Revue de presse CLDD 13 01 2011

SOMMAIRE

Albi. Le solaire brille sur Jarlard.

Photovoltaïque.

Lapeyrouse-Fossat. Alerte frelons asiatiques.

Castanet-tolosan. Pollution à l’arsenic aux jardins familiaux.

Mazamet. Nuit de la thermographie.

Castelnaudary. Stéphane Linou, le bilan du locavore.

Cahors. Habitants et jardiniers feront leur compost

Les boissons « light » et l’aspartame provoqueraient des naissances avant terme.

Tournefeuille. Covoiturage et vélo-bus: démarrage lent

La fin des voitures polluantes en ville ?.

Saint-Juéry. Le pédibus manque de bonnes volontés.

Gaz de schistes : toujours plus loin, toujours plus cher, toujours plus sale !

« Plomberie écolo : et si c’était une affaire d’économie d’eau ? ».

Publié le 12/01/2011 08:23 | Alain-Marc Delbouys

Albi. Le solaire brille sur Jarlard

Le Parc Ampère, une des plus importantes fermes solaires d’Albi, voit le jour zone de Jarlard. Le carrosssier Bardou construit 11000 m2 d’entrepôts couverts de panneaux photovoltaïques.

Rue Ampère, du nom du physicien français devenu l’unité de mesure du courant électrique, on produira de l’électricité. Le Parc Ampère, Jean-Marc Bardou n’a pas eu besoin d’aller loin pour trouver le nom de sa ferme photovoltaïque. Il a pris celui qui s’imposait, celui de la rue qui aboutit à son terrain, zone artisanale de Jarlard.

Carrossier âgé de 47 ans, cet entrepreneur est aussi un père prévenant. C’est pour « laisser un patrimoine » à ses trois enfants, deux garçons et une fille âgés de 25 à 18 ans, que Jean-Marc Bardou s’est lancé dans l’aventure du photovoltaïque.

Sans conteste une des plus grandes d’Albi, sa ferme photovoltaïque est en train de littéralement sortir de terre, sur 3,3 hectares qui s’étalent entre le ruisseau du Lézert et le chemin de Cambon. Il a fallu ramener la parcelle, en zone bleue pour le risque inondation (des activités industrielles restent possibles), au niveau de la dernière crue connue et créer un bassin de rétention. « Nous avons remué 10 000 m3 de remblais et traité 30 000 m2 à la chaux », annonce Nicolas de Lacropte de Chanterac, gérant de la SLTP de Chanterac, dont les engins sont à l’œuvre pour les terrassements. « Nous avons pris toutes les terres sur place, ce qui est à la fois plus écologique et plus économique, car cela évite des transports », complète Jean-Marc Bardou. Ce projet est né avant tout de la capacité de cet artisan à saisir les opportunités. Après avoir déménagé là sa carrosserie il y a trois ans, il n’avait pas besoin de tout le terrain.

Panneaux faits à Agen

L’idée lui a été soufflée par Christophe Cambon, de la société Photosun. Jean-Marc Bardou n’est pas chaud pour les centrales photovoltaïques au sol, peu esthétiques et mangeuses d’espaces. Le projet a donc pris la forme de deux dépôts, de 12 mètres au plus haut, dont la toiture mono pente sera orientée au sud (côté chemin de Cambon) pour capter le soleil. Ces entrepôts seront loués. Le loyer et la revente du courant financeront l’investissement, dont le montant n’a pas été révélé, en principe sur 12 ans. « Le plus dur a été de trouver des partenaires financiers, le Crédit agricole et Oseo. Le dossier a pris deux ans. Il a abouti avant le changement de tarifs, qui m’a valu quelques nuits blanches… », avoue l’opérateur.

Cerise sur le gâteau, ERDF en profitera pour passer en souterrain deux lignes électriques et embellir la zone. Jean-Marc Bardou a aussi la satisfaction de faire travailler des entreprises locales : De Chanterac, le maçon Cabanel de Cunac, Serin pour les charpentes métalliques et Fonroche à Agen, fabricant des panneaux solaires « qui ne viendront pas de Chine » !

Sur 1,1 hectare de dépôt seront placés 6 149 panneaux, qui produiront 1 352 780 watts crête. « L’équivalent de la consommation de 45 villas », compare Jean-Marc Bardou. Branchement prévu en août 2011.

