Revue de presse CLDD 12 02 2011

SOMMAIRE

Verfeil. Faux péages pour un «non» à l’autoroute.

Huile de palme : l’usine de la controverse.

Bisphénol : tickets interdits de caisse.

Les Izards. Le compostage gagne du terrain.

Composter pour mieux recycler à La Faourette.

Montauban. Ces associations qui montent la garde.

Avignonet-Lauragais. L’union du solaire et l’éolien.

Un programme de sensibilisation au problème de l’eau.

Launaguet. Cours d’eau: il faut que les poissons se sentent chez eux

Résidus de médicaments dans l’eau : 19 molécules sur 45 détectées

Hydroélectricité : EDF va batailler dur

Des cendres pour renaître.

Carbonne. Dans la maison végétale les murs sont en chanvre.

Martres-Tolosane. Les secrets de l’eau livrés aux enfants.

le Grenelle qui va densifier Toulouse.

De nouveaux produits pour aider à lutter contre « l’énergie vampire »

Balma. La faune et la flore même en banlieue.

L’écologie gagne du terrain.

Confluence Garonne. Le projet de réserve naturelle fait débat

La région est championne de la culture bio.

OGM : des soutiens contre l’Europe.

Catus. Les enfants jetteront mieux et moins.

L’Art de la «récup» par Marie Cécile Garrigos.

 

Publié le 30/01/2011 08:37 | François Julien

Verfeil. Faux péages pour un «non» à l’autoroute

Le collectif RN 126 installe de faux péages à Verfeil pour un « non » à l’autoroute De « faux » péages ont été installés ce samedi matin, au rond-point de Verfeil donnant sur la bretelle autoroutière de l’A68 pour dire non au projet d’autoroute Toulouse Castres. Le collectif RN 126 regroupant de nombreuses associations et de nombreux élus étaient présents pour expliquer leur point de vues aux automobilistes. Ils leurs offraient symboliquement, au choix des pâtisseries du terroir ou des petits cailloux. Le projet a été entériné par décision ministérielle en juin dernier et une concertation sur le fuseau de 300 m de large démarrera lundi 31 janvier.

Pour Joël Bouche, maire de Saint Pierre vice président de l’AC3G, comme pour de nombreux élus « les solutions alternatives n’ont pas été étudiées. Il faut améliorer cet axe routier mais pas par un projet autoroutier confier à un concessionnaire. »

Et il poursuit : « Ce projet n’est pas rentable, le trafic ne le justifie pas. Il faudra 135 millions pour équilibrer le budget et l’on privatise des infrastructures payées par le contribuable. On cède aux lobbies tarnais car l’état n’a pas l’argent pour un aménagement de la RN 126 prévu depuis 1995. On améliore de quelques minutes la durée du trajet sans solutionner le problème de l’engorgement à l’entrée des deux villes. Sans oublier que l’échangeur vers Albi n’est pas prévu, encore un surcoût ».

Publié le 04/02/2011 08:14 | Jean-Louis Dubois-Chabert

Huile de palme : l’usine de la controverse

Le projet d’installation d’une usine d’huile de palme à Port-la-Nouvelle, soutenu par la région Languedoc-Roussillon qui y voit une aubaine économique, obtient la palme de la polémique pour son impact environnemental et social néfaste.

Le premier producteur mondial d’huile de palme, le groupe malaisien Sime Darby, et le groupe néerlandais Vopak, compagnie pétrolière et gazière et acteur-clé du développement des agrocarburants, vont-ils profiter de l’extension du port pour ouvrir une usine d’huile de palme à Port-la-Nouvelle ?

La région Languedoc-Roussillon y travaille mais rien n’est finalisé. D’autant que le dossier soutenu en catimini par le conseil régional depuis un an et demi suscite une polémique chaque jour plus vive. Au détour d’une interview accordée à « La Gazette de Montpellier », Robert Navarro, le sénateur de l’Hérault et vice-président du conseil régional, a en effet ébruité l’affaire (lire ci-dessous), soulignant que la région Languedoc-Roussillon déroulait le tapis rouge à ces deux sociétés multinationales, envisageant même de signer une convention sur quarante ans. Rare faveur pour un secteur d’activité aussi controversé.

Car en dépit de l’argument économique (création d’emplois et retombées que le vice-président de la région ne chiffre d’ailleurs pas), c’est un euphémisme de dire que l’huile de palme ne fait pas l’unanimité. Désastre environnemental, social, et pas incontestable d’un point de vue de la sécurité sanitaire, dénoncent de nombreuses associations.

Déforestation, plaie sociale

Sylvain Angerand, chargé de la question des forêts tropicales de Les Amis de la Terre explique : « L’exploitation de l’huile de palme, c’est la première cause de déforestation en Indonésie et en Malaisie. Même si les forêts primaires sont protégées, au-delà des menaces sur les orangs-outangs, il y a encore de la biodiversité sur les forêts secondaires ou dégradées. Le vrai problème est que la demande mondiale en huile alimentaire et en agrocarburants explose. On ne peut y faire face sans raser les dernières forêts d’Asie du Sud-Est ou expulser toutes les communautés de leurs terres. »

Alors que les ONG s’accordent globalement sur les bienfaits nutritionnels de l’huile de palme – encore que sa teneur supérieure en acides gras saturés pose la question sanitaire – son utilisation comme agrocarburant pose problème. Les agrocarburants, présentés comme la panacée pour pallier l’épuisement des ressources pétrolières apparaissent de plus en plus comme un bien pire que le mal. Nature et Progrès Aude s’oppose ainsi à toute importation d’huile de palme, d’où qu’elle vienne, pour fabriquer des agrocarburants, pour les raisons évoquées plus hauts, mais également pour l’impact négatif sur l’environnement et l’agriculture audois (lire ci-contre). Le dossier Port-la-Nouvelle n’a pas fini de faire parler de lui.

Publié le 02/02/2011 08:13 | Dominique Delpiroux et S. B.

Bisphénol : tickets interdits de caisse

Les groupes Carrefour et Super U viennent de retirer les facturettes distribuées aux caisses : elles contiennent du bisphénol, selon une étude réalisée par l’INRA de Toulouse.

Maudit bisphénol A ! Il est partout, caché dans d’innombrables objets de notre vie quotidienne. Or si ce produit est particulièrement pratique, on ne cesse de découvrir sa toxicité et sa facilité à se diffuser dans le corps humain.

On sait que, après une longue polémique, le bisphénol vient d’être proscrit de nos biberons. Or, ces jours derniers, deux enseignes et pas des moindres, Super U et Carrefour, viennent d’annoncer qu’elles renonçaient à utiliser des facturettes et des bons de caisse contenant du bisphénol. Cela concerne, pour le seul groupe Carrefour 1600 magasins, supermarchés, hypers, ou supérettes.

Les imprimantes de facturettes fonctionnent en effet sur le principe d’une réaction thermique, où se mélangent plusieurs réactifs, dont le bisphénol. Le bisphénol A est à l’heure actuelle présent dans une majorité de ces « papiers thermiques », ou il sert de révélateur de la coloration Les enseignes appliquent le principe de précautions, et utiliseront un autre système (papiers sans bisphénol A), légèrement plus onéreux.

