Revue de presse CLDD 04 11 2010

SOMMAIRE

La Région soutient deux projets tarn-et-garonnais.

Une ferme d’électricité hors normes à Saint-Amadou.

Maubourguet. La remorque solaire.

Calmont. Plein soleil sur le photovoltaïque.

Figeac. Un parc photovoltaïque unique en France.

Sarko l’écolo, c’est fini

EDF : hausse record depuis trente ans.

Qu’est-ce qui tue les abeilles ?.

Saint-Léons. à la découverte des nichoirs.

Saint-Jory. Port Haut : la nature reprend ses droits.

Mirage vert

Environnement: le Grenelle trace sa route, malgré les inquiétudes des ONG..

L’abeille, sentinelle menacée de l’environnement, au coeur d’une convention de partenariat entre L’Aquitaine et l’UNAF.

Bisphénol A : la nouvelle alerte des chercheurs toulousains.

Stéphanie, de Figeac à Bruxelles.

Cahors. Samedi, la ville éteint la lumière.

Saint-Jean. L’invitation conviviale de l’AAEPPEC..

Layrac. Place aux énergies renouvelables.

Publié le 02/11/2010 08:08 – Modifié le 02/11/2010 à 14:05 | LaDepeche.fr

La Région soutient deux projets tarn-et-garonnais

La Région Midi-Pyrénées a adopté, en 2009, un « Plan régional de soutien à la production d’énergies renouvelables », comprenant 3 volets : le solaire photovoltaïque, le bois-énergie et la méthanisation.Lors de sa Commission permanente d’octobre, la Région a voté une aide de plus de 216 000 € pour soutenir 9 nouveaux projets en Midi-Pyrénées. Dans le Tarn-et-Garonne, 2 projets seront ainsi soutenus…

A Loze pour l’installation d’une chaudière à granulés dans le cadre de la rénovation énergétique de la mairie. Elle assurera les besoins en chauffage de la mairie, d’un local mis à la disposition des associations locales et d’une salle des jeunes. Elle aura une puissance de 25 kW.La chaudière consommera 10 m3 de granulés de bois par an, évitant l’émission de 5,3 tonnes de CO2 par an.

A Lacourt Saint Pierre pourl’installation d’une chaudière à granulés dans le cadre de la rénovation énergétique d’un bâtiment communal. Elle assurera les besoins en chauffage de la mairie et des locaux municipaux. Elle aura une puissance de 60 kW. La chaudière consommera environ 65 m3 de granulés de bois par an, évitant l’émission de 17 tonnes de CO2 par an.

Depuis juillet 2009, près de 2,5 M€ ont déjà été attribués par la Région au titre du « Plan régional de soutien à la production d’énergies renouvelables ».

Publié le 01/11/2010 10:26 | Anne Déro

Une ferme d’électricité hors normes à Saint-Amadou

En février 2011, le premier parc photovoltaïque ariégeois, installé sur la commune de Saint -Amadou, produira ses premiers kilowatts -heures d’énergie électrique.

La pose du 100 000e module solaire dans le parc photovoltaïque de Sabaranis, sur la commune de Saint- Amadou, était l’occasion pour son créateur et exploitant, la société Juwi EnR, d’inviter tous ceux qui ont soutenu leur projet et leur montrer son état d’avancement. C’est ainsi que vendredi, Yannick Bauer, directeur de Juwy France, et ses collaborateurs servaient de guide dans le dédale des capteurs aux nombreux élus et habitants du secteur découvrant un nouveau type d’exploitation dans le paysage rural ariégeois. Une visite au cours de laquelle quelques élus sacrifiaient de bonne grâce à l’exercice pratique qui s’imposait : la pose d’un de ces milliers de panneaux qui captant l’énergie solaire produiront du courant électrique continu. Transformé via un poste onduleur, en courant alternatif ce dernier sera acheminé par le biais d’un câble enterré vers le réseau national d’électricité. « Il aura fallu un peu plus de trois ans pour mener à bien ce projet, se réjouissait Yannick Bauer. D’habitude pour une telle réalisation il faut compter 4 à 5 ans ».

En 2011

Ce parc, une fois terminé, s’étendra sur 24 ha et produira chaque année l’équivalent de la consommation domestique annuelle de 4 900 habitants. Sa mise en service est prévue pour février 2011 et son exploitation pour au moins vingt ans, soit la durée du bail signé entre les propriétaires des terres occupées et la société Juwy EnR.

« Mais, ajoute son directeur, on peut imaginer la prolonger 15 années de plus, techniquement ce sera possible. »

À noter qu’un deuxième projet, agri-solaire celui-là, est en cours à La Tour-du-Crieu : « Il se développera sur 7,5 ha, cinq réservés à un parc photovoltaïque et 2 à des cultures maraîchères avec comme objectif à terme l’installation d’un(e) jeune maraîcher(e). Ce projet est mené en partenariat avec le CFPPA Ariège Couserans ».

Soucieux de l’environnement, les élus ont toujours soutenu ce projet. Mais en accueillant une nouvelle entreprise sur le territoire des collectivités qu’ils ont en charge, ils espéraient aussi récupérer de la taxe professionnelle… Cette dernière étant désormais menacée de disparition, certains, dans les rangs de panneaux solaires, ne cachaient pas leur inquiétude.

Des terres en friche qui ne présentaient pas d’enjeux agricoles

Pourquoi implanter ce parc photovoltaïque à Sabaranis ? « D’une part ce site en friche ne présentait pas d’enjeux notamment agricoles qui auraient pu générer un conflit d’intérêt ; d’autre part il est situé en Ariège, un des départements les plus ensoleillés de France ».

Le chiffre : 11,4

millions de kilowattheures > seront produits annuellement à Sabaranis. Soit 20 % de la consommation domestique annuelle des habitants de la communauté de communes de Pamiers.

« Nous nous approvisionnons auprès d’une entreprise qui adhère au programme PV Cycle, ce qui nous assure de leur recyclage. » Yannick Bauer, directeur de Juwy France

Publié le 31/10/2010 10:32 | LaDepeche.fr

Maubourguet. La remorque solaire

Plus de sécurité, plus de silence, plus d’économie, avec la remorque solaire

La remorque solaire a été présentée lors de la réunion du Syndicat départemental d’électricité par François Fortassin (voir aussi notre édition du 8 octobre). Tous les participants ont eu droit à une démonstration et aux explications quant au fonctionnement et utilisations possibles de cette remorque équipée d’un éco-biogénérateur mobile. Une belle innovation mise au service des élus.

