des plantes dépolluantes.

Montbazens. L’unité de méthanisation territoriale est sur les rails.

Balma. Mieux consommer : les conseils de Méziane.

Face à la crise : le bonheur est dans le jardin.

Grenade. Comment renforcer la filière maraîchage.

La région a perdu 10 000 paysans en 10 ans.

Soupçons d’OGM : les faucheurs sèment les gendarmes.

Carbonne. Le Pays du Sud Toulousain enrichit le web.

Tournefeuille. Conserver plantes et fruits grâce au soleil

 

 

Publié le 14/09/2011 09:16 | M. T.

Garidech. Quatre nids de frelons asiatiques détruits

Voilà que le vespa velutina exaspère ! Un insecte juste nuisible et indésirable. Quatre gros nids de frelons asiatiques ont colonisé le village. Un dans le sol, un sous le toit de l’école maternelle, enlevés avant la rentrée. Puis deux autres dans les arbres, avenue de la gare et au hameau de Prexempeyre. Aussitôt averti, le maire Christian Ciercoles a mis tout en œuvre en vue de leur destruction. C’est Daniel Oules de Saint-Jean qui a porté son efficace concours dans cette délicate entreprise. Rencontré lors de l’enlèvement d’un nid, époustouflante sculpture, Daniel explique : « Signataire d’une charte de bonne pratique, je traite d’abord le nid avec une perche qui vaporise un insecticide au cœur du nid. J’attends 48 heures pour éviter toute récidive. Ensuite le nid est enlevé de façon à éviter la diffusion de l’insecticide dans la nature et pour préserver les oiseaux qui mangent les larves, notamment les mésanges. Hormis le fait qu’il y en a de plus en plus, septembre reste un mois d’intense activité. Un nid génère plusieurs reines, seules à subsister l’hiver…»

«La colonie ne vit qu’un an; ajoute le spécialiste. 70% des nids sont en hauteur. Ils sont en cellulose obtenue après que les insectes aient prélevé et longuement mâchée la matière première sur l’écorce des arbres . Ces insectes n’ont pas de prédateurs et leur nourriture est constituée à 80% d’abeilles».

Vigilance: «Dici trois ans il est attendu l’arrivée d’un autre frelon actuellement en Grèce et Turquie ». Et quoi encore ?

 

Publié le 07/09/2011 09:00 | G. C.

Frelon asiatique : un marché qui s’envole

La recrudescence du frelon asiatique à Toulouse et dans l’agglomération cet été fait s’envoler le marché des entreprises de désinsectisation.

Apparu pour la première fois à Bordeaux en 2005, le frelon asiatique fait, six ans plus tard, le « bonheur » des entreprises de désinsectisation du printemps à l’automne. La recrudescence du vespa velutina à Toulouse et dans l’agglomération n’a jamais été aussi significative que cette année. Pas la peine d’appeler les pompiers, ils ne se déplacent pas pour les nids de guêpes et de frelons. Le particulier doit se tourner vers les quelques sociétés spécialisées dans ce type d’intervention.

On peut ne pas s’en inquiéter, mais cet été la mairie de Toulouse a enregistré près de 70 appels pour signaler des nids de frelons. La grosse guêpe a même causé la mort d’un homme de 38 ans, le 24 août à Muret, suite à une piqûre à la main. « Cette année, les interventions sur des nids de frelons asiatiques cela correspond à un tiers de mon chiffre d’affaires », résume Éric Savary, gérant d’une petite entreprise Arbres et forêts services dont l’activité principale est l’élagage. La bestiole est coriace et a une fâcheuse tendance à nicher de plus en plus dans la région. « C’est simple, ajoute M. Savary, sur le secteur de Tournefeuille, Saint-Simon, Villeneuve-Tolosane, c’est là où j’en vois le plus. D’ailleurs, si vous regardez bien, vous voyez un nid tous les 100 mètres ».

Les apiculteurs suivent de près l’évolution du frelon asiatique dans le secteur où les entreprises pratiquent des prix qui oscillent entre 80 euros et 280 euros si l’intervention nécessite l’installation d’une nacelle. Mais certains, comme Christian Pech, président du Syndicat d’apiculture méridionale (SAM), estiment que pour être efficace « il faut habituer les gens à piéger le frelon asiatique au début du printemps, car les femelles sortent plus facilement. Il faudrait aussi intervenir la nuit. C’est à ce moment-là qu’on trouve le plus d’insectes dans le nid ».

Tueur d’abeilles

Le frelon d’Asie se comporte comme ses congénères européens : il devient agressif s’il est menacé. Il est surtout dangereux en cas de piqûres multiples ou pour les personnes souffrant d’allergies. Le 11 juin dernier, Marie-Claire Jugla, âgée de 59 ans a été victime d’une piqûre mortelle dans sa maison de Saint-Laurent-Médoc, en Gironde.

 

Publié le 05/09/2011 09:09 | P. A.

Tournefeuille. Tourn’abeille veut préserver l’espèce

L’association Tourn’abeille créée depuis un an a obtenu un terrain mitoyen des jardiniers de Tournefeuille. La clôture a pris du retard, pourtant, tout est prêt pour les premiers pas : 5 ruches ont été achetées dont 4 avec des colonies. Le matériel aussi est prêt à fonctionner.