Le chiffre : 6 149

panneaux photovoltaïques > Sur le parc Ampère. Ils couvriront la toiture des deux dépôts de Jean-Marc Bardou, constituant ainsi cette ferme solaire. Jean-Marc Bardou a créé à cet effet une société, SAS Bardou Energy

«Ce sera peut-être la plus grande centrale solaire de la ville. Cela paraît grand, mais ce n’est pas gigantesque non plus. ça reste petit. » Jean-Marc Bardou, fondateur du Parc Ampère

Publié le 11/01/2011 11:48 | LaDepeche.fr

Photovoltaïque

Claude cambus > « Ils nous mentent ». Promenez vous entre La Tour du Crieu et Saint-Amadou et vous verrez le site de Sabaranis présenté ainsi en octobre dernier : « Plus de 110 000 panneaux, voila de quoi fournir de l’énergie pour le chauffage, l’eau chaude et la cuisson à 4 900 habitants (soit 20 % de la consommation des habitants de la communauté de communes de Pamiers). Et il était mentionné un potentiel solaire de 2000 heures par an en Midi-Pyrénées. » Tout ceci est faux ! D’abord l’ensoleillement mesuré sur notre territoire de décembre 2009 à novembre 2010 (voir le site de photovoltaïque info qui produit une carte interactive) est en réalité de 1210 heures environ ce qui est tout à fait différent. D’ailleurs, le panneau publicitaire posé sur l’accès au site annonce 11,4 millions de kWh ce qui correspondrait à 1 300 heures théoriques… Si l’on calcule combien un logement HQE (haute qualité énergétique) consomme sur l’année on trouve que cela correspond environ à 2.100 kWh par habitant, certes. Mais cette consommation intervient pour les 2/3 pendant les 6 mois d’hiver, justement au moment où le photovoltaïque produit très peu parce que les jours sont plus court et le soleil plus bas donc avec un rendement des panneaux bien plus faible… Et pendant ces six mois d’hiver le photovoltaïque ne produira que le 1/3 de sa production annuelle. Le calcul se fait assez simplement : un tiers de production face à deux tiers de consommation, ce ne sont pas 4.900 habitants qui pourront être alimentés en hiver par cette ferme photovoltaïque mais 2.500 seulement soit la moitié. Ça ne retire rien à la production totale de cette ferme mais ça diminue l’impact d’une annonce sur le nombre d’habitants qui pourraient être alimentés par cette installation si on était sur une île déserte au lieu d’être raccordé au réseau EDRF près de Saint-Amadou !

Publié le 13/01/2011 03:47 | LaDepeche.fr

Lapeyrouse-Fossat. Alerte frelons asiatiques

Le piègeage dès mi-février

Une recrudescence de frelons asiatiques a été constaté cet été sur la commune de Lapeyrouse-Fossat. Le piégeage constitue une des deux actions prioritaires en matière de lutte contre le frelon asiatique. Les fondatrices vont sortir de l’hivernage avec un besoin énergétique important pour se déplacer et choisir le lieu d’implantation du nid. La ressource en sucre est, en cette saison, peu abondante. Chacune d’entre elles fonde son propre nid qui sera vite rempli de plusieurs dizaines de milliers d’individus. Une telle situation est donc favorable à l’action de piégeage. Dès la mi-février, il faut poser les pièges qui peuvent rester en place jusqu’au mois de décembre (piégeage des ouvrières et fondatrices).

Vous pouvez fabriquer vous-même votre piège avec une bouteille plastique de 5 litres, y verser une cannette de bière (brune ou blonde) bon marché et un verre à liqueur de sirop de grenadine et l’accrocher à une branche.

Important : videz le piège le matin à la fraîche ou dans la soirée, de façon à éviter d’avoir les frelons autour de vous. Ecraser ou brûler les survivants. Surtout ne pas laver ni rincer votre appât ; dépôt de phéromones par les frelons capturés. Ce nouveau prédateur est très redouté des apiculteurs, car il se nourrit principalement d’abeilles.

A savoir : les essaims visibles en hiver sont vides et ne feront pas l’objet d’une deuxième habitation. Le frelon se déplaceran d’où l’utilité d’intensifier le piégeage autour du point de départ.

 

Publié le 12/01/2011 08:49 | M. D. et J.-N. G

Castanet-tolosan. Pollution à l’arsenic aux jardins familiaux

« Nous découvrons avec surprise, amertume et inquiétude la pollution importante de nos puits condamnant la poursuite de nos activités de jardinage et cela sans en comprendre l’origine. » Raymond Joly, le président de l’association des jardins familiaux de Castanet, est inquiet, comme il l’a écrit, en décembre, au maire. Les nombreux jardiniers, qui, depuis 2005, bénéficient de parcelles près du canal du Midi et de la zone industrielle de Vic, sur un terrain municipal, ont appris avec stupéfaction que l’eau des puits était polluée à l’arsenic. Et, depuis le 14 décembre, date d’un arrêté municipal interdisant l’arrosage, ils sont dans l’expectative.

