Revue de presse CLDD 25 05 2011

SOMMAIRE

Les Français toujours plus nombreux à être en litige avec les fournisseurs d’énergie.

EDF remboursera les factures de résiliation.

Bessières. Serres/gravière: avantage pour les maraîchers.

Montaudran. Fahrenheit transforme l’essai et invente l’énergie du futur

Ramonville-Saint-Agne. Le dimanche des papillons au potager

Argelès-Gazost. Quelle sera la plus belle prairie fleurie ?.

Réseau Environnement Santé déconseille les édulcorants intenses aux femmes enceintes.

Vers la suppression de la mention « sans sucres ajoutés » sur les jus de fruits

Quelque 400 médicaments contiendraient des parabènes en France

Des déchets valorisés en énergie et compost

Fukushima : notre région plus touchée.

Castres. Autoroute : les opposants mobilisés.

Bienvenue au village Terre !

Construire son composteur : Karine et Emma.

 

Publié le 25/05/2011 19:08 | RelaxNews

Les Français toujours plus nombreux à être en litige avec les fournisseurs d’énergie

Quand il s’agit de gaz ou d’électricité, les Français sont plus nombreux, année après année, à saisir le Médiateur de l’énergie pour espérer une issue à leur litige avec un fournisseur. 17.467 réclamations ont ainsi été envoyées l’année dernière à Denis Merville, le médiateur national de l’énergie, qui publie le bilan annuel ce mercredi 25 mai. Celles-ci sont en augmentation de 24,7%. Déjà en 2009, les réclamations étaient quatre fois plus nombreuses.

En matière de litiges avec les fournisseurs d’énergie, les opérateurs historiques sont toujours ceux qui semblent poser problème aux consommateurs. GDF Suez a en effet été impliqué dans 43% des saisines reçues par le Médiateur national de l’énergie et EDF a concerné 38% des réclamations. Finalement, les consommateurs qui ont eu gain de cause ont perçu en moyenne 373 euros. Une somme qui représente les remboursements mais aussi les dédommagements obtenus.

Ce constat s’inscrit dans un contexte où les consommateurs ont dû faire face à une hausse des tarifs réglementés de l’énergie. Pour le gaz, la hausse s’est évaluée à plus de 15% au premier semestre 2010, suivie par une hausse de 5% en avril dernier. Côté électricité, les Français ont dû composer avec une progression de 3% en moyenne en août 2010, avant une nouvelle hausse de même ampleur en janvier dernier.

Et visiblement, les consommateurs ont eu besoin d’être mieux informés puisque 560.000 internautes se sont connectés au site Internet Energie-info.fr et 481.000 personnes ont contacté par téléphone le service Energie-info.

Publié le 25/05/2011 19:08 | RelaxNews

EDF remboursera les factures de résiliation

Suite aux recommandations du Médiateur national de l’énergie, qui présentait ce mercredi 25 mai son bilan annuel, EDF annonce avoir l’intention de rembourser les trop-perçus aux consommateurs qui résilient leur contrat. Cette mesure sera appliquée quelque soit le montant.

Publié le 24/05/2011 12:21 | Emmanuel Haillot

Bessières. Serres/gravière: avantage pour les maraîchers

Avis défavorable. C’est la conclusion que vient de rendre le commissaire enquêteur qui devait se prononcer sur le projet de carrière alluvionnaire présenté par la société Cemex Granulats Sud-Ouest. Cette décision fait suite à l’enquête publique qui s’est déroulée pendant une trentaine de jours concernant l’autorisation d’exploitation d’une carrière à sable et graviers sur une surface d’environ 32 hectares, située près de l’incinérateur. Cet avis défavorable, qui vient d’être remis au préfet, satisfait au moins sept des dix communes voisines interrogées sur ce projet mais aussi et surtout la ville Bessières qui, au même moment, avance sur son grand projet de serres co génération près de la gravière en question. « On espère maintenant que ce projet de gravière sera définitivement stoppé. S’il se faisait un jour, nous ne pourrions envisager que huit hectares de serres maraîchères alors que nous souhaitons faire des cultures sur 15 hectares », explique le maire de Bessières, Jean-Luc Raysséguier. Ce projet de serres, que chaufferait l’énergie résiduelle de l’incinérateur pour la culture de tomates, pourrait créer 70 emplois dans un premier temps, 150 à terme.