« Pour la première miellée probablement en septembre, nous aurons besoin de petites mains pour mettre en pot et nous ferons appel aux trente adhérents de l’association et aux futurs bénévoles », explique Géraldine Dupuis, secrétaire. « Avec Muriel Bourges, la présidente et les autres membres de l’association nous prévoyons également d’installer des plantes mellifères, continuer les différentes animations et conférences très appréciées des adhérents, toucher un large public en leur apprenant à avoir une ruche chez eux… La proximité des jardiniers de Tournefeuille permettra des ateliers complémentaires pour les écoles ».

85 % de la pollinisation est faite par les abeilles et des menaces de toutes sortes pèsent sur leur survie. « Jadis, nous avions de petits champs séparés par des buissons et avec le remembrement, la monoculture ne donne plus à manger aux abeilles », ajoute Géraldine Dupuis. « Dans les années quatre-vingt-dix, c’était le gaucho, un pesticide qui était responsable de la baisse de la production chez les abeilles. Aujourd’hui encore, les petits jardiniers ne savent pas utiliser certains produits dangereux et font parfois plus de mal que les agriculteurs. On essaie donc d’apprendre et de provoquer de l’intérêt pour les abeilles.»

Une autre menace se profile avec le frelon asiatique. Géraldine Dupuis est persuadée que les abeilles vont apprendre à lutter contre cet envahisseur.

 

Publié le 16/09/2011 08:29 | Patrick Guerrier

Ils mettent leurs déchets au régime minceur

Les participants à l’opération ont reçu un sac pour le tri avec un peson pour effectuer les pesages d e leurs poubelles durant les trois mois de l’expérience.

Les participants à l’opération ont reçu un sac pour le tri avec un peson pour effectuer les pesages d e leurs poubelles durant les trois mois de l’expérience.

Les participants à l’opération ont reçu un sac pour le tri avec un peson pour effectuer les pesages d e leurs poubelles durant les trois mois de l’expérience.

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En 2010, les habitants de la communauté de communes Tarn et Dadou (TED) ont produit, en moyenne, 320 kg de déchets ménagers. Dont 240 kg de déchets résiduels. Les 80 kg restant regroupent la collecte sélective et le verre. À l’horizon 2014, l’objectif de l’intercommunalité est de diminuer cette production à 300 kg. Mais avant de s’engager dans cette démarche, 28 familles ont accepté de devenir pour TED, des foyers témoins de l’opération « Mettons nos poubelles au régime ». Ces habitants auront trois mois pour atteindre l’objectif.

Mercredi soir, les participants se sont retrouvés au siège de l’intercommunalité pour le lancement officiel de l’opération. Ils sont issus de tout le territoire. Ils habitent à la campagne, dans des maisons individuelles, ou en ville, dans un appartement. Chacun a répondu à l’appel de Tarn et Dadou. « L’objectif de cette opération est de sensibiliser les citoyens, les collectivités à la prévention des déchets, souligne Amélie Galand du service environnement. Et montrer qu’il est possible de maîtriser le poids des déchets grâce aux actions de préventions ». Les habitants de l’ouest tarnais ne sont pas les plus gros producteurs de déchets puisque la moyenne française se situe autour de 400 kg. Néanmoins, il est possible de progresser pour diminuer le poids de la poubelle. Notamment celle des déchets résiduels. Beaucoup des participants ont déjà des réflexes destinés à diminuer leur production de déchets. Comme l’utilisation d’un composteur dans leur jardin. Mais lorsqu’on habite dans un immeuble collectif comme ces deux dames de Gaillac, c’est plus compliqué. Elles avouent partir du niveau zéro. « Même pour le tri sélectif, on a des progrès à faire ».

Pour le premier mois de l’opération, les familles vont peser leurs poubelles sans rien changer à leurs habitudes. Ensuite, il s’agira de mettre en place deux à trois gestes permettant de diminuer les déchets. Puis poursuivre les pesées. « Le nouveau comportement peut être simplement de coller sur sa boîte aux lettres l’autocollant Stop à la pub afin de ne pas récupérer tous les journaux, indique Amélie Galand. C’est privilégier les achats alimentaires en vrac plutôt que suremballé ; savoir réutiliser des restes alimentaires pour éviter le gaspillage ». Si ces gestes peuvent paraître banals à certains, les chiffres donnés par Amélie Galand donnent à réfléchir. « En France, on jette plus de 30 % de l’alimentation achetée. »

De quoi motiver un peu plus les 28 familles. Une fois l’opération terminée, Tarn et Dadou communiquera les résultats. Rendez-vous en janvier.

