Revue de presse CLDD 13-05-2010

SOMMAIRE


PHOTOVOLTAIQUE
Tarascon-sur-Ariège. « 85 millions d’euros investis sur deux ans »
Visite guidée dans le monde de l’énergie solaire
ENERGIE
Les factures EDF vont exploser
Marc Fontecave, chercheur : « l’avenir est à l’hydrogène »
Albi. Rascol participera à l’Educ Eco.
Des hydroliennes vont pousser sur la Garonne.
ACTION DES COMMUNES
Limoux. Esprit «récup» aux serres municipales
Castelmaurou. On recense la biodiversité
ACTIONS EN MILIEU SCOLAIRE
Saint-Félix aura son «école-écolo»
A la cantine, on récupère ses déchets
Lédergues. De la récupération à l’émotion
AGRICULTURE
Caussade. Une formation bio avec l’Adear
UE: un quart des emplois du secteur agricole perdus en dix ans
Contre l’entrée et la culture d’OGM en Europe
Soirée projection : Permaculture, un véritable développement durable
ENVIRONNEMENT
Eau : l’invention toulousaine qui élimine les déchets
Menaces sur la grande alose
Escalquens. Quelle eau et pour quel usage ?
JARDIN
La cicadelle blanche menace nos jardins !
CONSOMMATION
Les députés entérinent la suspension de la commercialisation des biberons contenant du Bisphénol A
La certification des vins bio français menacée par l’Europe?

PHOTOVOLTAIQUE

Publié le 08/05/2010 11:38 | LaDepeche.fr

Tarascon-sur-Ariège. « 85 millions d’euros investis sur deux ans »

EDF prévoit d’investir dans la maintenance des installations, la mise en valeur du patrimoine et dans l’environnement pour les trois prochaines années. Franck Belotti, directeur du GEH, dont le siège est à Tarascon, a répondu à nos questions.

Que représente l’investissement et quelle est l’activité électrique aujourd’hui ?

Les investissements pour 2010 et 2011 sont de 85 millions d’euros sur l’hydraulique. De 2008 à 2009 nous avons assisté à une baisse de la consommation dans l’industrie et une hausse de la consommation des ménages. Les fournisseurs en électricité sont le nucléaire, l’hydraulique, les combustibles fossiles, l’éolien, le photovoltaïque. L’hydraulique pallie aux heures de pointe au manque du nucléaire.

Comment se situe l’Ariège au sein de la production hydraulique ?

L’Ariège c’est 5 groupements d’usines, 17 centrales hydrauliques, 15 barrages dont 9 de plus de 20 m de haut, 130 km de galeries, 15 km de conduites forcées, 70 prises d’eau. Soit un effectif de 110 personnes qui travaillent directement sur site ; de plus, EDF va rester un grand pourvoyeur de taxes.

Quels sont les enjeux en matière d’investissement, notamment dans les vallées ?

Moderniser et rénover les aménagements hydrauliques est la priorité. L’hydraulique ne s’apprend pas à l’école, mais dans l’entreprise EDF. En 2009, nous avons embauché 5 techniciens plus 5 apprentis, il est prévu 7 embauches en 2010, plus 6 contrats d’apprentissage. Le partenariat avec le sport et loisir pour les championnats du monde juniors de canoë-kayak. Nous effectuerons des lâchers d’eau à la demande pour les épreuves, à partir de Ferrières.

La création du centre d’information (gratuit) à vocation touristique d’Orlu a attiré plus de 2 000 visiteurs. Les chantiers, vallées du Vicdessos, barrage de Lanoux, galeries L’Hospitalet, Mérens. Nous nous impliquons dans le développement économique local, faisant appel aux sociétés ayant un savoir-faire telle l’entreprise de conduite forcée de Saverdun.

Énergie propre

En France, 8% de la production est assurée par l’hydraulique. C’est une énergie propre et une réponse à l’effet de serre,une énergie souple et stockabl. L’eau accumulée dans les barrages constitue une réserve d’électricité.De plus, l’eau reconstitue indéfiniment les réserves,donc l’énergie.Face à l’épuisement des énergies fossiles,au regard de ses qualités environnementale, cette énergie pourra apporter une réponse pour l’avenir.

Publié le 07/05/2010 09:15 | Theodora Navarro

Visite guidée dans le monde de l’énergie solaire

«Vous avez déjà un projet ? » s’enquiert un guide. Loin d’être de simples curieux, les visiteurs de l’usine Ténésol étaient nombreux, mercredi, à souhaiter investir dans le solaire.

« Des panneaux photovoltaïques, je voudrais en voir sur toutes les maisons de mon canton ». Danielle Auriol, élue de canton, est venue par curiosité voir comment les panneaux de son toit étaient fabriqués. D’autres visiteurs, plus néophytes, lèvent des yeux étonnés vers les trois chaînes de production qui serpentent dans l’usine. Grâce à son savoir-faire, Ténésol maîtrise le processus de production de A à Z. Les cellules photovoltaïques sont traitées, assemblées entre elles par plaque de soixante et fixées sur le toit des particuliers. « Et elles sont soumises à une quarantaine de contrôles », souligne Emmanuel Salord, le chef des ventes. Quarante contrôles, c’est la fierté de la filiale toulousaine. Basés sur les normes européennes plutôt que françaises, ils vérifient avec minutie chaque recoin du produit.

« Ben dis donc, ça a l’air drôlement solide », s’étonne un jeune garçon en observant au loin un panneau prêt à être livré. Son père, lui, a le nez dans le boîtier électrique du système et rêve déjà à l’énergie solaire qu’il pourra produire sur son toit. Ténésol, leader du photovoltaïque et enfant à 50/50 d’EDF et de Total, est bel et bien le renouveau espéré de l’après AZF.

Nouvelle visite organisée ce vendredi. Rens : 05 61 15 06 56.

ENERGIE

Publié le 13/05/2010 08:42 | Jean-Pierre Bédéï

Les factures EDF vont exploser

La réforme du marché de l’électricité va provoquer des hausses.

La note risque d’être salée. Le projet de réforme du marché de l’électricité, qui doit bientôt passer devant le Parlement, pourrait provoquer des hausses des tarifs comprises entre 7% et 11% pour les particuliers, alors qu’EDF réclame plus de moyens pour financer ses investissements.

C’est un sujet récurrent pour ce groupe public. Chaque fois qu’il en a l’occasion, EDF tente d’obtenir du gouvernement une revalorisation de ses tarifs de vente, qu’il juge trop faibles.

