Revue de presse CLDD 20 01 2011

SOMMAIRE

Arcachon. Le piège au frelon asiatique : mode d’emploi

Vœux de Sarkozy, le glas des petites fermes.

Vieille-Toulouse. Les apiculteurs en congrès.

Pourquoi ne pas passer au bio ?.

Mirande. « Produire local, consommer local ».

Toulouse. Tout sur l’effet de serre…

Gaz de schiste : la résistance s’organise.

Balade ornithologique à Saint Nicolas de la Grave.

Le sureau, bien sûr

Agen. « L’agriculture sera durable ou ne sera pas ».

Verdun-sur-Garonne. Il est passé par ici, il repassera par là.

Publié le 18/01/2011 09:02 – Modifié le 18/01/2011 à 14:11 | Pierre Sauvey

Arcachon. Le piège au frelon asiatique : mode d’emploi

INFOGRAPHIE — « Je pense que nous avons trouvé la technique pour protéger les abeilles des frelons asiatiques, et lutter contre leur prolifération » se félicitent Jean-Pierre Vincent et Lionel Gandillet, deux apiculteurs de Lanton, sur le Bassin d’Arcachon. « L’été dernier, de juillet à septembre, nous n’avons pas vu un frelon asiatique sur les ruchers que nous avions protégé dès le printemps. En revanche, nous en avions gardé un en test sans appliquer notre méthode, et il a été exterminé par l’envahisseur », témoignent les deux hommes.

Leur stratégie gagnante est d’une incroyable simplicité ! « Il suffit d’installer des pièges efficaces et sélectifs à proximité des ruches et des essaims sauvages entre le mois de février et la mi-juin. À cette période, on ne rencontre que des femelles fondatrices de nid. Elles sont attirées par l’odeur du miel dont elles ont besoin pour se nourrir et cherchent donc à fabriquer leur nid près d’une ruche » expliquent-ils. Ils ont mis au point des pièges économiques et qui fonctionnent très bien, avec au passage une découverte faite par hasard, mais validée et explicitée par Yves Le Conte, spécialiste des abeilles à l’INRA d’Avignon.

Lorsqu’une fondatrice vient dans le piège, elle y dépose des phéromones qui attirent les autres fondatrices, en compétition avec elles pour la création de nids ! L’efficacité du piège est donc renforcée, et il fonctionne même s’il est vide ! « C’est en voyant des frelons rentrer dans un piège que je venais de vider que je me suis posé des questions et que j’ai compris ce qui se passait » raconte Jean-Pierre Vincent.

Les deux hommes ont aussi compris que pour un résultat optimum, il convenait de piéger toutes les fondatrices d’un secteur donné. L’an dernier, ils ont donc recensé et localisé toutes les ruches et tous les essaims sauvages de Lanton et de la commune voisine d’Audenge et installé des pièges systématiquement à côté. « C’est ce qui nous a permis d’être totalement protégés », concluent les deux apiculteurs. Ils préconisent donc un plan d’ensemble susceptible de faire reculer le frelon asiatique.

« Il faudrait que le recensement et la localisation de toutes les ruches et essaims soit effectués dans chaque commune, en ville comme à la campagne, et des pièges installés. Il faudrait que les préfets et les maires coordonnent cela dès ce printemps » suggèrent-ils. Leur plan a été transmis au préfet de Gironde par le maire d’Audenge Nathalie Le Yondre. Pourquoi ne pas généraliser cela dès les prochains jours dans tout le Grand Sud ?

Publié le 20/01/2011 09:19 | P. F.

Vœux de Sarkozy, le glas des petites fermes

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a choisi le Bas-Rhin, mardi dernier, pour présenter ses vœux au « monde rural ». Au cours de cette cérémonie, le président a annoncé des mesures visant à simplifier le regroupement des exploitations d’élevage. Ainsi, des « sites d’accueil déjà autorisés au titre des installations classées pour la protection de l’environnement » pourront désormais se dispenser d’étude d’impact et d’enquête publique s’ils souhaitent se regrouper. L’objectif est de redimensionner les exploitations « à l’échelle européenne » et d’améliorer leur compétitivité. « Ces regroupements permettront d’améliorer la performance économique des élevages. Simultanément, l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et l’amélioration des techniques de diminution des rejets réduiront l’impact de ces filières dans l’environnement » comme le précise un communiqué du ministère de l’écologie. Sont concernées les exploitations laitières, porcines et avicoles.