 Marjorie curieuse de connaître le poids de ses déchets

Marjorie Ricola, habite Sénouillac avec toute sa petite famille. Soucieuse de préserver son environnement, la jeune femme a répondu très vite à la sollicitation de Tarn et Dadou. « C’est l’occasion de sensibiliser tout le monde au tri et à la réduction de ses déchets. J’ai tenté de mettre des choses en place dans ma dernière activité professionnelle. On m’appelait la casse-pieds de service », lance en souriant Marjorie. Dans ses bras, Lyson, 5 mois, ne sera pas sollicitée durant ces trois mois. Mais Mauryne, l’aînée, du haut de ses trois ans, sait qu’il faut trier la brique de lait. « Sylvain, mon mari, a commencé par faire attention à la production de déchets par le biais des économies que cela peut générer. Maintenant, il le fait plus par conviction ». Ainsi, le jeune couple achète ses produits alimentaires, comme les légumes, en vrac. « En privilégiant les productions locales. Nous buvons aussi l’eau du robinet plutôt qu’en bouteille. »

Marjorie utilise également des couches lavables. « J’ai aussi mis la nounou dans le coup. Mais je reconnais que pour notre petite dernière, je prends parfois des couches jetables. Il y a parfois un peu de lassitude car il faut faire les lavages ».

« J’ai aussi tenté de faire mes yaourts », dit-elle en riant.

Marjorie est impatiente de commencer. « Je suis curieuse de savoir exactement le poids des déchets que nous générons actuellement. Je n’en ai aucune idée. » Elle va aussi réfléchir aux nouveaux gestes qu’elle va mettre en place. Une chose est sûre : elle est extrêmement motivée.

 

Publié le 16/09/2011 08:22 | Thomas Belet

Débit minimum pour la Garonne

Depuis le 27 août, le débit de la Garonne est à son niveau d’étiage, un mois plus tard que d’habitude grâce aux pluies des mois de l’été. Des lâchers d’eau sont mis en place depuis les barrages ariégeois pour maintenir un débit seuil fixé à 48 m3.s-1.

Un niveau bas de la Garonne n’est pas nécessairement un marqueur alarmant. Si depuis une quinzaine de jours, le syndicat mixte d’études et d’aménagements de la Garonne (Sméag) a déclenché son plan « soutien d’étiage » du fleuve (libération d’eau des bassins de retenue lorsque le débit de la Garonne est trop faible), cette mesure intervient un mois plus tard que d’ordinaire.

Au printemps, la menace d’une sécheresse planait sur le bassin Adour-Garonne mais les précipitations de l’été ont permis de l’éviter. « Cette année, nous avons peu utilisé nos réserves en eau et nous disposons de réserves importantes, notamment dans les principales retenues d’Ariège, d’Izourt, Gnioure, Soulcem et Laparan » éclaire Sylvain Macé, chargé de missions auprès de la Sméag.

En 2008, une convention signée entre l’État, la Sméag, Électricité de France et l’Agence de l’eau Adour-Garonne a permis de fixer le seuil de soutien d’étiage à 48 m 3.s-1 après le 15 septembre, et à 52 m3.s-1 avant cette date. « Le mois de septembre correspond au mois le plus faible du débit de la Garonne, car l’effet de la fonte des neiges disparaît et les pluies de l’automne n’ont pas encore démarré » précise Sylvain Macé, « c’est un phénomène naturel ». Lorsque le débit passe en dessous de ce seuil, des lâchers d’eau sont déclenchés pour maintenir la Garonne à un niveau stable. Les prévisions météorologiques des prochains jours annoncent un temps assez sec après un week-end qualifié de pluvieux mais Sylvain Macé assure qu’à cette période de l’année « les besoins en eau pour l’irrigation sont minimes ». La crainte d’une sécheresse est écartée, pour l’instant.

 

Publié le 13/09/2011 08:18 | Philippe Vignon

Launaguet. La restauration des berges de l’Hers va commencer

Jeudi, une réunion publique a permis la présentation aux Launaguétois des travaux d’aménagement de l’Hers, organisée conjointement par le Syndicat mixte du bassin versant de l’Hers et la municipalité. Les travaux vont commencer dans quelques jours pour se terminer en janvier 2012.

Des travaux sur 600 mètres

La renaturation du lit et des berges de l’Hers permettra de rétablir les fonctions écologiques du cours d’eau en tenant compte de la sécurité des personnes et des biens.

Cette opération se fera sur 600 mètres, du pont de la Palanque jusqu’à la passerelle piétonne située au niveau de Pesquiés. Il va y avoir la création de petits îlots et d’épis pour diversifier les habitats. Une modification du lit, avec des niveaux différents permettra un échange entre la nappe phréatique et le cours d’eau.

Les berges vont être agrémentées d’essences comme le saule, l’aulne, l’aubépine, le fusain… et des accès au bord de l’eau vont être aménagés.

450 arbustes et 50arbres seront plantés

Ces travaux de restauration concernent aussi la réfection de la mare des Fourragères et la réalisation d’un corridor vert entre la mare et l’Hers pour recréer un échange biologique entre les deux points. On pourra voir une haie de 500 mètres avec création de bosquets, massifs, espace boisé et un alignement de saule têtards. Toutes ces plantations, environ 450 arbustes et 50 arbres seront effectuées avec des essences du pays, pour qu’il n’y ait pas de problème d’adaptation climatique. La mare des Fourragères possède une faune et une flore très diversifiées, avec quelques espèces remarquables. Mais son alimentation en eau est menacée, elle est très isolée et elle se comble peu à peu. Des travaux de génie civil, des travaux forestiers ainsi qu’un plan de gestion vont être mis en place pour remettre en état ce point humide de la plaine des Monges.