Ancienne décharge

Ce sont des étudiants de l’École nationale supérieure d’agronomie de Toulouse (ENSAT) qui ont découvert, en septembre, cette pollution. Leur travail sur la qualité des sols des jardins familiaux les a amenés à analyser l’eau d’arrosage provenant d’un puits. Cette analyse, menée par le laboratoire départemental, a révélé une teneur en arsenic 13 fois supérieure au seuil autorisé pour l’eau potable (10 microgrammes par litre). Une seconde analyse diligentée par la mairie, alertée entretemps, a, elle, indiqué un taux 37 fois supérieur.

D’où vient cette pollution ? Pour l’heure, personne ne le sait. Une ancienne décharge municipale, située à proximité, est pointée du doigt. Autre hypothèse : l’apport de terre pour le lotissement industriel de Vic, voisin des jardins. « Des recherches sont faites pour en retrouver la provenance. Ainsi que des carottages », explique Arnaud Lafon, le maire. Ce n’est évidemment qu’une fois l’origine identifiée qu’une solution pour l’arrosage pourra être trouvée. En attendant, les jardiniers ont les yeux rivés sur le calendrier avec le printemps en point de mire. Auront-ils des réponses d’ici le 23 janvier, date de leur assemblée générale ?

Le chiffre : 37

fois > Seuil d’eau potable. La seconde analyse de l’eau de puits des jardins familiaux a révélé une concentration 37 fois supérieure à la norme de l’eau potable.

un risque faible

Les jardiniers ont fait procéder à leur frais à l’analyse de légumes frais et en conserve. La concentration en arsenic de ces légumes serait très faible, ce qui laisse penser que le risque encouru serait négligeable. Maître de conférences à l’ENSAT, Camille Dumat, qui pilotait les élèves à l’origine de la découverte, observe que, sur ce sujet, « il existe peu d’études ». Cette pollution, estime-t-elle, doit être un message à l’adresse des municipalités qui multiplient les jardins familiaux : « Il faut que les autorités fassent un effort sur la qualité des milieux. »

 

Publié le 13/01/2011 03:51 | LaDepeche.fr

Mazamet. Nuit de la thermographie

Deux rendez-vous du parc naturel régional du Haut Languedoc, le mardi 18 janvier à Aussillon et le mardi 1er février à Aiguefonde. Le Parc naturel régional du Haut-Languedoc organise les «nuits de la thermographie».

Des soirées qui ont pour but de proposer aux particuliers des solutions pour améliorer la performance thermique de leur habitation à travers l’isolation, le mode de chauffage, l’étanchéité à l’air, etc. Le conférencier présentera également la nouvelle réglementation thermique en vigueur à partir de 2012 (RT 2012).

Programme de 18h30 à 20h : départ depuis la mairie pour un parcours dans les rues du village, observation des bâtiments avec une caméra thermique, conseils fournis par un conseiller de l’Espace Info-Energie. Échanges avec les habitants pour les orienter dans leurs choix de rénovation. 20h-21h : apéritif dînatoire. 21h – 22h30 : Conférence « Comment mettre en œuvre les économies d’énergie ? », par un conseiller de l’Espace Info Énergie. Animations gratuites.

Publié le 12/01/2011 09:21 | Gladys Kichkoff

Castelnaudary. Stéphane Linou, le bilan du locavore

Quand il ne mange pas local, Stéphane Linou anime des conférences. Collectivités, écoles, cantines, associations de producteurs, de consommateurs sont friands de son expérience. « J’ai mis un coup de projecteur sur la souveraineté alimentaire et démontré que notre territoire n’était pas autosuffisant, loin s’en faut. Que de chemin parcouru depuis les premières Amap, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne qu’il a contribué à lancer en 2004. Aujourd’hui, ce sont cent vingt familles qui sont organisées avec des contrats producteurs-consommateurs. S. Linou a fait les calculs : « Ce sont au bas mot, 2 500 € chaque semaine qui sont investis sur le bassin chaurien, uniquement par ces cent vingt familles et quelques produits (légumes, œufs, pain, poulets et commandes groupées, pois chiches, lentilles). C’est de l’emploi local et non délocalisable, du commerce équitable nord-nord où écologie et économie se rejoignent ».

