SOMMAIRE

AMAP « Je défends le travail de nos petits paysans ».

Ballastières : il faudra 5 ans pour tout dépolluer

L’affichage environnemental sur les produits de grande consommation mis en place vendredi 1er juillet

Cépet. Le Girou retrouve de l’air

Gare aux substances toxiques dans les assiettes.

Gaz de schiste: la France interdit la technique de fracturation hydraulique.

Aspartame : plusieurs associations et parlementaires réclament l’invalidation de la dose journalière.

Climagir.org : le nouveau site Internet lancé par l’Oramip.

 

 

Publié le 26/06/2011 08:45 | Recueilli par Sophie Vigroux

AMAP « Je défends le travail de nos petits paysans »

Aussi discrète qu’efficace, la Toulousaine Annie Weidknnet est à l’origine en Midi-Pyrénées des Amap, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne. Elle vient de publier un ouvrage « Amap, histoire et expériences ». A travers la livraison régulière (à domicile, sur les lieux de travail..) de papiers de produits locaux, elle milite pour une consommation de proximité et de qualité.

Dans son jardin d’agrément, à Toulouse, Annie Weidknnet cultive toutes sortes de fleurs. Originaire de la Haute-Garonne, Annie Weidknnet est retraitée de l’enseignement. Cette ancienne professeur d’histoire, puis documentaliste bibliothécaire, mère de trois enfants et cinq fois grand-mère, cultive le goût des bons produits. Produits à petite échelle, dans le respect de l’environnement. Rencontre.

D’où venez-vous ?

Je suis née à Blagnac. Mes arrière-grands-parents avaient été paysans. Mes grands-parents et ma mère étaient instituteurs et mon père travaillait à la Météo, mais on avait un potager. Pour moi, les paysans font partie de ma famille. On en descend tous. J’ai appris à donner un coup de main au jardin.

 Dans votre famille, vous a-t-on inculqué les valeurs de la terre ?

A l’époque, on vivait comme ça. Quand on avait un jardin, on n’allait pas y mettre une piscine au milieu.

Vous êtes à l’origine des Amap de Midi-Pyrénées. Comment ce projet a-t-il vu le jour dans notre région ?

En allant au marché Arnaud-Bernard de Toulouse. J’avais sympathisé avec une éleveuse d’agneaux, Fabienne Lauffer, qui avait bien du mal à s’en sortir. En février 2002, j’entends Daniel Vuillon à la radio qui expliquait comment il avait mis en place la première Amap dans le Var. ça a fait tilt ! Avec Fabienne, on s’est dit qu’il fallait faire la même chose ici.

 Comment ça marche ?

C’est un partenariat entre un groupe de familles et un paysan. Le paysan s’engage à produire de façon propre, sans produits chimiques de synthèse. Et les « mangeurs » s’engagent à voir avec les paysans le coût réel de la nourriture pour qu’il puisse vivre de sa production. Aujourd’hui, il y a 130 Amap en Midi-Pyrénées.

 Pour vous, il s’agit de « redonner visage et parole aux paysans et mangeurs » ?

Oui. C’est de retrouver une économie enchâssée dans des relations humaines. C’est de sortir de l’opposition destructrice producteur/consommateur.

Et de préserver les écosystèmes ?

Si l’on fait cet effort de prendre en charge la commercialisation et de payer le vrai prix des choses, en échange on ne veut pas manger la même chose qu’au supermarché. On veut quelque chose qui soit produit proprement, d’une façon écologique, c’est-à-dire en respectant les animaux. Ce n’est pas de l’élevage industriel. Pour les légumes, on demande aux paysans de produire de la diversité, d’arrêter de penser aux légumes qui sont conformes à l’attente des grossistes.

Les Amap souhaitent-ils valoriser le travail des paysans ?

Le paysan ne doit pas se tuer à la tâche. L’objectif est que ses enfants aient envie de reprendre la ferme après lui. Il ne faut pas que le paysan arrive à la retraite épuisée et dégoûté du métier. C’est une démarche inscrite sur le long terme. Le but est aussi de recréer du lien. Il faut que les gens en ville sachent où et comment la nourriture est produite et par qui !