Pour Christian Roqueirol, porte-parole de la Confédération paysanne de l’Aveyron, cette simplification est « dans une logique très capitaliste et ne tient pas compte de la réalité de nos régions ». Que ce soit en terme économique ou en terme environnemental, Christian Roqueirol ne voit que des inconvénients. Il rappelle que les petites exploitations ont du mal à se mettre aux normes environnementales et indique : « Cela acte le fait que ces mises aux normes ne sont pas accessibles aux petites fermes et cette mesure va les éliminer ». De plus grosses exploitations qui vont avoir du mal à s’en sortir, selon le syndicaliste : « Plus elles sont grosses et plus elles sont fragiles. Ce sont des fermes que les jeunes ne peuvent pas reprendre et elles sont plus polluantes ». Selon lui, le fait de pouvoir se regrouper sans repartir dans une étude d’impact risque d’avoir des effets pervers avec des systèmes d’assainissement qui seront sous-dimensionnés. « On va totalement à l’encontre du Grenelle de l’environnement ».

Publié le 13/01/2011 07:59 | LaDepeche.fr

Le 15/01/2011

Vieille-Toulouse. Les apiculteurs en congrès

C’est samedi 15 janvier à partir de 9 heures que Christian Pech, président du Syndicat d’apiculture méridionale, va réunir les apiculteurs du département au rucher école chemin de Pechbusque. L’occasion de faire le point sur les importants problèmes auxquels est confrontée la profession. Outre l’examen des problèmes administratifs que sont les rapports d’activité et financier, le renouvellement du tiers sortant et l’élection du bureau, les professionnels plancheront sur la nouvelle réglementation pour la déclaration des ruchers et les actions a mener pour protéger les abeilles. Sont invités a ces travaux les administrations départementales en charge de la profession, ainsi que les élus.

Publié le 18/01/2011 10:58 | LaDepeche.fr

Pourquoi ne pas passer au bio ?

Convertir sa ferme à l’Agriculture Biologique : Pourquoi ? Comment ? Jeudi 17 février et jeudi 3 mars des réponses seront apportées aux agriculteurs qui s’interrogent grâce à la Civam bio.

Une décision de conversion doit être précédée d’une réflexion stratégique, basée sur une bonne connaissance des règles de production, des débouchés, des atouts et contraintes de son exploitation. L’objectif de cette formation est d’évaluer l’opportunité d’une conversion à l’agriculture biologique de sa ferme et les adaptations à réaliser : Examiner la faisabilité de la conversion de la ferme au regard du cahier des charges et de ses motivations ; Adapter ses techniques de productions végétales et animales ; Maîtriser le parcours administratif et économique ; Définir sa stratégie économique et commerciale en bio.

Cette formation aura lieu à La-Bastide-de-Sérou.

Diversifier sa ferme avec un atelier de volailles biologiques

mardi 8 et mercredi 9 février, cette formation donnera l’ensemble des éléments de réflexion pour envisager la mise en place (ou la conversion) d’un atelier de volailles biologiques en Ariège. Cette formation aura lieu à Gaillac Toulza et La Bastide de Sérou. Programmes détaillés et inscriptions : Les Bios d’Ariège, Cottes à La Bastide de Serou, Tél. : 05 61 64 01 60 ou civambio09@bioariege.fr – www.bioariege.fr

Publié le 14/01/2011 08:59 | LaDepeche.fr

Mirande. « Produire local, consommer local »

Dans le cadre du programme « La vie rurale », le conseil de développement du Pays d’Auch a organisé, mercredi soir, dans l’amphithéâtre du lycée agricole à Mirande, une conférence-débat qui a présenté les enjeux et les différents modes de consommation en circuits courts. « Produire local, consommer local », tel en était le thème présenté et développé par Marc Dufumier, ingénieur agronome et enseignant chercheur à Agroparistech. La composition du public, plutôt nombreux, qui s’était déplacé, montre que ce problème intéresse tout le monde. Il y avait des jeunes, des retraités, des ruraux, des urbains. « Produire local, consommer local » rencontre une forte adhésion. Il y a des avantages au niveau environnemental, au niveau de la qualité des produits et cette qualité ne revient nécessairement pas beaucoup plus cher qu’avec des produits industriels. Cependant, la commercialisation en circuits courts (du producteur au consommateur) reste à développer et à faire connaître.

Des témoignages d’agriculteurs et de consommateurs adeptes de la commercialisation locale ont montré les avantages (productions respectueuses de l’environnement et du bien-être animal, proximité avec les producteurs) mais aussi les limites actuelles notamment lorsqu’il s’agit de servir des collectivités. Le témoignage d’Annie Bourdallé, maire de Saint-Médard, qui travaille en circuit court pour le restaurant scolaire (220 repas par semaine), montre cependant que c’est réalisable. Mais pour produire, il faut des agriculteurs « qui puissent vivre de leur métier et faire vivre leurs enfants ». Or, cette année, il y eut 300 départs à la retraite et seulement 70 installations. Marc Dufumier se veut toutefois optimiste et espère que la PAC 2013 intégrera ces notions de qualité, de « saisonabilité », de respect des hommes et de la nature. Il fera en tout cas partie de ceux qui se battront pour faire entendre ces idées.