Avantage serres

Bien que conforme en divers points, notamment au schéma département des carrières, et qu’il ne s’oppose pas non plus au PLU de la commune, le projet de gravière, selon le rapport de l’enquêteur, n’apporterait de son côté aucun emploi nouveau dans la mesure où ce site prendrait le relais du site existant en fin d’exploitation.Plusieurs pages mettent en exergue divers points qui n’ont pas séduit le commissaire enquêteur qui reconnaît malgré tout que dossier de Cemex présente « des commentaires de qualité et une documentation pertinente ». Mais il fait aussi remarquer que le projet de serres légumières à de vraies retombées en matières d’emplois mais également de développement durable. et que « sa mise en place doit se poursuivre avec opiniâtreté ». Une chose est sûre, quel que soit le choix fait, il y aura toujours de grands gagnants : les propriétaires de ses hectares de terrains devenus aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises.

Publié le 24/05/2011 08:15 | Christine Roth-Puyo

Montaudran. Fahrenheit transforme l’essai et invente l’énergie du futur

La plateforme d’innovation thermique présélectionnée par l’État au titre des projets du Grand Emprunt posera sa première pierre le 15 juin prochain, sur l’Espace Montaudran Aérospace.

Les réserves de présélection ont été officiellement levées par l’État. Du coup Fahrenheit, la plateforme d’innovation thermique toulousaine se lance. Car, même si le projet ne sera définitivement validé par l’État qu’en septembre, le porteur du projet, Bruno Desaunettes estime que « tous les voyants sont au vert ». En conséquence, la plateforme s’installera officiellement le 15 juin prochain aux portes de Montaudran Aérospace à Toulouse. Là, à proximité des bâtiments de l’IRT (*) et de Clément ADER, sera construit un premier bâtiment de 3 000 m2. Et pas n’importe lequel.

« Éviter la clim en été et le chauffage en hiver »

Dans ce projet, le Grand Toulouse est un soutien de poids. Le partenariat noué avec le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et les 35 membres fondateurs de la structure Fahrenheit renforcent considérablement l’ambition.De plus, « le monde de l’énergie, nous pousse énormément » explique Bruno Desaunettes en faisant référence notamment à EDF et au CEA. « Avec les 250 ingénieurs thermiciens qui nous accompagnent et, nous l’espérons aussi, avec l’École nationale d’architecture de Toulouse, nous allons concevoir un bâtiment à énergie positive » ajoute Bruno Vialle, directeur de Fahrenheit. « Un bâtiment démonstrateur conçu « thermiquement », instrumenté et habité par la communauté des thermiciens de la plateforme ».En clair on cherchera, ici, à créer un bâtiment de référence qui « évitera la clim en été et le chauffage en hiver ». Logique, d’autant que derrière Fahrenheit, la Plaine-Campus, projet de développement majeur du Grand Toulouse sur Montaudran, est lancé. « C’est une opportunité unique de conception pour créer sur Toulouse une véritable force de recherche et de proposition sur la thématique énergétique bâtiment et éco-quartier » résume M. Desaunettes.Dans tous les cas, à l’horizon 2014, cette énergie promet de souffler le chaud et le froid. Dans le bon sens du terme.(*) Institut de Recherche Technologique aéronautique et systèmes embarqués, projet toulousain retenu le 9 mai dernier par l’État au titre des Investissements d’avenir.

3 plateformes en région

Les platesformes d’innovation doivent permettre de mener à bien des projets de recherche et développement à forte retombées économiques, pouvant aller jusqu’à leur phase d’industrialisation et de mise sur le marché. À ce stade des appels à projets Investissement d’avenir, elles sont au nombre de trois en Midi-Pyrénées : Fahrenheit, Odyssey (fractionnement végétal) et l’e-santé.

Publié le 25/05/2011 11:32 | M-A.D.

