Revue de presse CLDD 16 12 2010

SOMMAIRE

Lapeyrouse-Fossat. Réunion de sensibilisation sur le pédibus/vélobus.

Sousceyrac. La Sicaseli prône l’autonomie agricole.

Tournefeuille. La vie de Tourn’abeille.

Rieux-Volvestre. Sauvez les abeilles : parrainez une ruche.

Le verger des Naillousains.

Économie : Les communes à l’heure de la performance énergétique.

Frouzins. Défense des Usagers de l’eau : la fin des pesticides.

Fenouillet. La municipalité devient éco-responsable.

Des rivières au robinet notre eau est-elle bonne ?.

Plan climat : ce qui va changer

Démarches : En 2012, la norme basse consommation s’imposera à tous.

G.Beyney : « éteindre la lumière en sortant ».

Sers. «Peyou, le dernier paysan».

Actions concrètes en 2011.

L’environnement fait son entrée dans le code des marchés.

Ferme solaire à Moncrabeau : Adesta dit non.

Réalmont. Ce sera la même collecte pour tous.

La « zéro euro attitude », tendance débrouille en plein essor face à la crise.

La pollution liee aux pesticides.

Exemples de réduction de l’utilisation des pesticides à l’étranger, des projets pour la France.

Publié le 15/12/2010 03:52 | LaDepeche.fr

Lapeyrouse-Fossat. Réunion de sensibilisation sur le

pédibus/vélobus

Le Pays Tolosan au Nord de l’agglomération toulousaine, regroupant 70 communes, organise une réunion de sensibilisation sur le Pedibus/Velobus dans la salle du conseil municipal de Lapeyrouse-Fossat jeudi 16 décembre. Les Pedibus/Vélobus», véritable ramassage scolaire pédestre ou cycliste, est le plus souvent organisé conjointement entre l’association des parents d’élève et la commune. Ces solutions alternatives permettent d’améliorer la sécurité sur le chemin de l’école, de réduire la dépendance automobile, la pollution, les dépenses en carburant des familles, de développer le lien social et de simplifier la vie des parents. Cette réunion d’information vise à apporter des clefs et des témoignages pour la mise en place d’un Pedibus/Vélobus sur la commune de Lapeyrouse-Fossat.

Ordre du jour :

Intervention du Réseau régional de l’écomobilité en Midi-Pyrénées en charge des démarches de Pédibus/Vélobus en Haute Garonne :

• Les principes et enjeux d’un pédibus

• Présentation du volet pédagogique réalisé par MOBI’dul • Projection du film de la Mairie de Toulouse sur le Pédibus de l’école Jules Julien

Témoignage de l’association de parents d’élèves de Saint Loup Cammas

Présentation de la démarche de la commune de Montastruc.

Publié le 16/12/2010 03:50 | LaDepeche.fr

Sousceyrac. La Sicaseli prône l’autonomie agricole

Face à une économie agricole fragile, la Sicaseli a fait le pari, depuis longtemps déjà, d’aller de l’avant et de fédérer. À l’occasion de son assemblée générale, lundi, à Sousceyrac, la coopérative a rappelé sa volonté d’assurer l’avenir de ses 680 adhérents.

« C’est une nécessité d’innover face à des prix des productions agricoles (lait, porc, bovins, etc.) qui restent très bas, et avec des revenus qui ne sont toujours pas assurés pour les agriculteurs », soulignaient Pierre Lafragette, président et Dominique Olivier, directeur.

Ainsi, trois axes majeurs vont être l’objet de toutes les attentions. Tout d’abord, l’autonomie des exploitations. « La production céréalières restent insuffisantes, l’alimentation du bétail est donc importée aux cours des marchés. Avec la réalisation de silos de stockage à Latronquière, les achats s’effectuent lorsque les cours sont bas, pour revendre au fur et à mesure des besoins aux adhérents. Cette année, le record a été battu avec 12 000 tonnes d’aliments fabriqués en mélange par la Sicaseli.

Autre initiative : au printemps 2011, la coopérative va expérimenter les premières cultures de protéagineux (luzerne et pois), afin de remplacer le soja importé. Enfin, la Sicaseli développe la production de plaquettes forestières en remplacement de la litière paille qui est importée.

Deuxième axe de travail : l’autonomie énergétique. Après l’inauguration du plus grand parc photovoltaïque du Lot, le rachat de la scierie d’Aynac pour développer la filière bois, la Sicaseli affine son projet de métanisation qui pourrait voir le jour à Lacapelle-Marival. Quant à l’éolien, c’est un travail de longue halène qui prendra plusieurs années.

Enfin l’axe relatif à la gouvernance alimentaire a été illustré de la plus explicite des manières avec l’inauguration du Gamm Vert de Sousceyrac, lundi midi.

Publié le 14/12/2010 03:50 | LaDepeche.fr

Tournefeuille. La vie de Tourn’abeille

Les abeilles étant au repos l’hiver, la jeune association Tourn’abeille en profite pour donner des cours théoriques et des conférences. Récemment, c’est Olivier Fernandez qui intervenait. Olivier Fernandez, 20 ans, est issu de quatre génération d’apiculteurs : « Je suis tombé dedans quand j’étais petit, explique t-il, à 12 ans j’ai fait mon premier stage sur l’élevage des reines. Actuellement, je fais des études de droit, je suis en 3e année et compte me spécialiser dans le droit environnemental, pour tenter de protéger les abeilles». «La conférence de ce soir, poursuit-il, a deux axes : d’une part, l’ histoire de la ruche de la préhistoire à nos jours; d’autre part, la législation apicole et son évolution dans l’histoire.

A l’issue de la réunion, Eric Palacios, directeur de Simply Market, remis un chèque de 438 €, récoltés à l’occasion de l’opération « « Quartier d’énergie », qui sert à favoriser l’entraide et la solidarité et promouvoir les associations de proximité pour leur apporter des moyens financiers.

Publié le 11/12/2010 03:53 | Recueilli par Agnès Bouteilloux

Rieux-Volvestre. Sauvez les abeilles : parrainez une ruche

Il était météorologiste. Elle était directrice commerciale. Originaires du Var, Christophe et Nathalie Subra avaient un rêve : trouver un endroit isolé où ils pourraient installer un rucher et organiser des balades à dos d’ânes. Le projet devait naître dans les Alpes, mais les prix trop exorbitants ont poussé le couple vers les Pyrénées. C’est sur les coteaux du Volvestre, avec une vue imprenable sur les montagnes, qu’ils posèrent leurs bagages il y a cinq ans pour créer un centre, « Le rucher des ânes ». Mais l’an dernier, les deux tiers de leur cheptel, soit 120 ruches, ont disparu…

Quelles sont les raisons de la disparition des abeilles ?

Cela fait trois ans que nous perdons des ruches, mais l’an dernier fut le pire. Il y a le problème des pesticides mais aussi celui du frelon asiatique qui massacre les abeilles en s’attaquant aux ouvrières. Et l’an dernier, nous avons eu de la neige jusqu’en mai. L’hiver, les abeilles utilisent le miel de réserve. S’il se prolonge, elles sont affaiblies.