Vous faites la différence entre consommateur et mangeur…

On fait pression sur les producteurs pour que ce soit toujours moins cher. Or, on trouve toujours moins cher quelque part. Petit à petit, on détruit tout le tissu productif. Supposez que les camions n’arrivent plus d’Espagne, on n’aura plus beaucoup de légumes à Toulouse. Avant l’industrialisation, dans les années soixante, il y avait je crois 1 800 maraîchers et Toulouse exportait et nourrissait la ville. Maintenant, la ville est devenue dépendante des légumes produits à 2 000 kilomètres. Le consommateur, c’est celui qui, quelque part, est complice de ce système.

Et le mangeur ?

Le mangeur c’est quelqu’un qui se pose la question de ses besoins alimentaires et de la façon dont ils sont satisfaits. Maintenant, la nourriture est considérée comme la dernière des choses. Elle passe après le voyage aux Seychelles et la bagnole…

contact@amapreseau-mp.org  Tel.05.34.25.15.42. http ://www.amapreseau-mp.org

Les Amap, toute une histoire

Il y a dix ans, en avril 2001, la première Amap voyait le jour en France, dans le Var. Depuis, de nombreuses Amap se sont créées, transformées, dissoutes, recréées… De la découverte du concept à la création des premières

Amap puis leur diffusion, au plus près des hommes, Annie Weidknnet revient sur cette fabuleuse aventure dans son ouvrage richement documenté. Amap, histoires et expériences. Ed. Loubatières. 186p., 21 €.

 

Publié le 30/06/2011 08:27 | Sébastien Marti

Ballastières : il faudra 5 ans pour tout dépolluer

Le ministère de la Défense a fait un point hier sur l’état d’avancement de la dépollution des ballastières où demeurent immergées 5 000 tonnes de nitrocellulose.

De nouvelles réponses ont été apportées hier à Toulouse par le ministère de la Défense aux nombreuses questions que suscite le dossier des quatre ballastières de l’ancien site militaire de Braqueville où demeurent immergés depuis la fin de la Premier Guerre mondiale plusieurs milliers de tonnes de nitrocellulose, un des composants de la poudre à canon. La présence de riverains ainsi que l’aménagement de l’Oncopôle de Langlade et de la clinique du cancer ont rendu urgent la dépollution du site. Pour l’étudier, un marché a été lancé en juin 2010. Sur neuf études, trois ont déjà été rendues. Les premières conclusions ont été présentées hier par les experts de la Direction générale de l’armement (DGA) devant le Secrétariat permanent pour la prévention des problèmes industriels (SPPI). Tour d’horizon.

Quelle quantité à traiter ?

« On a terminé le bilan : on n’a pas plus de 5 000 tonnes de nitrocellulose » affirme Frédéric Pechoux, manager des opérations de dépollution à la DGA. Cependant, la poudre s’est mélangée à son environnement : avec la vase, le sable, les graviers ou les branches mortes, ce seront au total 120 000 tonnes qu’il faudra traiter.

Des obus sont-ils enfouis au nord ?

La DGA cherche à savoir si « des milliers d’obus » ont été enfouis dans la partie nord, qui n’est pas immergée. Des fouilles ont été entreprises autour d’une vingtaine de points à la recherche d’objets métalliques situés jusqu’à 6 mètres de profondeur. « Nous n’avons pas reçu d’écho métallique mais nous allons lancer des investigations complémentaires pour détecter toute la zone » précise la DGA.

Les niveaux d’eau sont-ils suffisants ?

Selon les experts, les niveaux d’eau sont « comparables pour les ballastières 1 et 2 par rapport à leur mise en service », plus bas pour les 3 et 4 « mais restent nettement au-dessus du fond le plus élevé de chacune des ballastières ». La moyenne des relevés montre que depuis 1920, les écarts de niveau vont de 57 centimètres à 1,05 mètre.

Existe-t-il encore des caisses immergées intactes ?

Non. Les caisses, qui contenaient chacune 50 kilos de produits, sont toutes « destructurées ». En clair, il n’en reste plus que des bouts de bois.

Peut-on séparer la poudre de la vase ?

Oui. Un prototype de machine trieuse a été expérimenté. « Les essais menés sont concluants : ils ont permis d’obtenir une fraction chargée en poudres contenant plus de 93 % de poudres. » Dix tonnes ont été produites en une semaine dans le cadre de ces essais.

