Revue de presse CLDD 30 12 2010

SOMMAIRE

Votre réveillon de Nouvel an sera-t-il écolo?.

Tombés dans le panneau photovoltaïque.

Deyme. « Le gouvernement met le photovoltaïque en péril ».

Coup de chaud sur l’eau du robinet

L’environnement est dans toutes les têtes.

Salles-sur-l’Hers. Un kit économie d’eau distribué par la mairie.

La Castraise de l’eau va produire du biogaz.

Blagnac. Garona innove et économise l’énergie.

Le bonus vert a du plomb dans l’aile.

Cahors. Les terres agricoles sont-elles gaspillées ?.

Bio à la cantine : plus difficile que prévu.

La campagne à déguster en ville.

L’éco-festival a de la suite dans les idées.

Auzielle. Les jardiniers à l’école verte.

Vazerac. Déchets ménagers : les leçons du SIEEOM…

Castéra-Verduzan. Déchets : « Des sacs pour limiter les coûts ».

Martin Malvy, Energies renouvelables.

ORANGE

Votre réveillon de Nouvel an sera-t-il écolo?

Pesticides, OGM, utilisation d’antibiotiques, émissions de gaz à effet de serre dues aux transports ou au chauffage des serres… Pas facile de concocter un menu de réveillon en évitant ces écueils. Pour nous aider, l’association France nature environnement a publié sur son site un exemple de repas de fête vert, de l’entrée au dessert!

Au menu: « Duo de purée de saison (potimarron et panais), tarama maison, huîtres et truite fumée » en entrée, « filet de boeuf en croûte, sauce forestière, pommes sarladaises et sa fondue de poireaux » en plat, et charlotte aux poires en dessert.

Le tout accompagné, avec modération bien sûr, de vin blanc, de vin rouge et de Champagne, tous bio.

Résultat: un repas sans pesticides et 5 fois moins émetteur de CO2 que le repas conventionnel sélectionné pour la comparaison par FNE (foie gras, saumon fumé, chapon, charlotte aux fraises, etc.), car composé de produits locaux, de saison et issus de l’agriculture biologique. Il revient en outre revient moins cher, selon les calculs de l’association.

« On peut être écolo sans être ascète »

FNE conseille encore l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille, de vraies assiettes plutôt que de la vaisselle jetable, et une cuisine maison car elle génère moins d’emballages que les plats cuisinés.

Pourquoi la viande de boeuf plutôt que le chapon? Parce qu’il s’agit souvent de « vache laitière de réforme », c’est-à-dire d’animaux « qui ont déjà amorti leur carbone avec la production de lait », explique un porte-parole de FNE sur 20Minutes.fr, alors que le chapon a des chances d’avoir été « gavé d’antibiotiques ».

« FNE souhaite démontrer que nous ne sommes pas condamnés à ne manger que des graines pour sauver la planète, on peut être écolo sans être un ascète », martèle Bruno Genty, président de l’association. « Le but n’est pas de renoncer à tout plaisir. Au contraire, le choix de produits de saison, bio et/ou locaux est souvent l’occasion de redécouvrir le goût des produits et de proposer à ses convives une cuisine pleine de saveurs sans pour autant vider son porte-monnaie. »

Publié le 29/12/2010 07:59 – Modifié le 29/12/2010 à 14:30 | LaDepeche.fr

Tombés dans le panneau photovoltaïque

Muette pour l’instant, la grogne monte réellement dans le monde agricole, chez ceux qui voulaient avec l’arrivée du photovoltaïque sur leurs bâtiments professionnels se donner un nouvel « outil de travail ».

L’année qui s’achève avait été synonyme à la fois d’attente et de certitudes pour ceux des exploitants agricoles qui misaient sur l’ère nouvelle du photovoltaïque pour moderniser leur outil de travail. Décembre 2010, selon un syndicaliste agricole, une dizaine de dossiers sont gelés, et cela n’a rien à voir avec les températures des derniers jours.

« La préfecture se retrouve coincée entre les autorisations que ses services avaient pu donner cette année, et le moratoire décidé par le gouvernement très récemment. » Depuis 2009, des permis de construire ont, finalement, été accordés à des exploitants spécialisés dans la filière fruits et légumes par exemple, qui cherchaient à faire coup double en s’associant la société Fonroche (Roquefort) : l’entreprise livrait l’installation clés en main, et l’agriculteur bénéficiait d’un « outil de travail » permettant de diminuer les coûts d’exploitation par le transfert de l’énergie fossile vers le photovoltaïque.

« C’est raté, au moins pour 2 011 », peste un producteur de l’Agenais. Entre-temps, alors que les permis de construire pour une part retoqués ont finalement été accordés, l’État a décidé d’un moratoire de trois mois exigé à EDF. « On se retrouve le bec dans l’eau car au terme du moratoire à la fin mars, il faudra alors reprendre les dossiers au départ. Cela nous emmène aux portes de 2011, et des plants de fraises, cela ne se plante pas comme cela, du jour au lendemain. C’est beaucoup de temps de perdu. Est-ce à dire que personne ne cherche à développer les investissements en agriculture dans ce département ? »

inquiétudes pour l’eau aussi

L’électricité et l’eau ne font, tous les bricoleurs vous le diront, pas bon ménage. La ressource pour l’irrigation est également en question pour 2011. À la suite de la visite de Sarkozy en mai dernier à Marmande, l’assurance avait été semble-t-il donnée que les contraintes administratives seraient si ce n’est levées, en tout cas assouplies. En amont de la visite de Bruno Le Maire à la mi-décembre à Agen, Michel de Lapeyrière, le président de la chambre d’agriculture, posait au ministre une question simple : était-il dans ses intentions d’abroger les décrets limitant les volumes d’irrigation pour les exploitants agricoles utilisant la ressource ? Comme le photovoltaïque, autre sujet d’inquiétude pour le monde agricole dès le début 2011. Et autre motif de démonstration de la grogne sur la voie publique.