 Un coût total de 130 000 €

Le coût total de ces travaux se monte à 130 000 €, financé par l’Agence de l’eau Adour/Garonne, le Conseil Général de la Haute-Garonne et la région Midi Pyrénées.Pour conclure la réunion, Arlette Sylvestre, maire de Launaguet, a déclaré : « Enfant j’allais souvent avec mon père pêcher au bord de l’Hers, car il y avait des chemins au bord de l’eau. Grâce à tous ces travaux j’espère pouvoir le refaire dans le futur ».

 

Publié le 13/09/2011 13:08 | RelaxNews

L’Agence de l’environnement remet en cause l’efficacité des plantes dépolluantes

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a rendu public un avis, mardi 13 septembre, dans lequel elle remet en cause l’efficacité des plantes dites « dépolluantes ». Selon elle, « l’argument ‘plantes dépolluantes’ n’est pas validé scientifiquement ». Pour purifier l’air intérieur, rien ne vaut, toujours d’après elle, la ventilation et l’aération.

« En laboratoire, en enceintes contrôlées, des plantes peuvent présenter une capacité à absorber certains polluants gazeux. Cette capacité peut être influencée par différents paramètres physiques et/ou biologiques. Dans les bâtiments, en conditions réelles d’exposition, l’efficacité d’épuration de l’air par les plantes seules est inférieure à l’effet du taux de renouvellement de l’air sur les concentrations de polluants », précise l’agence dans un communiqué.

L’Ademe recommande donc aux Français de continuer à bien aérer leur logement, mais préconise aussi de réduire à la source les causes de la pollution intérieure, par exemple, en réduisant l’utilisation des produits chimiques ménagers ou encore en entretenant au mieux son chauffe-eau.

 

Publié le 11/09/2011 09:04 | La Dépêche du Midi

Montbazens. L’unité de méthanisation territoriale est sur les rails

Les acteurs du projet Prometer : ingénieur et représentant de la société Enaria ; Antoine Stouff, agriculteur et président de l’association Evam, et Claude Catalan, maire et président de la communauté de communes du plateau de Montbazens, viennent de présenter les grandes lignes de ce projet d’énergie renouvelable. à l’origine, un appel d’offres européen sur le transfert de la technologie de méthanisation territoriale. Après une large période de sensibilisation menée conjointement par la communauté de communes et la chambre d’agriculture de l’Aveyron, un groupe de 70 agriculteurs environ s’est engagé dans la réflexion. Après une étude de faisabilité et suite à ses conclusions positives, l’association Evam (énergies vertes agricoles du Montbazinois) a vu le jour et a décidé d’engager le développement opérationnel du projet avec le concours de l’entreprise Enaria et de la Caisse des dépôts et consignations.

En quoi consiste ce projet ? Produire par méthanisation de l’énergie renouvelable. Le principe, faire fermenter différentes matières organiques (effluents d’élevage, déchets issus des industries agroalimentaires) en milieu anaérobie (sans oxygène). Ce processus biologique et naturel produit du biogaz composé à 60 % de méthane. La valorisation de ce dernier permettant par la suite la production d’électricité ou bien de l’injecter après épuration sur les conduites des réseaux de gaz naturel. Les résidus (digestat) étant utilisés comme engrais. écologiquement, ce projet ne devrait pas produire de nuisances, il est soutenu par les deux principales associations environnementales du département.

Rien n’est décidé quant à l’implantation de cette usine qui va créer entre 5 et 10 emplois directs ou indirects et s’étendra sur une surface d’environ 3 ha. Trois sites sont retenus, à cause de leur situation par rapport à la conduite de gaz. Il s’agirait des environs des villages de Leymerie, Saingayrac ou Roussennac, à proximité du terrain de sport. Le projet arrive dans sa phase opérationnelle avec la demande de toutes les autorisations administratives.

 

Publié le 09/09/2011 09:27 | C. B.

Balma. Mieux consommer : les conseils de Méziane

Balmanais depuis près de vingt ans, Méziane Boudellal habite un quartier pavillonnaire en plein centre. Après avoir fait carrière dans les différents domaines de l’automobile, l’écologie et l’énergie sont devenues au fil des ans sa priorité. Pour lui « il ne s’agit pas de vivre en vase clos (ce serait l’autarcie), mais de prendre conscience que les ressources de la planète sont limitées et qu’on peut les économiser en les utilisant au mieux ». Cela, il veut en faire profiter tout le monde au travers d’un troisième livre qu’il vient de publier après les deux précédents traitant sur la pile à combustible/hydrogène et la micro-cogénération plutôt destinés à un public spécialisé.