Quelle est votre idée ?

Pour 2011, nous avons eu l’idée d’un partenariat avec deux agriculteurs bio en installant des abeilles chez eux : nos ruches pollinisent leurs champs tandis qu’ils nous assurent des lieux avec des fleurs afin que les abeilles trouvent régulièrement de la nourriture. Pour renouveler et maintenir notre cheptel, nous proposons à ceux qui le souhaitent de parrainer une ruche pour 80€. Ainsi, nous rachetons des essaims.

Comment se passe le parrainage ?

Ce parrainage, qui a démarré le 23 novembre, n’est pas seulement financier. Nous voulons que ce soit une prise de conscience. Quand nous recevons les 80€, nous retournons au parrain un livret avec le nom de sa ruche, et nous gardons le contact par mail en adressant des photos et des informations. Une fois par an, nous organisons une journée nature où chaque parrain visite les ruches, en découvre l’intérieur, et reçoit huit pots de miel étiquetés à son nom.

Contact 05 61 98 19 05.

Publié le 15/12/2010 03:51 | M-L. G

Le verger des Naillousains.

Le week-end, une cinquantaine de naillousains bénévoles ont planté des arbres fruitiers et des haies champêtres répondant ainsi à l’invitation du Docteur Michel Dutech et de son conseil municipal. En 2008, après leur élection, ila avaient promis de réaliser ensembles un verger des Naillousains et participeraient à la construction de la « coulée verte ». Située près des jardins partagés, cette étendue de terre a été rétrocédée à la commune par Jean Pierre Denis, promoteur naillousain contre un eurosymbolique. Cette surface, rejoindra à l’avenir à pied, la route de Auterive pour faire partie de la boucle piétonnière des sentiers pédestres. Avec la participation de l’association « Arbres et Paysages d’Autan », et les membres de l’équipe technique de la mairie, les participants ont planté des arbres fruitiers, participant ainsi à la préservation de variétés anciennes. 28 arbres fruitiers greffés et 100 arbres et arbustes champêtres, choisis pour leur qualité rustique, nécessitant peu d’eau et très productifs, permettront à l’avenir aux Naillousains d’avoir un lieu de vie à eux où ils pourront se balader et glaner quelques fruits.

Publié le 15/12/2010 16:23 | Carina Louart

Économie : Les communes à l’heure de la performance énergétique

Le futur de nos éclairages publics passera aussi par le soleil…

Face à un parc immobilier souvent énergivore et aux obligations du Grenelle de l’environnement, les maires se retrouvent dans l’obligation d’améliorer les performances énergétiques de leurs bâtiments et de mettre en place une politique d’habitat durable. « Les mentalités ont changé, observe Sabrina

Soobhani, ingénieur conseil, chez Béhi, bureau d’étude environnemental. Alors que la démarche environnementale était perçue par les collectivités en termes d’affichage de label ou de certification, aujourd’hui, les maires ont pris conscience des enjeux d’une telle approche et sont très demandeurs de bâtiments confortables et économes ».

Les engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre concourent à cette prise de conscience, mais pas seulement : « Les collectivités sont dans la nécessité de réduire leur budget énergie. Ces dernières années leur facture ont explosé », ajoute-elle. Avec plus de 21 milliards de KWh consommés en 2005, les bâtiments communaux représentent en effet les trois quart de la consommation énergétique des communes pour un montant total de 2,1 milliards d’euros, soit 3,8% du budget moyen total de fonctionnement d’une commune. C’est ce que révèle l’étude « énergie et patrimoine communal » menée tous les 5 ans par l’ADEME. Premier poste : les écoles qui à elles seules dévorent 35% des consommations, devant les équipements sportifs et les bâtiments sociaux culturels.

« Les collectivités sont dans la nécessité de réduire leur budget énergie. Ces dernières années, leur facture ont explosé »

Un équilibre entre coût et efficacité

Pour dresser l’état des lieux de leur consommation, les communes ont recours à un diagnostic énergétique, étape indispensable pour élaborer d’ici à 2012 leur plan territorial climat-énergie à l’horizon 2020. (3 fois 20) :

-20 % de consommation d’énergie

-20% de rejets de gaz à effet de serre

-20% d’énergie renouvelable

« Le diagnostic énergétique d’un équipement ne doit pas se limiter au constat, précise Sabrina Soobhany, mais conduire la municipalité à réfléchir de manière globale et volontaire sur ses objectifs à atteindre en matière de réduction énergétique des équipements publics, en tenant compte de leurs contraintes financières ». Cela implique des actions vigoureuses et potentiellement onéreuses. La question du financement des investissements de mise aux normes est souvent au coeur de la problématique.

Quint-Fonsegrives, l’exemple à suivre

Alors que cette petite commune ne regroupe que 4 500 âmes, la municipalité a été la première du département à avoir adopté un Plan Climat Energie Territorial (PCET).

En juin 2008, elle s’engageait à réduire de 20% sa consommation d’énergie et de rejets de gaz à effets de serre à l’horizon 2020. « Le PCET permet de renforcer les démarches déjà engagées et définit des objectifs clairs et lisibles », précise Franck Chatelain, conseiller municipal délégué en charge du développement durable.

Début 2009, la ville réalise un bilan carbone de ses 23 équipements à l’issue duquel il apparaît que les services liés à l’enfance représentent 40% des émissions suivis des services techniques (27%) et des équipements sportifs (16%). Au total, ce sont près de 360 tonnes d’équivalent CO2 produits chaque année par la municipalité, soit environ 6 millions de kilomètres en voiture. « Au-delà de ce résultat, souligne l’élu, ce bilan nous a permis de mesurer les impacts directs et indirects de nos activités et de mettre en exergue les points sur lesquels nous pouvons agir pour réduire notre consommation d’énergie ». Cela passe par la mise en place d’un recyclage des déchets, des économies d’eau, par une politique d’écoachats pour les fournitures de bureaux, les produits d’entretien…

De nombreux projets sont rapidement réalisés comme le pédibus, le plan lumière, le système de régulation sur le chauffage permettant de réduire les émissions de près de 20 tonnes de CO2 chaque année. Dans le même temps, la ville procède à un bilan énergétique de son hôtel de ville et des établissements scolaires ; des études sont en cours pour étudier la rénovation thermique des bâtiments et la mise en place de chaudières à moins énergivore.

Le coût de ses études d’un montant 9 000 euros pour le bilan carbone et de 7 000 euros pour le diagnostic thermique a été en partie pris en charge par l’Ademe.

« Lutter contre le réchauffement climatique induit des coûts d’investissements, mais à terme, cela permettra de réaliser des économies », assure Franck Chatelain. Des actions tous azimuts de sensibilisation à l’écoresponsabilité sont actuellement menées auprès des administrés et des écoliers, « avec succès », précise l’élu.

Publié le 14/12/2010 03:48 | LaDepeche.fr

Frouzins. Défense des Usagers de l’eau : la fin des pesticides

L’assemblée générale annuelle de l’association de Défenses des usagers de l’eau s’est tenue devant une nombreuse assistance et en présence d’élus représentant les communes de Cugnaux, Frouzins, Roques-sur-Garonne, Seysses et Tournefeuille.

