Revue de presse CLDD 09 06 2010

SOMMAIRE

ENVIRONNEMENT
Garonne ou canal : des poissons comme jamais
PHOTOVOLTAIQUE
Photovoltaïque : des délais plus longs
Photovoltaïque : gare aux arnaques
Le photovoltaïque est-il rentable?
Comment éviter les arnaques?
ABEILLES
Le frelon asiatique a l’avenir devant lui
ACTION DES COMMUNES
Fonsorbes. Logements sociaux: projets abandonnés
Bozouls. Voici le désherbage écologique
Castelginest. Vélo : les écoliers montrent l’exemple
ENERGIE
Polémique sur les compteurs
À 60 ans, ils se lancent dans la fabrication d’éoliennes
De quoi rendre une maison électriquement autonome
Etude de faisabilité gratuite
Le nombre de clients à l’électricité alternative en hausse de 9%
ACTIONS EN MILIEU SCOLAIRE
Saint-Lys. Herboriser, un jeu d’enfants avec ADPSL-Alternalys
Peut-on servir tout bio à la cantine ?
Y a-t-il une forte demande pour le bio ?
Quelles sont les principales difficultés auxquelles se heurte la mise en place du bio dans les cantines ?. 13
Une cantine 100 % bio est-ce possible ?
Quels moyens vous donnez-vous pour développer la restauration collective bio ?
Martres-Tolosane. Le bio vient dans les assiettes des écoliers
Un objectif du Grenelle de l’environnement
Launaguet. Un éco-logis à visiter
La CLCV remet en cause la qualité nutritionnelle des menus des fast-foods pour les enfants
Lavit. Les écoliers ont construit un four solaire
AGENDA 21
Gragnague. Ateliers de concertation
JARDIN
La vie sexuelle débridée des grillons champêtres
AGRICULTURE
Coline Serreau divise les défenseurs du bio

ENVIRONNEMENT

Publié le 09/06/2010 03:49 – Modifié le 09/06/2010 à 08:02 | B. dv.

Garonne ou canal : des poissons comme jamais

Demandez donc à votre grand-père s’il se posait des questions lorsqu’en rentrant lesté d’une bourriche remplie d’ablettes capturées dans les eaux rougies par le sang des abattoirs, il se régalait d’une friture arrosée de quelques verres de blanc ? En ce temps-là, personne ne parlait de pollution… Pourtant abattoirs, usine chimique et égouts se déversaient à jet continu dans le fleuve sans que personne n’y trouve à redire et surtout pas les poissons. « Jusque dans les années « 70 », le fleuve était totalement pollué ce qui n’empêchait pas tout le monde de pêcher du poisson de Garonne et de le trouver bon », plaisante Olivier Plasseraud. Pour le directeur de la fédération de pêche de la Haute-Garonne, la cause est entendue : « aujourd’hui les gens se méfient alors que la situation s’est améliorée. » Les concours de pêche organisés l’été sur le fleuve étalonnent l’ampleur de l’embellie : « dans les années « 50 » ils se gagnaient avec 800 g de poisson. Aujourd’hui ils se gagnent avec 30 kg en trois heures ».
La Garonne va mieux mais le poisson d’eau douce n’a plus la cote : « le pêcheur au coup se fait rare et, hormis chez les SDF, le consommateur de poisson est rare », résume le directeur de la Fédé. Même si plus personne, ou presque, ne les mange, les poissons de Garonne ont rarement été aussi nombreux à frétiller entre pont Saint-Michel et Pont-Neuf. Mais leurs cousins du canal du Midi et du canal latéral ne se portent pas mal non plus. « l’eau du canal du Midi arrive directement de la Montagne Noire. Et comme son cours suit les courbes de niveau, il est toujours perché et ne reçoit ni affluent ni eau de ruissellement à l’exception de quelques déversements d’eau pluviale dans la traversée de Toulouse. » Quant au canal latéral qui est alimenté par la prise d’eau de l’embouchure, la qualité de ses eaux s’améliore à mesure que le fleuve gagne en pureté. Du coup, ablettes, goujons, carpes, brochets et même écrevisses américaines ou rouges de Louisiane sont parfaitement consommables en dépit du phytoplancton qui teinte d’un vert peu engageant l’onde des deux cours d’eau. En fait, si personne ne les mange, c’est que les poissons d’eau douce sont passés de mode. Seul le sandre a conservé un peu de crédit parmi les 20 000 pêcheurs de l’agglomération.
La pêche à la ligne version Blaireau le braconnier à vécu, mais les pêcheurs n’ont pas dit leur dernier mot. Les traqueurs de carnassiers rejettent sportivement leur proie pour une prochaine fois. Et, depuis cinq ans, quelques centaines de jeunes adeptes du street-fishing se font des émotions en traquant le carnassier en plein centre villeperché sur de drôles de chambres à air de camions.

PHOTOVOLTAIQUE

Publié le 09/06/2010 09:11 | Jean-Michel Dussol

Photovoltaïque : des délais plus longs

Avec juin qui s’ouvre, ce sont aussi les journées les plus longues et les plus ensoleillées. « Nous sommes dans la période des pics de production en photovoltaïque et je suis là à attendre au pied de mon installation… » explique Ruedi Baumann, agriculteur bio sur les crêtes de Traversères. Cet ancien élu vert du parlement de la Confrérie Helvétique, a laissé sa propriété entre Berne et Bâle à son fils et a choisi le Gers.
« Il me fallait refaire la toiture d’une ancienne étable… j’ai toujours été très sensibilisé aux énergies renouvelables aussi j’ai pensé à installer une petite centrale photovoltaïque sur une partie du toit. »
Après avoir suivi une solide information auprès de la chambre d’agriculture, Ruedi Baumann a opté, en novembre dernier, pour une centrale de production de 12000 kW/h. Le contrat signé avec EDF et les travaux commencent au cours de l’hiver. Ils sont réalisés par une société du nord du département, parfaitement agréée et reconnue pour la qualité de ses réalisations.
Quand la centrale doit entrer en production, fin mars début avril, Ruedi Baumann demande le raccordement au réseau. Mais entre-temps la réglementation a changé. Désormais toute installation supérieure à 250 kW/h doit avoir l’agrément du Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité (Consuel) alors que jusqu’à présent à 12 000 kW/h ce document n’était pas nécessaire. Devant l’afflux de demande, il y aurait plusieurs milliers de demandes en attente.
Ruedi Barmann ne cesse de multiplier les demandes de raccordement, les interventions auprès de Consuel qui selon lui fait la sourde oreille. « J’ai même averti les politiques mais ils semblent faire la sourde oreille… »
En fait, pour l’agriculteur biologique, les choses devraient se débloquer rapidement. En effet, au cours d’un contact téléphonique avec Consuel, on nous a précisé que la demande d’agrément a été formulée par Ruedi Baumann le 1er juin dernier et que l’inspection par les techniciens du comité national se fera entre le 21 et le 25 juin. Dès lors plus rien ne s’opposera au branchement de la centrale sur le réseau EDF/GRDF. Dans l’univers un peu agité que traverse le photovoltaïque, les créateurs des futures centrales devront intégrer ce nouveau délai pour leur plan de charge. Les énergies renouvelables ce n’est pas toujours très simple.

Photovoltaïque : gare aux arnaques

La ferme solaire de Saint-Clar, dans le Gers, sera inaugurée début juillet prochain./Photo DDM, Sébastien Lapeyrère.
Pas de courant, des tuiles cassées et des toits qui fuient. À Avignon, une entreprise a écumé le sud du pays en vendant des panneaux photovoltaïques. Miroir aux alouettes : des centaines de particuliers ont frais les frais de mauvaises installations.
« Tous les jours ou presque, nous sommes démarchés par des entreprises qui veulent trouver des terrains pour installer des fermes solaires. Nous voulons éclairer les élus sur le photovoltaïque et imaginer les scénarios d’une croissance verte », indique-t-on à la communauté de communes Tarn et Dadou qui organise le 10 juin prochain à Gaillac un colloque sur le sujet.
Ce colloque, mis sur pied par la mission Agrobiosciences, réunit les acteurs de la filière en France, chercheurs, industriels, administration, juristes, architectes ; Jean-Pierre Joly, le directeur général de l’Ines, l’Institut national de l’énergie solaire, et le député Serge Poignant, auteur du rapport d’information sur l’énergie photovoltaïque à l’Assemblée nationale, doivent y intervenir.
Un autre colloque sur le sujet sera organisé à Toulouse le 18 juin par l’Institut des études juridiques de l’urbanisme et de la construction. Signe que le développement du photovoltaïque pose question.
Pour son ensoleillement, le sud de la France est particulièrement ciblé. Les projets se succèdent. Au sol : 300 hectares à la ferme de Galardan dans les Landes, installation de panneaux sur 23 ha de terrain appartenant à une maison de retraite de Saint-Clar dans le Gers. À Rieupeyroux dans l’Aveyron et près de Figeac dans le Lot, les agriculteurs se sont organisés pour réaliser des projets en commun. Les toits du marché Saint-Charles à Perpignan, 70 000 m2, vont être hérissés de panneaux.
Des grands parkings d’entreprise ou d’hypermarché vont être équipés d’ombrières photovoltaïques. C’est déjà le cas sur le parking du centre Leclerc à Saint-Aunès dans l’Hérault ; un projet similaire existe à Gaillac dans le Tarn.
En Midi-Pyrénées, l’électricité produite par le solaire photovoltaïque représente actuellement 16 mégawatts, l’équivalent de six éoliennes. À la fin 2010, ce sera 30 mégawatts… « Le marché est en croissance, mais la production n’est pas énorme. L’objectif du photovoltaïque à horizon 2 020 est de 5 400 mégawatts en France, soit 1,5 % de la production des énergies renouvelables », souligne Frédéric Berly, chef de la direction énergie à la Dreal Midi-Pyrénées (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement).
Une filière se met en place : des usines d’assemblage (Tenesol à Toulouse et Fonroche près d’Agen) et un projet de fabrication complète de panneaux près de Bordeaux. On compte maintenant 6 000 installateurs de panneaux photovoltaïques en France. La profession s’organise : la société toulousaine Panosol vient d’intégrer le groupe GDF Suez.
Pour que le courant passe avec les particuliers, un label Quali PV a été instauré. Et 2000 audits viennent d’être lancés pour contrôler les installations en place. On y verra plus clair.
Le chiffre : 349
349 mégawatts en France. Tel est le montant de la puissance de l’ensemble du parc photovoltaïque raccordé au réseau électrique dans notre pays à la date du 31 mars 2010.
« D’ici à 2011, il y aura au moins une centrale solaire dans chaque région, pour une puissance totale de 300 MW ». Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie.
Il veut que le soleil brille pour tout le monde
Sa maison, une ancienne ferme qui se rénove peu à peu, est faite de briques et encore d’un peu de broc. Dans le sud du Tarn, Jérôme Goust expérimente un chauffage solaire à air. « Le système est ultra-simple. Du verre, du métal noir, quelques tuyaux et un ventilateur. Cela suffit à envoyer de l’air chaud dans la maison. J’en fais la démonstration ». Écologiste de la première heure, chroniqueur jardin pour « La Dépêche du Midi », auteur de nombreux livres reconnus sur les plantes, Jérôme Goust s’intéresse forcément au soleil.
« Cela fait quarante ans que je m’intéresse au sujet. L’échec de ma génération d’écologiste, c’est que nous n’avons pu faire émerger que des solutions élitistes », dit-il. Jérôme Goust a recherché un moyen de chauffage peu onéreux : « Le soleil ne vaut que s’il est partagé par tous. Or, à l’heure actuelle, les techniques qui sont sur le marché sont chères, et nous sommes soumis à la pression du marketing vert ; les démarchages téléphoniques deviennent un enfer ».
Dans son livre « Du solaire pour tous » (éditions du Terran), Jérôme Goust expose de manière très concrète la technique du solaire à air, « le grand oublié de l’énergie solaire ! ». Selon lui, ce moyen de chauffage peut être réalisé par un particulier, ou par un artisan, avec des matériaux très simples : « Sans faire de publicité, j’ai tout acheté chez Bricorama »….
Sous le toit d’une grange attenante à la maison, Jérôme Goust a installé des cadres de bois, « charpente capteur ». Une plaque métallique noire est placée à l’arrière de cette charpente, et un vitrage à l’avant. L’air arrivant de l ‘extérieur est chauffé à l’intérieur des cadres par le soleil, et renvoyé dans la maison à l’aide d’un petit ventilateur.
« Le chauffage, c’est 75 % du budget d’une maison. Chez moi, le chauffage à air permet de garder la bâtisse à 16° l’hiver, pour le prix de fonctionnement d’un petit ventilateur. J’accrois la température par un chauffage au bois. Par an, pour 200 m2, je ne dépense que 500 € de chauffage, le coût des stères ».
Jérôme Goust n’a pas fait breveter son système de chauffage : « Ma fierté, c’est qu’il puisse être accessible à tous. Le photovoltaïque peut aussi être utilisé pour la production d’électricité, et pourrait fournir un complément de revenus pour des familles modestes, mais le système est beaucoup trop complexe ». L’auteur espère que son livre pourra « éclairer » le public.
André Joffre, PDG de Tecsol à Perpignan
André Joffre, PDG de Tecsol à Perpignan, président du pôle de compétitivité Derbi

Le photovoltaïque est-il rentable?

Oui. L’électricité est rachetée à un prix majoré par EDF. Le particulier qui souhaite faire poser des panneaux photovoltaïques sur le toit de sa maison bénéficie de crédit d’impôt. Pour un investissement de 20000€, les installations sont payées en six ans.

Comment éviter les arnaques?

Le démarchage peut constituer un danger. Il ne faut jamais signer un contrat dans la précipitation. Ensuite, il y a quelques règles très simples à appliquer pour s’assurer du sérieux de l’installateur. Le particulier doit veiller à ce que l’entreprise bénéficie du label Quali PV, il peut demander des références. Les collectivités peuvent s’adresser à un bureau d’études indépendant.
Vous présidez le pôle Derbi dans le Languedoc-Roussillon. Quels objectifs?
Nous allons étendre notre domaine de compétences à Midi-Pyrénées, car il y a de belles entreprises, comme Tenesol à Toulouse. Le marché du photovoltaïque progresse en France , mais reste dix fois inférieur au marché allemand.

ABEILLES

Publié le 09/06/2010 08:29 | Stéphane Bersauter

Le frelon asiatique a l’avenir devant lui

Arrivé en 2004, repéré l’année suivante, le frelon asiatique a de beaux jours devant lui dans le département. Pour deux raisons qui sont liées.
Sur une carte disponible sur le site internet de la préfecture, on voit clairement l’expansion du nombre de nids depuis 2006. Cette invasion pointée en ronds de différentes couleurs laisse apparaître qu’à l’exception du sud-ouest et du nord-est, le Lot-et-Garonne est infesté. « Et encore, on est loin du compte » affirme Jean-Jacques Masson, technicien au FDGDON (*). «Le décompte est impossible, vu qu’il y en a de plus en plus. On sait cependant qu’ils affectionnent les cours d’eau mais il ne suffit plus de regarder en l’air. » Le frelon a changé de mœurs. Il devient locataire de hangars, peut s’installer dans le sol.
Alors combien, 500, 700 nids en 2009 ? Impossible à dire. En revanche, Jean-Jacques Masson déplore que face à ce prédateur qui raffole des abeilles et autres insectes polénisateurs, le combat n’ait plus ou presque de combattant. « L’idéal reste le piégeage car il est alors possible d’attraper les fondatrices. Des expériences ont été faites mais c’est finalement trop peu » L’association Au fil des Deux Séounes s’est engagée sur le front anti-frelon. Campagnes d’information, réunions publiques, démonstrations de matériels.
L’obstacle, e t il est de taille, reste comme le rappelle encore Jean-Jacques Masson « que le frelon asiatique n’a pas été classifié comme nuisible. Et, par conséquent, la lutte ne peut pas être organisée comme pour la chenille processionnaire par exemple ». C’est l’autre bonne raison qui permet d’affirmer que l’insecte a son avenir devant lui en Lot-et-Garonne comme ailleurs en France puisqu’il essaime désormais au nord de la Loire.
Comme le résume un apiculteur dont le ras-le-bol est palpable, « on estime que les nuisances ne sont pas si graves. Après tout, ils ne s’attaquent pas à l’homme, et leurs victimes ne sont que les abeilles. « Mais personne ne répond quand on parle de ce déséquilibre, qui peut arriver dans les prochaines années, entre les populations de frelons asiatiques et les abeilles ou les polénisateurs. »
La seule bonne nouvelle serait alors qu’avec cet hiver froid, les fondatrices, les reines, aient eu un taux de mortalité plus élevé. Un pansement sur une jambe de bois.
Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles.
200 interventions pour les pompiers
Les pompiers ne sont désormais plus habilités à intervenir dans le domaine privé pour débarrasser votre maison d’habitation d’un nid de frelons asiatiques, de guêpes ou tout autres sympathiques insectes. Il vous revient d’appeler des sociétés spécialisées, ces mêmes pompiers n’interviennent que sur les bâtiments recevant du public, ou sur la voie publique quand le nid peut menacer une école par exemple. Le service de secours et d’incendie est intervenu l’an dernier pour deux cents nids de frelons asiatiques.

ACTION DES COMMUNES

Publié le 09/06/2010 03:51 | C.L.

Fonsorbes. Logements sociaux: projets abandonnés

La municipalité a annoncé, lors du dernier conseil municipal, l’annulation de projets de logements sociaux sur trois sites de la commune.
Pour Françoise Siméon, présidente de Fonsorbes Citoyenneté 2000, « la détermination de FC 2000 est ainsi récompensée. La majorité municipale est revenue sur ses décisions de construire sur les espaces verts de plusieurs quartiers de la commune (Les Éteules, Le Cantalou, La Feuilleraie).
Dès leur annonce, FC2000 avait refusé ces mauvais choix et alerté les habitants. La mobilisation de tous a payé. Nous ne pouvons que nous féliciter de l’abandon de projets qui n’auraient jamais dû voir le jour ».
Du côté de la mairie, on explique : « Nous sommes très sollicités par des personnes qui recherchent un logement, parfois se trouvant dans des situations difficiles. Nous souhaitons une ville où chacun puisse trouver sa place. Toutefois, afin de tenir compte des avis des riverains des lotissements concernés, ces projets ont été annulés. Mais nous continuerons à promouvoir le développement de logements sociaux sur les terrains à construire ».
Pour FC 2000, « le fait le plus marquant est la préservation de l’espace vert de La Béouzo. Celui-ci, en plus des enfants du secteur qui y jouent, est régulièrement occupé par les enseignants et les élèves de l’école élémentaire pour les activités sportives. Il était en partie menacé par un projet de lotissement. Là encore, sous la pression, la majorité est revenue en arrière ».
Un abandon confirmé et justifié par la majorité : « Un autre terrain était envisagé pour la construction d’un lotissement communal qui, par les prix plus bas que le marché, permet également une mixité sociale et l’installation de jeunes couples. Ce site étant utilisé par les élèves des écoles de la Béouzo et par les habitants de ce quartier, ce projet est également annulé ».
Publié le 05/06/2010 10:25 | LaDepeche.fr

Bozouls. Voici le désherbage écologique

Dans son souci de s’inscrire dans une démarche volontariste en faveur de l’écologie et du développement durable, la commune de Bozouls a fait le choix de limiter le plus possible l’usage des désherbants chimiques.Dans cette optique, ce lundi 31 mai, des tests ont été réalisés, en collaboration avec l’entreprise ISS Espaces verts. Arnaud Foissac, le patron de l’agence bozoulaise du groupe, a, en effet, présenté au service technique municipal une solution innovante et écologique de traitement : un tout nouveau procédé nommé Waipuna.Il consiste à répandre sur les herbes indésirables une eau chauffée à 98°, additionnée d’une solution 100 % naturelle à base d’amidon de maïs et de coco pour créer une émulsion qui couvre les plantes.Les tests ont été réalisés dans diverses rues de Bozouls durant une journée. Un camion équipé spécialement a sillonné les rues et les espaces publics en permettant à deux lances actionnées par deux personnes de fonctionner simultanément. Les élus seront par la suite amenés à se prononcer sur l’efficacité du procédé, comparaisons financières à l’appui.
Publié le 09/06/2010 03:53 | LaDepeche.fr

Castelginest. Vélo : les écoliers montrent l’exemple

La semaine « Allons y à vélo », campagne d’incitation à oublier le réflexe automobile pour se déplacer, est relayée chaque année sur la commune par l’association Castel Envie, présidée par Alain Lacombe. La nouveauté de la sixième édition de l’opération, qui s’est déroulée du 31 mai au 6 juin, était la création d’un challenge destiné aux écoles primaires du grand Toulouse.
Les élèves castelginestois ont montré l’exemple en se mettant au rythme des deux-roues. Mardi au collège Jacques Mauré, le challenge « Allons y à vélo », réservé aux seuls élèves de la commune, a recueilli l’excellent taux de participation de 40 %, cependant légèrement en baisse par rapport à l’année précédente.
Les plus jeunes se sont montrés les plus motivés, puisque le clou de la participation revient à la classe de 6ème5 avec 63 % d’engagement. Les élèves des classes gagnantes dans chaque catégorie ont reçu des places de cinéma offertes par la municipalité, la charte du collégien en vélo (une plaquette éditée par le conseil général), un antivol remis par Jean-Louis Reignoux au nom de l’association Castel Envie ou un porte-clé lampe dynamo des mains de Véronique Anglade, responsable du GPE (Groupement des parents d’élèves).
Le vendredi, c’était au tour des écoliers de l’école primaire Buffebiau de découvrir et de relever le défi. Soleil aidant, le garage de l’établissement s’avérait bien trop étroit pour accueillir les 205 bicyclettes dénombrées pour 286 élèves scolarisés dans l’établissement. Heureusement, la directrice, Hélène Nicol, avait eu l’idée d’aménager des parkings supplémentaires, matérialisés pour chaque classe par des barrières Vauban.
Pour la circonstance, les parents pédalaient aux côtés de leur progéniture sur le chemin de l’école. Quant aux enfants, il se montraient ravis de l’initiative, à l’image de Corentin qui estime que « c’est bon pour la santé et excellent pour l’environnement ».

ENERGIE

Publié le 09/06/2010 03:52 | LaDepeche.fr

Polémique sur les compteurs

A peine testés, les futurs compteurs d’électricité «intelligents» Linky suscitent déjà la polémique sur le coût de leur éventuelle généralisation, qui pourrait atteindre plus de 8 milliards d’euros, à la charge des usagers.
Imposés par une directive européenne qui prévoit leur installation chez 80% des consommateurs d’ici 2020, ces compteurs doivent faciliter la mise en place de tarifs différenciés en fonction de la consommation, améliorer la concurrence et favoriser des économies d’énergie. Hier, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) estime leur coût entre 8 et 9 milliards d’euros, à la charge des usagers via le Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe). Ce coût «intègre la fourniture et la pose des compteurs, la fourniture des concentrateurs chargés de collecter les données de chacun des compteurs pour les réémettre vers le système de gestion et d’exploitation d’ErDF et la création des systèmes informatiques de gestion et d’exploitation des données», explique Jean-Luc Dupont, un de ses dirigeants. Il est surtout beaucoup plus élevé que le montant de 4 à 5 milliards d’euros jusqu’ici avancé par ErDF. Hier, cette filiale d’EDF qui gère les réseaux basse et moyenne tension a revu ses estimations. Le montant d’une éventuelle généralisation du système pourrait atteindre 120 à 240 euros par usager, soit un total de 4,2 à 8,4 mds d’euros pour le changement des 35 millions de compteurs.
Mais pour ErDF, le coût de la généralisation du système reste pour l’usager «très inférieur aux gains générés par les économies d’énergie», qui pourraient atteindre 50 euros par an pour une facture annuelle de 400 euros. En outre, le système n’en est qu’à une phase d’»expérimentation», lancée en mars, rappelle François Blanc, responsable du projet Linky chez ErDF. Quelque 30.000 compteurs ont déjà été installés dans les régions de Tours et de Lyon, 70.000 autres devraient l’être d’ici fin juin et 300.000 d’ici fin 2011, selon ErDF. Interrogé sur cette polémique, le ministre de l’Energie, Jean-Louis Borloo, a jugé qu’il n’y avait «rien de déraisonnable» à ce que le coût de l’installation soit supporté par les usagers, ceux-ci profitant ensuite des économies engendrées.
Publié le 04/06/2010 11:00 | J.-L. D.-C.

À 60 ans, ils se lancent dans la fabrication d’éoliennes

La vie commence à 60 ans, chantait Tino Rossi. Exact, confirment Richard Ferran le poissonnier et Bernard Casas,le pâtissier : les deux garçons dans le vent se lancent dans l’éolien domestique. Ni petit éolien, ni ferme géante comme on en voit tutoyer le ciel aux quatre coins du département, l’éolien domestique, ce sont des machines dont la taille maximale ne peut excéder 12 mètres.
Tourneur-fraiseur de formation, et surtout ingénieux, Richard Ferran s’est donc lancé dans la construction d’un prototype. Une éolienne à pales mise en fonction chez lui, à Arzens. Lui s’est chargé de l’usinage, Bernard de la voilure : «A l’exception de l’alternateur, on fabrique tout : du pylône aux pales, en passant par la transmission». Les deux artisans attaquent aujourd’hui un deuxième prototype, à turbine et plateau horizontal.

De quoi rendre une maison électriquement autonome

«Nos éoliennes ont une puissance de 9, voire 10 Kw. Avec une machine à pales de 9 m de diamètre dans le jardin, vous avez de quoi fournir suffisamment d’électricité pour une maison équipée en tout-électrique», explique Richard. Une perspective alléchante, mais pour quelle rentabilité ? Bernard et Richard envisagent de commercialiser le modèle à turbine à 18000 €, et le modèle à pales à 21000 €. Soit un amortissement sur cinq à 10 ans, estiment-ils.

Etude de faisabilité gratuite

À l’orée d’une deuxième vie professionnelle, Richard et Bernard savent qu’ils ont une structure capable de fabriquer deux à trois machines par mois. Au-delà, si la demande le nécessite, ils feront travailler des artisans. En attendant, ils proposent de venir chez vous pour réaliser un état des lieux gratuit du terrain sur lequel vous souhaiteriez installer une de leurs éoliennes. « On ne place pas n’importe quelle éolienne n’importe où : un terrain soumis à des vents tourbillonnants, une haie qui crée des turbulences… tous ces éléments entrent en ligne de compte dans le projet. » Contact : 04 68 76 35 05 ou au 04 68 26 84 10.
Publié le 03/06/2010 18:08 | RelaxNews

Le nombre de clients à l’électricité alternative en hausse de 9%

Au premier trimestre 2010, le nombre de clients à l’électricité alternative a progressé de 9%, soit 121.000 clients supplémentaires. Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), dans son Observatoire des marchés de l’électricité et du gaz, publié ce jeudi 3 juin, cette hausse est moindre qu’au dernier trimestre 2009, qui avait atteint +15%. Pour le gaz, la hausse est stable avec 25.000 clients de plus.
Le CRE révèle que le marché de l’électricité reste toutefois dominé par les tarifs réglementés, avec 83% de la consommation globale. Quant au gaz, 50% de la consommation est due aux offres de marché, dont les opérateurs alternatifs.

ACTIONS EN MILIEU SCOLAIRE

Publié le 08/06/2010 12:51 | LaDepeche.fr

Saint-Lys. Herboriser, un jeu d’enfants avec ADPSL-Alternalys

Pour les Journées Nature, l’association pour un Développement solidaire et durable du Pays de Save et de Louge-Alternalays a entraîné durant trois heures une trentaine de personnes au camping Bruno sur une partie des 15 hectares de la propriété.
Un paradis pour les oiseaux et les amoureux de la nature. Une autre manière de découvrir la commune surtout au niveau de sa biodiversité. Avec les botanistes, les promeneurs ont pu étudier preque à la loupe les fleurs champêtres et graminées. Luzerne, plantain qui se mange en salade, paturain, chardon de lait..
Le nez dans l’herbe, les familles ont appris à reconnaître les différentes espèces végétales, à toucher leurs feuilles et à s’émerveiller. Une animatrice a même organisé un jeu de reconnaissance pour les enfants qui se sont bien amusés. Puis les pieds dans les hautes herbes d’une prairie arrosées de pluie, les randonneurs sont encore plus tombés sous le charme des gesses, du lin bleuté, du lotier…»Ne tombez pas trop souvent vos pelouses et vous verrez de très belles fleurs comme celles-ci et pour l’écosystème, c’est beaucoup mieux» a affirmé Michel Lattuga, président de l’ADPSL.
Après un passage dans un bois, la jachère a été la troisième «station» d’observation du groupe. Non cultivée depuis 3 ans, elle a moins de couleurs mais commence à être bien recolonisée par de nombreuses espèces. Ele recèle ainsi des tiges de toute beauté comme celles de l’oseille ou du géranium sauvage! La dégustation de feuilles de roquettes, de beignets de sureau, de sirop de verveine ou bien encore de cake aux orties et de pâté d’ortie et de lentilles a surpris toutes les papilles qui en ont redemandé! Les bénévoles de l’association font découvrir des recettes à base de fleurs sauvages très faciles à reproduire chez soi. Cette 3e sortie «Journée Nature» de l’ADPSL nous apprend une fois de plus à regarder de plus près où l’on met les pieds en pleine nature…
Association pour un Développement solidaire et durable du Pays de Save et Louge
Notre association propose des alternatives de développement conciliant l’écologie, l’économie et le social en privilégiant le dialogue et l’expression de la démocratie.
Siège social : 20 impasse Bruno – 31470 Saint-Lys
Tel : 06 77 17 95 17
Courriel : bureau@adpsl.fr
Site : www.alternalys.adpsl.frPublié le 08/06/2010 09:20 | Recueilli par S. Roux

Peut-on servir tout bio à la cantine ?

Selon les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement 2 008, l’alimentation biologique devra constituer 20 % des matières premières utilisées dans la restauration collective d’ici 2 012. à Toulouse, ce quota est déjà atteint dans les écoles maternelles et primaires, indique l’adjointe au maire Isabelle Belaubre. À quand des cantines scolaires 100 % bio ? à l’échelon d’une ville comme Toulouse, où les cuisines centrales préparent chaque jour 27 500 repas servis dans 200 écoles, le passage au tout bio ne pourrait se faire que progressivement, sur plusieurs années, en organisant toute une filière de producteurs de proximité. La demande des collectivités est de plus en plus forte et les agriculteurs sont plus nombreux à opter pour l’agriculture raisonnée voire biologique. Ils sont environ 1 500 à détenir le label bio en Midi-Pyrénées.

Y a-t-il une forte demande pour le bio ?

Stephanie Lang, Coordinatrice régionale d’Interbio, association interprofessionnelle de la filière bio. Suite au Grenelle de l’Environnement et aux nouvelles directives qui imposent 20 % de bio en restauration collective d’ici 2012, il y a une demande de plus en plus forte de produits bio pour les cantines scolaires. Nous sommes contactés par beaucoup d’établissements. Les lycées notamment sont demandeurs car le conseil régional a mis en place une opération « manger bien à la cantine ». La région subventionne 1 € pour chaque repas servi contenant au moins un produit bio. Cela compense le surcoût d’un repas bio en cantine qui revient à 2,20 € environ contre 1,80 € environ un repas conventionnel.
Isabelle Belaubre, Adjointe au maire de Toulouse, santé, environnement, restauration collective. Je pense que le bio représente une forte valeur ajoutée dans la restauration scolaire et que les parents y sont sensibles. Depuis que nous avons intégré du bio le nombre de repas servis en maternelle et primaire a sensiblement augmenté. Nous servons 27 500 repas par jour alors qu’on en servait 25 200 il y a deux ans. Le nombre d’enseignants qui déjeunent à la cantine a également progressé de 10 %. Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation, notamment l’arrivée du bio.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles se heurte la mise en place du bio dans les cantines ?

Stéphanie Lang. Le problème est l’inadéquation entre l’offre et la demande, surtout pour le bio de proximité. La demande est très forte en fruits et légumes, mais les acheteurs ont des difficultés à s’approvisionner. Il faut organiser toute la filière et mettre en adéquation l’offre et la demande. Exemple, une cantine commande 300 pommes. Dans l’agriculture conventionnelle cela ne pose pas de problèmes, les structures sont équipées pour répondre à ce type de comptage. Alors que dans le bio, on raisonne en nombre de kilos. Idem pour la viande. La restauration collective demande un certain nombre de rôtis de veau. Alors qu’un éleveur bio raisonne en nombre d’animaux.
Isabelle Belaubre. Nous avons de grosses difficultés à nous fournir en viande. Nous travaillons avec les fédérations bio et les chambres d’agriculture pour voir comment encourager et structurer les filières d’éleveurs bio. Nos dernières discussions portaient sur l’agneau. Nous sommes parvenus à troquer des caisses de cuisses de poulet congelé contre un poulet frais, entier et biologique, à raison d’une fois par mois. On est dans une logique de concertation et on avance pas à pas.

Une cantine 100 % bio est-ce possible ?

Stéphanie Lang. Certaines petites communes, comme Pamiers en Ariège, ont une démarche avancée dans ce domaine et ont largement dépassé le quota réglementaire des 20 % de bio dans la restauration collective en 2 012. C’est plus difficile dans les grandes villes où l’on sert des dizaines de milliers de repas chaque jour.
Isabelle Belaubre. Je suis sûre que c’est possible, mais dans combien d’années, cela dépend de la volonté politique à tous les niveaux, local, départemental, régional, et des moyens financiers. À Toulouse, nous progressons par étapes. On a lancé de nouveaux marchés, on a travaillé la prospection d’éleveurs et fournisseurs bio de la région afin de limiter les coûts et les transports dans une démarche environnementale. On a aussi significativement amélioré la qualité des produits alimentaires. Il reste que la cuisine centrale de Toulouse fonctionne en liaison froide. On prépare les repas de la meilleure façon possible, les plats sont conservés deux ou trois jours et ils sont ensuite réchauffés à la cantine. Le top du top serait des cuisines intégrées à chaque établissement.

Quels moyens vous donnez-vous pour développer la restauration collective bio ?

Stéphanie Lang. Notre action au sein d’Interbio est de fédérer les différents maillons de la filière, coopératives agricoles, transformateurs, distributeurs…
Isabelle Belaubre. En 2008, j’ai obtenu une rallonge de 500 000 € dédiée aux produits bio sur un budget denrées de 8 M € par an. Pour 2009, nous sommes passés à 1 M € pour l’introduction de produits bio et labellisés. On fournit un équivalent repas bio par semaine. Chaque jour une composante du repas est bio, les enfants peuvent repérer l’aliment sur le menu du jour signalé par une coccinelle. Nous travaillons sur un projet de « légumerie ». Il s’agirait d’une unité intégrée à la cuisine centrale, qui serait spécialisée dans l’épluchage et la taille des légumes frais. Actuellement cela n’existe pas. Tous les légumes consommés par les enfants sont conditionnés en conserve ou congelés. Sept étudiants en master au CEITA, le département tourisme, hôtellerie et industrie de l’alimentation de l’université du Mirail, ont planché sur la faisabilité du projet, dont ils estiment le coût entre 2 et 3 M €. Cette légumerie nous permettrait aussi de créer des emplois.
Publié le 09/06/2010 03:51 | LaDepeche.fr

Martres-Tolosane. Le bio vient dans les assiettes des écoliers

Lors de Nature éco à Martres, une rencontre avait lieu sur « le bio dans la restauration scolaire ». Carole Delga, maire de Martres, dont la cantine commence à introduire des aliments bio, Françoise Matricon, conseillère municipale à Pamier, qui en 2001 eu la première cantine « bio du terroir » en Midi-Pyrénées, Gabriel Blaise, cuisinier de la communauté de commune du Seronnais, qui prépare du bio depuis dix ans, Nicolas Buse du Civam 31 et l’association Vivre en Comminges y participaient.
Gabriel Blaise a ouvert la discussion en racontant la naissance du projet à La Bastide de Serou, en organisant des réunions entre les différents acteurs et les pionniers en restauration scolaire bio, originaires de Vauvert (Gard) qui a opté pour le bio en 1992.

Un objectif du Grenelle de l’environnement

Françoise Matricon a expliqué la nécessité pour cette démarche d’être portée non seulement par les municipalités, qui devront d’ici 2012, intégrer 20 % de repas bio (objectif fixé au Grenelle de l’environnement), mais aussi par les enseignants, pour qu’enfants et parents comprennent les raisons du choix du bio : pour l’environnement, la santé, pour changer les habitudes alimentaires, pour faire les choses intelligemment soit intégrer aussi le local par les circuits courts. D’où la nécessité d’adapter l’outil (la cuisine) et d’avoir d’avantage de main-d’œuvre, car local veut dire aussi légumes frais donc plus de préparation. Mais aussi pour tordre le cou au discours : « Le bio, c’est bien mais cher ». Forcément si les produits viennent du bout du monde. De plus l’acheminement de ces denrées n’est pas cohérent avec le respect de l’environnement du bio, donc consommer bio, local et de saison. Pour réduire encore les coûts éradiquer le gaspillage en adoptant le « grammage » des repas en fonction de l’âge et introduire des repas alternatifs (végétariens) en remplaçant la protéine animale par des protéines végétales… Bref, il reste beaucoup de travail aux municipalités locales poursuivre dans ce sens. Mais la motivation y est.
Publié le 04/06/2010 03:52 | LaDepeche.fr

Launaguet. Un éco-logis à visiter

Dans le cadre des journées Nature organisées par la commission Environnement, deux classes de CPA et d’apprentis 2èmes année de la Maison Familiale Rurale de Launaguet ont invité leurs camarades du cycle III des écoles Jean Rostand et Arthur Rimbaud à découvrir « leur maison ». Ce projet, soutenu par le Conseil régional dans le programme « projets d’Avenir » prend en compte l’habitat en matière d’impact sur l’environnement. Pour eux, l’homme est obligatoirement appelé à repenser sa manière de concevoir son habitation et à rentrer dans une démarche solidaire éco-responsable. La maison devient alors «éco-logis». Les élèves deviennent ainsi acteurs du changement pour demain et éduquent à leur tour les plus jeunes.
La maison est visible du 1er juin au 5 juin dans le parc de la mairie de Launaguet.
Publié le 03/06/2010 12:08 | RelaxNews

La CLCV remet en cause la qualité nutritionnelle des menus des fast-foods pour les enfants

Les menus des fast-foods sont encore loin de satisfaire les exigences nutritionnelles des enfants. La CLCV (Consommation Logement et cadre de vie) tire ce constat d’une étude réalisée auprès des grandes enseignes de restauration rapide (McDonald’s, Quick, KFC et Brioche Dorée), et présentée jeudi 3 juin. Les menus les plus « gourmands » peuvent représenter plus de la moitié des besoins journaliers d’un garçon de 5 ans, fustige l’association de consommateurs.
Fast-food et équilibre alimentaire ne font pas encore bon ménage. C’est du moins ce qui ressort de l’enquête de la CLCV parue jeudi 3 juin. Alors que les enseignes de restauration rapide ont entrepris des efforts pour ajouter dans leur carte des salades, des fruits et autres aliments sains, l’association consumériste remarque que les menus proposés sont toujours trop caloriques et trop riches en matières grasses, notamment pour les enfants.
« Pour un garçon de cinq ans se dépensant beaucoup, elles représentent, selon l’enseigne considérée, entre 45 et 53 % des besoins de la journée, nettement plus que les 37 % couverts en moyenne par un déjeuner », a calculé l’association, qui s’est penchée sur la qualité nutritionnelle des menus proposés aux enfants par quatre grandes chaînes : McDonald’s, Quick, KFC et Brioche Dorée.
Cette dernière enseigne détient même le record pour ce qui concerne le sel. Son menu le plus gourmand couvre 58 % de besoins journaliers estimés pour un enfant de 5 ans.
Autre constat : les menus destinés aux enfants, censés être moins riches en calories, sont boudés par la cible à qui ils sont destinés. 60% des 10-12 ans ne commandent pas le menu Happy Meal chez McDonald’s, préférant un « Best of » ou un « Maxi Best of ». Ces menus sont, en plus, souvent compléter par un autre sandwich ou un dessert, ajoute la CLCV.
L’association demande donc aux professionnels de revoir la taille des portions, en excluant les formules trop riches et en proposant des menus adaptés aux différentes tranches d’âge.
Elle souhaite également que les enseignes retirent de leurs menus les offres grand format comme les menus XXL de Quick, Maxi Best Of de McDonald’s ou des buckets de KFC. Ces menus peuvent « culminer à plus de 1.500 kilocalories, soit les trois quarts des besoins journaliers d’un adulte », s’indigne la CLCV.
Publié le 03/06/2010 11:02 | LaDepeche.fr

Lavit. Les écoliers ont construit un four solaire

Dix salariés d’Alcoa, accompagnés de parents d’élèves, des institutrices et de l’instituteur, ont aidé l’école de Lavit à recréer un four solaire, matériel destiné aux élèves de cycle 3 dans l’apprentissage des sciences.
Les participants ont recréé, à l’aide de berceaux en bois et de feuilles d’aluminium brillantes produites par l’usine Alcoa de Castelsarrasin, trois panneaux réflecteurs et un four solaire. Les bénévoles ont testé l’effet du réflecteur de chaleur sur une feuille de papier et ont pu constater l’énergie dégagée par le four.
Grâce à cette action de bénévoles, la fondation Alcoa devrait verser 3 000 dollars qui seront bien utiles à l’école et aux enfants.
L’action s’est terminée dans la bonne humeur, autour d’un apéritif, où bénévoles, salariés d’Alcoa et enseignants ont pu échanger.

AGENDA 21

Publié le 03/06/2010 03:48 | LaDepeche.fr

Gragnague. Ateliers de concertation

Les ateliers de concertation pour construire l’agenda 21 de Gragnague commencent ce jeudi à 18 heures 30. Cette première réunion aura pour thème la «gestion de l’eau et des déchets» et la «préservation des ressources naturelles et de l’environnement».
Le mardi 8 juin, le thème sera «développement local, qualité de vie et lien social». Le mardi 15 juin il s’agira de débattre de «mobilité, habitat et aménagement urbain». Si vous souhaitez devenir acteur du développement durable de notre village, venez discuter des atouts et faiblesses de Gragnagueet proposer vos solutions. L’objectif principal d’un agenda 21 est le développement d’un territoire dans la perspective de sa préservation, pour ses habitants actuels comme pour les générations futures. L’agenda 21 intègre à la fois des aspects sociologiques, économiques et environnementaux, tout en s’appuyant sur une concertation avec la population. En parallèle, le vendredi 11 juin à 20 h 30, la municipalité présentera son projet d’aménagement et de développement durable (PADD) qui est une pièce structurante du plan local d’urbanisme (cette réunion ne présentera les zones contructibles qui restent à définir).

JARDIN

Publié le 04/06/2010 13:04 – Modifié le 04/06/2010 à 13:07 | LaDepeche.fr

La vie sexuelle débridée des grillons champêtres

Une expérience de « télé-réalité » chez des grillons champêtres menée par des entomologistes britanniques en Espagne a permis de donner un éclairage sans précédent sur les comportements sexuels de ces insectes durant la saison des amours, selon des travaux parus jeudi.
Selon les conclusions de cette étude, les mâles ne chantent pas seulement pour attirer les femelles mais aussi pour déclencher un « safari d’accouplements ».
Armés de 96 caméras infra-rouge et de microphones installés dans un terrier où vivaient 152 grillons, ces chercheurs ont pu observer les insectes dans leur environnement naturel durant la période de reproduction.
Ils ont aussi collé sur le dos de chacun de ces insectes un dossard numéroté et utilisé un minuscule morceau de tissu pour créer une empreinte ADN de chacun des grillons.
Les auteurs de l’étude ont pu ainsi analyser leur vie et leurs comportements, combien de temps un couple passe ensemble, la durée du chant de chacun des mâles pour attirer les femelles ou encore les combats qui se sont produits quand un mâle s’approchait trop près du terrier occupé par un autre.
Ces biologistes de l’Université d’Exeter (GB) ont ainsi accumulé 250.000 heures d’observations vidéo de ces 152 grillons dont l’empreinte d’ADN a permis de déterminer combien de descendants ils avaient procréés. L’étude paraît dans la revue américaine Science datée du 4 juin.
Une fois rassemblés, mâles et femelles font l’amour. Les mâles s’accouplent avec différents partenaires jusqu’à quarante fois. Mais les femelles sont aussi volages et ont de brèves liaisons avec des mâles de leur voisinage avant de retrouver leur partenaire régulier.
L’été suivant, les femelles qui ont survécu auront produit des centaines d’oeufs chacune qu’elles enterrent pour les protéger. Néanmoins, un grand nombre de ces grillons femelles aura peu de descendants, sinon aucun, qui survivront jusqu’à maturité.
Pour les mâles, la situation est même pire puisque la plupart n’auront aucun héritier tandis qu’une poignée auront de nombreux descendants.
Cette recherche montre que le pouvoir de séduction et la capacité de procréer ne vont pas de pair. Les mâles dominateurs ont en réalité moins de partenaire mais laissent autant de descendants.
Le chant des mâles ne paraît pas avoir une grande importance dans la séduction sauf pour ceux de petite taille car les femelles préfèrent ceux qui sont plus forts, signe selon ces chercheurs d’une vigueur préférable pour procréer.
« Le feuilleton populaire des grillons est un modèle de la lutte quotidienne pour survivre qui nous montre comment se déroule la sélection naturelle dans la nature », observe Tom Tregenza, un professeur de biologie à l’Université d’Exeter, un des auteurs de ces travaux.
Selon lui « il est urgent de savoir comment les écosystèmes, comme ce terrier de grillons, répondront au changement climatique, si l’évolution permettra aux espèces de tout simplement s’adapter ou de disparaître ».

AGRICULTURE

Publié le 08/06/2010 09:14 | M.L-T.

Coline Serreau divise les défenseurs du bio

La réalisatrice Coline Serreau a visé juste en venant présenter son dernier film à L’Isle-Jourdain et à Fleurance, la semaine dernière. Les « Solutions locales pour un désordre global » qu’elle a mis en avant dans son long-métrage ont effectivement de quoi séduire dans un département où l’agriculture bio est en pleine expansion. Jugez plutôt, plus de 15 570 hectares sont déjà cultivés en bio, bio qui dépassera certainement 4 % de la surface agricole utile d’ici la fin de l’année.
Or, le documentaire de Coline Serreau est un pamphlet contre l’usage des pesticides, et donc un plaidoyer pour une agriculture propre. La réalisatrice donne des exemples dans divers pays : au Brésil, en Russie, en France (dans la Beauce)…
Sur sa route, où elle a bien pris l’avion, elle recueille la parole de cultivateurs et de chercheurs. Tous convaincus que les composts biologiques sont une solution.
Mais voilà, paradoxalement, son film, qui a reçu de nombreux échos dans le Gers, ne fait pas l’unanimité dans le département… y compris dans le monde des défenseurs d’une agriculture biologique.
Nous avons donc demandé à deux spécialistes de ces questions d’expliquer leur point de vue. L’un est agriculteur bio, l’autre contrôle la filière. Guy Menon a assisté à la séance de Fleurance. Il y a rencontré Coline Serreau, mais se dit sceptique sur son film. A noter qu’il a débuté comme agriculteur biologique, qu’il a ensuite tenté sa chance dans les cultures classiques. Mais qu’il est revenu au bio, qui lui correspond mieux, il y a dix ans.
William Vidal, de son côté, est le président fondateur d’Ecocert, un groupe international de contrôle et de certification. Il a payé l’entrée aux privilégiés qui ont vu le film à L’Isle-Jourdain. Regards croisés.
William Vidal, 57 ans, PDG d’Écocert, L’Isle-Jourdain
« Je pense qu’il faut retenir le message d’espoir et de beauté de ce film. Quel que soit l’endroit où l’on vit, on peut se nourrir sans engrais ni pesticides. Mme Serreau montre que l’agriculture conventionnelle ne respecte pas la vie du sol et compromet la fertilité, du point de vue de la microbiologie. Ses impacts sur l’environnement sont réels. Ce film aborde de nombreux thèmes : les semences, l’usure des terres, les pays en voie de développement… Le spectateur comprend pourquoi il ne faut pas labourer profond. La vie se concentre à la surface du sol, 10 cm sous terre.
Mais ce n’est pas un procès à charge contre les agriculteurs conventionnels. Ils ne doivent pas avoir honte. C’est davantage une incitation à se poser des questions. Je ne pense pas que la France entière peut basculer dans l’agriculture biologique en un claquement de doigts. On manque notamment de protéines pour les animaux. Mais j’ai l’habitude de raisonner pour et non pas contre. Il faut y croire pour agir localement. C’est de cette façon que l’on peut poser les bases du monde de demain. Pour y parvenir, il faut décider les politiques. »
Guy Menon, 52 ans, agriculteur biologique, Lussan
« Ce film soulève de nombreuses questions. Il énonce des vérités. Dans un esprit scientifique, étant impliqué dans plusieurs pôles de recherches sur l’agriculture biologique, j’essaie d’éviter les postures idéologiques. Après la séance, j’ai pu m’entretenir avec Mme Serreau. Elle est de bonne foi. Mais son documentaire parle avec un certain mépris des agriculteurs. En particulier, sa facilité à dégager un cliché sur l’agriculteur macho avec sa grosse charrue m’a choqué. Certes, il est vrai qu’on a fait marcher l’industrie. Mais toutes ces questions sont complexes. Claude Bourguignon exagère quand il affirme que la plupart des sols sont morts. Pour défendre cet argument, il se montre trop péremptoire. Néanmoins, ses recherches sur la microbiologie du sol peuvent amener à des solutions d’avenir. Au final, je trouve qu’il est difficile de se faire un avis. Dans l’état actuel des connaissances, je ne suis pas certain que la France pourrait subvenir à ses besoins alimentaires si elle se mettait exclusivement à l’agriculture biologique. Dans un monde où les valeurs individuelles sont survalorisées, le changement ne peut venir que de la solidarité, de la recherche et de l’innovation. »

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