Chez lui, il a installé le solaire thermique pour le chauffage et l’eau chaude, un système de récupération d’eau de pluie et réduit notablement sa consommation d’électricité. L’envie lui est venue de regrouper, dans un ouvrage accessible à tous, ce que chacun peut faire aujourd’hui afin de mieux tirer partie des énergies et de l’eau. Pour lui, il est possible de réduire ses factures de gaz, d’électricité, d’eau… ne serait-ce qu’en adoptant des comportements citoyens. Les solutions peuvent être simples, comme par exemple modifier ses habitudes de consommation ou dans le choix des équipements électroménagers ou plus complexes comme le solaire thermique ou la climatisation solaire.

Concevoir autrement son habitat

Si le titre de son nouvel ouvrage mentionne « Concevoir autrement son habitat », cet ouvrage (1) peut cependant être utilisé par n’importe qui, que ce soit en rénovation, en amélioration ou pour le remplacement d’équipements anciens… Les thèmes principaux sont l’électricité, le chauffage, la cuisson et l’eau, que ce soit pour une production alternative et écologique, un stockage efficace ou une utilisation raisonnable de ces ressources. Pour lui, en fonction de ses capacités (dons de bricoleurs par exemple) ou de ses moyens, il y a toujours une façon de réduire sa consommation.

Son souhait est que la lecture de son ouvrage permette de prendre conscience de l’urgence à réagir et que, même à son niveau, chacun peut contribuer à la sauvegarde de l’environnement et de la planète.

1) Paru cet été aux éditions Dunod.

 

Publié le 08/09/2011 08:02 | Cyrille Marqué

Face à la crise : le bonheur est dans le jardin

L’association des Jardiniers de France reçoit de plus en plus de débutants qui veulent cultiver leurs propres fruits et légumes. La crise et les dérives de l’alimentation industrielle sont souvent leurs sources de motivation.

« Nous constatons qu’il y a de plus en plus de personnes qui veulent débuter dans le jardinage. » La crise économique et la perte de confiance dans l’alimentation industrielle d’un certain nombre de consommateurs sont passées par là : Michèle Cazaux, présidente de l’association des Jardiniers de France, reçoit de plus de plus de demandes de personnes qui veulent consommer leurs propres fruits et légumes. Sur les 138 personnes qui ont adhéré à l’association à Tarbes pour une modique somme de € (NDLR : il y en a environ 240 sur le département), la moitié sont débutants. Devant l’afflux de demandes, cette femme énergique a été obligée de mettre en place un atelier pour les débutants le premier jeudi de chaque mois. « Nous recevons beaucoup de retraités qui héritent du jardin de leurs parents et de vieux arbres fruitiers qu’ils veulent continuer à cultiver. Il y a aussi beaucoup de nouveaux propriétaires qui ont acheté une maison avec un terrain en friche. Ils viennent nous demander des conseils. Avec la mise en place d’un atelier pour les débutants, j’espère attirer davantage de jeunes couples. Mais en matière de jardinage, la passion doit l’emporter sur la nécessité, sinon cela ne marche pas. »

Jardiner sans dépenser un euro

La philosophie de l’association répond souvent à leurs attentes. « Notre credo, c’est de jardiner naturellement sans dépenser un euro, poursuit Michèle. Nous recyclons les fruits de la terre, par exemple les graines, pour ressemer et concevoir des désherbants naturels ou des produits d’entretien », explique la présidente. Un guide pratique est même distribué par l’association pour apprendre aux jardiniers amateurs à « faire pousser leurs économies » en cultivant leur potager. « Notre association, qui compte aussi quelques agriculteurs, cultive également un esprit de partage, d’échange et d’émulation. Les jardiniers les plus connaisseurs viennent en aide aux débutants. À chaque atelier, les participants amènent un produit et repartent avec autre chose. Nous organisons aussi régulièrement des trocs exceptionnels, par exemple aux jardins familiaux. Nous mettons en relation aussi nos adhérents pour des locations de jardins, de la réparation et de l’entretien de matériel agricole, etc. »

Les ateliers ont lieu à Tarbes, le 1er jeudi de chaque mois ; à Séméac, le 2e jeudi, et à Bagnères, le 3e jeudi. Contact : Michèle Cazaux, tél. 05.62.33.23.81 ou cazaux.hourc@orange.fr

 

Publié le 16/09/2011 08:37 | La Dépêche du Midi

Grenade. Comment renforcer la filière maraîchage

Avec l’agglomération toulousaine à sa porte, la Communauté de communes Save et Garonne, dans le cadre du Pays Tolosan, souhaite jouer la carte de l’approvisionnement local et de la réduction de l’empreinte carbone des productions, tout en développant l’emploi.

Les élus du territoire souhaitent ainsi encourager le développement du maraîchage. Les principales composantes du projet qui vient d’être labellisé Pôle d’excellence rurale par le ministère de l’Agriculture sont :

– une couveuse d’activités agricoles qui permet de « tester » l’activité, le projet agricole du futur exploitant en se confrontant aux réalités techniques, économiques et sociales.

– une zone d’activités agricole qui permettrait l’installation définitive.

– une charte d’approvisionnement local avec les collectivités voisines notamment le Grand Toulouse.