Publié le 27/12/2010 11:23 | Recueilli par Laurent Conreur

Deyme. « Le gouvernement met le photovoltaïque en péril »

« Avec ces mesures, les entreprises qui ont embauché dans le photovoltaïque vont certainement dégraisser ». Antoine Farcot, directeur d’Autan Solaire à Deyme, ne mâche pas ses motsAntoine Farcot, directeur de la société Autan Solaire à Deyme, est irradié de rayons de colère. Le moratoire publié au journal officiel suspendant l’obligation d’achat de l’électricité produite par certaines installations utilisant l’énergie radiative du soleil, qui s’accompagne du gel des demandes en cours, mettrait en péril l’activité de son entreprise, et avec une filière novatrice instituée par le Grenelle de l’Environnement. L’entrepreneur dénonce un gouvernement qui joue au yo-yo en modifiant en permanence les mesures et bloque ainsi l’investissement industriel.

Ce moratoire vous irrite, pourquoi ?

Si l’esprit peut se comprendre dans la volonté de réduire les abus qu’a entraînée l’obligation d’achats de l’électricité produite, la violence de la méthode a de quoi énerver quant aux choix arbitraires des projets qui restent valables et de ceux qui ne le sont plus et qui doivent être réenregistrés. Les conformités sont totalement remises en cause. On valide des projets EDF qui n’ont pas de permis de construire, et nous, on nous suspend un projet de bâtiment à énergie positive pour notre activité, alors que tout est conforme.

Vous aviez pourtant déjà tiré la sonnette d’alarme ?

Cela fait cinq ans que je dis qu’il faut faire quelque chose contre l’invasion des produits chinois et l’installation de margoulins qui revendiquent faire du photovoltaïque.

Votre activité est-elle en danger ?

C’est le moins que l’on puisse dire. La promulgation de ce décret va conduire à l’annulation immédiate de plus de 50 % de nos commandes sur les six prochains mois. Je devais renouveler trois CDD, je ne vais pas le faire.

Ce yo-yo du gouvernement qui change les mesures en permanence est perturbant ?

Plus que perturbant. Déroutant. On ne s’attendait pas à de telles mesures. On nous a parlé de stabilité, et dans l’année, il y a eu quatre volte-face : d’abord la révision des tarifs, puis la baisse du tarif, la baisse des crédits d’impôts et enfin ce moratoire désarmant. Après, on se plaint qu’il n’y a pas d’investissements industriels en France. Que dire du particulier : avec un tel chambardement des lois, il est largué. Et de ce fait, il ne fait plus de demande. Ce qui est valable le jour A sera peut être non-conforme le jour B.

Comment voyez-vous l’avenir ?

Je ne vois rien de bon. J’ai écrit au commissaire général au développement durable, je n’ai pas eu de réponse. Je peux vous dire qu’en janvier, on va retrouver du monde au Pôle Emploi. Avec ces mesures, les entreprises qui ont embauché dans le photovoltaïque vont certainement dégraisser. Pour notre entreprise, heureusement que l’on travaille dans d’autres secteurs énergétiques pour pouvoir encore respirer, mais pour combien de temps ?

Publié le 30/12/2010 03:48 | Évelyne Encoyand

Coup de chaud sur l’eau du robinet

Lors de la réunion de quartier, un habitant de la rue du Cagire, près de la clinique d’Occitanie, a expliqué qu’en plein été, il s’était plaint à Véolia car la température de l’eau qui coulait de son robinet dépassait les 25 degrés. Ces 25 degrés qui constituent la « référence de qualité », une valeur guide « dont le dépassement ne vaut pas non-conformité », précise le délégataire de la distribution d’eau sur la ville. C’est-à-dire qu’en cas de fortes chaleurs, cette référence peut être dépassée, après avis de l’ARS (ex DDASS), sans que cela mette en danger la qualité bactériologique de l’eau.

Eau de surface

Les raisons de cette poussée de température estivale sont à chercher du côté de la Garonne, et plus précisément de la Naverre, où Véolia effectue les pompages. « Il s’agit d’une ressource de surface, qui affiche entre 4 et 25 degrés au prélèvement. La station ne peut pas rafraîchir l’eau et celle-ci peut prendre quelques degrés de plus dans les réseaux ». Aucune autre plainte n’émanant d’un autre quartier de la ville, l’adjoint Christophe Delahaye et Véolia ont essayé de savoir ce qui se passait rue du Cagire. Olivier David, le chef de service Garonne Sud donne le détail des investigations. « Nous avons vérifié 35 branchements sur le quartier, et notamment les clapets pour le retour d’eau chaude provenant éventuellement de chauffe-eau des habitations. Et nous avons établi un modèle mathématique du réseau pour calculer la vitesse de l’eau dans les réseaux ».

Y aurait-il un problème de stagnation d’eau rue du Cagire ? Le réseau est en boucle, avec peu de branchements. Le phénomène s’accentue lorsque les riverains partent en vacances. Des travaux d’un montant de 10 000 euros ont été entrepris pour la pose d’une vanne et d’une purge pour accélérer la circulation de l’eau. « Cela fait partie du métier de délégataire et ce problème n’est pas propre à Muret ». Le suivi analytique montre que la situation rue du Cagire s’est améliorée. « En ce moment, la température de l’eau est à 8 degrés ». Et il vaut mieux protéger les compteurs du froid.