Après les remerciements d’usage et un hommage rendu à Pierre-Louis Barde, membre du bureau, disparu cette année, la réunion a débuté par la projection d’un court documentaire « Vivre avec la rivière » qui a servi d’introduction a une remarquable intervention* de Jacques Debuire, PDG de la société Loïra, une PME toulousaine qui a mis au point un procédé, en étroite collaboration avec l’université Paul-Sabatier, qui signifie « la fin des pesticides et des résidus médicamenteux dans l’eau des rivières ». Elle a été suivie d’un échange nourri avec le public. La réunion s’est poursuivie par la présentation du compte rendu financier qui a fait apparaître une situation financière très saine et un nombre d’adhérents stable, puis le compte rendu moral. Il a été procédé à l’élection du nouveau bureau, au vote de la cotisation annuelle, qui reste fixée à 3€. Tous ces points ont été adoptés à l’unanimité des présents et représentés. Les objectifs 2 011 ont été fixés et la réunion s’est terminée par le pot de l’Amitié.

*Présentation sur : http://www.cas-deau.org

Publié le 11/12/2010 03:51 | J-L. G.

Fenouillet. La municipalité devient éco-responsable

La municipalité de la commune de Fenouillet s’est engagée dans une démarche de développement durable. À ce titre, elle mène des réflexions et engage des actions afin d’améliorer la qualité de l’environnement sur le territoire communal.

Recyclage et tri sélectif dans les bureaux

Durant deux jours, les agents municipaux ont été formés à l’éco-responsabilité par Cyril Soler, écologue, intervenant du C.N.F.P.T. (Centre national de la Fonction Publique Territoriale) et Cathy Solomas, (Chargée de mission Développement Durable à la mairie de Fenouillet). Ils ont été sensibilisés au tri sélectif des déchets dans les bureaux, (papiers, cartons), mais aussi au recyclage des piles, cartouches d’impression et du matériel informatique (D E E). La réduction des consommations d’énergie a été également abordée, ainsi que les achats éco-responsables. Des panneaux en liège « éco-responsabilité » vont être installés aux endroits stratégiques pour rappeler aux agents les éco-gestes et les consignes de tri. Des groupes de travail réunissant des agents volontaires vont être constitués, afin de mener une réflexion sur les nouvelles actions éco-responsables à entreprendre. Également dans une optique de réduction de la production des déchets à la restauration scolaire et de sensibilisation des enfants à la protection de l’environnement, la municipalité a souhaité installer une fontaine à eau professionnelle, hygiénique et adaptée aux collectivités, en remplacement des bouteilles d’eau de source consommées quotidiennement par les élèves des écoles maternelle et élémentaire, afin d’éviter de jeter à la poubelle 12 000 bouteilles plastiques chaque année (60 par jour). La mairie a également choisi de fournir des gobelets réutilisables pour le brossage des dents afin d’éviter que 40 000 gobelets plastiques jetables ne finissent à la poubelle (230 utilisés chaque jour). Ces gobelets, nettoyés quotidiennement par les enfants, avec l’aide des animateurs, sont lavés chaque semaine, à 90°, par le service de la restauration municipale.

ublié le 10/12/2010 14:09 | Jean-Marie Decorse

Des rivières au robinet notre eau est-elle bonne ?

C’est la deuxième fois, après Poitou-Charentes, qu’une région française dresse un diagnostic de la qualité de l’eau

Que vaut notre eau de robinet ? Combien en consommons-nous tous les jours ? Quelle est la qualité de nos nappes phréatiques… Hier, était présenté en toute transparence le premier Diagnostic régional de l’eau.

C’est le tout premier diagnostic régional de l’eau, un document qui résulte du croisement et des échanges d’informations communiquées par de nombreux intervenants institutionnels et associatifs. L’Etat, l’Agence de bassin Adour-Garonne, l’Association régionale de l’environnement Midi-Pyrénées, Météo France, l’Insee, le Conseil régional… ont discuté et partagé leurs propres travaux. Et cet état des lieux passe tout au crible, de la potabilité de notre eau du robinet à l’état de nos réserves naturelles en passant par le nombre d’habitants domiciliés en zone inondable, ou encore la pollution par les nitrates.

Ce diagnostic régional exhaustif est né dans le droit fil de la Mission d’observation sur l’eau lancée en Midi-Pyrénées voilà quelques années pour s’intégrer dans l’Agenda 21. Ses partenaires naturels – une trentaine d’organismes en tout – ont donc croisé leurs données techniques et leurs évolutions. La tâche de cette mission vient s’ajouter aux travaux de l’Observatoire régional de l’énergie de Midi-Pyrénées (Oremip) et à ceux du tout nouvel Observatoire du changement climatique dans les Pyrénées.

«Responsabilité partagée»

« Il fallait créer cette structure autour d’une exigence de responsabilité partagée», souligne Thierry Suaud, conseiller régional et président de cette mission d’observation. Hier, était présenté officiellement ce diagnostic environnemental qui regroupe sous la forme d’un seul document l’ensemble des problématiques liées à l’eau.

Premier constat, et non des moindres: 95,1% de la population régionale bénéficie d’une eau au robinet de qualité. Par contre, nos prélèvements (qu’ils concernent nos besoins domestiques ou agricoles), sont encore trop élevés par rapport à la moyenne nationale. « Pourtant, le taux de prélèvement moyen ne cesse de baisser depuis 2003. Visiblement la canicule a marqué les esprits avec une réelle prise de conscience », indique Didier Houi, le directeur de l’Arpe Midi-Pyrénées, cheville ouvrière de ce projet. Au fil des années, avec notamment le recul de la vieille industrie, les problématiques ont changé. «Ce n’est plus l’assainissement des collectivités et des industries qui pose problème. Ce sont plutôt la pollution agricole diffuse et les modifications hydromorphologiques, lorsque l’homme agit sur le milieu», explique Etienne Frejefond, représentant la Dreal.

Bientôt, ce diagnostic sera mis en ligne. Soixante fiches thématiques seront disponibles sur http://www.arpe-mip.com. Une première !

Précipitations: il tombe 32 milliards de litres par an !

On ne l’imagine pas et pourtant. En moyenne, depuis 1977, ce sont 36,1 milliards de mètres cubes d’eau qui s’abattent chaque année sur la région Midi-Pyrénées, dont 11,2 milliards de m3 en période d’étiage, selon un calcul réalisé sur une période du 1er juillet au 31 octobre. En comparaison, le volume d’eau stockable en Midi-Pyrénées est estimé à 1 375 millions de mètres cubes. Un chiffre obtenu à partir de données disponibles de 396 barrages principaux. Le suivi des débits est réalisé par la DREAL Midi-Pyrénées sur l’ensemble du bassin Adour-Garonne.

Sur une centaine de stations en Midi-Pyrénées, en 2009,

23 sont utilisées pour la veille hydrologique.