« Pour de nombreuses facturettes, sur une des faces du papier, on trouve le bisphénol à l’état de poudre, explique Daniel Zalko, de l’Unité Toxalim de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) de Toulouse. Nos études montrent clairement que le bisphénol A mis au contact de la peau peut facilement la pénétrer. » Car le hic, c’est que l’on sait que le bisphénol est ce que l’on appelle un « perturbateur endocrinien ».

« Il est faiblement actif, mais des études ont démontré qu’il y avait des effets, notamment chez les animaux, surtout lorsque l’exposition a eu lieu avant la naissance : on constate des anomalies sur des animaux qui ont été exposés durant leur développement dans l’utérus, en particulier sur les fonctions reproductrices », note Daniel Zalkco.

Déjà en 2003, nous avions démontré chez la souris, le passage du bisphénol A de la mère au fœtus. Ceci a été ultérieurement confirmé par d’autres équipes chez l’être humain. Il y a de grandes chances pour que des perturbateurs endocriniens tels que le bisphenol A aient des effets chez l’être humain également. « Une étude américaine a montré il y a quelques mois que des taux plus élevés résidus de bisphénol A étaient retrouvés chez les 17 personnes, qui manipulaient fréquemment des facturettes. » Des factures qui pourraient donc coûter cher à notre santé.

Dominique Delpiroux

Biberons et boîtes de conserve

Alerter les bébés : c’est ce qu’a fait le député PS de la Haute-Garonne Gérard Bapt en interdisant l’usage des biberons produits à base de bisphénol A dans les collectivités de sa commune, Saint-Jean en juin 2009.

Un an plus tard, le 23 juin 2010, le Parlement étendait cette mesure à tout le pays. Au mois de mars 2011, il sera interdit de fabriquer ou de vendre des biberons BPA dans toute l’Europe.

Jusqu’en 2008, neuf biberons sur dix vendus en France étaient fabriqués avec du bisphénol A. Mais certains fabricants, comme Dodie, avaient pris les devants, en commercialisant des biberons exempts de BPA. Ces biberons coûtaient plus cher.

Deux ans après le Canada, la France a donc proscrit le BPA des biberons. Mais pas des boîtes de conserve, ni des canettes ! « On retrouve la présence du bisphénol A dans la fabrication de plastiques alimentaires (boîtes en plastique allant au micro-onde, et l’intérieur des boîtes de conserves ou des canettes), « souligne le député socialiste Gérard Bapt qui avait proposé à l’Assemblée nationale un amendement pour supprimer le BPA des contenants alimentaires, amendement rejeté.

Le député de la Haute-Garonne attend un rapport et un nouveau débat sur le sujet au Parlement.

En attendant, il souhaite que le ministère de la Santé lance une campagne d’information auprès « des publics sensibles, les femmes enceintes », afin qu’elles évitent le contact avec les perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A. « Aux États-Unis, de telles campagnes existent, dans les services de PMI ou autres », dit-il.

L’industrie devrait anticiper, et trouver des alternatives pour fabriquer ces plastiques alimentaires.

S. B.

Expert

« Sage précaution »Daniel Zalco, chercheur Inra Toulouse

Pourquoi avez-vous mené cette étude sur le bisphénol ?

Nous sommes exposés à des dizaines de produits, notamment le bisphénol qui est un perturbateur endocrinien. Notre étude a été réalisée avec de la peau de porc et nous avons pu constater qu’elle constitue une porte d’entrée du bisphénol A. Sur ces explants d’oreilles de porc, on a observé qu’environ les deux tiers du BPA déposé à la surface de la peau traversaient la barrière cutanée, quelle que soit la dose déposée.

Dans un deuxième temps, une comparaison a été réalisée avec des explants de peau humaine, démontrant des résultats similaires. Ces nouvelles données associées au fait qu’une contamination alimentaire ne peut expliquer à elle seule les taux de BPA retrouvés chez certaines personnes suggèrent fortement que cette molécule est capable de pénétrer dans l’organisme à travers la peau humaine.

Les facturettes représentent donc une source d’exposition supplémentaire. Or, on sait que le bisphénol peut avoir des effets néfastes notamment en période de grossesse, qui est une période critique, où le fœtus en développement peut subir des dommages. Cette décision sur les facturettes me paraît donc une sage précaution. »

Le chiffre : 1600

MAGASINS CARREFOUR > vont supprimer le bisphénol A des tickets de caisse. L’enseigne rejoint ainsi Super U qui avait annoncé une décision du même ordre au mois de décembre dernier.

20 000 enfants recrutés

À partir du mois de mars, une étude va être entreprise par l’Ined-Inserm auprès de 20000 enfants, recrutés dans 344 maternités, et qui seront suivis jusqu’à l’âge de 18 ans. Le but est d’étudier les conséquences des pesticides, des phtalates, du bisphénol A, et autres substances chimiques sur la santé des enfants.

Publié le 04/02/2011 09:34 | LaDepeche.fr

Les Izards. Le compostage gagne du terrain

Mercredi après midi a eu lieu l’inauguration du composteur du quartier des Izards. Ce composteur a été installé dans la cour du Centre d’animation des Izards par l’association « Reflets ». Le but est de permettre aux habitants du quartier de venir déposer leurs déchets organiques et de les sensibiliser aux problématiques environnementales. Mais bien au-delà de cela, c’est aussi un moyen de reconstruire du lien social au travers d’un geste bon pour la planète et de faire découvrir aux habitants de ce quartier habitués au béton, les joies de la nature.

C’est la cinquième installation de ce type dans Toulouse pour un projet global qui en compte plus de vingt.

Une charte de participation est proposée par l’association « Reflets » qui engage ses signataires à apporter des déchets organiques, à aérer ce dernier à chaque apport avec les outils mis à disposition et à informer le référent de tout dysfonctionnement.

Naïma et Reguia, deux habitantes des Izards, très impliquées dans la vie associative de la cité sont les référents de ce projet. « Nous sommes le relais sur le quartier et notre rôle est d’expliquer l’intérêt du compost aux autres habitants du quartier », explique Naïma. « Nous sommes des mamans et nous essayons de nous impliquer le plus possible dans les actions menées. C’est Hatem Ben Ismaïl, le directeur du Centre d’animation des Chamois qui nous a proposé d’être ces relais et nous avons accepté avec plaisir… »

De son côté l’association « Reflets » assure l’accompagnement global du projet sur une période de douze mois, propose un temps de formation aux volontaires et est à l’écoute des informations données par les référents.

À l’issue de la maturation, le compost sera mis à disposition de chacun des participants et des espaces verts de la résidence.