Le 29/05/2011

Ramonville-Saint-Agne. Le dimanche des papillons au potager

Dimanche 29 mai, une friche située dans le jardin de la Maison de l’économie solidaire (MES) sera à découvrir lors des journées nature Midi-Pyrénées. De 14 h 30 à 17 h 30, l’association Dire proposera aux familles et aux amoureux d’une nature spontanée, de parcourir une parcelle qui n’a pas été tondue ce printemps, accueillant ainsi une belle biodiversité au niveau de la petite faune et de la flore. Simone Grinfeld, permanente de Dire, signale que les jeunes pourront s’essayer au filet à papillons à la recherche d’insectes qui pourront ensuite être observés avec un matériel « digne de vrais naturalistes ». Le petit potager planté à la MES et le composteur permettant de réduire la masse des déchets et de produire du compost complètent l’endroit, entrant dans les objectifs de DIRE : « Nous souhaitons informer sur la valeur économique des services rendus par la nature » explique Simone Grinfeld, qui signale que 80 % des plantes alimentaires (hors céréales) se reproduisent grâce à la pollinisation, montrant la nécessité vitale des insectes. « L’érosion de la biodiversité, par exemple après déforestation, fait perdre une immense part de la valeur économique de la nature et celle-ci est chiffrée » rajoute la responsable de DIRE qui termine : « Il faut tenir compte de la biodiversité dans tous les domaines des activités humaines : urbanisme, agriculture et dans les démarches individuelles ». La directrice de la Maison de l’économie solidaire, Bérénice Dondeyne, souligne de son côté l’adhésion des 14 structures travaillant chacune, par exemple, sur l’habitat groupé, les éco-constructions ou les finances solidaires… Dimanche, de 10 heures à 18 heures, une exposition de portraits d’acteurs solidaires en Midi-Pyrénées et une présentation de pool de la MES seront expliquées par des personnes faisant vivre le lieu. « Nos 600 coopérateurs soutiennent les activités ayant des plus values environnementales » conclut Bérénice Dondeyne.

MES, 73 chemin de Mange-Pommes. Dire : 06 26 11 62 89

Publié le 25/05/2011 09:39 | J. G.

Argelès-Gazost. Quelle sera la plus belle prairie fleurie ?

Le concours des prairies fleuries, coorganisé par le Parc national des Pyrénées et la chambre d’agriculture, est reconduit cette année. Il concerne le canton d’Argelès-Gazost.Ce concours se déroule à l’identique sur 26 parcs nationaux et régionaux. L’objectif est de promouvoir les pratiques agricoles qui, par la fauche et le pâturage, entretiennent et contribuent à la richesse de prairies de grande valeur écologique. En effet, les prairies naturelles sont des parcelles à forts enjeux agronomiques (foin, alimentation du troupeau), écologiques (floristique et faunistique) et paysagers et culturels.Au-delà de la reconnaissance de ces pratiques, le concours vise à promouvoir les produits agricoles de qualité sur ce territoire. Ainsi, les prairies naturelles font partie intégrante des systèmes de production et participent au maintien de l’ouverture des paysages, à la conservation de la biodiversité et à la qualité des produits.Tout agriculteur exploitant une prairie permanente sur le territoire du Parc national des Pyrénées du canton d’Argelès-Gazost, gérée par la fauche, non semée et naturellement riche en espèces végétales, peut participer au concours. Un jury local aux compétences complémentaires (agronomie, flore, environnement, architecture et paysage) aura comme objectif de repérer les plantes indicatrices de la qualité des prairies et de récompenser le meilleur équilibre entre valeur écologique et valeur agricole. Le jury se déplacera sur les parcelles les 9 et 10 juin prochain.Les agriculteurs souhaitant participer au concours peuvent s’inscrire auprès de Béatrice Loncan, de la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées.

Publié le 24/05/2011 18:08 | RelaxNews

Réseau Environnement Santé déconseille les édulcorants intenses aux femmes

enceintes

Réseau Environnement Santé (RES) fait savoir, mardi 24 mai, qu’il déconseille aux femmes enceintes de consommer des édulcorants intenses de façon quotidienne durant leur grossesse. « Le bénéfice d’une consommation d’édulcorants n’est pas démontré, notamment en termes de contrôle du poids, et en l’état de nos connaissances on ne peut que déconseiller d’utiliser des produits dont l’innocuité n’est pas suffisamment établie« , précise le RES.

Réseau Environnement Santé s’appuie notamment sur les résultats d’une étude danoise menée auprès de 59.334 femmes et publiée en janvier dernier. Ceux-ci révèlent que la consommation régulière de boissons à base d’édulcorants peut provoquer une risque d’accouchement prématuré.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) réalise actuellement une évaluation des bénéfices et des risques nutritionnels des édulcorants dits « intenses » en vue d’élaborer de nouvelles recommandations pour les populations vulnérables telles que les femmes enceintes. Les résultats sont attendus d’ici un an.