Le chiffre : 2 668 Km2 > Inondables. C’est, selon l’Institut Français de l’Environnement (Ifen),la superficie soumise à l’aléa inondation en Midi-Pyrénées. 10,9% des riverains sont concernés.

La phrase

« Dans la région, 95 % de la population reçoit de l’eau de robinet de bonne qualité bactériologique. 5 % des prélèvements analysés sont donc non conformes. » Arpe Midi-Pyrénées.

BON ou MAUVAIS

Cours d’eau plus propres : BON

On retrouve dans l’eau des rivières des matières organiques et oxydables qui révèlent une pollution domestique liée aux rejets des villes et agglomérations. Cependant, il y a une nette amélioration de la qualité aux stations de mesure. En 1989, 45 % des points suivis étaient de qualité médiocre et mauvaise. Ce taux a chuté à 11 % en 2005. Les zones les plus impactées par cette pollution sont celles situées à l’aval des grandes villes et des bassins industrialisés comme ceux du Thoré et de Decazeville. «On peut toutefois retenir que la qualité de l’eau est globalement acceptable, conclut le diagnostic.

L’eau du robinet : BON

D’après une étude menée en 2009 par la Drass, 95,1 % de la population consomme une eau de bonne qualité bactériologique. Autrement dit, 5 % de l’eau desservie contient des éléments non conformes. C’est surtout le cas dans les réseaux d’eau « potable » des villes de moins de 500 habitants. Sans surprise, sont visées les zones de montagne (Pyrénées, Montagne Noire, Aubrac) où les unités de distribution n’ont pas toujours de désinfection

Il faut savoir que nous prélevons (agriculture comprise) 103,3 m3 par habitant pour une population de 2 806 000 habitants (pour une moyenne nationale de 100 m3).

Rejets industriels : BON

Les industries de Midi-Pyrénées non raccordées au réseau d’assainissement pour leurs eaux industrielles, rejettent de moins en moins de matières oxydables et organiques. Les actions de prévention, la création de stations de traitement sont l’explication. Mais, malgré la fermeture de sites industriels polluants, on note encore des points de contamination dans les bassins du Lot (cadmium) et du Thoré (rejets mégisseries, tanneries et sites miniers). 32 % des points de mesure dans ces endroits témoignent d’une qualité médiocre ou mauvaise. Dans certains secteurs, les métaux sont naturellement présents : plomb, zinc, ou arsenic.

Nitrates : MAUVAIS.

Ces pollutions aux nitrates restent très liées aux activités agricoles (excès d’intrants) et aux rejets domestiques. Les cours d’eau les plus impactés sont l’Osse, le Gers, l’Arrats, la Gimone, la Save, l’Hers mort et la Saudrune. Sur l’ensemble des stations de mesure, seulement 44 % montraient une très bonne et bonne qualité d’eau.

Une situation qu’on retrouve dans les nappes souterraines. Sur 49 d’entre elles régulièrement suivies, la moitié témoigne d’un mauvais état chimique à cause des nitrates, l’autre moitié à cause des pesticides. Ne sont pas concernés les Pyrénées, le nord du Lot et le nord-Aveyron.

Réseaux d’adduction : MAUVAIS

Au-delà de la qualité même de la ressource en eau, se pose dans notre région le problème des réseaux d’adduction souvent en mauvais état et qui coûte cher à la collectivité puisque leur réfection ne passe pas par des subventions publiques. Qui dit vieux réseau, dit déperdition d’eau, problématique souvent soulevée par l’Agence de bassin Adour-Garonne. Sont concernées en priorité les villes de petite taille.

À l’inverse, Toulouse a la réputation de posséder un des meilleurs réseaux de France. N’oublions pas que la qualité des réseaux conditionne aussi le montant de notre facture.

Publié le 16/12/2010 03:52 | S. Roux

Plan climat : ce qui va changer

Chacun de nos gestes quotidiens a un impact sur l’environnement.

Le « plan climat » territorial du Grand Toulouse a été lancé hier soir. Objectif : réduire d’au moins 20 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 10 ans.

D’ici 2 020 nous devons réduire d’au moins 20 % nos émissions de gaz à effet de serre… et les diviser par quatre d’ici 2 050. C’est un défi pour l’avenir de la planète, qui nous concerne tous. Il va falloir jouer collectif. La communauté urbaine et la ville de Toulouse montrent l’exemple en s’engageant dans le « plan climat énergie territorial (PECT) » qui a été lancé officiellement au cours d’un débat public hier soir au salon Marengo, au sommet de la médiathèque. À partir du mois de février, quatre journées de travail réunissant des collectivités, des acteurs économiques, des entreprises, des associations… seront organisées sur les questions du climat, du logement, des activités économiques, des transports, de l’alimentation, de la consommation.

Expert et livre blanc

L’idée est d’en sortir un « livre blanc », base de travail pour que Toulouse « devienne une métropole durable » résume Pierre Cohen, rappelant les différentes actions déjà engagées par le Grand Toulouse : développement des transports en commun, piétonisation des rues, développement des pistes cyclables, campagnes en faveur de l’autopartage et du covoiturage, plan de mobilité des employés, construction de logements sociaux basse consommation, lancement d’écoquartiers… L’un des enjeux du plan climat est d’établir un diagnostic des émissions de gaz à effet de serre du Grand Toulouse, capitale de l’aéronautique.

Pour mettre en place le PECT, le Grand Toulouse va s’appuyer sur Pierre Radanne. Cet expert des questions environnementales a été président de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) avant de devenir consultant indépendant pour les collectivités territoriales et des entreprises au sein de sa société Futur Facteur 4. Il a aussi représenté la France au sommet de Copenhague. « On va réunir des acteurs de la vie locale et les faire bosser », annonce Pierre Radanne. « Au-delà du diagnostic, nous dresserons le tableau de bord des actions à mener ».

Le chiffre : 3,5 degrés > Réchauffement. La hausse de la température dans la région toulousaine devrait s’accélérer au XXIe siècle, de +3,5 ° à +4 °. Au cours du XXe siècle, la température dans notre région s’est élevée de +1,1°.

« Nous sommes tous responsables des émissions de gaz à effet de serre, surtout par nos déplacements et le chauffage de nos logements. »

Régine Lange, déléguée du Grand Toulouse chargée de l’agenda 21/PCET

Publié le 15/12/2010 16:32 | Carina Louart

Démarches : En 2012, la norme basse consommation s’imposera à

tous

« Il faut classer les actions envisagées, de manière cohérente, par ordre de mérite, de la moins coûteuse à la plus coûteuse, en les quantifiant de façon à atteindre l’objectif sur plusieurs années», conseille Laurent Massot, directeur de Béhi. Selon lui, des actions bien ciblées telles que l’utilisation de certains isolants peu onéreux, le changement de certaines habitudes d’exploitation peuvent suffire à obtenir des économies substantielles d’énergie. En d’autres termes : un bon bilan énergétique doublé d’un système de suivi énergétique et de mesure d’efficacité valent parfois mieux que de grosses dépenses investies dans des travaux importants.