Publié le 14/01/2011 15:15 | A. H.

Du 14/01/2011 au 28/01/2011

Toulouse. Tout sur l’effet de serre…

Comment traduire en peinture, en gravure ou en sculpture le phénomène d’effet de serre ? C’est la question que se sont posée les quatre-vingt-trois créateurs qui exposent au 82e salon des artistes méridionaux.

S’exprimant au moyen de techniques classiques ou moins habituelles (photos imprimées, plastique fondu, vitrail…), chacun a traduit à sa manière les effets des changements climatiques, les conséquences de la pollution sur les paysages. Ils dépeignent avec humour les trucs et astuces censés nous aider à résister au réchauffement de la planète, évoquent sur le mode ironique le scepticisme entourant les conférences sur le climat. Sur le mode de l’abstraction, ils représentent les fumées fuligineuses qui saturent le ciel d’une couleur sombre, imaginent que la canicule peut non seulement faire fondre la glace mais encore le métal et les immeubles…

D’autres, moins réalistes ont voulu voir dans le thème de la serre, l’usage qui en est fait en agriculture ou en horticulture. Ils ont peint une végétation plus exubérante que jamais. Les plus optimistes ont préféré envisager le terme « réchauffement » dans un sens affectif..

Pour sa 82e édition, le traditionnel salon des Artistes Méridionaux a déployé ses œuvres dans un lieu nouveau pour lui : la maison des associations sise dans l’enceinte de l’ancien palais Niel. Quatre salles complètement équipées pour recevoir un accrochage en nombre leur ont été attribuées, pour leur plus grand plaisir.

Salon des Artistes Méridionaux à la maison des associations, 81 rue St Roch à Toulouse (Espace Niel) jusqu’au 28 janvier. De 9 h 30 à 23 heures sauf dimanche Métro Saint-Agne ligne. Entrée libre.

Publié le 19/01/2011 10:11 | Bernard-Hugues Saint-Paul

Gaz de schiste : la résistance s’organise

La résistance s’organise contre le projet de prospection du sous-sol lotois et de plusieurs départements limitrophes. Le 24 août dernier est paru au journal officiel la demande de permis de recherche par la société 3 Legs oil & gas (siège basé sur l’Île de Man), sur un périmètre de 5 710 km2 et durant 5 ans. D’autres opérateurs avaient 90 jours pour soumissionner. Hier, le ministère indiquait qu’il n’y a pas eu d’autres candidatures mais que le permis n’a pas encore été accordé en raison « d’études en cours sur la faisabilité de ce projet, au niveau de la DREAL et de la préfecture ». Cette menace fera partie des thèmes de la prochaine campagne électorale. D’ores et déjà, les élus d’Europe Écologie et des Verts (EE-LV) en font l’une de leurs chevaux de bataille. Ils tiendront une conférence de presse, ce mercredi 19 janvier à Toulouse, tandis qu’une réunion publique organisée par les Amis de la Terre, soutenue par les élus EE-LV et Attac aura lieu, ce soir à 20 h 30, salle du Sénéchal (27 rue Rémusat à Toulouse) pour présenter les enjeux environnementaux et géopolitiques liés au gaz de schiste.

À l’instar d’une mobilisation nationale, dans le Lot, un collectif de défense « Le groupe citoyen non au gaz de schiste », qui s’oppose à toute recherche dans le Lot, soutiens les actions dans d’autres sites et réclame un moratoire sur le gaz de schiste et un débat national, est en cours de constitution. Des soirées d’information avec notamment la diffusion du film « Gasland » seront organisées.