Publié le 30/12/2010 03:50 | LaDepeche.fr

L’environnement est dans toutes les têtes

Les enfants des cycles 2 et 3 de l’école de Montans ont pu bénéficier d’un spectacle de qualité le jeudi 16 décembre à la salle des fêtes du village avec Tarn et Dadou.

«Alerte Verte» est un projet de sensibilisation à l’environnement associant un spectacle tout public à partir de 6 ans à des animations pédagogiques autour de l’eau, des déchets et de la biodiversité.

L’association « Les Mouches du Coches » d’Albi a présenté le projet « Alerte Verte » dans les quatre classes de l’école de Montans. Les animateurs de l’association sont intervenus quelques jours auparavant dans les classes pour sensibiliser les enfants à la biodiversité et la gestion de l’eau. L’animatrice de Tarn & Dadou s’est chargée de la partie « déchets » à travers des séances d’animations en classe et des visites pédagogiques (centre de tri, déchèterie, VOA et imprimerie).

Dès le début de l’année 2011, les enfants poursuivront leur apprentissage avec la thématique des énergies. Un véritable projet d’école sur trois ans avec comme thématique principale l’environnement (les déchets, l’énergie et l’eau).

Publié le 29/12/2010 03:51 | LaDepeche.fr

Salles-sur-l’Hers. Un kit économie d’eau distribué par la mairie

Nous le savons tous l’eau potable est un bien précieux, de plus en plus difficile à produire dans des normes toujours plus exigeantes, et dont le coût ne cesse de croître. Pour un prix équivalent à celui d’un mètre cube d’eau, la commune de Salles-sur-l’Hers a offert à tous ses ménages un « kit économiseur ». Un matériel simple et efficace qui s’adapte à toutes les installations domestiques : évier, lavabo et douche. Naturellement le niveau d’économie dépendra du comportement de chaque utilisateur mais les tests réalisés sont probants. D’ailleurs le prochain relevé des consommations pour l’année 2011 permettra de mesurer les économies des ménages salhersiens autant sur le prix de l’eau que sur la redevance d’assainissement.

Publié le 28/12/2010 08:36 | Jean-Marc Guilbert

La Castraise de l’eau va produire du biogaz

La régie municipale de la Castraise de l’eau prépare un important investissement afin de produire du biogaz à partir de sa station d’épuration de Mélou. Lequel sera ensuite converti en électricité destinée à être revendue à ERDF.

La ville de Castres et en particulier sa régie municipale la Castraise de l’Eau prépare un important projet de valorisation de ses boues issues de la station d’épuration de Mélou, laquelle reçoit la totalité des effluents de la commune. Lors du dernier conseil municipal le maire UMP Pascal Bugis a proposé à l’assemblée de délibérer sur un aspect administratif de ce lourd dossier très technique. Mais pourtant, le principe général de cette réalisation est tout simple. Les eaux usées collectées sur la station sont actuellement traitées de façon a extraire sa partie solide avant que l’eau claire, une fois propre, ne soit rejetée à l’Agout.

Un moteur qui chauffe

Les boues sont actuellement stockées dans de grandes cuves étanches et produisent du biogaz qui est simplement brûlé par une torchère. Pierre Lapelerie, directeur de la Castraise de l’eau explique: «Plutôt que de brûler ce gaz produit par le méthaniseur, notre idée est de le valoriser. Il pourrait être utilisé comme source d’énergie pour faire tourner tout simplement un moteur. Lequel moteur peut produire de l’électricité.»

Cette électricité peut ensuite être revendue à ERDF et réinjectée dans le réseau. Selon les premières études, la station castraise pourrait dégager un potentiel de 150 kilo watts.

Accélérer la méthanisation

Un apport financier appréciable pour la gestion de la Castraise de l’eau qui doit payer un prestataire pour récupérer et retraiter ces boues. Lequelles sont ensuite transformées en compost.

Ce type d’opération est très en vogue et se situe dans le tempo des énergies renouvelables. Pour la petite histoire, on peut souligner que le moteur qui va produire de l’électricité dégage lui aussi de la chaleur qui pourra être utilisée afin d’accélérer la méthanistation des boues.

Mais le chemin pour parvenir à l’aboutissement du projet reste encore assez long.

Au delà des phases administratives dont s’occupe la ville, propriétaire des bâtiments de la station, il faudra aussi que soit menée une enquête publique car il s’agit d’une installation dite «classée» nécessitant des autorisations particulières.

L’année qui s’ouvre sera donc consacrée à la finalisation du dossier pour une installation finale envisagée en 2012.

Le coût de l’opération se situe entre 300 000 et 400 000 € suivant les choix technologiques qu’il reste à arbitrer. Mais la Castraise est bien entrée dans une volonté de faire fructifier le traitement des matières qui aujourd’hui lui coûtent cher.

D’autres pistes de réflexion

Toujours dans la même démarche, la Castraise de l’eau ne s’interdit aucune piste de valorisation de ses installations. Ainsi, il est envisagé d’équiper les bâtiments de la station avec des panneaux photovoltaïques puisque les surfaces disponibles sont importantes sur le site de Mélou.

Certains gestionnaires de l’assainissement vont même jusqu’à transformer eux mêmes les boues en compost ce qui représente une économie importante. D’autant que les collectivités sont elles mêmes, pour leurs espaces verts, très consommatrices de ces produits.

Le chiffre : 150 kilos watts> de puissance. C’est la puissance électrique que pourrait produire la turbine qui sera actionnée grâce au biogaz produit par les boues d’épuration de la station de Mélou.