Contacts : Association Reflets 05 61 47 51 22 reflets@wanadoo.fr

Publié le 24/01/2011 14:47 | Bénédicte Guettard

Composter pour mieux recycler à La Faourette

Le froid n’a pas arrêté les habitants de la résidence Chantilly de la Faourette d’inaugurer leur nouveau composteur au pied des immeubles. Les résidents ont fait appel au mois d’octobre à l’association Reflets en charge de l’éducation à l’environnement. « C’est le deuxième composteur que nous installons en copropriété mais nous en avons déjà disposé une dizaine dans les jardins publics», explique Virginie Combettes Ndiaye, chargée de mission au sein de l’association. « Les habitants nous contactent parce qu’ils ont envie de réduire leurs déchets organiques et de revenir à un cycle naturel de la matière. Le compostage permet de réduire de 30% la quantité d’ordures ménagères».

Les volontaires adhèrent à une charte de participation et s’engagent à respecter une bonne utilisation du composteur. L’association Reflets accompagne, quant à elle, pendant un an les nouveaux adeptes du compost: «On leur fournit un «bioseau» pour récolter les déchets organiques, tels qu’épluchures de légumes, marc de café, sopalin. Dans trois mois, on leur rendra visite pour les aider dans l’usage de leur composteur et vérifier son bon fonctionnement. Dans six mois, on obtiendra du compost que chacun pourra utiliser pour son potager, ses fleurs».

Pour ces habitants, ce n’est pas seulement un geste écolo, mais un moyen de se retrouver autour d’un projet citoyen.

Publié le 07/02/2011 08:37 | P.Mz

Montauban. Ces associations qui montent la garde

C’était une première… Une première assemblée générale pour une fédération récemment rebaptisée en dépit du combat qu’elle mène depuis longtemps pour la préservation de l’environnement. « Uminate 82 » est ainsi devenue « France Nature Environnement 82 »….Dernière déclinaison d’une fédération présente au niveau national depuis 30 ans mais également active au niveau régional. « Ce changement d’appellation a permis une meilleure visibilité de notre affiliation », s’est notamment réjouie la présidente Sabine Martin.

FNE 82 qui tenait son assemblée générale samedi à Montauban fédère ainsi dans le département 14 associations, diverses et variées, partageant le même souci de préserver leur cadre de vie ou plus largement l’environnement quand ils se trouvent menacés par des projets industriels. Adhèrent ainsi à FNE 82, l’association « Agir Garonne » qui « surveille » les projets en cours sur plusieurs communes du sud du département, l’association « Cadre de vie » opposée au projet Eiffage (enrobage et concassage) sur Canals, l’association « Vallée du Tescou » qui vient de faire reculer le projet d’usine de méthanisation sur Varennes, l’association de défense du patrimoine de la ville de Montauban qui suit le projet du futur complexe aquatique dans l’enceinte du parc Chambord, ou l’association des Causses et Gorges de l’Aveyron (ACGA) à Saint-Antonin, inquiète d’un PLU jugé par ses adhérents, « peu cohérent »… Autant de citoyens qui s’organisent et agissent, aujourd’hui réunis au sein de FNE 82.

Un bilan… des succès

Cette AG fut l’occasion de tracer le bilan des actions engagées en 2010, parfois couronnées de succès comme à Bouloc où le projet de carrière a finalement été abandonné, comme à Varennes… Parfois, FNE 82 semble aussi être victime de son succès comme à Verfeil où porteurs et opposants au projet d’éco-hameau ont sollicité l’aide de FNE 82….qui a finalement choisi son camp et décidé de ne pas soutenir les opposants au projet. Tout comme FNE 82 n’a souhaité soutenir le projet de centrale solaire à Verfeil, également, estimant que l’installation d’une ferme photovoltaïque dans ces contrées reculées n’était pas forcément judicieuse…

Cette AG à laquelle participaient des élus départementaux (Claude Mouchard) et municipaux (Marie-Claude Berly) s’est achevée par la diffusion d’un film sur l’Agroforesterie (où les étonnants bienfaits de la biodiversité)…

Publié le 01/02/2011 09:24 – Modifié le 02/02/2011 à 10:05 | L.G

Avignonet-Lauragais. L’union du solaire et l’éolien

Engagée sur la voie d’une politique citoyenne fortement impliquée dans le développement des énergies renouvelables avec déjà un imposant parc éolien qui tourne à bon régime, la commune d’Avignonet poursuit son effort éco-citoyen avec le lancement d’un parc photovoltaïque initié voilà plus d’un an.

La consommation de 15 000 habitants

Le maire Jean-François Pagès rappelait que ce « mix énergétique renouvelable éolien solaire unique en France cumulera les 12,3 MW produits par l’éolien aux 4,5 MW du solaire, ce qui équivaut à la consommation électrique de 15 000 habitants soit la totalité de la population du canton villefranchois ». Confortablement appuyé à ce chiffre évocateur, le projet contractualisé depuis plusieurs mois avec EDF ne sera donc pas impacté par le récent moratoire gouvernemental qui suspend temporairement les aides publiques à l’énergie solaire. Le chantier de cette centrale photovoltaïque au sol suit donc son cours sur 14 ha du site de Magrignac réservés à cette implantation localisée entre deux alignements d’éoliennes. Soucieux du bon usage de l’espace agricole et afin d’éviter les effets de mitage du territoire, les panneaux solaires d’une hauteur de 2m20 se concentreront sur une surface limitée à 3 ha. Les délaissés et allées restés vacants permettront la réintroduction d’espèces messicoles en forte régression sur le Lauragais ( épeautre). Le promoteur du site Boralex s’est également engagé à construire un espace pédagogique et didactique dédié à la vulgarisation des énergies renouvelables. Après la pose d’un linéaire de 1 650 m de clôture et la réalisation des voies et cheminements internes de desserte, la mise en œuvre par fonçage des structures supportant les panneaux devraient suivre sur le planning des travaux qui prévoit la fin du chantier pour juillet prochain. Un timing estival idéal pour la rentrée en production optimale des panneaux solaires.

Un mix énergétique qui va générer une quinzaine d’emplois

Cette centrale photovoltaïque produira 4,5MW de puissance qui seront acheminés par câblage souterrain (800m) via quatre onduleurs jusqu’à la centrale électrique implantée à la sortie d’Avignonet en direction de Castelnaudary. Avec également la complémentarité apportée par l’entreprise Krug spécialiste du petit éolien ce pôle d’activité représentera sur le site de Magrignac un ensemble cohérent vecteur d’une quinzaine d’emploi. A quoi l’on peut associer le bureau d’études indépendant local ABIES spécialisé en éolien et environnement qui a été chargé de l’étude d’impact et du suivi floristique et faunistique du parc. Une fois rentré en production ce mix « éolien-solaire » permettra à la commune de percevoir entre autre la contribution économique territoriale (ancien taxe professionnelle).

Publié le 12/02/2011 08:19 | Romain Pomian-Bonnemaison

Comme une sécheresse en plein hiver

Le fleuve affiche une petite forme en ce mois de février. En cause : les rares et faibles précipitations de ces dernières semaines qui contrarient les normales saisonnières; un phénomène nouveau, qui a pour tendance inquiétante son augmentation en fréquence.

Il est possible de s’étonner du niveau du fleuve en ce mois de février : sur les 180 m3/s habituellement constatés les années précédentes, le syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (SMEAG) indique cette année une mesure deux fois inférieure, soit un petit 90 m3/s.