Le «locavore» note combien les mentalités ont évolué, comment les institutionnels ont repris le discours, présente les brochures que viennent d’éditer et le conseil général et la chambre d’agriculture pour le manger local.

Ce que voudrait Stéphane Linou désormais, ce pour quoi il va militer ? L’étendue du principe des Amap à la restauration collective. « Il faut privilégier des productions locales même conventionnelles au bio qui vient de très loin pour lesquels on n’a aucune garantie », insiste Stéphane Linou.

De son expérience et de ses expériences, il veut faire un livre, travaille, en ce moment, à sa rédaction. « Mon souhait serait qu’existe une loi où l’on intégrerait la souveraineté alimentaire de la même façon que les lois SRU le font avec les crèches ou autres services. Les logements sociaux, par exemple, c’est 20 % même si ce n’est pas appliqué partout. Pourquoi ne dirait-on pas qu’il nous faut être autonomes pour notre alimentation à hauteur de 50 % ? », s’interroge-t-il.

Dans son ouvrage, il envisage donc de laisser une place aux hompmes politiques des courants qui l’ont soutenu pendant son expérience. Yves Cochet, ancien ministre de l’Aménagement du territoire, d’Europe-Ecologie-Les Verts a répondu favorablement. Germinal Périco, secrétaire national du Parti socialiste, chargé de l’agriculture et de la ruralité aussi tout comme André Chasssaigne du front de gauche. « Ils sont d’accord pour que nous travaillions ensemble et faire évoluer la loi SRU dans ce sens », se réjouit notre «locavore» .

Publié le 13/01/2011 08:14 | Jean-Michel Fabre

Cahors. Habitants et jardiniers feront leur compost

Le premier composteur collectif a été inauguré hier à la Croix de Fer. Un lieu qui n’a pas été choisi au hasard. Il y a un conseil de quartier, des projets de rénovation de la cité de la cité et des jardins familiaux.

De loin, le composteur fabriqué sur mesure par les jeunes de l’Institut Médico-éducatif de Vire-sur-Lot, tient davantage d’un coffre décoré que d’un réceptacle à déchets organiques. Le premier composteur collectif inauguré par la ville, hier après-midi, a trouvé sa place dans un coin du jardinet devant la Maison du Citoyen à la Croix de Fer.

Les habitants de la cité, des pavillons alentour, les jardiniers du dimanche ou de la semaine qui travaillent les jardins familiaux voisins sont invités à faire le bon tri. Tout le monde s’y est mis pour faire passer l’info, les animateurs de l’espace social ont été formés, le Syded, le service environnement du Grand Cahors, les espaces verts de la ville ont apporté leur expertise et des bio-seaux permettant un tri des déchets ont été distribués.

Désormais, les épluchures, les légumes et les fruits abîmés, le marc de café, les sachets de thé, les fleurs fanées, finiront dans ce composteur. Au bout de 5 à 8 mois, au terme du cycle de dégradation de la matière organique, les habitants du quartier disposeront d’humus gratuit pour enrichir le sol ou leur jardinière sur le balcon. « Attention, il faudra doser le compost qui est puissant, un tiers d’humus deux tiers de terre ». conseille un jardinier de la ville à un résidant s’enquérant du mode d’emploi.

La Croix de Fer a été choisie pour cette démarche nouvelle et ce n’est pas un hasard. Michel Simon adjoint au maire en charge du développement durable rappelait que depuis deux ans, se tenait ici un conseil de quartier animé par Yannick Le Quentrec. « Avec une participation active des habitants » soulignera l’élu. Une exemple de démarche participative qui a donné des idées pour associer encore davantage les habitants au devenir de leur îlot urbain. Brigitte Dessertaine vice-présidente du Grand Cahors définit l’initiative « comme une action concrète de l’Agenda 21 » pour réduire la production de déchets alimentaires ». L’objectif serait d’essaimer ces caissons, ailleurs dans les autres quartiers pour généraliser les bonnes pratiques.

« Nous avons mis à la disposition des Lotois 13 000 composteurs individuels » note pour sa part Michel Quèbre le président du Syded qui se livre à une rapide multiplication : » Sachant qu’un composteur permet de transformer environ 40 kg de déchets organiques par habitant, ce sont plus de 500 000 t de matière qui ne devront pas être transportées à la déchetterie ni incinérées ».