«Plutôt que de brûler dans une torchère le biogaz produit par les boues, on peut l’utiliser pour faire tourner un moteur et produire de l’électricité. » Pierre Lapelerie, directeur de la Castraise.

Publié le 27/12/2010 03:47 | LaDepeche.fr

Blagnac. Garona innove et économise l’énergie

C’est après presque 3 ans d’étude et un brevet déposé en 2008 que la société Garona a présenté officiellement la VP20 Garona devant plus de 300 invités, maires, partenaires, fournisseurs, constructeurs. Elle innove ainsi en matière de chauffage, pour répondre aux nouvelles normes sur les bâtiments basse consommation (BBC) et aux objectifs de la loi sur le Grenelle de l’environnement.

Régis Garoni, président du groupe Garona, explique : « J’ai déposé un brevet en 2008, en combinant en un seul appareil la ventilation, le chauffage, l’eau chaude et le rafraîchissement de la maison. Ensuite, nous avons confié la fabrication de ce prototype à la société danoise Nilan qui est le leader européen de la ventilation et du chauffage. Grâce à ce système nous pouvons ramener la facture à 200 euros par an pour une maison de 120 m2 respectant la norme BBC, soit une économie de 800 euros pour les maisons actuelles respectant la norme HPE. Dès aujourd’hui nous travaillons sur la maison toute passive ».

Bernard Keller, maire de Blagnac et membre d’honneur du lancement officiel, est ravi : « Je suis heureux et fier d’accueillir des entreprises innovantes à Blagnac, surtout basées sur l’axe du développement durable et de l’économie ».

Publié le 27/12/2010 07:55 | LaDepeche.fr

Le bonus vert a du plomb dans l’aile

Les mois passent, et les entorses au Grenelle de l’environnement se multiplient. Après l’abandon de l’éco-redevance kilométrique pour les camions ou la taxe carbone, le gouvernement a jeté, début décembre, un pavé dans la mare en suspendant pour trois mois l’obligation pour EDF de racheter l’énergie solaire aux tarifs actuels. Et l’offensive contre le Grenelle se poursuit. Ainsi, le bonus-malus, une des dispositions phares contre les émissions de gaz à effets de serre, a depuis hier du plomb dans l’aile.

Le gouvernement a en effet publié au Journal officiel un décret durcissant les conditions d’octroi du bonus écologique en 2011. Le bonus de 100 € pour l’achat d’une voiture émettant entre 116 et 125 g de CO2/km sera par exemple supprimé. Pour profiter d’un bonus de 400 € il faudra un véhicule émettant de 31 à 110 g (auparavant on donnait 500 € pour les voitures de 96 à 115 g). Le texte de cette nouvelle norme, applicable dès le 1er janvier, met un terme au bonus spécifique GPL de 2 000 €, institué lors du Grenelle de l’environnement en 2007, pour l’achat d’un véhicule fonctionnant au GPL ou au gaz naturel véhicule.

Concernant les véhicules hybrides, pour recevoir une prime de 2 000 €, il faudra désormais disposer de voitures émettant moins de 111 g. Jusqu’à présent cette prime était versée pour les véhicules émettant jusqu’à 135 g.

Le gouvernement ne touche pas en revanche à la prime de 5 000 € pour les hybrides émettant moins de 60 grammes de CO2/km et qui doit soutenir l’essor du véhicule électrique.

Mais le mal est fait : rouler plus propre devient clairement moins intéressant…

Publié le 30/12/2010 03:51 | Photo DDM, archives.

Cahors. Les terres agricoles sont-elles gaspillées ?

La fédération nationale de la propriété privée rurale (FNPPR, 60 000 adhérents) monte au créneau contre la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche. En France, la propriété rurale représente 4,5 millions de propriétaires ruraux et 3,5 millions de propriétaires bailleurs (dont 7 000 dans le Lot). Un capital foncier estimé à 122 milliards d’euros. La FNPPR souligne les 66 000 hectares de surfaces agricoles et naturelles consommés chaque année en France dont 35 000 hectares de terres arables. La surface artificialisée était de 591 m2 par habitants en 1982, 794 m2 en 2004.

La FNPPR met en cause le bétonnage, le goudronnage et s’interroge sur l’efficacité du dispositif prévu dans le projet de loi (création d’un observatoire sur la consommation des terres agricoles et d’une consommation de la consommation des espaces agricoles chargée de donner un avis sur les déclassements des terres ; instauration d’une taxe sur la vente de terrains nus devenus constructible).

«Pas d’abus dans le Lot»

La FNPPR estime que la réussite de la politique de sauvegarde des espaces agricoles et naturels passe par la revalorisation de l’usage agricole du foncier (et de sa rentabilité pour le propriétaire) et l’évolution des règles et des organismes qui encadrent le marché des terres agricoles.

Qu’en est-il dans le Lot ? Le département est-il concerné par le gaspillage des terres agricoles ? « Il n’y a pas d’abus dans le Lot », s’accordent à dire Xavier d’Hébrail (président du syndicat départemental de la propriété privée rurale du Lot) et André Jacquot (directeur de la SAFALT), qui n’ont toutefois pas la même analyse de la situation. Le débat est ouvert…

Xavier d’Hébrail

« Dans le Lot, les surfaces dédiées à l’agriculture ont diminué de 8 % entre 2006 (277 000 hectares) et 2 008 (256 000 hectares). Les surfaces sans usages (landes, terres) ont augmenté de 11 % sur la même période, passant de 100 600 hectares à 111 437 hectares. Et le foncier bâti a augmenté de 13 %, passant de 15 352 hectares à 17 339 hectares.