On a pourtant en mémoire ces spectaculaires épisodes au cours desquels le fleuve furieux, gavé de pluie ou d’eau de neige, a déferlé sur Toulouse dont il a emporté tous les ponts du moyen âge, à l’exception bien sûr du pont Neuf, qui était dès sa conception taillé pour lui résister.

L’explication de cette petite forme ? Un manque anormal de précipitations – les dernières, selon Météo France, remontent à la fin du mois dernier, et elles étaient d’une très faible ampleur (lire notre édition du 29 janvier 2011). Le manque d’eau de pluie, a donc mécaniquement divisé le niveau de la Garonne par deux.

L’agence de l’eau Adour-Garonne indique par ailleurs que ces situations, autrefois marginales, sont de plus en plus fréquentes en hiver ; particulièrement dès lors qu’il n’existe pas de convention entre EDF et la SMEAG courant entre octobre et juin – une convention indispensable à la régulation du fleuve, puisque c’est elle qui autorise le SMEAG à obtenir d’EDF la pratique, dans un but régulateur, de délestages (non « électrogènes ») sur ses barrages en amont.

Publié le 10/02/2011 08:49 | LaDepeche.fr

Un programme de sensibilisation au problème de l’eau

Le SAGE de la haute vallée de l’Aude organise un programme de sensibilisation du public scolaire du canton, piloté par Gée Aude, qui repart en 2011 pour la 6e année consécutive. Aude Claire, chère à Bruno Le Roux, intervient dans cinq projets scolaires dont quatre ont l’eau pour thème principal. Les réunions de co-construction entre les animateurs et chacun des enseignants, qui visent à préparer le déroulement du projet scolaire, ont eu lieu récemment et les premières animations ont débuté dès janvier. Des supports pédagogiques ont été créés spécialement pour le programme de sensibilisation du public scolaire du SAGE de la Haute Vallée de l’Aude. De format A5 et composé de 8 pages, le livret explicatif est un support de travail intéressant pour les enseignants et leurs élèves. Il décrit de façon simple les objectifs du SAGE, fournit des données sur la qualité de l’eau et les menaces qui peuvent l’affecter, donne des explications sur la quantité de la ressource, les déséquilibres amenant inondations et sécheresse, ainsi que nos consommations quotidiennes en eau. Il traite aussi des différents usages de l’eau et des milieux aquatiques sur le territoire. Ce livret peut intéresser tout individu, adulte ou enfant, qui désire s’informer sur l’eau.

Publié le 10/02/2011 08:54 | LaDepeche.fr

Launaguet. Cours d’eau: il faut que les poissons se sentent chez eux

Eric Célio chargé de mission sur le droit de l’eau et responsable du contrôle des usages pour lOffice national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), a donné vendredi une conférence dans le cadre des Rendez-vous citoyens.

La salle était pleine pour écouter la voix grave et puissante d’Eric Célio, nous expliquer le fonctionnement de l’Onema. Cet organisme gère le bon état de l’eau, de sa faune et de sa flore. Depuis les années 70, la santé de nos rivières ne s’est pas améliorée, de nombreux risques, pollution, disparitions des poissons… sont apparus.

Echéance 2021 pour l’Hers mort et le Girou

L’Europe a mis un frein à tout cela en obligeant les gouvernements à réagir, par des contrôles et des sanctions pénales si besoin. « Il faut qu’en 2015, 66% de nos masses d’eaux françaises soient en très bon état. Pour l’Hers mort et le Girou, l’échéance est en 2021 ». Cela passe par la baisse des taux des produits polluants, le contrôle des normes de rejet, le traitement des berges et des abords du cours d’eau. Le « Fossé anti char » qui a été creusé dans les années 70 lors du rééquilibrage de l’Hers, a eu un impact écologique important dont on ne soupçonnait pas l’importance à l’époque.

Revivifier la flore aquatique

En fait par son uniformité, il a perdu beaucoup de sédiments et d’algues ce qui a appauvri la flore aquatique. Les poissons désertent ce lieu devenu inhospitalier. Il faut de la végétation, des zones humides pour la reproduction, des arbres morts dans l’eau pour les caches…

Les élus présents ont bien compris le message et vont s’atteler à la tâche. « Il faudra des années pour remettre tout en état, mais ce n’est pas impossible » leur explique Eric Célio. La preuve, aujourd’hui on voit des saumons dans la Garonne, jusqu’à Carbone où ils sont capturés pour être acheminés en camion vers les lieux de ponte, afin de ne plus rompre la chaîne écologique. Une véritable prise de conscience générale.

Publié le 10/02/2011 21:08 | RelaxNews

Résidus de médicaments dans l’eau : 19 molécules sur 45 détectées

Parmi les 45 molécules médicamenteuses recherchées dans les eaux brutes et traitées de France et DOM, 26 d’entre elles n’ont jamais été retrouvées. Les résultats de la campagne d’analyse des résidus de médicaments dans l’eau, publiés ce jeudi 10 février, montre que sur les 19 détectées ont été trouvés principalement de la caféine, des molécules d’antiépileptique et d’anxiolytique.

Publié le 05/02/2011 13:49 | J.M.

Hydroélectricité : EDF va batailler dur

2011 verra le coup d’envoi du renouvellement des concessions hydroélectriques dans le nord Aveyron. EDF présente un bilan et des perspectives sans faille, pour relever le gant de sa propre succession.

Il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. Derrière la quiétude apparente des barrages nord aveyronnais se joue la question économique colossale de l’attribution future de leur concession. EDF est candidate à sa propre succession. Après avoir construit, exploité et optimisé les ouvrages pendant 60 ans, la société devra, fin 2011, répondre comme tout le monde à un appel à candidature. Les barrages du nord Aveyron seront attribués sur des critères de performance énergétique, de gestion équilibrée de la ressource en eau et de conditions économiques. Le verdict du choix de l’état tombera mi-2013.

En attendant, EDF ne mollit pas dans l’investissement dans ses structures. En 2010, 7,5 millions d’euros ont été injectés – notamment à Montézic et la maintenance générale – avant un sursaut de l’investissement à 8,8 millions prévu en 2011.

Un ancrage territorial

La politique d’EDF dans le nord hydroélectrique s’oriente résolument vers une participation au développement local. Ainsi, les interventions sur site pour la maintenance des neuf barrages ont permis d’injecter 6,5 millions d’euros dans l’économie aveyronnaise. C’est un choix délibéré d’EDF, qui a multiplié ce chiffre par trois en quatre ans. L’entreprise profite du savoir-faire pointu d’entrepreneurs du département, et leur propose même des contrats d’interventions dans d’autres sites hydroélectriques français.

Par ailleurs, les sites d’EDF ont intégré neuf Aveyronnais dans leurs équipes en 2010. Neuf jeunes embauchés dans les équipes d’exploitation et de maintenance spécialisées. On a noté également l’arrivée en 2010 d’un chargé de développement territorial, qui œuvre autour de la problématique de la rivière (Lot et Truyère).