Le chiffre : 544

kilos>Un an de déchets. un habitant du Lot produit en moyenne 544 kg de déchets. Sur cette quantité, 43% sont valorisés, mais encore 57% sont stockés ou incinérés.

 

Publié le 12/01/2011 18:03 – Modifié le 12/01/2011 à 18:44 | © 2011 AFP

Les boissons « light » et l’aspartame provoqueraient des naissances avant terme

Les édulcorants chimiques, souvent épinglés, provoqueraient des naissances avant terme chez les femmes, selon une étude danoise, tandis que des expériences menées sur des souris consommant ces produits concluent à un risque accru de cancer chez les mâles, selon deux études récentes dont les scientifiques du Réseau environnement santé (RES) se font l’écho.

La consommation de ces édulcorants est énorme. Ainsi, l’aspartame, édulcorant le plus utilisé au monde (Canderel, Nutrasweet…), se retrouve dans plus de 6.000 produits, du chewing-gum aux boissons light, dont plus de 500 produits pharmaceutiques. Selon le RES, 200 millions de personnes en consommeraient « régulièrement ».

Chez les enfants et les femmes en âge de procréer, l’absorption quotidienne est estimée à 2,5 à 5 mg par kg de poids corporel. La dose journalière admissible établie par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est de 40 mg/kg.

Une étude, conduite par le Danois Thorhallur Halldorsson, publiée fin 2010 dans l’American journal of clinical nutrition, a étudié l’impact des boissons light ou sans sucre -c’est à dire contenant un édulcorant- sur près de 60.000 Danoises enceintes.

Il apparaît que la consommation d’au moins une boisson gazeuse contenant un édulcorant augmente en moyenne de 38% les risques de naissance avant terme. L’augmentation des risques est de 27% si l’on n’en boit qu’une par jour, 35% si l’on en boit 2 ou 3, 78% quand c’est plus de 4…

L’impact est moindre quand les boissons sont non gazeuses, l’augmentation du risque allant de 11 à 29%. Il est vrai qu’elles comportent, selon les chercheurs, 2 à 3 fois moins des deux édulcorants principaux (aspartame surtout et acesulfame-K, parfois associé) que les boissons gazeuses, étant en revanche plus riches en cyclamate et saccharine.

« Ce ne sont pas des produits anodins (…) pourquoi ne prend-on pas de précaution pour la femme enceinte alors qu’on a des études qui montrent un effet ? », demande Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHU de Montpellier et responsable de la commission alimentation RES.

Etonné par « l’absence de réaction des pouvoirs publics », il estime qu’on pourrait apprendre à se passer de ces produits qui n’ont rien d’indispensable.

Publiée il y a quatre mois dans l’American Journal of industrial medicine, une étude du chercheur italien Morando Soffritti, de l’Institut Ramazzini de recherche en cancérologie environnementale, corrobore quant à elle deux études antérieures menées sur les impacts de l’aspartame chez les rats.

Elle établit que cet édulcorant élève les risques de cancers du foie et du poumon chez 240 souris mâles, exposées de la gestation à la mort. Les risques ne sont pas augmentés chez les femelles, qui pourraient bénéficier d’une « résistance de genre ».

Comme le RES, les chercheurs italiens estiment « urgent » de réévaluer les réglementations actuelles.

Fin 2009, l’EFSA, compétente dans l’évaluation pour les pays européens des additifs alimentaires, à contesté la méthodologie des études antérieures conduites par le Dr Soffritti, et a estimé que rien n’indiquait « un quelconque potentiel génotoxique ou carcinogène » après exposition in utero.

Pour le RES, ces critiques ne sont « pas fondées ». « Est-ce qu’on attend que les études sur les rongeurs soient vérifiées chez l’homme ? », demande André Cicolella, son président.

L’Anses (Agence française de sécurité sanitaire alimentation/environnement) a indiqué mercredi qu’elle allait « examiner sans délai ces nouvelles études en vue d’éventuelles recommandations aux autorités françaises » et, le cas échéant, une saisine de l’EFSA.

Le RES organise le 21 janvier une conférence publique pour réévaluer les risques de l’aspartame.