En juillet 2009, l’ancien patron Pierre Gadonneix avait demandé une hausse de prix de 20% sur 3 ans, ce qui lui avait coûté son poste. «Cette question va se reposer», avait-il prédit juste avant de quitter ses fonctions.

Hier, c’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le gendarme du secteur, qui s’est livré à l’exercice des projections en se basant sur les demandes formulées par EDF dans le cadre de la réforme du marché de l’électricité. Cette réforme a été présentée mi-avril en Conseil des ministres, avec pour objectif de favoriser la concurrence dans un secteur ultra-dominé par l’ancien monopole public.

Elle fait obligation à EDF de revendre jusqu’à un quart de la production de son parc nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Énergie…), afin de permettre à ces derniers d’accéder à une électricité à bas coût. Pour réaliser une telle opération, le patron d’EDF, Henri Proglio réclame un tarif minimum de 42 euros par mégawatt-heure (MWh). Or, selon les projections de la CRE, il faudrait relever les tarifs bleus (particuliers et petits professionnels) de 11,4% une fois la réforme votée, puis de 3,5% par an entre 2011 et 2025, si EDF obtenait gain de cause. La CRE plaide pour une hausse moindre, de 7,1% puis de 3,1% par an. «EDF cherche en réalité à se servir de la loi pour négocier une augmentation de ses tarifs», estime l’économiste Vincent Maillard, ancien directeur des tarifs chez EDF. Constat pour le moins réaliste…

Publié le 13/05/2010 09:03 | Recueilli par Marine Fahy

Marc Fontecave, chercheur : « l’avenir est à l’hydrogène »

« Il pourrait y avoir une voiture à hydrogène d’ici 30 ans ».

Marc Fontecave, professeur au Collège de France et directeur du laboratoire de chimie et biologie des métaux à Grenoble, était présent à Toulouse cette semaine à l’occasion des journées de l’Académie des sciences, dont il est membre. Ses travaux portent sur la production d’hydrogène comme carburant d’avenir, une alternative au pétrole, au gaz et au charbon.

Quel est le but de vos travaux ?

Notre démarche vise à rendre tous les processus de production d’énergie renouvelables. L’oxydation de l’hydrogène fournit une grande quantité d’énergie et le seul produit de cette réaction est l’eau. Les technologies existent mais les matériaux coûtent encore trop cher pour un développement à grande échelle de l’économie à l’hydrogène.

Où trouve-t-on l’hydrogène ?

Ce gaz n’existe pas en quantité suffisante dans la nature. Il faut trouver des méthodes de production peu coûteuses et sans impact sur l’environnement. Nos travaux reproduisent le fonctionnement d’organismes vivants qui utilisent l’énergie solaire pour transformer l’eau en hydrogène. On parle de chimie bio-inspirée.

L’hydrogène peut-il servir de carburant pour les voitures ?

Utiliser l’hydrogène pour les transports reste compliqué. C’est un gaz. Il doit donc être transporté sous sa forme comprimée ou liquéfiée. Ces méthodes consomment trop d’énergie. Cela pose aussi un problème quant à la sécurité. Il n’y a pas de perspective à court terme pour une voiture à hydrogène mais d’ici 30 ans cela pourrait être résolu.

Publié le 12/05/2010 09:19 | Alexandre Pauwels

Albi. Rascol participera à l’Educ Eco

Une équipe d’étudiants du lycée Rascol participera au challenge de l’Educ Eco, qui se déroulera du 16 au 19 mai sur le circuit de Nogaro. Il s’agit d’une compétition automobile basée sur l’économie d’énergie. Le but est donc de parcourir le maximum de kilomètres avec le minimum d’énergie. 10 élèves, venus de disciplines différentes (bac pro électrotechnique, carrosserie…) et bien appuyés par trois enseignants, ont décidé de relever le défi, en concevant eux-mêmes leur véhicule. Une expérience loin d’être évidente pour les jeunes, qui n’ont eu qu’un mois pour réaliser le projet. Si il reste encore quelques réglages à réaliser sur leur véhicule électrique, les étudiants sont motivés et espèrent faire bonne figure lors de ce rendez-vous national.Ils peuvent déjà se targuer d’avoir réalisé un beau projet : « On est mis dans une situation professionnelle ce qui nous apprend beaucoup, et puis c’est un super projet, on est très contents d’y participer », déclare Bastien, membre du groupe. En espérant faire le maximum de tours de piste.

Publié le 09/05/2010 07:28 | G.C.

Des hydroliennes vont pousser sur la Garonne

Après les éoliennes, voici venu le temps des hydroliennes. La ville de Bordeaux, qui emboîte le pas du Grenelle 2 sur l’environnement, compte bien utiliser le courant de la Garonne pour alimenter son éclairage public en installant des hydroliennes sous un pont pour produire jusqu’à 20 % d’électricité. Le projet est porté depuis 2008 par deux océanographes. « Nous espérons que quelques amendements du projet de loi du Grenelle 2 porteront, de près ou de loin, sur l’émergence des énergies renouvelables marines », a expliqué Marc Lafosse, dont le bureau d’études est à l’origine du projet.

La filière hydrolienne, dont la technologie en est encore au stade expérimental, a aujourd’hui le vent en poupe mais la France est à la traîne par rapport à la Grande-Bretagne. La compagnie londonienne TidalStream a mis au point depuis 2006 un système d’hydrolienne adapté aux eaux profondes et aux courants marins rapides, pour la production d’électricité.

Pour beaucoup, l’enjeu écologique est indéniable. « Où trouverons-nous les 23 % d’énergies renouvelables que nous nous sommes engagés à produire d’ici 2020 si nous ne jouons pas sur toute la gamme ? », interrogeait récemment Alain Juppé, le maire de Bordeaux, sur son blog. Le potentiel européen de l’énergie hydrolienne est, selon plusieurs études menées il y a quelques années axées sur ce projet d’envergure mondiale, à environ 12,5 GW qui pourraient produire 48 TWh annuels, ce qui représente la capacité de trois centrales électriques récentes. D’après EDF, la France posséderait la deuxième ressource européenne, soit 20 % du potentiel européen, répartis entre la Bretagne et le Cotentin.

« Nous nous sommes intéressés au potentiel de la Garonne », ajoute Marc Lafosse, ancien champion de France de natation qui connaît très bien ce fleuve pour y organiser chaque année sa traversée à la nage. Le raccordement au réseau électrique ne nécessitera pas de nombreux kilomètres de câblage offshore, très coûteux.

système écolo

Une hydrolienne est une turbine sous-marine (ou subaquatique, ou posée sur l’eau et à demi immergée) qui utilise l’énergie cinétique des courants marins ou de cours d’eau, comme une éolienne utilise l’énergie cinétique de l’air. La turbine de l’hydrolienne permet la transformation de l’énergie hydraulique en énergie mécanique.