Le mastodonte hydroélectrique EDF a rapporté en 2010 quelque 18 millions d’euros de taxes de toutes sortes.

Énergie verte

Il faut dire que la production du nord Aveyron hydroélectrique a été de 3 500 giga-watts par heure, ce qui équivaut à la consommation de 1,5 million d’habitants. EDF note que cette production a évité la consommation de 300 000 tonnes de pétrole et évité le rejet de 3 millions de tonnes de CO2.

Une énergie verte et renouvelable, un développement local, un souci de l’environnement et des usagers des rivières, l’ouverture des sites au grand public… Bref, EDF présente une activité de développement durable dans les règles. Voilà un sacré atout dans la manche de l’opérateur public pour se succéder à lui-même à la tête des neuf barrages.

le nord hydroélectrique

Le groupe d’exploitation hydraulique EDF Lot-Truyère, dans le nord Aveyron, ce sont neuf centrales (Le Bousquet, Sarrans, Brommat, Montézic, Couesque, Lardit, Cambeyrac, Golinhac, Castelnau). Elles produisent 2 000 mega-watts de puissance installée (c’est la puissance de deux réacteurs nucléaires). Quelque 10 % de la production hydroélectrique française d’EDF est produite dans le nord Aveyron. L’ensemble emploie 80 agents sur le territoire, auxquels il faut ajouter 50 ingénieurs et techniciens à proximité immédiate.

Le chiffre : 10 pour cent > d’accroissement de la production. C’est l’un des objectifs de la mise en concurrence des concessions hydroélectriques par l’état. Pour ce faire, les usines seraient modernisées et rationalisées.

« Tous les personnels d’EDF sont motivés pour relever le défi de la reconduction de la concession du nord Aveyron. »

Luc Tabary directeur de projet EDF, vallées Lot et Truyère

Concessions la concurrence sera rude

Les énergéticiens intéressés par le renouvellement des concessions hydroélectriques se bousculent au portillon. Cette mise en concurrence répond, notamment, aux impératifs de l’ouverture au marché de l’énergie imposée par l’Union européenne. La mise en concession est effectuée par vallée, plutôt que barrage par barrage, afin de mieux exploiter la dynamique des rivières sur lesquelles se succèdent les usines. 20 % du parc français va être ouvert à la concurrence cette année.

Les candidats devront répondre à trois critères du cahier des charges, pour la reprise. Primo, investir pour augmenter la production ; deuzio, réduire l’impact environnemental ; tertio, accepter le principe d’une redevance.

GDF-Suez est le premier intéressé. Le groupe est déjà le deuxième producteur français, avec environ 11 % de parts de marché. Autre candidature déclarée, le norvégien Statkraft, groupe d’état et n° 2 européen de l’hydroélectricité. La société dit viser les sites de forte capacité (plus de 100 méga-watts), ce qui est le cas de l’ensemble Lot-Truyère.

Et la liste ne s’arrête pas là : l’autrichien Verbund (actionnaire à 48 % de Poweo), l’italien Enel, l’espagnol Iberdrola, l’allemand Vattenfall seraient également sur les rangs.

Dernier arrivé dans l’arène, le français Direct Énergie (DE) s’associe au suisse EGL. L’objectif de DE est, selon son PDG, de « compléter ses ressources de production aux côtés de l’éolien, du solaire et de la production thermique. Cela positionnera également DE en situation d’optimiser efficacement l’équilibre production-consommation sur son portefeuille de clientèle ».

Publié le 05/02/2011 10:13 | Jérôme Goust

Des cendres pour renaître

Avec les gelées persistantes, ceux qui se chauffent au bois ne manquent pas de cendres cet hiver. Elles constituent un excellent engrais, riche en éléments minéraux et oligo-éléments. Si vous disposez de peu de cendres, vous pouvez les épandre dans le jardin au fur et à mesure de leur production. Pour des quantités plus importantes, il faut les stocker au sec car elles absorbent goulûment l’eau, formant alors une pâte très difficile à utiliser. Le plus simple reste de les mettre – une fois qu’elles sont bien froides – dans des bidons, tonneaux, voire dans des grands sacs plastiques épais (sacs d’engrais).

Il y a deux manières de les utiliser.

En fumure de fond, vous mettrez environ 2 kg/10m2, entre octobre et mars. Mais vous pouvez aussi les utiliser au fur et à mesure où vous installez vos cultures, à des doses moindres : environ 1kg/10m2. 1 litre de cendres pèse 400 à 500 g. Vous pouvez aussi en mettre une poignée au pied de vos massifs ou de vos arbres ou arbustes fruitiers. Riches en potasse et en phosphate, elles seront particulièrement appréciées des légumes racines et aussi des légumes fruits.

Elles sont désagréables à épandre à la main car elles forment vite un nuage pénible à inhaler. Bricolez vous un petit épandeur à cendre. Récupérez un bidon plastique avec une poignée, de 5 à 10 litres, de vin ou d’autre chose, mais surtout pas d’huile. Percez le fond de 15 à 20 trous de 5 millimètres de diamètre environ. Pratiquez sur le dessus une ouverture pour le remplir. Il faut que l’ensemble soit bien sec pour l’utilisation.

Au moment de le remplir, mettez-le dans une cuvette sèche ; une fois pleine, transportez la cuvette avec le bidon jusqu’au carré à amender.

Pour l’épandre, déplacez-vous d’un pas régulier en agitant le bidon au-dessus de la surface du sol, la cendre va s’y répandre uniformément. Le charbon de bois va rester dans le bidon et vous pourrez le mettre au compost.

Attention : seules les cendres de végétaux sont utilisables sans risque. Les cendres de charbon contiennent des substances toxiques pour le sol et les plantes ; de même que celles des vieux journaux (encre), emballages et plastiques divers.. que l’on brûle souvent dans la cheminée. N’utilisez que des cendres de végétaux !

cognassier du japon

Parmi les premiers à fleurir, le cognassier du Japon est très décoratif dès le mois de février. Très rustique coté sol ou gelées, il peut se multiplier par boutures. Et on ne sait pas assez que ces petits fruits décoratifs sont comestibles une fois cuits, tout comme les coings de son grand frère le cognassier ordinaire.

le cuivre préventif

Pendant l’hiver, champignons et moisissures n’ont pas disparu; ils se sont réfugiés dans les anfractuosités des écorces. Il faut donc profiter de ce temps de repos pour leur mener la vie dure et faire en sorte qu’ils ne passent l’hiver; pour cela il faut bien sur nettoyer les arbres, enlever et gratter les parties abîmées, mettre du mastic à cicatriser sur les plaies. Mais il ne faut pas non plus oublier les traitements préventifs. Et pour cela le cuivre est irremplaçable : sur les rosiers, les arbres à noyaux contre la cloque du pêcher (aussi sur prunier et amandier). La forme la plus classique de cuivre reste la bonne vieille bouillie bordelaise.