 

Publié le 08/01/2011 03:49 | Jean -Paul Rouquier

Tournefeuille. Covoiturage et vélo-bus: démarrage lent

Sous le panneau dédié au covoiturage, au Phare, on ne peut pas dire qu’il y ait embouteillage. Le service, mis en place par la municipalité au mois de novembre et géré par Tisséo a du mal à démarrer. « Il faut le temps que cela se mette en place, que l’information circule », affirme François Tomasi, adjoint maire chargé de l’environnement. De toute façon, cela ne coûte à la commune que la mise à disposition du parking et un peu de signalétique ; Et je reste persuadé que cette d émarche correspond à un besoin. De plus de gens, qui ne peuvent prendre les transports en commun, en ont assez de se frotter au flot de voitures de la rocade. » La plupart des éventuels bénéficiaires se situent à l’Ouest de la commune, à Plaisance, Fonsorbes ou Saint-Lys. Pour eux, il suffit de s’inscrire et de venir se garer en toute tranquillité au Phare.

Phase expérimentale

« D’après mes informations, le système fonctionne très bien dans le Tarn, porte ses fruits sur le secteur de Labège. » Il n’y a donc pas de raison que les autres zones de l’agglomération, d’où viennent aussi les travailleurs du centre-ville n’enclenchent pas la vitesse supérieure. «

Si le covoiturage en est encore dans sa phase expérimentale, François Tomasi peut mieux cerner l’opération vélo-bus qui permet de garer son vélo sur de plots sécurisés, installés près des abribus ».

Ce la marche très bien avec les habitants du quartier Mirabeau : les gens qui ont des maisons du côté de la Ramée utilisent beaucoup le vélo. C’est plus long à venir avec la zone de Pahin ; fervent défenseur de La Petite Reine (il effectue tous les jours Tournefeuille-Blagnac en 25 minutes), l’adjoint au maire persiste et signe : « Il faut que les gens se rendent compte que la voiture individuelle est le moins bon moyen de transport. Aussi, à Tournefeuille, dès qu’il y a des initiatives pour favoriser le transport en commun, on fonce. »

Publié le 12/01/2011 11:27 | Jean-Wilfrid Forquès

La fin des voitures polluantes en ville ?

Cinq agglomérations françaises vont tester l’interdiction de circulation aux véhicules les plus polluants en centre-ville. Et si ce test était étendu au Sud-Ouest ?

Sera-t-il possible de mieux respirer en centre ville dans les prochaines années ? Des communes comme Toulouse, Montpellier, Perpignan, Montauban, Albi, ou Pau seront-elles enfin débarrassées des véhicules les plus polluants ?

La question est plus que jamais d’actualité. Cinq agglomérations françaises ont été choisies pour participer à cette expérimentation imaginée par le ministère de l’Écologie dans le cadre de la loi Grenelle. Le gouvernement a retenu Paris, le Grand Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, Clermont Communauté et Pays d’Aix.

Les véhicules visés sont les 4×4 et les vieux diesels. A partir de juillet 2012, la nouvelle arme s’appellera la Zapa (zone d’action prioritaire pour l’air). Concrètement, des secteurs de ces agglomérations seront purement et simplement interdits aux véhicules les plus polluants. Le contrôle des voitures pourrait être réalisé grâce à un macaron placé sur les véhicules, à l’image de la pastille verte mise en service en 1998. La vidéosurveillance permettra le filtrage des véhicules polluants.

En mettant en place cette mesure, le gouvernement espère pouvoir réduire les émissions de particules fines particulièrement nocives pour la santé. Les pouvoirs publics espèrent également obtenir une diminution du nombre des maladies respiratoires et cardiovasculaires.

De nombreuses expériences identiques ont été mises en place chez nos voisins européens. C’est le cas à Rome, Londres, ou Naples. Les premières études mesurant l’efficacité de ces dispositions font état d’une baisse de 20 à 30 % des émissions polluantes. Ce qui est très encourageant !

POUR : « Cette mesure va dans le bon sens »

« En France, il faut changer les mentalités. Je crois qu’il y a vraiment urgence ».

Gérard Onesta Vice-président (Europe Ecologie – Les Verts) du Conseil régional Midi-Pyrénées.« Je suis évidemment favorable à l’interdiction des voitures polluantes dans le centre des grandes villes de l’hexagone », explique le chef de file d’Europe Ecologie-Les Verts à la Région Midi-Pyrénées, Gérard Onesta.  « C’est une mesure qui va dans le bon sens », ajoute-t-il catégorique.  « Pour autant, on ne répond pas à la bonne question. Ce n’est pas en interdisant à une poignée de 4×4 bling-bling de pénétrer dans nos villes que l’on va diminuer automatiquement l’augmentation du nombre des cancers ». Pour poursuivre sa démonstration, Gérard Onesta s’appuie sur quelques chiffres révélés récemment par l’Insee.« Puisque la population toulousaine augmente et continuera d’augmenter dans les prochaines années, il y aura dans le même temps une augmentation du nombre des voitures dans nos cités. Il faut donc basculer vers d’autres modes de transports propres (bus, tramway, métro ou vélo). Il est nécessaire de développer des moyens de remplacement. Il faut une alternative de qualité. Je ne sais pas si cette mesure qui va être testée sera généralisée après 2012. Une chose est sûre, je trouve qu’elle a le mérite d’exister.