Hormis l’habitat, il y a eu peu de consommation de terre pour de nouvelles routes (180 hectares de plus entre 2006 et 2008). Le recul des terres agricoles est surtout imputable au statut du fermage qu’il faut réformer car il est actuellement un carcan pour les propriétaires. Nombreux préfèrent ainsi ne pas ou ne plus louer leurs terres plutôt que de s’enfermer dans un bail qui leur ôterait la maîtrise parfois sur plusieurs générations, alors qu’ils en auraient parfois besoin. Chaque année, nous défendons plusieurs dossiers, actuellement quatre litiges.

Nous préconisons une revalorisation des terres agricoles (le prix est trop bas) et une réforme du statut du fermage, actuellement trop favorable aux exploitants, pour donner plus de liberté aux propriétaires sur tout ou partie de leurs terres. Créer une sorte de bouclier territorial ».

Président du Syndicat de la Propriété Privée Rurale du Lot

« Dans le Sud de la France, il y a peu de fermage, la majorité des exploitations étant en faire-valoir direct (59 % dans le Lot, 62 % en Aveyron et 58 % dans le Tarn). Il n’y a pas de gaspillage dans le Lot. Contrairement à une idée répandue, la surface agricole utile (SAU) du Lot a augmenté, passant de 211 472 hectares en 1989 à 219 500 hectares en 1999 et 231 000 hectares actuellement. Il faut continuer à maintenir l’agriculture dans le département. La difficulté dans le Lot est une SAU peu remembrée et le morcellement intense des terres, ce qui favorise la demande non agricole. 90 % des terres achetées par la SAFER le sont à l’amiable. La préemption est très minoritaire. On se rend compte que les situations sont plus faciles lorsqu’il y a une identification agricole des terres sur les documents d’urbanisme (PLU, carte communale…).

Je n’ai pas qualité pour parler du statut du fermage. J’observe qu’en cas de difficulté pour un bail de terres, il existe un outil : la convention de mise à disposition (CMD) entre le propriétaire et la SAFER. La CMD n’a pas vocation à se substituer au fermage mais est adaptée à certaines situations difficiles. La SAFALT gère ainsi 1 000 hectares dans le Lot ».

André Jacquot

Publié le 27/12/2010 08:12 | B.-H. S.-P.

Bio à la cantine : plus difficile que prévu

20% de bio servi à la cantine des collèges : tel est l’objectif du conseil général du Lot qui élabore actuellement un répertoire de producteurs locaux partenaires. La mise en œuvre sera sans doute plus difficile que prévu, pour des raisons diverses et parfois inattendues.

Atteindre 20% de produits bio dans les cantines des collèges. L’intention, actée par le conseil général du Lot, la chambre d’agriculture du Lot et l’association Lot AB Né via un programme de développement de l’agriculture biologique lotoise est louable. Mais ne sera sans doute pas de sitôt mise en pratique.

Car en dépit d’une cote indéniable, la culture bio reste encore insuffisante dans notre département avec seulement 2% de la surface agricole et 110 producteurs (plus 60 en conversion) pour faire face à la demande locale comme aux ambitions affichées.

Tout en rappelant les objectifs et les priorités du projet départemental (lire encadré), Daniel Maury, vice-président du conseil général en charge de l’éducation, précise que le dossier bio progresse et qu’un «répertoire des producteurs locaux par collège est en cours d’élaboration».

Le temps de l’épluchure…

Au-delà, c’est toute une filière qui doit se structurer afin de fournir les volumes nécessaires aux objectifs, sans pour autant oublier ses clients habituels : «Les producteurs ne mettront pas tous leurs œufs dans le même panier. Ils doivent déjà fournir des clients ( marchés, magasins, particuliers, AMAP). Il faudra donc beucoup de producteurs lotois pour fournir les cantines car cela n’aurait aucun sens pour le développement durable de se fournir loin en bio», indiquent Thierry Simon et Serge Moulène, coprésidents de Lot AB Né. Maire de Lacapelle-Cabanac, Thierry Simon a essayé le bio à la cantine scolaire: «La mise en œuvre pratique soulève des problèmes inattendus, comme le temps supplémentaire d’épluchure qui a donc une incidence sur le temps de travail des agents. Cela est sans doute aussi à prévoir sur une plus grande échelle, comme celle des collèges pour le conseil général ou des lycées pour la région». Serge Rigal enfonce le clou en considérant qu’actuellement, la législation est mal adaptée (lire ci-contre) pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

Bref : la bio dans les cantines mérite encore un bon tour de table…

«La législation est inadaptée»

Au dernier conseil communautaire du Grand Cahors, Serge Rigal, conseiller général du canton de Catus et maire de Saint-Médard-Catus, a participé au débat sur le futur Agenda 21, en relevant le décalage entre intention et action face à une législation mal adaptée. Donnant l’exemple du plan bio, il précisait : «On peut se donner des objectifs, mais la législation est trop inadaptée et doit évoluer. Actuellement le code des marchés publics impose aux collectivités un appel d’offre au-delà de 4 000€. S’il est remporté par un candidat lointain, cela ira à l’encontre des objectifs de développement durable local de l’Agenda 21».

Hygiène, sécurité, goût, tarifs…

Dans le cadre de la convention signée avec les collèges, le projet départemental s’articule autour de trois axes prioritaires :

1) L’hygiène et la sécurité alimentaire avec l’appui technique du laboratoire départemental d’analyses : nouvelle grille d’audit du service de restauration; renforcement de l’exploitation de ces audits; suivi de la mise à jour du plan de maîtrise sanitaire; plan annuel des contrôles bactériologiques et suivi annuels des résultats.