ACTION DES COMMUNES

Publié le 07/05/2010 10:18 | Françoise Peytavi

Limoux. Esprit «récup» aux serres municipales

L’objectif d’Alain Mangin, responsable des serres de Limoux depuis un an,c’est à la fois l’organisation, la création et son obsession première, la récup : « Quand nous enlevons les plantes d’une saison sur l’autre, on les garde, inutile de jeter, il y a deux avantages, faire des économies et en repiquant l’année d’après, les plantes sont plus résistantes. » Et Christophe Chaluleau responsable des services techniques de la ville, de renchérir : « Nous économisons l’eau avec de l’écorce au sol, en récupérant dans les déchets verts le bois que nous broyons. Nous avons aussi réduit l’emploi de pesticides, le désherbage se fait à la binette, tout simplement. Un audit est en cours pour voir les points névralgiques ou nous pouvons encore faire des économies. » Un terreau spécial sera mis dans les bacs de fleurs avec dans le substrat de petites éponges qui conservent l’eau. Des idées qui font des curieux, une quarantaine d’habitants du Paradou sont venus voir les nouveaux géotrouvetout du jardinage. Limoux, trois fleurs au concours des villes et villages fleuris en 2009, essaye de garder une idée d’avance… La vingtaine d’employés des serres est sur le pied de guerre, ce sont les ultimes préparations avant d’apprêter la ville de ses plus beaux atours. Pour l’instant toutes les fleurs sont en attentes d’être transportées dans les quartiers , avec une couleur, bleu, jaune, lis de vin… pour l’identité du lieu. Les belles arriveront sur place lorsqu’elles seront prêtes au regard, dans une petite quinzaine de jours. La traditionnelle sculpture végétale du pierrot, trois mètres de haut, ira au monument aux morts. Route de Chalabre, huit gigantesques suspensions vont arriver. La fontaine de la place de la République va trouver de la compagnie avec des containers fleuris XXL… Les artistes jardiniers ont encore des idées en tête, des murs végétaux, des décors aériens, des petits secrets pour 2 011.

Publié le 07/05/2010 03:52 | LaDepeche.fr

Castelmaurou. On recense la biodiversité

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 21, la municipalité de Castelmaurou a signé un partenariat avec l’Association Nature Midi-Pyrénées pour effectuer un inventaire exhaustif de la biodiversité de la commune. La première réunion a eu lieu le 4 mai à la mairie, pilotée par Jean Ramière, chargé de mission auprès de cette association.

Dans son exposé, il a mis en exergue la nécessité de bien connaître la faune et la flore locales afin de prendre les mesures appropriées à sa sauvegarde et préparer les actions indispensables à la préservation et amélioration des espaces naturels existants.

Il a présenté le bilan partiel des investigations effectuées au cours du mois de mars et avril et confirmé que ce processus de recensement se poursuivra jusqu’en octobre.

Il demande aux résidents de la commune de faciliter l’accès aux propriétés privées aux membres spécialisés de l’association et de leur signaler toutes les plantes ou animaux observés dans celles-ci.

Pour l’instant, Jean Ramière se dit satisfait du travail accompli qui a permis de recenser 125 espèces botaniques, 30 d’oiseaux, 6 de mammifères, 1 d’amphibien et 1 de reptile (il est sûr qu’il n’y a pas de vipère sur la commune). Une promenade dans la nature est programmée le 12 juin.

ACTIONS EN MILIEU SCOLAIRE

Publié le 08/05/2010 09:11 | LaDepeche.fr

Saint-Félix aura son «école-écolo»

Une école fonctionnelle, une école moderne, une école qui va réconcilier un certain nombre de parents avec la municipalité. Présenté hier dans la quartier de Saint-Felix par les élèves de Monteil qui ont travaillé dessus, le projet de nouvelle maternelle et primaire a en effet de quoi convaincre.

Là où les enfants sont encore accueillis dans des préfabriqués corrects mais anciens, va être construit à partir de la rentrée prochaine un établissement aux normes pédagogiques et environnementale du XXie siècle. Isolation très renforcé, plancher chauffant, chaudière à condensation, chauffe-eau solaire pour l’usage sanitaire, récupération des eaux pluviales pour l’arrosage.. Toutes les normes «écolo» sont appliquées au bâtiment ce qui en réduira fortement les charges.

Mais à côté de cet aspect, c’est aussi la conception générale du bâtiment qui le mettra en ligne avec les normes pédagogiques d’aujourd’hui. Celà pourrait sembler anecdotique, mais l’école comprendra par exemple une serre bio-climatique. Les salles de classe seront plus vastes, les cours plus fonctionnelle et les circulation améliorées, pour les enfants, les enseifgnants, les parents et les personnels.

Monique Herment, qui a été quelque peu chahutée par l’actualité de ces dernières semaines avait hier retrouvé le sourire avec des éléments plus positifs pour aborder le dossier des écoles dont elle est en charge. Un dossier qui lui tient à cœur et sur lequel elle ne peut se louper.

En mettant sur la table le projet bien avancé de l’école innovante de Saint-Felix, la municipalité reprend la main sur le dossier scolaire. C’est en effet un établissement très écolo et fonctionnel qui sera construit d’ici fin 2012.

Le lycée Monteil est de la partie

Les élèves de la classe de seconde «Sciences et Environnement» du lycée Monteil ont été associé au travail préparatoire des services techniques et des architectes sur la future école Saint-Félix. Cette classe a suivi les évolutions du projet, notamment dans le domaine des économies d’énergie. Ils ont aussi été amené à réfléchir ce que serait une «école idéla» d’un point de vue environnemental. Quand les travaux commenceront les élèves pourront suivre le chantier et y découvrir des notions concrètes, comme celle de pont thermique.

Le chiffre : 10

Fois moins d’énergie> L’école bien isolée. Par rapport aux actuels préfabriqués qui datent et sont de vrais passoires énergétique, la nouvelle école consommera 10 fois moins dénergie. Facture prévisionnelle: 4000 € par an.