Une difficulté supplémentaire

La démarche HQE et l’arrivée de la nouvelle réglementation imposant la norme Basse consommation (15kwh/m2) pour toute construction neuve à partir de 2012 constitue une difficulté supplémentaire pour les petites communes qui se retrouve souvent démunie par rapport à ces nouvelles exigences. « De manière générale, conseille Sabrina Soobhany, ce travail en amont est facilité par la désignation d’un assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) dédié à la qualité environnementale. Notre rôle d’assistance consiste à définir les objectifs fonctionnels, financiers et environnementaux du bâtiment, puis à accompagner la collectivité tout au long des travaux afin de l’aider dans ses choix et à veiller à ce que les maîtres d’oeuvres respectent bien les objectifs environnementaux initiaux ». Cela passe par la rédaction des appels d’offre des maîtres d’oeuvres et des entreprises, par l’assistance au choix des prestataires (architecte et entreprise), par des études comparatives sur tel ou tel choix technique et énergétique, et le suivi du bâtiment.

« …Il est préférable d’initier la démarche environnementale au stade de la programmation du bâtiment, autrement dit avant la sélection de l’équipe de maîtrise d’oeuvre » « La majorité des collectivités ne disposent pas des compétences suffisantes pour opter pour tel ou tel type de matériaux économes ou d’énergie capables d’apporter des solutions de confort ou de performance, souligne Laurent Tantot, directeur du développement de l’agglomération d’Albi. Elles s’estiment aujourd’hui dépassées par l’exigence de performance énergétique des bâtiments et ont parfois le sentiment de perdre la main », déplore-t-il.

À Albi, on a décidé de prendre les choses en main et de s’entourer de spécialistes en la matière, le parc InnoProd accueillera d’ici deux ans, des entreprises innovantes et des laboratoires indépendants, spécialisés dans les énergies renouvelables.

L’hôtel d’entreprise d’Albi construit un bâtiment témoin pour la filière énergétique

L’hôtel d’entreprise d’Albi sera le premier bâtiment à énergie positive de la région Midi- Pyrénées. À l’origine de cette initiative : la communauté de l’agglomération de l’Albigeois qui a souhaité faire de cet équipement situé sur le parc InnoProd (à côté de l’Ecole des Mines) un modèle en termes valorisation énergétique. Prévu pour abriter, dès 2011 des entreprises innovantes dans les filières matériaux et énergies renouvelables, ce bâtiment de 2 650 m2 a été conçu pour servir de vitrine technologique à l’agglomération. « Nous avons établi un cahier des charges très précis, précise Laurent Tantot, directeur du développement de l’agglomération. Nous souhaitions un bâtiment BBC (bâtiment Basse consommation) et à énergie positive et avons exigé le recours à certaines techniques, tels qu’un puits canadien, les panneaux photovoltaïques ou l’utilisation de certains matériaux. Par ailleurs, ajoute l’élu, nous avons une obligation de résultat en termes de production énergétique».

« Toutes les options pour minimiser la consommation énergétique ont été explorées, confirme pour sa part Sabrina Soobhany, du bureau d’étude Béhi qui a participé au projet. Parmi les caractéristiques techniques : le système de chauffage et de rafraîchissement assuré par une pompe à chaleur couplée avec des sondes géothermiques, une ventilation double flux, un toit végétalisé pour le drainage des eaux fluviales, des murs en bétons isolés par l’extérieur, et sur la façade Sud, 380 m2 de brise-soleil photovoltaïques permettant de produire 39 600 Kwh d’électricité par an. Le montant des travaux s’élève à 6, 3 millions d’euros, soit un surcoût estimé à 10 à 15%, par rapport à un bâtiment classique. « Cet équipement, en plus d’être opérationnel, a une vocation expérimentale, souligne l’élu. Les entreprises et les chercheurs associés à l’Ecole des Mines pourront l’utiliser pour effectuer des tests de valorisation énergétique » et mesurer grandeur nature l’efficacité des énergies renouvelables.

Avis d’expert : Laurent Massot, Directeur du cabinet Béhi, conseil en environnement : « Bien cadrer les objectifs »

Notre rôle d’assistance auprès des collectivités consiste dans un premier temps à comprendre leur démarche environnementale et leurs objectifs que ce soit lorsque nous sommes sollicités pour un diagnostic énergétique ou pour un projet immobilier. Aujourd’hui, toutes les communes raisonnent en termes de coûts de fonctionnement des équipements existants ou à venir.

Lors des diagnostics, nous les aidons à établir un schéma directeur pour cibler les actions les plus pertinentes afin d’atteindre les objectifs de réduction de leurs consommations. Le but est de lister et de chiffrer les actions les plus efficaces en termes énergétiques par rapport à leurs possibilités financières. Les communes peuvent décider d’intervenir seulement sur l’éclairage, puis sur le chauffage, ou sur tel ou tel type d bâtiment en fonction de leur capacité budgétaire. Les contraintes environnementales impliquent un surcoût pas seulement en termes de construction, mais en termes d’études complémentaires. Il est donc nécessaire qu’en coût global, la rénovation d’un équipement ou la construction d’un bâtiment répondant à des normes HQE ou BBC se trouve optimisée sur ses coûts de fonctionnement. Il faut dés le départ bien cadrer les objectifs. Plus on intervient en amont dans le projet, dés sa conception, plus on peut se fixer des objectifs ambitieux sur le plan environnemental. La démarche environnementale s‘apparente à une démarche de qualité.

Publié le 14/12/2010 03:49 | Recueilli par Henri Beulay

G.Beyney : « éteindre la lumière en sortant »

Même avec un endettement nul, la commune de l’Union sera, elle aussi, contrainte de faire des économies. C’est le constat que dresse le maire de l’Union, en résumant ainsi la situation : «L’État n’a plus d’argent ; il gèle les dotations aux communes. Celles-ci sont donc contraintes de serrer les boulons».

«Des mesures simples»

«Puisque les recettes ne suivent pas, nous ne voulons pas augmenter fortement les dépenses de fonctionnement mais les contenir à une hausse de 1,5 % hors inflation. Il y a des mesures simples pour réduire les charges comme éteindre les lumières en sortant d’une école, d’une salle associative ou de remplacer des ampoules par d’autres à basse consommation qui seront rentabilisées en deux ans. »

« Quant aux investissements, il faut faire en sorte qu’ils ne génèrent trop de dépenses de fonctionnement. Par exemple, nous avons un programme de réfection des routes, des trottoirs qui sont des opérations qui s’inscrivent dans la durée. Les mises aux normes thermiques au groupe scolaire Borde d’Olivier engendreront des économies d’énergie. »

Une salle de gym pour l’ASU

« Concernant la future salle de gym, elle ne rapportera rien à la commune. En revanche, l’ASU qui en bénéficiera verra augmenter ses ressources grâce à la croissante attendue de fréquentation donc de cotisations. Et nous proposerons que l’ASU partage avec la commune les tâches d’entretien. »« Il faut aussi réfléchir sur la possibilité de créer des nouveaux services alors que nous ne pouvons pas augmenter nos charges de personnel. Pourtant, il faudra des services à la personne dont les besoins sont exponentiels. »

Le maire de L’Union manifeste aussi ses préoccupations à propos de la réforme des collectivités territoriales qui inclut une forte diminution du nombre des communes (il passerait de 35 000 à 8 000) et la création de métropoles au plus tard en 2 014.