Pollution du milieu naturel

L’enjeu des industriels est de récupérer le gaz naturel, du méthane, piégé dans les fissurations (une faible concentration dans un gros volume de roche). Le hic : la méthode employée est l’hydrofracturation. Il s’agit de creuser un puits à 2 000 m ou 3 000 m de profondeur et de provoquer des explosions de la roche tout en injectant un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques afin de remonter la roche et le sable renfermant le gaz. Chaque puits nécessite des dizaines de millions de m3 d’eau dont la moitié est rejetée dans le milieu naturel en sus de la toxicité des produits et des norias de camions sur les routes nécessaires pour transporter le sable et la roche. Une horreur écologique pas vraiment dans l’optique du développement durable, dans un département touristique truffé de zones sensibles et protégées…

Publié le 15/01/2011 03:48 | LaDepeche.fr

Balade ornithologique à Saint Nicolas de la Grave

Samedi 29 janvier, le Foyer Rural propose une sortie très familiale et conviviale avec peu de marche à Saint Nicolas de la Grave (70 km) sur la grande étendue d’eau située auconfluent de la Garonne et du Tarn. S’équiper de vêtements chauds et de couleurs neutres, si possible de jumelles. Départ à 13 h 30 de la salle du Temps Libre en covoiturage, retour vers 17 h 30. Inscriptions avant le jeudi 27 janvier auprès de Pierre Dupuyau 05 61 86 59 16.

Publié le 15/01/2011 10:26 | Jérôme Goust

Le sureau, bien sûr

Le sureau tient son nom du grec sambûke : flûte… car ses tiges peuvent être évidées pour faire des instruments de musique. C’est une des plantes les plus courantes : en plaine, en montagne jusqu’à 1600m, dans les friches et les terrains vagues, le long des chemins, en bordure des bois en haies ou au bord de l’eau.

Les larges ombelles de fleurs blanches sont doucement parfumées. Les fleurs blanches se transforment en petits points verts qui grossissent, virent au rouge puis deviennent violacés presque noirs.

Le sureau est peu exigeant, poussant pratiquement en tous sols. Mais il a quand même besoin d’eau pour nous fournir des baies. Et il aime le soleil.

S’il peut atteindre 8 ou 10 m, vous pouvez le limiter à 2 ou 3 m pour faciliter la cueillette. Vous l’entretiendrez ensuite en touffe buissonnante en le raccourcissant régulièrement.

Son bouturage est extrêmement facile : il suffit de planter un bout de sureau pour marquer une ligne de légumes… et on retrouve quelques semaines plus tard un jeune plant de sureau. Coupez des morceaux de tige de 30 cm environ et plantez-les, espacés de 30 à 40 cm.

Les fleurs de sureau sont utilisées en tisane. Cueillez les ombelles en pleine floraison et faites les sécher en les étalant à plat dans un endroit très aéré à l’ombre. Les baies se récoltent en fin août ou septembre lorsqu’elles sont presque noires. Elles ne sont pas comestibles crues mais on peut en faire des coulis (avec du magret de canard par exemple) ou des gelées. Pour les cuisiner, on les égrène pour se débarrasser des pédoncules.

Ne pas confondre avec le sureau yèble (Sambuccus ebulus) qui ne dépasse pas 1 ou 2 m et dont les baies sont toxiques. Ce cousin herbacé pousse dans les fossés et les talus. Les fruits de l’yèble sont disposés en grappes dressées contrairement à ceux du sureau qui pendent aux branches.

Et l’amélanchier

Un autre arbuste peut trouver place au jardin et dans les haies : l’amélanchier. Il atteint 2 à 3 m, avec un feuillage caduque apparaissant en février. En avril-mai, les fleurs apparaissent, regroupées en grappes blanches dressées ou semi-retombantes. Cette floraison très abondante est aussi mellifère. Les fruits sont des baies d’abord rouges, puis bleu-noires à maturité, de 8 à 10 mm de diamètre avec pépins allongés, mûrissant en fin d’été (3 à 8 kg/pied). Ils contiennent une pulpe verdâtre sucrée et parfumée.

Très rustique, il pousse sur des terres arides, plutôt calcaires, mais supporte quand même de l’acidité (pH 5 à 8). Il n’apprécie pas les sols gorgés d’eau. On choisit une exposition ensoleillée ou à mi-ombre. Il n’a pas besoin de fertilisation particulière. On peut à la rigueur apporter du compost au pied si on constate une baisse de vigueur ou de rendement. A la plantation, on raccourcit pour favoriser la ramification, selon la forme choisie :

– en cépée : en taillant de manière à avoir plusieurs tiges partant du sols. Il faut cependant que la végétation ne soit pas trop touffue.

– sur tige : on sélectionne une tige, à partir de laquelle on taille pour avoir des branches plus ou moins hautes.

La taille d’entretien intervient en fin d’hiver, juste avant le démarrage (au stade de gonflement des bourgeons).

Publié le 14/01/2011 09:41 | C.D.V.

Du 29/06/2011 au 30/06/2011

Agen. « L’agriculture sera durable ou ne sera pas »

Les 29 et 30 juin,se tiendra à Agen le deuxième SIAD, Salon international du bio et de l’agriculture durable. Les conversions en bio se multiplient chaque année.