« L’ensemble du lycée Monteil est mobilisé sur l’éducation au développement durable. Et c’est au coin de la rue que se voient les amélioration concrètes» Michel Trigosse, proviseur du lycée Monteil

Publié le 07/05/2010 03:47 | LaDepeche.fr

A la cantine, on récupère ses déchets

En bout de table, une assiette et une barquette qui, à première vue, ne servent à rien. C’est ce qu’ont découvert les élèves de l’école Edouard-Lacour, cette semaine, en entrant dans leur réfectoire. Ce jour-là, et ce n’est peut-être pas une coïncidence, c’était menu tout bio : betterave, saucisse, lentilles…

Dans la salle ce jour-là, beaucoup d’adultes autres que les dames de service, cela n’a guère distrait l’appétit des enfants. Parmi ces adultes, certains passaient de table en table expliquer à quoi servaient l’assiette et la barquette. Dans la première, tout ce qui ne se recycle pas : pot de yaourt, papier de beurre et fromage ; dans la barquette, tout ce qui peut partir dans un compost : reste de repas, et ils sont parfois importants, tout dépend du menu ! Et serviettes en papier.

Cette opération est l’affaire de deux collectivités, la ville d’Agen qui gère les écoles primaires et la CAA qui a compétence pour le ramassage des déchets et le recyclage. Les produits biodégradables récoltés iront directement entretenir le compost fabriqué sur la plate-forme d’Artigues et à disposition des habitants de la CAA. Chaque année, 10 500 tonnes de biodéchets et déchets verts issus des particuliers et des services espaces verts y sont traités. Avenance est le troisième protagoniste, c’est la cuisine centrale qui fournit les écoles agenaises.

Ce système de tri des repas est donc à présent actif à Edouard-Lacour, après Layrac et le Passage-d’Agen, et avant les autres écoles de la ville et certaines de l’agglo.

Publié le 12/05/2010 12:29 | LaDepeche.fr

Lédergues. De la récupération à l’émotion

L’association Culture et Art en Ségala réquistanais a organisé une exposition des travaux des élèves de la communauté de communes du Réquistanais, ces 8 et 9 mai, à la salle des fêtes de Lédergues. Ces travaux résultent de l’intervention d’une plasticienne, Christine Fayon, dans toutes les écoles et collèges de la CCR ainsi qu’à l’école de Brasc. L’objectif de ce travail était de créer une œuvre à partir de « ce que l’on jette » (papiers, bouchons, capsules, fils, etc.). L’association CASR a choisi, en effet, de privilégier cette année le thème du recyclage en proposant aux établissements scolaires l’intervention de cette plasticienne ainsi qu’une intervention du CPIE sur le tri des déchets. L’exposition nous démontre qu’il est tout à fait possible de créer de l’émotion avec de la récupération ! Des totems insolites et des arbres poétiques accueillaient les visiteurs. Les couleurs, les matières, tout invitait au voyage ! Une belle leçon de créativité et de citoyenneté ! Un public nombreux, essentiellement familial, est venu s’imprégner de ce monde merveilleux et coloré. Le succès de ces deux jours d’exposition est un réel encouragement pour la préparation des actions à venir.

AGRICULTURE

Publié le 10/05/2010 03:52 | LaDepeche.fr

Caussade. Une formation bio avec l’Adear

Créée en 1999, grâce à des bénévoles, pour majorité des paysans, l’ADEAR soutient toute initiative ou création d’activités qui s’inscrit dans une démarche : Autonome, solidaire et durable, créatrice d’emploi fondée sur des pratiques agricoles économes et respectueuses de l’environnement, inscrite dans un territoire et tenant compte des réalités locales.

Dans cette perspective, l’association vient d’organiser une formation animée aux Récollets par Aude Morvant de « Mikrokomos » sur le thème de la lutte intégrée et la défense des cultures en agriculture biologique, grâce aux insectes. Entre les ravageurs (puceron, thrips, acariens, limaces et escargots, etc.) et les auxiliaires comme les coccinelles, il s’agit de trouver le juste équilibre. Pour mémoire, le premier lâcher de coccinelles sur cochenilles australiennes a eu lieu en 1912 sur des agrumes à Menton. Le maintien de la diversité est primordial : entretenir ou créer des haies, conserver les arbres morts, installer des gîtes à chauve-souris, des nichoirs à oiseaux. Les haies, buissons et bosquets sont des réservoirs à auxiliaires. Les espèces à feuillage persistant comme le buis ou le laurier-tin permettent d’héberger les insectes auxiliaires en hiver. Dans les parcelles, il est préférable de favoriser l’enherbement des vergers et des vignobles, et il faut proscrire le labour profond. Tel a été le discours d’Aude Morvant auprès des stagiaires, lors de la formation initiale de la matinée. L’après-midi, la formation s’est poursuivie sur le terrain à la ferme de Sabine Cavaillé au lieu-dit Gouzes, dans les serres et parcelles de maraîchage où chacun a pu observer l’équilibre naturel instauré par les insectes.

Pour en savoir plus sur l’influence des insectes en agriculture bio, on peut contacter l’ADEAR 82, 274 rue Gustave Jay 82000 Montauban, Maud Léonard, Tél/Fax 05 63 93 57 46. Contact « Mikrokosmos » par téléphone au 06 86 66 80 30 ou 06 74 59 97 74.

Publié le 07/05/2010 12:20

UE: un quart des emplois du secteur agricole perdus en dix ans

L’emploi dans le secteur agricole de l’Union européenne a chuté de 25% entre 2000 et 2009, ce qui correspond à la perte de 3,7 millions d’emplois à temps plein, révèle vendredi une étude de l’office des statistiques Eurostat.

Dans le même temps, le revenu réel par actif (comprenant les activités secondaires non agricoles) a augmenté de 5% en moyenne, note Eurostat.

Si l’on prend les 15 « anciens » pays européens, qui composaient l’UE avant les élargissements intervenus depuis 2004, l’emploi a baissé de 17%. Et le revenu agricole réel par actif a reculé de 10% dans ces pays.

Pour les seuls 12 « nouveaux » pays intégrés en 2004 puis en 2007 (Bulgarie, République tchèque, Estonie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Malte, Pologne, Roumanie, Slovénie et Slovaquie), la chute de l’emploi atteint 31%. Le revenu par actif y a grimpé de manière spectaculaire de 61%.

En 2009, le secteur de l’agriculture employait dans les 27 pays de l’UE l’équivalent de 11,2 millions de personnes travaillant à temps plein (dont un peu plus de la moitié dans les 12 nouveaux Etats européens).

L’an dernier, les cinq Etats totalisant le plus d’emplois agricoles représentaient près des deux tiers du total.

Il s’agissait de la Pologne (20% des emplois soit l’équivalent de 2,2 millions de travailleurs à temps plein), la Roumanie (19% avec 2,1 millions emplois), l’Italie (10% avec 1,2 million d’emplois), l’Espagne et la France (8% chacun avec 0,9 million d’emplois chacun).