Combien de temps va durer la dépollution ?

« Cinq ans est une évaluation raisonnable » estime Marie-France de Roodenbeke, ingénieur général de l’armement. Ce délai ne tient pas compte des financements ; le ministère de la défense admet qu’il ne pourra pas prendre seul le coût en charge.

La nitrocellulose sera-t-elle traitée sur le site ?

Si la méthode retenue est la dégradation biologique (on parle d’un « biotertre »), le traitement aura probablement lieu sur site. Si le procédé est thermique, il se fera plutôt à l’extérieur.

Les riverains « frustrés »

Riverain et président de l’Association des victimes des périmètres de risque industriel (AVPRI), Yves Favard était partagé à la sortie de la réunion : « Ils ne peuvent pas nous dire grand-chose, ils sont très prudents. C’est très frustrant. Je note cependant qu’il ne devrait pas y avoir de dispositif industriel polluant sur place et c’est ce que nous demandons ». Directeur de l’association de l’Oncopôle, Benjamin Gandouet s’est interrogé sur la réelle volonté de dépolluer le site : « En septembre 2013 nous recevrons les premiers patients sur un site qui emploiera 3 000 personnes. Les financements risquent de freiner la réalisation de la dépollution ; je suis inquiet ».

 

Publié le 30/06/2011 13:08 | RelaxNews

L’affichage environnemental sur les produits de grande consommation mis en place

vendredi 1er juillet

Plus de 1.000 produits de grande consommation seront dotées d’un affichage environnemental, dès vendredi 1er juillet. De la PME artisanale au géant de la distribution, ce sont 168 entreprises qui ont été sélectionnées pour tester la présentation de ces nouvelles informations. Lesquelles sont destinées à guider les consommateurs vers des achats plus respectueux de l’environnement.

Les produits alimentaires, le textile et l’habillement, l’ameublement, les produits de construction et de bricolage, l’entretien, les soins de la personne, l’imprimerie et l’édition seront notamment concernés par cet affichage environnemental dès le 1er juillet prochain.

L’étiquetage environnemental comprendra systématiquement le niveau d’émission en gaz à effet de serre et indiquera l’impact sur les ressources naturelles (l’eau, la biodiversité, l’air, la consommation d’énergie…).

L’expérimentation sera menée pendant une année au minimum. Un rapport, rédigé à l’issue de ce test, permettra de décider de la généralisation de l’affichage environnemental.

 

Publié le 28/06/2011 10:30 | LaDepeche.fr

Cépet. Le Girou retrouve de l’air

Le Girou, petite rivière au lit étroit qui traverse la commune va-t-il retrouver ses lettres de noblesse ? C’est ce qu’espèrent les habitants eu égard aux travaux menés par le SMBVH (Syndicat Mixte des Bassins Versant de l’Hers) auquel adhère la commune. Maintes fois recalibré, pour se prémunir d’inondations, le Girou était depuis bien longtemps rangé à la simple utilité d’une irrigation limitée et servait, il faut bien le dire, de dépotoir à l’usage de quelques indélicats. Dernièrement 59 000 € de travaux financés par l’agence Adour Garonne, le conseil général, la région et bien sûr le syndicat qui ont été entrepris en aval du pont de la RD4 jusque sous l’église et qui redonnent vie à la rivière. L’accès en est aujourd’hui facilité, ses berges de terres alluvionnaires ont été renforcées au moyen de géotextiles au travers desquels poussent des essences qui les stabiliseront définitivement, cornouillers, fusains, saules, aulnes… Des peignes de retenues, des pieux plantés, solidifient l’ensemble. Dans le lit même, des mini-cascades ont été créées afin d’oxygéner une eau qui favorisera la reproduction piscicole déjà conséquente. Autant de travaux parfaitement détaillés par Maurice Matthieu, technicien hydraulique, qui les a dirigés. Ces avancées significatives pour l’environnement ont fait l’objet d’une inauguration en présence d’Alexandre Insa, président du SMBVH, Nadine Gardin directrice, Philippe Laperche responsable administratif, Michel Laynat, maire de Cépet et ses adjoints, ainsi que de nombreux adhérents au syndicat.