Publié le 24/05/2011 19:08 | RelaxNews

Vers la suppression de la mention « sans sucres ajoutés » sur les jus de fruits

Bientôt, les consommateurs sauront mieux faire la distinction entre les jus de fruits, les jus de fruits à base de concentré et les nectars. Les eurodéputés ont voté ce mardi 24 mai un rapport qui permet de développer l’information auprès du grand public. La Commission pour l’environnement du Parlement européen a en effet proposé d’abolir la mention « sans sucres ajoutés » présente sur les jus de fruits, partant du principe que l’ajout de sucre dans ces boissons est déjà interdit.

Aussi, les eurodéputés ont proposé que soit précisée dans la liste des ingrédients la présence de sucre ou de miel pour les nectars de fruits, sans se contenter de la seule mention « avec du sucre ajouté ».

D’une manière générale, les campagnes d’information pour permettre aux consommateurs de mieux distinguer les jus de fruits véritables des jus de fruits à base de concentré ou des nectars de fruits devraient se multiplier, à la demande du Parlement européen. Il s’agit surtout d’aider les ménagères à faire leur choix en fonction de la quantité de sucre ajouté.

A l’instar de ses voisins, la France devrait disposer de 18 mois pour adapter sa législation à ces nouvelles règles, période à laquelle s’ajoute 18 mois supplémentaires pour permettre aux industriels d’écouler les stocks qui ne sont pas concernés aujourd’hui par ces mesures.

Publié le 23/05/2011 18:08 | RelaxNews

Quelque 400 médicaments contiendraient des parabènes en France

Alors que l’Assemblée nationale a voté en première lecture, le 3 mai dernier, l’interdiction de l’utilisation de trois catégories de perturbateurs endocriniens, les parabènes, les phtalates et les alkylphénols, le quotidien français Le Monde a publié, lundi 23 mai, une liste de 400 spécialités pharmaceutiques contenant des parabènes. Pointés du doigt pour leur toxicité et leurs effets cancérigènes, les parabènes sont utilisés dans de nombreux produits cosmétiques et alimentaires, mais aussi dans les médicaments, pour leurs vertus antibactérienne et antifongique.

La liste du Monde regroupe environ 400 spécialités pharmaceutiques, parfois utilisées de façon courante voire quotidienne. Il s’agit notamment de cosmétiques pour nourrissons, de crèmes telles que la Biafine, de sirops contre la toux, de pansements gastriques, de dentifrices, de médicaments cardiovasculaires sous forme de suspension buvable ou encore de spécialités médicales contre la fièvre ou la douleur.

De nombreuses études ont montré que les parabènes pouvaient favoriser le développement de cancers et pénétrer la peau, alors que d’autres parvenaient à la conclusion qu’ils étaient peu toxiques pour la santé. A ce jour, le sujet fait toujours l’objet de nombreux débats scientifiques en Europe.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) réaliserait actuellement une étude de toxicologie sur les spécialités pharmaceutiques à base de parabènes. Les résultats pourraient être connus avant la fin de l’année 2011.

Publié le 26/05/2011 03:49 | Emile Gaubert

Des déchets valorisés en énergie et compost

Créée en 2003 par Gérard Lanta et Jean-Luc Da Lazzo, à Belesta, au sein de la Bio vallée Lauragais ; l’entreprise CLER-Verts poursuit son développement en créant une plateforme multi-filières de recyclage de déchets organiques (voir notre édition du 18 mars). Hier après-midi, on posait la première pierre de cette unité de recyclage unique en France, en présence du Préfet de région, Henri-Michel Comet ; de la vice-présidente du Conseil régional, Françoise Dedieu-Casties ; du président du Conseil général, Pierre Izard ; d’Etienne Thibault, représentant le président de la Communauté de communes, Alain Chatillon ; et du maire de la commune, Hubert Sicard. En compagnie d’autres élus du Lauragais, on inaugurait également l’espace pédagogique qui permettra d’accueillir les enfants des écoles et centres de loisirs, pour les informer sur les techniques de recyclage des déchets organiques et sur les énergies renouvelables. « Cet espace est une bonne chose car souvent se sont les enfants qui expliquent aux parents les bons comportements pour protéger l’environnement », faisait remarquer le président Izard dans son allocution avant de lancer une petite banderille en direction de l’Europe : « le Fond européen devrait arrêter de financer des études pour financer des projets comme ici ».