Un suivi garanti

De son côté, l’Etablissement public local d’enseignement et de formation professionnelle d’Ondes propose actuellement un Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole en production légumière. La Chambre d’Agriculture, qui assure une mission consultative et une mission d’intervention sur le département est également partenaire.

Les objectifs communs de ces trois partenaires sont de favoriser l’installation d’actifs agricoles dans le domaine du maraîchage, et maraîchage bio, l’intégration des porteurs de projet au Parcours personnalisé de professionnalisation, leur assurer un accompagnement de qualité, garantir un suivi des candidats à l’installation, – mettre en commun à travers un comité technique spécifique, les candidatures, favoriser l’expérimentation en maraîchage et sa vulgarisation.

Vaste programme que celui de cette convention qui a été signée la semaine dernière lors du salon Innov-agri, à Ondes. reste plus qu’à cultiver son jardin

 

Publié le 14/09/2011 08:09 | J.-M.D.

La région a perdu 10 000 paysans en 10 ans

Désormais, la France compte moins d’un million d’agriculteurs. Le quart des exploitations a disparu en dix ans. Une érosion à laquelle n’échappe pas le Grand Sud et ses plus petites structures agricoles.

Le chiffre est symbolique et donne la pleine mesure de la lente érosion de l’agriculture dans notre pays. Selon le recensement 2010 qui vient d’être publié, le nombre d’agriculteurs se situe désormais sous la barre du million de personnes travaillant au sein de 500 000 exploitations. Un phénomène auquel n’échappe pas Midi-Pyrénées, même si on ignore les déclinaisons départementales apportées à ces statistiques qui ne seront divulguées dans le détail que le 28 septembre par le ministère de l’Agriculture. Mais on sait qu’en dix ans, l’agriculture régionale a perdu environ 10 000 emplois, soit 20 % de ses effectifs, contre 26 % pour l’ensemble de l’Hexagone.

À défaut de chiffres régionaux de l’Insee, il faut prendre en compte les données de la Mutualité sociale agricole qui gère l’ensemble de la protection sociale des agriculteurs : les salariés et les non-salariés.

A la première place

Une exploitation sur dix se trouve en Midi-Pyrénées qui reste à la première place des régions françaises pour le nombre d’exploitations agricoles. On en compte 50 000 , dans lesquelles travaillent 91 000 personnes. Sans surprise, les plus gros contingents agricoles se retrouvent dans l’Aveyron (près de 19 000 actifs), mais aussi dans le Gers (14 000) et dans le Tarn (13 500). Le Grand Sud connaît une perte de ses effectifs de l’ordre de 2,5 % par an. « Cette érosion constatée depuis des décennies concerne surtout les chefs d’exploitation. La chute a été progressive, sauf en Haute-Garonne du fait du poids de la métropole toulousaine », explique J.-C. Canonge, de la MSA Midi-Pyrénées. Entre 2005 et 2010, dans les seuls départements de l’Ariège, de la Haute-Garonne, du Gers et des Hautes-Pyrénées, 2 400 emplois ont disparu. La crise du lait est passée par là, notamment dans l’Aveyron. Les petites structures, celles de moins de dix hectares, sont les plus concernées par ce recul, surtout dans le Lot, les Hautes-Pyrénées et le Tarn-et-Garonne. Seules s’en sortent, sans surprise, les grandes exploitations qui sont aussi les plus productives. Comme dans le Lauragais par exemple.

Le chiffre : 91 000

Actifs agricoles> En Midi-Pyrénées. Dont 53 000 chefs d’exploitations. Un chiffre tiré des statistiques de la Mutualité sociale agricole au 1er janvier 2009. L’Aveyron réunit à elle seule 19 600 agriculteurs.

Un effacement inexorable

Ce recensement témoigne d’une réalité sociale implacable loin d’être nouvelle. La population agricole est définitivement entrée en minorité et sa trajectoire démographique est claire. 4,5 millions d’actifs auront disparu durant le XXe siècle et le nombre d’exploitations agricoles aurait diminué de 26 % en dix ans.

Au-delà des effets d’annonce que disent ces chiffres ? Ils sont la confirmation d’une lame de fond qui traverse la société française : l’inexorable effacement démographique d’une minorité parmi d’autres. Même si notre région est caractérisée par un fort dynamisme agricole, cette réalité démographique est aussi locale. Les mondes agricoles ne sont plus majoritaires au sein des campagnes. En France comme en Midi-Pyrénées, la part des ménages agricoles dans les espaces ruraux ne cesse de diminuer.