2) Le recours aux produits locaux ou aux produits issus de l’agriculture biologique, l’équilibre alimentaire et l’éducation au goût. Des actions sont engagées : mise en œuvre des recommandations du plan national nutrition santé avec un plan alimentaire dans chaque collège; opérations relatives à l’éducation au goût et à la valorisation des produits locaux.

3) La politique tarifaire : l’objectif est une l’harmonisation des tarifs pratiqués sur l’ensemble du territoire départemental au 1er janvier 2012.

Publié le 27/12/2010 08:43 | Emmanuelle Rey

La campagne à déguster en ville

Jean-Bernard Merlo, producteur à Merville et Didier Fréchou, éleveur de porcs dans le Comminges, entourent Muriel Porry, gérante de la Ferme Attitude, premier magasin fermier à s’ouvrir dans le centre d’une grande ville française./Photo DDM Michel Viala

Jean-Bernard Merlo, producteur à Merville et Didier Fréchou, éleveur de porcs dans le Comminges, entourent Muriel Porry, gérante de la Ferme Attitude, premier magasin fermier à s’ouvrir dans le centre d’une grande ville française./Photo DDM Michel Viala

Jean-Bernard Merlo, producteur à Merville et Didier Fréchou, éleveur de porcs dans le Comminges, entourent Muriel Porry, gérante de la Ferme Attitude, premier magasin fermier à s’ouvrir dans le centre d’une grande ville française./Photo DDM Michel Viala

Premier magasin fermier installé dans le centre d’une grande ville, la Ferme Attitude rassemble 18 agriculteurs et éleveurs de la région. Ouvert le 18 décembre, il ne désemplit pas.

Œufs fermiers, escalopes de veau, yaourts et crème de pruneaux. Sac recyclé en main, devant la caisse du magasin Ferme Attitude, Véronique affiche un large sourire. « Enfin un lieu en ville où on peut trouver des produits en circuit court, c’est pas trop tôt ! », souffle cette dernière.

Ouvert depuis quelques jours dans la rue d’Astorg, à quelques pas de la place Saint-Etienne, le premier magasin fermier de Toulouse connaît un joli succès. « Nous savions que la demande existait mais nous sommes surpris de l’engouement », explique Muriel Porry gérante de ce lieu qui regroupe dix-huit producteurs et éleveurs de la région. Leur point commun ? L’envie d’aller à la rencontre de la clientèle et de vendre sans intermédiaire. À tour de rôle, ils viennent assurer une permanence dans le magasin.

Didier Fréchou est éleveur de porcs à Peyrissas dans le Comminges. Il fabrique lui-même ses conserves et sa charcuterie. « Je viens tous les ans au salon Sisqa à Toulouse. Et tous les ans, je rencontre des consommateurs qui regrettent de ne trouver mes produits qu’à cette occasion. L’ouverture d’un magasin fermier répond à cette attente », lance l’éleveur. « Pour nous, producteurs, il est primordial de rencontrer le public. C’est un lien qui valorise notre profession ».

Volailles, produits laitiers et légumes constituent le panier moyen. « Les clients sont parfois demandeurs de légumes qui ne sont pas de saison, à nous de les éduquer », souligne la gérante qui refuse la dénomination « bobo ». « Il n’y a rien de bobo à vouloir bien manger. Les prix sont les plus justes pour rémunérer les producteurs. Vous ne trouverez pas du poulet à 1 € le kilo mais à 6,90 €… Et vous saurez d’où il vient ».

Ferme Attitude, 23 rue d’Astorg, ouvert le lundi de 16 h à 20 h, du mardi au samedi de 10 h à 14 h et de 16 h à 20 h. Tél.05 34 33 51 55

Le chiffre : 10 producteurs > En Haute-Garonne. Sur les 18 producteurs de Ferme Attitude, 10 viennent de Haute-Garonne. Arboriculteurs, maraîchers, vignerons et éleveurs.

La phrase

« Ce magasin offre un débouché quotidien aux producteurs. Ils aiment venir à la rencontre des clients. » Muriel Porry gérante du magasin Ferme Attitude

« On veut des places de marché »

Philippe Ceccaldi est président départemental de la coordination rurale de Haute-Garonne. Il milite pour le développement des filières de distribution courtes. Après des opérations ponctuelles de vente directe dans les quartiers toulousains et un petit marché à Basso-Cambo en été, la coordination rurale réfléchit à d’autres actions pour 2011 afin de valoriser les producteurs locaux. « L’Etat commence à s’intéresser à nous, aux filières courtes. Il est plus que temps », lance Philippe Ceccaldi, récemment invité par la direction régionale de l’agriculture à une réunion sur le sujet. « Selon certaines études, 80 % des besoins alimentaires de la ville de Toulouse sont couverts par des produits qui viennent de plus de 150 kilomètres.

La ceinture verte n’existe plus, essentiellement à cause de l’âge des producteurs et de normes trop rigoureuses. J’ai dit aux représentants de l’Etat qu’on ne voulait pas de l’argent mais des places sur les marchés. Pour que les petits producteurs se lancent, il faut leur faciliter l’accès aux marchés de la quatrième ville de France. Mais c’est une décision politique, la pression des revendeurs est très importante. Ils sont près de 70 % sur les marchés », estime encore le président de la coordination rurale. Selon lui, en Haute-Garonne, sur 4 200 exploitations, environ un millier de producteurs pratiquent la vente directe.