Côté revenus, en 2009, la France a accusé sur un an une chute du revenu agricole réel par actif de 19%, l’Italie une baisse de 20,6%, et la Roumanie un recul de 18,3%.

Dans le détail, entre 2000 et 2009, l’emploi a reculé dans tous les pays de l’UE. Parmi les grands pays agricoles, l’emploi a régressé d’environ 11% en Pologne, de 41% en Roumanie, de 16% en Italie et de 17% en Espagne ainsi qu’en France.

Les plus fortes chutes ont été enregistrées en Estonie (-55%), en Bulgarie (-48%) et en Slovaquie (-43%). Les plus faibles diminutions en matière d’emploi se sont situées en Grèce (-3%) et en Irlande (-4%).

Durant ces dix années, le revenu agricole par actif a augmenté dans 17 pays et diminué dans 10 autres. Il a notamment baissé de 19,6% en France.

A noter, les hausses spectaculaires de revenu agricole en Lettonie (+140%), en Estonie (+131%), en Pologne (+107%), au Royaume-Uni (+71%) et en Lituanie (+70%).

Les baisses les plus marquées ont été visibles au Danemark (-46%), en Italie et au Luxembourg (-36% chacun), en Irlande (-30%) et aux Pays-Bas (-28%).

Pour tenir compte du travail à temps partiel et du travail saisonnier, l’emploi agricole est en fait mesuré en « unités de travail annuel », correspondant à la prestation d’une personne exerçant des activités agricoles à temps plein pendant une année.

Contre l’entrée et la culture d’OGM en Europe

FRITURE :Publié le 11 mai 2010

La commission européenne vient d’autoriser l’entrée et la culture d’OGM en Europe, contre le souhait des citoyens, et contre l’avis de plusieurs états membres.

La gouvernance européenne nous permet de déposer une demande officielle auprès de la Commission, pour peu qu’elle soit soutenue par un minimum de 1 million de citoyens européens. Aujourd’hui, et âpres 1 mois d’action, Greenpeace et Avaaz ont réussi a rassembler prés de 690.000 signatures.

Voila le lien vers la pétition : ca vous prendra 30 secondes, nous laissera peut-être une chance d’obtenir un moratoire au niveau européen, et d’éviter l’entrée massive en Europe de cultures invasives (elles menacent la biodiversité), potentiellement nocives pour notre santé (de nombreux avis médicaux mettent en garde contre les conséquences de la consommation d’OGM), potentiellement dangereuses pour l’indépendance économique des agriculteurs (les semences sont chères car brevetées, doivent être rachetées chaque année, et demandent l’utilisation de produits spéciaux disponibles uniquement chez les semencier), et polluantes (ces cultures nécessitent l’utilisation d’énormément de produits chimiques).

http://www.greenpeace.org/international/campaigns/genetic-engineering/take-action/EU-Petition

Merci !!

Et surtout, si vous soutenez cette initiative, faites passer le message.

FRITURE :Mardi 25 mai – 21h30 Friture 22, place du Salin

Soirée projection : Permaculture, un véritable développement durable

un film réalisé par Malcom St Julian Brown et Heidi Snel

organisé par Pascal Bordier

« C’est un échange, il faut écouter et observer, c’est la chose la plus importante » – Sepp Hozer.

Sepp Holzer est un paysan montagnard exerçant dans « la Sibérie Autrichienne » (l’endroit le plus froid du pays). Autour de sa ferme, il n’y a qu’un « désert de sapins ». A une altitude située entre 1100 m et 1500, il a créé un « Jardin d’Eden » en utilisant des techniques culturales différentes ! En jouant sur l’altitude, il récolte des cerises pendant 5 mois de l’année !!! Afin de réchauffer son site il a créé des mares ! Et y mets des pierres partout ! Même dans ses bassins… Ca lui permet d’avoir poissons et arbres méditerranéens… Il a créé un micro-climat en alliant les éléments eau, terre et soleil. Réverberation de l’énergie solaire sur l’eau et stockage de chaleur dans les pierres. Il commence par créer des terrasses sur lesquelles il plante des forets de fruitiers. Il y sème à la volée, « là ou il y a de la place » un mélange de graines associées (légumes, fleurs, plantes sauvages…) Il regroupe les plantes par « famille de plantes » qui s’apportent mutuellement « humidité, oxygène et éléments nutritifs ». Ses familles sont composées de plantes à racines profondes, moyennes et superficielles. Les arbres (racines profondes) apportent « humidité et éléments nutritifs depuis une profondeur de 3 à 4 mètres »… Les pierres qui sont présentent partout dans la vidéo permettent d’apporter de l’humidité aux plantes voisines et de réchauffer le sol (et l’eau). Un autre avantage des pierres : Pour avoir des espaces pour semer son mélange de semences et entretenir son site, il élève des cochons en plein air. Les cochons de race résistante à l’hivers « rude et précoce » défoncent son terrain, ses buttes (il cultive en partit sur addos), et sentiers. Ils déplacent les pierres pour chercher de la nouriture, ils creusent de vergers en vergers. Après le passage de « ses fideles bras droits », Sepp Holzer n’a plus qu’a semer !!! Il sème des laitues un peu partout en diversion, pour que les prédateurs laissent tranquilles ses productions. Il produit ses semences et s’amuse à créer de nouvelles variétées. Dans la vidéo on voit l’une de ses « création » de pommes de terre, de belles citrouilles à 1300 mètres d’altitude dans un champs de cailloux, une culture de champignon… !!! Fruits, légumes, blé, miel, poissons, arbres… sont vendus directement à la ferme et stocker dans des caves « troglodytes » ou la temperature est tout le tps stable… Son objectif, comme tout agriculteur, est d’avoir le maximum de rendement avec le minimum d’effort… mais sans chimie, sans labour, sans engrais… … juste de l’imagination et l’utilisation des forces naturelles. Il a transformé un desert de sapin en ferme fertile, viable et pleine de vie…

Le mot “permaculture” a été inventé en 1978 par Bill Mollison, un écologiste australien et un de ses élèves, David Holmgren. C’est une contraction d’”agriculture permanente” ou de “culture permanente”.

La permaculture vise à concevoir des habitats humains écologiques, notamment des systèmes de production de nourriture. C’est une philosophie d’aménagement du territoire et de renfort de l’esprit de communauté qui s’efforce, par l’intégration harmonieuse des habitats humains, du micro-climat, des plantes annuelles et vivaces, des animaux, des sols et de l’eau, de créer des sociétés durables et productives. L’accent n’est pas seulement mis sur ces éléments eux-mêmes, mais surtout sur les relations qu’ils entretiennent entre eux par la façon dont ils sont placés dans le paysage ou le système à créer. Cette synergie est davantage mise en valeur par l’imitation de modèles trouvés dans la nature.