Métropole : fiscalité en question

Georges Beyney indique que les communes pourraient perdre la compétence fiscale avec la mise en place d’une mutualisation pour les collectivités de chaque métropole comme c’est déjà le cas pour l’ancienne taxe professionnelle. «C’est inadmissible que des communes comme L’Union ou Balma qui ont une fiscalité locale modérée se fassent imposer un niveau fiscal plus élevé par une majorité des autres membres de la métropole. La commission des lois de l’Assemblée nationale confirme que c’est la règle de l’unanimité qui s’applique à un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre. Nous verrons. »

Publié le 14/12/2010 10:44 | Ph L.

Sers. «Peyou, le dernier paysan»

Dans un petit village, tout le monde se connaît et à Sers, tout le monde connaît Peyou. C’est donc avec beaucoup de plaisir mais aussi de curiosité qu’à l’invitation du comité des fêtes, la quasi-totalité de la population s’est réunie pour regarder le film intitulé « Peyou, le dernier paysan » qui lui était consacré.

Peyou n’est pas un Indien sorti d’une réserve, pas le dernier des Mohicans mais il est sans doute un des tout derniers à pratiquer l’agriculture comme dans le temps, alors que le paysan d’aujourd’hui est devenu chef d’entreprise avec parfois des tracteurs aussi large que la rue du village. Ce dvd, qui est remarquable et fort bien fait, a été réalisé par René Theil, de Chèze, qui est devenu un orfèvre en la matière. La petite voix sans qui rien n’aurait été possible est celle de sa petite-fille qui l’a bien secondé. Pour réaliser ce documentaire, René Theil a suivi Peyou pendant plus d’un an, tout au long des quatre saisons qui rythment la vie d’un paysan. Ce documentaire de qualité, avec de fort belles images, a aussi une valeur historique qui évoque bien des souvenirs au cinquantenaire, alors que les jeunes générations ignorent ou à peu près la difficulté du métier d’alors. Sans permis, seul, s’il possède une petite motofaucheuse, Peyou continue a fauché les prés en pente à la faux, porte la paillère, grande toile pour porter le foin jusqu’à la grange, fume les prés avec le mulet, accompagne et tond ses bêtes et n’est pas toujours bien récompensé de son dur labeur. Scène particulièrement remarquable et remarquée, celle avec le boucher qui lui achète les bêtes. Sans doute, face à la caméra, les « acteurs » qui jouent leur propre rôle ont-ils un brin exagéré et il faut souhaiter que Peyou ait obtenu un tout peu plus que le chiffre annoncé pour des bêtes même sans étiquette, parfaitement bio !

Publié le 16/12/2010 03:47 | LaDepeche.fr

Actions concrètes en 2011

1. À partir d’avril 2011, les six déchetteries du Grand Toulouse qui accueillent nos encombrants (électroménager, mobilier, équipements de bureaux, téléviseur etc.) pourront leur donner une seconde vie à travers la « ressourcerie », annonce Régine Lange, chargée de l’animation de l’Agenda 21/PCET (Plan climat énergie territorial au Grand Toulouse). En pratique : une entreprise de réinsertion va travailler à la récupération, à la remise en état et au recyclage des « monstres » qui encombrent les déchetteries.

2. Courant 2011, sera mise en place une « agence locale dédiée au conseil des habitants pour les aider à réduire leurs dépenses énergétiques : isolation du logement, meilleur équipement de chauffage et éclairage, diagnostic de performance énergétique. En pratique : l’information du grand public doit être améliorée et facilité ». Un point d’information énergie va être créé avec Solagro, entreprise associative à but non lucratif, qui possède déjà plusieurs antennes à Toulouse et dans certaines communes. On peut s’y renseigner pour construire ou rénover, choisir l’énergie la mieux adaptée, utiliser des énergies renouvelables, réduire les factures, etc. Espace Info-Energie : Tél. 05 67 69 69 67.

3. « La communauté urbaine souhaite engager les citoyens dans la construction d’un plan d’actions impliquant associations, monde économique, institutions, communes… » dit Arlette Sylvestre, présidente de la commission Environnement au Grand Toulouse. « 50 % des gaz à effets de serre sont produits par les familles, 30 % par les acteurs économiques », rappelle Pierre Radamme, nouveau « Monsieur environnement » du Grand Toulouse appelé par Pierre Cohen pour piloter le plan climat. En pratique : des ateliers seront organisés à partir de mi-février pour mener tout un travail de « co construction » de Toulouse, « ville durable ».

Publié le 15/12/2010 16:37 | Par Maître Malvina Mairesse

L’environnement fait son entrée dans le code des marchés

Le code des marchés publics (CMP) a progressivement intégré des préoccupations environnementales, par alignement du droit national sur le droit communautaire. Il autorise désormais la prise en compte d’objectifs de développement durable dans tous les marchés publics, quel que soient leur montant ou leur objet.

L’article 5 impose à l’acheteur public de déterminer, avec précision et avant toute consultation (quelle que soit la procédure de passation), la nature et l’étendue des besoins à satisfaire, en prenant en compte des objectifs de développement durable.

Selon l’article 6, les prestations objet du marché doivent être définies, dans les documents de la consultation, par des spécifications techniques, c’est-à-dire par des prescriptions techniques qui décrivent les caractéristiques requises du produit ou du service commandé.

Ces spécifications sont formulées :

• soit par référence à des normes, notamment des agréments techniques ou d’autres référentiels techniques élaborés par les organismes de normalisation ;

• soit en termes de performances ou d’exigences fonctionnelles qui peuvent inclure des caractéristiques environnementales. Ces spécifications peuvent concerner le produit lui-même (performances en matière d’économie d’énergie, toxicité, recyclabilité…), le procédé de fabrication (choix, emballage…) ou encore les matières premières utilisées. L’acheteur public pourra ainsi interdire, par exemple, l’introduction de certaines substances dans un produit et aussi se référer explicitement à un écolabel.

L’article 14 permet à l’acheteur public d’intégrer dans le cahier des charges de son marché des conditions d’exécution comportant des éléments à caractère environnemental prenant en compte les objectifs de développement durable. Elles peuvent concerner notamment la récupération ou réutilisation des emballages, la collecte et le recyclage des déchets produits, l’utilisation de papier recyclé …

L’article 45 du CMP qui porte sur la présentation des candidatures, autorise l’acheteur public à examiner le savoir-faire des candidats en matière de protection de l’environnement, au travers de l’appréciation de leurs capacités professionnelles. L’acheteur public peut ainsi exiger la production de certificats de qualité établis par le système communautaire de management environnemental (EMAS) ou par des normes équivalentes (ISO 14001).