 

Publié le 01/07/2011 08:32 | Philippe Rioux

Gare aux substances toxiques dans les assiettes

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) vient de publier une étude de surveillance des expositions alimentaires aux substances chimiques. Pas d’inquiétude à avoir mais la vigilance est de mise.

Du plomb, du cadmium, de l’aluminium, du cuivre, du zinc, mais aussi des dioxines et des furanes, des polychlorobiphényles (PCB) et des composés perfluorés, des retardateurs de flamme bromés et des mycotoxines, etc. N’en jetez plus ! Vous pensez avoir plongé dans l’analyse des déchets d’une déchetterie. Raté, ces substances chimiques se trouvent… dans vos assiettes. Telle est la conclusion de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui vient de dévoiler les résultats de sa 2e étude de l’alimentation globale (EAT), vaste enquête sur l’alimentation des Français qui a duré quatre années.

Mais pas de panique, si l’on mange de tout et sans excès, il n’y a rien à craindre selon l’agence qui a finement mesuré le risque à long terme des expositions aux substances chimiques que contiennent quelque 20 000 produits. C’est l’« une des études les plus riches et complètes jamais réalisées au niveau mondial », dit l’Anses. Pour 85 % des substances, « le risque peut être écarté pour la population générale sur la base d’une évaluation sur les seuls apports alimentaires », le niveau d’exposition restant en deçà des valeurs toxicologiques de référence. Néanmoins, il faut « encourager tous les efforts qui permettront de réduire les teneurs des contaminants dans les aliments », estime l’agence.

En revanche, pour une douzaine de substances ou familles de substances, le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence « ne peut être exclu » (lire ci-dessous). L’Anses relève ainsi une augmentation de 400 % du cadmium ingéré, depuis une étude du même type, mais à moindre échelle, publiée en 2006…

Limites de l’étude

Les limites de l’étude, que reconnaît l’Anses, c’est qu’elle ne tient pas compte des expositions croisées à différents polluants, ni des expositions par voie autre qu’alimentaire. « Il n’y a pas en soi, de bons ou de mauvais aliments », a expliqué hier Marc Mortureux. Des limites pointées hier par l’association Générations futures, qui avait publié en décembre une étude sur l’assiette d’un enfant de 10 ans qui contenait un cocktail de 81 substances chimiques. « C’est un rapport utile mais peu utilisable dans la pratique », a regretté de son côté le Dr Chevallier, nutritionniste du Réseau environnement santé (Res).

Les aliments pointés par l’étude

L’étude de l’alimentation (EAT 2) qui a été menée ces quatre dernières années a analysé quelque 20 000 produits alimentaires sur lesquels 445 substances ont été recherchées. Certains aliments ont été identifiés comme contribuant principalement à l’exposition à plusieurs substances pour lesquelles un risque sur le long terme ne peut être exclu. Il s’agit d’aliments fortement contaminés mais consommés en quantité significative que par des populations très réduites (thon notamment). Mais il peut aussi s’agir d’aliments qui ne sont pas nécessairement très contaminés, mais qui sont très consommés. Ainsi, pour quelques substances, les contributeurs majoritaires sont par exemple le pain (cadmium, plomb, DON et dérivés) et les pâtes (aluminium), le café chez les adultes (cuivre, arsenic inorganique et acrylamide) et le lait chez les enfants (plomb, arsenic inorganique). D’autres aliments contribuent fortement à l’exposition à certaines substances car ce sont les aliments présentant les plus fortes teneurs. C’est le cas des poissons gras, pour les dioxines et PCB, ou du thon, pour le méthylmercure. Les frites, les biscuits peuvent être concernés par les mycotoxines, les néoformés comme l’acrylamide qui résulte du chauffage des glucides à haute température. Enfin, les fruits peuvent être concernés, notamment lorsqu’ils ont été en contact avec des pesticides. Ainsi une consommation importante de cerises peut exposer au diméthoate (un insecticide).

« Manger de tout et équilibré »

Quelles sont les conclusions les plus importantes de votre étude ?

Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques à l’Anses. Ce qu’on met en évidence globalement, c’est une bonne maîtrise sanitaire : la plupart des substances sur lesquelles on s’est penché, sur la base des connaissances actuelles, ne sont pas identifiées comme posant des problèmes sanitaires. Mais on a un certain nombre de substances pour lesquelles on a un signal de vigilance, qu’on retrouve dans une large palette d’aliments. Pour une fraction de la population, on a pu quantifier un risque sanitaire.