L’éco-biogénérateur est une source d’énergie éco-responsable destinée à tous ceux qui ont besoin d’une électricité parfaite et qui veillent à l’impact de leur activité sur l’environnement. C’est un combiné entre énergie photovoltaïque et un groupe électrogène. Au générateur avec panneaux solaires photovoltaïques est fixé un dispositif qui ressemble à un gros ballon blanc haut d’une vingtaine de mètres qui diffuse la lumière. Une innovation qui associe de façon intelligente et automatisée une énergie renouvelable avec stockage et un groupe électrogène haut de gamme, le tout facile à transporter. Ce générateur électrique fournit un courant parfait et fiable. Les huiles utilisées sont des huiles de récupération. À retenir que la remorque est mise à disposition des municipalités, cahier des charges oblige, pour être utilisée dans des endroits ou sites démunis. François Fortassin ajoute que les excès seront à éviter et que la machine n’est pas faite pour éclairer « les concours de pétanque » mais pour des utilisations plus rationnelles, des manifestations, des opérations de sécurité. Janine Noguez.

Publié le 30/10/2010 03:52 | LaDepeche.fr

Calmont. Plein soleil sur le photovoltaïque

Au cours de leur dernière réunion, les membres du conseil municipal ont entendu l’exposé présenté par des représentants de la Société Veolia portant sur le projet d’une centrale photovoltaïque au sol qu’ils ont conçue à la demande de la Communauté de communes Colaursud. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement économique de l’intercommunalité qui tend vers une corrélation entre l’offre d’emploi sur son territoire et l’augmentation constante de population.

Dans un souci de coordination et d’équilibre, il est prévu sur Calmont une zone d’activité artisanale et industrielle. Elle se situera au Tor d’en Haut, à proximité du péage de l’A66, sur un terrain déjà classé en zone artisanale depuis une révision du POS de 2005. Colaursud sera propriétaire de ce terrain de 32ha où seront implantés un parc solaire de 25ha, un macro-lot de 3ha destiné à une grande entreprise de main-d’œuvre et un ensemble de 8 lots plus petits réservés à l’artisanat.

Un projet présenté ce matin à 10 heures sous la halle

Après les études portant sur l’inventaire préalable des servitudes, l’évaluation des risques naturels, l’impact environnemental, la faisabilité et l’intérêt du projet, Veolia, en partenariat avec Cegelec a élaboré un plan de réalisation d’une centrale de production électrique de 12 mégawatts, équivalant à la consommation de 5600 foyers. Une attention toute particulière a été portée au respect de l’environnement en prévoyant une diminution des structures visibles par un enfouissement des lignes, la création d’un rideau végétal et le traitement paysager des abords. A l’intérieur d’un périmètre sécurisé seront donc implantés les panneaux solaires, des locaux techniques, un panneau d’information et une maison pédagogique destinée au public.

Le permis de construire a été déposé en septembre 2010 et la construction devrait durer 12 mois pour une durée d’exploitation de 20 ans.

Ce projet de parc solaire photovoltaïque sera présenté à la population sous la halle de Calmont l ce matin à partir de 10 heures.

Publié le 30/10/2010 08:57 | Laëtitia Bertoni

Figeac. Un parc photovoltaïque unique en France

Jamais un parc photovoltaïque d’une telle envergure n’avait vu le jour en France. Pour réaliser cette première, la Sicaseli, ses agriculteurs et l’entreprise Tenesol ont mis en service 29 950 panneaux solaires sur les toitures de 188 bâtiments agricoles du nord-est du département.

Le soleil avait rendez-vous à Anglars, hier, pour l’inauguration du parc photovoltaïque collectif réalisé par les agriculteurs du Lot et la société Tenesol.

Ce projet, regroupant 109 agriculteurs de la coopérative locale Sicaseli, est une première en France par son ampleur. En effet, si les invités ont pu apprécier l’installation de 1 000 m² de panneaux sur les toitures des bâtiments de Roselyne et Serge Cadiergues, à Anglars, ce sont au total plus de 55 500 m² de superficie couverte. Installé sur 188 bâtiments des cantons de Figeac, Lacapelle, Latronquière et Sousceyrac, ce parc photovoltaïque offre un rendement équivalant à la consommation électrique de 2 000 foyers.

« Face aux difficultés du secteur agricole, il était important de réfléchir à d’autres sources de revenus. Le photovoltaïque était une opportunité à saisir, en cohérence avec les attentes environnementales de chacun, d’autant que Tenesol fabrique ses modules à Toulouse. Nos 650 adhérents ont été contactés, plus de 200 étaient intéressés. Au final, après étude de faisabilité et projection financière, 109 d’entre eux se sont engagés », souligne Adeline Visine, responsable communication à la Sicaseli.

La coopérative agricole a donc enclenché le montage du dossier, se chargeant de l’aspect ingénierie et du bouclage financier. Car, comme l’ont rappelé Pierre Lafragette, président, et Dominique Olivier, directeur de la Sicaseli : « C’est un investissement de 34 millions d’euros, deux fois le chiffre d’affaire de notre coopérative, financé à 80 % par emprunt ». Cette réalisation énergétique deviendra bénéficiaire dès la 13e année de fonctionnement. « Avec des revenus nets annuels estimés de 1,2 million d’euros, pendant 20 ans », a précisé le chef de projet Sicaseli, Laurent Causse, qui travaille déjà sur un 2e projet photovoltaïque.

« Tout fonctionne en autonomie »

Fin août, les 1 000 m2 de toitures photovoltaïques entraient en production sur les bâtiments agricoles de Serge et Roseline Cadiergues, à Anglars.

Pour ces agriculteurs installés en bovin viande, ce projet était une chance. « Nos métiers connaissent de plus en plus de difficultés, il faut savoir se diversifier et engager des démarches collectives pour réaliser ce que seul on ne pourrait faire. Ensemble, nous sommes plus forts pour négocier, la gestion des problèmes est plus efficace aussi », reconnaissent-ils.

Leur engagement dans ce projet, ils ne le regrettent absolument pas. « C’est une semaine de travaux en moyenne, ensuite tout fonctionne de façon autonome. Nous avons juste à contrôler les indicateurs lumineux et relever le compteur de temps en temps ». Pour le reste, en effet, le soleil fait son œuvre…

« La Région étudie l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures des 146 lycées Midi-Pyrénées. L’entreprise Tenesol qui fabrique ces panneaux, sur son usine à Toulouse, nous accompagne. »

Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées.

Publié le 30/10/2010 10:03 – Modifié le 31/10/2010 à 11:18 | Philippe Rioux et Martin Venzal

Sarko l’écolo, c’est fini

Trois ans après son lancement en grandes pompes, le Grenelle de l’environnement s’est considérablement réduit. En période de crise, Nicolas Sarkozy a visiblement tourné le dos à la « révolution verte » qu’il promettait en octobre 2007.