L’article 53 permet à l’acheteur public d’évaluer les offres des candidats au regard de critères de jugement au nombre desquels peuvent figurer les performances en matière de protection de l’environnement, le coût global d’utilisation (intégrant le prix d’achat, mais aussi les coûts de fonctionnement, de maintenance et d’élimination), la rentabilité, le caractère innovant.

Ces quatre derniers outils permettent ainsi aux acheteurs publics de fixer eux-mêmes le niveau d’exigence environnementale qu’ils souhaitent voir atteint dans l’exécution de leurs marchés.

A noter concernant les MAPA (marchés passés en dessous des seuils des procédures formalisées) : ils doivent respecter les principes fondamentaux de la commande publique. Il est donc conseillé aux acheteurs publics de s’inspirer des quatre articles susvisés – même si le CMP ne prévoit pas qu’ils s’appliquent aux MAPA – afin de s’assurer de la parfaite information des candidats sur les modalités de la consultation et sur les caractéristiques du marché, et ainsi limiter le risque contentieux.

Publié le 14/12/2010 09:05 | S.B.

Ferme solaire à Moncrabeau : Adesta dit non

Une association, l’Adesta, dit non à un projet de ferme solaire menée par la commune et EDF à Moncrabeau. Cet après-midi, quelques-uns de ses représentants seront présents dans le bureau du commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique concernant, non pas le projet en lui-même, mais le projet de modification de la carte communale permettant l’implantation de quelque 43 hectares de panneaux solaires au sol. « La législation interdit ce type d’installation sur une terre agricole » affirme Judith Fischer, de l’association. « Dans ce département, il se perd trois fois plus de terre cultivable que la moyenne nationale et, à Moncrabeau, des agriculteurs cherchent à s’étendre ou à s’installer. »

Le problème, souligne encore Judith Fischer, « est que ce type de projet ouvre la porte à d’autres. EDF doit essayer de voir si son idée passe sur des terres agricoles, alors que des députés comme Michel Diefenbacher par exemple ont mis le doigt sur les spéculations naissant de ces implantations. Que dire aussi des sommes proposées pour l’achat de ces terres », dix à vingt fois supérieures au fermage.

Publié le 15/12/2010 10:06 | LaDepeche.fr

Réalmont. Ce sera la même collecte pour tous

«J’ai oublié de sortir la caisse jaune ». L’expression n’a plus cours à compter du 20 décembre. Même si elle n’est plus vidée le jeudi matin, la caisse jaune servira toujours à déposer les papiers cartons et plastiques. Le tri continue et s’adapte à la collecte. « Le souci permanent de l’ensemble des acteurs de la filière des déchets est de maîtriser les coûts » écrit Jean-Luc Cantaloube président de la communauté de communes dans une lettre adressée à tous les ménages. La collecte ne s’effectuera plus en porte-à-porte. Les déchets devront être apportés dans les conteneurs à couvercle vert pour les ordures ménagères et jaune pour les produits recyclables. Ce changement concerne le centre de Réalmont qui sera traité comme la périphérie. Les points de collecte existants continuent à fonctionner. De nouveaux conteneurs seront installés en centre ville en accord avec la municipalité pour établir un maillage régulier. « A l’issue d’un phase disons pilote et après observations et évaluations, des habillages de ces nouveaux points de collecte seront effectués lorsque les emplacements auront été éprouvés », indique Jean-Louis Robert directeur des services techniques de la CCR. Ce changement d’habitude se traduira par la possibilité de déposer les déchets à tout moment dans les conteneurs. La contrainte des jours de passage est évitée. Les sacs éventrés ne devraient plus joncher les rues. Un effort est donc demandé à tous. Le président et le directeur recommandent d’une même voix : « Triez plus et mieux vos déchets ménagers. Pour les déchets verts, feuilles, branches, restes de plantes potagères, utilisez les composteurs ou apportez-les à la déchèterie de la zone de La Prade ». Un ambassadeur du tri fera du porte-à porte, accompagné si possible d’un élu municipal, les 14, 15 et 16 décembre, pour répondre à toutes les questions. « Réservez-lui le meilleur accueil », préconise Jean-Luc Cantaloube.

Publié le 12/12/2010 08:36 – Modifié le 13/12/2010 à 06:55 | © 2010 AFP

La « zéro euro attitude », tendance débrouille en plein essor face à la

crise

« Echange CD contre dentifrice ! », « Prêt pour un test-crise de foie si c’est bien payé ! », « Qui a le meilleur plan poubelles ? » Face à la crise, les Français, notamment les jeunes, cultivent la « zéro euro attitude », un art de la « débrouille éthique ».

Plus de 20% des 18-24 ans vivent sous le seuil de pauvreté et environ un jeune sur quatre de moins de 25 ans recensé sur le marché du travail est au chômage, selon les derniers chiffres disponibles auprès de l’Insee.

Pour manger, s’habiller, sortir, jeunes et moins jeunes ont recours au troc, à la récupération, à l’échange d’astuces et de bons plans sur internet notamment.

« Troc fringues avec les copines, récup de meubles ou d’objets dans la rue, couture maison…C’est devenu un mode de vie par nécessité mais aussi par choix, une autre façon de consommer plus respectueuse de la planète », dit Hélène Samzun, 26 ans, de l’association « Débrouille compagnie », diplômée de Sciences Politiques, qui se dit « chanceuse » avec « 1.400 euros mensuels et un gros crédit à rembourser ».

Née en 2002 d’une rencontre avec des collecteurs de déchets au Brésil, l’association cherche à promouvoir « le savoir-faire d’artistes et artisans récupérateurs ». Installée dans le 19e arrondissement de Paris, elle anime des ateliers-pédagogiques et vend des produits utilitaires ou décoratifs réalisés à partir de matériaux de récupération.

Sur internet, nombre de blogs, tel « Génération débrouille », prodiguent conseils, avis et bons plans, relayés par des sites comme pasuneuro.com, lesmalins.com, reciprog.fr, booktroc.com, freecycle.org, gooduse.org, trocenligne, trocenstock.com….vide-greniers virtuels et bourses d’échanges de services et de biens.

Côté alimentation, hors associations caritatives, fins de marché et couscous gratuits, le « freeganisme » semble se répandre à en croire les forums sur le net.

Né aux Etats-Unis et contraction de « free » (gratuit) et « vegan » (végétalien), il indique aux « déchétariens » les « meilleurs plans poubelles » pour récupérer de la nourriture, à la sortie des supermarchés notamment.

Une manière de se nourrir et un acte politique qui rejoint plusieurs mouvances écologistes et altermondialistes. « Rien de plus sain en effet que de bouffer dans les poubelles : gratuité de la nourriture pour tous + réduction du gaspillage alimentaire + immunovolution », affirme son manifeste sur freegan.fr avec cependant des conseils pour goûter et conserver les aliments sans s’empoisonner.

Et pour arrondir les fins de mois, certains n’hésitent pas à jouer les cobayes en participant à des tests de consommation. Goûter du chocolat « pour tester la vitesse de l’addiction » ou tester un gel douche peut rapporter jusqu’à 20 euros de l’heure, témoigne un « testeur anonyme ».