Un thème central en permaculture est la conception de paysages écologiques producteurs de nourriture. L’accent est placé sur des pratiques traditionnelles comme le paillage ou les treillis, et l’intégration d’animaux pour recycler les nutriments ou brouter les mauvaises herbes.

Cependant, la permaculture ne se réduit pas seulement à la production de nourriture. L’architecture en matériaux naturels et énergétiquement efficace, le traitement des eaux usées, le recyclage, et la protection de l’environnement en général sont d’autres composants importants de la permaculture. La permaculture englobe également les structures économiques et sociales ainsi que le développement de communautés permanentes comme les logements coopératifs ou les écovillages. En tant que tels, les principes de design utilisés en permaculture sont applicables tant dans les milieux urbains que ruraux, et sont aussi bien appropriés à des individus seuls qu’à des fermes ou villages entiers. Récemment, des permaculteurs ont utilisé avec succès ces procédés de design pour organiser des entreprises ou leurs propres cours de permaculture par exemple. Dans ce sens, la permaculture devient réellement une façon de penser et d’appréhender une situation. C’est une des méthodes de design les plus holistiques au monde à l’heure actuelle.

ENVIRONNEMENT

Publié le 12/05/2010 08:55 | Jean-Marie Decorse

Eau : l’invention toulousaine qui élimine les déchets

Une eau définitivement lavée de tous ses composants actifs chimiques, ceux qu’on appelle dans le jargon les xénobiotiques… Un vieux rêve poursuivi depuis des années par tous ceux qui ont à gérer la Garonne et les différentes techniques d’épuration. Dans un litre d’eau, on trouve toutes sortes de substances, même en doses infinitésimales : médicaments, antibiotiques, anticancéreux et hormones de synthèse, à commencer par les contraceptifs hormonaux. Très toxiques, ces composants sont soupçonnés d’être à l’origine de nombreuses pathologies endocriniennes et neurologiques et mobilisent les chercheurs, rappelle le PDG de l’entreprise toulousaine Loïra. Pour Jacques Debuire, « des études récentes ont prouvé une augmentation anormale de la proportion de femelles chez les poissons d’eau douce, dont la cause serait le déversement de ces produits dans les cours d’eau, nappes et rivières ». Ces xénobiotiques ont un défaut imparable : ils réussissent à traverser les filtres successifs des stations de traitement des eaux pour être rejetées presque intacts dans la nature, quand elles ne finissent pas dans nos verres remplis au robinet. Loïra, PME spécialisée dans le traitement des eaux, a développé une technique photochimique permettant la dissolution totale des produits contenus dans l’eau.

Ces derniers jours, a été inauguré un pilote industriel qui devrait livrer ses résultats définitifs en juin. En laboratoire, les essais sont concluants, mais reste à savoir si le procédé sera efficace à une échelle industrielle sachant qu’il exigera des investissements lourds. Les pouvoirs publics qui croient aux vertus du procédé ont accepté de le financer.

L’opinion de plus en plus sensible

« L’eau de la Garonne est plutôt de bonne qualité, si on excepte les pollutions d’origine agricole lorsque les étiages sont bas. Mais les xénobiotiques sont un sujet qui monte dans l’opinion, auquel sont sensibilisés ministères et agences de l’eau. Les scientifiques expliquent qu’il y a des soupçons d’impact de ces substances dans la modification de certains biotopes », indique Christian Julia, le directeur de la délégation régionale de l’agence de l’eau Adour-Garonne. « Compte tenu de la concentration jugée extrêmement faible de ces composants, on n’a pas les moyens de mettre en œuvre des batteries d’analyse. D’autant que la nature des effluents remplis d’un cocktail de molécules varie selon les cours d’eau », reconnaît encore Adour-Garonne.

À la demande de la Direction générale de la Santé, les DRASS de Midi Pyrénées, Basse Normandie et Rhône-Alpes, ont réalisé en 2006 et 2007, en collaboration avec les agences de l’eau, des campagnes de mesures de résidus de médicaments dans les eaux utilisées pour la production d’eau potable. Ces études ont porté sur 141 sites et ont permis de rechercher 76 substances. Les résultats corroborent ceux qui ont été observés à l’étranger : une vingtaine de substances a été retrouvée dans les eaux potables à des concentrations comprises entre quelques nanogrammes et des centaines de nanogrammes par litre.

« Les xénobiotiques, un sujet qui monte dans l’opinion avec un soupçon d’impact de ces substances sur certains biotopes » Christian Julia, Agence Adour-Garonne

Le chiffre : 2015

2015, objectif > Qualité de l’eau. Une directive cadre fixe une obligation de résultat pour le bon état de l’eau écologique et chimique. Une échéance que les bassins de la Garonne et du Tarn-Aveyron auront du mal à respecter.

Jacques Debuire: «des résidus nocifs dans l’eau»

En quoi votre procédé-test annonce-t-il un tournant mondial dans le traitement de l’eau ?

Pour la première fois au monde, un traiteur d’eau s’intéresse à la présence de ces composés indésirables voire dangereux pour l’environnement mais aussi la santé humaine (xénobiotiques) en se focalisant sur la qualité de l’eau traitée c’est-à-dire en vérifiant l’absence totale de composés résiduels nocifs dans l’effluent traité, et ce, quelle que soit la nature des polluants organiques entrants (hormones de synthèses, médicaments, pesticides…) Notre technique n’étant pas sélective, elle élimine la totalité des substances indésirables contenues dans l’eau pour les transformer au final en molécules de gaz carbonique (CO2), d’eau (H2O), ou d’acides minéraux. La seule technique qui permettrait d’obtenir un résultat similaire est l’osmose inverse nécessitant des investissements mais aussi des coûts d’exploitation 10 à 30 fois supérieurs. Notre technique peu onéreuse est très facile d’utilisation est tout à fait novatrice dans ce sens.

Quel était l’obstacle technologique le plus difficile à franchir?

C’ était celui de la mise en œuvre du procédé liée au changement d’échelle par rapport aux résultats positifs obtenus en labo. Pour concrétiser un tel projet, il fallait la volonté de faire travailler ensemble chercheurs de Paul Sabatier, de l’Institut contre le Cancer Claudius Regaud et des financeurs partenaires sensibilisés à cette problématique comme l’agence de l’eau Adour Garonne ainsi qu’un industriel fédérateur spécialisé dans le traitement de l’eau (Loïra).

Quelles sont les composants chimiques dans les eaux de la Garonne ?