 Pas de crise de vocation

Deuxième enseignement, la population agricole, moins nombreuse dans ses composantes familiales, est aussi vieillissante. Le nombre d’agriculteurs de moins de 30 ans a été divisé par deux en 12 ans. Il n’y a jamais eu aussi peu d’agriculteurs et aussi peu d’enfants d’agriculteurs pour reprendre l’ exploitation. Même dans nos départements les plus dynamiques en matière d’installation, les questions de transmission et de création d’entreprise restent cruciales. Mais on ne peut parler de crise des vocations. Le métier reste désiré. Et si, pour les experts, le nombre d’agriculteurs continuera de diminuer, c’est pour d’autresCorollaire de ce contexte démographique, la situation d’isolement et de solitude vécue par des agriculteurs de plus en plus seuls dans l’exercice de leur profession. Le choix du métier reste personnel et ne suppose pas l’adhésion du conjoint, ni celui des parents. Mais il y a des tendances qui échappent à la statistique. Si l’environnement local des agriculteurs rassemble de plus en plus une majorité d’acteurs non agricoles, il s’apparente aussi à un espace avec des réalités différentes. En effet, lorsque les agriculteurs ont encore un voisin agriculteur, ce dernier ne développe pas forcément des activités fondées sur les mêmes logiques. À côté de l’agriculture familiale traditionnelle, se développent des formes financiarisées et abstraites qui impliquent de repenser les contours des politiques agricoles et les dispositifs d’aide à l’installation. Comme nous l’avons écrit avec Bertrand Hervieu, la politique agricole tout comme nos territoires ne sont pas seulement confrontés à un changement d’échelle d’ordre quantitatif mais à un éclatement des modèles d’organisation de la production et donc du statut des producteurs eux-mêmes. En Midi-Pyrénées comme ailleurs, l’enjeu qui se pose aux mondes agricoles est tout à la fois celui du nombre et de leur coexistence.

François Purseigle est maître de conférence à l’ENSA-INP de Toulouse, il enseigne à Sciencs Po Paris, il est co-auteur des «Mondes agricoles en politique» aux Presses de Sciences po, 2010

« J’ai juste envie de vendre, payer mes dettes et arrêter »

Pendant 33 ans, Pierre, 56 ans, a cultivé sans sourciller ses vergers de prunier, dans le Villeneuvois (Lot-et-Garonne). Mais depuis 6 mois, il refuse de continuer à travailler pour des prunes. Après 33 ans d’exploitation Pierre a donc décidé de mettre la clé sous la porte : « J’ai mis en vente ma ferme, la maison qui est dessus, les 25 hectares de vergers, les 5 hectares de céréales, le matériel spécifique pour ramasser les prunes, les fours pour cuire les pruneaux. » Mise à prix 600 000€. « Je compte surtout sur un étranger, qui voudrait faire des chambres d’hôtes. Car mes collègues pruniculteurs, eux, sont tellement étranglés, que je n’ai aucun espoir de ce côté-là. »

Depuis une dizaine d’années déjà, Pierre sent le déclin de la pruniculture, « avec des prix qui baissent, des charges qui explosent » et le marché, en concurrence frontale avec le pruneau importé du Chili « à moindre coût ».

Il y a 6 mois, lorsque sa banque lui a bloqué son compte, Pierre s’est décidé à pousser la porte de la cellule Agridif, pour agriculteurs en difficulté, à la chambre d’agriculture d’Agen. « On a fait ce qu’on a pu avec le responsable de la cellule, mais c’était déjà trop tard… » Avec un encours de dette de 100 000 €, essentiellement dû aux traites du matériel dans lequel Pierre avait investi, avec une récolte 2011 catastrophique, et une récolte 2010 pas encore totalement payée, le pruniculteur se retrouve à genoux. « C’était l’exploitation de mon père, de mon grand-père. Depuis 1978, j’ai tout fait pour que mon fils reprenne. Tout pour lui. Il a vu comment ça fonctionne, il a été dégoûté, et a choisi d’être salarié. C’est terrible à dire, mais il a bien fait. Ma femme, elle, est en dépression, au lit à 18 heures, elle ne supporte pas l’idée qu’on ait pu se priver pendant toutes ces années pour être jeté à la rue. » D’ici quelques semaines, il faudrait attaquer la taille des pruniers, rentrer les produits phytosanitaires. « Mais pourquoi ? Je n’ai plus la gnaque. Aujourd’hui, j’ai simplement envie de vendre, payer mes dettes et arrêter… »

Jérôme Schrepf

 

Publié le 08/09/2011 09:19 | Pierre Vincenot

Soupçons d’OGM : les faucheurs sèment les gendarmes

Hier, une cinquantaine de faucheurs volontaires sont allés arracher un pied chacun de tournesol qu’ils estiment être « des OGM cachés ». À la suite de l’action, ils ont été reçus par des organisateurs du salon Innov-Agri qui se tenait au même moment à Ondes.

« Nous allons partir à une quinzaine de kilomètres d’ici, dans une parcelle d’OGM cachés où nous faucherons un pied chacun de tournesol ». Il était 9 heures hier matin, quand Jacques Dandelat a donné les dernières consignes au mégaphone.

Histoire de brouiller la piste des gendarmes, le convoi de faucheurs a roulé une vingtaine de kilomètres, est passé dans le département voisin du Tarn-et-Garonne pour finalement s’arrêter à Ondes… à 3 km du point de départ.