Publié le 30/12/2010 03:50 | LaDepeche.fr

L’éco-festival a de la suite dans les idées

Cantines scolaires bio, jardins collectifs participatifs, jeux coopératifs dans les écoles, éducation à l’environnement : les idées fusent autour de la table qui réunissait samedi au cinéma Le Régent acteurs et participants de la première édition du Festival des Champs du Possible à l’automne dernier. Une réunion où ont été développées les idées qui ont commencé à germer après le festival.

« Le bilan est positif mais les lieux d’animations étaient trop éclatés, d’où la nécessité de réfléchir à un recentrage, mais aussi à un découplage de la journée destinée aux écoles pour faire plus de choses avec les plus jeunes », souligne Corinne Lemarinier. Deux rendez-vous, en direction du grand public et des scolaires, sont d’ores et déjà en préparation, entre le printemps prochain et le printemps 2012, où la deuxième édition de l’éco-festival devrait avoir lieu. Au mois de mai ou juin, une journée sur le thème de la consommation et de la monnaie locale, avec conférences, films, débats, et toujours une partie festive avec un concert de groupes locaux, à l’automne une journée pour les scolaires avec divers intervenants et différents thèmes abordés comme l’éducation à l’environnement ou l’alimentation. « Ces deux journées seront proposées et discutées lors de notre rendez-vous avec la communauté des communes début décembre », précise Tristan Hybertie. Déjà partenaire de la première édition du festival des Champs du Possible, la communauté de communes devrait poursuivre son engagement dans ce projet qui souhaite s’inscrire dans la durée et mettre en place des solutions concrètes.

Une monnaie locale en projet

« Notre grand projet pour l’année prochaine est la mise en œuvre d’une monnaie locale, comme cela a été fait à Toulouse, pour privilégier la production locale face à la grande distribution » indique Corinne Lemarinier. Robin Pelluchi, président du foyer rural de Larroque évoque aussi un projet de jardin participatif : « il s’agit de permettre à des personnes de cultiver leurs légumes, soit en collectivité soit en parcelles individuelles, le but étant de quitter les sentiers battus de la grande distribution pour une autre qualité d’alimentation ». La recherche d’une qualité économique respectueuse de l’environnement est au cœur des projets de l’association des Champs du Possible.

Publié le 29/12/2010 03:50 | LaDepeche.fr

Auzielle. Les jardiniers à l’école verte

Les jardiniers amateurs ont plus d’un tour dans leur sac. Dernièrement Jean-Claude Desangles, président de l’association, s’est rendu en compagnie d’un des adhérents à Bélesta en Lauragais, pour y visiter la CLER (centrale Lauragaise environnement recyclage) qui a débuté en 2003 sur une surface d’environ cinq hectares. Reçus par Jean-Luc Da Lozzo, un des dirigeants, ils ont eu le privilège de visiter les installations de cette usine à ciel ouvert qui trie et retraite les déchets récupérés dans diverses communes du Lauragais et en particulier par celles faisant partie du Sicoval. Ce passionné de « l’école verte » a, avec beaucoup de passion expliqué les diverses étapes de la transformation naturelle des déchets : fermentation par aerobi, maturation, criblage et produit fini. Sur 15 000 tonnes de déchets traités, 3 500 tonnes seront transformées en déchets organiques, qui serviront pour amender naturellement les jardins et autres cultures. C’est ainsi qu’après toutes ces explications, que Jean-Luc Da Lozzo proposait au président d’amener sur les jardins familiaux d’Auzielle, une quantité suffisante de compost pour pouvoir amender naturellement les terrains pour l’année à venir. C’est chose faite, le Père Noël est passé pour les jardiniers amateurs, avec non pas une hotte mais un camion de 40 mètres cubes de ce produit providentiel qui de plus a été livré à domicile sans aucun dédommagement. La passion de cet homme avenant et très discret sur les différences étapes de la fabrication du produit, ayant même prévu un local pour recevoir des écoles qui en feraient la demande, sa générosité et sa bonne humeur laissent entrevoir un grand avenir pour la CLER, d’autant qu’il a des projets pleins la tête. En attendant, les jardiniers ont eu Père Noël et étrennes d’un seul coup.

Publié le 29/12/2010 08:58 | LaDepeche.fr

Vazerac. Déchets ménagers : les leçons du SIEEOM

Dans le cadre du plan de prévention des déchets, le Syndicat d’ordures ménagères du Sud Quercy et l’équipe de l’EcoMarché de Vazerac se sont associés pour constituer, au supermarché, un caddie «malin» et un caddie «gaspi» composés avec des produits de même marque et même quantité mais avec des emballages différents ou d’une durée de vie différente.

Conclusion: le caddie «malin» est 2 fois moins cher et produit 2 fois moins de déchets. Preuve est faite qu’être éco-citoyen est à la portée de tous. Pour cela, il suffit de privilégier dans vos achats les éco-recharges, les produits concentrés ou les grands formats adaptés à votre consommation et les produits réutilisables (lavables ou rechargeables).

Après ces achats raisonnés, les clients peuvent continuer à réduire efficacement les déchets en compostant à la maison les épluchures, le marc de café, pain sec, tonte de gazon. Pour faire suite à cette action, le SIEEOM a mis des composteurs à disposition au village sur inscription à la mairie. Les 15 euros seront facturés plus tard.

Souvent des objets qui ne relèvent pas des ordures ménagères sont déposés sournoisement au pied des conteneurs, même du petit mobilier ou de la ferraille. Il y a souvent un indice pour retrouver le coupable. L’équipe du SIEEOM certes nettoie puis la gendarmerie envoie une amende de plus de 100 euros! Les déchetteries de Lafrançaise, Molières ou Lauzerte prennent tout gratuitement ; autant faire le déplacement. Bouchons bleus, piles et cartouches d’encre.