C’est un bon début. C’est une prise de conscience. Mais elle ne devra pas disparaître dès sa mise en place. Au cours des derniers mois, nous avons constaté que l’écologie avait été un produit d’appel pour Nicolas Sarkozy. Il faut pérenniser des mesures qui semblent intéressantes ».

Pour le vice-président de la région Midi-Pyrénées, le problème est ailleurs. « Nous vivons dans une civilisation du toujours plus, basée sur la communication. Elles nous montrent quoi les publicités à la télévision ? De belles voitures dans des décors de rêve. Au quotidien, un véhicule dort dans votre garage ou se retrouve bloqué dans les embouteillages sur la rocade montalbanaise ou sur le périphérique toulousain. En France, il faut changer les mentalités. Je crois qu’Il y a vraiment urgence » !

 

Recueilli par J-W. F.

CONTRE : « Ce serait une mesure totalement impopulaire » « Il faut arrêter de taper sur les automobilistes. L’excès en tout est un défaut».

Michel Ribet – Président de l’Automobile Club du Midi

L’Automobile Club du Midi est opposé à ce principe sur le fond. C’est dit, c’est clair. « Il faut arrêter de taper sur les automobilistes. L’excès en tout est un défaut », argumente Michel Ribet, le Président de l’Automobile Club du Midi. « Autrement dit, il y a une réglementation qui existe aujourd’hui, il suffit de l’appliquer. Par exemple, il y a des contrôles techniques et antipollution, il suffit de les respecter.

Sont-ils rigoureusement appliqués ? Sont-ils efficaces ? Je pose la question. Je ne mets pas en doute les compétences des garagistes ou des spécialistes chargés de vérifier si tel ou tel véhicule est polluant, je dis simplement qu’il faut utiliser les moyens qui sont déjà à notre disposition. S’ils ne sont plus adaptés, faisons-les évoluer ». Avant de prendre des mesures d’interdiction comme celle qui sera testée dans cinq agglomérations françaises, Michel Ribet considère qu’il existe d’autres solutions. « On pourrait déjà envisager d’utiliser des carburants moins polluants. Je pense en particulier à tous ceux qui utilisent des additifs. C’est le cas dans les transports urbains avec certains bus qui roulent propre ».Le Président de l’Automobile Club du Midi considère que la pollution est « souvent liée à la forte concentration des activités autour des grandes métropoles. Aujourd’hui, tout le monde utilise sa voiture. Il y a des embouteillages matin, midi et soir. Il faudrait répartir les usines et les entreprises sur la totalité du territoire pour éviter de concentrer une telle pollution » .Bien sûr, il ne s’agit que d’un test qui débutera en 2012, mais Michel Ribet prévient : « Si cette mesure est généralisée, elle sera totalement impopulaire et inefficace. Elle sera pénalisante pour 57 % des propriétaires de voitures utilisant le diesel comme carburant. Par ailleurs, Cette mesure risque d’être discriminatoire. Si elle est généralisée, elle va handicaper les ménages les moins riches. Ils seraient dans l’obligation de changer leur véhicule ».

Recueilli par J.-W.F.

Faut-il interdire les 4X4 à Toulouse ?

Cinq agglomérations françaises vont tester l’interdiction de circulation aux véhicules les plus polluants en centre-ville. à Toulouse, les automobilistes s’inquiètent

Repères

Le chiffre : 97 Zones d’emissions basses > Europe. Ces zones, appelées Low Emission Zones en anglais, régulent la circulation des véhicules les plus polluants dans dix pays en Europe. Les premières zones de ce type ont été lancées dans treize villes de la région de Toscane, en Italie, dès 2006. L’Allemagne reste le pays le plus impliqué avec 47 villes concernées par ces zones d’émissions.

 

Publié le 11/01/2011 09:01 | LaDepeche.fr

Saint-Juéry. Le pédibus manque de bonnes volontés

Aurore Decout et Anne Christine Schmitt, responsable du pédibus, ramassage scolaire à pied, peinent à péréniser le service. Entretien.