Publié le 03/02/2011 09:04 | Sabine Bernède

Carbonne. Dans la maison végétale les murs sont en chanvre

Le créneau est « porteur », assure un agriculteur. Le chanvre pourrait remplacer les briques en terre cuite ou les parpaings de ciment dans la construction de maisons ou de bâtiments. Une filière se met actuellement en place dans la région Midi-Pyrénées autour de la coopérative Euralis : l’annonce en a été faite hier à Carbonne, en Haute-Garonne, lors de l’assemblée générale d’Euralis-Coopéval.

Les blocs de chanvre ont quasiment la couleur de la brique, pèsent assez lourd. Les maçons pourront les assembler avec un mortier végétal. Écologique, recyclable, isolant, aucune production de CO2 : ce nouveau matériau de construction n’est pas encore sur le marché, mais il a été breveté.

On ne fumera pas les murs… Car ce n’est pas du chanvre indien. Mais une autre variété de chanvre, dont les industriels font du papier. Dans les champs cultivés en Midi-Pyrénées, les plantes sont peu gourmandes en eau, ne nécessitent aucun produit phytosanitaire, et peuvent atteindre quatre mètres de haut : « Une véritable forêt », dit un céréalier.

En 2011, 1 500 hectares de chanvre seront plantés dans la région par les céréaliers de la coopérative Euralis-Coopéval. Une usine de transformation, Agrofibre, a été créée à Cazères dans la Haute-Garonne. La société toulousaine Seac des frères Guiraud, spécialisée dans les planchers en béton précontraint, fabriquera les blocs de chanvre. Cette société avait déjà innové en créant des planchers légers thermo-acoustiques : « Nous avons une stratégie environnementale », souligne Laurent Guiraud, directeur général de la Seac.

Des chercheurs de l’université Paul Sabatier, au laboratoire matériaux et durabilité des constructions dirigé par Gilles Escadeillas à l’Insa, ont travaillé à l’élaboration de ce nouveau matériau pour le bâtiment. Une autre école d’ingénieurs toulousaine, l’Icam, vient de parvenir à réaliser un premier fil de chanvre.

Le chanvre est une bonne plante. Qui s’utilisera à l’avenir dans le bâtiment. « Nous avons un champ de progrès devant nous », constate Christian Peès, le président du groupe Euralis, qui investit dans la filière. Le chanvre ne remplacera pas le maïs dans le paysage du Sud-Ouest. Mais peut contribuer à diversifier l’agriculture.

Publié le 03/02/2011 11:09 | LaDepeche.fr

Martres-Tolosane. Les secrets de l’eau livrés aux enfants

La mairie de Martres-Tolosane et le Smeag (Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne) s’étaient associés pour proposer une animation afin de sensibiliser les enfants à l’importance de l’eau et de la Garonne. Quelque 120 élèves de CM de l’école de Martres ont participé à cet exposé. La bibliothécaire, Frantz Lecatelier a présenté, sur des panneaux, l’eau dans le monde. Pour compléter cet exposé, quoi de plus naturel que de prendre l’exemple de la Garonne, que les enfants côtoient mais sans forcément la connaître. Paul Simon, du Smeag, leur a projeté un diaporama avec lequel les enfants ont pu tester leurs connaissances sur le fleuve, ses usagers et les espaces naturels qui la composent. « Il est important que les enfants connaissent les milieux dans lesquels ils vivent afin de mieux les respecter », soulignait Françoise Colomb, élue municipale à Martres.

Cette animation s’inscrivait dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides, hier, qui célèbre chaque année la convention internationale pour la préservation de ces écosystèmes.

Un intérêt écologique de premier plan

Ces milieux sont en effet bien présents tout le long de la Garonne et le secteur de Martres en abrite aussi un joli panel comme les forêts humides à Martres et le plan d’eau de Boussens. Ces espaces présentent de grands intérêts écologiques et rendent de multiples services : frein contre les crues, dépollution de l’eau, réservoir de biodiversité et espaces propices au tourisme vert. Malgré cela, les zones humides restent méconnues. « Valoriser les zones humides c’est développer l’image d’un territoire de qualité », concluait Paul Simon, en faisant référence à la démarche en cours pilotée par le Smeag, avec l’ensemble des acteurs du fleuve, pour un projet global de restauration de la Garonne entre Boussens et Carbonne.

Publié le 11/02/2011 08:05 | Recueilli par Thomas Belet

le Grenelle qui va densifier Toulouse

Géomètres experts, juristes, urbanistes et élus des communes se réunissaient hier à l’Université Toulouse 1 Capitole pour présenter les grands changements engendrés par la loi « Grenelle II » et informer sur le droit de l’urbanisme. Explications de Vincent Saint Aubin, président du conseil régional de l’ordre des géomètres experts en Midi-Pyrénées.

La loi Grenelle II impose la mise en place d’un SCOT dans chaque ville, de quoi s’agit-il ?

Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) va organiser le territoire de manière intercommunale et appuyer la notion de « ville intense ». La volonté est de redensifier les quartiers les plus proches des transports en communs et éviter de trop construire dans les zones rurales et agricoles, où l’offre de transports est trop faible. Deplus, le SCOT apportera une cohérence entre zone d’habitat et zone commerciale.

Cette redensification est-elle compatible avec l’augmentation des espaces verts ?

Oui, on va ainsi définir des zones de biodiversité et préserver certaines zones naturelles. La loi Grenelle II favorise les constructions répondant à un souci environnemental et d’économie d’énergie. Par exemple, les stationnements vont être limités pour amener les gens à utiliser davantage bus, métro ou tramway et libérer de la place pour des espaces verts.

La ville aura toujours les mains libres ?

Sur quelques points oui, mais le PLU (Plan Local d’Urbanisme) devra se plier aux contraintes fixées par le SCOT.

À Toulouse quels seront les grands projets ?

Avec l’arrivée de la ligne grande vitesse, le grand projet reste la densification du quartier Marengo-Matabiau.

Publié le 07/02/2011 19:08 | RelaxNews

De nouveaux produits pour aider à lutter contre « l’énergie vampire »

La tendance actuelle est aux maisons intelligentes et à l’efficience énergétique, et la nouvelle ss’attaquant à l’énergie « vampire ».  De nombreux fabricants travaillent sur des solutions pour permettre aux consommateurs de mieux contrôler leur consommation d’énergie.

Le 2 février, Belkin a annoncé de nouveaux modèles pour sa gamme de produits Conserve qui permettent d’économiser l’énergie: le Conserve Insight, le Conserve SmartAV, le Conserve Valet et le Conserve Socket.

Ces produits ont été conçus pour faire la guerre à l’énergie « vampire », c’est à dire l’énergie consommée par les appareils électriques lorsqu’ils sont en veille.

Cette guerre contre l’énergie vampire fait partie des nouvelles tendances qui ont fait parler d’elles aux CES de Las Vegas, au début du mois de janvier. La marque d’électroménager GE a profité du salon pour y dévoiler son gestionnaire d’énergie Nucleus qui permet aux consommateurs de surveiller et gérer leur consommation d’énergie et de voir quels appareils consomment le plus, même lorsqu’ils sont en veille.