Les bouchons en plastique font l’objet d’une collecte pour une association d’aide aux enfants handicapés ou orphelins. Les piles peuvent être déposées dans les cylindres spéciaux transparents. Un carton attend les cartouches d’imprimantes ou de photocopieurs, ainsi que les vieux téléphones portables. Tout cela dans le hall de la mairie.

Publié le 23/12/2010 11:16 | LaDepeche.fr

Castéra-Verduzan. Déchets : « Des sacs pour limiter les coûts »

Depuis le mois de mai, la collecte des ordures ménagères se fait avec des sacs, et ce deux fois par semaine, les lundis et jeudis matin. Dernièrement, Danièle Maza et Valérie Cazzaré, conseillères municipales en relation avec le Sictom, étaient présentes à la mairie pour distribuer les sacs pour le prochain semestre.

Pouvez-vous rappeler pour quelles raisons la collecte des ordures ménagères se fait maintenant avec des sacs ?

Depuis le Grenelle de l’environnement, la taxe supportée par le Sictom pour ces ordures ménagères a augmenté. Aussi, pour éviter une augmentation des impôts, le Sictom a mis en place de nouvelles mesures, comme cette collecte avec des sacs. Cela permet au Sictom de ne pas avoir à payer une location-maintenance pour des conteneurs. D’autre part, comme les camions roulent à la même vitesse tout au long de la collecte, qu’il n’y a pas de mise en route du système de relevage des conteneurs, que, étant moins chargés, ils n’ont plus besoin d’aller vider à Gondrin en cours de collecte et que les circuits ont été rationalisés, cela permet de réaliser des économies sur le gasoil, mais aussi sur l’usure des camions qui ont ainsi une durée de vie plus longue.

Est-ce la seule mesure envisagée par le Sictom ?

Non, d’autres vont être réalisées petit à petit. Ainsi, le Sictom va mettre en place des conteneurs collectifs enterrés, à titre expérimental dans certaines communes. La commune de Castéra s’est porté candidate. Nous attendons la réponse.

Quelles sont vos recommandations en matière d’ordures ménagères ?

Il est important que chacun arrive à réduire sa quantité d’ordures ménagères, d’une part pour l’environnement, mais aussi pour limiter la hausse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Cela passe par les règles de tri en utilisant un composteur (réduction des déchets ménagers de 60 kg par habitant par an) ainsi que les poubelles de recyclage jaunes.

HUMAN & TERRE

Martin Malvy, Energies renouvelables

Martin Malvy dénonce le coup d’arrêt porté à la Région Midi-Pyrénées pour le développement du photovoltaïque

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a adressé ce jeudi 16 décembre, un courrier au premier ministre, concernant le décret du 9 décembre dernier, qui suspend l’obligation d’achat de l’électricité solaire photovoltaïque,donnant ainsi un coup d’arrêt à la démarche de la Région en faveur de la filière.

Le président de Région demande ainsi à François Fillon de prendre des dispositions pour que les projets d’installations photovoltaïques déjà décidés puissent bénéficier des conditions d’achat en vigueur au moment de la décision de la collectivité.

«  Le territoire de Midi-Pyrénées fait l’objet d’un développement soutenu …

«  Le territoire de Midi-Pyrénées fait l’objet d’un développement soutenu en matière de solaire photovoltaïque depuis quelques années. Aussi, afin de contribuer pleinement au développement de cette filière, créatrice d’emplois, la Région a mis en œuvre une batterie d’actions complémentaires : subventions, 700M€ de prêts bonifiés grâce à la Banque Européenne d’investissements et de nombreuses actions sur son propre patrimoine. Ainsi, après s’être dotée d’une centrale sur l’Hôtel de Région en 2007, elle a lancé début 2010 un appel à propositions pour l’installation et la gestion de générateurs photovoltaïques sur 105 lycées, soit

200 000 m2 de systèmes photovoltaïques représentant une puissance totale de 26 108 kWc, explique le président de Région au premier ministre dans son courrier.

Cette opération sans précédent devait avoir également un impact direct sur l’économie régionale, le montant total des investissements estimé par les entreprises étant de l’ordre de 94 millions d’euros d’ici fin 2012.

Or, le décret publié le 9 décembre, suspendant l’obligation d’achat de l’électricité solaire photovoltaïque vient donner un coup d’arrêt à la démarche de la Région. C’est directement l’économie locale qui se trouve gravement pénalisée. Même dans l’hypothèse d’une reprise ultérieure des obligations d’achat, les travaux seraient reportés au moins d’un an.

Depuis le début de l’année 2010, c’est par trois fois que le gouvernement a décidé brutalement de revoir les conditions d’achat de l’électricité solaire, sans concertation préalable élargie, que ce soit des acteurs économiques mais également des maîtres d’ouvrages, comme la Région, qui  mettent en œuvre le Grenelle de l’environnement , dénonce Martin Malvy.

Comment des acteurs économiques peuvent-ils s’engager dans des projets d’envergure tels que ceux proposés par la Région Midi-Pyrénées sans visibilité claire sur les conditions économiques d’achat de l’électricité produite ? Les modifications successives des tarifs d’achat risquent de pénaliser fortement une filière économique encore récente et fragile alors qu’elle pourrait contribuer au développement de la valeur et des emplois dans les territoires, dans un contexte général de crise économique.

C’est pourquoi, je vous demande de bien vouloir prendre des dispositions afin que les projets d’installations photovoltaïques déjà décidées, issues de procédures publiques de mise en concurrence, puissent bénéficier des conditions d’achat en vigueur au moment de la décision de la collectivité », conclut Martin Malvy.

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