Revue de presse CLDD 06 10 2010

SOMMAIRE

Castelmaurou. Pas de compostière : le maire sans triomphalisme

Ecoquartier: c’est parti pour les logements

Le quartier en chiffres

La Salvetat-Saint-Gilles. SOS, espèces protégées

Ne pas construire n’importe où..

Transports. TER, le trafic a doublé en 8 ans.

Vélo + TER, c’est l’avenir.

Matabiau-Pibrac, dans le train des travailleurs.

Saint-Lys. Une ville nature au développement mesuré..

Lapeyrouse-Fossat. Le village remonte le temps.

Montestruc-la-Conseillère. Des routes sur la voie de l’environnement..

Le débat sur l’eau fait des vagues.

Claire Dutrillaux, Collectif Adour Eau Transparente.

Christian Puyo, Vice-président de la chambre d’agriculture.

Plaisance-du-Touch. «La nature dans ma ville» : premier concours photo..

Beaumont-sur-Lèze. Vendanges à Ribonnet : tout beau tout bio..

Bouloc. Des raisins à cueillir au domaine du Faouquet..

Granague. 212 kg de déchets collectés.

Frouzins. Fin des produits chimiques et des résidus médicamentaux dans les rivières ?.

Publié le 01/10/2010 14:48 | Henri Beulay

Castelmaurou. Pas de compostière : le maire sans triomphalisme

« C’est une grande satisfaction mais nous nous gardons de faire du triomphalisme » réagit Magali Schardt, maire de Castelmaurou après la décision du syndicat Decoset de renoncer à l’achat d’un terrain pour la construction d’une usine de compostage de déchets verts (La Dépêche du Midi du 30 septembre)

« C’est d’abord une victoire pour la démocratie puisque la population, les élus de cinq communes, la communauté des coteaux du Girou se sont prononcés contre cette implantation à Castelmaurou. »

« Nous constatons aussi que le préfet n’a fait que suivre la loi en ne retenant pas le dossier comme projet d’intérêt général. »

« Je ne considère pas que c’est le président de Decoset, M.Beyney qui est responsable de cette situation mais l’ancien maire de Castelmaurou qui en 2002-2003 a donné l’autorisation du terrain. »

Tout en rappelant que les opposants à la compostière à Castelmaurou ne refusent pas un tel équipement à condition qu’il soit « situé dans un lieu éloigné de toute urbanisation », Magali Schardt répond favorablement à la proposition du président Beyney de tenir dans la commune une réunion d’information sur les installations de compostage. Chiche!

Publié le 01/10/2010 14:47 | Emmanuel Haillot

Ecoquartier: c’est parti pour les logements

Après son lancement concrétisé avec l’installation du siège de Groupama d’Oc, l’écoquartier de Vidailhan prend un nouvel envol, lundi, avec la construction des premiers logements. Le promoteur, Pitch Promotion, lancera ce jour le programme L’orée du bois dont le nom évocateur laisse présager le visage de ce nouveau quartier balmanais. Quarante neuf logements sont annoncés dans ce secteur situé à l’Est du quartier Vidailhan.

Qualité environnementale

Au final quarante appartements en THQE (très haute qualité environnementale) seront livrés, du deux au cinq pièces. Neuf maisons, de quatre à cinq pièces seront construites avec jardins privatifs. L’ensemble sera installé autour d’un espace central arboré avec un belvédère et une aire de jeux privée.

Initié par le comité de pilotage de la Zac, aux côtés de la Setomip, l’aménageur, l’écoquartier balmanais se situe à mi-chemin entre le métro et le centre ville de Balma. Il est présenté comme un trait d’union entre le futur campus tertiaire au nord et la zone d’activités de Prat-Gimont. « La ZAC de Balma-Gramont va apporter une valeur ajoutée supplémentaire pour Balma. L’implantation de ces nouveaux logements et l’arrivée d’entreprises, vont procurer à la fois des recettes fiscales et des emplois », rappelle Alain Fillola, maire, interrogé sur la question.

Bien vivre ensemble, mixité, mais également qualité environnementale sont imposées comme fil conducteur de toutes les réalisations qui dessineront ce quartier du futur. Les premiers habitants arriveront en mars 2012. A ce jour, 50 % des logements ont trouvé acquéreurs.

Le quartier en chiffres

Le quartier s’étend sur 31 hectares.

Il proposera 850 logements.

6400 M2 seront dédiés aux équipements publics.

2500 m2 serviront aux commerces et services.

59 000 m2 accueillront des bureaux.

2049 emplois sont annoncés sur la ZAC.

hectares seront aménagés en espaces publics et 2,7 hectares en jardins publics.

Publié le 01/10/2010 03:53 | LaDepeche.fr

La Salvetat-Saint-Gilles. SOS, espèces protégées

Malgré l’urbanisation galopante, certaines espèces animales « sauvages », dont plusieurs d’entre elles sont protégées par la loi, réussissent à survivre, bien que difficilement. Qui n’a jamais vu de hérisson écrasé sur la route…

Ainsi, le lapin de garenne ferait un retour timide après plusieurs années d’absence, il est aussi encore permis d’observer d’autres espèces toutes plus utiles les unes que les autres dans les jardins, voire les piscines (crapauds, grenouilles reinettes, salamandres, couleuvres, musaraignes.) et autres oiseaux : huppes, pics-verts, hirondelles… Jusqu’à quand ?

Très nuisibles en revanche pour d’autres espèces, les pies prolifèrent facilement dans nos contrées jusqu’à se nourrir des miettes de goûters dans la cour des écoles dès la récréation finie ou d’œufs d’autres espèces et même de lézards si utiles contre les insectes nuisibles.

Du côté des plus grosses bêtes comme renards, sangliers et chevreuils on atteint en revanche des sommets. Les chasseurs responsables, en fonction de leurs moyens, tentent de réguler harmonieusement le développement de ces espèces pour le respect de l’équilibre naturel. Cette activité reste particulièrement réglementée. B.

Publié le 01/10/2010 03:52 | LaDepeche.fr

Ne pas construire n’importe où

Lors de sa conférence de presse le sous-préfet, Bernard Bahut, a évoqué un certain nombre de dossiers :

Urbanisme : « On ne construit pas n’importe quoi, n’importe où. Il faut laisser les terres agricoles aux agriculteurs. Je suis contre « l’artificialisation » du territoire, pour la protection des paysages. »

Communautés : « Sur 237 communes, il en reste 14 hors communautés de communes. Martissère et Cazaril-Tambourès pont décidé de rejoindre leurs communautés. Deux autres sont en réflexion. J’espère qu’il restera moins de dix communes hors communautés d’ici la fin de l’année ».

Fisac : Lors du dernier conseil communautaire, les délégués du Saint-Gaudinois se sont inquiétés de ne pas avoir de nouvelles des financements d’État. « Le projet de ville de Saint-Gaudens est un dossier que je soutiens, notamment au regard des actions en direction du centre ville et des commerçants. Le dossier a été adressé par le préfet au ministère avec avis favorable. On en est là ».

Publié le 01/10/2010 09:02 – Modifié le 01/10/2010 à 10:52 | C.D.

Transports. TER, le trafic a doublé en 8 ans

La région Midi-Pyrénées pourrait-elle en faire encore plus pour le réseau TER ? Sûrement, diront les exigeants. Toujours est-il qu’elle est l’une des régions les plus engagées dans le développement de son réseau, depuis que cette compétence a été transférée de l’État aux régions, en 2002. Le rapport de la Cour des Comptes de 2009 sur le transfert aux régions des TER est plutôt élogieux : « Les dessertes TER de Midi-Pyrénées sont typiques d’une région ne possédant qu’un seul fort pôle d’attractivité mais qui cherche à maintenir une bonne accessibilité à l’ensemble du territoire régional (…).»

Depuis 8 ans, le trafic voyageur TER a plus que doublé, passant de 5 à 11 millions de voyageurs. «D’ici 10 ans, il pourrait atteindre les 20 millions», se projette Martin Malvy, président de la région. Si tout n’est pas parfait sur le réseau, notamment au niveau de la composition de certains trains aux heures de pointe (lire notre reportage) et du taux de remplissage général, l’offre apparaît comme intéressante au niveau financier. Par rapport à la voiture, un trajet en TER peut faire économiser jusqu’à 1 400 € par an, pour un trajet de 50 km, selon la SNCF. Au niveau national, à titre de comparaison, le prix d’un abonnement domicile-travail pour un trajet de 50 km depuis le chef-lieu régional est de 71,10 € par mois en Midi-Pyrénées, contre 79,40 € en Alsace, 78,40 € en Bourgogne, et 82 € en Rhône-Alpes.

Pour continuer à améliorer son réseau, outre le Plan Rail 2008-2013, d’un montant – inédit pour une région française – de 820 millions d’euros, la Région développe son offre TER ces derniers mois, avec notamment la mise en service de la nouvelle halte TER Galliéni-Cancéropôle, sur l’axe Toulouse-Auch ; et la création d’un terminus ferroviaire à Boussens, qui a permis la mise en place de liaisons avec Toulouse toutes les 30 minutes aux heures de pointe.

Vélo + TER, c’est l’avenir

Le 17 mars dernier a ouvert en gare de Saint-Sulpice (Tarn), la première consigne collective à vélos. Elle propose 72 places, dont 52 sont fermées et accessibles grâce à la carte Pastel. Cette expérimentation sur l’axe Toulouse-Mazamet permettra de proposer 329 places dans les gares pour le stationnement des vélos, d’ici fin 2010. Réservé aux abonnés du TER, ce service est gratuit et accessible sur inscription au 0 891 677 677. L’objectif est d’inciter les voyageurs à accéder à la gare en vélo plutôt qu’en voiture.

Le chiffre : 820 M€

Plan Rail > Midi-Pyrénées. Pris en charge par le Conseil régional Midi-Pyrénées, l’Etat, Réseau Ferré de France, le Plan Rail 2008-2013 vise à rénover 500 km de voies ferrées desservant la région et à préparer le réseau à faire face à la croissance des trafics.« Les réseaux régionaux étaient voués à l’abandon. Les régions ont hérité d’un système en voie de disparition, mais elles ont sauvé les TER». Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, chargé des transports à l’association des régions de France (ARF).

Matabiau-Pibrac, dans le train des travailleurs

Il est 17 h 54, ce mercredi en gare de Toulouse-Matabiau. Le TER s’ébranle, en direction de l’Isle-Jourdain, dans le Gers. Les trois rames sont neuves, spacieuses, silencieuses. « Rien à dire, c’est très bien ». Nicolas, 19 ans, étudiant en commerce à Blagnac, est l’un des nombreux étudiants à emprunter cette ligne. 18 h 08, à Saint-Cyprien, le train se remplit. La station de métro des Arènes draine beaucoup de passagers vers le TER. Ignasi, un ingénieur barcelonais de 25 ans, rejoint sa chambre à Colomiers. « Ça fait 2 semaines que je travaille au CNES, et ce train, c’est génial. À Barcelone, les trains sont en retard, pas propres, vieux et donc souvent en panne. Là, s’il y a un retard, c’est maximum 5 minutes et ils préviennent. » Anne-Marie, 38 ans, plongée dans un roman, rejoint Brax-Léguevin. Arrivée ? « 18h32 ». « J’ai quitté Toulouse pour être au vert. Ça va, je peux quasiment toujours m’asseoir, et puis en voiture par la N124, c’est galère le soir. » Lardenne, Colomiers, lycée international… 18 h 24, on descend à Pibrac. Pour trouver l’horaire du train de retour vers Toulouse, pas de gare : le bâtiment a été transformé en centre culturel. On se contentera d’un panneau, et d’une machine à billets. Avec son attaché-case, Francis rejoint Toulouse. Depuis 3 ans, il fait Lavaur (Tarn)-Pibrac en 1 h 30, pour le travail. « Quand j’ai des problèmes, c’est à Pibrac. Des trains sont annulés, allez, une fois par mois en moyenne. Et ici, il n’y a personne. Beaucoup prennent la voiture parce que le réseau n’est pas assez régulier. » Dans le train vers Toulouse, on retrouve Walter, un collègue de Francis. « Le plus pénible, c’est dans le train de 18h06 : on est serrés dans un train à une seule rame. Le suivant est quasiment vide, avec trois rames. J’ai écrit à la SNCF, mais ça ne change rien. » Walter rejoint Labège via le métro, pris à Saint-Agne. « Nous les Français, on se plaint beaucoup. Mais ce n’est pas si mal. Je suis abonné au service d’info par SMS. Maintenant, je sais quand un train est annulé. »

Publié le 30/09/2010 03:54 | LaDepeche.fr

Saint-Lys. Une ville nature au développement mesuré

Lors de la séance du conseil municipal du 20 septembre, Jacques Tène, le maire, a rappelé que le Plan Local d’Urbanisme a été amorcé en décembre 2001 par la précédente municipalité. Le PLU 2010 s’inscrit « volontairement dans la dynamique du territoire communautaire ». Catherine Guth, maire-adjointe chargée de l’urbanisme, a présenté aux élus et au public les orientations générales de développement urbain du PLU, « le préalable au futur de la commune ». Ce PLU devra être définitivement approuvé en avril 2011

Durant le mois de janvier, il y aura l’enquête publique. L’élue précise: « Tous les citoyens pourront voir le commissaire enquêteur et consigner leurs remarques dans un registre. D’autres peuvent prendre rendez-vous avec le maire pour des recours éventuels. Nous arrêtons les travaux dans le cadre du PLU qui doit obéir au SCOT central de Toulouse et à celui de la CAM.

Saint-Lys est une ville à developpement mesuré contrairement à Muret ou Portet,des villes dites intenses. A Saint-Lys, depuis 2008, aucun chantier d’envergure n’a été réalisé. Nous devons rattraper le retard en matière de logements sociaux. Il y a 67 hectares à urbaniser ». Les futurs chantiers ? L’urbanisation de la zone du Filhol, celle du Mescurt, du Caboussé, l’aménagement des zones naturelles le long des ruisseaux Ayguebelle et Gazailla etc. Chef de file de l’opposition, Patrick Lasseube, a émis des réserves. Selon lui, ce projet du PLU comporte « des faiblesses » : « les chiffres présentés dans le diagnostic sont erronés notamment sur le nombre d’exploitations agricoles sur la commune, sur les plans de zonage, je suis prêt à continuer à travailler à la commission urbanisme mais il faut mieux finaliser votre projet !». Il lui a été rappelé qu’il aurait pu formuler ses remarques lors des réunions de commission. Pour l’équipe municipale majoritaire, ce PLU est «un 1er pas pour l’aménagement harmonieux de Saint-Lys avec des maisons de quartier, des aires de jeux et des terrains de sport».

Publié le 30/09/2010 03:51 | LaDepeche.fr

Lapeyrouse-Fossat. Le village remonte le temps

La commune en partenariat avec l’association «loisir et culture» a participé pour la deuxième année consécutive aux journées européenne du patrimoine. Dans la salle des fêtes, la section généalogie a retracé l’histoire de la commune et les ateliers peintures/dentelles/photos ont exposé leurs œuvres. Dans les petites rues, Patrick Chalvet a régalé avec son orgue de Barbarie. Dans ce village aux portes de Toulouse pas de vestige, pas de visite de château, ni de musée. Le thème de cette journée: «Quand les hommes et les femmes construisent l’histoire» Si Picot de Lapeyrouse est incontournable, il était impensable d’occulter tous ces hommes et femmes qui ont fait le Lapeyrouse-Fossat d’aujourd’hui. Geneviève Puech, conteuse a rencontré les aînés et a collecté les anecdotes de leur passé. Récoltant toutes ces petites choses qui ont ponctué leur quotidien : le travail dans les champs, leur condition de vie mais aussi, leur enfance qui n’a manqué ni de plaisanteries ni de malices… La conteuse a ainsi présenté devant une salle comble, dont André Laur conseiller général, un spectacle d’une heure. Assis au premier rang, « les mémoires » de la commune, étaient tout ouïe. Se poussant du coude par moment, esquissant des sourires lorsqu’ils se reconnaissaient au travers de ces anecdotes anonymes. Tous, se sont laissés emporter par l’Histoire : émouvante et nostalgique parfois, poétique quelquefois, mais surtout conté avec énormément d’humour. Que d’changes après le spectacles ! Plus loin devant des photos jaunies Yves, Maurice, Louise, Mimi, Denise, Jean « Et tu te rappelles la fois … » Et le flot des souvenirs de resurgir.

Publié le 02/10/2010 03:49 | LaDepeche.fr

Montestruc-la-Conseillère. Des routes sur la voie de l’environnement

Les maires du canton, la brigade de gendarmerie et la brigade des sapeurs pompiers se sont réunis, sur invitation d’André Laur, conseiller général, pour examiner l’état d’avancement des travaux de la voirie communale et les projets communaux sur la voirie départementale.

La sécurité fil conducteur

Les points accidentogènes sont plus particulièrement évoqués, la sécurité étant le fil conducteur de cette assemblée.

Toutefois, tant le représentant de la gendarmerie nationale que celui du service incendie secours soulignent que les accidents qui se sont produits étaient dus au comportement du conducteur : prise d’alcool, stupéfiant, trop grande vitesse, et non à l’état ou à la configuration des voies.

La voirie départementale, c’est 6 700 kilomètres de route, avec 10 000 kilomètres d’accotements, 1 000 hectares de dépendances et environ 70 000 arbres d’alignement.

Un entretien qui incombe au département

Son entretien incombe au département avec une nouvelle donne : le respect des réglementations environnementales .

De sorte que le conseil général a décidé de réduire l’utilisation des herbicides au profit d’utilisation d’épareuse ou rotofil et de limiter le fauchage pour mieux prendre en compte la biodiversité : trois passes de fauchage au lieu de quatre actuellement , avec un fauchage plus tardif pour respecter le cycle biologique de chaque espèce et préserver la plante.

Des haies et des arbres

Afin de maîtriser l’érosion et les coulées de boues , il est recommandé l’implantation de haies qui limiteront la dégradation des sols et protégeront la qualité de l’eau.

Enfin, ces platanes qui bordent certaines de nos routes, et qu’il est toujours difficile de voir abattre, sont mis sous haute surveillance : menacés du chancre coloré, il font l’objet d’attentions particulières et seront systématiquement détruits, tronçonnés et brulés sur place si la maladie est avérée, afin de protéger les arbres sains.

Publié le 02/10/2010 08:36 | Arnaud Paul.

Le débat sur l’eau fait des vagues

Dispose-t-on toujours d’assez d’eau ? La question pourrait surprendre dans les Pyrénées considérés depuis toujours comme le château d’eau du Sud-Ouest. Et pourtant, quand vient l’été, l’Adour et ses affluents voient leur niveau baisser parfois tellement bas que des lâchers d’eau des barrages sont nécessaires pour les soutenir. D’autant plus quand les besoins agricoles pour l’irrigation se font sentir. Le pompage de la nappe phréatique dans des lacs de gravière pour ré-alimenter l’Adour a même été expérimenté pendant l’été. « L’expérimentation du pompage dans une gravière à Vic-en-Bigorre a conduit à un prélèvement de 460,578 m3 et non 7 millions de m3 » tient à préciser Jean-Claude Duzer, le président de l’institution Adour. Au delà, fait-on un bon usage de l’eau ? Faut-il développer la ressource en construisant de nouveaux barrages ? Ces questions, qui sont tout sauf anodines, sont au cœur du forum organisé aujourd’hui, à l’Ecla d’Aureilhan, par le collectif Adour Eau transparente qui regroupe une vingtaine d’associations sensibles à ces questions. Les participants et les intervenants, dont le député Jean Glavany ; Françoise Dedieu-Casties, vice-présidente de Midi-Pyrénées ; Yannick Boubée, le maire d’Aureilhan, vont plancher sur « l’eau des Pyrénées, pour qui et quels usages ? »

Ils vont notamment évoquer le projet de construction du barrage de l’Ousse qui pourrait engloutir « une centaine d’hectares cultivables dans une oasis agricole » d’Aureilhan, selon l’Association intercommunale pour la défense de l’Ousse (Aidot). « On ne consomme que 3 % de la pluie tombée, regrette Christian Puyo, le vice-président de la chambre d’agriculture, qui suit de près les questions d’hydraulique. Je ne vois pas ce qu’a de négatif la création de retenues d’eau. Il ne faut plus raisonner à l’ancienne. Il faut avoir une vue d’ensemble raisonnable. »

Pour Claire Dutrillaux, du collectif Adour Eau transparente, « arrêtons de marcher sur la tête et de ponctionner tranquillement à certains endroits et de réalimenter nos rivières à d’autres endroits avec de l’eau stockée de mauvaise qualité ! »

Le débat, lui, n’a pas fini de faire des vagues.

Claire Dutrillaux, Collectif Adour Eau Transparente

« Sur l’Adour, nous devrions avoir une eau de très bonne qualité. Ce n’est pas le cas car elle est mal gérée. En certains endroits, il a même fallu fermer les captages d’eau potable. On nous parle de déficit structurel alors que ce déficit, on l’a construit avec nos pratiques. Il faudrait commencer par mieux gérer l’eau et regarder les économies possibles, notamment dans le secteur agricole. Nous tenons le maïs pour un symbole : sa culture a besoin d’eau en août, quand il y en a le moins. Nous ne voulons pas stigmatiser les agriculteurs. Il faut les aider à évoluer et à sortir de la monoculture du maïs pour une agriculture qui assure un meilleur revenu. Avec l’ouverture des marchés, la concurrence est mondiale. En plus, avec la nouvelle PAC qui remet en cause les financements, le maïs n’a pas d’avenir mirobolant. Quant à construire de nouveaux barrages comme celui de l’Ousse, pour qui ? Pour quoi ? Plutôt que d’améliorer la qualité de l’eau, construire de nouveaux barrages permet de continuer à polluer en toute impunité. On devrait limiter les pollutions et non les diluer à coup de millions d’euros pour des barrages-réservoirs qui vont au contraire dégrader la qualité de l’eau en concentrant les polluants, comme le démontrent toutes les études scientifiques. »

Christian Puyo, Vice-président de la chambre d’agriculture

« Il faudra répondre aux nouveaux objectifs de débit d’étiage imposés par la loi sans pénaliser l’activité économique et l’agriculture. Il faut développer la ressource. Il faudrait stocker 11 millions de mètres cubes d’eau pour le bassin de l’Adour. Le pompage des gravières pour réalimenter l’Adour n’y répond qu’en partie. On ne consomme que 3 % des pluies qui tombent. Les barrages de l’Ousse et de la Géline peuvent être une réponse. Il y a ceux qui ne veulent rien voir. Il y a 50 ans, chaque Français consommait 10 l d’eau par jour contre 150 l aujourd’hui. On nous parle de réchauffement climatique ; la pluviométrie annuelle est stable mais elle est très mal répartie sur l’année. De juin à septembre, on a perdu 200 mm. Pour l’irrigation du maïs, on ne fait pas n’importe quoi. On gère mieux la ressource et puis on est soumis aux restrictions et interdictions. Dans la vallée de l’Adour, le maïs est la seule culture économiquement rentable. Faire du blé est possible mais on n’a pas les mêmes rendements. Le maïs est essentiel pour des filières comme le canard et le foie gras, le poulet et leurs emplois. Avec la nouvelle PAC, les primes vont baisser. Il faudra des solutions si on n’encourage pas à produire. L’une des voies pour les petites exploitations sera le circuit court et les filières assurant une meilleure valorisation. »

Barrage de l’Ousse : fin d’une agriculture de banlieue ?

Le barrage de l’Ousse, d’une capacité de 5 millions de m3, s’étendrait sur une surface d’environ 100 ha de terres agricoles pour l’essentiel, au grand désespoir des exploitants en place : « On nous a demandé, il y a trente ans, de déménager dans la vallée de l’Ousse, on ne gênait personne. Aujourd’hui, on devrait abandonner. L’agriculture périurbaine a déjà beaucoup de contraintes. Ce barrage, ce serait une véritable menace ».

Publié le 02/10/2010 03:54 | LaDepeche.fr

Plaisance-du-Touch. «La nature dans ma ville» : premier concours photo

De nombreux participants « ont mis en boite » les lieux les plus évocateurs de Plaisance, pigeonnier, moulin, rues, arbres, parc et le Touch. Sous l’œil des artistes, ils ont été fixés tantôt avec réalisme tantôt avec poésie ou humour et le jury a eu fort à faire pour désigner les vainqueurs.

Certains commerçants de la ville ont offert des lots et plusieurs prix ont été distribués : celui du jury, de la photo noir et blanc, de l’originalité, des effets spéciaux et celui du public sur Internet. Vu sous cet angle, l’association proposait une sensibilisation à la nature et à l’environnement.

Présente depuis plus de quinze ans sur la commune « Plaisance Environnement » association de défense du cadre de vie et de l’environnement de Plaisance du Touch, agréée au titre de la protection de l’environnement, œuvre pour protéger, mettre en valeur et défendre le cadre de vie des Plansançois et l’environnement en général. Elle propose conférences et rencontres, comme la bourse aux végétaux, s’investit dans les convois « Pédibus et Vélobus » vers les écoles de la ville et peut être consultée dans l’élaboration du plan local d’urbanisation et du plan de déplacements urbains. Une rencontre avec « Plaisance Environnement » est possible le mercredi 13 octobre à 20 h 30, salle de réunion, place Bombail.

Publié le 05/10/2010 12:25 | Propos recueillis par Évelyne Encoyand

Beaumont-sur-Lèze. Vendanges à Ribonnet : tout beau tout bio

Cela fait quinze jours que les sécateurs se sont mis en action sur les 33 hectares de vignes du domaine de Ribonnet, à Beaumont-sur-Lèze. Ils devraient se refermer à la fin de la semaine prochaine. État des lieux avec son propriétaire Christian Gerber, qui possède également des vignes en Ariège.

Que voyez-vous en vous penchant au-dessus des cuves ?

Du bon raisin. Il a plu en juillet, mais c’est dommage qu’il n’ait pas plu en août, cela limite le volume de jus. Mais en même temps, les fortes chaleurs donnent un millésime plus généreux.

L’équilibre est joli entre l’acidité et l’alcool. L’année est un peu plus tardive parce qu’il y a eu un hiver long.

Cela fait 35 ans que vous avez repris le domaine qui avait appartenu à Clément Ader. Comment l’avez-vous fait évoluer ?

J’ai d’abord tout arraché et replanté une très grande variété de plants, à titre expérimental. Maintenant, j’ai supprimé beaucoup de choses exotiques. Je ne fais plus de vins d’Alsace. Je fais six cépages de blancs et six de rouges.

Ce qui est le plus adapté au terroir, c’est la Syrah.

Vous avez définitivement basculé vers le bio depuis 2005. Satisfait ou remboursé ?

Je ne regrette pas. D’ailleurs, il y a de plus en plus de viticulteurs qui s’y mettent. On peut faire de la vigne bio, on en a fait pendant des centaines d’années.

Il y a une petite baisse de rendement à cause de la concurrence de l’herbe. Les plus grandes difficultés viennent des maladies du bois sur les cépages : l’esca et l’eutypiose qui colmatent les vaisseaux.

www.vin-ribonnet.com

Publié le 05/10/2010 03:48 | LaDepeche.fr

Bouloc. Des raisins à cueillir au domaine du Faouquet

Le vignoble « Le Faouquet» ouvre ses portes, le dimanche 10 octobre à partir de 10 heures. Toutes les variétés de raisin de table sont prêtes à cueillir : chasselas, muscat, italia et danlas.

Les visiteurs, sécateur en main, pourront remplir leur panier tandis que pour les plus petits, des balades à dos-d’âne seront offertes autour de la ferme.

Pour les amateurs de produits du terroir, des paniers seront à disposition : produits des fermes locales et paniers de légumes de saison. Il sera possible aussi de déguster les millésimes du domaine : les vins rouges et rosés, AOC Fronton ainsi que la cuvée Faouquesy, le blanc doux du domaine, la « fantaisie » du Faouquet.

Domaine de Faouquet 42 chemin des Brugues. Accès par le D4 jusqu’à Bouloc puis prendre direction Villaudric et premier chemin à droite après le complexe sportif. Renseignements au 06 14 85 51 76 ou 06 87 11 64

Publié le 05/10/2010 03:46 | LaDepeche.fr

Granague. 212 kg de déchets collectés

Les « écolos en herbe » ont démontré beaucoup d’abnégation

Plus de 200 enfants de l’école et leurs accompagnateurs (enseignants, élus, employés municipaux, parents d’élèves) ont arpenté différents sites gragnaguais à l’occasion de l’opération « Nettoyons la nature ! » jeudi dernier.

Mise en œuvre par la commission développement durable, cette opération avait été reportée. Le poids des déchets atteignait les 212 kg. Selon les âges, les groupes ont ramassé de 2,7 kg à 4,4 kg pour les plus petits et de 6 kg à 88,9 kg pour les plus âgés. Essentiellement des mégots, des bouteilles en verre, des capsules, des gravats, un étendoir à linge, de la mousse polyuréthane…

Après cette matinée de nettoyage, tous les groupes se sont retrouvés devant la mairie pour procéder à la pesée symbolique, puis un pique-nique a eu lieu sur la zone verte. Gageons que cette sensibilisation des enfants par l’action mènera les adultes à un plus grand respect de la nature.

Publié le 05/10/2010 03:47 | LaDepeche.fr

Frouzins. Fin des produits chimiques et des résidus médicamentaux dans les rivières ?

Une PME Toulousaine Loïra a déposé, il y a un an, un brevet international pour éliminer une des principales causes de pollution de l’eau en Occident. Elle a travaillé en collaboration avec l’Université Paul-Sabatier de Toulouse. Les essais ont été si concluants que l’agence de l’eau Aour-Garonne et l’Union Européenne ont participé au financement. L’hôpital Claudius-Regaud et le Grand Toulouse font partie de l’aventure en fournissant la matière et les locaux. Jeudi 14 octobre, à 20 h 30, à la salle Latapie, à Frouzins, aura lieu l’assemblée générale annuelle de l’Association de Défense des Usagers de l’Eau et de l’Assainissement (Cugnaux, Frouzins, Seysses et Villeneuve Tolosane). A cette occasion, en première partie, Jacques Debuire, PDG de Loïra et Florence Benoit-Marquié, maître de conférence à l’université Paul-Sabatier, chef de laboratoire de photobiologie, environnement et photochimie interviendront et répondront à toutes vos questions. Etant donnée l’importance du sujet, cette réunion est ouverte à tous.

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