9 millions d’€ investis

En effet, d’un budget total de 9 millions d’euros, cette plateforme de recyclage a déjà reçu le soutien financier du Fond européen de développement (FEDER), à travers une subvention de 560 000 € pour réaliser l’unité qui permettra de recycler jusqu’à 30 000 tonnes de déchets de bois par an et près de 230 000 € pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque sur le bâtiment de stockage dont la chaleur permettra de sécher les matériaux stockés sous le bâtiment pour augmenter leur pouvoir de combustion. « Avec le soutien de l’ADEME, nous inventons ici le recyclage des déchets du XXIe siècle », confiait Jean-Luc Da Lazzo. « Au sein de la Bio Vallée, nous avons maintenant une filière bio complète, depuis la recherche, la production, la commercialisation et la valorisation des déchets avec CLER-Verts qui produit du compost pour l’agriculture biologique », ajoutait Etienne Thibault. Cette installation, créatrice de 12 emplois, en plus de 8 existants, créera aussi des matériaux pour alimenter les chaudières biomasse collectives et du gaz avec son unité de méthanisation.

Publié le 26/05/2011 03:49 | Philippe Rioux

Fukushima : notre région plus touchée

L’arrivée sur l’Europe d’un nuage radioactif après l’accident survenu à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, avait conduit le gouvernement à assurer que les leçons de Tchernobyl – le fameux nuage s’arrêtant prétendument à nos frontières – avaient été tirées. Cette fois-ci, c’est en toute transparence que les Français connaîtraient la réalité des retombées radioactives. Jusqu’à hier, ce scénario n’avait souffert d’aucune faille. Las ! La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) a jeté ce mercredi un pavé dans la marre en demandant au Premier ministre d’ouvrir une enquête indépendante sur de « graves dysfonctionnements » concernant l’évaluation des retombées radioactives.

« Nous publions une carte qui prouve que la France a été contaminée dès le 22 mars, soit deux jours avant la date indiquée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Cette contamination n’a pas concerné seulement le sommet du Puy-de-Dôme mais les trois quarts de la France et plus particulièrement le Sud-Ouest », expliquait hier à La Dépêche, Corinne Castanier, directrice de la Criirad.

« Cela paraît invraisemblable que ces mesures importantes n’aient pas été communiquées en temps et en heure ; tout comme cela paraît invraisemblable qu’il y ait eu une erreur de la part d’experts de l’IRSN.

Selon nous, l’IRSN était tellement obnubilé par ses modélisations mathématiques qu’il a tout misé dessus pour démontrer coûte que coûte que ses prévisions d’une arrivée du nuage le 24 mars étaient bonnes. Lorsque les mesures du 22 lui sont parvenues, l’IRSN n’a pas dit qu’il s’était trompé de 48 heures. Mentir pour protéger une réputation et une modélisation au détriment de l’information du public, c’est très grave. Il y a une dimension de scandale. Que se passera-t-il lorsqu’il y aura un grave incident nucléaire en France ? », s’interroge Corinne Castanier, qui estime que, même si l’impact sanitaire de la radioactivité mesurée reste limité, les populations sensibles (femmes enceintes, enfants) auraient pu recevoir plus tôt les recommandations d’usage sur la consommation de produits laitiers ou de légumes.

Contacté par nos soins, le cabinet de la ministre de l’Écologie n’avait pas réagi hier soir au courrier de la Criirad.

Publié le 24/05/2011 07:54 | J.-M.G.

Castres. Autoroute : les opposants mobilisés

La clôture de la toute première phase de concertation sur le tracé de la future autoroute Castres-Toulouse (notre édition de vendredi) n’a pas été accueillie favorablement par les opposants à ce projet. Rappelons que le fuseau d’une largeur de 300 mètres à l’intérieur duquel sera inscrite l’autoroute, a fait l’objet de discussions et sera prochainement validé par le Préfet de région. Même s’il reste encore trois zones où le fuseau n’est pas encore figé.