Le Conserve Insight de Belkin (£24,99 /?29,90) surveille la consommation des appareils qui y sont connectés selon plusieurs critères: argent dépensé, watts et CO2. Le Conserve Valet (£44,99/?39,90), le Conserve SmartAV (£34,99 /?44,90) et le Conserve Socket (£9,99/?13,90) vont encore plus loin puisqu’ils éteignent les appareils lorsqu’ils détectent qu’ils ne sont pas en train d’être utilisés.

Le Conserve Valet permet de recharger plusieurs appareils mobiles et coupe l’alimentation vers les appareils lorsqu’ils sont rechargés. Le multi-prises Conserve SmartAv détecte l’utilisation et l’arrêt de l’utilisation des appareils comme les télés, les chaînes stéréo et les consoles de jeu, et coupe leur alimentation lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Le Conserve Socket est doté d’un minuteur électronique qui permet de programmer l’arrêt des appareils après 30 minutes, trois heures, ou six heures.

D’autres appareils du même type, comme le 24-Hour Power Strip Timer de GE ou

les SmartSockets de Kensington sont disponibles en ligne et en boutiques, par exemple chez amazon.com.

L’énergie « vampire » est une des sources principales du gaspillage d’énergie. Le laboratoire Lawrence Berkley International, qui est lié de près au Département de l’énergie des Etats-Unis, représenterait environ 10% de la consommation électrique d’un foyer américain moyen.

Publié le 11/02/2011 10:38 | LaDepeche.fr

Balma. La faune et la flore même en banlieue

Dans sa démarche de développement durable, sur l’urbanisme de demain iou encore sur l’habitat bioclimatique, l’Association de protection du cadre de vie et de l’environnement balmanais (APCVEB), participant actif de l’Agenda 21 de Balma, a pris en outre à sa charge la conduite d’une action adoptée par l’Agenda 21: « Connaître et renforcer la biodiversité sur Balma ».

Une centaine d’espèces

Des rencontres, des sorties, et un site internet contributif ont été mis en place depuis fin 2008, au travers du projet « Biodiv.Balma », pour inciter les Balmanais à découvrir la nature qui les entoure, et collecter leurs observations. Une centaine d’espèces (mammifères, oiseaux, papillons et autres insectes) ont déjà été répertoriées sur le site du projet, au travers de plus de quatre cents contributions.

Cette matière, rassemblée par un réseau d’une vingtaine d’observateurs bénévoles, permet à l’association aujourd’hui d’organiser une exposition, afin de partager ces résultats avec l’ensemble des Balmanais. « Biodiver-Cité 2011 » propose, sous les regards croisés de la photographie et du dessin, de découvrir la faune et la flore des principaux milieux de Balma : les bois, les milieux humides, les jardins et les terres cultivées. L’exposition se déroule jusqu’au au 17 février à la salle des fêtes de Balma, le vernissage aura lieu demain à perti demidi. L’ouverture en semaine sera de 15h à 18h, en continu de 10h à 18h le samedi, de 10h à 12h et de 15h à 18h le dimanche et le mercredi. Des animations seront proposées aux Balmanais le samedi 12 après-midi. Une soirée-débat aura lieu sur place le mardi 15 à 20h30 sur le thème « la nature en ville », en partenariat avec l’association Nature Midi-Pyrénées.

Pour des plus amples renseignements détaillés site Biodiv.Balma : http://biodiv.balma.free.fr/ – Contact : biodiv.balma@free.fr

Publié le 02/02/2011 15:53 | J.-F. Lardy-Gaillot

L’écologie gagne du terrain

Dans un sondage (auprès de 490 personnes en mars 2009), 31 % des habitants de l’agglomération toulousaine jugeaient le cadre de vie comme critère essentiel à leur qualité de vie. 12 % évoquaient également le respect de l’environnement.

Le message a été compris par leurs élus. S’ils ne peuvent pas faire grand chose contre les risques naturels et l’héritage (lire la page ci-contre), ils agissent au quotidien.

Tournefeuille mène le peloton des pistes cyclables depuis longtemps. Pour rester dans le vent, Plaisance, Colomiers, Muret, Blagnac, Balma ou Cornebarrieu prennent les relais.

Beaucoup de villes ont engagé une démarche Agenda 21, qui favorise le développement durable. Elles créent des jardins familiaux. Avec l’aide de syndicats intercommunaux, elles luttent contre diverses pollutions, comme les panneaux publicitaires, traitent de mieux en mieux les déchets, restaurent les berges de leurs rivières ou investissent des stations d’épuration. Dans ce domaine, Cugnaux et Villeneuve-Tolosane ont joué les précurseurs avec le SIVom de la Saudrune. Ce n’est pas un hasard si on les retrouve en tête de notre classement. Et si elles sont associées dans le projet Ecopôle, une zone d’entreprises œuvrant exclusivement dans l’environnement… Les villes n’hésitent pas à non plus à valoriser les espaces verts (651 hectares de jardins publics à Blagnac !). Et en matière d’urbanisme, la dernière tendance est à l’éco-quartier : Cugnaux, Ramonville, Saint-Orens, Balma où les premiers habitants de Vidailhan arriveront en fin d’année… Bref, l’urbanisation n’empêche pas la respiration. D’ailleurs, 11 des 15 premiers du classement figurent dans l’Ouest, le secteur où la pression démographique est la plus forte.

Publié le 11/02/2011 08:08 | LaDepeche.fr

Confluence Garonne. Le projet de réserve naturelle fait débat

« Il y a 20 ans, ici, c’étaient des chemins enherbés. On s’y promenait avec mes enfants. Ils observaient tous les papillons. Mais maintenant il n’y a plus de papillons, parce qu’il n’y a même plus d’herbe sur les chemins : ce sont des chemins de terre, trop fréquentés pour que l’herbe puisse y pousser ». Habitant de Clermont-le-Fort depuis plus de 20 ans, Louis est attaché à son territoire. Ce fils d’agriculteur, a vu la richesse de la faune et de la flore de la confluence Ariège- Garonne se dégrader au fil des ans. Louis n’a pourtant pas accueilli favorablement le projet de Réserve naturelle régionale sur ce site, qui est actuellement débattu. « Ce n’est pas parce que l’homme décide que c’est une réserve que les oiseaux vont venir là. Au contraire, il ne faudrait pas que ça devienne un site touristique ». Louis s’inquiète d’une possible surfréquentation de ces milieux naturels, remarquables pour un territoire périurbain : « Les citadins découvrent la campagne et viennent y faire leur sport. » Mais ce qui l’irrite, c’est le non-respect des gens. » C’est pourquoi il suggère notamment « plus de gardiennage. Par exemple, on a pris des arrêtés municipaux qui ferment certains chemins à certaines périodes, mais ce n’est pas respecté… »