Quelles sont ces substances à risque ?

Il y a un certain nombre de métaux lourds identifiés, comme le plomb, le cadmium, l’arsenic, l’aluminium, le mercure, d’autres polluants bien connus pour lesquels il y a eu des diminutions très importantes de l’exposition de la population, en particulier les composés organiques persistants comme dioxine, furane, PCB, avec pour certaines populations des dépassements des valeurs de référence.

Y a-t-il des aliments qu’il ne faut pas manger du tout ?

Ce qu’il faut c’est une forme de diversité, d’équilibre dans le régime. Un comportement alimentaire équilibré permet de se préserver d’une surexposition à une substance dans des aliments qui peuvent en contenir beaucoup.

 

Publié le 30/06/2011 19:59 – Modifié le 30/06/2011 à 21:44 | © 2011 AFP

Gaz de schiste: la France interdit la technique de fracturation hydraulique

Le parlement a interdit jeudi soir l’utilisation de la technique de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz et huile de schiste, sous la pression d’une forte mobilisation des populations concernées.

Après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté définitivement une proposition de loi UMP qui fera de la France le premier pays au monde à interdire l’usage de cette technique jugée hautement polluante.

Le vote a été acquis par 176 voix contre 151. Seule la majorité sénatoriale UMP et centriste a approuvé le texte. La gauche a voté contre, dénonçant un « recul ».

Nicolas Sarkozy a assuré début juin au Premier ministre polonais Donald Tusk qu’il ne voulait « pas créer de difficultés » à la Pologne qui souhaite exploiter ses gigantesques réserves en gaz de schiste évaluées par les spécialistes à 5.300 milliards de m3.

C’est une fronde des élus locaux et écologistes ulcérés par l’octroi en catimini de permis d’exploration de ces hydrocarbures non conventionnels en mars 2010 dans le sud-est de la France ou dans le bassin parisien qui a alerté les pouvoirs publics.

Ces autorisations « n’auraient pas dû être accordées avant les travaux que nous avons lancés », a déclaré la ministre de l’Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, évoquant « une activité industrielle qui peut provoquer des risques et nuisances ».

La proposition de loi du chef de file des députés UMP Christian Jacob, « visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures par fracturation hydraulique », déposée en urgence (une lecture par assemblée), prévoyait à l’origine l’interdiction de l’exploration de ces pétroles.

Elle a été amendée en première lecture à l’Assemblée, au grand dam des députés PS qui avaient approuvé le texte d’origine, ne proposant plus que d’interdire la technique de la facturation hydraulique jugée hautement polluante.

Les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c’est seulement s’ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s’ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.

La majorité et le gouvernement ne souhaitent pas fermer définitivement la porte à ces hydrocarbures, richesse potentielle du sous-sol français.

L’opposition, au contraire, souhaite l’interdiction pure et simple de leur exploration et exploitation au nom de la préservation environnementale. Elle demande l’annulation de tous les permis et une remise à plat du code minier.

« L’interdiction de cette seule technique laisse toute latitude à la mise en oeuvre d’une autre méthode toute aussi dévastatrice », avait critiqué le sénateur écologiste Jean Desessard en première lecture.

Ce texte « ne clôt pas le débat, l’embrouille et permet aux sociétés d’attendre des jours meilleurs », a déclaré jeudi Nicole Bricq (PS).

La ministre a levé jeudi les doutes sur la possibilité d’expérimentations scientifiques de la fracturation hydraulique votée en première lecture par le Sénat mais non retenue lors de la Commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés) chargée d’établir un texte commun entre les deux assemblées.

« Il n’y aura pas d’expérimentations scientifiques sans une nouvelle loi », a assuré Mme Kosciusko-Morizet.

Les députés PS ont renoncé à saisir le Conseil constitutionnel craignant que tout soit annulé et que les permis déjà accordés soient à nouveau utilisables.

Les collectifs anti-schiste ont lancé l’organisation d’un « rassemblement citoyen » du 26 au 28 août dans les Cévennes, à Lézan (Gard), sur l’avenir énergétique de la France.