Ce devait être le grand œuvre du quinquennat de Nicolas Sarkozy. La preuve que la France, à l’instar des pays scandinaves, pouvait mener une ambitieuse politique environnementale qui embrasse une multitude de domaines économiques allant des transports au bâtiment, de l’agriculture à l’énergie. La démonstration par l’exemple que la droite moderne était écolo-compatible et que les questions environnementales – dont les enquêtes d’opinion disent depuis des lustres qu’elles préoccupent les Français – n’étaient pas l’apanage des Verts. Et il faut bien concéder que le départ en fanfare du Grenelle de l’environnement, dans une cour de l’Élysée où se pressait toute la planète verte médiatico-politique, en octobre 2007, laissait présager que la révolution verte promise par le chef de l’État serait une réalité.

Trois ans plus tard, c’est la désillusion qui semble l’emporter tant le grand dessein écolo s’est réduit au fil du temps comme une peau de chagrin, laissant accroire l’idée qu’il ne s’agissait que d’un coup politique… « Le moins que l’on puisse dire c’est que le new deal écologique promis par le président de la République n’a pas eu lieu », analyse Olivier Louchard, directeur du Réseau Action Climat (RAC) France. Ce collectif qui regroupe une dizaine d’associations de défense de l’environnement, vient de dresser un bilan noir du Grenelle (lire ci-contre).

Il faut dire que les ambitions du départ ont été régulièrement revues à la baisse. La crise financière a imposé d’autres priorités au gouvernement et le chef de l’État lui-même a mis fin à son intermède écolo lors du dernier salon de l’agriculture. « Toutes ces questions d’environnement

[…] ça commence à bien faire », avait lâché Nicolas Sarkozy devant les agriculteurs. Un message reçu 5 sur 5 par François Fillon qui annonçait quelques jours plus tard le « report » sine die de la taxe carbone, l’une des mesures emblématiques du Grenelle. Un recul incompris par les associations écologistes – Nicolas Hulot et sa fondation claquent alors la porte des groupes de travail du Grenelle – et par la ministre de l’Écologie, Chantal Jouanno, « désespérée » de voir l’écolo-scepticisme triompher. Mais dans un contexte économique difficile, c’est aussi, au-delà de la tactique électorale, la real politik qui l’a emporté. Les dirigeants européens réunis hier à Bruxelles sont, d’ailleurs, tombés d’accord pour revoir à la baisse leurs ambitions en vue de la conférence de Cancun en décembre sur le climat. Bref, la révolution verte du Président a vécu ; 74 % des Français considèrent le Grenelle comme un échec.

Philippe Rioux

Le chiffre : 55 % des voitures neuves > vendues au 1er semestre. étaient éligibles au bonus écologique contre 43 % au premier semestre 2008. Un système victime de son succès qui se retrouvera déficitaire de 500 millions d’euros.

La phrase : « Le moins que l’on puisse dire, c’est que le new deal écologique promis par le président de la République n’a pas eu lieu ». Olivier Louchard, directeur du Réseau Action Climat (RAC) France

Que reste-t-il du Grenelle de l’environnement ?

Les projets actuellement en chantier. Le Grenelle a fait avancer les dossiers dans l’agriculture, avec une augmentation de la surface en produits bio qui doit atteindre les 20 % de terres cultivables d’ici 2 020. Également en cours, la diminution de moitié des pesticides d’ici 2 018. L’augmentation des lignes de tramway (1 500 km en 2 020) ou encore la réduction de 7 % par an de la production des ordures ménagères sont aussi en voie de réalisation

Les projets rabotés ou reportés. Économie oblige, certaines ambitions ont été revues à la baisse. Les crédits d’impôts en faveur du photovoltaïque sont passés subitement de 40 à 25 % fin septembre. Et pourraient encore diminuer courant 2 011. Le système bonus-malus pour encourager les voitures vertes va être revu à la baisse. Le doublement des lignes à grande vitesse est aussi reporté en raison du coût de ce type de mesure

Les chantiers abandonnés. La taxe carbone, mesure emblématique du Grenelle, a vite été retirée car jugée trop polémique et inique par rapport aux ménages à revenus modestes. Idem pour le gel de la construction des autoroutes et des aéroports : deux promesses qui n’ont pas tenu très longtemps face à la pression des lobbys.

Si le gouvernement a beaucoup reculé par rapport au Grenelle de l’environnement, celui-ci a quand même apporté un changement radical dans les comportements. Depuis ce rendez-vous, en effet, le développement durable est devenu un axe majeur, quels que soient les partis politiques. Et les Français eux-mêmes y sont plus sensibles. C’est peut-être dans ce changement de mentalité que le Grenelle a été le plus important.

M. V.

Publié le 28/10/2010 09:01 – Modifié le 28/10/2010 à 11:03 | J.-M.D.

EDF : hausse record depuis trente ans

Cette augmentation de la facture électrique apparaît impopulaire, d’autant qu’elle fait suite à deux hausses du prix du gaz. Pour beaucoup, la nécessité d’accroître les tarifs EDF pour soutenir les énergies vertes ne serait qu’un prétexte…

t une hausse de plus sur notre facture d’électricité ! Le ministre du Budget, François Baroin, a confirmé hier un relèvement des tarifs de 3 à 4 % début 2011. Si on tient compte de la hausse de 3,4 % en moyenne déjà intervenue le 15 août, c’est donc une augmentation de plus de 6 % qui nous guette en sept mois, alors même que l’inflation prévisible ne dépassera pas 1,5 %. Et c’est bien ce qui inquiète les associations de consommateurs, dont la CLCV pour qui ce « mauvais coup porté au pouvoir d’achat des consommateurs », révèle une nouvelle orientation des tarifs d’électricité qui étaient plafonnés depuis cinq ans au montant de l’inflation. On n’avait pas vu une telle montée en flèche des tarifs depuis trente ans. Selon l’UFC Que Choisir, cette hausse promise en janvier se traduira par une surfacturation de 15 € par an pour les ménages, et même de 50 € pour ceux qui se chauffent à l’énergie électrique.

Jusqu’alors, EDF expliquait ces nouveaux tarifs par ses indispensables investissements dans les réseaux et dans la rénovation du parc de centrales nucléaires. Cette fois, la hausse serait directement liée à l’obligation faite à EDF d’acheter l’électricité solaire à un tarif supérieur à celui du marché. C’est ce soutien aux énergies vertes en application du Grenelle qui fragiliserait les comptes d’EDF.