Ces nouveaux comportements intéressent nombre de sociologues mais aussi les bureaux de style.

« On constate un écartèlement dans la société: d’un côté le règne du low cost et de la débrouille, de l’autre, un luxe extrême de l’ordre du rêve », explique Martine Leherpeur, directrice du bureau de conseil en mode éponyme.

Pour autant, affirme cette professionnelle d’un secteur qui traque les tendances, « cette incertitude angoissante peut aussi être un moteur ».

« Même s’ils (les jeunes) sont pauvres, ils ne renoncent pas mais prennent les chemins de traverse, détournent, inventent parce qu’il n’y a plus de solution toute faite », ajoute-t-elle.

Union Citoyenne Contre La Promotion Des Pesticides

La pollution liee aux pesticides

Quels sont les effets des pesticides sur l’environnement ?

Le développement de la surveillance des milieux met par ailleurs en évidence l’ampleur de leur dispersion dans l’environnement : le sixième rapport IFEN sur les pesticides dans les eaux pointe ainsi une contamination quasi-généralisée des eaux par ces produits.

Pourquoi trouve t-on des pesticides en Arctique ?

Au milieu des années 80, des scientifiques canadiens s’aperçurent que les Inuits* avaient des taux élevés de certains Polluants Organiques Persistants (POPs) dans le sang et dans leurs tissus adipeux. Parmi ces POPs il y avait, en plus de composés industriels ou de sous produits de l’incinération comme les dioxines ou les PCBs, de nombreux pesticides. Dieldrine, DDT, toxaphène, chlordane et hexachlorocyclohexane (lindane) furent ainsi trouvés à hautes doses dans les organismes de ces indigènes du Nord Canadien. A l’exception des PCBs, qu’on trouve sur certains sites militaires, toutes ces substances persistantes n’étaient pas utilisées dans le Nord Canadien. Elles arrivent dans l’Arctique par un phénomène de « distillation » atmosphérique, s’évaporant des régions les plus chaudes pour retomber dans les régions polaires plus froides, après condensation. Les pesticides peuvent ainsi effectuer de véritables « sauts de puces », de plusieurs milliers de kilomètres toutefois, s’évaporant pour se déposer plus loin avant de s’évaporer de nouveau,…etc.

Une étude scientifique vient de mettre en évidence que les orques norvégiens en zone arctique étaient l’espèce animale la plus contaminée par des polluants organiques dont les pesticides de type PCB. Jusqu’à présent ce malheureux « honneur » revenait aux ours polaires

Est-il possible de dépolluer les eaux contaminées par les pesticides et qui supporterait le coût de cette dépollution ?

Il est possible de filtrer partiellement certains pesticides présents dans les eaux avec des dispositifs de filtration sur charbon actif. Toutefois il faut signaler que ce procédé ne permet pas de filtrer l’intégralité des pesticides présents dans l’eau et qu’il induit un coût élevé pour le consommateur.

Ainsi, au Châtelet en Brie, une station de filtration sur charbon actif réalisée en 2002 à coûté aux environs de 450 000 Euros pour une commune qui compte 4 500 habitants, soit une dépense supplémentaire de 100 Euros par habitant !

Exemples de réduction de l’utilisation des pesticides à l’étranger, des projets pour la France.

Face à l’augmentation des pollutions environnementales et au risque de pathologies induites, un vraie solution existe : limiter l’emploi des pesticides en agriculture. C’est ce qu’avait prévu le 5ème Plan d’Action pour l’Environnement de l’Union Européenne. C’est ce qu’en 2002, le Parlement Européen avait mis en avant dans le Rapport Lannoye,

Des politiques volontaristes de réduction de l’utilisation des pesticides agricoles ont déjà été menées dans de nombreux pays d’Europe. En se fixant des objectifs de réduction de l’utilisation des pesticides très ambitieux, ces pays sont arrivés à des résultats spectaculaires (1).

Le Danemark s’est fixé un objectif de réduction de 50% entre 1987 et 1997 et a déjà atteint l’objectif de 47% ! Entre 1997 et 2002, l’utilisation a encore été réduite de 20%, et le 3ème plan (2) prévoit encore une baisse de la fréquence des traitements d’ici 2009 !

La Suède s’est fixée également un objectif de 50% de réduction en volume en 1990 et a atteint…64% de réduction en volume de substances actives en 1996.

La Hollande a manqué son objectif de 50% de réduction de l’utilisation des pesticides…en réalisant une baisse de 43% du volume utilisé.

La Norvège a également diminué les quantités de matières actives utilisées de 54% entre 1985 et 1996 (3).

Ces baisses spectaculaires ont été atteintes grâce à différents moyens :

1.objectifs de réduction quantifiés,

2.dispositions financières et taxations importantes des pesticides,

3.implication et formation intensives des agriculteurs, recherches de méthodes alternatives à l’usage des pesticides,

4.soutien accru à l’agriculture biologique, etc.

Ces performances ont été réalisées en maintenant, et dans certains cas en améliorant, les performances économiques des exploitations agricoles concernées. Elles ont également eu un impact très positif en terme de diminution des pollutions environnementales par les pesticides.

En France, un plan de réduction des RISQUES liés à l’utilisation des pesticides élaborés par les Ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie en 2006 se refuse à mettre en place des objectifs de REDUCTION de l’utilisation des pesticides… sans commentaires ! La mode est toujours à l’agriculture raisonnée qui ne prévoit de réduction de l’utilisation de pesticides.

Pourtant l’Institut National de Recherche Agronomique ( INRA)  et le Cemagref (Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement)  viennent d’organiser une expertise collective (4) pour établir un état des lieux des connaissances sur lesquelles pourraient se fonder des actions visant à réduire le niveau actuel d’utilisation des pesticides et leurs impacts environnementaux. Cette excellente expertise réalisée par un groupe de plus de trente chercheurs de haut niveau met  en avant « la nécessité de réduire les utilisations de pesticides pour limiter les impacts », allant en cela au delà des simples limitations de la dispersion des pesticides dans l’environnement ou du raisonnement des traitements. Cette même synthèse préconise des solutions  réellement efficaces sous forme de « stratégies alternatives » au premiers rangs desquelles la production intégrée, qu’il présente comme « une démarche nécessaire », et l’agriculture biologique, que nous préconisons depuis longtemps. Ce rapport scientifiquement rigoureux de l’INRA est porteur d’espoir !

REFERENCES

1 : Pesticide Use Reduction is working. An assessment of national reduction strategies in Denmark, Sweden, the Netherlands and Norway.” PAN Europe, décembre 2003..

2: “Danish farmers in plan to cut pesticide use”, Pesticides News n° 63, Mars 2004.

3 : “Plant Protection Products (PPP) use and risk reduction programmes in Norway.” Kåre Årsvoll, Norwegian Ministry of Agriculture. Communication à l’occasion de la conférence annuelle de PAN Europe «  Time for a change », BREMEN, Allemagne, novembre 2001.

4 : « Réduire l’utilisation des pesticides et en limiter les impacts environnementaux ». Rapport INRA / Cemagref, dec 2005’.

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