Comme sur l’ensemble des cours d’eau des pays industrialisés, il n’y a aucune raison pour que la Garonne échappe à une pollution liée aux rejets de ces substances amenées soit par les stations d’épuration qui ne les traitent pas (urbaines ou industrielles) mais aussi par le biais de la pollution diffuse (personnes non raccordées au tout-à-l’égout, élevages industriels, pratiques agricoles intensives…)

Quand le procédé sera-t-il commercialisé ?

Aujourd’hui, nous sommes prêts à intervenir dans le cadre du traitement de substances organiques telles que l’ont peut les rencontrer sur des usines fabricant des produits pharmaceutiques, ou des industries chimiques.Nous serons capables d’élargir notre proposition aux établissements hospitaliers.

Ces déchets dont on se passerait

Pesticides : Ils sont détectés dans les secteurs d’agriculture intensive et spécialisée. Ce type de pollution ne cesse de s’aggraver dans le bassin de la Garonne, de l’Adour, de la Charente, et dans les alluvions. Les principales molécules retrouvées sont l’atrazine-déséthyl et le métachlore, pourtant interdites depuis 2003.

Polluants émergents : Il s’agit de toxines algales, d’agents infectieux non conventionnels, substances médicamenteuses humaines et vétérinaires, perturbateurs endocriniens, détergents, plastifiants. Des substances potentiellement dangereuses dont les effets restent encore mal connus.

Les nitrates : Ils apparaissent en quantités dans les zones de grandes cultures de printemps et du maïs : pays de l’Adour, rivières de la Gascogne, basse vallée de l’Ariège, du Dropt, et certains secteurs du Lauragais, de l’Aveyron/Viaur et Tarn.

L’iode radioactif : Présence anormale d’iode 131, élément radioactif, dans des algues de la Garonne. Une pollution due aux rejets des eaux usées des hôpitaux pratiquant la médecine nucléaire.

Publié le 13/05/2010 03:50 | LaDepeche.fr

Menaces sur la grande alose

Beaucoup avaient cru en une prise de conscience collective destinée à sauvegarder une espèce emblématique de notre patrimoine vivant : la grande Alose. Pêcheurs à la ligne, pêcheurs professionnels et bien entendu associations de protection de l’environnement sans oublier les Services Administratifs, tous s’étaient unis pour décréter un moratoire visant à interdire tout prélèvement jusqu’en 2012, histoire de voir comment allait évoluer une situation pour le moins alarmante.Les chiffres collectés par la réserve naturelle de la frayère d’aloses d’Agen sont pour le moins éloquents . Bilan, un effondrement du nombre de géniteurs sur l’ensemble des frayères de la Garonne : Lorsque l’on comptait 206800 géniteurs en 1998 (passages à l’ascenseur non compris), ils n’étaient plus, 21 ans plus tard, que 11053 soit une baisse de 95% expliquant le moratoire interdisant toute pêche de Grande Alose sur le cours de la Garonne.

Initiative malheureuse

Et dans cet environnement pour le moins très noir pour la Grande Alose, en plein débat sur la Loi Grenelle 2 le préfet de région vient de prendre un Arrêté en date du 6 mai … autorisant, en Gironde, « une ouverture partielle la pêche professionnelle de la Grande Alose » en ignorant le moratoire. Levée de boucliers immédiate des associations de protection de la nature, des pêcheurs et même des pêcheurs professionnels . Une prise de risque mal évaluée qui va falloir au Préfet une kyrielle de recours devant le Tribunal Administratif (en référé nous a dit la SEPANLOG) et encore plus de lettres peu aimables. Les choses auraient pu en rester là sauf que des indiscrétions ont mis à la puce à l’oreille des mêmes acteurs, en Lot-et-Garonne cette fois. Mêmes causes, effets similaires avec en prime une union sacrée contre le projet d’ouverture « Si un arrêté de ce type sort, il sera aussitôt attaqué au Tribunal Administratif tant sur la forme que sur le fond nous confiait le Président Lacave pour la SEPANLOG.

Escalquens. Quelle eau et pour quel usage ?

Beaucoup de monde à la soirée Neurones en folie à Escalquens. Après le très beau film de Babeth Cabot « Au fil de l’eau… La vie » qui présentait en première partie la bio-diversité et en seconde partie les besoins en eau, le débat était mené par trois spécialistes. Pierre Lavandier, professeur d’hydrobiologie à l’université Paul-Sabatier, soulignait le caractère pédagogique du film qui pouvait être utilisé à tous les niveaux.

Périodes de tension en été

Philippe Vervier, directeur de recherche au CNRS expliquait comment la quantité d’eau peut avoir des conséquences sur la qualité. Comment il est nécessaire d’organiser les périodes de tension de juillet à août en injectant par exemple de l’eau à partir des zones de stockage. « Il est urgent de changer la gouvernance de l’eau, concluait-il, car tous les diagnostics et les plans ne se font pas facilement. Le barrage de Charlas est un échec de cette gouvernance et Charlas ne se fera jamais car on ne fait pas d’évaluation objective.. » Pour Lucien Sormail, vice président de la commission « Politique de l’eau » au Sicoval, le film montre bien que les objectifs fixés sont d’atteindre le bon état des eaux.

Réduction des surfaces irriguées

« Tout ce qui a été vu c’est la norme, repérer la qualité de l’eau à partir du vivant, le restaurer. Le principal facteur de dégradation des milieux ce sont les pollutions diffuses et les modifications morphologiques des cours d’eau. Si on construit plusieurs barrages au lieu d’un grand, on multiplie les problèmes. Il faut passer par la réduction des surfaces irriguées. »

Côté public, on demandait un effort du Sicoval dans une campagne d’information pour économiser l’eau.

Le prochain Neurones en folie à Escalquens aura lieu le jeudi 20 mai, à 20 h. Le thème sera « Résistance, politique, humanité ». Le cinéaste Sylvain Georges sera présent pour aznimer le débat.

JARDIN

Publié le 13/05/2010 08:46 | LaDepeche.fr

La cicadelle blanche menace nos jardins !

La cicadelle blanche gagne du terrain. Beaucoup de terrain. Depuis son arrivée dans la région, celle qui fait l’objet d’un étroit suivi dans le cadre d’un passeport phytosanitaire et de la surveillance du territoire s’est largement répandue notamment en Midi-Pyrénées.