Comment fonctionne le pédibus ?

C’est un ramassage scolaire à pied sous la responsabilité de parents bénévoles. Trois lignes sont prévues sur St-Juéry et desservent le groupe scolaire R.Rouquier, les Crozes, la Mouyssetié et la Cité des Platanes. C’est un mode de transport doux, respectueux de l’environnement.

Où en êtes-vous aujourd’hui?

Pour le moment en stand-by. Nous n’avons que 2 accompagnateurs et un enfant sur chaque ligne. C’est donc ingérable. L’année dernière, nous avions 19 enfants sur la seule ligne de la Mouyssetié et 5 accompagnateurs. Pour encadrer, la loi prévoit un accompagnateur pour 6 enfants.

D’où viennent les difficultés?

Il y a un manque d’investissement et de volontés de la part des parents. La mairie, qui prône l’environnement, soutient à fond le projet, mais nous avons un très grand manque d’implication des instituteurs qui n’aident pas pour ce projet. L’année dernière, avec les anciens enseignants, nous avions eu une forte mobilisation pour le pédibus. Les enfants avaient même dessiné le logo du panneau à travers un concours.

Quelles sont les mesures de sécurités prévues ?

Les trajets ont été sécurisés par la mairie et la prévention routière avec pose de panneaux et de passages protégés. Nous avons un système de fiches d’inscription pour les enfants et les accompagnateurs qui signent une charte. Nous portons des gilets fluorescents et les enfants tiennent une corde… Les enseignants et les parents doivent avoir confiance dans le pédibus car c’est un projet très sérieux et très bien structuré qui contribue à l’environnement.

Contacter jatt@hotmail.fr pour toute inscription.

 

HUMAN & TERRE

Gaz de schistes : toujours plus loin, toujours plus cher, toujours plus sale !

Les impacts des pétroles et gaz non-conventionnels.

Mercredi 19 janvier à 20h30 Salle du Sénéchal (17 rue Rémusat – métro Capitole – TOULOUSE)

Malgré la controverse et les dangers entourant cette technique d’extraction

aux Etats-Unis (grave pollution des nappes phréatiques, grosse consommation d’eau,

pollution de l’air, destruction des paysages, etc.), le 30 mai 2010, notre

« Ministère de l’Ecologie » octroyait – sans consultation – à plusieurs compagnies

extractives, plus de 4000 km2 pour l’exploitation de gaz de schiste autour du plateau du Larzac.

Que sont ces gaz de schiste ? Quel modèle de développement énergétique et

économique se profile derrière cette ruée. Toujours plus d’énergie fossile ?

Pour répondre à ces questions, les Amis de la Terre Midi-Pyrénées vous proposent

une conférence débat à Toulouse qui sera animée par Aloys Ligault chargé de campagne

Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises/Industries Extractives aux

Amis de la Terre France.

Quelques informations complémentaires ici :

http://www.cdurable.info/  ou  http://tinyurl.com/6duhrmd

http://ownipolitics.com/2010/12/07/gaz-de-schistes-le-tresor-empoisonne-du-sous-sol-francais/

http://www.bastamag.net/article1363.html

http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/30/980190-Vent-de-revolte-dans-le-Larzac.html

 

Maison-environnement-midipyrenees.

Mardi 18 Janvier 2011 de 18h30 à 20h30

« Plomberie écolo : et si c’était une affaire d’économie d’eau ? »

Chaque jour, à travers nos gestes quotidiens, nous consommons de l’eau.
Si nous ne payons pas directement la ressource, nous en payons son transport et son assainissement, sans compter l’impact écologique de sa consommation.

Du matin au soir, de la toilette matinale à la lessive, nous vous proposons de vous immerger ( !) dans un quotidien plus écologique pour mieux prendre conscience de votre impact sur l’environnement et vous accompagner dans la recherche de réponses aux questions suivantes : quelles solutions techniques existe-t-il aujourd’hui pour économiser l’eau au quotidien ? Comment identifier ces solutions réellement écologiques ? Comment installer un économiseur d’eau ? Que puis-je faire seul ? A quel moment l’intervention d’un professionnel est-elle indispensable ? Comment distinguer l’information fiable de l’usage abusif des caractéristiques « eco », « durable » ou « vert » ? etc.

Revisiter notre quotidien en prenant en compte l’eau que nous utilisons, une visite pleine de surprise !

Proposé par les Zécoplombiers.

 

 

 

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