Cette augmentation est forcément mal vécue par l’usager pour qui l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence aurait dû, logiquement au moins, stabiliser les prix. La Confédération du logement et du cadre de vie a demandé dans ses conditions que la Commission de régulation de l’énergie, comme l’y autorise la loi, exerce son contrôle indépendant pour vérifier les demandes d’EDF

Hier, les réactions ne se sont pas fait attendre. Ségolène Royal (PS) a dénoncé cette hausse qui va accroître les charges des entreprises et s’attaquer le pouvoir d’achat des ménages. De son côté, Jean-Michel Baylet (PRG) estime que cette mesure montre « le véritable visage antisocial du gouvernement », soulignant par ailleurs « qu’il n’y a rien à attendre du prochain remaniement ». Quant au PC, il qualifie la décision de « scandaleuse » et s’en prend aux « affairistes spécialistes du renouvelable qui continuent d’empocher des plus values… »

«Cette mesure nous sidère»

Caroline Keller, est chargée de mission Energie-logement à l’UFC Que Choisir.

Que faut-il penser de cette nouvelle hausse ?

On a été sidérés en l’apprenant. D’ordinaire, les tarifs EDF augmentent le 15 août, une fois par an donc. Ce qui se passe est inédit et contraire au contrat de service public signé en juillet 2005 entre l’État et EDF qui limite la hausse de l’électricité au niveau de l’inflation. Or, l’augmentation des prix de 3 % décidée en juillet, c’était déjà deux fois le taux de l’inflation ! De fait, la nouvelle hausse prévue en janvier relève de l’incroyable. ça nous fait dire que la politique d’EDF se poursuit malgré le changement de direction. On se souvient pourtant que la volonté d’EDF d’accroître les tarifs de 20 % en trois ans avait coûté son fauteuil à l’ancien président Pierre Gadonneix.

Cette hausse serait rendue obligatoire par le soutien d’EDF aux énergies renouvelables. Faut-il y croire ?

EDF cherche par tous les moyens à augmenter ses tarifs. Tous les prétextes sont bons, mais il est vrai cependant que le photovoltaïque s’est développé grâce au crédit d’impôt et aux tarifs de rachat obligatoires très élevés. Mais toutes ces conditions favorables revues désormais à la baisse vont alléger la charge d’EDF. Quoi qu’il en soit, encourager d’un côté cette énergie renouvelable pour donner ensuite un coup de frein dénote un manque de suivi très dommageable.

Chacun imaginait que l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence ferait baisser les prix ?

On a effectivement une singularité en France. Les trois-quarts de l’énergie proviennent d’un parc nucléaire aujourd’hui amorti. D’où un coût de production moins élevé et des tarifs moins chers pour le consommateur. Avec l’ouverture du marché, cette rente du nucléaire va être transférée à EDF mais aussi aux autres fournisseurs alternatifs. On peut dire que cette libéralisation a desservi les usagers en même temps qu’EDF et GDF-Suez ne cessent de se développer à l’international. J.-M.D.

Le chiffre : 6 %

Hausse > Facture EDF. Ce taux totalise les augmentations des tarifs EDF entre juillet 2010 et janvier 2011. Une telle hausse n’avait pas été atteinte depuis 30 ans.

L’envolée des tarifs EDF survient après ceux du gaz

Zoom

Si cette nouvelle hausse de l’électricité est plus impopulaire que jamais, c’est qu’elle survient après des hausses successives des tarifs du gaz. En juillet dernier, la facture avait pris 5 % de plus, mais cette augmentation survenait quatre mois à peine après un premier relèvement de près de 10 % ! Pour les ménages, cette évolution des tarifs de gaz a provoqué une hausse des charges comprise entre 12 et 85 euros par an selon l’utilisation faite de cette énergie (cuisine ou chauffage).

Et les consommateurs se sentent d’autant plus abusés qu’une forte publicité a été faite en son temps pour que les ménages s’équipent au gaz. Mais pourquoi ces augmentations autorisées par la Commission de régulation de l’Énergie alors que l’excédent mondial de gaz fait chuter les prix ? La majeure partie du gaz consommé en France est achetée via des contrats de quinze à vingt ans passés avec Gazprom ou des compagnies norvégiennes. Pour garantir leur approvisionnement, les principaux importateurs ont souscrit ce type de contrats qui obéissent à des formules de prix indexées sur le prix des produits pétroliers. Et ces contrats ne peuvent être dénoncés par les pays acheteurs qu’au prix de longues et laborieuses tractations.

Publié le 01/11/2010 09:48 | Jean-Paul Couffin

Qu’est-ce qui tue les abeilles ?

Prenant le relais des apiculteurs inquiets, le sénateur de l’Aveyron, Alain Fauconnier, vient de monter au créneau auprès du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire.

« Le jour où l’abeille disparaîtra, l’homme n’aura plus que quatre années à vivre », prédisait Albert Einstein. Pas très rassurant, d’autant que depuis plusieurs mois, les apiculteurs aveyronnais, professionnels comme amateurs, confrontés à une mortalité exponentielle des essaims, alertent l’opinion. Mais ils ne sont plus seuls. Des politiques, à l’instar du sénateur Alain Fauconnier, prennent le relais. Ainsi, début octobre, a-t-il interpellé le ministre de l’Agriculture en lui indiquant : « Pour le département de l’Aveyron, la fourchette de destruction des ruches, sur le seul hiver 2009-2010, a été de 3 500 à 5 000 ruches. Si un département en compte autant, qu’en est-il à l’échelon national ? De quelle manière peut-on évaluer la destruction de l’ensemble des ruchers, puisque les prélèvements de mortalité adressés, par l’entremise de la DSV, à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, l’AFSSA, ne sont pas satisfaisants ? ». Ce qui l’incite à penser que « les réponses données par cet organisme sont toujours des réponses d’analyses pathologiques. Or, ce qui semble le plus important, ce sont les analyses toxicologiques ». Face à cette mortalité relevant de l’extraordinaire, certains apiculteurs ont réalisé des prélèvements qu’ils ont adressés directement au CNRS, sans donner de piste de recherche.

Il a été découvert des traces importantes de deltaméthrine. Cette molécule ainsi que la perméthrine sont les composantes principales des traitements contre la fièvre catarrhale ovine. « Or, cette analyse n’est pas prise en compte, parce que les prélèvements n’ont pas été faits dans les règles procédurales requises », déplore Alain Fauconnier.

Pas de corrélation : Sur ce point, Bruno Le Maire a rétorqué : « Nous avons donc conduit une enquête épidémiologique sur le sujet. Les résultats de cette enquête ne permettent pas d’établir une corrélation entre la mortalité des abeilles et les traitements insecticides utilisés dans le cadre de la lutte contre la fièvre catarrhale ovine ». Reste, comme le stipule le sénateur, que d’autres signes ont pu être relevés par plusieurs apiculteurs : des diminutions progressives du nombre d’abeilles malgré un couvain normal ; des désertions de ruches malgré des réserves abondantes ; des abeilles traînantes, incapables de voler ; une agitation anormale devant les ruches…

Cette situation engendre une chute de manière très significative de la production de miel. Et ce alors même que la consommation monte en flèche… De plus, il pointe ce paradoxe qui fait qu’« aujourd’hui, le biotope des abeilles est nettement meilleur en ville qu’à la campagne… On trouve, à Paris, des ruchers extraordinaires, alors qu’on enregistre en milieu rural des pertes catastrophiques ! ».

Repères : Le chiffre : 35 : ruches neuves > décimées sur l’Aubrac. Dans son intervention, Alain Fauconnier a pris l’exemple, parmi d’autres, de la situation de ce rucher de l’Aubrac, composé de trente-cinq ruches neuves, avec de nouveaux cadres et des essaims de l’année, et qui a été totalement décimé à l’issue de l’hiver 2009- 2010.

« Certains apiculteurs ne désirent pas que les pourcentages de pertes sur leur exploitation soient connus. Nous savons ainsi que des pertes importantes n’ont pas été déclarées. »

Alain Fauconnier, sénateur

Frelon asiatique, l’autre prédateur

Dans ses publications, l’Association apicole met en garde sur les risques auxquels se confrontent les abeilles. à commencer par l’utilisation massive des pesticides, qui menacent cet insecte pollinisateur. En butinant, l’abeille absorbe les toxines dont les effets sont variables selon les doses ingérées : perte rapide de ses capacités d’orientation et impossibilité de retrouver la ruche, mort dans les 24 heures si la dose létale est atteinte, mort après plusieurs jours par ingestion répétée lors des récoltes successives. Sans oublier les dégâts plus que conséquents de ce nouveau prédateur qu’est le frelon asiatique. Il est apparu il y a trois années et aujourd’hui est bien implanté en particulier dans le Sud-Ouest, où il cause des dégâts catastrophiques sur les ruches. Le ministère chargé de l’écologie a lancé le 10 février dernier une consultation des services de l’État pour identifier les pistes d’expérimentation.

« Cela nous permettra, note le ministre de l’Agriculture, de faire le point d’ici à la fin 2010, d’une part, sur la connaissance et la diffusion de cette espèce et, d’autre part, sur les risques encourus, du point de vue tant de la sécurité que des impacts sur les activités économiques ainsi que sur le milieu naturel ». Les résultats de ces évaluations seront connus d’ici la fin de cette année. Sur la base de ces résultats, devrait être élaboré un plan d’action.

Publié le 29/10/2010 10:48 | LaDepeche.fr

Saint-Léons. à la découverte des nichoirs

À l’occasion des vacances de Toussaint, la maison natale de Jean-Henri Fabre vous propose tous les jours, sur simple demande, la découverte des nichoirs dans le village nature de Saint-Léons, à 11 heures, à 14 h 30 et à 16 heures Une balade accompagnée sur l’observatoire à abeilles sauvages, conçu par Jean-Henri Fabre, puis la présentation de l’hôtel à petites bêtes mis en place avec les écoliers. 2010 étant l’année internationale de la biodiversité, nous découvrirons également les nichoirs à oiseaux, chauves-souris, bourdons et hérissons ! Le Jardin du perce-oreilles, situé à seulement 5 minutes de Micropolis, est accessible aux personnes à mobilité réduite (parking à proximité, sentiers et panneaux adaptés).

Découverte des nichoirs au Jardin du perce-oreilles à 11 heures, à 14 h 30 et à 16 heures. Pour les petits et les grands. Jeux et anecdotes au rendez-vous. Adulte, 3,50 €; enfant, 2 €; tarif réduit, 3 €. Rendez-vous : Maison natale de Jean-Henri Fabre, tél. 05 65 58 80 54.

Publié le 03/11/2010 08:02 | LaDepeche.fr

Saint-Jory. Port Haut : la nature reprend ses droits

Après cinq années d’efforts, Port Haut redevient à lieu de balades.

Situé aux confins de la commune de Saint-Jory, près de Saint-Caprais, ce méandre de la Garonne avec son bras mort, était devenu le théâtre d’usages néfastes au bon fonctionnement de la « zone humide » garonnaise classée d’intérêt remarquable sur tout le corridor du fleuve entre Blagnac et Saint-Nicolas de la Grave.

Un plan de gestion sur cinq ans a été établi afin de retrouver la biodiversité dans cette zone humide. Décharges sauvages et pratiques d’activités motorisées avaient totalement dégradé ce site, causant de graves nuisances à la qualité de l’eau.

La municipalité de Saint-Jory (relayée par la communauté Hers Garonne) a lancé la réhabilitation de ces lieux en 2006, en concertation avec tous les acteurs locaux (associations de pêche, de chasse, de promeneurs..) et dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence de l’eau, Conseil Général et Régional, S.M.E.A.G et la commune de Grenade afin d’assurer le financement du projet.

Un cheminement pédagogique

Cette action élaborée par l’association Nature Midi Pyrénées a permis aujourd’hui de redonner à « Port Haut » des conditions d’évolution naturelles. Le public peut profiter d’un cheminement pédagogique qui, à travers plusieurs panneaux d’information fait découvrir les caractéristiques des zones humides et l’intérêt de les protéger (zone de protection spéciale, oiseaux et habitats)

Si ce projet a aujourd’hui porté ces fruits, les élus restent conscients de la nécessité d’une vigilance certaine.

Michel Pernés, adjoint à l’environnement à la mairie de Saint-Jory rappelle que Nature Midi Pyrénées a créé un réseau (C.A.T.E.Z.H) pour cellule d’assistance technique à la gestion des zones humides qui permettra à tous les décideurs locaux de bénéficier d’une assistance pour anticiper et gérer les situations à risques environnementaux dans ces milieux spécifiques, fragiles et essentiels pour notre avenir.

Publié le 30/10/2010 09:54 | Dominique Delpiroux

Mirage vert

Soyons ironiques : c’est le moment d’acheter un 4X4 ! La taxe carbone gît au fond d’un puits de pétrole et le gouvernement lève la pédale sur le bonus-malus qui favorisait l’achat de petites voitures peu voraces. Cette mesure avait permis à l’Hexagone de figurer parmi les meilleurs élèves de l’Europe en matière de rejets de CO2 : une médaille verte pour la France, c’était trop beau pour être vrai, ce ne sera plus vrai très bientôt !

Et dire que ce Grenelle de l’environnement devait être la révolution verte à la française ! Avec la quasi-bénédiction d’un des chouchous des Français, Nicolas Hulot, qui disait-on, avait réussi à convaincre le candidat Sarkozy de la nécessité de changer profondément nos habitudes en matière d’environnement. On allait voir ce qu’on allait voir, un quinquennat résolument vert et novateur.

Las ! Toutes ces belles mesures sont passées les unes après les autres au tri sélectif. C’est comme dans un budget familial : quand la fin de mois arrive, pour serrer la ceinture, on supprime le superflu.

Mais est-ce que l’écologie, c’est vraiment du superflu ? Pour le gouvernement, oui, certainement, vu la désinvolture avec laquelle il ne respecte pas ses propres engagements.

Non, certainement pas, pour tous ceux qui prédisent, parfois sans doute avec des accents de Cassandre, que l’on paiera très cher demain nos gaspillages d’aujourd’hui. Et qui à présent ont l’impression d’avoir été dupés.

En vidant de sa substance le bonus-malus, après avoir renoncé à la taxe carbone, le gouvernement lance indirectement un message : l’écologie, il s’en contrefiche. On peut la sacrifier en premier sur l’autel de la crise. D’autant plus que les mesures de protection de l’environnement, coûteuses ou contraignantes, sont rarement populaires. Et en ce moment où le climat social est électrique, fâcher les seuls écologistes est un moindre mal. Tant pis pour la pédagogie, tant pis pour l’exemple aux générations futures, tant pis pour le courage.

La France (et tout particulièrement son actuel président) a une fâcheuse tendance à donner des leçons au monde entier. En matière d’écologie, elle aura désormais intérêt à faire profil bas. Logiquement, après tous ces renoncements, à l’occasion d’un remaniement, Nicolas Sarkozy pourrait très bien prendre comme ministre de l’Environnement le climatosceptique Claude Allègre, que l’on a donné si souvent comme futur membre du gouvernement.

Là, au moins, on serait dans la cohérence.

Publié le 02/11/2010 11:49 – Modifié le 02/11/2010 à 18:00 | © 2010 AFP

Environnement: le Grenelle trace sa route, malgré les inquiétudes des ONG

Le bilan positif des trois premières années du Grenelle de l’Environnement présenté mardi par un comité d’experts ne lève pas toutes les inquiétudes de certaines ONG sur la mise en oeuvre d’une lutte réellement efficace contre le réchauffement climatique.

La « dynamique » du Grenelle de l’environnement est « en marche » avec plus des trois quarts des 268 engagements pris en octobre 2007 aujourd’hui « réalisés » ou « en cours de réalisation », selon un rapport remis au ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, ravi du satisfecit pour cette méthode de gouvernance.

« Parmi les 268 engagements initiaux, 18% (48 engagements) peuvent être considérés comme totalement réalisés et plus de la moitié (59%, 157 engagements) sont en cours de réalisation », indiquent les experts, qui rappellent que ces engagements sont à l’horizon 2020 pour la plupart.

En raison d’un « certain nombre de résistances qui ont, sur certains points, ralenti la mise en oeuvre des engagements », environ « un engagement sur cinq (soit 52 engagements) nécessite une réorientation stratégique ou une remobilisation significative », reconnaissent-ils toutefois.

Seuls 11 engagements n’ont donné lieu à aucune action, car ne répondant plus ou mal aux objectifs initiaux, ajoute ce comité comprenant le climatologue Jean Jouzel, le sénateur (UMP) Jean-François Le Grand, le Pr Alain Grimfeld et la présidente de l’agence de notation sociale Vigeo Nicole Notat, personnalités engagées dans le Grenelle, et chapeauté par le cabinet Ernst & Young.

La mise en place du bonus-malus dans le secteur automobile, d’aides incitatives dans le bâtiment et le « décollage » des énergies renouvelables apparaissent comme des réussites alors que d’autres points, comme l’éco-redevance kilométrique pour les poids lourds, en retard, ou la taxe carbone, reportée sine die, nécessitent selon ce rapport « une remobilisation ».

Le « Premier ministrable » Jean-Louis Borloo, qui rêve d’appliquer la méthode Grenelle à d’autres « sujets de société » comme la fiscalité ou la qualification des jeunes, rappelle que ce bilan « n’est pas une décoration ». « C’est un rapport d’étape », estime-t-il, pour permettre de « démarrer un nouveau round ».

« Il faut espérer que cela ne va pas rester qu’une opération de communication mais servira à faire des progrès », a souhaité Bruno Genty, président de France Nature Environnement (FNE, fédération de 3.000 associations), tout en saluant « l’instauration d’un dialogue environnemental » grâce au Grenelle.

« Nous avons aujourd’hui plus d’interrogations que de déceptions », a-t-il reconnu, évoquant notamment des incertitudes autour de l’objectif de réduire de 50% l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture d’ici 2018.

D’autres, comme Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, dressent un tableau plus sombre des trois premières années du Grenelle. Il a davantage eu l’impression d’assister à « un pot de départ » de M. Borloo qu’à une « véritable évaluation du Grenelle ».

« La véritable question, on ne se la pose pas : est-ce que ces mesures-là vont permettre de préserver le climat et la biodiversité ? », s’est-il interrogé, regrettant que le bilan s’interesse plus aux textes qu’à leur impact réel en termes de réduction de gaz à effet de serre.

Dans un « contre-bilan », l’association Agir pour l’environnement a fait part d’une « déception à la hauteur des espoirs suscités. » Dénonçant un « événement auto-promotionnel », elle s’étonne qu’un « rapport d’évaluation puisse être effectué sans auditer les associations de protection de l’environnement. »

AQUI

L’abeille, sentinelle menacée de l’environnement, au coeur d’une convention de partenariat entre L’Aquitaine et l’UNAF

Convention de partenariat pour l’abeille L’abeille aura été le sujet de la dernière délibération de la plénière d’automne du Conseil régional d’Aquitaine. Thème consensuel s’il en est, « l’abeillosceptique » n’ayant pas encore fait son apparition dans le PAF, de la droite à la gauche en passant par le centre, tout le monde s’accorde sur ce point : alors que depuis 1995, près de 30% de ses colonies disparaissent chaque année en France, l’abeille est, de manière exponentielle, en danger. Et avec elle, la biodiversité, et par voie de conséquence, dixit Einstein lui-même… l’humanité. La Région Aquitaine vient de signer avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) une convention de partenariat au programme national baptisée « l’abeille, sentinelle de l’environnement », pour alerter, informer et sensibiliser le public aux différents périls qui menacent les abeilles et autres pollinisateurs sauvages.

Emploi abusif de produits sanitaires de plus en plus toxiques, remembrement, monoculture, ensilage, syndrome d’effondrement des colonies ou CCD (colony collapse disorder), virus, ondes de nos portables, frelon asiatique… la liste est longue des causes identifiées de mortalité chez les butineuses. En Europe, 30 à 40% des abeilles ont été décimés en moins de 10 ans, ce qui représente, en France, une disparition de 350 000 ruches par an. Une mortalité qui concernerait plus de 14 milliards d’abeilles  depuis 1997. Sans le travail des apiculteurs pour reconstituer leur cheptel, les abeilles auraient quasiment disparu de notre territoire. En France, le chiffre d’affaire induit par les abeilles s’élève à 2 milliards d’euros (source INRA), alors que 1 500 apiculteurs disparaissent chaque année. L’abeille qui contribue à la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs de la planète, est, de fait, essentielle au maintien de l’équilibre des écosystèmes naturels de notre agriculture : on estime que 35% de la production alimentaire dépend des abeilles. Or, au delà des abeilles, les insectes pollinisateurs subissent, eux aussi, une véritable hécatombe, mettant en péril le maintien de la biodiversité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes,  un peu partout sur le globe, l’heure est grave.

Un plan national d’action appliqué au régional

Dans ce scénario catastrophe qui est tout sauf fictif, l’UNAF a lancé en 2005 au plan national l’action « L’abeille, sentinelle de l’environnement » pour alerter le grand public de cette situation inquiétante et tenter de protéger aussi bien l’abeille que l’apiculture qui en dépend. Un nombre croissant d’institutions et d’entreprises privées intègrent d’ailleurs ce dispositif, conscientes de l’importance de la préservation de cette faune pollinisatrice pour la sauvegarde des cultures et de la biodiversité. C’est ce que vient de faire la Région Aquitaine en adhérant et en s’engageant de manière concrète par la signature d’une charte. Celle-ci indique la non utilisation de produits toxiques et de pesticides dans les espaces verts, veille au développement de cultures sans OGM, à  la sensibiliation et à la connaissance de l’abeille et de l’apiculture, à l’information des agriculteurs sur le rôle pollinisateur de l’abeille. L’aide à une agriculture respectueuse de l’environnement, la promotion du rôle essentiel de l’abeille, sentinelle et actrice de la biodiversité et l’aide à l’installation de nouvelles colonies et de nouveaux apiculteurs y sont également mises en évidence.

Des mesures et des moyens

Dans le cadre de ce projet, l’UNAF procéderait à l’installation d’un rucher de 8 ruches peuplées  sur la toiture de l’Hôtel de région. Le suivi du programme et la mise en oeuvre des actions de sensibilisation et de promotioDixit Einsteinn réalisées par l’UNAF faisant l’objet d’un soutien financier triennal, par la Région, à hauteur de  16 400 € pour l’adhésion et l’installation des ruches et de 16 000 € par an pour le suivi et les actions de sensibilisation. Une décision approuvée par les groupes socialiste/PRG, Europe-Ecologie/les Verts, les groupes Modem et UMP s’étant abstenus, considérant l’enveloppe financière trop importante. Une action qui tombe en plein sommet international de Nagoya sur la biodiversité et qui pour l’heure met les projecteurs politiques sur un sujet aussi global que vital. Les apiculteurs, avant que de devenir une profession en voie de disparition, devraient apprécier. Tout comme les abeilles.

Publié le 29/10/2010 08:22 – Modifié le 30/10/2010 à 10:34 | LaDepeche.fr

Bisphénol A : la nouvelle alerte des chercheurs toulousains

Ticket de caisse, stylos en plastique, CD Rom ou DVD : les bisphénols A sont présents partoutUne équipe de chercheurs toulousains vient de découvrir que les bisphénols A pouvaient se transmettre par simple contact avec la peau. Les tickets de caisse sont visés.

C’est une découverte majeure que vient de réaliser une équipe de chercheur de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Toulouse. Emmenées par le biologiste Daniel Zalko, les équipes de l’Inra, en collaboration avec les laboratoires Pierre Fabre, ont mis en évidence que les bisphénols A (BPA), une substance chimique présente dans les plastiques, peuvent se transmettre par simple contact avec la peau. En cause : les papiers thermiques et notamment les tickets de caisse.

Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que ce perturbateur endocrinien, qui peut avoir des conséquences sur la santé humaine en particulier dans les fonctions de reproduction, ne se transmettait que par l’ingestion. Présents dans de nombreux emballages plastiques alimentaires et notamment dans les biberons, les bisphénols A ont la capacité de migrer du plastique vers les aliments. Ils finissent donc ingérés par le consommateur. Le sujet est hautement sensible car les biberons pour bébés surtout passés au micro-ondes, figurent parmi les contenants présentant le plus grand risque de transmission à l’enfant. Ces biberons sont d’ailleurs interdits en France depuis juin dernier.

Après les biberons, les tickets de caisse

Aujourd’hui après des études menées sur de la peau de porc, les équipes toulousaines ont découvert que les bisphénols étaient aussi présents sous forme libre dans une grande partie des papiers thermiques. Autrement dit, les tickets de caisse ou de carte bleue contiennent une « assez grande quantité » de bisphénols utilisés comme révélateur dans la coloration à l’impression. Les études ont montré que les deux tiers des bisphénols mis en contact avec la peau de porc traversaient la barrière cutanée et se retrouvaient dans l’organisme. En août dernier, une équipe américaine de chercheurs a rapporté que des niveaux résiduels de BPA étaient plus importants dans l’organisme des hôtesses de caisse. Sur un seul reçu, on pourrait trouver jusqu’à douze fois la dose plafond tolérée. Les facturettes contiendraient ainsi mille fois plus de BPA que les boîtes de conserve. Une vraie bombe à retardement en matière de santé publique.

Les chercheurs toulousains soupçonnaient qu’une autre porte d’entrée que la contamination alimentaire existaient car les taux de BPA élevés retrouvés chez certaines personnes ne pouvaient pas s’expliquer. Cette enquête met à mal les recommandations des agences sanitaires française ou européenne qui refusent de se prononcer sur la dangerosité de ce nouveau mode de contamination, demandant que d’autres études soient lancées. Gil Bousquet

Quels risques court-on ?

Depuis quinze ans, les chercheurs mettent en évidence les effets du bisphénol A sur les récepteurs hormonaux notamment. Les bouteilles d’eau exposée à de fortes chaleurs (stockage en plein soleil) laissent échapper d’infimes particules de cet œstrogène de synthèse qui se diffusent dans l’eau. Le processus est le même pour les boîtes de conserve ou les biberons des bébés surtout s’ils sont passés au micro-ondes. Les BPA sont suspectés d’être impliqués dans plusieurs cancers, dans l’altération de la reproduction, le diabète, l’obésité.

Les pathologies de l’hyperactivité des enfants pourraient aussi être liées au bisphénol. Plus grave il serait responsable de perturbations du système endocrinien en particulier pour les bébés. à la clef, des troubles hormonaux qui pourraient être à l’origine de pubertés précoces chez les filles et d’une baisse de la fertilité chez les garçons.

Pour le chercheur toulousain Daniel Zalko, ces risques doivent être pris au sérieux car les premières années de l’enfant sont des « périodes critiques » durant lesquelles les polluants chimiques doivent être sinon bannis, au moins réduits au maximum. Les toxicologues s’inquiètent aussi des effets à long terme de ces substances qui sont proportionnellement présentes en plus grande quantité dans le corps des enfants que dans celui des adultes. Les équipes toulousaines cherchent enfin à déterminer les conséquences du bisphénol sur le système immunitaire humain. Le but est de déterminer le rôle actif des BPA dans la survenue de cas d’obésité mais aussi dans la manière dont les dérèglements hormonaux affectent la thyroïde et pourraient être à l’origine de cancers hormonaux-dépendants, comme ceux des testicules ou du sein.