« La réserve s’est faite elle-même, naturellement. C’est une zone inondable qui crée déjà des contraintes, au niveau des constructions urbaines mais aussi pour l’agriculture. Là, on va faire venir des gens qui vont vouloir se balader le week-end, aller partout… », reprend un exploitant agricole de Portet qui redoute l’aménagement d’un « La Ramée bis. » Ce souci d’une surfréquentation susceptible de dégrader l’environnement, Catherine, qui vit à Pinsaguel, le relativise : « une réserve naturelle pourrait justement être le bon outil de régulation. La grande ville se développe, il y a des choses qui sont inévitables : il vaut donc mieux les encadrer. Un point de vue partagé par Jean, de Labastidette : « C’est un endroit où il faudrait amener une protection pour ne pas que ça se dégrade. Je suis plutôt favorable au projet à condition que les propriétaires concernés puissent garder pour l’essentiel la libre disposition et le libre accès à leurs biens. »

800 hectares au sud de Toulouse

Confluent Ariège-Garonne est une zone d’environ 800 hectares au Sud de Toulouse, à hauteur de Venerque en amont (Ariège), puis en redescendant vers Pinsaguel (Garonne) jusqu’à l’entrée de Toulouse, en aval. Ce projet de créer une Réserve régionale naturelle est encore mal connu. Les contraintes de même que les potentialités qu’il représente font l’objet d’inquiétudes autant que d’espoirs, parfois fondés, parfois issus de malentendus. L’association Confluence Garonne-Ariège, créée en 2001, qui en est à l’initiative, a mis en place un dispositif qui permette aux habitants, usagers, propriétaires… du territoire d’exprimer leur point de vue sur la valorisation et la protection du patrimoine naturel que constitue une Réserve naturelle régionale. Deux nouvelles réunions publiques, ouvertes à tous, sont organisées en février : le mercredi 16 février à la salle des fêtes de Goyrans à partir de 20 heures et le mardi 22 février à la salle de La Muscadelle à Pinsaguel, à partir de 20 heures.

Tel : 05 34 31 97 32

Publié le 11/02/2011 08:39 | LaDepeche.fr

La région est championne de la culture bio

Les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées sont les deux régions ayant gagné le plus grand nombre d’exploitations bio cette année, avec 500 producteurs supplémentaires en 2010 dans chacune des deux régions. Cela représente 25 % des 4 000 nouveaux producteurs engagés en agriculture biologique, l’an dernier, en France. Ainsi, les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine comptent, désormais, chacune, plus de 2 000 producteurs bio, sur les 20 000 certifiés au niveau national.

Le label « Bio Sud-Ouest »

Elles se situent respectivement aux 3e et 4e rangs nationaux des régions bio après Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon, l’Aquitaine gagnant deux places et Midi-Pyrénées une. Les associations interprofessionnelles Arbio Aquitaine et Interbio Midi-Pyrénées travaillent en partenariat depuis 2004, au travers de commissions interrégionales par filières et d’opérations de promotion sous la marque « Bio Sud-Ouest qui participe du dynamisme croissant de la filière.

Publié le 09/02/2011 09:04 | LaDepeche.fr

OGM : des soutiens contre l’Europe

Le conseil général du Gers se réjouit d’avoir obtenu le soutien de 19 régions françaises et de deux départements contre l’autorisation par la Commission européenne de commercialiser des nouvelles variétés de maïs génétiquement modifié. Le Gers, très mobilisé contre les organismes génétiquement modifiés (OGM) et très engagé dans l’agriculture biologique, a déposé le 4 octobre six requêtes devant le tribunal de première instance de la Cour de justice de l’Union européenne (UE) contre la décision de la Commission européenne d’autoriser le 28 juillet la commercialisation de six maïs OGM, faute d’accord entre les États membres sur une position commune.

Le Gers avait demandé au gouvernement et aux régions de France d’appuyer sa démarche par une « procédure d’intervention » avant la date butoir de janvier 2011.

Publié le 12/02/2011 13:29 | LaDepeche.fr

Catus. Les enfants jetteront mieux et moins

Jeudi, en fin d’après midi, au Syded, à Catus, une petite cérémonie réunissait autour de Michel Quèbre, président du Syded, et de M. Lacombe, l’inspecteur départemental d’académie, des agents du Syded, des parents et des enseignants pour la signature d’une convention sur une « opération de sensibilisation des écoliers du cycle 3 du département sur la valorisation et la réduction des déchets dans le cadre de l’éducation au développement durable».

Le Syded et des enseignants ont créé un outil pédagogique composé d’un classeur par élève et du cahier de l’enseignant qui va permettre un travail en amont, grâce à des fiches jeu, des cadres d’enquête où les enfants iront demander à leurs anciens sur la gestion des déchets il y a cinquante ans, et des guides d’expérimentations. Puis des animateurs interviendront dans les écoles, deux jours et demi par classe, où ils expliqueront la valorisation des déchets et les solutions pour les réduire. Les enfants se rendront plus tard dans un des trois centres de tri du Lot. Avec cet outil, les enfants pourront aller plus loin : expériences, expositions, articles, blogs…

L’inspecteur d’académie a « salué cette convention, qui rend l’élève citoyen ». Il a rappelé que les programmes intègrent maintenant la notion de développement durable : « Avec ce classeur attractif et ludique, les élèves comprendront mieux les enjeux citoyens. C’est un domaine qui nécessite un apprentissage, tant à l’école qu’à la maison ». Le président Michel Quèbre s’est lui aussi félicité de cette collaboration étroite « qui permet d’appendre aux enfants, et donc à leurs parents, qu’il est aussi important de jeter moins que jeter mieux, grâce à un outil qui est le fruit de la réflexion de toutes les parties ».

Publié le 08/02/2011 09:09 | LaDepeche.fr

Le 10/02/2011

L’Art de la «récup» par Marie Cécile Garrigos

Employée au sein de la ressourcerie le Parchemin, qui valorise les déchets encombrants de la population de la haute vallée de l’Aude, le travail de Marie-Cécile consiste à réaliser des créations à partir d’objets de récupération. Très vite, François son responsable s’est aperçu du talent de Marie-Cécile. Lui dédiant un espace de création et lui donnant la possibilité de s’exprimer. Elle participa à l’exposition de Magrie en 2010 et remporta un joli succès. Aujourd’hui c’est la galerie Lodziak’Art qui lui tend la main et décide de l’accompagner. À peine la trentaine Garrigos a les caractéristiques d’une créatrice de qualité. Se déterminant « valoriste récup’art » elle détourne la fonction première des objets vers plus de poésie. L’anoblissement des matériaux dit « pauvres » et trouve l’équilibre dans la grâce et l’esthétique. Démarche de détournement réussie, nous découvrons un luminaire, un jeu d’échec et au fur et à mesure du regard on arrive à retrouver les objets de départ qui furent utilisés. Hormis la recherche artistique fondamentale à son travail, Marie-Cécile Garrigos souhaite sensibiliser les usagers à cette autre forme de recyclage et les interroger sur leurs pratiques de consommation. La galerie Lodziak’Art est installée pour l’hiver en haut de la rue Cros-Mayrevieille à la Cité de Carcassonne Très beau lieu, spacieux, accueillant également Gilles Subsol qui présente du mobilier issu de la récupération. Vernissage à la Galerie Lodziak’Art le jeudi 10 février à partir de 18 h 30.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :