Revue de presse CLDD 19 05 2010

SOMMAIRE

PHOTOVOLTAIQUE
Solaire : le maillon faible.
ENERGIE
Gaillac. Comment alléger les factures d’énergie
L’étiquette énergétique s’enrichit de trois nouvelles classes
Montauban. L’UFC -Que choisir dénonce les fausses économies d’énergie
AGRICULTURE
Castelmaurou. Amap: au plaisir des bons produits
Miremont. Exposition : OGM les grains de la discorde
ACTION DES COMMUNES
Lévignac. Le covoiturage, pour quoi faire ?
ENVIRONNEMENT
Des journées très nature
Les poissons pourraient avoir disparu des océans d’ici 40 ans.
Forestiers : la course contre la montre.
JARDIN
Toulouse. Les dix ans du jardin de plantes sauvages
lutte raisonnée au jardin
Miers. Une belle leçon d’écologie !
EAU

Qualité de l’eau du robinet : les ministères de la Santé et de l’Ecologie ainsi que le C.Ieau rassurent les consommateurs
CONSOMMATION
Carburants : 10 conseils pour dépenser moins
PESTICIDES
Exposition aux pesticides : les enfants plus susceptibles de développer des troubles de l’attention. 11

PHOTOVOLTAIQUE

Publié le 17/05/2010 08:43 | Christian Goutorbe LaDepeche.fr

Solaire : le maillon faible

Alors que Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, visite aujourd’hui en Lot-et-Garonne l’entreprise Fonroche qui fabrique des panneaux photovoltaïques, depuis des semaines, l’onduleur SMA Solar Technology est devenu l’obsession des distributeurs et des installateurs de panneaux solaires. Une pénurie mondiale de cet élément central frappe notamment les clients français qui passeront l’été à admirer leurs panneaux posés mais… inactifs.

Plusieurs milliers de ces appareils manquent à l’appel. L’onduleur permet de transformer le courant continu qui descend des panneaux en courant alternatif pour l’injecter dans le réseau. Sans onduleur, pas de facturation à ERDF. « Voyez vous-même, les panneaux sont installés sur notre entrepôt : 2 000 m2. Le raccordement devait avoir lieu fin mai. Et là, on me promet en septembre. Je vais perdre la meilleure période pour la production d’électricité. Sans doute 35 % de ce que je pouvais réaliser dans les douze premiers mois de raccordement. Le préjudice est conséquent. Et c’est autant de perdu pour l’environnement », raconte Jean-Luc Mora, originaire du plateau de Sault, dynamique PDG de MTM bureautique à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Chez SMA France, filiale du leader mondial de Niestetal (Allemagne) de la production d’onduleurs on tente de relativiser la situation. « Nous livrons, mais la demande est très forte. Nous sommes entrain de doubler notre capacité de production », explique-t-on en reconnaissant, dans un courrier, que la firme a aussi manqué des semi-conducteurs fabriqués en Chine. « Nous faisons la tournée des distributeurs de matériel pour trouver un ou deux onduleurs là où notre besoin pour les prochaines semaines est de 400. Partout, dans le Gers notamment, des chantiers vont être suspendus. Les promesses de livraison de juillet sont reportées », râle Jérôme Galban, le PDG d’AE 3 000 à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
La faute à l’Allemagne

« La pénurie est notamment due à l’engouement pour le photovoltaïque Outre-Rhin. Les Allemands installent dans l’urgence avant la baisse des tarifs de rachat annoncée pour juillet. Et la demande est très forte dans le monde entier », reconnaît André Joffre PDG de Tecsol. Les clients, eux, consultent leurs avocats pour réclamer des indemnités de retard. Et c’est la filière tout entière, en croissance impressionnante, qui est freinée.

ENERGIE

Publié le 18/05/2010 09:18 | J.-A. L. LaDepeche.fr

Gaillac. Comment alléger les factures d’énergie

La décision, très attendue, est arrivée comme une providence: l’Epicerie Sociale, Lou Mercat, vient d’obtenir l’accord de la Fondation Vinci pour ouvrir une chambre froide, à condition qu’elle bénéficie à toutes les populations en situation de précarité sur la ville. «Toutes les associations qui les prennent en charge sont représentées à la Commission d’attribution. ce ne sera pas un problème», précise Jean-Marie Birbès, président de l’Epicerie Sociale, qui voit monter lui aussi la précarité à vitesse grand V. Lou Mercat n’est pas seulement un lieu d’approvisionnement à petit prix pour les 30 familles inscrites en permanence. Aurore Collado, conseillère en économie sociale et familiale, anime aussi des ateliers de cuisine, ou de gestion des budgets domestiques.
Élargir son registre

C’est dans ce même esprit que Lou Mercat élargit son registre, le 26 mai, de 14h à 18h 30, autour des économies d’énergie. on laissera de côté la fonte de la banquise, le trou dans la couche d’ozone, et autres problèmes cosmiques pour se concentrer sur ceux, plus prosaïques, de la facture d’eau et d’électricité. Le scénario de la journée est établi: des films de 5 minutes, puis un débat animé par une technicienne du Conseil Général sur la lisibilité des factures, des petits questionnaires et même la remise d’un kit pratique, avec une ampoule à basse tension, un sablier de douche, un mousseur, et quelques bases de l’économie domestique. «Une journée très pragmatique. on pourra voir le travail très intéressant des enfants des écoles Saint Charles et Eugénie de Guérin sur l’économie de l’eau dans la maison. on se rend compte qu’un bain équivaut à 7 douches. du concret». Lou Mercat a de nombreux projets, mais ne brûle pas les étapes: le succès passe par la consolidation de l’association.

Publié le 19/05/2010 16:08 | RelaxNews

L’étiquette énergétique s’enrichit de trois nouvelles classes

L’étiquette énergétique qui renseigne sur la consommation d’énergie des appareils électriques s’enrichira prochainement de trois nouvelles classes, A+, A++ et A+++, en complément de la « A ». Le Parlement européen a adopté mercredi 19 mai la directive entérinant cette nouvelle grille. Son adoption formelle devrait être publiée au Journal officiel de l’Union européenne en juin prochain.

Avec la nouvelle directive, l’échelle de A à G, que les consommateurs retrouvent sur les électroménagers en fonction de leur efficacité énergétique (du plus économe au plus énergivore), s’élargira de trois nouvelles classes: A+, A++ et A+++, en plus de la classe « A ».

Ce nouveau texte prévoit aussi que de nouveaux appareils, autres que les réfrigérateurs, machines à laver ou four, recevront par la suite l’étiquetage énergétique à l’instar des téléviseurs, des chauffe-eau et des chaudières.

La directive adopté par le parlement prévoit également que les publicités contenant des informations ou un prix liés à l’énergie devront inclure une référence à la classe d’efficacité énergétique du produit. »Cela permettra aux consommateurs d’évaluer les coûts d’utilisation des appareils domestiques au moment de l’achat », explique-t-il dans un communiqué paru mercredi.

A la parution du texte au Journal officiel européen en juin prochain, les États membres disposeront d’une année pour transposer la directive en droit national.

Publié le 19/05/2010 11:03 | LaDepeche.fr

Montauban. L’UFC -Que choisir dénonce les fausses économies d’énergie

Pierre Boillot, président de l’association UFC-Que choisir de Tarn-et-Garonne, le dit sans aucun détour : « Surclasser les appareils électro-ménagers correspond à une économie d’énergie qui est très difficilement prouvable. »

En clair il dénonce un scandale qu’il baptise ainsi : « payer plus pour consommer moins ».

Une enquête à l’échelon national a été effectuée du 1 er au 31 mars dernier sur les appareils censés engendrer une économie d’énergie.

Dans le département, les mesures de relevés de prix ont en eu pour cadre 11 magasins et il en est ressorti que, lorsqu’on paye un surcoût pour bénéficier d’un appareil le moins énergivore possible, l’économie d’énergie que l’on fait miroiter n’est quasiment jamais réalisée. En effet, pour rattraper l’écart d e prix avec des appareils un peu plus gourmands en énergie ne se produit quasiment jamais, ou au terme d’un bonne dizaine d’années. Dans cette étude il apparaît également que :

-les appareils les plus performants sont absents des rayons de la région

– l’étiquetage énergétique est obsolète

-l’économie d’énergie est hors de prix.

– le geste écologique n’est pas un investissement rentable.

Pour faire face à ce phénomène, les responsables de l’UFC Que choisir, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, proposent de faire valoir un système de bonus-malus sur les achats d’appareils eléctro-ménagers en fonction de leur coût d’énergie.

AGRICULTURE

Publié le 19/05/2010 13:06 | LaDepeche.fr
Castelmaurou. Amap: au plaisir des bons produits
L’AMAP des Coquelicots de Castelmaurou a pris son envol: 83 contrats signés dans les quatre filières proposées: légumes, bœuf et veau, porc, volailles et œufs. Une Amap? il s’agit d’une association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Destinée à favoriser l’agriculture paysanne et biologique qui a du mal à subsister face à l’agro-industrie.

Le principe est de créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s’engagent à acheter la production de celui-ci à un prix équitable et en payant par avance. Ainsi une Amap naît en général de la rencontre d’un groupe de consommateurs et d’un producteur prêts à entrer dans la démarche. Ils établissent entre eux un contrat.
Première distribution

A Castelmaurou, la première distribution des paniers de légumes par Bérangère Cambianica, la productrice, a eu lieu le 17 mai sur la place de la mairie dans une ambiance bon enfant. Magali Schardt, maire et Josette Cots, 5°adjointe, et Michèle Martini, conseillère municipale, étaient parmi les «amapiens» venus chercher leurs paniers.

Jean Jacques Collet, coordinateur et Robert Lespinasse, trésorier, supervisaient l’opération avec sérieux et bonhomie. Un mouvement à encourager.

amapcoquelicots@yahoo.fr
Publié le 15/05/2010 03:49 | LaDepeche.fr

Miremont. Exposition : OGM les grains de la discorde

A la médiathèque de Miremont jusqu’ au 22 juin une expositions réalisée par la Cité des Sciences et de l’Industrie,prêtée par l’agence régionale pour l’environnement Midi-Pyrénées Cultivées et commercialisées dans le monde depuis seulement une dizaine d’années, les plantes OGM sont à l’origine d’une ligne de fracture sans précédent. Afin d’aider chacun à se forger sa propre opinion, cette exposition dresse un état des lieux factuel sur les plantes OGM cultivées et celles en préparation dans les laboratoires. Elle tente d’évaluer les éventuels avantages et/ou inconvénients pour l’agriculteur et le consommateur. S’interroge sur l’avenir des recherches dans ce secteur. Et pointe les modèles de production agricole qui s’affrontent à travers les OGM. Comme deux visions du monde…Cette exposition est constituée de :

– 15 panneaux, 80X120 cm, autoportés, avec leur housse. – 1 DVD contenant «l’expo-dossier»:

– Un vidéo-lexique expliquant comment on obtient une plante transgénique.

ACTION DES COMMUNES

Publié le 18/05/2010 09:23 | LaDepeche.fr

Lévignac. Le covoiturage, pour quoi faire ?

Une réunion sur le covoiturage est organisée aujourd’hui à 18 h 30 à la mairie. Le covoiturage est une formule souple qui permet de partager son trajet avec une ou plusieurs personnes, afin de se rendre au travail ou lors de déplacements ponctuels. Chacun peut choisir ce mode de transport, qu’il soit conducteur ou passage, occasionnel ou régulier. D’abord plus économique, le covoiturage offre la possibilité de partager les frais de carburant, de péage ou de stationnement. Cette démarche répond également à une prise de conscience écologique grâce à la réduction des rejets de CO2. Un moyen simple donc, d’allier économie, convivialité, et solidarité.

ENVIRONNEMENT

Publié le 18/05/2010 08:52 | J.-M. D.

Des journées très nature

Dans l’inventaire très vert des Journées nature de Midi-Pyrénées, il y a de tout : des découvertes champêtres de sentiers botaniques ou animaliers, des conférences, des trocs et foires aux plantes, des tours de lac en tacot, des maisons avec chauffage solaire et photovoltaïque, des visites d’arboretum… La liste est sans fin tant les initiatives sont nombreuses. Suivez le guide entre 29 mai et le 6 juin.

Créées en 2006, ces manifestations lancées au départ par l’Europe ont trouvé un relais naturel dans les régions et surtout en Midi-Pyrénées. « La première année, on comptait quatre-vingt animations. Elles sont aujourd’hui deux mille, portées essentiellement par les associations », rappelait hier Martin Malvy.
Au lac Lamartine

C’est au lac Lamartine, sur la commune de Roques-sur-Garonne (31), que le président du conseil régional a lancé cette opération de sensibilisation. Le lac Lamartine, un lieu symbolique à plus d’un titre. Exploité pendant des décennies par des extracteurs de granulats, ce trou béant a connu un lent processus de reconquête écologique jusqu’à former maintenant un écosystème aquatique de grand intérêt pour la vie sauvage. On y trouve soixante-dix espèces d’oiseaux, dont les trois hérons (bihoreau, garde-boeufs et aigrette garzette) sans oublier la famille des libellules et demoiselles qui ont repeuplé peu à peu cet espace aux portes de Toulouse, pollué malheureusement par le paysage voisin d’une déchetterie et le passage des lourds camions d’exploitants de carrières.

Cette année, les Journées mettront l’accent sur les sports de nature, profitant au passage de la présence de quatre parcs régionaux, le dernier ayant vu le jour l’an passé en Ariège. Le ministère de l’Écologie a décerné la reconnaissance Agenda 21 local au Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises au titre de la stratégie national de développement durable pour la période 2009-2021. Un cinquième parc est dans le viseur de Midi-Pyrénées avec le concours des deux autres régions Auvergne et Languedoc-Roussillon. Il s’agit du parc de l’Aubrac. De fait, nous nous trouvons dans la région administrative de France où le territoire en parc demeure le plus élevé. Rappelons au passage que nous abritons aussi 96 sites Natura 2000, dix réserves naturelles et 1 500 zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Publié le 17/05/2010 19:36 – Modifié le 18/05/2010 à 08:11 | © 2010 AFP

Les poissons pourraient avoir disparu des océans d’ici 40 ans

Le cauchemar d’océans d’où tous les poissons auraient disparu pourrait se concrétiser d’ici à 2050 en l’absence d’une restructuration profonde du secteur de la pêche, ont mis en garde lundi des experts de l’ONU.

« Si les différentes estimations que nous avons reçues (…) se réalisent, alors nous sommes dans une situation où effectivement, dans 40 ans, nous n’aurons plus de poisson », a déclaré à des journalistes à New York Pavan Sukhdev, directeur de l’Initiative pour une économie verte du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).

Mais, selon le rapport sur l’économie verte que le Pnue et divers experts doivent rendre public dans le courant de l’année et qui a été présenté en avant-première lundi, cette catastrophe peut être évitée si l’on taille dans les subventions aux flottes de pêche et si des zones protégées sont mises en place pour les poissons, ce qui à terme pourrait aboutir à une industrie de la pêche florissante.

Le monde « épuise le capital » dont il a besoin, a souligné le directeur du Pnue, Achim Steiner. Cependant, « nos institutions, nos gouvernements sont parfaitement capables de changer de voie », a-t-il ajouté, précisant qu’une trentaine de pays collaboraient avec le Pnue et que d’autres étaient en train de réviser leur politique en matière d’environnement.

La chute des réserves de poissons de la planète est un problème écologique mais aussi une question de subsistance pour un milliard de personnes, souvent originaires de pays en développement et dont le poisson constitue la seule source de protéines, selon l’ONU.

Le rapport sur l’économie verte estime que 35 millions de personnes vivent de la pêche dans le monde, que 170 millions d’emplois en dépendent de manière directe ou indirecte et qu’en tout 520 millions de personnes y sont financièrement liées.

Selon l’ONU, 30% des réserves halieutiques ont déjà disparu et l’ensemble des activités de pêche risque de ne plus être rentable d’ici 2050.

Principal fléau à combattre, selon le rapport: les subventions des gouvernements à des flottes toujours plus grosses pour des prises toujours plus maigres, et qui ne laissent pas le temps aux ressources de se reconstituer.

Les capacités des flottes de pêche sont « 50 à 60% » supérieures à ce qu’elles devraient être, selon M. Sukhdev.

Publié le 15/05/2010 08:54 | Pierre Challier LaDepeche.fr

Forestiers : la course contre la montre

Assis dans son fauteuil, Fabrice programme son ordinateur du bout des doigts. écran tactile pour un poste tout confort ? Voire… Car 9 heures par jour, c’est bien un monstre cahotant entre arbres et ornières que pilote Fabrice Bédère. Une machine semblant sortie d’« Avatar » avec sa tête d’abattage, là-bas, au bout du bras articulé. Pin saisi comme un vulgaire crayon : elle coupe, ébranche, écorce et débite son tronc en une minute. « Ce qui me permet de faire environ 200 m3 par jour » explique ce forestier travaillant pour la CAFSA, la Coopérative agricole et forestière Sud-Atlantique.

Le rapport préconise la création de zones marines préservées permettant aux poissons femelles d’atteindre la taille adulte, augmentant ainsi sensiblement leur fertilité, jugeant qu’il s’agit d’une solution vitale.

Il conseille aussi de revoir la taille des flottes de pêche pour favoriser des bateaux plus petits. « Les solutions sont sous la main, mais la volonté politique et une économie ordonnée sont nécessaires », a insisté M. Sukhdev.

Un après-midi de mai, du côté de Castets, dans les Landes… Au bord des routes, les alignements de troncs coupés ont diminué. Mais partout les immenses aires de stockage, jaugées à 300 000 tonnes, continuent à se remplir avec leurs grumes noires sous l’arrosage, tandis que l’activité ne faiblit pas, en forêt.

Coupe, débardage : environ 500 machines s’activent ainsi qui réduisent désormais la part des tronçonneurs au strict minimum : séparer les troncs des souches, lorsque l’arbre est couché. Invisibles des routes dans le dédale des parcelles, abatteuses et croques-souches poursuivent alors un chantier colossal : nettoyer les dégâts de Klaus, sauver le bois restant à valoriser. 300 000 ha touchés le 24 janvier 2009, déjà plus de 170 000 ha exploités pour 16 millions de tonnes de pins dégagés mais… « les forestiers doivent encore nettoyer 40 000 hectares d’ici juin pour toucher le fonds de solidarité européen » résume Pierre Darmanté, président des communes forestières des Landes. D’où une pression qui ne se relâche pas, pour l’Europe des forestiers, réunie là. Deux fois plus d’arbres à sortir qu’en temps normal ? Il a donc fallu le double d’entreprises. Des pros venus des autres massifs forestiers français, mais aussi d’Écosse, d’Irlande, d’Espagne, du Portugal, d’Allemagne, d’Autriche, de Pologne, de Finlande, d’Estonie ou de Lettonie. à l’instar d’Aldis, 36 ans, forestier de Livâni bien éloigné du cliché « travailleur de l’est ». Certes, Klaus a d’autant plus été une opportunité pour lui « qu’il y a la crise, en Lettonie » et des salaires moyens de 350€. Mais à 370 000 € la machine d’abattage de son équipe, ses opérateurs qualifiés tournent 7 jours sur 7 en deux fois 6 heures et font 7 000 m3 par mois, payés 9,50 € livré, soit 66 500 € de chiffre d’affaires.

Des étrangers qui viennent manger le pin des Landais (lire ci contre) ? Entrepreneur lui-même, Fabrice répond simplement « s’ils n’avaient pas été là, on pouvait tout jeter »…
L’échiquier bouleversé du pin landais

L’addition « tempêtes » ? Elle est simple dans les Landes. 1999+2009 = 50 % du stock d’arbres sur pied perdu. D’où un paysage durablement bouleversé pour la filière puisque « la forêt de demain est tombée, le potentiel de production annuel est passé de 9,5 millions de mètres cubes, en 1999, à 8,2 après Martin, puis à 6 millions après Klaus » résume Frédéric Laby, directeur de l’Agence CAFSA de Castets. D’où ce paradoxe : malgré tous ces
kilomètres de grumes entassées, la filière bois du Sud-Ouest va rester déficitaire. Pire, la pénurie se précise à l’horizon 2015, confirment tous les acteurs locaux. Car si l’offre baisse faute de stocks, l’augmentation de la demande en « bois énergie » va croiser un autre marché : le photovoltaïque. 1 ha de forêt rapporte 100 € par an à son propriétaire contre 2 500 € s’il est équipé en photovoltaïque. Sachant que 60 % de la forêt landaise appartiennent à 4 % des propriétaires, qu’il y a actuellement 6 000 ha de projets et 30 000 demandés en plus… ce faisant la forêt landaise, grande capteuse de Co2, se retrouve donc au cœur d’un futur marché spéculatif d’ampleur. Mais pas seulement, car des questions environnementales se posent aussi quant à la nature marécageuse des Landes. « Un arbre absorbe 200 litres d’eau par jour » rappelle ainsi Frédéric Laby. D’où le chantier de reboisement qu’a lancé sans attendre la CAFSA, leader de la filière sylviculture avec ses 23 000 adhérents pour 450 000 hectares en Aquitaine. Mais au delà, c’est tout le modèle landais axé sur le pin pour papeterie, palettes ou parquets qui se trouve remis en question. Car aujourd’hui, dans les Landes, les maisons à ossature bois ou les charpentes sont essentiellement en sapin scandinave, livré directement à Bordeaux. Produire différemment des essences adaptées pour répondre à ce marché-là : voilà le challenge dans lequel s’inscrit aussi l’avenir, désormais.
Au début, les nettoyeurs, c’étaient le bon, la brute et le truand…

Au début ? Côté « nettoyeurs », sont arrivés… «Le bon, la brute et le truand» résume Frédéric Laby. Ainsi certains, accusés d’avoir cassé les prix ou grugé des propriétaires aux abois, en prenant leur bois pour rien,ont été montrés du doigt, comme les prix remontaient. Entre les deux réveillons, quatre engins d’entreprises espagnoles ont été brûlés, à Arjuzanx et une inscription «Espagnols dehors» taggée. Mais c’était un épiphénomène face aux accusations de «concurrence déloyale» visant les forestiers d’Europe de l’est: ils bénéficient en effet dans leurs pays de dispositifs d’aides à l’investissement pour leurs machines et de moins d’obligations sociales. «L’ampleur des chantiers déstabilise le tissu local des entreprises de travaux forestiers» relève ainsi Xavier Fortinon, conseiller général chargé du suivi de Klaus. «Mais le plan Barnier a ensuite apporté une bonne chose: les opérateurs finalement retenus pour couper et débarder sont des entreprises structurées» nuance Pierre Darmanté. De fait, ce tri fait, les multiples contrôles effectués par l’inspection du travail n’ont débouché que sur deux contraventions pour «travail dissimulé». Cependant, «la forêt est difficile à contrôler par nature» rappelle Paul Faury, directeur départemental du travail des Landes.
Le chiffre : 16

millions> de tonnes de bois. C’est la quantité de pins maritimes touchés par la tempête qui a été extraite des forêts landaises sur un total estimé à 37 millions de tonnes.

JARDIN

Publié le 19/05/2010 09:40 | E.P

Toulouse. Les dix ans du jardin de plantes sauvages

Il y a une dizaine d’année, aux abords du musée d’arts moderne des Abattoirs dans le jardin Raymond VI un jardin très original consacré aux plantes sauvages a vu le jour. Pour en assurer la bonne réalisation il fait appel à des experts en la matière. Le professeur Gérard Briane botaniste scientifique et son ami Jean Hannoteaux botaniste et poète vont créer avec le concours des jardins et espace vert de la ville rose, ce petit jardin de paradis. Cette paire très complémentaire va innover dans ce secteur et donner naissance à ce jardin de plantes sauvages à histoire de la Région Midi-Pyrénées. Par le biais d’anecdotes le promeneur pourra découvrir ou mieux connaître ce trésor de plantes sauvages. La biodiversité de l’ensemble de ces plantes coïncide parfaitement avec l’année 2010 consacrée à la mise en valeur de ces plantes. Pour cet événement le jardin de 10 ans a quelque peu vieilli et demanderait un petit rafraîchissement. Si vous désirez mieux connaître ce jardin et ses créateurs consulter leurs livres « Plantes sauvages à histoire » ou contacter le site

http://jean.hannoteaux.free.fr

Publié le 14/05/2010 03:52 | LaDepeche.fr

lutte raisonnée au jardin

Complétée par l’installation de nouveaux pieds, côté préau, la roseraie des jardins de l’hôtel de ville rassemble désormais une collection très fournie qui attire de nombreux visiteurs, le printemps venu, mais aussi de gourmands pucerons. Pour lutter contre ces prédateurs, une colonie de 400 coccinelles vient d’être lâchée sur le site avec pour mission de garantir la floraison et la santé des dizaines de rosiers réunis. Des « bêtes à Bon Dieu » qui sont appelées à s’implanter et se reproduire dans le jardin, à l’instar des larves de chrysopes également déposées sur les feuilles des arbustes. « Nous essayons de mener un traitement raisonné sur les espaces verts de la ville, avec par exemple un paillage qui réduit les besoins en eau et le broyage des déchets verts pour réaliser du compost », explique Françoise Martinez, adjointe en charge de l’urbanisme. « Il s’agit aussi de montrer l’exemple en matière de respect de l’environnement ». Cette démarche pourrait constituer un plus aux yeux du jury qui sera prochainement de passage dans la ville pour confirmer le rang de « 2 fleurs » de celle-ci, voire lui en octroyer une troisième./Photo DDM J. Roumégoux.

Publié le 19/05/2010 12:01 | LaDepeche.fr

Miers. Une belle leçon d’écologie !

Samedi dernier, un atelier compostage était organisé pour découvrir cette technique. Une quinzaine de personnes est venue échanger ses connaissances. Une première partie théorique a permis de s’informer sur l’utilisation d’un composteur à l’échelle familiale. Un point sur la valorisation des déchets verts et de cuisine a été fait.

Dans un deuxième temps, la partie pratique s’est effectuée autour d’une haie fraîchement plantée par la municipalité, au plateau scolaire. Une démonstration de broyage de branches a été effectuée. La préparation d’un mélange de sciure, tonte de gazon et copeaux de branches a été répandu aux pieds des arbustes. Les animateurs, intarissables sur le sujet, n’ont pas manqué de répondre aux différentes questions qui pouvaient se poser. A l’initiative de Marie-Agnès Vaurs, cet atelier « compostage » très documenté, a été très apprécié des participants qui ne manqueront pas de mettre en application ces techniques écologiques. A renouveler…

EAU

Publié le 18/05/2010 13:09 | RelaxNews

Qualité de l’eau du robinet : les ministères de la Santé et de l’Ecologie ainsi que le C.Ieau rassurent les consommateurs

Suite à la diffusion d’un reportage sur France lundi 17 mai, intitulé Du poison dans l’eau du robinet, les ministères de l’Ecologie et de la Santé, ainsi que le Centre d’Information de l’Eau, tiennent à rassurer de la qualité de cette eau. Si la réalisatrice Sophie Le Gall dresse une carte de France des pollutions de l’eau potable, les autorités expliquent que plus de 310.000 contrôles sont effectués chaque année, et ceci à chaque stade du circuit de l’eau.

Dans son reportage diffusé lundi 17 mai sur France 3, la réalisatrice Sophie Le Gall démontre que l’eau du robinet contient des pesticides ou des nitrates, pouvant provoquer des cancers. Conclusion de cette enquête : l’eau qui coule des robinets en France est contaminée.

Face à ce dénouement, les autorités, à savoir les ministères de l’Ecologie et de la Santé ont réagi, tout comme le Centre d’Information de l’Eau qui oeuvre pour développer l’information auprès des consommateurs.

De la source jusqu’au robinet, l’eau fait l’objet de multiples analyses, qui s’élèvent à plus de 310.000 chaque année. Lorsqu’un dépassement des limites de qualité est relevé « des restrictions temporaires de consommation de l’eau » sont mises en place. « La distribution est de plus arrêtée dès lors qu’un dépassement présente des risques avérés pour la santé » ajoutent les ministères de l’Ecologie et de la Santé.

De son côté, le C.IEau explique que « la norme est établie afin qu’une personne puisse boire deux litres d’eau chaque jour, pendant toute sa vie, sans risque immédiat ou à long terme pour sa santé ».

Concrètement, les consommateurs peuvent se renseigner quant aux résultats d’analyses d’eau potable, selon leur région, sur le site Internet Eaupotable.sante.gouv.fr. Les bilans nationaux sur la qualité de l’eau sont aussi mis en ligne. A noter que ces informations sont diffusées dans les mairies.

Site : http://www.eaupotable.sante.gouv.fr

CONSOMMATION

Publié le 19/05/2010 08:30 | G. C.

Carburants : 10 conseils pour dépenser moins

Conduite souple. A contrario, une conduite agressive augmente de 40 % la consommation, soit 4 euros de dépense pour 100 km.

Couper le moteur au feu rouge. Pour tout arrêt de plus de 30 secondes, il est plus économique de couper le moteur. On estime que l’action de redémarrer équivaut à faire tourner son moteur au ralenti pendant 7 à 10 secondes.

Filtre à air. À changer tous les 30 000 km, c’est conseillé.

Air conditionné. À faible vitesse et à l’arrêt, c’est économique de se passer de la climatisation. En revanche, il en est tout autre lorsqu’on roule sur l’autoroute.

Le poids du véhicule. Comme tout corps humain qui consomme moins d’énergie quand il est léger, le véhicule aura besoin de moins d’essence s’il est le plus léger possible.

Réservoir jamais plein. Toujours la question du poids du véhicule : on conseille de ne jamais remplir son réservoir mais de le maintenir à moitié plein (sauf pour les longs trajets).

Pneus gonflés. C’est banal, mais des pneus correctement gonflés permettent de réduire la consommation d’essence de façon significative.

Covoiturage. Quand l’essence augmente trop, rouler seul sur des trajets quotidiens est une aberration. le covoiturage est la meilleure manière de faire des économies à la pompe.

Équipements. Indicateurs de consommation, régulateur limiteur, système de navigation et infos trafic permettent aussi de moins dépenser.

Voitures écolos. Mieux vaut pour un prochain achat opter pour des voitures économes en carburants.
Pétrole : à qui profitent les augmentations ?

Dans l’Hexagone comme ailleurs, le prix de l’essence en France dépend de l’évolution du cours du baril de pétrole, lui-même subissant de fortes variations selon la conjoncture mondiale, mais selon aussi la période de l’année. Les mois de juillet et d’Août, qui correspondent à nos périodes de vacances avec une forte envolée de la consommation de carburants, est aussi l’époque des traditionnelles hausses de carburant. Depuis 2005, les prix ont connu des flambées. En janvier 2004, le baril se payait moins de 40 dollars. Il avoisine aujourd’hui les 65 à 70 dollars. Alors à qui profitent les hausses ?

> Aux pays producteurs d’abord, les premiers à tirer partie des cours élevés. Avec un baril à 65 dollars, ils collectent jusqu’à deux milliards de dollars par jour.

> Aux compagnies pétrolières dont les cours de bourse augmentent en même temps que celui du baril. L’an passé, Total, le géant pétrolier français, a réalisé un chiffre d’affaires de 130 000 milliards d’euros.

> À l’État avec sa « cagnotte souvent évoquée constituée à partir des taxes pétrolières. Celles-ci se composent principalement de la TVA et de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers, la fameuse TIPP). Depuis la loi de finances 2006, les régions perçoivent une part importante de la TIPP (en 2007, plus de 6 milliards d’euros sur 25 milliards en tout. ). De 2007 à 2009, les fractions de tarifs régionales ont augmenté en même temps que les nouveaux transferts de compétences.

Autrement dit, au cours du baril qui influence les prix à la pompe, s’ajoutent différentes taxes prélevées par l’État français. Approximativement, le prix de l’essence que nous achetons est constitué de près de 70 % de taxes.

PESTICIDES

Publié le 18/05/2010 19:08 | RelaxNews

Exposition aux pesticides : les enfants plus susceptibles de développer des troubles de l’attention

Les enfants exposés aux pesticides présents dans l’alimentation auraient davantage de risques de développer des troubles de l’attention ou de l’hyperactivité, selon une étude menée par des chercheurs américains, publiée dans la revue scientifique Pediatrics le 17 mai. L’étude révèle que les enfants exposés à de fortes concentrations de pesticides de type organophosphorés ont deux fois plus de risques de contracter des troubles de l’attention ou de devenir hyperactifs que les enfants non exposés.

« Ces résultats soutiennent l’hypothèse que l’exposition fréquente aux pesticides de type organophosphorés chez les enfants américains peut contribuer à la prévalence des troubles de l’attention et de l’hyperactivité », indiquent les chercheurs.

Cette étude américaine baptisée « National Health and Nutrition Examination » a été menée sur un échantillon de 1.139 enfants âgés de 8 à 15 ans représentatif de la population américaine.

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