à ce jour, on estime que ce ravageur est bien installé dans une bonne vingtaine de communes de la région réparties sur cinq départements dont le Tarn-et-Garonne. Principales victimes de c e prédateur originaire de la côte Est de l’Amérique du Nord les pépiniéristes et les jardineries qui voient leurs productions attaquées régulièrement. Pour faire face à ces assauts la Fredec Midi-Pyrénées (Fédération régionale des défenses contre les organismes nuisibles) avait délégué, lundi en fin d’après-midi Anne Mesas sa directrice et Laurence Aréné, conseillère technique et animatrice, chargée de la zone non agricole. La direction du service de l’environnement de la communauté 3 Rivières de Montauban avait lancé des invitations auprès de particuliers et de collectivités touchés par ce problème. Une bonne vingtaine de personnes était présentes.

de précieux auxiliaires

Pour contrecarrer les plans dévastateurs de la cicadelle blanche, Anne Mesas et sa collaboratrice ont livré de précieux conseils aux personnes qui leur faisaient face. En tout premier lieu, l’implantation de nids, durant les mois d’avril, mai et juin, contenant des « auxiliaires », de précieux petits insectes qui ont pour particularité de se nourrir de… cicadelles blanches.Une première parade qui a pour intérêt majeur de ne pas faire appel à des produits chimiques dont Anne Mesas relèvera : « Je sais que l’on répugne souvent à utiliser ce type de produits mais c’est parfois indispensable pour endiguer le mal assez rapidement. »

D’autres parades ont également été dévoilées par les deux intervenantes. Les attractifs alimentaires figurent dans cette panoplie défensive. Des plaques engluées de substances odorantes, des pièges également odorants et autres leurres peuvent être utilisés pour contrecarrer les prédations de la cicadelle blanche qui figure, plus que jamais, dans le viseur des amis des arbres et des plantes. J.-Ph.L.

Une liste qui n’en finit pas de croître

Les ennemis de l’homme dans son rapport à la nature ne cessent d’augmenter au fil du temps. On se rappelle de la lutte assez homérique de nos parents et de nos grands-parents contre le sempiternel doryphore qui mettait à mal les efforts de nos aïeux pour récolter ces pommes de terre destinées à augmenter l’ordinaire. Depuis la chenille processionnaire, le frelon asiatique, les cochenilles et autres charençons rouges du palmier sont venus compliquer le quotidien de tous ceux qui, d’un e manière ou d’une autre, essayent de maintenir un juste équilibre entre l’humain et la nature.

CONSOMMATION

Publié le 10/05/2010

Les députés entérinent la suspension de la commercialisation des biberons contenant du Bisphénol A

Les députés ont entériné, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2 la suspension de la commercialisation des biberons contenant du Bisphénol A (BPA) qui avait été décidée fin mars par le Sénat.

Le Sénat avait adopté à l’unanimité une proposition de loi du groupe RDSE, à majorité radicaux de gauche, destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de Bisphénol A (BPA), déjà en vigueur dans les crèches de plusieurs villes, dont Paris.

Une disposition identique a été présentée, sous forme d’amendement, par le député PS Gérard Bapt, et votée sans être discutée, par les députés, dans la nuit de vendredi à samedi, avec l’accord de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno.

« Néanmoins, l’objectif à atteindre est l’interdiction totale du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, mesure déjà adoptée par le Danemark », a indiqué lundi M. Bapt dans un communiqué.

Un amendement en ce sens qu’a présenté le député a été refusé par Mme Jouanno puis rejeté par les députés en séance publique.

M. Bapt demande par ailleurs au gouvernement de lancer une campagne d’information et de prévention « à destination des femmes enceintes » car « il a été démontré que le BPA se transmettait également par le cordon ombilical ».

Le projet de loi sur le Grenelle 2 sera soumis au vote des députés mardi 11 avant la réunion d’une commission mixte paritaire (CMP) sur un texte commun.

AQUI : 12 Mai 2010

La certification des vins bio français menacée par l’Europe?

le chef de l’unité Agriculture Biologique à la Commission européenne, Jean-François Hulot A l’occasion de la journée de l’agriculture bio au Salon, le chef de l’unité Agriculture Biologique à la Commission européenne, Jean-François Hulot, donnait conférence ce 11 mai sur les évolutions de la politique européenne en matière d’agriculture biologique. Au programme notamment la question difficile de la réglementation sur la vinification Bio d’autant plus mis en relief au regard du tout nouveau logo BIO européen.

L’agriculture bio représente environ 2 % du marché alimentaire européen, ce qui correspond à un peu moins de 200 000 exploitations certifiées BIO. Pour autant, si une réglementation européenne existe depuis 1991, il n’y a pas de ligne budgétaire consacrée à cette agriculture, elle fait partie intégrante de la Politique Agricole Commune.

Une certification communautaire attendue

La règlementation européenne ne concerne que l’alimentation, et exclue tout ce qui est tissu ou cosmétique. Dans ce domaine elle vise tant la production que la transformation, à l’exception non négligeable de la vinification. En effet, à l’heure actuelle, selon la réglementation européenne le vin bio n’existe pas, seuls les pieds de vignes peuvent être certifiés bio.

Autant dire que la réglementation communautaire sur la vinification bio est très attendue par les producteurs.Une question qui deviendra d’autant plus cruciales au 1er juillet 2010, date à laquelle, le nouveau logo bio européen devra obligatoirement figurer, sous un délai de deux ans, sur les produits certifiés. Or, si aucune identification du vin bio n’est pas faite au niveau européen, les viticulteurs, ne pourront pas valoriser leurs produits en bio à l’échelle européenne, ni même par le logo français AB qui devra suivre les recommandations européennes. Et ce même si la culture des pieds de vigne est certifiée.

La limitation des sulfites sujet à polémique

Cela dit, un projet de règlement doit être présenté en comité le 18 mai prochain. Il propose notamment l’exclusion de cinq pratiques œnologiques telles que la concentration par le froid ou la désalcoolisation. Mais, selon Jean-François Hulot, c’est la limitation des sulfites qui est le plus sujet à polémique, « notamment pour certains vins d’Allemagne, très connus dans leur pays mais peu sujet à l’exportation »… de quoi agacer un peu plus les producteurs français. Un sujet d’inquiétude pour les viticulteurs bio, que partage le chef de l’unité Agriculture Biologique à la Commission européenne. Dans un élan de compassion, il insiste d’ailleurs sur le fait que le Commissaire européen à l’agriculture, est lui même « très impliqué sur cette question et s’est dit près à défendre le projet devant les politiques, s’il le faut».

Une Réponse

  1. « A la cantine, on récupère ses déchets »: excellente initiative à la fois pédagogique et utile.
    A la fin du repas, les enfants trient les restes de leur repas avant de quitter la cantine dans 2 bacs: un pour le composte et l’autre pour la poubelle.
    Serait-ce si compliqué à faire à Lapeyrouse?

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