Europe Ecologie Les Verts. Pour Stéphane Deleforge, porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts: «Il n’est décidemment pas bien vaillant ce projet autoroutier car aucun des points clés n’a trouvé de solution à l’issue de cette phase de concertation. Pour ce qui concerne l’enjeu majeur des échangeurs, rien n’est arrêté : pas plus à Maurens-Scopont, qu’à Castres, Puylaurens, Soual ou Verfeil. Pour les terres agricoles à Cuq-Toulza, on revient sur la décision de les préserver. Il y a une zone inondable du côté de Maurens-Scopont: on sacrifie par économie le hameau des Clauzolles. Le conseil général de Haute Garonne n’entend pas céder au privé la bretelle de Verfeil: on continue comme si de rien n’était. Une certitude tout de même : l’environnement, quoiqu’on en dise, sera bien sacrifié une fois de plus.»

Collectif RN 112. Pour Frédéric Manon, porte-parole du Collectif RN 126: «Au-delà des questions pour le choix d’un fuseau , le contexte économique actuel oblige à s’interroger sur la pertinence des chiffres avancés par la Dreal, entre autres la prédiction de trafic, et le coût de l’autoroute (335 M€ qui dépasserait en réalité 450 M€). Quand on voit le « désert » qu’est l’autoroute Langon – Pau, on a du mal à imaginer que 66% du trafic de la RN126 se reporterait sur l’autoroute Castres – Toulouse qui serait demain la plus chère de France.»

Collectif Lauragais sans Autoroutes. Cette organisation représente une douzaine d’associations basées en Haute-Garonne pour la plupart et affiliée à l’Upnet (union des associations environnementales) siège au comité de suivi de l’autoroute. Elle estime que le projet est «incohérent et inéquitable» et ses membres militent pour une solution alternative qui passerait par une liaison routière efficace (non autoroutière) à travers la vallée de l’Agout. Il y a quelques semaines, Dominique Leman, l’un des membres actifs du collectif expliquait: «Cette autoroute, c’est un mauvais projet. Nous participons au comité de suivi pour éclairer le public et nos élus. C’est un mauvais projet sur le terrain de la démocratie, pour l’aménagement du territoire et sur le plan de l’écologie.»

humanterre

Bienvenue au village Terre !

Du 1er au 26 juin prochain, l’association Terralliance Midi-Pyrénées accueille le festival mondial de la Terre au Jardin des plantes, à Toulouse.

Objectif : célébrer la Terre dans un moment de partage et de convivialité.

L’idée, au départ, consiste à participerà des journées pour la Terre dans le monde entier. Partout sur la planète, individus, associations, ONG, entreprises peuvent la mettre à l’honneur. « L’idée, c’est de montrer ce qui se fait de bien depuis quelques années, explique Odile Geoffroy Gibson, responsable du programme et de la coordination de l’évènement. Il s’agit de faire des rencontres avec des gens exceptionnels. »

Pour la septième année, l’équipe de l’association Terralliance reçoit les visiteurs, dans une ambiance détendue et apolitique, dans le village du festival, au Jardin des plantes. Parrainées

par le pianiste Marc Vella, créateur de l’aventure La Caravane amoureuse, de nombreuses

actions et initiatives écologiques y sont présentées. « L’écologie, c’est quelque chose de complètement évident, affirme Odile Geoffroy Gibson, c’est avant tout le respect

et l’équilibre de la nature. Rendre ce concept politique, c’est le dénaturer totalement ! »

Partager et agir Au programme également, conférences, spectacles avec notamment la pièce One, Two…Tri de la Compagnie du 4 ou encore ateliers de jardinage et de tri. Toutes les activités sont gratuites. « C’est formidable de pouvoir faire des choses sans argent ! », s’enthousiasme Odile Geoffroy Gibson. Quant à l’aspect culinaire, il n’est pas en reste : sorbets et galettes bios sont proposés au village. Pour les absents, une avant-première du festival se déroulera les 20 et 21 mai à Lévignac-sur-Save (Haute-Garonne). Odile Geoffroy Gibson est confiante : « Je sens les portes ouvertes. Les gens agissent et

n’acceptent pas les choses telles qu’elles sont. C’est fantastique ! » À chacun maintenant de

créer son propre village Terre. g

Alice Robin

Construire son composteur : Karine et Emma

Elle ont ont testé pour vous la fabrication « maison » !

voir : http://humanterre.org/images/pdf%20toulouse.pdf

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