La cinquantaine de faucheurs, habillés de tee-shirts dénonçant les OGM, a alors investi le champ, avant d’être rapidement évacué par une escouade de gendarmes qui a déboulé sur les lieux quelques minutes après. « Par cette action symbolique », les faucheurs entendaient dénoncer la plantation de tournesol obtenu par mutagenèse provoquée. Cette technique permet de modifier les caractéristiques génétiques de la plante, par irradiation de produits chimiques. Les tournesols sont ainsi résistants à certains herbicides. Pour les collectifs de faucheurs volontaires, cette technique colle parfaitement avec la définition des OGM donnée par la loi européenne : « organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Mais cette même loi exclut la mutagénèse du champ législatif, et c’est sur ce point que s’appuie le Cetiom (Centre technique des oléagineux et du chanvre industriel) pour marteler : « Ce ne sont pas des OGM parce qu’il n’y a pas eu transgénèse ». Encadrés par une soixantaine de gendarmes, les manifestants ont ensuite distribué leur tract : « Pioneer m’a tromper » aux automobilistes qui se rendaient au salon Innov-Agri. Certains ont entonné un chant : « Ni dans les champs, ni dans les assiettes, OGM on n’en veut pas ! ». Christian, un ancien professeur de biologie, a récupéré quelques graines « pour essayer de les faire pousser et voir s’ils l’ont rendu stérile ». Avant de lever le camp, les faucheurs ont remis la liste des participants à la gendarmerie et on lancé, comme un avertissement : « C’est en octobre que se sème le colza… »

Reçus a Innov-agri

Les organisateurs du salon Innonv-agri qui se tient jusqu’à ce soir au lycée agricole d’Ondes ont souhaité engager un débat avec les faucheurs. Une délégation a donc été reçue au lycée agricole par des représentants du Cetiom, des organisateurs du salon et des représentants de la Chambre d’agriculture. La transparence des débats s’est heurtée à l’interdiction d’entrée des journalistes présents par les membres du Cetiom. Aux dires des participants, « les débats étaient cordiaux », mais chacun est resté sur ses positions. « Nous n’attendions pas grand-chose de toute façon de cette rencontre », avoue Michel Metz, « mais il était important de répondre à l’invitation ».

 

Publié le 16/09/2011 08:56 | La Dépêche du Midi

Carbonne. Le Pays du Sud Toulousain enrichit le web

Le Pays sud Toulousain se développe sur internet. Le portail héberge les sites de la Culture et le Scot depuis quelques mois . Deux nouveaux sites sont créés pour améliorer l’accès aux informations . http://www.avenir-rural-sudtoulousain.fr traite de la ruralité et de ses atouts comme l’agriculture, le tourisme, le paysage et l’architecture.

Des guides, des répertoires, des informations sont disponibles sur ce site pour les randonneurs, les touristes, les jeunes agriculteurs, les collectivités, les associations environnementales. http://www.plan-climat-energie-sudtoulousain.fr développe l’engagement du territoire sur le développement durable sur les déchets, les énergies, l’éducation à l’environnement, l’espace info énergie. Des articles pour se distraire, consommer, économiser, aménager sont à votre disposition en téléchargement ou en consultation en quelques clics. Vous pouvez toujours contacter le syndicat qui vous répondra sur des informations complémentaires.

 

Publié le 08/09/2011 08:21 | P. M.

Tournefeuille. Conserver plantes et fruits grâce au soleil

« Nous avons fabriqué ce séchoir solaire explique Jonas en une semaine avec Roland, Tristan et les éducateurs de la MECS. Pour trouver les plans j’ai fait des recherches sur Internet, j’ai acheté un livre sur le sujet et je me suis inspiré aussi des séchoirs que fabrique l’association Solafrika. Tout a été fait uniquement avec des matériaux de récupération. On peut y mettre 7 clayettes de 50 sur 60 cm ce qui permet une assez grande quantité de séchage ». Elle poursuit : « Nous l’avons fixé au sol à un endroit toujours ensoleillé, et son toit sera végéta lisé avec des sedums, ainsi il s’intégrera mieux dans le paysage. Le principe est simple, c’est une déshydratation à basse température qui amène progressivement à la dessiccation.

Un manuel d’utilisation

Nous allons faire des expériences sur les temps de séchage qui sont différents suivant les légumes, les fruits, certains aussi demandant une préparation avant séchage, ensuite, nous ferons un petit manuel d’utilisation qui sera mis à disposition des adhérents jardiniers. Nous allons d’abord commencer par sécher des plantes aromatiques comme le thym, la citronnelle, la verveine ou le romarin pour nous faire la main ».

Dans la logique des jardins sur la conservation, l’idée avait germé depuis un moment. « Il y a longtemps que cette idée nous était venue explique Dominique Dupouy des jardiniers de Tournefeuille, c’était une expérience qu’il nous fallait tenter, et c’est toujours dans la logique des jardins sur la conservation naturelle des fruits plantes et légumes. Les aliments ainsi séchés se conservent longtemps et gardent toutes leurs propriétés et la richesse du fruit ou de la plante naturelle, il convient très bien pour les plantes aromatiques. Quand tout fonctionnera parfaitement nous confectionnerons des bocaux de figues, de tomates, d’abricots et d’autres qui seront vendus dans les vide-jardins.

Il convient très bien pour les plantes aromatiques. Quand cela marchera comme il faut nous ferons des bocaux de figues, de tomates, d’abricots et d’autres qui seront vendus dans les vide-jardins ».

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