Même si les doses auxquelles sont exposés les consommateurs sont infimes, les chercheurs pensent qu’à long terme, le bisphénol A peut avoir des conséquences sur la santé, appelant à l’application du principe de précaution.

« La peau est une porte d’entrée dans l’organisme »

Daniel Zalko est le biologiste de l’Inra de Toulouse qui a mené cette étude avec son équipe de l’unité de Métabolisme des Xénobiotiques.

Le bisphénol A est-il dangereux pour la santé ?

Ce n’est pas un poison violent mais on le soupçonne de produire des effets sur l’organisme humain même s’il est absorbé à de faibles doses mais de manière répétée. Il peut être à l’origine de troubles dans le développement des glandes mammaires et du système nerveux, dans la taille de la prostate ou encore générer des effets obésogènes.

Certaines personnes sont-elles plus sujettes aux BPA ?On travaille depuis 2003 pour vérifier si les bisphénols sont capables de traverser la barrière placentaire. On a ainsi administré du bisphénol A à faible dose à des souris. On s’est rendu compte que 5 % de la dose passait la barrière placentaire. Cette tendance a été confirmée chez les fœtus humains.

Les industriels peuvent-ils supprimer les BPA ?Les biberons n’en contiennent déjà plus. Il est possible que nos résultats conduisent les agences sanitaires à renforcer l’examen leur expertise du bisphénol A, en prenant en compte que la peau peut être une porte d’entrée supplémentaire .

Recueilli par G.B.

Le chiffre : 2 009 : interdiction > Crèches de Saint Jean. Depuis le 22 juin 2009, Gérard Bapt, le maire de Saint-Jean près de Toulouse a interdit l’utilisation de biberons contenant du bisphénol A dans les crèches municipales.

La phrase : « La principale voie est l’alimentation. Il n’y a pas de raison de s’inquiéter outre mesure .» Marie-Hélène Loulergue, directrice adjointe à la santé alimentaire à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses).

Publié le 04/11/2010 10:41 | LaDepeche.fr

Stéphanie, de Figeac à Bruxelles

Sans bruit, la jeune réalisatrice installée à Marcilhac-sur-Célé Stéphanie Muzard le Moing, a projeté son film « Sans terre et sans reproche », dans les salles obscures de Midi-Pyrénées. Puis ce documentaire a gagné les écrans parisiens et ceux des grandes villes. Le 16 novembre, c’est au Parlement européen que notre belle Figeacoise ira défendre l’agriculture, le respect de la terre, des valeurs et des savoir-faire auprès de nos députés.« Sans terre et sans reproche », coréalisé avec Éric Boutarin, est un voyage chez les paysans résistants du Quercy, au cœur du parc naturel des Causses, à l’heure de la mondialisation, de l’industrialisation de l’agriculture et de la baisse du nombre d’installations agricoles. Qui se cache derrière nos assiettes et qui s’installe ? Ce sont des rencontres locales pour le constat d’une guerre mondiale… », lâche cette militante convaincue.Le groupe des écologistes européens et ses députés, Sandrine Bélier, Michèle Rivasi, Catherine Grèze et José Bové, sont à l’initiative de cette projection, en présence de Stéphanie Muzard le Moing et Jacques Maret, paysan, éleveur en bio, auteur du livre « Le Naufrage paysan : ou comment voir l’avenir en vert ». Un débat riche en perspective aura lieu après la projection.

Publié le 28/10/2010 11:30 | LaDepeche.fr

Cahors. Samedi, la ville éteint la lumière

Cahors mettra dans le noir ses monuments emblématiques.

La pollution lumineuse continue d’augmenter de 5 % par an en moyenne. Pour la deuxième année, Agir pour l’Environnement, en partenariat avec 17 structures nationales et le soutien du Ministère de l’Écologie, relance l’idée du « Jour de la Nuit ».Parce qu’elle est attachée à la préservation de l’environnement et intègre dans tous ses projets la dimension développement durable, la Ville de Cahors s’associe à cette deuxième édition en éteignant trois bâtiments publics : le pont Valentré, la cathédrale Saint-Étienne et l’Hôtel de Ville.Les trois bâtiments seront éteints de 19 heures à 22 heures, la nuit du 30 au 31 octobre, date du passage à l’heure d’hiver.Cette année, la Ville de Cahors a décidé d’arrêter également les fontaines : place François-Mitterrand, fontaine-horloge à billes Zachariou, place Saint-Urcisse, parc Philippe-Gaubert, place Saint-James, rue de la Barre et enfin celle de Bégoux, à partir de 19 heures jusqu’au lendemain matin.

Publié le 01/11/2010 03:49 | LaDepeche.fr

Saint-Jean. L’invitation conviviale de l’AAEPPEC

Betty Cal est présidente de l’association de protection de l’environnement (AAEPPEC). En osmose avec la municipalité de Castelmaurou, les élus, les habitants, les sympathisants des communes de Garidech, Gragnague, Lapeyrouse et Rouffiac tous se sont mobilisés pour préserver leur environnement de l’implantation d’une unité de compostage. Aujourd’hui où la menace ne plane plus, l’association et sa présidente sont heureuses de réunir à nouveau membres et sympathisants pour un apéritif convivial le jeudi 4 novembre à partir de 19 heures à la salle des fêtes de Castelmaurou. Outre les castelmaurousiens, ce sont les habitants des communes associées qui sont invités à cette réunion conviviale.

Publié le 31/10/2010 03:46 | LaDepeche.fr

Layrac. Place aux énergies renouvelables

La municipalité vient de se doter d’un véhicule électrique pour traiter ses espaces verts. Pas de bruit – trop peu, dira le piéton surpris de se retrouver nez à nez avec un mini camion-, seul un coup de gong signale sa présence. « Une seule batterie, pour une autonomie de 80 heures, explique M. Carrette, responsable du centre technique. On branche la nuit sur une prise secteur et c’est parti pour la journée. Pendant l’été, on s’en sert surtout pour l’arrosage, car on peut l’équiper d’une cuve de 500 litres. Dans ce cas l’autonomie est réduite à cause de la pompe électrique. Une rehausse de la benne, permet également de transporter les déchets verts. On collecte aussi les ordures dans le centre du village ; ça nous permet d’intervenir tôt le matin, sans réveiller les riverains. » Bien vu. Et le responsable verrait bien un autre véhicule de ce type pour les travaux qui nécessitent le transport d’outils électroportatifs.

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