C’est désormais le rendez-vous annuel du monde agricole à Agen. Le Siad a remplacé le Sifel parti en terres girondines pour célébrer ses fiançailles avec Vinitech.

Le Siad s’adresse à la branche « bio » et « durable » de l’agriculture. Ils n’étaient que quelques irréductibles il n’y a encore qu’une petite dizaine d’années à croire encore à une agriculture raisonnée, n’utilisant que très peu voire pas du tout de traitements phytosanitaires, fabricant leur propre compost pour ne pas gaver la terre mais la nourrir justement, faisant tourner les cultures pour favoriser une régénération et un équilibre naturel des sols… Ils sont maintenant des milliers ! Et ce n’est pas fini : « Avec le dernier Grenelle de l’environnement, le monde agricole est obligé de se mettre en marche, même si je ne pense pas qu’on atteigne les objectifs fixés de 20 % d’agriculture bio logique en 2020 », explique Yves Bertrand, président du Siad.

Fort du succès de la première édition, le Siad relance l’invitation, à destination principalement des professionnels. Pourquoi donc justement ? « Parce que nous n’avons pas encore trouvé la bonne formule pour impliquer le grand public. Nous y songeons, nous avons d’ailleurs plusieurs pistes, un grand marché de producteurs peut-être. Mais rien n’est fait. Nous ne voulons surtout pas que les uns gênent les autres d’une quelconque manière », précise le président.

La première édition s’est révélée très fructueuse pour les professionnels participant aux nombreux ateliers techniques qui s’y sont déroulés. « Tous les participants prenaient des notes, questionnaient. Toutes les informations qu’ils ont récupérées leur seront utiles. Là, c’est vraiment gagné. »

Et le président de lancer « l’agriculture sera durable ou ne sera pas ! » Pour toute la filière bio, c’est une évidence. Le nombre de conversions augmente à grand pas (lire ci-contre) malgré, parfois, des aides jugées trop timides.

« Tout le monde s’empare du durable. Vous savez, il faut démystifier ce domaine du bio. C’est l’essence même de notre métier ! On fait du durable sans le savoir, tous les agriculteurs se dirigent vers ça maintenant. Il y a ceux qui sont déjà labellisés et ceux qui connaissent une profonde mutation. Même les grands céréaliers retrouvent l’intérêt de la rotation des cultures. C’est une volonté d’abord psychologique, une certaine philosophie, mais c’est aussi une volonté technique, les chercheurs de l’Inra se penchent désormais sur le durable après avoir exploré à fond le rendement. Et c’est aussi économique car le bio ne doit pas être cantonné à une frange de marginaux. Le bio, le durable, c’est pour tout le monde. »

Publié le 14/01/2011 11:20 | LaDepeche.fr

Verdun-sur-Garonne. Il est passé par ici, il repassera par là

En 2010, l’ambassadeur du tri du SIEEOM Grisolles-Verdun Bruno Noguès a visité tous les foyers de 5 communes du SIEEOM dont Verdun-sur-Garonne et Bourret. Il a expliqué aux usagers, de vive voix, la meilleure façon de gérer l’ensemble de leurs déchets ménagers; il a aussi répondu à toutes les questions, sur le tri notamment. Il a reçu un accueil très cordial; les habitants ont reconnu mal maîtriser les consignes et ont dit apprécier ce contact humain pédagogique. La démarche porte déjà ses fruits: l’amélioration du tri est perceptible dans les résultats et de nombreux foyers se sont équipés de composteurs. Bruno Noguès ira à la rencontre des usagers des autres communes du SIEEOM Grisolles-Verdun tout au long de l’année 2011. Il adapte ses horaires aux emplois du temps des personnes en activité professionnelle et peut être amené à frapper aux portes en soirée. Pour toute question, on peut aussi appeler le SIEEOM, tél. 05 63 64 49 80.

Nos poubelles débordent

En 2010, chaque habitant du SIEEOM Grisolles-Verdun a généré 370 kilos de déchets ménagers, ordures et emballages, soit plus d’1 kg par personne et par jour. On estime que 150 kg par habitant et par an pourraient disparaître de nos poubelles par des gestes de prévention en amont, tels que le compostage domestique, l’évitement du gaspillage de produits alimentaires, le refus des publicités dans les boîtes aux lettres. Bénédicte Fourquet, chargée de mission au SIEEOM, explique: «Si vous souhaitez agir vous aussi et produire moins de déchets et ainsi moins de pollution, vous pouvez vous procurer un composteur à la déchetterie de Dieupentale au prix de 15 €. Des autocollants stop-pub à coller sur votre boîte à lettres y sont également disponibles.»

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