 

Publié le 29/06/2011 15:08 | RelaxNews

Aspartame : plusieurs associations et parlementaires réclament l’invalidation de la

dose journalière

Le Réseau Environnement Santé, Générations futures et trois parlementaires, dont le député Gérard Bapt, appellent les autorités sanitaires françaises et européennes à invalider officiellement la dose journalière admissible (DJA) de l’aspartame, un édulcorant artificiel, actuellement fixée à 40mg/kg de poids corporel. De récentes études, publiées en janvier dernier, ont révélé que l’aspartame pouvait être dangereux pour la santé, provoquant notamment des cancers et des naissances prématurées.

Réunis à l’occasion d’une conférence de presse mercredi 29 juin, les deux associations et les trois parlementaires ont réclamé aux autorités sanitaires françaises et européennes d’invalider la DJA actuelle et d’appeler le public à la plus grande prudence, notamment les femmes enceintes.

« La dose journalière admissible de cet édulcorant repose sur des études non publiées, introuvables et de qualité douteuse », précisent les principaux acteurs de cette conférence de presse.

Le Réseau Environnement Santé lève notamment le voile sur le rapport Bressler qui pointe du doigt « les manipulations » de Searle, la société pharmaceutique qui détient le brevet de l’aspartame. Le rapport révèlerait que Searle a caché la dangerosité de l’aspartame à la Fédération américaine des médicaments (FDA), faisant notamment disparaître certaines tumeurs au cerveau observées chez des rats lors des essais réalisés pour l’étude initiale.

La Commission européenne a demandé, le 27 mai dernier, à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de réaliser une évaluation complète des risqués liés à l’aspartame, anticipant l’échéance prévue pour l’examen de l’édulcorant mis en cause dans plusieurs études. La finalisation de cette réévaluation est désormais fixée à 2012, au lieu de 2020. Une nouvelle DJA pourrait ainsi être fixée à cette date.

Le 11 janvier dernier, les résultats d’une étude danoise ont mis en évidence un lien entre consommation de boissons édulcorées et risque d’accouchement prématuré, alors qu’une étude italienne a révélé l’existence d’une association entre aspartame et cancers du foie et du poumon.

Toutefois, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait fait savoir dès février que l’aspartame contenu dans certains substituts de sucre ne présentait aucun danger pour la santé, avant d’annoncer en mai dernier la réévaluation complète des risques liés à l’édulcorant à la demande de la Commission européenne.

Dans l’attente de ces résultats et de la mise en place d’une nouvelle dose journalière admissible, le Réseau Environnement Santé et Générations futures réclament l’invalidation officielle de la DJA actuelle.

 

Publié le 28/06/2011 09:01 | S. G

Climagir.org : le nouveau site Internet lancé par l’Oramip

Mieux connaître la situation de l’environnement dans lequel on évolue et mieux agir dessus… Le particulier a désormais cette possibilité grâce au nouveau site Internet, climagir.org lancé par l’Oramip, (Observatoire Régional de l’Air en Midi-Pyrénées). Un outil essentiel pour dresser le bilan de pollution pour chacune des 3 020 communes de la région Midi-Pyrénées. « Ce site Internet a pour but d’apporter des informations précises sur l’origine des émissions de polluants, précise Régine Lange, présidente de l’Oramip. Il propose aussi des moyens d’actions pour limiter son exposition aux polluants de l’air et réduire ses rejets à effet de serre

Deux années de travail ont été nécessaires pour mettre au point ce site créé à partir de l’inventaire des émissions directes de polluants, baptisé Act’Air, développé par l’Oramip. Les autres données, celles des secteurs résidentiels et tertiaires, (chauffage) sont fournies par l’Oremip, (Observatoire Régional de l’Énergie en Midi-Pyrénées). Cet inventaire répertorie les quatre secteurs directement concernés par ces polluants : les transports, l’industrie, l’agriculture et le chauffage. Plus d’une trentaine de polluants sont étudiés ainsi que les gaz à effet de serre. « Cet outil va devenir incontournable pour tous, reprend Régine Lange. À la fois pour l’intérêt de ces informations mais aussi par les nouveaux moyens à mettre en œuvre ».

www.midipyrenees.climagir.org

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